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  • RDC: MST denonce une situation inacceptable dans la lutte contre le sida

    RDC: MST denonce une situation inacceptable dans la lutte contre le sida

    Ruban-SIDA-Plus de 80% des personnes atteintes du sida en République démocratique du Congo n’ont pas accès à un traitement et cette situation est “inacceptable”, a dénoncé vendredi Médecins sans frontières (MSF).
    “Plus de 80% des 440. 000 personnes vivant avec le VIH/sida en RDC sont toujours en attente du traitement qui pourrait leur sauver la vie”, s’indigne l’organisation humanitaire dans un communiqué, à quelques jours de la journée internationale de lutte contre le sida, le 1er décembre.
    “Aujourd?hui les patients meurent avant d?avoir eu accès au traitement qui leur sauverait la vie, c?est inacceptable”, écrit MSF expliquant qu’un quart des patients qui arrivent dans un centre hospitalier qu’ils gèrent à Kinshasa décèdent, alors qu’un malade correctement soigné peut mener une vie normale.
    Selon MSF, seuls 17% des malades du sida en RDC sont sous traitement, et le pays présente un retard de quinze ans dans la lutte contre l’épidémie, contrairement aux autres pays de la région à faible revenu.
    MSF estime que ce retard est dû entre autres au fait que le financement de la lutte contre la maladie repose pour beaucoup “sur les patients eux-mêmes”, alors que la majeure partie de la population congolaise vit dans l’extrême pauvreté.
    “Même le dépistage, normalement gratuit, est conditionné à des tests préliminaires payants”, s’indigne l’ONG, pour qui les patients sont “pris en otages par un système de santé sous-financé, et donc prédateur”: les gens sont obligés de “choisir entre manger ou être soignés”.
    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) dispose de chiffres moins alarmants que ceux de MSF, mais la situation reste tout de même inquiétante.
    Quelque 232. 000 personnes sont infectées par le sida en RDC, et “90. 000 personnes sont sous traitement, soit 31%”, a indiqué à l’AFP le Dr Casimire Mazengo, responsable du programme de lutte contre le sida à l’OMS.
    Pour alerter sur la gravité de la situation, MSF a ouvert vendredi à Kinshasa une exposition. Avec pudeur et sensibilité, la photographe Rosalie Colfs raconte la lutte quotidienne de deux “combattantes du sida”: Philomène, 47 ans, et Élise, 12 ans.
    Philomène, sous traitement, mène une vie normale et peut s’occuper de sa famille et aider d’autres séropositifs. Élise, elle, n’a pas eu accès aux médicaments. Son corps décharné et très affaibli ne lui permettait pas de se laver ou de boire seule. Le 10 novembre, elle a succombé à la maladie.

    jeuneafrique

  • Ebola: la veuve de Mandela critique la réaction tardive et insuffisante de l’Afrique

    Ebola: la veuve de Mandela critique la réaction tardive et insuffisante de l’Afrique

    Gracia-Graça Machel, la veuve de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, a sévèrement critiqué vendredi la réaction trop tardive et insuffisante des dirigeants africains à l’épidémie d’Ebola, appelant à plus de sérieux sous peine de continuer à être méprisés.

    “Il est temps que l’Afrique accorde sa vraie valeur à la vie humaine, en d’autres termes à la vie de chaque Africain. (. . . ). Hier c’était le sida, aujourd’hui c’est Ebola, demain ce sera quelque chose d’autre. On ne peut pas rester dans l’impréparation”, a-t-elle lancé. “On ne peut se trouver dans la situation où les institutions prennent tellement de temps pour penser à monter une réunion. ”

    “Ebola expose quelque chose d?embarrassant, laissez-moi l’appeler une crise d’identité et de dignité”, et “expose l’extrême faiblesse de nos institutions: nationales, régionales et continentales”, a poursuivi Mme Machel, invitée d’un débat par le cabinet d’audit KPMG à Johannesburg.

