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  • Perte de 404 millions USD en 2019 aprĂšs des dĂ©prĂ©ciations d’actifs

    Perte de 404 millions USD en 2019 aprĂšs des dĂ©prĂ©ciations d’actifs

    -Glencore, le gĂ©ant du nĂ©goce des matiĂšres premiĂšres basĂ© en Suisse, a publiĂ© mardi une perte de 404 millions de dollars (372 millions d’euros) pour 2019, plombĂ© par des dĂ©prĂ©ciations d’actifs et la baisse des cours du cobalt et du charbon. Le groupe, qui avait dĂ©gagĂ© un bĂ©nĂ©fice net de 3,4 milliards un an plus tĂŽt, a inscrit dans ses comptes 2,8 milliards de dollars de charges de dĂ©prĂ©ciations liĂ©es Ă  ses mines de cuivre en Afrique, au charbon en Colombie et Ă  des actifs pĂ©troliers au Tchad.
    Son excĂ©dent brut d’exploitation s’est contractĂ© de 26%, Ă  11,6 milliards de dollars sous l’effet de la baisse des cours des matiĂšres premiĂšres qui a pesĂ© sur ses activitĂ©s miniĂšres, a-t-il indiquĂ© dans un communiquĂ©.
    « Notre performance pour 2019 est le reflet des nĂ©gociations commerciales prolongĂ©es et incertaines », affirme Ivan Glasenberg, son directeur gĂ©nĂ©ral, citĂ© dans le communiquĂ©, Ă©voquant les « tensions » autour des barriĂšres commerciales grandissantes, ainsi que des prix dans l’ensemble « plus faibles » pour ses principales matiĂšres premiĂšres.
    Sur l’ensemble de l’annĂ©e, les prix du cuivre, son mĂ©tal de rĂ©fĂ©rence, se sont situĂ©s en moyenne 8% en deçà de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, le zinc en baisse en moyenne de 13%, le cobalt en baisse de 57% tandis que le charbon thermique a de son cĂŽtĂ© chutĂ© en moyenne de 27%, a chiffrĂ© le groupe suisse.
    « A court terme, nous surveillons Ă©troitement l’évolution du coronavirus », ajoute le patron du groupe suisse, qui cherche Ă  Ă©valuer les rĂ©percussions pour la croissance Ă©conomique et les marchĂ©s, et les Ă©ventuels « ajustements » nĂ©cessaires.
    Pour 2019, le groupe a nĂ©anmoins maintenu son dividende Ă  0,20 dollar par action.​

    Avec Libre Afrique

  • Les « sauts de mouton » kinois au centre de polĂ©miques et d’une instruction judiciaire

    Les « sauts de mouton » kinois au centre de polĂ©miques et d’une instruction judiciaire

