Tag: Nouvelles Africaines

  • Côte d’Ivoire-Procès Gbagbo en Côte d’Ivoire : “la CPI fait son travail en toute liberté”

    Côte d’Ivoire-Procès Gbagbo en Côte d’Ivoire : “la CPI fait son travail en toute liberté”

    ouattara-gbagbo-portraits_0– Le président ivoirien Alassane Ouattara a déclaré dimanche à Pointe-Noire (sud), au terme de sa première visite officielle au Congo, que la Cour pénale internationale (CPI) faisait “son travail en toute liberté” dans le dossier de son prédécesseur, Laurent Gbagbo.

    “Les juges de la Cour pénale internationale ont fait un certain nombre de recommandations qui s’adressent au procureur. La Côte d’Ivoire attend simplement la décision de la CPI”, a précisé à la presse le président Ouattara lors d’une conférence de presse avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

    “Il appartient au procureur de fournir les documents complémentaires qui lui ont été demandés”, a ajouté M. Ouattara.

    “Pour le reste, la CPI fait son travail, je fais le mien pour mes compatriotes”, a-t-il insisté.

    Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo, âgé de 68 ans, est soupçonné d’être “co-auteur indirect” de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3.000 morts.

    La CPI a annoncé début juin que les juges en charge du dossier avaient besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de décider de mener un éventuel procès contre M. Gbagbo.

    De son côté, le parti de Laurent Gbagbo a récemment appelé la CPI à prononcer la “relaxe pure et simple” de l’ex-président ivoirien, estimant que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité.

    Alassane Ouattara a bouclé dimanche sa première visite officielle au Congo, qui a duré trois jours et qui l’a mené à Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique.

    Cette visite était destinée à la relance de la coopération entre les deux pays, et notamment à la création de la première Commission mixte de coopération en 2014, selon un communiqué de presse. Le président Sassou NGuesso a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une ambassade du Congo en Côte d’Ivoire en 2014.

    D’après le même communiqué, les deux présidents ont “passé en revue les situations de crise en République démocratique du Congo, au Mali, en Guinée Bissau, entre les deux Soudans, à Madagascar, en Somalie et au Nigeria”.

    Concernant le Mali, Alassane Ouattara a dit avoir “bon espoir” que l’élection présidentielle se tienne le 28 juillet.

    “Cette élection concerne les Maliens et ceux qui soutiennent le processus. Un préalable concerne la question de la ville de Kidal (Nord-Est). Kidal fait partie du Mali et les élections doivent également avoir lieu à Kidal”, actuellement sous contrôle de rebelles touareg, a-t-il dit.

    (AFP)

  • Côte d’Ivoire: le chef de la jeunesse pro-Gbagbo arrêté

    Côte d’Ivoire: le chef de la jeunesse pro-Gbagbo arrêté

    Gbagbo L– Le responsable de la jeunesse du parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Justin Koua, a été arrêté vendredi à Abidjan, a annoncé à l’AFP son parti, fustigeant une “arrestation de trop”.

    “Des dizaines de gendarmes et de policiers ont fait irruption au siège du parti, où se trouvait Koua qui participait à une réunion”, a affirmé Richard Kodjo, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI).

    “Ils l’ont appréhendé et conduit vers une direction inconnue. Nous attendons qu’ils nous disent les raisons de cette arrestation de trop”, a-t-il poursuivi.

    “On ne peut vouloir des négociations et se conduire de la sorte”, a lancé M. Kodjo, en référence à la reprise prochaine du dialogue avec l’opposition, annoncée par le gouvernement du président Alassane Ouattara.

    Responsable de la JFPI, la section jeunesse de son parti, Justin Koua est connu pour ses discours musclés à l’égard des autorités.

    De nombreux anciens responsables ou cadres du régime Gbagbo, tombé à la fin de la crise postélectorale de 2010-2011 ayant fait quelque 3.000 morts, sont en détention, ce qui vaut régulièrement au pouvoir d’être accusé de pratiquer une “justice des vainqueurs”.