    “On est en 2014, à l’heure de l’éveil de l’Afrique. On nous dit qu’il y a des milliardaires sur le continent, des classes moyennes en expansion. (. . . ) Comment se fait-il qu’on mette tant de temps à se réveiller, à réaliser premièrement que c’est notre problème, et deuxièmement que nous avons des capacités sur le continent africain pour contenir le virus? (. . . ) Les 5. 000 morts, ce sont seulement des statistiques? Quid des familles? Des enfants orphelins?”, a-t-elle demandé.

    “C’est probablement quand nous nous prendrons au sérieux que les autres le feront. Sinon, nous continuerons d’être des marionnettes aux mains de tous, d’être stigmatisés, ou pire, méprisés”, a martelé Mme Machel.

    Très critique à l’encontre de l’Union africaine (UA) – “Je continue a dire que c’est trop tard et pas assez” -, elle a néanmoins salué les efforts de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente sud-africaine de la Commission de l’UA.

    Avec elle, “ça bouge”, a-t-elle dit. “Est-ce efficace? Non, ça ne l’est pas, mais ce n’est pas de la faute de Nkosazana mais de nos chefs d’Etat qui ne prennent pas l’Union africaine au sérieux”.

    12 pays sur les 54 Etats membres de l’UA sont à jour de leur contribution annuelle, selon Mme Machel.
    Jeuneafrique

  • Ebola: L’epidemie en RDC est due a une nouvelle souche

    Ebola: L’epidemie en RDC est due a une nouvelle souche

    EBOLA-Le virus Ebola qui sévit actuellement en RDC est issu d’une nouvelle souche. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue américaine The New England Journal of Medicine.
    La flambée de fièvre hémorragique apparue en août en RDC est bien indépendante de celle qui sévit à l’ouest du continent depuis le mois de mars, selon une étude publiée jeudi 16 octobre dans la revue américaine The New England Journal of Medicine.
    “Le séquençage complet du génome du virus responsable (…) confirme qu’il s’agit d’un virus de l’espèce Ebola mais il montre que la souche congolaise est différente de celle d’Afrique de l’Ouest”, explique ce document, produit par l’IRD, l’Institut Pasteur, le CNRS, le Cirmf au Gabon et l’INRB en RDC et les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    “Par ailleurs, elle apparaît très proche de celles ayant également sévi en RDC et au Gabon entre 1995 et 1997”. En effet, l’analyse du génome du virus qui a tué 49 personnes sur 70 malades en RDC depuis la fin juillet montre qu’il est identique à 99,2 % à celui d’un autre virus appartenant à l’espèce “Ebola Zaïre”, responsable d’une épidémie en 1995 à Kikwit au Zaïre.

    En revanche, il est différent de la souche du virus “Ebola Zaïre” en cause dans l’épidémie qui frappe actuellement l’Afrique de l’Ouest, malgré 96,8 % de points communs. Le foyer congolais semble aujourd’hui endigué grâce aux mesures de protection mises en œuvre par les autorités, soulignent les chercheurs. Quelque 70 cas ont été confirmés, dont 42 décès.
    (Avec agences)

     

  • Ebola : les deux mauvaises nouvelles de l’OMS

    Ebola : les deux mauvaises nouvelles de l’OMS

    ebola-Selon l’OMS, l’épidémie d’Ebola pourrait infecter 5 000 à 10 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l’Ouest. Quant au taux de mortalité des malades contaminés, il peut atteindre 70% dans les trois pays les plus touchés : Liberia, Sierra Leone et Guinée

    Les chiffres sont effrayants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola pourrait contaminer 5 000 à 10 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l’Ouest au début du mois de décembre alors qu’on en détecte, actuellement, environ 1 000 par semaine.

    Le nouveau bilan global de l’épidémie est de 4 447 morts pour 8 914 cas recensés. L’épidémie continue donc de progresser en Afrique de l’Ouest. Autre chiffre inquiétant : d’après le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS, le taux de mortalité des malades touchés par le virus de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 70% dans les trois pays les plus touchés : Liberia, Sierra Leone et Guinée.

     

    Un nombre de cas sous-estimé

    Si le docteur Aylward note un “ralentissement du taux de nouveaux cas dans des zones qui ont été des épicentres historiques de l’épidémie”, comme le comté de Lofa au Liberia, en raison d’un “réel changement dans le comportement et l’approche des communautés” concernées, le nombre d’infections continue d’augmenter de manière exponentielle dans les capitales, Monrovia, Conakry et Freetown. Et le nombre de cas réels serait 1,5 fois plus élevé que recensé officiellement en Guinée, deux fois plus en Sierra Leone, et 2,5 fois au Liberia.