    -La construction de « sauts de mouton » (des ponts surplombant des carrefours) Ă  Kinshasa, la capitale de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) pour – tenter de – dĂ©sengorger le trafic routier dans cette mĂ©galopole d’une dizaine de millions d’ñmes, ne cesse de dĂ©frayer la chronique, entre retards accumulĂ©s, dĂ©sagrĂ©ments pour les automobiles, problĂšmes de financement voire suspicion de dĂ©tournements de fonds. La rĂ©alisation rapide de ces sept ouvrages faisait partie du « programme des cents jours » lancĂ© en mars dernier par le nouveau prĂ©sident FĂ©lix Antoine Tshisekedi Tshilombo peu aprĂšs son accession au pouvoir Ă  l’issue des scrutins controversĂ©s du 30 dĂ©cembre 2018. Ce programme comprend aussi la construction et de rĂ©habilitation des routes, d’écoles et d’hĂŽpitaux.
    Entamée sur les chapeaux de roue, la construction des sauts de mouton visait, selon M. Tshisekedi à la fois à « embellir » Kinshasa, mais aussi de fluidifier le trafic sur les grandes artÚres de la ville en éliminant les embouteillages aux heures de pointe. Ils concernent les voies qui drainent un nombre important de véhicules vers le centre-ville et vice-versa.
    Mais les retards se sont accumulés, à la fois en raison de problÚmes techniques et de financement. A la colÚre des Kinois, confrontés à des embarras de circulation encore plus importants dus aux travaux, avec des inaugurations sans cesse reportées.
    Le prĂ©sident Tshisekedi a visitĂ© jeudi, pour la deuxiĂšme fois, les diffĂ©rents chantiers aprĂšs avoir ordonnĂ© un audit sur l’utilisation des fonds dĂ©bloquĂ©s pour la construction de ces ouvrages. Les travaux avaient repris lundi dernier sur certains chantiers aprĂšs que le gouvernement eut dĂ©cidĂ© d’affecter 3,5 millions de dollars supplĂ©mentaires pour achever ces travaux d’ici le mois de juin 2020.
    Dans un rapport publiĂ© le 8 janvier, une ONG, l’Observatoire de la dĂ©pense publique (Odep), affirmait que le programme d’urgence « de 100 jours » a Ă©tĂ© gĂ©rĂ© en violation de la loi-cadre rĂ©gissant les finances publiques. Elle citait notamment des cas de surfacturation ou encore d’opacitĂ© dans le processus de passation de marchĂ©.
    Ces rĂ©vĂ©lations ont conduit la justice congolaise Ă  ouvrir une enquĂȘte sur l’utilisation des fonds allouĂ©s Ă  l’exĂ©cution de ces travaux publics.
    Selon la presse kinoise, cette instruction judiciaire a Ă©tĂ© ouverte samedi par le parquet gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour d’appel de Kinshasa/Matete. Elle vise Ă  enquĂȘter sur l’exĂ©cution des diffĂ©rents travaux publics, comme la construction ou la rĂ©habilitation de routes – dont les « sauts de mouton », mais aussi d’écoles et d’hĂŽpitaux.
    Les sites d’information ActualitĂ©.cd et 7sur7.cd expliquaient que le procureur gĂ©nĂ©ral a requis du vice-Premier ministre et ministre du Budget, Jean Baudouin Mayo Manbeke, qu’il lui transmette les copies de tous les bons d’engagement Ă©tablis en faveur des sociĂ©tĂ©s exĂ©cutant les travaux de 100 jours ainsi que les numĂ©ros de dossiers relatifs en urgence.
    Le ministre des Finances, JosĂ© Sele Yalaghuli, est priĂ© de transmettre les copies des ordres de paiements informatisĂ©s et/ou toutes les lettres de paiements d’urgence Ă©tablies en faveur de toutes les entreprises retenues. Il doit Ă©galement transmettre l’exĂ©cution du plan de trĂ©sorerie et de dĂ©caissement de fonds en faveur de ces entreprises.
    Le vice-Premier ministre et ministre en charge des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), Willy Ngoopos Sunzhel, est lui aussi sollicitĂ© par le procureur.​

    Avec LIBRE AFRIQUE

  • Les victimes de l’ancien chef de l’ANR Kalev Mutondo passent Ă  l’offensive judiciaire

    Les victimes de l’ancien chef de l’ANR Kalev Mutondo passent Ă  l’offensive judiciaire

    -Plus d’une trentaine d’anciens opposants et activistes des droits de l’homme, constituĂ©s en comitĂ©s, ont saisi l’Acaj (Association congolaise pour l’accĂšs Ă  la justice). Jean-Claude Muyambo, Jean-Bertrand Ewanga, Gecoco Mulumba et les autres estiment que leurs droits ont Ă©tĂ© violĂ©s par l’ANR du temps de Kalev Mutondo.

    « Arrestations, dĂ©tentions arbitraires, traitements inhumains et dĂ©gradants ». Par ces mots, Jean-Claude Muyambo a, d’entrĂ©e de jeu, dĂ©fini les raisons de la dĂ©marche du collectif.
    La plainte s’ajoutera Ă  celle introduite en 2016 contre Kalev Mutondo. Les deux groupes se rejoignent sur les mĂȘmes motifs, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident du parti SCODE. Et le bĂątonnier Muyambo de rappeler Ă  l’intention du public : « Vous avez vu comment on a dĂ©shabillĂ© Ewanga en public ? comment Gecoco pissait mĂȘme le sang ? Vous avez vu comment on a Ă©crasĂ© mon pied ? » Le collectif insiste sur les tortures dont ils affirment avoir Ă©tĂ© l’objet dans les cachots des services de renseignements.

    Selon Me David Tshimanga, avocat de Gecoco Mulumba, Kalev Mutondo a une responsabilitĂ© pĂ©nale et civile. « M. Kalev est un prĂ©posĂ© de l’État congolais qui sera tenu pĂ©nalement responsable des faits infractionnels. »
    Ils affirment avoir des preuves et ne pas avoir de haine. L’objectif de la dĂ©marche est d’en finir avec ce genre d’actes.