    La dialogue politique entre gouvernement et opposition est suspendu depuis plusieurs mois. Le choix du FPI de ne pas participer aux élections locales en avril dernier, comme il avait boycotté les législatives fin 2011, avait sanctionné l’échec de ces discussions.

    Laurent Gbagbo est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité durant la crise. Les juges de la CPI ont demandé au procureur de fournir des éléments de preuves supplémentaires afin de pouvoir décider de la tenue d’un éventuel procès contre l’ex-chef de l’Etat.

    (AFP)

  • Côte d’Ivoire : le FPI appelle la CPI à libérer Laurent Gbagbo

    Côte d’Ivoire : le FPI appelle la CPI à libérer Laurent Gbagbo

    L. Gbagbo-Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, a appelé, mercredi 5 juin, la CPI à libérer l’ex-président ivoirien. Le FPI estime que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité.

    Pour le Front populaire ivoirien (FPI), la Cour pénale internationale (CPI) doit prononcer la « relaxe pure et simple » de Laurent Gbagbo, actuellement en détention à La Haye.

    Dans un communiqué publié mercredi, le FPI estime que le bureau du procureur de la CPI, « en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficié pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des (éléments) probants pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent Gbagbo se serait rendu coupable ».

    Selon le texte, le parti, qui « n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur », « s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI » sa libération « afin de renforcer sa propre crédibilité ». Assurant que sa libération « constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle », le FPI a invité « instamment » l’Union africaine à intervenir auprès de l’ONU pour que la CPI prenne « la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent Gbagbo ».

    Tournant

    Ce communiqué du FPI intervient après un tournant dans l’étude du dossier Gbagbo à la CPI. Lundi, la juridiction internationale a estimé que les juges en charge du dossier avaient besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de mener un éventuel procès contre l’ex-président ivoirien.

    Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo, âgé de 68 ans, est soupçonné d’être « co-auteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3 000 morts.

    Le Rassemblement des républicains (RDR), parti du président Alassane Ouattara au pouvoir depuis deux ans, a réfuté une « victoire » des pro-Gbagbo après la décision de la CPI d’ajourner la décision sur un procès. Le camp Ouattara a toutefois mal caché sa déception et son embarras. Selon le RDR, l’ancien chef de l’État porte la responsabilité de la crise meurtrière de 2010-2011 en ayant refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

    (Avec AFP)

  • Afrique du Sud: Zuma appelle au calme après la mort d’un syndicaliste minier

    Afrique du Sud: Zuma appelle au calme après la mort d’un syndicaliste minier

    Jacob-Zuma– Le président sud-africain Jacob Zuma a appelé mardi au dialogue au lendemain de la mort d’un responsable du syndicat national des mines (NUM, proche du pouvoir) tué par des hommes armés dans la mine de platine de Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud.

    “Toutes les parties prenantes, le gouvernement, la direction du secteur minier, le mouvement syndical en particulier, doivent se rencontrer pour discuter et trouver une façon de résoudre les problèmes” du secteur, a-t-il déclaré à Tokyo devant le Club de la presse nationale.

    “Nous avons la capacité de discuter et de nous mettre d’accord”, a poursuivi M. Zuma qui venait de participer à la 5è Conférence internationale de Tokyo pour le développement africain (Ticad).

    La mine de platine de Marikana, où un autre syndicaliste a également été gravement blessé, avait été le point de départ l’an dernier d’un long mouvement de grèves sauvages pour les salaires dans tout le secteur minier.

    La fusillade de lundi est survenue dans un climat d’affrontement intersyndical, moins d’une semaine après un appel solennel du président Zuma à éviter un nouvel embrasement social, notamment dans les mines, première source de revenus à l’exportation, alors que l’économie nationale connaît un inquiétant ralentissement.

    En 2012, les multiples conflits dans le secteur minier ont considérablement terni l’image de marque de l’Afrique du Sud auprès des investisseurs et à l’étranger, en particulier après que la police eut ouvert le feu sur des mineurs en grève à Marikana, faisant 34 morts le 16 août.