    L’ONU s’est fixé comme objectif, pour arrêter l’expansion de l’épidémie, d’assurer d’ici au 1er décembre la sécurité de 70% des enterrements et d’isoler 70% des cas suspects. “C’est un objectif ambitieux. La propagation géographique de l’épidémie est un gros défi”, a souligné Bruce Aylward. L’OMS pourrait déclarer vendredi la fin de l’épidémie d’Ebola au Sénégal et lundi la fin de celle au Nigeria si aucun nouveau cas n’est détecté d’ici là dans ces pays.

     

    Arrêt de la grève au Liberia

    Au Liberia, le syndicat des personnels de la santé a annoncé mardi soir la levée immédiate de son mot d’ordre de grève nationale, au second jour du mouvement, affirmant répondre aux appels à faire prévaloir l’intérêt des malades d’Ebola.

    De son côté, le chef de la mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, a réclamé “l’aide de plus de pays, de leurs militaires, de leurs civils, de leurs personnels de santé”. Il a demandé toute une série de moyens supplémentaires, dont 2 700 lits d’hôpitaux avant le 1er décembre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’épidémie. Outre ces 2.700 lits manquants, il a dressé une longue liste de moyens supplémentaires indispensables pour maîtriser l’épidémie : 16 laboratoires de diagnostic, 450 équipes pour traiter les corps des victimes, un millier de véhicules et des équipements de protection.

    (Avec AFP)

    Jeuneafrique

  • Dans la forêt congolaise, le poisson remplace la viande de brousse pour vaincre Ebola

    Dans la forêt congolaise, le poisson remplace la viande de brousse pour vaincre Ebola

    viande-A cause d’Ebola, “nous ne mangeons plus que du poisson, frais ou fumé”, explique Bibiche. Comme tant d’autres à Lokolia, au fin fond de la RDC, cette mère de famille a dû changer ses habitudes depuis quelques semaines.

    “On nous a demandé de ne plus manger de viande (de brousse) car [la maladie] viendrait des animaux”, ajoute-t-elle assise par terre, soufflant sur les flammes qui lui permettront de faire frire les quelques poissons qui attendent dans une bassine en plastique.

    A Lokolia, localité de quelques milliers d’habitants perdue dans la forêt équatoriale à environ 800 km au nord-est de Kinshasa, le nouveau régime n’est pas du goût de tous.

    “On nous a interdit de manger de la viande, mais nous n’avons pas de rivière toute proche. Quand nous chassions les animaux, ça nous permettait de les revendre et de payer l’école de nos enfants. C’est difficile pour nous maintenant”, se plaint Christine, qui vend néanmoins quelques poissons fumés étalés sur une bâche bleue.

    Depuis la fin du mois de juillet, la République démocratique du Congo est frappée par une épidémie d’Ebola qui a fait 43 morts, selon le dernier bilan officiel. Au centre de la zone touchée, Lokolia, du fait de son hôpital, a vu mourir nombre de malades venus s’y faire soigner.

    C’est là que Médecins sans frontières (MSF) a installé l’un de ses deux centres de prise en charge établis dans la zone de l’épidémie.

    Consciente du danger, la population semble respecter dans l’ensemble les consignes de sécurité des autorités pour empêcher la propagation de l’épidémie. Extrêmement contagieuse au contact d’une personne qui en développe les symptômes, la maladie reste pour l’heure circonscrite à un territoire relativement restreint, à défaut d’être totalement maîtrisée.

    Plus question de se toucher quand on se dit bonjour : on se salue désormais de loin… mais certains continuent de se faire coiffer par des mains étrangères.

    Armé d’un porte-voix, Jonas Mboyo, “sensibilisateur”, arpente les rues de terre bordées d’habitations en torchis. Dépourvue d’eau et d’électricité, Lokolia illustre bien le quotidien difficile de la grande majorité de la population du pays, parmi les moins développés au monde.

