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  • RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci

    RDC: le Front commun conteste la valeur de l’étude du Berci


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 11:58

    Un sondage paru cette semaine en RDC donne Félix Tshisekedi favori de la présidentielle et montre le scepticisme des Congolais sur la tenue d’élections transparentes. Cette étude est commentée et a suscité la ferme réprobation du Front commun. Mais les auteurs de l’étude se défendent de tout parti pris.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) rejette les résultats du sondage publié mardi par le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo (Gec) de l’université de New York, dirigé par Jason Stearns.

    → RELIRE : Un sondage favorable à Félix Tshisekedi en RDC

    Ce sondage révèle qu’une majorité de Congolais ne croient pas que les élections prévues en décembre seront libres et transparentes et place l’opposant Félix Tshisekedi largement en tête des intentions de vote, jusqu’à 20 points devant Emmanuel Ramazani Shadari, le candidat du FCC.

    Adolphe Lumanu, cadre du Front commun et membre du bureau politique du parti présidentiel, estime que ce sondage est biaisé. En cause, selon lui, une supposée mainmise d’Olivier Kamitatu, un proche de Moïse Katumbi sur le Berci, qui a participé à l’enquête.

    « Qui est derrière les sondages ? Ce sont tous ceux qui sont contre ce que Kabila fait, ce que sa famille politique fait. M. Stearns est un ancien expulsé de la République démocratique du Congo. C’est un expert des Nations unies qui était dans ce pays et qui a été expulsé. Et Berci, on sait que ça appartient à Olivier Kamitatu qui est le porte-parole de Moïse Katumbi. Vous comprenez déjà que les conclusions sont orientées. On voudrait façonner l’opinion, planter le décor des violences pour que l’après-élection ne soit pas crédibilisée », estime le responsable.

    Des gardes-fous

    Mais Jason Stearns, qui dirige le Gec, conteste le fondement de ces accusations. Il reconnait qu’Olivier Kamitatu a bien participé à la fondation du Berci dans les années 1990 mais rappelle qu’il l’a quitté depuis longtemps. « Kamitatu a démissionné du Berci officiellement en 1999, lors des accords de Lusaka, quand il a rejoint le MLC, et il ne joue aucun rôle professionnel ni personnel au sein du Berci depuis longtemps. Il faut aussi souligner que l’opposition avait accusé Berci d’être partiel, il y a quinze ans, quand Berci sortait des sondages qui montraient que Joseph Kabila était assez populaire. Donc il me semble que ces accusations sont plutôt politiquement motivées par des gens qui n’aiment pas les résultats de Berci », argue-t-il.

    Toutefois, souligne le politiste, des gardes-fous ont été pris pour guarantir la transparence et la crédibilité de l’enquête. « D’abord au niveau technique, l’échantillonnage est fait d’une façon scientifique. Aussi, dans la façon dont les sondages s’effectuent, les gens qui interviewent les répondants enregistrent les réponses sur une tablette et les réponses sont téléchargées immédiatement sur un « cloud » [nuage en anglais ; outil de sauvegarde virtuel et accessible depuis différents lieux, NDLR] auquel nous avons tous directement accès. Et donc tous ceux-là sont des gardes-fous qui font que c’est difficile de manipuler les résultats. »

    Autre accusation formulée par le FCC contre ce sondage : le manque de représentativité. A ce propos, Jason Stearns rappelle que l’échantillon de 1779 personnes utilisé est « plus important que pour la plupart des sondages réalisés aux Etats-Unis, pays ayant au moins quatre fois plus d’électeurs que la RDC ». Il précise aussi qu’un autre sondage sera organisé avant le jour du vote afin de vérifier si oui on non, comme l’affirme le FCC, le meeting de samedi dernier a modifié les tendances observées dans ce sondage réalisé entre fin septembre et début octobre mais « doute qu’une manifestation organisée à Kinshasa puisse changer aussi drastiquement les points de vue des électeurs ».

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  • RDC: bienvenue sur Radio Céni

    RDC: bienvenue sur Radio Céni


    Par
    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 12:04

    La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise a lancé sa propre radio, mercredi 31 octobre à Kinshasa. La Radio Céni a pour ambition de couvrir toute l’étendue de la RDC avant le 23 décembre afin, disent ses initiateurs, d’accélérer la sensibilisation à environ 50 jours des élections.