    Les mines contribuent directement et indirectement au PIB sud-africain pour environ 18%. “S’il faut déployer une force de maintien de la paix, nous le ferons dans tout le secteur minier”, a menacé lundi la ministre du Travail Mildred Oliphant lors d’une rencontre avec les syndicats.

    AFP

  • En Zambie, poussée de répression contre les gays

    En Zambie, poussée de répression contre les gays

    gay-zambia– Deux affaires très médiatisées concernant un couple soupçonné d’être gay et un militant pour les droits des homosexuels doivent être jugées cette semaine en Zambie, faisant redouter une homophobie croissante dans ce pays d’Afrique australe.

    Le militant des droits des gays Paul Kasonkomona, 38 ans, comparaît à nouveau mardi. Il avait été arrêté en avril pour avoir demandé à la télévision que l’homosexualité soit dépénalisée.

    A peine un mois plus tard, un coiffeur de 21 ans, Philip Mubiana, et un maçon de 20 ans, James Mwape, ont été arrêtés et accusés de “sodomie” et d’actes “contre-nature”.

    Les relations entre personnes du même sexe sont interdites en Zambie depuis la période coloniale britannique et la sodomie est passible de 14 ans de prison. Les procès de cette semaine sont cependant les premiers de l’histoire récente du pays à se tenir dans un contexte d’hostilité croissante envers les gays.

    “Ceux qui défendent les droits des gays devraient aller en enfer, ce n’est pas une question que nous tolèrerons”, a déclaré le ministre des Affaires intérieures Edgar Lungu à des journalistes le mois dernier. “Il n’y aura pas de discussions sur les droits des gays. Ce problème est étranger à notre pays”.

    Le discours inflexible du gouvernement a reçu le soutien des organisations chrétiennes.

    “De tels actes sont une abomination”, a déclaré le président de l’Association internationale des Eglises chrétiennes, Simon Chihana. “Le gouvernement ne devrait même pas songer à autoriser (de telles choses), quelles que soient les pressions de la communauté internationale ou de qui que ce soit”.

     

    La discrimination, monnaie courante sur le continent

    Les médias zambiens se sont emparés du sujet et les droits des homosexuels sont aussi devenus une question brûlante pour l’homme de la rue. Les raisons de la répression récente ne sont pas claires.

    L’homosexualité est illégale dans la plupart des pays africains et la discrimination est monnaie courante sur le continent.

    Le parlement ougandais envisage ainsi d’adopter une loi qui rendra l’homosexualité passible de la peine de mort.

    De son côté le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré que les homosexuels étaient “pires que des porcs et des chiens”.

    Au Malawi, autre pays voisin de la Zambie, un couple gay a été condamné en 2010 à 14 ans de prison pour mariage homosexuel. Le président de l’époque, Bingu wa Mutharika, a gracié les deux hommes mais qualifié leur union de “satanique”.

    Après sa mort en 2012, la nouvelle présidente du Malawi, Joyce Banda, a suspendu les lois antigay en attendant un débat parlementaire sur le sujet.

    L’Afrique du Sud est le seul pays du continent à reconnaître le mariage de personnes de même sexe, mais il semble être l’apanage des riches. Des homosexuels ont été assassinés dans les townships pauvres.

    En Zambie, le militant des droits de de l’Homme Andrew Ntewewe constate avec inquiétude une hostilité croissante à l’égard des homosexuels.

    “Il est clair que nous sommes un pays intolérant à l’égard des individus ayant une orientation sexuelle différente”, estime M. Ntewewe, qui dirige l’ONG Young African Leaders Initiative (Initiative des jeunes leaders africains). “Les droits de chaque individu devraient être respectés, quels que soient sa couleur, sa religion, sa tribu ou son orientation sexuelle”.

    L’arrestation de Paul Kasonkomona a provoqué la colère des groupes de défense des droits de l’Homme qui ont réclamé sa libération immédiate. Il plaide non coupable.