    “Nous demandons aux gens de mettre les seaux pour le lavage des mains devant leurs portes, afin de se laver les mains chaque fois après s’être rendus aux toilettes, avant de manger et avant de faire quoi que ce soit”, indique M. Mboyo.

    Le gouvernement fournit de l’eau chlorée pour permettre aux gens de se désinfecter et limiter ainsi fortement les risques de contamination.

    – Vol de cadavre –

    La vie publique a été fortement ralentie par l’épidémie. Lele Mboto, fidèle d’une église locale, explique que le culte dominical a repris fin septembre après plus d’un mois d’interruption.

    “Nous ne nous réunissions plus à cause d’Ebola, afin d’éviter de nous toucher, de nous parler en face C’est de ça que nous avions peur”, dit-il.

    “Nous avons respecté les conseils et la situation est devenue un peu plus calme ; [avant cela] il y avait beaucoup trop de morts”, se réjouit pour sa part Ekofo, un jeune homme de la ville.

    Jeudi, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), Martin Kobler, de retour d’une visite à Lokolia, a tenu à “féliciter les agents de l’État, des Nations unies” et de Médecins sans frontières (MSF) pour leur “travail extraordinaire sur le terrain” contre la maladie.

    “Si tous les acteurs, ainsi que les villageois continuent à être aussi vigilants et sérieux dans cette lutte, la maladie pourra être maîtrisée dans les semaines prochaines”, a-t-il espéré.

    La vigilance peut encore s’améliorer. Un journaliste de l’AFP a pu constater que dans les zones où il y a eu peu ou pas de victimes, les gens ont une moindre conscience du danger et respectent globalement assez peu les consignes des autorités.

    Il y a deux semaines un jeune homme originaire d’un village est mort en ville dans un centre de prise en charge. Au village, “nous avons eu des rumeurs selon lesquelles on [l’avait coupé] en morceaux”, raconte un de ses amis.

    “Nous avons fait une descente pour voir par nous-mêmes et c’est ainsi que nous avons ravi le cadavre de force”, ajoute-t-il, “nous avons constaté que c’était faux mais on a quand même amené le cadavre au village” pour l’enterrer.

    Depuis lors, toute la bande est suivie de très près par des équipes médicales pour s’assurer qu’ils ne développent pas la maladie.

    AF
  • le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    sante-Les associations de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont descendues dans la rue, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa. But : mobiliser la communauté nationale contre les menaces que représente le cancer de l’utérus identifié comme 1ère cause de décès de la femme en RDC.


    Le cancer de col utérin est identifié comme étant la première cause de mortalité de la femme en République démocratique du Congo. Après lui vient le cancer du sein. Dans le monde, le cancer de l’utérus est responsable de 250 mille décès par an, dont 80% se retrouvent dans les pays en développement.

    En l’absence d’intervention rapide, la mortalité associée au cancer du col pourrait augmenter de 25% au cours de dix prochaines années. Ces informations ont été données par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la faveur de la première marche de sensibilisation et de plaidoyer contre le cancer de col utérin organisée par l’Organisation africaine pour la recherche et l’enseignement sur le cancer (OAREC/AORTIC) et Globe Athon.

    Avec l’appui financier de l’OMS, la marche a été organisée, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa (Unikin). Cette marche silencieuse qui a mobilisé toutes les forces vives de l’Unikin s’est étalée sur une boucle de 2,7 km, depuis le bâtiment administratif de l’Unikin, en passant par les facultés de Sciences (Biologie, Mathématique, Sciences de la terre), Médecine; un détour par la morgue ; l’Institut technique médical du Mont Amba; les Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), les facultés des sciences agronomiques, de Psychologie; l’entrée principale (Trafic) et l’arrivée a été constatée devant le bâtiment administratif.

    Mais avant de se lancer dans la marche, la partie protocolaire, dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Unikin, a été ponctuée d’allocutions.

