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  • De la CNS au dialogue, l’aveuglement de la classe politique et l’élite congolaises

    De la CNS au dialogue, l’aveuglement de la classe politique et l’élite congolaises

    mufuncol_bis-La CNS, la ConfĂ©rence Nationale Souveraine, au nom de laquelle beaucoup de congolais ont perdu leur vie, avait principalement pour mission de chasser Mobutu du pouvoir. Mais une fois arrivĂ©s Ă  la CNS et Ă  la fin de ses travaux, des personnalitĂ©s politiques du pays ont, et ce de leur propre chef, dĂ©cidĂ© d’accorder ou de rallonger de deux ans de plus le mandat d’un Mobutu finissant presque. C’est pour dire, et c’est l’argument le plus entendu, que dans tout dialogue ou toute rencontre de ce type, des concessions sont prĂ©vues. Et ce de part et d’autre. Bien sĂ»r que c’est souvent le cas, mais comme personne ne se dĂ©voile avant, je me demande qui, et ce parmi des acteurs, devrait assumer en cas d’échec comme celui de victoire la responsabilitĂ© de certains actes qui sont posĂ©s devant l’histoire. Je trouve bien beau de toujours solliciter le soutien d’une masse Ă  qui, pour son adhĂ©sion Ă  une dĂ©marche quelconque ou Ă  un processus politique donnĂ©, qu’on lui raconte une chose alors qu’au moment de compte Ă  rendre, personne ne se montrĂąt prĂȘt Ă  assumer quoi que ce soit devant elle. C’est pourquoi je m’interroge qui, et aujourd’hui, peut, ce avec courage et honnĂȘtetĂ©, donner l’identitĂ© de ceux qui s’étaient engagĂ©s, et ce contre quoi en retour, Ă  consentir des concessions Ă  Mobutu Ă  la CNS quand de mĂ©moire du trotskyste Saul Alinski, « l’excuse du provisoire n’est jamais en rĂ©alitĂ© qu’une ruse du diable pour se faire accepter ».

    C’est presque dans les mĂȘmes perspectives que mon second questionnement intervient. Qui, Ă  l’Union SacrĂ©e de l’Opposition Radicale, et pourquoi, s’était accordĂ© avec le cardinal Monsengwo, Ă  l’époque Monseigneur et prĂ©sident de la CNS, pour refuser que les rapports des commissions sensibles, notamment biens mal acquis et assassinats, ne soient lus en sĂ©ances plĂ©niĂšres, en public et radio-tĂ©lĂ©visĂ©s ? De mĂ©moires d’hommes, et si seulement cette lecture publique eut lieu, l’UDI, les Tambwe Muamba, les Pay Pay, etc., auraient momentanĂ©ment Ă©tĂ© exclu de la scĂšne politique congolaise. J’ai souvent herche Ă  savoir ce qui s’était rĂ©ellement passĂ©, qui a cherchĂ© Ă  couvrir le personnel politique de l’UDI et d’autres dont les noms furent citĂ©s dans ces rapports ? Concessions, me dira-t-on ? Mais en Ă©change de quoi quand plus tard on saura que l’UDI et le dĂ©funt Mobutu, des requins, dont certains manƓuvrent encore aujourd’hui, ont torpillĂ© des actions, et il me semble que c’est de bonne guerre, du gouvernement de « consensus » qui Ă©tait issu de la CNS. Rien n’a marchĂ© avec ce gouvernement en dehors de l’élection de son premier ministre.

    C’est le mĂȘme scepticisme qui se poursuit quant Ă  l’attitude Ă  prendre devant l’Occident. On a l’impression de faire face Ă  une naĂŻvetĂ© de la classe politique et d’une partie de l’élite congolaise qui souvent se montrent peu regardant avec l’occident. Et mĂȘme quand il ne le faut. En 2011, des hommes politiques congolais ont fait le tour de l’Occident. Ils ont eu Ă  rencontrer, Ă  Londres par exemple, le ministre des affaires Ă©trangĂšres du gouvernement britannique de l’époque. Et tout juste aprĂšs cette entrevue, ils dĂ©clarĂšrent, ces congolais, que l’occident leur avait prĂȘtĂ© cette fois-ci l’oreille. Il y aurait, semblerait-il, une promesse ferme de sa part que ce dernier les laissera gagner les Ă©lections de 2011 et gouverner la RD-Congo. Vinrent les Ă©lections. Je le dis pour ceux qui ont appelĂ© le peuple Ă  y prendre part. Mais au moment de la proclamation de la victoire, c’est le mĂȘme occident qui avait soi-disant promis aux uns et autres de les laisser gouverner la RD-Congo qui ne se gĂȘna d’accompagner la fraude transformĂ©e en victoire du candidat de son libre choix. Sauf qu’il le fut de telle maniĂšre que la pilule Ă  avaler ne fut si amĂšre. Les Ă©lections de 2011furent bien sĂ»r frauduleuses mais passables. Et pourtant, la fraude eut lieu sous ses regards. Je dirais mĂȘme avec sa bĂ©nĂ©diction sinon « son » candidat, celui de l’occident, « Joseph Kabila » qui les avait perdues, n’aurait Ă©tĂ© proclamĂ© vainqueur. Pour les uns, l’Occident n’avait rien Ă  voir avec ces fraudes. Le bouc Ă©missaire, et c’est comme d’habitude, fut gentiment dĂ©signĂ©, et ce, avec l’approbation du fraudeur se prĂȘtant au jeu.

    Aujourd’hui et encore, c’est le mĂȘme occident qui revient. Il pousse au dialogue entre des hommes politiques congolais. Une façon de prĂ©texter que la problĂ©matique serait ou reste uniquement congolaise. Le mal est que tout le monde s’y embarque. Des affirmations du genre, « ce n’est pas « nous » qui avons souhaitĂ© le dialogue, mais c’est l’occident », se relayent dans le milieu. C’est la « communautĂ© internationale » qui, par les accords d’Addis-Abeba, a prĂ©vu et exige la tenue du dialogue. Et ce peu importe la nature de ces accords. Alors dans l’entretemps, personne n’est capable de dĂ©montrer au peuple c’est quoi qui aurait effectivement changĂ© pour que l’on puisse croire, une fois de plus, en l’Occident. Je me demande pourquoi personne ne se dit, et ce sans qu’il ne soit accusĂ© de tous les noms, soupçonnĂ© et insultĂ©, que l’Occident n’a jamais voulu donner le pouvoir Ă  Tshisekedi. Sinon, il l’aurait dĂ©jĂ  fait depuis longtemps. Et je ne refuse de connaĂźtre ses raisons acer la RD-Congo appartient aux Congolais. Mais chaque fois, quand l’occident est bloquĂ© dans sa dĂ©marche au Congo, il ramĂšne le mĂȘme Tshisekedi dans son jeu, mais juste pour l’utiliser, s’en servir et lĂącher prise ensuite. Herman Cohen cite des potentialitĂ©s que regorge la RD-Congo. Il oublie de dire que l’Occident en fabrique et Ă  sa guise, les finance alors que Tshisekedi qui lui a bien servi et qui vit encore est bien lĂ  en chair et en os. Si seulement si l’occident voulait de lui comme prĂ©sident pourquoi se mettrait-il Ă  en fabriquer, mĂȘme de faux, Ă  citer des noms tels que Katumbi et d’autres que des congolais rĂ©citent en longue de journĂ©e. Mais c’est quoi que l’on refuse de voir, et par qui, alors que l’Occident n’a jamais Ă©tĂ© sincĂšre en dehors de ses propres intĂ©rĂȘts, de lui-mĂȘme. Le comprendre Ă©viterait dĂ©jĂ  la perte de temps. Il aiderait Ă  rentrer dans le jeu des rapports de forces avec l’Occident, Ă  mobiliser la masse pour une lutte d’intelligence et un dĂ©fi Ă  relever. C’est bien triste, je trouve mĂȘme rĂ©voltant, insultant face Ă  la cĂ©citĂ© qui a Ă©lu domicile chez beaucoup.