    Après la présentation des matériels roulants et aéronefs de l’armée mis à sa disposition, l’arrivée du lot des machines à voter devant desservir la partie ouest du pays, la Céni a inauguré sa radio, qu’elle annonce neutre et au service de toutes les tendances.

    « Une Radio Céni doit être une radio neutre. Ce n’est pas une radio où tel ou tel autre camp politique va venir présenter ses opinions politiques là-dessus. C’est pour l’information électorale et c’est destiné aux électeurs et à toutes les parties », présente Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    De leur côté, les opposants, qui ont toujours accusé les médias officiels de jouer le jeu des dirigeants actuels, craignent que la Radio Céni ne soit pas accessible à toutes les tendances politiques.

    Et pour sa part, Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), espère que ce nouveau média sera exemplaire en termes d’équilibre dans la distribution de la parole. « Un média comme celui-ci, je crois que son point d’honneur devra être vraiment la neutralité, l’équilibre, l’impartialité et une répartition équitable de la parole. »

    En plus de la radio, la Céni apprête déjà le dossier de sa chaine de télévision. Le dossier déjà sur la table du ministre de la Communication et des Médias.

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  • Elections en RDC: quid des observateurs?

    Elections en RDC: quid des observateurs?


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    RFI

    Publié le 01-11-2018
    Modifié le 01-11-2018 à 04:33

    Les observateurs électoraux se préparent en RDC à moins de 2 mois maintenant du scrutin prévu le 23 décembre. La Symocel, organisme de la société civile d’observation citoyenne des élections, a commencé cette semaine la formation de ses équipes. L’occasion de faire le point. Combien et qui devraient être les observateurs nationaux et internationaux sur le terrain pour s’assurer du bon déroulement de ces élections ?

    Du côté des observateurs internationaux, il y a ceux qui ont été officiellement invités : l’Union africaine, qui enverra donc une mission (reste à en définir la taille et la durée) ; l’OIF a également été sollicitée.

    Puis il y a ceux qui n’ont pas été invités. L’Union européenne notamment, elle avait pourtant manifesté son intérêt dès le mois de juin, sans suite à l’heure actuelle. Les délais ne lui permettent plus d’organiser une mission selon ses critères. Elle n’observera pas le scrutin. « On ne va pas inviter des gens qui nous ont placés sous sanctions », aurait déclaré le président Kabila au Conseil de sécurité, selon plusieurs sources diplomatiques.

    Toujours à l’international, l’ONG américaine Centre Carter prévoit une soixantaine d’observateurs africains, américains et européens, mais reste depuis des semaines dans l’attente d’une invitation officielle, pourtant promise par la Céni. L’ONG pourrait être obligée de réduire la voilure faute de temps.

    C’est donc au niveau national que les observateurs devraient être les plus nombreux : 40 000 environ pour la Commission justice et paix de l’église catholique, plus de 20 000 pour la Symocel. Mais ces derniers restent soumis à une procédure d’accréditation fixée par la Céni, entre le 8 novembre et le 10 décembre. Avec le risque que les observateurs de longue durée ne puissent donc pas suivre l’ensemble de la campagne qui doit débuter le 22 novembre. « Un moyen de limiter l’observation », redoute un expert.

    Une crainte d’autant plus présente que la Symocel, déjà présente sur le terrain au moment de l’enregistrement des électeurs et du dépôt des candidatures, dit avoir déjà essuyé des refus d’accréditation dans plusieurs provinces cette année ce qui a limité son accès à certaines informations indispensables pour mener à bien sa mission.

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  • RDC: une ONG demande une règlementation sur le commerce des armes légères

    RDC: une ONG demande une règlementation sur le commerce des armes légères


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 11:12

    L’organisation non gouvernementale Cri de secours contre la prolifération des armes légères (Crispal-Afrique), qui lutte contre a circulation incontrôlée des armes légères en Afrique centrale, a déposé ce mardi 30 octobre au bureau du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, un mémorandum en faveur de la ratification du traité sur le commerce des armes par le Parlement de la RDC. L’ONG estime cette ratification serait un pas de géant.