    Le recteur de l’Unikin, Jean-Berckmans Labana, a indiqué, d’entrée de jeu, que la marche volontariste pour « combattre le cancer de l’utérus a la particularité de mobiliser non seulement les forces vives de l’Alma Mater, mais également des hôtes de marque parmi lesquels les invités de la République du Congo (Brazzaville), les représentants du directeur de l’OMS/RDC, du ministre intérimaire de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la recherche scientifique (ESURS), etc. »

    A sa suite, M. Casimir Manzengo, délégué de Dr Joseph Cabore, représentant de l’OMS RDC, a fait savoir que cette marche est organisée chaque année dans le monde grâce à Globe Athon dans le but de vulgariser l’information, encourager ainsi la prévention et promouvoir la détection précoce comme meilleur moyen de lutte préventive contre le cancer du col de l’utérus.

    Pour l’OMS, a-t-il ajouté, la lutte contre le cancer du col utérin est une grande priorité de santé publique. En 2005, la Résolution 5822 de l’Assemblée mondiale de la santé sur la prévention et la lutte contre le cancer a, une fois encore, rappelé l’importance de l’enjeu que constitue le cancer, en soulignant que seule une action élargie et intégrée pourra stopper cette épidémie mondiale. Et puis, en tant que maladie non transmissible, le cancer du col a fait partie de la deuxième grande résolution des Nations unies en matière de santé, après la première consacrée au Vih/Sida en 2001.

    Instaurer la vaccination contre le HPV

    Le cancer du col peut être évité grâce au dépistage précoce et au vaccin. Raison pour laquelle l’OMS préconise qu’on agisse vite en rendant l’accès aux services de prévention abordable et efficace.

    D’autre part, il faut préconiser une action de vaccination de toutes les femmes pour les protéger contre l’infection au virus de papillon humain (HPV). En fait, depuis 2006, un vaccin protégeant contre l’infection et la maladie associée au HPV a reçu l’autorisation de mise sur le marché. L’OMS estime que de nouveaux vaccins contre le HPV dans le mode en développement pourraient sauver des centaines de milliers de vies humaines s’ils sont administrés de manière efficace.

    Le professeur Charles Gombe du Congo/Brazzaville a partagé l’expérience de son pays sur une campagne de vaccination de la jeune fille menée dans la région de la Lekoumou et des études menées dans l’optique de vacciner des jeunes gens.

    Les associations de lutte contre le cancer, par la bouche du professeur Léon Mbala Nlandu, vice-président de la Ligue nationale contre le cancer (LINAC), a dénoncé l’inaction de toute la communauté nationale qui se montre complice du HPV, agent causal du cancer du col utérin. Il a, par la suite, invité tout le monde à couper le lien avec le HPV, à instaurer la vaccination de la femme contre le cancer et le dépistage précoce des cancers de l’utérus et du sein.

    Le professeur Jean-Marie Kabongo Mpolesha, président élu de l’Organisation africaine pour la recherche sur le cancer (OAREC/ AORTIC), a présenté son ONG basée en Afrique et créée en 1983 par des expatriés africains prestataires des soins oncologiques, des scientifiques et leurs amis. L’OAREC se consacre à la promotion de la lutte contre le cancer, au dépistage, au traitement et aux soins palliatifs en Afrique.

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  • Faire du sport réduit la sensibilité à la douleur

    Faire du sport réduit la sensibilité à la douleur

    gym-Trois séances de 30 minutes d’exercice physique par semaine permettraient de mieux tolérer les sensations pénibles.
    Et si trois séances de 30 minutes de vélo d’appartement par semaine permettaient de se passer de paracétamol ou d’anti-inflammatoires? Un rêve pour tous les «douloureux chroniques», selon le terme médical consacré pour qualifier les millions de patients dans le monde qui prennent chaque jour leur traitement.
    C’est l’espoir que soulèvent les travaux publiés ce mois-ci dans une revue internationale spécialisée en médecine du sport (Medicine & Science in Sports & Exercise). Des chercheurs australiens, répartis entre l’Université de New South Wales et un vaste centre de recherche privé, le Neuroscience Research Australia à Sydney, ont comparé la sensibilité à la douleur de 12 adultes en bonne santé, mais inactifs, qui acceptaient de s’engager dans un programme d’entraînement physique (groupe actif), à celle de 12 adultes d’âge similaire, également en bonne santé mais restant inactifs pendant les six semaines de l’étude (groupe inactif). Les 24 cobayes étaient, bien sûr, inactifs au départ.
    «L’effet analgésique (qui réduit la douleur, NDLR) pendant l’exercice physique est bien connu, expliquent les auteurs, cependant les effets de l’exercice régulier sur la sensibilité à la douleur sont largement inconnus.» C’est cet effet analgésique persistant en dehors même des trois séances de vélo d’appartement par semaine que les chercheurs australiens ont mis en évidence.