    Finalement, quelles sont des garanties Ă  donner Ă  la jeunesse congolaise quand la Kabilie, malgrĂ© la fin de ce qui est appelĂ© chez nous ses deux mandats constitutionnels, et voilĂ  encore une autre aberration, engage de nouvelles manƓuvres qui signe son refus de s’en aller. Son refus ou l’accord voilĂ© de ses maĂźtres de se maintenir Ă  la tĂȘte de la RD-Congo. Je sais, car je l’ai souvent entendu, les mĂȘmes tenteront de me faire comprendre que cette fois-ci tout le monde serait contre « Joseph Kabila ». N’est-ce pas que hier Les Anglo-saxons et la mĂȘme « communautĂ© internationale », les Belges et autres, furent tous contre Mobutu ? Le temps du dialogue arrive, tous les requins sortent de leurs cachettes.

    Je termine en citant Georges Bataille, « une conscience sans scandale est une conscience aliénée »
    Likambo ya mabele Likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    Le PrĂ©sident National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • 21 organes gĂ©nitaux dans son congĂ©lateur

    21 organes génitaux dans son congélateur

    Peter Fredekrisen-La police sudafricaine est en train de rassembler des informations sur cette affaire.

    21 morceaux de parties génitales féminines ont été trouvées dans son congélateur.

    D’origine danoise, Peter Fredekrisen possĂšde deux magasins d’armes Ă  Bloemfontein. Il fait face Ă  des accusations d’agression sexuelle, d’intimidation et de violence domestique.

    Sa premiĂšre audience a eu lieu en dĂ©but de semaine, mais il ne lui a pas Ă©tĂ© demandĂ© de s’exprimer.

    La police a indiquĂ© que le suspect resterait en dĂ©tention jusqu’Ă  ce qu’il soit en mesure de demander une libĂ©ration sous caution lundi prochain.

    Sédatif et opération

    D’aprĂšs la police, l’homme d’une soixantaine d’annĂ©es aurait agi en endormant ses victimes avec un sĂ©datif pour pouvoir les opĂ©rer.

    Les parties gĂ©nitales prĂ©sumĂ©es ont Ă©tĂ© trouvĂ©es dans son congĂ©lateur, toutes soigneusement Ă©tiquetĂ©es dans des sacs en plastique avec une date, le nom d’une femme et d’oĂč elle venait, a rĂ©vĂ©lĂ© une sourcve policiĂšre Ă  la BBC.

    Des mĂ©dicaments anesthĂ©siques et de l’Ă©quipement chirurgical ont Ă©galement Ă©tĂ© trouvĂ©s Ă  son domicile.

    C’est un informateur qui aurait mis la police sur la piste de Fredekrisen.

    Appel Ă  se manifester

    La plupart des victimes prĂ©sumĂ©es semblaient originaires du Lesotho voisin, d’aprĂšs les autoritĂ©s.

    Elles ont appelĂ© toutes les victimes prĂ©sumĂ©es Ă  se manifester pour aider la police Ă  mener son enquĂȘte.

    Les enquĂȘteurs veulent Ă©tablir la maniĂšre dont les femmes ont Ă©tĂ© attirĂ©es vers l’Afrique du Sud, ainsi que les motivations de l’homme.

    Selon le communiquĂ© de la police, M. Fredekrisen est recherchĂ© par la police au Danemark pour transaction illĂ©gale supposĂ©e d’armes Ă  feu.

    (BBC)

  • Pas de nĂ©gociation Ă  propos du film “l’homme qui rĂ©pare les femmes”

    Pas de nĂ©gociation Ă  propos du film “l’homme qui rĂ©pare les femmes”

    COLETTE ET THIERRY-A la suite du refus de diffusion du film « l’homme qui rĂ©pare les femmes » exprimĂ© par le ministre de l’information congolais Lambert Mende, invoquant la rĂ©action nĂ©gative des forces armĂ©es, une voie de nĂ©gociation demeurait ouverte. Elle avait Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e par plusieurs amis congolais et surtout par Kathryn Brahy, dĂ©lĂ©guĂ©e de Wallonie Bruxelles International. Cette perspective demeurait cependant trĂšs hypothĂ©tique, Ă©tant donnĂ© que Thierry Michel, de sa propre initiative et sans consulter les autres personnes concernĂ©es, -dont les producteurs et la co auteur du film-, avait prĂ©venu la presse de la « censure » dont « l’homme qui rĂ©pare les femmes « avait fait l’objet.
    MalgrĂ© tout, il avait Ă©tĂ© convenu qu’à mon arrivĂ©e Ă  Kinshasa, je prendrais contact avec le ministre de l’Information et que nous visionnerions ensemble les passages litigieux, Ă  l’aide d’un traducteur local maĂźtrisant parfaitement le swahili et le mashi. Si une erreur de traduction avait du ĂȘtre dĂ©celĂ©e, elle aurait pu ĂȘtre corrigĂ©e, ouvrant ainsi la voie Ă  la levĂ©e du veto militaire. Cette solution Ă  l’amiable aurait permis que nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui Ă©tait destinĂ© en premier lieu, bien avant les audiences diplomatiques et internationales.
    Elle n’a cependant pas Ă©tĂ© possible parce que le co auteur du film, Thierry Michel, de sa propre initiative et sans concertation, prit les devants, prenant l’avis de traducteurs vivant en Belgique. Ces derniers conclurent au fait qu’aucune erreur n’avait Ă©tĂ© relevĂ©e et ce verdict, qui ne dĂ©coulait pas d’une apprĂ©ciation croisĂ©e, fut largement communiquĂ©.
    En outre, alors que le rendez vous Ă©tait pris avec le ministre de l’Information, M. Michel prit l‘initiative, encore une fois unilatĂ©rale, d’adresser Ă  ce dernier un message qui fut jugĂ© jugĂ© « menaçant » et rappelant les derniers jours du marĂ©chal Mobutu (septembre est l’anniversaire de la mort de ce dernier au Maroc). A mon arrivĂ©e au ministĂšre de l’information, je dĂ©couvris qu’un traducteur local swahiliphone avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© convoquĂ© la veille, en prĂ©vision de notre sĂ©ance de visionnage. Mais surtout, il apparut que les ponts avaient Ă©tĂ© rompus entre le ministre et Thierry Michel. Lambert Mende avait tenu le chef de l’Etat informĂ© de ses Ă©changes avec le cinĂ©aste et le prĂ©sident avait tranchĂ© contre une diffusion du film au Congo. Plus rien n’était donc possible, la porte entr’ouverte avait claquĂ©.
    Sans prĂ©juger du rĂ©sultat final de la dĂ©marche entreprise (un Ă©chec Ă©tait parfaitement envisageable, les objections du pouvoir congolais Ă©taient peut-ĂȘtre plus radicales qu’un problĂšme de traduction) je ne peux m’empĂȘcher de conclure que , une fois de plus, le rĂ©alisateur a communiquĂ© sans concertation sur une question qui concernait plusieurs personnes ayant jusque lĂ  respectĂ© les rĂšgles de la collĂ©gialitĂ©. Qu’il a torpillĂ© une nĂ©gociation qu’il savait imminente et dĂ©licate, en faisant connaĂźtre les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information.
    Qu’il a, de facto, rendus vains sinon ridicules les efforts de plusieurs personnes qui s’étaient efforcĂ©es de trouver une solution Ă  l’amiable, car elles pensaient que la prioritĂ© devait ĂȘtre donnĂ©e au droit de la population congolaise Ă  voir ce film qui lui Ă©tait destinĂ©.
    Mais je conclus aussi que sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais, a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure


    Carnet de Colette Braeckman

  • Visa Schengen : Les ressortissants de la RDC sont souvent victimes de la discrimination raciale

    Visa Schengen : Les ressortissants de la RDC sont souvent victimes de la discrimination raciale

    PASSEPORT CONGOLAIS-En Ă©coutant le mardi 18 aoĂ»t 2015 sur Radio Okapi  Mme Caroline Mouchart et l’ambassadeur de la Belgique en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) ; M. Michel Lastschenko, s’exprimant sur l’octroi de visa Schengen, je me permets de prendre position sur le fait que les deux personnes n’ont pas parlĂ© du droit de recours dont dispose le demandeur du visa Schengen.
    Car, en cas de refus d’un visa, il est possible de contester une apprĂ©ciation jugĂ©e arbitraire en recourant Ă  une voie de droit.

    En l’espĂšce, les Congolais qui sollicitent un visa sont souvent victime de la discrimination raciale qui peut dĂ©couler de prĂ©jugĂ©s ouverts ou d’une antipathie ou de sentiments nĂ©gatifs simplement Ă  cause d’un parti pris Ă  leur Ă©gard fondĂ© sur la race noir et des motifs connexes.

    Ils se trouvent ainsi devant un traitement inhumain et dĂ©gradant en violation de l’art. 3 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH), de l’ingĂ©rence discriminatoire leur vie privĂ©e en violation des articles 8 et 14 CEDH.

    En effet, de plus en plus, les demandeurs de visa pour l’espace Schengen sont mĂ©contents. Ils se plaignent de la maniĂšre dont leurs dossiers sont traitĂ©s Ă  la Maison Schengen.

    Radio Okapi a reçu les plaintes de certains d’entre eux qui disent n’avoir obtenu aucune suite de cette institution six mois aprĂšs l’introduction de leurs  dossiers. Dans certains cas, disent-ils, les passeports ne sont pas tout de suite retournĂ©s.

    Mme Caroline Mouchart, Consul et Michel Lastschenko, Ambassadeur de Belgique en RDC dont dépend la Maison Schengen ont donné des explications.  Ils ont parlé également des procédures pour réinitialiser un dossier aprÚs un refus. Ils répondaient aux  questions de Jocelyne Musau Ponde.

    Code communautaire des visas et Code des visas

    Depuis l’entrĂ©e en vigueur, le 5 avril 2010, du Code communautaire des visas (RĂšglement n° 810/2009 du 13 juillet 2009) applicable dans tout l’espace Schengen, le systĂšme des voies de droit a Ă©tĂ© uniformisĂ©, puisque toutes les reprĂ©sentations Schengen doivent dĂ©sormais notifier tout refus de visa au moyen d’un formulaire motivant la dĂ©cision.

    En outre, le Code des visas prĂ©voit une extension des droits de procĂ©dure et offre ainsi une meilleure protection contre l’arbitraire.

    En remettant le formulaire de refus de visa, l’autoritĂ© rend une dĂ©cision susceptible de recours (art. 32). Le recours ou la voie de droit sont rĂ©gis par le droit de l’Etat qui rend la dĂ©cision (Cf. Ange Sankieme Lusanga, notre doctorat en thĂ©ologie (Ă©thique) Ă  l’UniversitĂ© de BĂąle, titre la thĂšse : « Ethique de la migration. La valeur de la justice comme base pour une migration dans l’Union EuropĂ©enne et la Suisse », GenĂšve,  Ă©ditions Globethics.net 2012, 361 pages).

    Le droit Ă  un recours effectif dans la CEDH

    L’article 13 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH) Ă©tablit le droit Ă  un recours effectif, par lequel « toute personne dont les droits et libertĂ©s reconnus par la prĂ©sente Convention ont Ă©tĂ© violĂ©s, a droit Ă  l’octroi d’un recours effectif devant une instance nationale, alors mĂȘme que la violation aurait Ă©tĂ© commise par des personnes agissant dans l’exercice de leurs fonctions officielles ».

    Il s’agit de l’une des dispositions clĂ©s sous tendant le systĂšme de protection des droits de l’homme de la Convention avec l’obligation de l’article 1 de respecter les droits de l’homme, et celle de l’article 46 sur l’exĂ©cution des arrĂȘts de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme (Cour EDH), cf. Guide de bonnes pratiques en matiĂšre de voies de recours internes (adoptĂ© par le ComitĂ© des Ministres le 18 septembre 2013.

    En effet, la mise en Ɠuvre de recours internes effectifs pour les violations de la Convention est une prĂ©occupation de longue date du Conseil de l’Europe, considĂ©rĂ©e Ă  maintes reprises comme une prioritĂ© au plus haut niveau politique.

    Il s’agit notamment aux ConfĂ©rences de haut niveau sur l’avenir de la Cour qui ont successivement Ă©tĂ© organisĂ©es par la prĂ©sidence suisse du ComitĂ© des Ministres (Interlaken, Suisse, 18-19 fĂ©vrier 2010), la prĂ©sidence turque (Izmir, Turquie, 26-27 avril 2011, cf. le Plan de suivi de la DĂ©claration d’Izmir, partie B. 1.a. et la prĂ©sidence britannique (Brighton, Royaume-Uni, 19-20 avril 2012, cf. le paragraphe 9. f. ii. de la DĂ©claration de Brighton).