    Avec RFI

  • comment le TP Mazembe est devenu un gĂ©ant du football en Afrique

    comment le TP Mazembe est devenu un géant du football en Afrique

    charles-musonda-nomme-selectionneur-adjoint-du-tp-mazembe-Le TP Mazembe affrontera ce samedi, Ă  Lubumbashi, un autre mastodonte du football, le Zamalek SC (Égypte). Retour sur la trajectoire le club congolais qui s’est hissĂ©, au cours de ses 80 annĂ©es d’existence, parmi les meilleurs d’Afrique.

    Les supporters des Corbeaux s’en donneront Ă  coeur joie. L’occasion ? Un match de Ligue des Champions à
 Lubumbashi samedi 30 novembre. Le TP Mazembe affrontera ce jour-lĂ  un autre grand d’Afrique, le Zamalek SC (Égypte), qui dĂ©tient lui aussi cinq titres remportĂ©s dans cette compĂ©tition.

    Alors que le TP Mazembe fĂȘte son 80e anniversaire, l’affiche entre les deux mastodontes est la meilleure des publicitĂ©s. MoĂŻse Katumbi, s’il ne boude pas son plaisir lorsque son club remporte le championnat de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) aux dĂ©pens de l’AS Vita Club et du DC Motema Pembe, le chairman vibre surtout pour la Ligue des Champions.

    Cinq Ligues des Champions

    Quand MoĂŻse Katumbi est nĂ©, en 1964, la Ligue des Champions Ă©tait alors appelĂ©e Coupe des clubs champions. En 1967, le TP Mazembe Ă©jecte de la plus haute marche du podium les GhanĂ©ens de l’Asante Kotoko (1-1, 2-2) et en 1968, il ravit la victoire aux Togolais de l’Etoile Filante de LomĂ© (5-0, 1-4).

    Ensuite, pendant plus de trente ans, le club se contentera de quelques « sucreries ». plusieurs titres nationaux (sept championnats, trois coupes), et une victoire en Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1980, une compĂ©tition aujourd’hui dĂ©funte, viendront rassasier les fans des Corbeaux.

    Quand le Français Diego Garzitto accepte de s’engager avec Mazembe en 2003, le club vivote. « J’avais rencontrĂ© Katumbi , qui avait repris le club en 1997, Ă  Bruxelles, oĂč il Ă©tait dĂ©jĂ  en exil. On sentait qu’il avait de l’ambition, mais pas beaucoup de moyens. Cependant, il voyait Ă  long terme, il savait qu’il lui faudrait du temps ».

    À Lubumbashi, Garzitto gagne alors 4 000 euros, et les joueurs rarement plus de 400 ou 500 euros. Les structures d’entraĂźnement sont quasi inexistantes, les Ă©quipements pour les joueurs rares et prĂ©cieux. « Je suis restĂ© un an. Quand Katumbi m’a demandĂ© de revenir, en 2008, les choses avaient changé », poursuit-il.

    Évolution

    Le Boss est sur place, et les moyens augmentent. Garzitto empoche « trois ou quatre fois plus qu’en 2003 », les joueurs touchent des salaires trĂšs confortables. « Ce n’était pas encore l’opulence, mais ce n’était plus comparable. On voyait qu’il y avait eu du travail, que le prĂ©sident mettait de l’argent dans le club. Lors de mon premier passage, on avait recrutĂ© certains jeunes joueurs. Cinq ans plus tard, la plupart Ă©tait toujours lĂ , avec de l’expĂ©rience en plus ».

    Et 31 ans aprĂšs la conquĂȘte de la derniĂšre Ligue des Champions, le TP Mazembe se rĂ©installe sur le toit de l’Afrique, face aux NigĂ©rians de Heartland FC (1-2, 1-0).

    Kidiaba, Mputu, Mihayo (l’actuel entraĂźneur) ou Kaluyituka rejoignent leurs aĂźnĂ©s Kalala, Tshinabu, Nyembo ou Saidi, au rang des hĂ©ros locaux.

    La nouvelle histoire des Corbeaux est en marche, et Katumbi poursuit son entreprise de consolidation d’un Ă©difice adulĂ©, dĂ©testĂ© ou enviĂ©.

    En 2010, les Congolais conservent leur titre contre l’EspĂ©rance Tunis (5-0, 1-1) et atteignent quelques semaines plus tard la finale de la Coupe du Monde des clubs Ă  Abu Dhabi, oĂč l’Inter Milan d’un certain Samuel Eto’o, buteur ce jour-lĂ , fracasse les rĂȘves des Africains (3-0).