    Ils étaient une vingtaine au palais du Peuple, le siège des deux chambres du Parlement congolais. Ces activistes disent être exaspérés par la quantité d’armes qui circulent dans certaines régions du pays. « La dernière étude qui a su faire la cartographie au Congo établit, juste pour la province du Tanganyika, les deux Kivus, Maniema et une partie de l’Ituri, 300 000 armes dans les ménages », selon Jean-Paul Matuk Munan, directeur exécutif de Crispal Afrique.

    Cet activiste espère que ce traité sera ratifié au cours de cette session parlementaire et avant les élections prévues le 23 décembre de cette année : « Ça sera une sortie d’honneur pour ce Parlement. C’est la dernière action responsable que le Parlement congolais pourra prendre durant toute sa législature. »

    Il en a également profité pour rassurer les dirigeants congolais sur le fait que ce traité, entré en vigueur 24 décembre 2014, ne devrait pas aliéner pas la souveraineté de la RDC : « Ce traité sur le commerce des armes n’est pas un traité de désarmement. Le traité reconnait le droit souverain à chaque Etat de réglementer exclusivement les armes à l’intérieur de son territoire. »

    En juillet, Crispal Afrique avait mené la même démarche au Nord-Kivu, auprès du ministre provincial en charge de la sécurité. Le Nord-Kivu et plusieurs autres provinces de l’est de la RDC sont des régions qui sont les plus touchées par les violences armées. 

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  • Elections en RDC: un sondage favorable à Félix Tshisekedi

    Elections en RDC: un sondage favorable à Félix Tshisekedi


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 07:36

    Le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (BERCI) et le Groupe d’études sur le Congo, de l’Université de New York, ont publié mardi 30 octobre un nouveau sondage sur les élections prévues en RDC, le 23 décembre prochain.

    Le sondage a été réalisé du 29 septembre au 15 octobre sur un échantillon de 1179 personnes âgées de 18 ans et plus et réparties dans les 26 provinces du pays. Soit après la publication de la liste des 21 candidats admis à concourir pour la présidentielle. Pour les auteurs du rapport, cette publication « a bouleversé la scène politique congolaise » au profit de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

    Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba restent en tête dans la liste des personnalités politiques les plus populaires, selon ce sondage, et une large majorité de personnes interrogées désapprouvent l’invalidation de leurs candidatures. Mais ces deux poids lourds écartés, c’est désormais Félix Tshisekedi qui arriverait en tête des intentions de vote : 36% avec une progression dans l’ouest et le sud-est de la RDC, selon cette enquête d’opinion.

    Il est suivi de Vital Kamerhe à 17%, qui consoliderait sa position dans les Kivus et la Province orientale. Le candidat choisi par Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadari arriverait 3e avec 16% des intentions de vote devant Martin Fayulu et Freddy Matungulu.

    Dans ce sondage, 76 % des personnes interrogées disent avoir « une bonne opinion » de l’opposition et presque autant – 70 % – se disent favorables à une candidature unique pour cette opposition, soit 13 % de plus qu’en juillet. A en croire ce sondage en revanche, et malgré sa décision de ne pas se représenter, le président Kabila voit sa cote de popularité baisser : 18 % d’opinions favorables contre 21 % en juillet dernier : 57 % des sondés n’approuveraient pas le choix d’Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat, selon cette enquête.

    Pour ce qui concerne les législatives, le sondage note là aussi une progression de l’UDPS au détriment notamment du MLC de Jean-Pierre Bemba. Cela pourrait s’expliquer « par le désenchantement de la population qui après avoir été enthousiasmée » par l’acquittement de Jean-Pierre Bemba, « a été déçue par l’invalidation » de sa candidature, analysent les auteurs du sondage.

    Méfiance vis-à-vis du processus électoral

    Au-delà des intentions de vote, il en ressort une grande méfiance vis-à-vis du processus électoral, notamment vis-à-vis de la commission électorale. Elle persiste au fil des sondages : 64 % des personnes interrogées ne croient pas en la capacité de cette commission à « organiser des élections libres et transparentes ». Quant à son président Corneille Nangaa, sa cote de popularité a considérablement chuté, selon ce sondage : 74 % d’opinion défavorable contre 38 % il y a deux ans.