    La DĂ©claration adoptĂ©e lors de cette derniĂšre confĂ©rence a ainsi « (exprimĂ©) en particulier la dĂ©termination des Etats parties Ă  (
) (en envisageant) d’instaurer, si nĂ©cessaire, de nouvelles voies de recours internes, de nature spĂ©cifique ou gĂ©nĂ©rale, pour les violations allĂ©guĂ©es des droits et libertĂ©s protĂ©gĂ©s par la Convention » et, Ă©galement, en « encourage (ant) les juridictions et instances nationales Ă  tenir compte des principes pertinents de la Convention.

    Et ce, eu Ă©gard Ă  la jurisprudence de la Cour, lorsqu’elles conduisent leurs procĂ©dures et Ă©laborent leurs dĂ©cisions, et leur en donner les moyens ; et, en particulier, (en) permet (tant) aux parties au litige – dans les limites appropriĂ©es de la procĂ©dure judiciaire nationale, mais sans obstacles inutiles – d’attirer l’attention des juridictions et instances nationales sur toutes dispositions pertinentes de la Convention et la jurisprudence de la Cour ».

    Outre ces deux dispositions, la Déclaration a invité le Comité des Ministres « à élaborer un guide de bonnes pratiques en matiÚre de voies de recours internes ».

    Le ComitĂ© des Ministres a ensuite chargĂ© le ComitĂ© directeur pour les droits de l’homme (CDDH) d’élaborer le dit guide, cf. les dĂ©cisions du ComitĂ© des Ministres lors de sa 122e session, 23 mai 2012, point 2 – Garantir l’efficacitĂ© continue du systĂšme de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme.

    Les travaux se sont d’abord tenus au cours de deux rĂ©unions d’un groupe de rĂ©daction Ă  composition restreinte, avant d’ĂȘtre examinĂ©s par le ComitĂ© d’experts sur la rĂ©forme de la Cour (DH-GDR), puis par le ComitĂ© directeur pour les droits de l’homme (CDDH) avant sa transmission au ComitĂ© des Ministres.

    Les Congolais « souvent victime de la discrimination raciale »

    Les Congolais doivent savoir que, « conformĂ©ment Ă  la jurisprudence constante, la Cour europĂ©enne des droits de l’homme (Cour EDH), la preuve de la discrimination qu’ils sont victime peut rĂ©sulter d’un faisceau d’indices ou de prĂ©somptions non rĂ©futĂ©es, suffisamment graves, prĂ©cis et concordants, dont la radio Okapi a mentionnĂ© dans l’Ă©mission.

    En outre, le degrĂ© de conviction nĂ©cessaire pour parvenir Ă  une conclusion particuliĂšre et, Ă  cet Ă©gard, la rĂ©partition de la charge de la preuve sont intrinsĂšquement liĂ©s Ă  la spĂ©cificitĂ© des faits, Ă  la nature de l’allĂ©gation formulĂ©e et au droit conventionnel en jeu (Natchova et autres c. Bulgarie [GC], nos 43577/98 et 43579/98, § 147, CEDH 2005-VII) » dans la mesure oĂč, le refus des visas et la maniĂšre que les Congolais sont traitĂ©s ont des prĂ©somptions non rĂ©futĂ©es de discrimination indirecte en fonction leur origine congolaise.

    La Commission europĂ©enne contre le racisme et l’intolĂ©rance (ECRI) du Conseil de l’Europe a adoptĂ© sa Recommandation de politique gĂ©nĂ©rale no 7 sur la lĂ©gislation nationale pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale.

    Ce texte définit ainsi la « discrimination raciale » :

    « 1.  Aux fins de la prĂ©sente Recommandation, on entend par : (…) ;
    b)  « discrimination raciale directe » toute diffĂ©rence de traitement fondĂ©e sur un motif tel que la race, la couleur, la langue, la religion, la nationalitĂ© ou l’origine nationale ou ethnique, qui manque de justification objective et raisonnable. (…) ;
    c)  « discrimination raciale indirecte » le cas oĂč un facteur apparemment neutre tel qu’une disposition, un critĂšre ou une pratique ne peut ĂȘtre respectĂ© aussi facilement par des personnes appartenant Ă  un groupe distinguĂ© par un motif tel que la race, la couleur, la langue, la religion, la nationalitĂ© ou l’origine nationale ou ethnique, ou dĂ©savantage ces personnes, sauf si ce facteur a une justification objective et raisonnable. (…) ».

    La Cour EDH rappelle que l’article 14 n’a pas d’existence autonome, mais joue un rĂŽle important de complĂ©ment des autres dispositions de la Convention et des Protocoles puisqu’il protĂšge les individus, placĂ©s dans des situations analogues, contre toute discrimination dans la jouissance des droits Ă©noncĂ©s dans ces autres dispositions.

    Lorsque la Cour a constatĂ© une violation sĂ©parĂ©e d’une clause normative de la Convention ou de ses Protocoles, invoquĂ©e devant elle Ă  la fois comme telle et conjointement avec l’article 14, elle n’a en gĂ©nĂ©ral pas besoin d’examiner aussi l’affaire sous l’angle de cet article, mais il en va autrement si une nette inĂ©galitĂ© de traitement dans la jouissance du droit en cause constitue un aspect fondamental du litige (Chassagnou et autres c. France [GC], nos 25088/94, 28331/95 et 28443/95, § 89, CEDH 1999-III, et arrĂȘt Dudgeon c. Royaume-Uni du 22 octobre 1981, sĂ©rie A no 45, p. 26, § 67).

    L’origine ethnique et la race sont des notions liĂ©es, qui se recoupent. Si la notion de race trouve son origine dans l’idĂ©e d’une classification biologique des ĂȘtres humains en sous-espĂšces selon leurs particularitĂ©s morphologiques (couleur de la peau, traits du visage), l’origine ethnique se fonde sur l’idĂ©e de groupes sociaux ayant en commun une nationalitĂ©, une appartenance tribale, une religion, une langue, des origines et un milieu culturels et traditionnels.

    Le fait de traiter de maniĂšre diffĂ©rente, sauf justification objective et raisonnable, des personnes placĂ©es dans des situations comparables constitue une discrimination (Willis c. Royaume-Uni, no 36042/97, § 48, CEDH 2002-IV). La discrimination fondĂ©e sur l’origine ethnique rĂ©elle ou perçue constitue une forme de discrimination raciale (voir les dĂ©finitions adoptĂ©es par les Nations unies et la Commission europĂ©enne contre le racisme et l’intolĂ©rance, paragraphes 33 et 34 ci-dessus).

    La discrimination raciale est une forme de discrimination particuliÚrement odieuse et, compte tenu de ses conséquences dangereuses, elle exige une vigilance spéciale et une réaction vigoureuse de la part des autorités.

