Author: Don Kayembe

  • Lingala: Ses origines et son enseignement dans les ecoles en regions Lingalaphone

    Lingala: Ses origines et son enseignement dans les ecoles en regions Lingalaphone

    Lingala et son origine- l’enseignement de la langue lingala a l’ecole

  • Devant l’American Isreal Public Affairs Commitee, Tshisekedi annonce la reprise des relations avec IsraĂ«l

    Devant l’American Isreal Public Affairs Commitee, Tshisekedi annonce la reprise des relations avec IsraĂ«l

    -FĂ©lix Tshisekedi, prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) a annoncĂ©, dimanche soir 1er mars, une reprise des relations diplomatiques de haut niveau de son pays avec IsraĂ«l. L’installation d’une « section Ă©conomique » de l’ambassade est Ă©galement envisagĂ©e Ă  JĂ©rusalem.

    L’annonce de cette reprise des relations diplomatiques de la RDC avec IsraĂ«l a Ă©tĂ© faite Ă  Washington devant le ComitĂ© des affaires publiques israĂ«lo-amĂ©ricaines (Aipac) qui organise sa grande confĂ©rence annuelle depuis dimanche jusqu’au mardi 3 mars.

    AprĂšs plus de vingt ans sans reprĂ©sentation de haut niveau en IsraĂ«l, FĂ©lix Tshisekedi annonce qu’il va nommer, dans les prochains jours, un ambassadeur Ă  Tel-Aviv. Pour l’instant, l’ambassade de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo est dirigĂ©e par un simple chargĂ© d’affaires.

    Le prĂ©sident congolais annonce Ă©galement la crĂ©ation d’une « section Ă©conomique » dont le but est de resserrer les liens avec IsraĂ«l en particulier dans les domaines, « de l’agriculture et des sciences et technologies ».

    Lors de son discours devant le puissant lobby pro-israĂ«lien Aipac, aux États-Unis, FĂ©lix Tshisekedi a prĂ©cisĂ© que l’ambassade de RDC reste Ă  Tel-Aviv, mais qu’il ne voit pas d’inconvĂ©nient Ă  baser cette nouvelle section Ă©conomique Ă  JĂ©rusalem. Il ajoute par ailleurs soutenir le plan de paix du prĂ©sident Donald Trump, un plan rejetĂ© par l’AutoritĂ© palestinienne.

    Selon un spĂ©cialiste, ces annonces sont faites pour plaire toujours plus Ă  Donald Trump et aux Etats Unis qui soutiennent FĂ©lix Tshisekedi depuis son Ă©lection et dont il cherche le soutien pour s’Ă©manciper de Joseph Kabila.

    Le discours du prĂ©sident est d’ailleurs mal passĂ© en RDC auprĂšs des proches de son prĂ©dĂ©cesseur: « La RDC ne peut ignorer la Palestine », a par exemple commentĂ© sur twitter un proche collaborateur de Joseph Kabila, Jean-Pierre Kambila.

    Le discours du prĂ©sident Tshisekedi a aussi Ă©tĂ© critiquĂ© par une grande partie de l’opinion qui demande de ne pas oublier la cause palestinienne.

    « JĂ©rusalem est, de par son histoire, un lieu qui appartient aux juifs, aux arabes comme aux chrĂ©tiens. La considĂ©rer comme capitale d’IsraĂ«l, c’est accepter sa privatisation par les seuls juifs », a rĂ©agi le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha).

    Des internautes congolais espĂ©raient, quant Ă  eux, que FĂ©lix Tshisekedi n’oublie pas de nommer « dans la foulĂ©e » un Haut reprĂ©sentant auprĂšs de l’État palestinien.

    Avec RFI

  • Albert Yuma s’insurge contre le « harcĂšlement fiscal » et l’« ingĂ©rence Ă©trangĂšre » en RDC

    Albert Yuma s’insurge contre le « harcĂšlement fiscal » et l’« ingĂ©rence Ă©trangĂšre » en RDC