    Le couple gay présumé doit comparaître en justice mercredi. Les deux hommes avaient été libérés sous caution mais ont été de nouveau arrêtés quelques jours plus tard, accusés d’avoir eu de nouvelles relations sexuelles.

    Ils ont plaidé non coupables d’avoir “eu des relations charnelles contre nature” et envisagent de mettre en cause la constitutionnalité des poursuites.

    Enfermer les militants pro-gays ou les personnes ayant eu des relations sexuelles avec une autre du même sexe est “une violation” de leurs droits, souligne aussi le défenseur des droits de l’Homme Josab Changa. “Les droits de l’Homme devraient être respectés quel que soit le mal supposé qu’une personne peut faire”.

    Par afp

  • Sénégal : les imams approuvent la peine de mort

    Sénégal : les imams approuvent la peine de mort

    Iman-Au moment où on parle de la ratification de la peine de mort au Sénégal, un groupe de députés membres de la coalition « Benno Book Yaakaar » (mouvance présidentielle) et la ligue des imams approuvent son instauration pour lutter contre le grand banditisme à Dakar, la capitale sénégalaise.
     (De notre correspondant)

    Le député Seydina Fall, de la coalition Benno Book Yaakaar, avait soutenu l’instauration de la peine de mort la semaine dernière dans la banlieue de Dakar, la capitale sénégalaise, où on note de plus en plus des cas de meurtre. Le député-imam Mbaye Niang, de la même coalition, précise qu’il y a la volonté de plusieurs députés de revenir sur beaucoup de lois, notamment celle abrogeant la peine de mort. Selon lui, cette volonté sera bientôt concrétisée par le dépôt d’une proposition de loi pour revenir sur la peine de mort, quand l’élaboration de l’exposé de motifs sera terminée avant le mois de juillet.

    Les imams entrent dans la danse

    Le président de la Ligue des imams Youssoupha Sarr s’est prononcé sur le débat pour le retour de la loi sur la peine de mort au Sénégal, que le député de la majorité Seydina Fall entend soumettre à l’Assemblée nationale. Sans surprise, la Ligue des imams par la voix de l’imam Youssoupha Sarr approuve une telle initiative. Mieux, ce dernier estime sur les ondes de Sud FM que la peine de mort doit être appliquée dans un pays qui se dit musulman. Se basant sur le Saint Coran en ses versets 178 et 179 de la Sourate 2 (Al Baqara, la Vache) et les écrits de l’imam Malick, l’école dont les musulmans Sénégalais se réfèrent, Youssoufa Sarr opte ainsi pour une loi sur la peine de mort surtout dans un pays en majorité musulman.

    L’indignation de la société civile

    Le représentant de la section Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama est monté au créneau pour dénoncer la proposition de certains députés membres de la coalition Benno Book Yaakaar qui veulent rétablir la peine de mort. « L’abolition de la peine de mort contribue à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits de l’homme. Il s’agit plutôt de renforcer l’architecture mise en place depuis la déclaration universelle des droits qui proclamait, haut et fort, l’universalité, l’égalité et l’indivisibilité de tous les droits », a-t-il rappelé.

    En effet, pour le représentant d’Amnesty international, il est d’une politique démagogique que d’aller voir des gens endeuillés, pour leur promettre que quand quelqu’un tue, on le tue aussi. « Il faut lutter contre le chômage des jeunes, la baisse des denrées de premières nécessités et les inondations qui endeuillent chaque année cette partie de la capitale sénégalaise », a-t-il proposé.

    Le Sénégal a aboli la peine de mort en 2004, même si la ratification tarde à se faire. Une rencontre de sensibilisation de deux jours, destinée aux parlementaires, autorités gouvernementales et à la société civile, s’est tenue à Dakar mais sans pouvoir dissuader les partisans de la peine mort.