    Objet de doutes également : la machine à voter. Sept personnes interrogées sur dix ne souhaitent pas qu’elle soit utilisée. Presque autant de personnes interrogées souhaiteraient une révision du fichier électoral pour corriger ses irrégularités et notamment la question des personnes enrôlées sans empreintes.

    Pour autant, les deux tiers des sondés ne sont pas favorables à un report du scrutin. Ils se disent en revanche prêts à 56 % à participer à une manifestation si les élections sont « retardées » ou « truquées ». C’est 17 % de plus qu’en juillet.

    Des sondés qui dans leur majorité ne font pas confiance aux cours et tribunaux pour trancher d’éventuels litiges issus des élections. Une méfiance vis-à-vis du processus électoral qui hypothèque leur vision du futur de la RDC : six sondés sur dix se déclarent pessimistes pour l’avenir du pays pour les cinq prochaines années.

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  • Les violations des droits de l’homme en hausse en septembre en RDC, selon l’ONU

    Les violations des droits de l’homme en hausse en septembre en RDC, selon l’ONU


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 17:16

    Selon le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, 620 violations ont été documentées au total. Et si le nombre de ces atteintes aux droits de l’homme attribuées à des agents de l’Etat est en baisse, celles commises par divers groupes armés ont progressé.

    La tendance à la hausse se confirme. Mais cette fois ce sont les violations des droits de l’homme attribuées aux groupes armés qui augmentent : + 43% par rapport au mois d’août.

    Dans le même temps, celles attribuées aux agents de l’Etat ont baissé de 22%, mais représentent toujours plus de la moitié du total des violations enregistrées (52%) avec par exemple, en septembre, l’exécution extrajudiciaire de 25 personnes, dont une femme.

    Les provinces les plus affectées, tous auteurs confondus, sont celles où se déroulent des conflits. Le Nord-Kivu, en tête, concentre 42% des atteintes aux droits de l’homme, suivi du Sud-Kivu et l’Ituri. Une augmentation à noter également en septembre dans le Tanganyika, en lien avec le conflit entre pygmées et bantou.

    Pour ce qui est des libertés démocratiques et du climat pré-électoral. L’ONU constate une amélioration en septembre, mais parle d’un respect de la liberté de manifester « à géométrie variable, au gré des affinités politiques ». Autrement dit, « moins de manifestations réprimées violemment » dans l’ensemble explique Adbul Aziz Thioye, le directeur du bureau conjoint de l’ONU, « mais dans certains provinces comme le Haut-Katanga par exemple, des « autorités » qui « continuent de faire du zèle », et « exercent des pressions énormes sur les manifestants », « à l’encontre des engagements pris par le gouvernement ».

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  • RDC: l’armée en renfort pour assurer la logistique pré-électorale

    RDC: l’armée en renfort pour assurer la logistique pré-électorale


    Par
    RFI

    Publié le 30-10-2018
    Modifié le 30-10-2018 à 11:54

    L’armée a mis à la disposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) 18 aéronefs et 150 camions pour accélérer le déploiement des matériels électoraux dans le pays pour les élections prévues le 23 décembre. Cent cinquante autres sont annoncés dans une dizaine des jours. Pour la Céni, tout est presque prêt pour que les élections soient organisées en décembre.

    13 heures sur le boulevard du 30 juin. La circulation est impossible sur le tronçon compris entre la gare centrale de Kinshasa et le siège de la Céni. Les 150 camions de l’armée exposés depuis la matinée bloquent la circulation, créent un embouteillage monstre et attirent l’attention des Kinois.

    Devant quelques membres du gouvernement et représentants d’autres institutions, les clés de ces matériels roulants sont remises symboliquement à Céni. « Nous sommes tellement heureux de voir, au-delà de la symbolique, la nation dans ce qu’elle a de plus chère, c’est-à-dire sa dimension de défense [pour] appuyer le processus électoral. Vous voyez les camions de l’armée à la rescousse pour exprimer la souveraineté électorale de la République démocratique du Congo », remarque Henri Mova, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur.