    C’est pourquoi celles-ci doivent recourir Ă  tous les moyens dont elles disposent pour combattre le racisme, en renforçant ainsi la conception que la dĂ©mocratie a de la sociĂ©tĂ©, y percevant la diversitĂ© non pas comme une menace mais comme une richesse (Natchova et autres, prĂ©citĂ©, § 145).

    Une fois que le requĂ©rant a dĂ©montrĂ© qu’il y a eu diffĂ©rence de traitement, il appartient au gouvernement dĂ©fendeur d’en Ă©tablir la justification. Par consĂ©quent, les congolais demandeurs de visa Schengen se trouvent dans la mĂȘme situation que les autres personnes souhaitant passer la frontiĂšre europĂ©enne.

    Des explications « pas convaincantes »

    Les explications de l’Ambassadeur propre Ă  justifier la diffĂ©rence de traitement entre les personnes d’origine congolaise et les autres dans la jouissance du droit Ă  la libertĂ© de circulation ne sont pas convaincantes.

    En tout Ă©tat de cause si les Congolais faisaient le recours contre le refus de visa, la Cour EDH considĂšre qu’aucune diffĂ©rence de traitement fondĂ©e exclusivement ou de maniĂšre dĂ©terminante sur l’origine ethnique d’un individu ne peut passer pour objectivement justifiĂ©e dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique contemporaine, fondĂ©e sur les principes du pluralisme et du respect de la diversitĂ© culturelle.

    En dĂ©finitive, les Congolais font l’objet d’une privation et d’une restriction dĂ©libĂ©rĂ©es tenant exclusivement Ă  leur origine ethnique, la diffĂ©rence de traitement avec la complicitĂ© et dans l’indiffĂ©rence totale des autoritĂ©s congolaises s’analyse en une discrimination raciale au sens de l’article 14 de la CEDH.

    Et quotidiennement en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo (RDC), il y a sans cesse la violation de l’article 14 de la CEDH combinĂ© avec les articles 3 et 8 Ă  la CEDH pour les demandeurs de visa Schengen.

    La raison de risque migratoire n’est pas convaincante. En effet, avec la montĂ©e en puissance de nouvelles technologies destinĂ©es au recueil et Ă  la transmission de donnĂ©es personnelles, qui reprĂ©sentent un danger accru pour les libertĂ©s, dire que les demandeurs de visa congolais ne quitteront pas l’espace Schengen est un alibi qui ne mĂ©rite pas les frais occasionnĂ©s et l’énergie engagĂ© lors de la procĂ©dure.

    Par ailleurs, les méthodes modernes de recueil se fondent sur de nouvelles générations de puces électroniques capables de recueillir et de stocker de grandes quantités de données et de les transmettre trÚs efficacement par télémétrie.

    MalgrĂ© leur apparente neutralitĂ©, ces donnĂ©es (
) peuvent ĂȘtre dĂ©tournĂ©es en vue d’une surveillance abusive des comportements. (
). Ce risque de dĂ©tournement est encore aggravĂ© par la possibilitĂ© de transmettre de telles donnĂ©es par des techniques performantes de tĂ©lĂ©mĂ©trie qui ne garantissent nullement leur confidentialitĂ© et n’offrent aucune protection contre une utilisation illĂ©gitime (cf. Ange Sankieme Lusanga, notre doctorat en droit Ă  l’UniversitĂ© de Berne, titre de thĂšse : « Esquisse sur l’Ă©mergence d’une nationalitĂ© et citoyennetĂ© transnationale face aux concepts traditionnels. Etude des droits africain, congolais, europĂ©en et suisse », Berne, Ă©ditions StĂ€mpfli  2014,  332 pages).

    La CEDH, dans son texte originaire, ne contient pas de disposition particuliĂšre relative aux demandeurs de visa. Cependant, la Cour EDH a pris en compte les droits de ces derniers et a rĂ©alisĂ© une extension de la protection conventionnelle, sous rĂ©serve de l’activitĂ© politique (art. 16 CEDH).

    En effet et Ă  l’aune de l’art. 1er CEDH, il est reconnu des droits Ă  toute personne, sans distinction de nationalitĂ©, dĂšs lors qu’elle relĂšve de la juridiction d’un Etat membre. Par ailleurs, le mĂ©canisme de la “protection par ricochet” a Ă©galement jouĂ© en faveur des Ă©trangers, une catĂ©gorie de personnes particuliĂšrement vulnĂ©rables.

    Cependant, pour ĂȘtre compatible avec la CEDH, le droit interne doit offrir des garanties de procĂ©dure effectives afin de protĂ©ger les Ă©trangers contre des mesures Ă©tatiques arbitraires. Ainsi, la protection procĂ©durale suppose, en l’espĂšce, les Congolais qui demandent le visa doivent disposer d’un recours effectif au sens de l’art. 13 de la CEDH (voir Ă©galement MSS c/ Belgique et Grece, 21 janv. 2011; Auad c/ Bulgarie, 11 oct. 2011; MĂŒslim C/ Turquie, 26 avr. 2005 § 72; T.I. c/ Royaume-Uni, 7 mars 2000, n° 43844/98).

    En ce qui concerne le dĂ©lai de 6 mois Ă©voquĂ© dans l’Ă©mission, force est de constater que cela constitue un dĂ©ni de justice flagrant, dans la mesure oĂč des garanties fondamentales de la procĂ©dure Ă©quitable ne sont respectĂ©es, cf. par analogie, voir Othman c/ Royaume-Uni, 17 janv, § 260. Par ailleurs, la Cour EDH exige que, les demandes (
) soient examinĂ©es rapidement, attentivement et avec une diligence particuliĂšre” (voirTanda-Muzinga c/ France, 10 juil. 2014, § 73).

    En vous remerciant pour toute l’attention que vous aurez accordĂ©e Ă  la prĂ©sente prise de position et en particulier en publiant ce qui prĂ©cĂšde, pour que les Congolais soient informĂ©s de leurs droits, je vous prie de recevoir, Messieurs les Journalistes, l’expression de nos sentiments distinguĂ©s.

    LE POTENTIEL

     

  • Dialogue politique : Tshisekedi sera lĂ  !

    Dialogue politique : Tshisekedi sera lĂ  !

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-Sauf imprĂ©vu, le prĂ©sident national de l’Union pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs Social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, devrait conduire en personne la dĂ©lĂ©gation de son parti politique au Dialogue politique encore en projet en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Cette information a Ă©tĂ© livrĂ©e par son fils, qui est en mĂȘme temps SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral en charge des Relations ExtĂ©rieures de l’UDPS, FĂ©lix Tshisekedi, hier mercredi 12 aoĂ»t 2015 sur les antennes de la radio Top Congo.

    Ce jeune opposant, qui ne cesse de monter en flĂšche dans l’opinion tant nationale qu’internationale, a rappelĂ© que le sphinx de Limete se trouve toujours en convalescence en Belgique, oĂč il sĂ©journe depuis le mois d’aoĂ»t 2014, et qu’il se remet lentement mais sĂ»rement de son mal.