    Culture du succĂšs

    La dĂ©cennie qui s’ouvre consacre le TP Mazembe au niveau continental. ArrivĂ© en 2013, Patrice Carteron, qui restera Ă  Lubumbashi jusqu’en dĂ©cembre 2015, a Ă©tĂ© Ă  la fois un acteur actif et un observateur attentif de l’évolution du club subsaharien le plus titrĂ© sur la scĂšne africaine.

    « Il y a une culture du succĂšs. Pour beaucoup de Congolais, Katumbi est un exemple de rĂ©ussite, dans un pays immense, oĂč il y a Ă  la fois d’énormes richesses et une grande pauvretĂ©. Faire du TP Mazembe une formation capable de rivaliser avec les Ă©quipes d’Afrique du Nord, ce n’était pas gagnĂ©. On sent que c’est un club respectĂ©. Le fait d’arriver dans un avion privĂ©, aux couleurs du club, ça en impose. Quand on voyageait en RDC, moi qui n’ai jamais voulu me mĂȘler de politique interne, j’ai quand mĂȘme compris que le TP Mazembe, au moins Ă  l’époque de Joseph Kabila, Ă©tait perçu comme le club de l’opposition, en raison de la personnalitĂ© de son prĂ©sident, et qu’on lui mettait parfois des bĂątons dans les roues, car ses victoires gĂȘnaient », explique le Français, qui a remportĂ© la derniĂšre Ligue des Champions des Corbeaux en 2015 (2-1, 2-0 face Ă  l’USM Alger).

    « Il a construit un stade de 20 000 places, et a annoncĂ© qu’il allait en faire un nouveau de 50 000. L’effectif dispose d’un centre d’entraĂźnement moderne, il y a une acadĂ©mie qui fonctionne bien. Ce qu’il a rĂ©ussi Ă  faire en si peu de temps, doter le TPM de structures comparables Ă  celles d’un bon club europĂ©en, nouer des partenariats avec Anderlecht ou Clermont Foot, cela prouve qu’il y a une vision.»

    « Le TP Mazembe doit ĂȘtre un exemple »

    Pendant l’exil europĂ©en de MoĂŻse Katumbi, les Corbeaux ont tout de mĂȘme gagnĂ© deux fois la Coupe de la CAF (2016, 2017) et le championnat national Ă  trois reprises (2016, 2017, 2019).

    Le budget (entre 7 et 8 M€ selon certaines sources) n’est plus aussi Ă©levĂ© qu’avant son dĂ©part forcĂ©, mais le train de vie du club est assurĂ©. Les joueurs perçoivent des salaires trĂšs confortables, pouvant grimper jusqu’à 15 000 ou 20 000 euros, et les primes sont parfois gĂ©nĂ©reuses.

    « Katumbi est un prĂ©sident trĂšs prĂ©sent, mais qui, contrairement Ă  d’autres, connaĂźt bien le football. On pouvait ne pas ĂȘtre d’accord, mais il n’a jamais cherchĂ© Ă  m’imposer des joueurs », ajoute Carteron.

    Aujourd’hui, le TP Mazembe « devrait ĂȘtre pris comme exemple par d’autres clubs subsahariens, ce qui favoriserait le dĂ©veloppement du football en Afrique. C’est une fiertĂ© pour les Congolais qu’il soit au niveau oĂč il est et qu’il soit devenu un fleuron sur le continent », conclut Constant Omari, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration Congolaise de Football (FECOFA).

    Avec JA

  • Le Gouvernement rĂ©duit son budget de moitiĂ©

    Le Gouvernement réduit son budget de moitié

    -La République démocratique du Congo (RDC) doit revoir son budget 2020 à la baisse de prÚs de moitié, a annoncé lundi le ministÚre des Finances. Un coup dur pour les grands projets anti-pauvreté du président Félix Tshisekedi.

    « La loi de finances 2020 » prĂ©voyait un budget de 10,59 milliards de dollars (au taux actuel du franc congolais) pour quelque 80 millions d’habitants, dont les 2/3 vivent avec moins de deux dollars par jour, sans la moindre protection sociale.

    Cependant, le « plan de trĂ©sorerie », qui tient compte de l’exĂ©cution du budget, ne prĂ©voit plus que 5,45 milliards de dollars de dĂ©penses, selon un communiquĂ© du ministĂšre des Finances, et des recettes un peu moindres. Ce « plan de trĂ©sorerie » prend en compte « des tendances dĂ©favorables de la conjoncture actuelle », note le ministĂšre. Et notamment « les effets dĂ©calĂ©s rĂ©sultant de l’effondrement au dernier trimestre 2018 du cours du cobalt », un minerai dont la RDC est le premier producteur mondial.