    le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter

    «Ce n’est pas surprenant, commente David Lefrançois, directeur de l’Institut des neurosciences appliquées (Paris), le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter. Or, il n’y a pas que la masse musculaire qui se développe en réponse aux efforts récurrents qui lui sont demandés. Sur le plan psychologique aussi, lorsque l’on s’habitue à supporter les douleurs du sport, il devient plus facile d’accepter d’autres types de douleurs.»
    Car, dans l’étude australienne, les investigateurs ont pris soin de distinguer deux seuils différents. Le seuil à partir duquel les volontaires ressentaient la douleur et celui à partir duquel elle devenait insupportable. Le premier fixe la sensation douloureuse, très variable d’un individu à l’autre mais relativement constante pour une même personne. Le second détermine la tolérance à la douleur, elle aussi très spécifique d’un individu donné. Deux techniques étaient utilisées pour déterminer ces seuils, la première avec un appareil infligeant une pression croissante sur la peau, la seconde à l’aide d’un brassard à tension gonflé progressivement. D’abord douloureuse, la sensation devient vite insupportable.
    Au bout de six semaines, lorsque les 24 volontaires refirent les tests, les seuils n’avaient pas bougé pour le groupe inactif alors qu’une modification était apparue dans le groupe actif: la tolérance à la douleur était plus importante. Autrement dit, les cobayes ressentaient toujours la douleur pour la même pression infligée, mais ils parvenaient à accepter une pression plus forte avant qu’elle ne devienne insupportable.
    L’intérêt potentiel de cette étude est considérable, même si elle n’a été réalisée que sur 24 individus en bonne santé. Si ces résultats se confirment sur un plus vaste échantillon et surtout chez des malades atteints d’arthrose, de lombalgie ou de fibromyalgie (douleurs persistantes diffuses d’origine inconnue), leur qualité de vie pourrait s’en trouver considérablement améliorée… sans médicaments. Recommander du sport, en douceur, à des gens qui souffrent pour réduire leurs douleurs peut paraître paradoxal, mais les résultats sont là.
    Le Figaro.fr
  • McDonald’s fait son Bilan Nutritionnel

    McDonald’s fait son Bilan Nutritionnel

    Depuis plusieurs années en France, McDonald’s travaille sur le profil nutritionnel et la diversification de son offre pour proposer à ses clients des produits adaptés à leurs attentes et besoins. Comment savoir si cette politique nutritionnelle a un impact sur la consommation des clients dans les restaurants ?
     
    Pour le savoir, l’enseigne a réalisé son Bilan Nutritionnel pour la période 2009-2012.
     
    Le Bilan Nutritionnel est un outil permettant de mesurer les apports nutritionnels des produits sur la base des consommations réelles des clients. Il vise ainsi à mesurer, de la façon la plus objective possible, l’impact des efforts réalisés par l’enseigne en matière de nutrition sur ce que consomment ses clients.
    Avec cet outil, McDonald’s devient le premier acteur de la restauration rapide en France à chiffrer de cette manière l’impact de ses actions en matière de nutrition.
     
    Comment ont été effectués les calculs ?
    Les résultats du Bilan Nutritionnel sont calculés sur la base du croisement des chiffres de ventes et de la composition nutritionnelle des produits. Cet outil mesure ainsi le profil nutritionnel moyen des produits par catégorie (boisson, sandwich, salade, dessert, etc.).
     