    Après cette brève cérémonie, la délégation se rend à l’aéroport de Ndjili pour la remise officielle, notamment des sept hélicoptères, cinq Boeing, quatre Antonov et d’un DC6. Ces images passent en direct à la télévision nationale. Pour Corneille Nangaa, président de la Céni, c’est la preuve que les élections seront bien organisées le 23 décembre. La Céni attend encore deux Iliouchine et un Boeing. Pour compléter la flotte, la centrale électorale n’exclut pas la possibilité d’affréter les avions des compagnies aériennes privées.

     → RELIRE : Les preuves, des faits : Organisation des élections en RDC: les incohérences de la Céni

    Pour certains membres de la société civile et quelques opposants, les doutent ne sont pas dissipés. Beaucoup s’interrogent sur le temps que prendra le déploiement de ces engins en pleine période de pluie et dans les zones caractérisées par l’insécurité.

    La Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (Symocel) salue un premier pas vers la tenue des élections à la date échue : « On peut considérer que, en ce qui concerne l’acquisition des machines et puis le déploiement, que cette étape-là est franchie avec ce qui a été avancé, se satisfait Bishop Abraham Djamba. Il est vrai que toutes les parties prenantes déclarent pouvoir aller aux élections le 23 décembre, ce qui est une bonne chose. »

    Mais son président persiste et signe : il faut un consensus général notamment sur la question de la machine à voter pour qu’il y ait des élections rassurantes pour tous. « Il y a des questions essentielles sur lesquelles quand même il faut que les partis harmonisent leurs vues : c’est la machine à voter, c’est le fichier électoral. Entre autres, il y a ces deux points qui semblent encore poser problème. Je crois qu’il faut qu’il y ait une évolution sur les positions des uns et des autres. Nous pensons que si cela peut arriver, on pourrait aller de manière plus sereine aux élections le 23 décembre. »

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  • RDC: polémique autour du financement du meeting du FCC

    RDC: polémique autour du financement du meeting du FCC


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    RFI

    Publié le 29-10-2018
    Modifié le 29-10-2018 à 05:22

    En RDC, l’ACAJ, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, s’interroge sur l’origine des fonds ayant servi à financer le meeting du FCC. Le Front commun pour le Congo a réuni samedi 27 octobre plusieurs dizaines de milliers de personnes au stade Tata Raphael de Kinshasa. A première vue, la rencontre entre Emmanuel Ramazani Shadary – le candidat de la majorité présidentielle – et ses militants était donc un succès. Mais l’ACAJ soupçonne les organisateurs d’avoir utilisé l’argent du Trésor public et demande des clarifications aux autorités.

    Par le biais de ses agents sur le terrain, l’ACAJ dit avoir recueilli des informations selon lesquelles de nombreux bus de la compagnie publique Transco ont été réquisitionnés illégalement pour l’occasion. D’après l’ONG, des représentants des forces de sécurités, en civil, étaient également présents dans les gradins. Et plusieurs participants se seraient vu remettre ou promettre des sommes d’argent.

    «  C’est un acte qui étonne, affirme Georges Kapiamba, président de l’ACAJ, pour lequel nous espérons recevoir vivement des explications de la part des organisateurs qui sont, pour la plupart, membres du gouvernement et donc soumis au principe de redevabilité. »

    Sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire contacté par RFI raconte avoir été enjoint de participer au meeting, sans quoi « il aurait des problèmes ». 17 000 francs congolais lui auraient été promis en échange. Il affirme n’en avoir touché que 2 000. Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dément catégoriquement : « Il n’y a jamais eu d’ordres donnés pour forcer les gens à venir ou des menaces contre les gens qui ne sont pas venus. Ca c’est complètement faux. »

    Le ministre dément également les accusations de réquisition illégales de bus Transco. Il assure que ceux-ci ont été loués grâce aux cotisations de chaque regroupement politique.

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  • RDC: Emmanuel Shadary, un candidat en retrait dans les pas de Joseph Kabila

    RDC: Emmanuel Shadary, un candidat en retrait dans les pas de Joseph Kabila


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 05:05

    Première grande sortie publique pour Emmanuel Ramazani Shadary qui depuis sa désignation surprise fin août est apparu plutôt en retrait. Présenter publiquement à la population de Kinshasa le candidat était l’objectif affiché du meeting du FCC, le Front commun du président Joseph Kabila organisé ce 27 octobre dans la capitale congolaise. Le stade Tata Raphaël ou stade du 20 mai était rempli. Les ministres du gouvernement et gouverneurs venus spécialement de l’intérieur du pays étaient nombreux pour afficher leur soutien au candidat choisi par Joseph Kabila.