    Le budget initial de 11 milliards manquait de « rĂ©alisme », avait prĂ©venu le Fonds monĂ©taire international (FMI), qui a accordĂ© en dĂ©cembre Ă  la RDC une ligne de crĂ©dit d’urgence de 368,4 millions de dollars pour « ses besoins urgents en matiĂšre de balance des paiements ».

    Ce budget devait financer le chantier titanesque de la gratuitĂ© de l’enseignement primaire dans les Ă©coles publiques lancĂ© en septembre 2019. Son coĂ»t a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  2,6 milliards de dollars. Vendredi, le prĂ©sident Tshisekedi a aussi lancĂ© un « plan national stratĂ©gique » pour « la couverture santĂ© universelle », en prĂ©sence du patron de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS).

    « Les citoyens de la RDC sont confrontĂ©s Ă  de nombreux problĂšmes sanitaires: paludisme, rougeole – avec l’un des plus terribles Ă©pisodes depuis 50 ans -, malnutrition et maladie Ă  virus Ebola », a rappelĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Nous sommes en train de chercher les financements », a assurĂ© le ministre de la SantĂ© Eteni Longondo, envisageant une couverture totale « peut-ĂȘtre aprĂšs cinq, dix, quinze ans ».

    La RDC est producteur de mĂ©taux trĂšs convoitĂ©s (cobalt, cuivre, or, coltan). Sa population est pourtant l’une des plus pauvres du monde, dans ce pays oĂč le prĂ©sident a fait de la lutte contre la corruption un de ses objectifs.

    Avec Libre Afrique

  • Menace de boycottage de la radio BBC aprĂšs la rĂ©vocation d’un journaliste congolais

    Menace de boycottage de la radio BBC aprĂšs la rĂ©vocation d’un journaliste congolais

    -La corporation des journalistes congolais a menacĂ© lundi d’appeler au boycottage de la radio britannique BBC en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), aprĂšs le licenciement d’un journaliste congolais, auquel on reproche d’avoir rĂ©alisĂ© une interview controversĂ© d’un Ă©crivain franco-camerounais critique envers Kigali. « Nous invitons la radio BBC Ă  revenir sur sa dĂ©cision injuste de rĂ©vocation de notre confrĂšre Jacques Matand. A dĂ©faut, nous allons inviter tous les Congolais Ă  ne plus suivre cette radio et aux mĂ©dias qui prennent le relais de ne plus le faire », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Boucard Kasonga Tshilunde, Ă  l’AFP.

    « La BBC a agi sur injonction du gouvernement britannique qui a subi des pressions des autorités de Kigali pour qui les écrits de Charles Onana font obstacles à leur visée hégémonique », a-t-il dit.

    Grand nom de la presse congolaise, Jacques Matand Diyambi a travaillé pendant plusieurs années à la radio onusienne Okapi avant de rejoindre la rédaction de BBC Afrique à Dakar (Sénégal).

    En novembre, il a rĂ©alisĂ© une interview avec l’intellectuel franco-camerounais Charles Onana, sur son livre intitulĂ© « Rwanda, la vĂ©ritĂ© sur l’opĂ©ration Turquoise », diffusĂ©e par la BBC les 20 novembre et le week-end des 23 et 24 novembre 2019.

    A la suite de cette interview, « le gouvernement rwandais a accusĂ© la BBC d’avoir Ă©tĂ© injuste, biaisĂ©e et inexacte, et a indiquĂ© qu’il se rĂ©servait le droit de prendre des sanctions Ă  l’encontre de la BBC », peut-on lire dans la lettre de notification de licenciement de M. Matand, consultĂ©e par l’AFP. « Ladite plainte a soulevĂ© des manquements potentiels de votre part, Ă  savoir le non-respect des lignes directives de la politique Ă©ditoriale globale de la BBC ».

    Plusieurs mĂ©dias et organisations des journalistes (au SĂ©nĂ©gal et en RDC) sont vent dĂ©bout contre la radio BBC depuis l’annonce de cette sanction. Sur les rĂ©seaux sociaux, une pĂ©tition invitant la BBC Ă  lever cette mesure circule.

    Les relations entre la RDC et le Rwanda sont en dent de scie. Plusieurs organisations congolaises accusent le Rwanda d’avoir soutenu des groupes armĂ©s qui ont dĂ©stabilisĂ© l’est de la RDC pendant plus de deux dĂ©cennies.