    -Environnement des affaires dĂ©lĂ©tĂšre, morose et peu transparent, harcĂšlement fiscal
 Albert Yuma, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration des entreprises du Congo (FEC), a lancĂ© une violente charge contre la politique du gouvernement. Mais aussi contre l’« ingĂ©rence Ă©trangĂšre » dans les questions miniĂšres.
    « Aucun gouvernement ne devrait jamais promettre ce qu’il n’est pas certain de tenir. C’est une question de crĂ©dibilitĂ© et de responsabilitĂ© de l’action publique vis-Ă -vis des gouvernĂ©s ». Actuellement au centre d’une enquĂȘte judiciaire ouverte par le parquet de Kinshasa portant sur une dette de 128 millions d’euros contractĂ©e par la GĂ©camines, qu’il prĂ©side, c’est sous sa casquette de prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des entreprises du Congo (FEC) qu’Albert Yuma Mulimbi a tapĂ© du poing sur la table le 29 fĂ©vrier, lors de la traditionnelle cĂ©rĂ©monie des vƓux de l’organisation patronale, Ă  l’hĂŽtel Pullman.
    Ce proche de Joseph Kabila – qui avait un temps tentĂ© de l’imposer Ă  la primature, en avril 2019 – a appelĂ© le nouveau pouvoir Ă  amorcer des grandes rĂ©formes pour amĂ©liorer le climat des affaires et instaurer un systĂšme fiscal efficace en RDC. Des rĂ©formes, qui permettraient Ă  l’État, assure-t-il, de stimuler les investissements et les recettes publiques.
    Son appel intervient quelques jours aprĂšs la fin de la mission d’évaluation du programme intĂ©rimaire du FMI, dont le compte-rendu tĂ©moigne d’inquiĂ©tudes similaires.
    Croissance économique en repli
    Les derniĂšres donnĂ©es statistiques publiĂ©es par la Banque centrale du Congo indiquent que l’activitĂ© Ă©conomique en RDC a flĂ©chi en 2019 par rapport Ă  l’annĂ©e 2018. Ainsi, le taux de croissance Ă©conomique a atteint 4,6 % contre 5,8 % en 2018. « Bien que ce taux de croissance soit supĂ©rieur Ă  la moyenne des pays subsahariens, la croissance Ă©conomique de la RDC demeure fragile et peu inclusive car portĂ©e par le secteur minier, secteur hautement capitalistique mais peu pourvoyeur d’emplois », souligne Albert Yuma.
    Pour dĂ©montrer l’impact nĂ©gatif de cette fragilitĂ©, le prĂ©sident de la FEC fait rĂ©fĂ©rence au dernier Rapport sur le dĂ©veloppement humain de 2019, du Pnud, qui classe la RDC Ă  la 179e position avec un IDH de 0,459. « Cette position est en recul de 3 places par rapport Ă  l’annĂ©e 2018. Sans grande surprise nous continuons donc Ă  stagner, voire Ă  rĂ©gresser, dans le peloton de queue des pays Ă  dĂ©veloppement humain les plus faibles », s’inquiĂšte Albert Yuma.
    Ce n’est pas la sortie la plus sĂ©vĂšre du patron des patrons sur le sujet. Lors de la mĂȘme cĂ©rĂ©monie des vƓux de la FEC, en janvier 2014, il avait ainsi remis en cause les chiffres officiels de la croissance et dĂ©plorĂ© la persistance du sous-emploi et de la pauvretĂ©, critiquant sĂ©vĂšrement la politique Ă©conomique d’Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre.
    Un climat des affaires qui « dissuade toute vellĂ©itĂ© d’entreprendre »
    La loi de finances 2020 prĂ©voit la collecte d’environ 203 taxes et impĂŽts pour alimenter les caisses de l’État. Pour Albert Yuma, « l’environnement des affaires reste largement dĂ©lĂ©tĂšre, morose et peu transparent, dominĂ© par la corruption, le harcĂšlement fiscal, l’insĂ©curitĂ© juridique et judiciaire ainsi que par des coĂ»ts de facteurs de production si Ă©levĂ©s, qu’ils dissuadent toute vellĂ©itĂ© d’entreprendre ».
    Pas de concertation dans les décisions publiques
    « Les capacitĂ©s d’intervention de l’État se sont dĂ©gradĂ©es en raison d’initiatives prises sans concertation aucune, et si certaines d’entre elles ont eu certaines mĂ©rites, elles s’avĂšrent en fin de compte crĂ©atrices de frustrations car non applicables financiĂšrement », a dĂ©plorĂ© Albert Yuma.
    Le patron des patrons est ainsi revenu sur le plan de trĂ©sorerie publiĂ© dĂ©but fĂ©vrier, qui rĂ©duit les recettes courantes Ă  environ deux millions de dollars, contre une prĂ©vision de plus de sept millions de dollars dans la loi de finance. « Nous avons observĂ© avec regret, mais avec le sentiment qu’il ne pouvait en ĂȘtre autrement, la rĂ©duction implicite du budget de l’État », a-t-il dĂ©clarĂ©, rappelant avoir « Ă©mis des doutes » lors de l’adoption de ce budget « sur la capacitĂ© du pays Ă  soutenir de telles dĂ©penses avec des recettes que nous jugions irrĂ©alistes et [
] sans rapport avec nos capacitĂ©s contributives ».