    FĂ©lix Tshisekedi a soutenu qu’au regard de l’évolution de l’état de santĂ© de son pĂšre, il est physiquement et mentalement prĂȘt Ă  participer au Dialogue national inclusif que l’UDPS considĂšre comme la seule panacĂ©e pour guĂ©rir la RDC de la crise politique qui la ronge depuis les fraudes Ă©lectorales du 28 novembre 2011.

    A en croire le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Adjoint de l’UDPS chargĂ© des Relations ExtĂ©rieures, des avancĂ©es notables ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans les contacts officiels et informels entre la haute direction de son parti et des Ă©missaires du Chef de l’Etat, pour baliser la voie du Dialogue national dans un dĂ©lai raisonnable.

    Sans pour autant prĂ©ciser de date, il a affirmĂ© que ce forum devrait ĂȘtre convoquĂ© avant la fin de l’annĂ©e en cours, sans quoi l’UDPS ne va plus se sentir concernĂ©e par une quelconque concertation entre le pouvoir et l’opposition, afin de ne pas cautionner le glissement tant redoutĂ© dans les salons politiques de Kinshasa, aussi bien dans les rangs de l’Opposition, de la SociĂ©tĂ© civile que des frondeurs de la majoritĂ©.

    RĂ©pondant Ă  une frange de l’0pposition qui soupçonne l’UDPS de rouler pour le glissement, dans ses tractations avec les Ă©missaires officiels et officieux de Joseph Kabila, le fils de Tshisekedi a une fois de plus portĂ© un cinglant dĂ©menti Ă  ces allĂ©gations.

    Il a fait remarquer que la Commission tripartite Ceni-MajoritĂ©-l’Opposition placĂ©e sous la direction de la CENI, prĂ©conisĂ©e par une partie de l’opposition, est sans objet, d’autant plus que cette institution d’appui Ă  la dĂ©mocratie, en l’absence de son prĂ©sident, l’AbbĂ© Malumalu, indisponible pour des raisons de santĂ©, est dirigĂ©e par son vice-prĂ©sident, Mpungwe, un haut cadre du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la DĂ©mocratie).

    La frange de l’opposition non favorable au Dialogue, a-t-il soulignĂ©, a fait un virage Ă  180 degrĂ©s en soutenant une tripatite Ă  l’intĂ©rieur de la CENI, qu’elle avait rĂ©cusĂ©e Ă  un moment donnĂ© en portant plainte contre son prĂ©sident, l’AbbĂ© Apollinaire Malumalu, et en lançant une pĂ©tition pour sa dĂ©mission.

    Pour FĂ©lix Tshisekedi, tous les problĂšmes politiques et techniques liĂ©s au processus Ă©lectoral doivent ĂȘtres dĂ©battus et rĂ©glĂ©s lors du Dialogue national, que l’on souhaite inclusif.

    Abordant l’épineux problĂšme de la mĂ©diation internationale, qui divise les principaux protagonistes au Dialogue, Ă  savoir la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle et l’UDPS, FĂ©lix Tshisekedi a fait savoir qu’un consensus est en voie d’ĂȘtre trouvĂ© pour aplanir cette divergence.

    Toutefois, le chef de la diplomatie de l’UDPS ne fait aucune diffĂ©rence entre la « mĂ©diation internationale » exigĂ©e par son parti et une frange de l’Opposition, et « l’accompagnement international », rĂ©clamĂ© par le camp du Chef de l’Etat. Il s’agit lĂ , Ă  son avis, d’un problĂšme de terminologie pour exprimer la mĂȘme rĂ©alitĂ©.

    Le plus important, pour l’UDPS, est que ce Dialogue se tienne sous l’égide de la CommunautĂ© internationale, conformĂ©ment Ă  l’Accord- cadre d’Addis-Abeba (fĂ©vrier 2013) et la RĂ©solution 2098 du Conseil de SĂ©curitĂ© des Nations Unies (avril 2013).

    Parlant des termes de rĂ©fĂ©rence de ce forum, FĂ©lix Tshisekedi a fait Ă©tat des convergences des vues entre Limete et le Palais de la Nation au sujet de la nĂ©cessitĂ© d’un calendrier Ă©lectoral consensuel, du nettoyage du fichier Ă©lectoral, de l’enrĂŽlement des nouveaux majeurs, de l’évaluation du financement du processus Ă©lectoral, du refus d’une nouvelle transition, du refus de tout glissement, etc.

    Il a rĂ©affirmĂ© que les exigences de l’UDPS communiquĂ©es en son temps Ă  l’émissaire de Joseph Kabila sont devenues Ă  ce jour un secret de polichinelle : examen du contentieux Ă©lectoral de 2011, mĂ©diation internationale audit externe du fichier Ă©lectoral, enrĂŽlement de nouveaux majeurs, neutralitĂ© de la CENI, libĂ©ration des dĂ©tenus politiques et d’opinions, rĂ©ouverture des mĂ©dias fermĂ©s, libĂ©ralisation effective des activitĂ©s politiques, etc .

    ERIC WEMBA- Le Phare on ligne

  • En RDC, la leçon burkinabĂš sera-t-elle retenue?

    En RDC, la leçon burkinabÚ sera-t-elle retenue?

    kabila 1-La situation au Burkina est scrutĂ©e avec attention en RDC oĂč le dĂ©bat sur une possible rĂ©vision constitutionnelle fait rage. Les responsables de la prison centrale de Kinshasa ont confisquĂ© tous les postes tĂ©lĂ©viseurs qui Ă©taient dans les cellules des prisonniers pour empĂȘcher les dĂ©tenus de suivre l’Ă©volution de la situation Ă  Ouagadougou. Les Congolais suivent aussi avec amusement les mĂ©saventures d’une dĂ©lĂ©gation de la majoritĂ© partie au Burkina Faso Ă©tudier la stratĂ©gie utilisĂ©e par le prĂ©sident CompaorĂ© pour faire modifier la Constitution.

    A la prison centrale de Kinshasa, des postes de télévision ont été retirés des cellules, question de ne pas permettre aux prisonniers de suivre le déroulement des évÚnements du Burkina Faso, déclarent les détenus.

    Au mĂȘme moment circulent sur les rĂ©seaux sociaux des informations faisant Ă©tat des difficultĂ©s de la dĂ©lĂ©gation de la majoritĂ© prĂ©sidentielle Ă  Ouagadougou. Des politiques congolais, dont certains de la majoritĂ©, affirment que, partis pour s’inspirer des stratĂ©gies du maintien au pouvoir de Blaise CompaorĂ©, les membres de cette dĂ©lĂ©gation ont appris une autre leçon. Les derniers bouleversements au Burkina Faso ont montrĂ© comment on pouvait quitter le pouvoir si l’on ne respectait pas les textes auxquels on avait soi-mĂȘme souscrit.