    Depuis l’avĂšnement du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi, les relations entre les deux pays se sont sensiblement amĂ©liorĂ©es au niveau officiel.

    Avec BBC

  • L’ex-chef de l’agence de renseignement briĂšvement interpellĂ© Ă  Kinshasa

    L’ex-chef de l’agence de renseignement briĂšvement interpellĂ© Ă  Kinshasa

    -L’ex-chef de la redoutable Agence nationale de renseignements (ANR) en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), Kalev Mutond, Ă©tĂ© briĂšvement interpellĂ© mercredi Ă  l’aĂ©roport international de Kinshasa-N’Djili, avant d’ĂȘtre relĂąchĂ©, ont rapportĂ© des mĂ©dias locaux. Selon le site d’information ActualitĂ©.cd, cette interpellation par la Direction gĂ©nĂ©rale de Migration (DGM) a eu lieu vers 13h00 locales alors que M. Mutond revenait d’Addis Abeba, la capitale Ă©thiopienne, Ă  bord d’un vol rĂ©gulier de la compagnie Ethiopian Airlines.

    Il a Ă©tĂ© emmenĂ© pour interrogatoire au quartier gĂ©nĂ©ral de l’ANR avant d’ĂȘtre relĂąchĂ© en milieu d’aprĂšs-midi.

    Selon une source proche de l’ancien patron de l’ANR citĂ©e par le mĂ©dia en ligne 7sur7.cd, c’est une question de passeport diplomatique qui est Ă  la base de cette interpellation.

    Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti du prĂ©sident FĂ©lix Antoine Tshisekedi, l’Union pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs social (UDPS), Augustin Kabuya, avait accusĂ© le 25 janvier dernier M. Mutond d’espionner le chef de l’Etat dans tous les pays oĂč il voyage.

    Ce que l’ex-directeur de l’ANR, sous le coup de sanctions infligĂ©es par l’Union europĂ©enne, avait rĂ©futĂ©, en soutenant qu’il n’a voyagĂ© que deux fois en Afrique depuis l’arrivĂ©e de FĂ©lix Tshisekedi au pouvoir, le 24 janvier 2019, quand il avait succĂ©dĂ© au prĂ©sident Joseph Kabila Kabange Ă  l’issue de scrutins contestĂ©s.

    avec afp

  • L’UDPS de FĂ©lix Tshisekedi, un parti prĂ©sidentiel en quĂȘte d’identitĂ©

    L’UDPS de FĂ©lix Tshisekedi, un parti prĂ©sidentiel en quĂȘte d’identitĂ©

    Des militants de l’UDPS devant le siùge de leur parti à Kinshasa, le 2/02/2017 au lendemain de l’annonce de la mort de leur leader Etienne Tshisekedi en Belgique. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -L’investiture de FĂ©lix Tshisekedi Ă  la tĂȘte de l’État congolais fait-elle forcĂ©ment de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social le parti prĂ©sidentiel en RDC ? Il est permis d’en douter, selon l’analyste politique congolais Martin Ziakwau Lembisa.
    AprĂšs prĂšs de quatre dĂ©cennies de lutte pour la conquĂȘte du pouvoir, l’UDPS fait, en aucun doute, une expĂ©rience inĂ©dite. Le cinquiĂšme prĂ©sident de la RDC, issu de ses rangs, a optĂ© pour une Ă©nigmatique coalition « de circonstance » avec la plateforme de Joseph Kabila, son prĂ©dĂ©cesseur et ancien adversaire politique. De la complaisance, diraient certains. De la realpolitik, rĂ©torqueraient d’autres.
    Une annĂ©e aprĂšs la prestation de serment du fils du Sphinx de Limete, l’UDPS est aujourd’hui engagĂ©e dans une transition qui l’oblige Ă  questionner sa nature profonde, ainsi que ses stratĂ©gies et son positionnement sur le trĂšs mouvant Ă©chiquier politique congolais. S’agira-t-il d’actualiser celles-ci ou de les repenser de fond en comble ?
    Ă  lire Alliances politiques en RDC : l’exĂ©cutif de l’UDPS maintient la pression sur FĂ©lix Tshisekedi
    ConsidĂ©rĂ© comme un parti de masse, l’UDPS, indĂ©pendamment du chef de l’État qui n’y a officiellement aucune charge, traverse une pĂ©riode de crise manifeste. La discorde est d’abord interne, sur l’organisation du parti et les attentes divergentes de certains de ses membres. Elle est alimentĂ©e par les relations tendues avec le Front commun pour le Congo (FCC, de Jospeh Kabila), son alliĂ© au pouvoir, de mĂȘme qu’avec l’Union pour la nation congolaise (UNC, de Vital Kamerhe), son alliĂ© de campagne Ă©lectorale. À quoi il faut encore ajouter la dĂ©fiance qui s’est installĂ©e avec certains de ses associĂ©s d’antan au sein de l’opposition.
    Un parti aphone
    Prise dans ces luttes politiciennes, l’UDPS semble aphone ou, quand ce n’est pas le cas, n’affirme pas assez de cohĂ©rence. Les arguments ne manquent pourtant pas pour mobiliser ses militants et maintenir l’élan d’espoir suscitĂ© par l’alternance, d’autant plus que la population s’impatiente de voir enfin apportĂ©es des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de divers ordres auxquels elle est confrontĂ©e quotidiennement. Le parti peine-t-il Ă  s’assumer pleinement et sans compromission dans ce nouveau contexte politique ?