    Il permet par exemple de calculer l’évolution entre 2009 et 2012 du « sandwich moyen » consommé(2), à partir des valeurs nutritionnelles de tous les sandwiches, pondérées par les ventes annuelles.
    Grâce à ces mêmes calculs, l’enseigne peut également reconstituer l’évolution des « menus moyens » consommés dans ses restaurants.
    Analyse des résultats
    La variété et la reformulation des produits McDonald’s ont un impact sur le profil nutritionnel de ce que consomment en moyenne les clients.
    Depuis 2009, l’enseigne porte une attention particulière au profil nutritionnel de ses sandwiches, notamment grâce au Socle Commun de Qualité Nutritionnelle (SCQN) qui fixe par exemple une teneur maximale de 35% de matières grasses dans les sauces des nouveaux sandwiches.
    Concernant les enfants, ces premiers résultats confirment la volonté de McDonald’s de poursuivre sa politique de qualité nutritionnelle, avec une offre de fruits diversifiée dans le Happy Meal et l’opération des Mercredis à Croquer.
     
    Le Bilan Nutritionnel est reconnu par SGS (Société Générale de Surveillance), leader mondial de la certification.
     
    Pour plus d’informations sur la politique nutritionnelle de McDonald’s, rendez-vous sur mcdonalds.fr rubrique « nutrition » ou écrivez-nous à mailto:infonutrition@infomcdonalds.fr
     
    Publication réalisée à la demande de McDonald’s France | Crédit photo : Arnaud Brunet
    Journal International de Medecine
  • Drogue : de l’iboga pour soigner les héroïnomanes ?

    Drogue : de l’iboga pour soigner les héroïnomanes ?

    L'iboga est très répandue au Gabon et en Afrique centrale équatoriale
    L’iboga est très répandue au Gabon et en Afrique centrale équatoriale © AFP

    Remède miracle aux propriétés anti-addictives ou simple substance hallucinogène ? L’ibogaïne, une molécule provenant de l’écorce de l’iboga, plante très répandue au Gabon, pourrait aider des millions de toxicomanes. Elle reste considérée, aux États-Unis et en France, comme un stupéfiant.

    L’héroïne ne connait pas la crise. Et son “succès”, aux États-Unis notamment, ne cesse de croître. Tout comme le danger qu’elle représente. Depuis le début de l’année, 131 kilos d’héroïne ont déjà été saisis à New York, d’une valeur à la revente de 40 à 60 millions de dollars. Contre 80 kilos sur l’ensemble de l’année 2013. “Du jamais vu” depuis que la ville tient des archives à ce sujet, soit vingt-trois ans, d’après Bridget Brennan, procureur chargée des affaires de drogue. Pis, entre 2010 et 2012, le nombre de surdose a grimpé de 84 %.

    “J’ai vu des gens qui étaient au bout du rouleau ressembler à nouveau à des êtres humains”

    Comment stopper la diffusion d’une drogue populaire devenue bon marché ? Ou même, simplement soigner et sortir ses victimes de cette dépendance. Loin des sevrages longs et douloureux à la buprénorphine, à la méthadone ou autres cocktails médicamenteux, l’iboga, une racine très répandue en Afrique centrale équatoriale, aurait des propriétés anti-addictives. Depuis des siècles ce petit arbuste surnommé “bois sacré” est utilisé pour des rites initiatiques, à l’image du bwiti chez les Mitsogo et les Apindjis au Gabon. L’absorption d’iboga sous forme de poudre, selon des règles très précises entraîne un moment de transe et des visions qui doivent permettre l’intégration au sein de la communauté.

    >> Lire aussi : Mystérieux iboga

    Aux États-Unis, la découverte de sonpotentiel thérapeutique date seulement de quelques décennies. Dans les années 1960, Howard Lotsof et des amis, tous accros à l’héroïne et à la cocaïne, découvrent et testent l’ibogaïne. L’expérience dure trente-six heures. Une journée et demi qui suffit à les guérir de cette dépendance. Et sans sevrage. Définitivement pour Howard Lotsof, durant quelques mois pour ses compagnons.

    Sauvé des griffes de l’héroïne, Howard Lotsof va devenir le héraut de l’ibogaïne jusqu’à sa mort en 2010. Pendant près de trente ans, l’ancien junkie tente de convaincre le monde de la science de se pencher sur les bienfaits de cette molécule extraite de l’écorce de l’iboga aux effets psychostimulants et euphorisants. Deborah Mash, professeure en neurochirurgie à l’université de Miami rejoint sa cause. “J’ai vu des gens qui étaient au bout du rouleau ressembler à nouveau à des êtres humains, sans aucun signe de manque et prêts à changer de vie”, assure-t-elle dans America Tonight.