    Le recensement général au secours de Kabila?

    Et dans la mouvance kabiliste, on parle d’une autre cartouche pour Ă©viter l’alternance : il s’agit du recensement gĂ©nĂ©ral. Pour certains tĂ©nors de la majoritĂ©, le recensement devrait glisser jusqu’en 2019, ce qui ne permettrait pas la tenue de la prĂ©sidentielle avant cette date. Mais dans la population, certains disent croire en la capacitĂ© du peuple congolais de rĂ©aliser le tour de force des BurkinabĂš.

    RFI

  • Gouvernement : Kabila –Matata, long tĂȘte-Ă -tĂȘte hier

    Gouvernement : Kabila –Matata, long tĂȘte-Ă -tĂȘte hier

    kabila-matata-Reçu en tĂȘte-tĂȘte par le PrĂ©sident Joseph Kabila, le Premier ministre Matata a visiblement eu du mal Ă  dissimiler la joie profonde qu‟il avait au fond de son coeur. Les journalistes qui ont scrutĂ© son visage, au sortir de la longue audience, environ deux heures, ont vu un Augustin Matata rayonnant, sĂ»r de lui. MĂȘme si, officiellement, rien n‟a filtrĂ©, la seule rencontre entre les deux hommes a suffi pour relancer la rumeur, de plus en plus persistante, sur la reconduction de Matata Ă  la tĂȘte du Gouvernement. Que se sont-ils dit ? C‟est la question qui est sur toutes les lĂšvres aprĂšs le face-Ă -face Joseph Kabila- Augustin Matata Ponyo. Les ministrables ont appelĂ© partout pour tenter de pĂ©nĂ©trer le mystĂšre qui a entourĂ© l‟entretien entre les deux tĂȘtes de l‟exĂ©cutif. Des fins limiers de La ProspĂ©ritĂ©, eux, ont, aprĂšs recoupement de plusieurs bribes d‟information, rĂ©alisĂ© que l‟avĂšnement de la nouvelle Ă©quipe gouvernementale est, comme jamais au par avant, imminente. Le Premier ministre Matata Ponyo part avec de fortes chances de conserver son fauteuil. Ildevrait diriger un Gouvernement ouvert Ă  l‟Opposition, particuliĂšrement celle ayant participĂ© activement aux travaux des Concertations nationales. On pense ici Ă  l‟Opposition dite rĂ©publicaine chĂšre Ă  LĂ©on Kengo.On signale aussi la venue des personnalitĂ©s politiques en pointe sur le dossier de la rĂ©vision constitutionnelle. Le nom de Matata circulait dĂ©jĂ  Si Matata Ă©tait reconduit, cela ne constituerait en rien une surprise. Dans la matinĂ©e d‟hier, lundi 8 septembre, alors qu‟il inspectait la rentrĂ©e scolaire dans certaines Ă©coles de la capitale, Augustin Matata est apparu trĂšs dĂ©tendu, souriant. D‟aprĂšs certaines indiscrĂ©tions, le Chef de l‟Etat a procĂ©dĂ©, depuis la semaine derniĂšre, Ă  des consultations de derniĂšres minutes avec ses alliĂ©s. Le Palu de Gizenga a Ă©tĂ© reçu en dĂ©but de week-end. D‟autres avaient prĂ©cĂ©dĂ©.Hier, câ€ŸĂ©tait le tour de l‟ARC d‟Olivier Kamitatu. Au-delĂ  de la question des listes des candidats, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, AutoritĂ© morale de la MajoritĂ©, aurait plaidĂ© et soutenu le maintien, pour une annĂ©e encore, de Matata Ă  la tĂȘte du Gouvernement. Ce dernier faisant l‟objet d‟une contestation de la part de certains chefs des partis politiques de la MajoritĂ©. L’Opposition radicale non concernĂ©e Du cĂŽtĂ© de l‟Opposition dite radicale, la venue du prochain Gouvernement est un non Ă©vĂ©nement. A l‟Udps, l‟on s‟attend tout simplement Ă  la conquĂȘte de l‟impĂ©rium. L‟Unc, le MLC ainsi que d‟autres formations politiques d‟opposition qui comptent avaient dĂ©jĂ  dit non et attendent le calendrier Ă©lectoral global comprenant la prĂ©sidentielle en 2016. Il reste Ă  savoir jusqu‟oĂč ira la cohĂ©sion nationale annoncĂ©e. Pour ce, il faudra attendre la sortie du Gouvernement pour voir sa composition.

    La Prosperite

  • De quoi on se mĂȘle si les Etats-Unis accueillent leur marionnette « Joseph Kabila » 
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    De quoi on se mĂȘle si les Etats-Unis accueillent leur marionnette « Joseph Kabila » 
.

     whitehouse2–J’ai toujours pensĂ©, et si j’avais bien compris, que des Congolais luttent gĂ©nĂ©ralement pour l’indĂ©pendance et la souverainetĂ© de la RD-Congo. Mais je suis surpris de constater que les mĂȘmes qui parlent d’indĂ©pendance de la RD-Congo n’hĂ©sitent pas Ă  porter des calicots, soit Ă  produire une Ă©criture, ici je m’adresse particuliĂšrement aux intellectuels congolais, qui invitent et rappellent Ă  Obama, c’est-Ă -dire aux États-Unis dont la politique Ă©trangĂšre n’est pas du ressort du Chef de l’État mais plutĂŽt de l’État profond, sa promesse de sauvetage de la RD-Congo. Des congolais comptent sur lui et lui demandent, et ce dans un Ă©tat de faiblesse Ă©tonnant, d’avoir en quelque sorte pitiĂ© du pauvre nĂšgre congolais qui n’en peut rien de lui-mĂȘme.

    La classe politique, le pouvoir comme l’opposition politique au Congo, fait le voyage des États –Unis quand elle est tout simplement convoquĂ©e par une institution sous le contrĂŽle de la CIA. Attention, car il ne faut point aborder la question de cette façon pour ne jamais courroucer le samaritain sur qui la demande est faite. Et ceux qui l’écrivent ou adoptent cette position que mĂȘme les AmĂ©ricains ne comprennent voudraient que nous autres applaudissions ou apprĂ©cions. Que des Congolais nous disent comment ils sont hypnotisĂ©s par les Anglo-saxons, comment ils aiment faire le voyage des États-Unis et aller dĂ©battre des questions de souverainetĂ© nationale face aux Ă©trangers et loin du pays. Et aprĂšs on dira que les AmĂ©ricains ne les respectent pas.

    VoilĂ  finalement Ă  quoi ressemble la classe politique congolaise quand personne ne se montre homme et assez courageux pour dire je ne vais pas aux Etats-Unis. Aucun respect !

    À vrai dire, pendant que je souffre, je peine Ă  suivre et me demande souvent si rĂ©ellement des Congolais savent ce qu’ils veulent pour la RD-Congo. Le comportement reste indigne de l’indĂ©pendance et de la souverainetĂ© que nous ne semblons mĂ©riter.