    Soutien au gouvernement sur la sous-traitance miniĂšre
    Sur la question des mines, en revanche, le patron des patrons congolais a espĂ©rĂ© la fermetĂ© de Kinshasa aprĂšs que les ambassadeurs de 19 pays ainsi que la dĂ©lĂ©gation de l’union europĂ©enne ont saisi le gouvernement, le 21 fĂ©vrier, pour rĂ©clamer un moratoire de six mois quant Ă  l’application de la loi sur la sous-traitance [imposant de recourir exclusivement Ă  des entreprises locales] et un dialogue en vue d’aplanir les « incomprĂ©hensions ». « Je le dis trĂšs clairement ici, il est inadmissible que que des ambassades Ă©trangĂšres se mĂȘlent des politiques publiques internes », a martelĂ© Albert Yuma pour qui cette loi est un « levier Ă  l’émergence d’entreprises locales » et Ă  des investissements futurs.
    « Il est patent qu’aujourd’hui, le tissu Ă©conomique n’est pas en capacitĂ© d’absorber 100 % de la demande de sous-traitance », a-t-il reconnu. « Mais il est tout aussi clair que si on ne fait rien, on trouvera difficilement des acteurs locaux susceptibles d’investir dans la durĂ©e sans avoir la garantie de pouvoir compter sur des contrats futurs », a-t-il arguĂ©.
    Albert Yuma a Ă©galement fait part de ses « inquiĂ©tudes » quant aux futures propositions du FMi pour le secteur minier, accusant les rapports officiels de l’organisation de « plagier quasi intĂ©gralement les conclusions de certaines ONG ». « Soit le FMI n’a pas de vision propre pour l’industrie miniĂšre, ce qui est troublant, soit c’est que les dĂ©s sont dĂ©jĂ  pipĂ©s en fonction des intĂ©rĂȘts reprĂ©sentĂ©s par ces ONG et que je juge contraires Ă  ceux du Congo et Ă  sa souverainetĂ© ».

    Avec JA

  • Encore un mort: DĂ©cĂšs de LĂ©on Lukaku, le chef du contre-espionnage de l’ANR

    Encore un mort: DĂ©cĂšs de LĂ©on Lukaku, le chef du contre-espionnage de l’ANR

    -Le chef du service de contre-espionnage au sein de l’Agence nationale de renseignement est mort ce lundi, dans des circonstances qui restent encore floues.
    Plusieurs sources gouvernementales, ainsi que des sources au sein des services du renseignement congolais, ont confirmĂ© l’information Ă  Jeune Afrique : LĂ©on Lukaku, chef du service de contre-espionnage de l’Agence nationale de renseignement (ANR), est dĂ©cĂ©dĂ© ce lundi Ă  Kinshasa.
    Les causes de son dĂ©cĂšs ne sont, pour le moment, pas connues. Plusieurs cadres des services de renseignement congolais, sous couvert d’anonymat, ont cependant avancĂ© que ce dernier « Ă©tait malade ». Selon nos informations, LĂ©on Lukaku avait Ă©tĂ© suspendu de son poste de directeur des services contre-espionnage de l’ANR au cours du mois de fĂ©vrier.
    Ce dĂ©cĂšs intervient trois jours aprĂšs celui du gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint chargĂ© du renseignement militaire, dĂ©cĂ©dĂ© vendredi 28 fĂ©vrier dans des circonstances encore non Ă©lucidĂ©es. L’armĂ©e et la prĂ©sidence ont annoncĂ© avoir ouvert des enquĂȘtes sur la mort de ce haut gradĂ© qui fut un proche de Joseph Kabila.