    En République démocratique du Congo (RDC), on se souvient des diatribes d’Emmanuel Ramazani Shadary à l’Assemblée du temps où il coordonnait le groupe parlementaire de la majorité. Mais depuis qu’il est candidat à la présidentielle, il se fait discret, laissant le plus souvent d’autres cadres du Front commun (FCC) du président Joseph Kabila s’exprimer à sa place, y compris lors de diverses cérémonies organisées en son honneur.

    Ce 27 octobre encore, il s’est montré peu bavard. Son discours a duré à peine plus de 5 minutes devant une foule qui l’attendait dans la chaleur parfois depuis des heures. « Nous respectons la loi, la campagne n’a pas encore officiellement débuté », justifie Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement. « A ce stade c’est le front commun qui communique », précise une source à la présidence.

    Base électorale flottante

    A la tribune, Emmanuel Ramazani Shadary a donc essentiellement adressé des remerciements au chef de l’Etat notamment pour l’avoir désigné. « Je suis le candidat de Joseph Kabila. Derrière lui, nous allons poursuivre le travail de la reconstruction du pays », a-t-il déclaré, résolument dans les pas de son mentor. Rien, en revanche, sur le programme du Front commun annoncé pour la semaine prochaine.

    Ce 27 octobre, il s’agissait surtout d’une démonstration de soutien à un candidat dont les détracteurs affirment qu’il n’a pas de base électorale solide. « Sa base, c’est sa famille politique, c’est le Front commun », rassure Julien Paluku, l’un des nombreux gouverneurs venu à Kinshasa spécialement pour participer à ce meeting.

    ►A (ré)écouter : Emmanuel Ramazani Shadary : « On va respecter la Constitution »

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  • RDC: le président de la Fondation Moïse Katumbi enlevé pendant 24 heures

    RDC: le président de la Fondation Moïse Katumbi enlevé pendant 24 heures


    Par
    RFI

    Publié le 28-10-2018
    Modifié le 28-10-2018 à 03:26

    En République démocratique du Congo (RDC), Daddy Masamuna a fait une réapparition 24 heures après avoir été enlevé par des inconnus dans le centre de la capitale Kinshasa. Le président de la Fondation Moïse Katumbi déclare avoir été séquestré dans une maison difficile à identifier. Drogué, il aurait été libéré du côté ouest de la capitale, sur la route venant de la province du Kongo Central.

    En République démocratique du Congo (RDC), Daddy Masamuna déclare avoir été enlevé ce vendredi 26 octobre au matin au niveau du stade des Martyrs, dans la capitale Kinshasa.

    Un de ses proches, Jérémy Kilubu, dit avoir vécu la scène. Seul témoin des faits, il ajoute aussi que les ravisseurs l’auraient menacé en brandissant des matraques électriques et des revolvers dans sa direction. Cependant, ni la plaque d’immatriculation, ni le numéro de la voiture jaune attribué aux taxis par l’autorité urbaine n’ont été relevés.

    Implication des services spéciaux

    « J’ai été cagoulé par ses ravisseurs qui m’ont conduit vers une destination inconnue », explique Daddy Masamuna. Interrogé toute la journée, puis aux petites heures du matin sur son rôle au sein des organisations proches de l’opposant Moïse Katumbi, il aurait perdu connaissance après avoir ingurgité un verre d’eau servi par ses ravisseurs.

    « Au réveil, je me suis retrouvé libre à Mitendi, au fin fond de Kinshasa, sur la route du Kongo Central », explique Daddy Masamuna. Selon lui, les ravisseurs appartiendraient aux services spéciaux de la police nationale.

    Joint par téléphone, le numéro un de la police de Kinshasa a rejeté toutes les accusations formulées contre ses hommes. Pour le général Sylvano Kasongo, Daddy Masamuna invente des prétextes pour bénéficier d’un exil à l’étranger.

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