    Après avoir traité 300 patients à l’ibogaïne en 1996 dans son centre de recherche privé aux Caraïbes, elle affirme que le “taux de réussite à court terme du traitement à l’ibogaïne est de 98 %”. Encore une fois, sans sevrage. Mais, Deborah Mash tempère : “Il n’y a jamais eu une étude en double aveugle, ce qui est nécessaire pour définir les taux de réussite réels.” Elle évite d’utiliser le mot “remède”, privilégiant celui d’”interrupteur de la dépendance”. Encore moins celui de “remède miracle” puisque plusieurs échecs ont également été rapportés.
    L’autre bienfait de l’ibogaïne intervient sur le cerveau. Elle permettrait de stimuler le métabolisme et d’aider les voies nerveuses, endommagées par la consommation d’héroïne, à se régénérer.

    L’ibogaïne, interdite en France et aux États-Unis

    Pourtant, l’utilisation et les propriétés de l’ibogaïne sont encore taboues. “L’avis de l’industrie pharmaceutique a été dans l’ensemble critique et a eu une influence importante dans la décision de ne plus financer les essais”, reconnaît Kenneth Alper, professeur de psychiatrie et neurologie à New York, cité par Le Monde. “La plupart des entreprises croient, à tort, qu’elles ne peuvent pas gagner beaucoup d’argent dans le traitement de la toxicomanie”, poursuit Stanley Glick, directeur du centre de recherche en neurologie à l’Université de médecine en Albany.

    L’absence de recherches à long terme empêche aujourd’hui d’avancer des chiffres quant au taux de réussite de l’ibogaïne dans la lutte contre les addictions aux opiacés. Bien que ses défenseurs en fassent l’arme numéro un contre l’héroïne. Aux États-Unis, elle est classée comme drogue depuis 1967 mais a été autorisée par l’Institut national sur l’abus des drogues entre 1990 et 1995 pour des essais cliniques. En France, l’iboga et l’ibogaïne sont considérées comme stupéfiants depuis 2007.

    Jeune Afrique

  • Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hopital-cinquantenaire-Il s’agissait de proposer un fleuron hospitalier à l’Afrique centrale et d’endiguer les expatriations sanitaires. Soixante ans après le démarrage des travaux, l’hôpital du Cinquantenaire vient d’être officiellement inauguré à Kinshasa.

    Après moult rebondissements étalés sur six décennies, et deux ans après la fin de ses travaux – le temps d’équiper, de tester les équipements et de recruter – l’établissement hospitalier congolais de pointe, qui s’étend sur 40 000 m2 à Kinshasa, est pleinement opérationnel depuis le 22 mars. “Il s’agit du meilleur hôpital d’Afrique centrale et même de la région”, affirme le ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi.

    Cet établissement de quelque 500 lits regroupe des unités de médecine interne, de pédiatrie, de chirurgie, de gynécologie, de gastroentérologie, de néphrologie et de cardiologie. C’est Joseph Kabila qui avait demandé en 2008 la reprise des travaux de l’hôpital, interrompus depuis l’indépendance et qui en avait posé la première pierre en mai 2009. Mais les remous politiques entourant son éventuel troisième mandat présidentiel en 2016 en quelque peu éclipsé cet événement.

    Prix abordables

    Assurée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour un coût de quelque 100 millions de dollars, la construction de l’établissement a été confiée à l’entreprise chinoise Sinohydro II, tandis que sa gestion revient au groupe indien Padyiath Healthcare. Alors que la consultation d’un spécialiste sera comprise entre 20 000 et 25000  FCFA, le ministre de la Santé s’est voulu rassurant quant aux tarifs pratiqués, censés être accessibles à tous, a fortiori grâce à la future loi portant sur la couverture universelle de santé. Mais afin de retenir la clientèle haut de gamme, Félix Kabange a indiqué que l’établissement disposera également d’un service VIP, qui devrait permettre à lui seul un retour sur investissement dans les dix ans.

    Jeune Afrique