    Quand la voix de l’UDPS rĂ©ussit Ă  porter, c’est ordinairement sur les diatribes contre ses alliĂ©s, que les cadres du parti accusent d’entraver les initiatives et de saboter les actions du chef de l’État Pour Ă©valuer l’an un de FĂ©lix Tshisekedi au sommet de l’État, ainsi que ses relations avec le FCC et l’UNC, le parti a rĂ©cemment tenu, Ă  Kinshasa, une retraite politique. Sans surprise, Ă©tant donnĂ© le trĂšs faible nombre des dĂ©putĂ©s nationaux Ă©lus sous l’étendard de l’UDPS, il n’y aura – pour l’heure – pas de rupture avec ces derniers.
    PlutĂŽt que de naviguer Ă  vue, l’UDPS est dĂ©sormais tenue d’opĂ©rer un choix dĂ©cisif
    La rencontre n’a pas non plus permis de rĂ©pondre aux problĂšmes internes : la persistance des conflits, latents ou ouverts, qui dĂ©chirent le parti, les frustrations causĂ©es par les nominations Ă  des postes Ă  responsabilitĂ© et les sĂ©rieuses menaces que font peser ces problĂšmes sur la base militante, passablement dĂ©semparĂ©e.

    Pour prouver sa vitalitĂ©, le parti projette une grande manifestation populaire, le 15 fĂ©vrier prochain au mythique stade des Martyrs de la PentecĂŽte, Ă  Kinshasa, qui peut accueillir jusqu’à 80 000 personnes. Un vĂ©ritable pari Ă  quitte ou double pour un parti qui s’est investi successivement contre les rĂ©gimes de Mobutu, Kabila pĂšre et Kabila fils et a, aujourd’hui, la responsabilitĂ© de prouver, dans les actes, sa fermetĂ© sur ses principes d’éthique politique.
    Face à un choix décisif
    La rĂ©alitĂ© du pouvoir et sa perception ne font pas toujours bon mĂ©nage. PlutĂŽt que de naviguer Ă  vue, l’UDPS est dĂ©sormais tenue d’opĂ©rer un choix dĂ©cisif. Soit soutenir pleinement le chef de l’État dans ses options politiques, y compris celles des alliances, et donc s’inscrire dans une dynamique « pĂ©dagogique » visant Ă  favoriser la transformation du systĂšme combattu des dĂ©cennies durant ; ce avec le concours des partenaires qui en seraient les architectes.
    Soit, tirer entiĂšrement les consĂ©quences de ses critiques Ă  l’égard des alliances politiques, au risque que cette stratĂ©gie de la dĂ©signation d’un bouc Ă©missaire n’expose le parti et ses responsables Ă  un effet boomerang et ne fasse douter de leur constance. Ce choix, l’UDPS devra l’assumer rĂ©solument, tant il dĂ©terminera la mise en ordre de bataille du parti pour les Ă©chĂ©ances Ă©lectorales de 2023, au premier rang desquels la prĂ©sidentielle.

    Avec JA

  • les piques de Jeanine Mabunda Ă  l’encontre de FĂ©lix Tshisekedi

    les piques de Jeanine Mabunda Ă  l’encontre de FĂ©lix Tshisekedi

    -En RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), c’est ce qui semble ĂȘtre « la rĂ©ponse du berger Ă  la bergĂšre ». Hier, mardi 21 janvier, la prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e nationale, Jeanine Mabunda, a recadrĂ© le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi sur ses propos du 19 janvier. Dimanche soir, en effet, le chef de l’État s’était dit prĂȘt – devant ses partisans – Ă  dissoudre la Chambre basse, dominĂ©e par les partisans de l’ancien prĂ©sident Joseph Kabila, et cela en cas de crise. La prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e le met sĂ©rieusement en garde.

    Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

    Cela devait ĂȘtre une cĂ©rĂ©monie traditionnelle de vƓux. Un simple Ă©change entre la presse et Jeannine Mabunda. À la faveur d’une question, la prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e nationale s’est lancĂ©e dans un cours de droit constitutionnel : « Mon collĂšgue du SĂ©nat et moi, lui avons rappelĂ© – le 13 janvier dernier lors d’une audience Ă  Kinshasa – la ratio legis de l’article 148. »

    Il faut une « crise persistante »…

    « Il ne faut pas jeter les articles de la Constitution en pĂąture Ă  des incomprĂ©hensions ou des malentendus, continue Mme Mabunda. L’article 148 parle bien de dissolution de l’AssemblĂ©e nationale, mais dans des cas prĂ©cis. Il y a des conditionnalitĂ©s. Il faut qu’il y ait crise persistante entre le gouvernement et la Chambre basse du Parlement. Ce qui, pour l’heure, n’est pas le cas puisque le programme du gouvernement et le budget ont Ă©tĂ© votĂ©s au-delĂ  de notre propre majoritĂ© parlementaire ».

    Pour la prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e nationale, « selon les prescrits de cet article, par ailleurs, le prĂ©sident de la RĂ©publique est invitĂ© dans le cas de cette crise Ă  consulter le Premier ministre, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, et le prĂ©sident du SĂ©nat avant toute dĂ©cision. Faute de quoi, on serait dans une violation de texte. Et cette violation est rĂ©gie par l’article 165 de la Constitution, qui dit que toute personne qui mĂ©connaĂźt notre loi fondamentale peut ĂȘtre exposĂ© au cas de haute trahison pour violation intentionnelle de la Constitution. Je ne cite que des articles. Je ne prends pas position », poursuit encore Mme Mabunda.

    Un débat « indécent » ?

    Le dĂ©bat « peut sembler indĂ©cent », fulmine-t-elle d’ailleurs contre les querelles : « Nos querelles politiques internes, intestines et stĂ©riles, doivent s’effacer devant l’essentiel. L’essentiel, pour moi aujourd’hui… les Congolais ont mal par rapport à Beni, par rapport Ă  la menace de balkanisation ».

    Par rapport aussi, rappelle–t-elle, au taux de change qui est passĂ© de 1 600 francs congolais (FC), il y a un an, Ă  1 750 FC aujourd’hui. Toutes ces dĂ©clarations ont Ă©tĂ© faites en l’absence de son adjoint, Jean–Marc Kabund, qui dirige le parti prĂ©sidentiel, l’UDPS. Il aurait, selon plusieurs mĂ©dias locaux, boycottĂ© la cĂ©rĂ©monie.

    AvEC rfi

  • une sociĂ©tĂ© espagnole se retire du projet Inga III

    une société espagnole se retire du projet Inga III

    -Le mĂ©ga barrage d’Inga III, en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, sera-t-il construit un jour ? Un des membres d’un consortium sino-espagnol, choisi par l’ex-prĂ©sident Joseph Kabila pour la rĂ©alisation du projet, vient de jeter l’éponge.

    « Le groupe ACS ne participera pas Ă  l’exĂ©cution du projet d’Inga. » Rendue publique lundi, cette dĂ©claration d’un porte-parole de la sociĂ©tĂ© espagnole repousse encore Ă  une date inconnue les dĂ©buts de la construction d’Inga III.

    Le mois dernier, le prĂ©sident congolais, FĂ©lix Tshisekedi avait revu Ă  la baisse la capacitĂ© projetĂ©e de la centrale hydroĂ©lectrique en devenir, pour l’agrandir ensuite dans le temps.

    Le n°1 congolais estime que le projet avancerait plus rapidement en procĂ©dant par phases, Ă©tant donnĂ© l’urgence des besoins en Ă©nergie du pays et de la rĂ©gion. Inga III aura donc dans un premier temps une puissance de 4 800 MW, ensuite de 7 500 et Ă©ventuellement de 11 000 MW plus tard.

    Fin 2018, le chef de l’État de l’époque, Joseph Kabila, avait demandĂ© Ă  un consortium sino-espagnol de soumettre une offre conjointe pour la construction du barrage, pour une capacitĂ© projetĂ©e de 11 050 MW, avec un coĂ»t estimĂ© Ă  14 milliards de dollars.

    Avec RFI