    Par AFRIK

  • Afrique du Sud: Un film sur la vie de Mandela dans les salles en novembre

    Afrique du Sud: Un film sur la vie de Mandela dans les salles en novembre

    Mandela film– Un film inspiré du récit autobiographique de l’icône de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela, “Un long chemin vers la liberté”, va sortir dans les salles en novembre, ont annoncé ses producteurs lundi en Afrique du Sud.

    Le biopic retrace les mémoires du grand leader sud-africain dans lesquelles il raconte son enfance, sa carrière, ses luttes, ses années de prison, et sa libération qui l’ont conduit à son élection à la présidence, la première d’un Noir dans l’Afrique du Sud post-apartheid.

    Mandela a commencé à rédiger ses mémoires en 1974 au pénitencier de Robben Island, et a fini de les écrire après sa libération, en 1990, après vingt-sept années de détention. Son destin était étroitement lié avec le sort d’une nation entière et le combat d’un peuple.

    C’est l’acteur britannique, Idris Elba, qui incarne à l’écran Nelson Mandela, une des personnalités les plus respectées au monde.

    “Nous sommes honorés d’avoir obtenu l’autorisation de Madiba pour porter à l’écran la fascinante histoire de sa vie”, a déclaré le producteur du biopic Anant Singh dans un communiqué.

    Ce producteur a ajouté avoir été ravi lorsque Mandela a regardé certaines images d’Elba, en demandant “c’est moi, là?”.

    “Cette reconnaissance et cette affirmation de Madiba est extrêmement valorisante et on se dit que cette expérience a valu le coup”, a ajouté le producteur.

    “Un long chemin vers la liberté” a été publié en 1994 et a été traduit dans de nombreuses langues. Singh a obtenu les droits pour faire le film en 1996.

    Le livre dont s’inspire le biopioc raconte comment à travers ses années de clandestinité, de lutte armée et d’emprisonnement, la vie de Mandela s’est confondue avec son combat pour la liberté en Afrique du Sud verrouillé par quarante ans d’apartheid.

    Le film, dans lequel plusieurs acteurs sud-africains ont décroché des rôles, a été tourné dans différents points au Cap oriental, la province où est né Mandela, à Johannesburg et au Cap.

    Les producteurs ont indiqué qu’il s’agissait de l’unique film qui avait obtenu l’accord de Mandela et de la Fondation Nelson Mandela, le centre qui oeuvre pour faire perdurer sa vision.

    Le parcours historique de Mandela a déjà inspiré de nombreux films et documentaires.

    Nelson Mandela, qui n’est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football –organisée en Afrique du Sud– en 2010, vit complètement retiré de la vie politique.

    Les dernières images diffusées de lui remontent à août 2012, quand la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton était allée lui rendre visite dans son village de Qunu (sud).

    Il se remet actuellement dans sa maison de Johannesburg après plusieurs hospitalisations pour des infections des voies respiratoires.

  • Rwanda: L’appel de Ban Ki-moon à Kagame

    Rwanda: L’appel de Ban Ki-moon à Kagame

    Ban-Paul- Jim-Le Rwanda a un rôle “essentiel” à jouer pour garantir la paix dans l’Est de la RDC, a estimé vendredi à Kigali le secrétaire-général de l’ONU.

    Ban Ki-moon a demandé au président rwandais Paul Kagame, “d’user de son charisme politique pour la paix, sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs”.

    Ban Ki-moon, qui effectue une tournée dans la région des Grands-Lacs, a ensuite pris le chemin de l’Ouganda, où il a demandé aux dirigeants africains, dont le président ougandais Yoweri Museveni, d’appliquer l’Accord-cadre pour la paix dans l’Est de la RDC, signé en février dernier à Addis-Abeba, en Ethiopie.

    Le Rwanda est depuis plusieurs années accusé de déstabiliser cette région riche en ressources minières.

    Des experts de l’ONU ont affirmé ces derniers mois que Kigali, malgré ses démentis, soutenait directement la rébellion du M23.

    Ban Ki-moon, qui a visité Goma jeudi, s’est dit touché par les récits de Congolais ordinaires qu’il a rencontré.