    Que « Joseph Kabila » fasse le dĂ©placement des Etats-Unis, ce que je trouve Ă©vident, des Congolais s’en plaignent. Que la marionnette soit reçue par ses maĂźtres, c’est le mĂȘme discours et attitude chez les Congolais qui n’admettent pas que les États-Unis puissent se permettre cet impair pour eux. Je ne dirais pas que j’ai honte mais j’essaye de saisir le pourquoi du retard, voire du tĂątonnement qui caractĂ©rise ce que les Congolais reconnaissent tous comme Ă©tant le combat pour la libĂ©ration du Congo.

    Et aujourd’hui, beaucoup se plaignent que le pauvre Ewanga soit arrĂȘtĂ©. Et le voilĂ  seul croupir, et ce comme le Vieux Tshisekedi hier et tant d’autres dans les prisons du marĂ©chal. VoilĂ  ce qui arrive Ă  une Ă©lite ou Ă  un peuple qui en se moquant de son passĂ© reproduit les mĂȘmes fautes qui font souffrir des individus presque inutilement alors que le savoir du passĂ© pouvait aider Ă  Ă©viter des souffrances moins efficaces.

    On reproduit la roue face Ă  un adversaire dont le seul mĂ©rite est de se multiplier pour fatiguer ses proies. Bon, aprĂšs tout que chacun fasse ce qu’il veut selon ce que son intelligence peut comprendre et que les autres poursuivent leur marche.

    Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila

     Mufoncol Tshiyoyo

    PrĂ©sident du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo
    004745007236

  • Le 17 mai 1997 ou le 2 Aout 1998, je pose ma question

    Le 17 mai 1997 ou le 2 Aout 1998, je pose ma question

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-Pour l’histoire et des gĂ©nĂ©rations Ă  venir, se suis dĂ©sagrĂ©ablement surpris d’apprendre que des Congolais commĂ©morent la date du 2 AoĂ»t 1998 comme Ă©tant celle du dĂ©but d’agression de la RD-Congo. Je voudrais pour ma part souligner que le 17 mai 1997 marque la date d’agression de la RD-Congo. Et le 2 AoĂ»t n’est que la suite, je dirais logique, ou le prolongement du 17 mai 1997.
    En effet, les diffĂ©rentes armĂ©es ( Ă©thiopiennes, soudanaises, Ă©rythrĂ©ennes, ougandaises, rwandaises, burundaises, bref des nilotiques) qui s’emparent de Kinshasa le 17 mai 1997 par le beach Baramoto du cĂŽte de Kingabwa, et il fallait les voir, cette masse soldatesque, et ceux qui entrent par l’AĂ©roport de N’djili en provenance de Bandundu, Ă  ne pas oublier l’infiltration de quelques Ă©lĂ©ments de services de renseignement militaire dĂ©jĂ  prĂ©sents sur place Ă  Kinshasa qui y perpĂ©traient des crimes et y tuaient des gens, ne sont jamais parties de la RD-Congo et ce jusqu’Ă  ce jour. On ne quitte un pays que l’on vient d’occuper et ce du jour au lendemain surtout que Laurent DĂ©sirĂ© Kabila faisait la chasse aux militaires Congolais de la DSP et autres EX-FAZ.
    Quand nos enfants, notre jeunesse prĂȘtait ses bras en transportant, qui des armes, qui des sacs Ă  dos de ceux qui marchaient triomphalement Ă  Kinshasa et qui Ă©taient prĂ©sentĂ©s comme des “Kadogo” pendant que leur morphologie les trahissait, et que certains d’entre – nous chantaient et dansaient, et que dans certaines ruelles, nos mamans accueillaient en Ă©talant Ă  mĂȘme la terre leur pagne pour que des envahisseurs y marchent dessus, les Congolais dans leur ensemble tombĂšrent dans un piĂšge de ce qui ressemblait Ă  peu prĂšs au dĂ©part de Mobutu mais en rĂ©alitĂ© l’accueil Ă©tait celui des armĂ©es d’occupation. Le 17 mai 1997 se transforme en une occupation militaire. C’est le jour de honte oĂč nous avons tous vendu notre pays par le biais d’un conglomĂ©rat d’aventuriers, ces fameux Kabilistes et qui ne se gĂȘnent mĂȘme pas aujourd’hui de relever le visage et de parler du Congo. À votre place messieurs et dames, j’apprendrais Ă  me taire.
    Je ne menace personne mais j’enrage. Car j’en connais le vĂ©ritable prix: l’exil

    Shame on you….!

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    PrĂ©sident du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, Facebook Mufoncol Tshiyoyo
    004745007236

     

  • RDC: qui sont les auteurs de l’attaque contre le camp Tshatshi?

    RDC: qui sont les auteurs de l’attaque contre le camp Tshatshi?

    « previous Des partisans d'Etienne Tshisekedi arrĂȘtĂ©s par les forces de l'ordre. AFP PHOTO/ GWENN DUBOURTHOUMIEU
    « previous Des partisans d’Etienne Tshisekedi arrĂȘtĂ©s par les forces de l’ordre. AFP PHOTO/ GWENN DUBOURTHOUMIEU

    -En RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, des hommes armĂ©s s’en sont pris, mardi 22 juillet, Ă  une caserne de la capitale. Il s’agit du camp Tshatshi oĂč sont logĂ©s des militaires de la Garde rĂ©publicaine. Une attaque dont le bilan a Ă©tĂ© revu Ă  la hausse la nuit derniĂšre.

    AprĂšs le dĂ©cĂšs la nuit d’un militaire qui Ă©tait blessĂ© dans les affrontements, le bilan est dĂ©sormais de neuf morts : sept assaillants et deux Ă©lĂ©ments de la Garde rĂ©publicaine. Selon plusieurs sources, quelques assaillants, moins d’une dizaine, ont Ă©tĂ© capturĂ©s aprĂšs l’échec de l’attaque contre le camp militaire Tshatshi.

    Les interrogatoires n’auraient pas encore permis d’identifier avec certitude le groupe ou les diffĂ©rents groupes auxquels appartiendrait la vingtaine de personnes du contingent neutralisĂ©. Guerriers Enyele ou ex-Division spĂ©ciale prĂ©sidentielle (ex-DSP) du marĂ©chal Mobutu revenue de Brazzaville ? Certains soupçons dans ce sens sont rapportĂ©s par le quotidien Le Phare, qui cite un haut responsable des services de sĂ©curitĂ©.

    Cependant, d’autres sources militaires conseillent la prudence. Elles expliquent que l’attaque contre le camp Tshatshi Ă©tait vraisemblablement destinĂ©e Ă  libĂ©rer des personnes interpellĂ©es quelques jours plus tĂŽt et qui appartiendraient Ă  des groupes diffĂ©rents. Ces personnes sont supposĂ©es prĂ©parer des actes de dĂ©stabilisation dans la capitale.

    RFI