    “Ils sont fatigués de la guerre, fatigués des abus, et fatigués de l’impunité, et fatigués de la pauvreté”, a déclaré le secrétaire-général de l’ONU.

    M. Ban devait quitter l’Ouganda vendredi vers Addis Abeba, siège de l’Union africaine où il assistera samedi aux festivités du cinquantenaire de l’OUA.

    Par BBC

  • Les dirigeants africains vont demander le transfert au Kenya des procès Kenyatta-Ruto

    Les dirigeants africains vont demander le transfert au Kenya des procès Kenyatta-Ruto

    UA– Les dirigeants africains, réunis pour un sommet de l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba, vont demander lundi le transfert à la justice kényane de la procédure engagée par la Cour pénale internationale contre le président kényan Uhuru Kenyatta et de son vice-président William Ruto.

    “Nous allons approuver ce matin ce que les ministres ont proposé, c’est certain,” a déclaré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, en référence à une résolution en ce sens adoptée jeudi par les ministres des Affaires étrangères de l’UA.

    Le Sommet va appeler “à ce que soit mis fin au processus devant la CPI (…) les juridictions kényanes vont devoir s’occuper de la situation”, a-t-il précisé.

    Cette résolution n’aura aucune force contraignante sur la CPI, indépendante. Seul le Conseil de sécurité de l’ONU, auquel elle est liée par un accord de coopération, peut réclamer une “suspension” des procédures.

    Mais elle aura un fort impact symbolique et politique, le continent faisant bloc derrière MM. Kenyatta et Ruto, dont la victoire électorale a mis les capitales occidentales dans l’embarras.

    Les deux hommes, élus en mars à la tête de leur pays, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l’organisation des violences qui ont suivi le scrutin présidentiel de décembre 2007 au Kenya.

    Ces violences s’étaient rapidement muées en affrontements communautaires et avaient fait plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.

    Le procès d’Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. Celui de William Ruto aurait dû débuter ce mardi, mais a été reporté sine die début mai.

    Plusieurs dirigeants africains ont publiquement accusé la CPI de ne concentrer ses enquêtes que sur l’Afrique.

    “La justice internationale doit être exempte de toute interférence politique et respecter la principe de l’égale souveraineté des Etats”, a déclaré dimanche le président rwandais Paul Kagame, devant l’Assemblée des chefs d’Etat de l’UA.

    “Les faits parlent par eux-mêmes: toutes les inculpations (…) prononcées par la CPI depuis qu’elle est entrée en fonctions il y a onze ans ont visé des Africains”, a souligné M. Kagame, dont le pays n’est pas partie au Statut de Rome, fondateur de la CPI, qu’il a accusé de “parti pris politique”.

    Jeudi, le président sud-soudanais Salva Kiir, qui recevait M. Kenyatta à Juba, avait estimé que la CPI avait “été inventée pour les dirigeants africains, pour les humilier”, tandis que son homologue ougandais Yoweri Museveni avait accusé en avril la CPI d’user de “chantage” pour influencer le résultat de la dernière présidentielle au Kenya.

    Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d’Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d’Ivoire, Mali).

    Mais les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l’ont été à la demande des Etats concernés, parties au Statut de Rome. Les affaires concernant le Darfour et la Libye – non signataires – l’ont été à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que le procureur de la CPI s’est auto-saisi sur les dossiers kényan et ivoirien.

    La CPI avait autorisé en 2010 le procureur à engager des poursuites en raison de “l’inaction des autorités kényanes” en vue de déterminer les principales responsabilités dans les violences post-électorales de fin 2007.

    Les dirigeants africains devraient également s’exprimer lundi sur la situation de la sécurité sur le continent, notamment dans l’est de la RDC, chroniquement instable et où des combats ont repris ces derniers jours entre la rébellion du M23 et l’armée gouvernementale, après près de six mois de trêve précaire, et au Sahel, sous la menace islamiste malgré la déroute des djihadistes au Mali.

    Le président français François Hollande, convié samedi à Addis Abeba aux festivités du cinquantenaire de l’OUA, ancêtre de l’UA, a invité ses homologues africains à un Sommet sur la Sécurité en Afrique à Paris les 6 et 7 décembre.

    M. Lamamra, a salué une initiative “positive”, mais estimé que la “ligne directrice fondamentale” devait être que “l’Afrique a la responsabilité principale” de la sécurité sur le continent.

    L’impuissance africaine a été critiquée face aux récentes crises libyenne, ivoirienne et malienne, notamment, où l’Afrique n’a pu qu’assister sur la touche à des interventions militaires internationales.

    L’UA a aussi déploré en avril sa mise à l’écart dans l’élaboration de la résolution de l’ONU autorisant le déploiement de Casques Bleus au Mali.

    Par AFP

  • l’Afrique du Sud -Amnesty: l’Afrique du Sud mène toujours la vie dure aux immigrants

    l’Afrique du Sud -Amnesty: l’Afrique du Sud mène toujours la vie dure aux immigrants

    LES HABITANTS D'UN TOWNSHIP DISPERSÉS PAR LES FORCES DE L'ORDRE SUD-AFRICAINES– Cinq ans après un déchainement de violence xénophobe qui avait fait 62 morts, les discriminations et les violences visant demandeurs d’asile et réfugiés continuent en Afrique du Sud, selon le rapport d’Amnesty International paru mercredi.

    Eldorado pour d’innombrables immigrants africains, la première économie du continent n’a rien d’une parfaite terre d’accueil. Au contraire.

    Selon Amnesty, “les pratiques discriminatoires et les violences ciblées à l’égard des demandeurs d’asile et des réfugiés se sont multipliées” en 2012, et la réforme du système d’asile se traduit par des “difficultés accrues”.

    Les autorités voudraient, sur le modèle européen, déplacer les services d’asile au plus près des frontières terrestres pour créer des sortes de camps aux points de passage des arrivants étrangers.

    Plusieurs services d’accueil des réfugiés ont ainsi été fermés dans des grandes villes du pays, avant que ces décisions ne soient battues en brèche par des associations qui ont saisi la justice, rappelle Amnesty.

    Le rapport répertorie aussi un nouvel épisode de pillages et destructions de magasins fin juin 2012 dans la province de l’Etat libre (centre), qui a entraîné le déplacement de 700 personnes, pour la plupart Ethiopiens.

    “Dans ce cas comme dans de nombreux autres, la police a tardé à réagir, se rendant parfois même complice des violences, selon de nombreux témoignages”, accuse Amnesty.

    “Dans la province du Limpopo (nord, ndlr), dans le cadre de l’opération Hard Stick (“Matraque dure”, ndlr), la police a fermé d’office au moins 600 petits commerces appartenant à des demandeurs d’asile ou des réfugiés”, remarque aussi Amnesty, critiquant des descentes menées “sans discernement” avec, à la clef, des marchandises confisquées, des insultes xénophobes et pour certains la perte de tout moyen de subsistance, une amende et de la détention.

    Et selon Amnesty, le destin de certains migrants est de croupir en prison en dehors de toute légalité. “En novembre, à la suite d’une requête déposée devant la justice (…) les autorités ont relâché 37 migrants qui étaient détenus en l’absence de tout mandat de dépôt depuis en moyenne 233 jours”, signale l’ONG.

    L’Afrique du Sud est le pays qui enregistre le plus grand nombre de demandes individuelles d’asile au monde (quelque 3.500 à 4.000 chaque mois), devant les Etats-Unis, en partie parce que l’obtention d’un permis de travail au titre de l’immigration tient du parcours du combattant.

    Au quotidien, la vie des immigrants africains est souvent synonyme de vexations, de harcèlement policier pour les nombreux Bangladeshis, Somaliens ou Ethiopiens, dont le dynamisme économique fait des jaloux auprès des Sud-Africains pauvres.

    Par afp