    AVEC JA

  • Des enquĂȘtes sur la mort du gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi

    Des enquĂȘtes sur la mort du gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi

    –Le prĂ©sident de la RDC et l’armĂ©e congolaise ont annoncĂ© des enquĂȘtes pour « Ă©lucider » les « circonstances » de la mort brutale vendredi de Delphin Kahimbi, le chef du renseignement militaire congolais.

    Chef d’état-major adjoint chargĂ© du renseignement militaire, proche de l’ancien prĂ©sident Joseph Kabila, le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi est dĂ©cĂ©dĂ© vendredi d’ »une crise cardiaque », a expliquĂ© son Ă©pouse.

    Il venait dans les jours prĂ©cĂ©dents d’ĂȘtre empĂȘchĂ© de voyager, suspendu de ses fonctions et entendu par le Conseil national de sĂ©curitĂ© (CNS), selon des sources concordantes.

    « Tout en prĂ©sentant ses condolĂ©ances Ă  la famille et Ă  l’armĂ©e, le chef de l’État a souhaitĂ© que les enquĂȘtes soient rapidement menĂ©es afin de dĂ©terminer les circonstances exactes de sa mort », selon le compte-rendu du Conseil des ministres de vendredi.

    Dans un message vidĂ©o, le haut commandement militaire a saluĂ© la mĂ©moire de « l’un de ses valeureux officiers gĂ©nĂ©raux ».

    Rumeurs

    « Toutes les dispositions sont prises pour Ă©lucider les circonstances de cette douloureuse perte. Une enquĂȘte est diligentĂ©e. Les conclusions de celle-ci feront l’objet d’une communication ultĂ©rieure », a dĂ©clarĂ© un porte-parole militaire dans ce message vidĂ©o.

    En savoir plus ?

    Ce dĂ©cĂšs a suscitĂ© des rumeurs aussi inĂ©vitables qu’invĂ©rifiables (suicide, assassinat
).

    ÂgĂ© de 50 ans, le gĂ©nĂ©ral Kahimbi Ă©tait l’une des douze personnalitĂ©s congolaises toujours sous sanctions de l’Union europĂ©enne, pour atteintes aux droits de l’homme dans les derniĂšres annĂ©es du rĂ©gime Kabila (2015-2018).

    RestĂ© en place aprĂšs l’investiture de FĂ©lix Tshisekedi, le gĂ©nĂ©ral Kahimbi Ă©tait accusĂ© d’avoir mis en place « un systĂšme d’écoute des autoritĂ©s », d’aprĂšs une source militaire.

    On lui reproche d’ »avoir espionnĂ© FĂ©lix Tshisekedi », selon une source diplomatique.

    Juste avant sa mort, les États-Unis – soutien affichĂ© du nouveau prĂ©sident Tshisekedi – avaient publiquement saluĂ© jeudi sa destitution.

    Investi en janvier 2019, ancienne figure de l’opposition, FĂ©lix Tshisekedi gouverne la RDC en coalition avec son prĂ©dĂ©cesseur Kabila, dont les partisans sont majoritaires au Parlement et dans les autres institutions du pays.

    Plusieurs personnalitĂ©s trĂšs influentes Ă  l’époque du prĂ©sident Kabila ont cependant Ă©tĂ© mises Ă  l’écart et affaiblies ces derniers mois.

    Avec JA

  • Des incidents Ă  Paris au concert de la star congolaise Fally Ipupa

    Des incidents Ă  Paris au concert de la star congolaise Fally Ipupa

    -Des opposants au rĂ©gime congolais ont mis le feu Ă  des vĂ©hicules aux abords de la gare de Lyon, pour protester contre la tenue du concert Ă  Paris de la star congolaise Fally Ipupa, accusĂ© d’ĂȘtre un proche de l’ex-prĂ©sident Joseph Kabila et de son successeur FĂ©lix Tshisekedi.

    Le chanteur de rumba congolaise, accusĂ© d’ĂȘtre proche du pouvoir en place en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), ne s’Ă©tait pas produit en France depuis des annĂ©es, par peur de dĂ©bordements. Dans une interview diffusĂ©e mercredi par France 24, il avait d’ailleurs tenu Ă  rassurer ses fans en assurant que son concert à l’AccorHotels Arena se dĂ©roulerait dans le calme.

    Cela n’a finalement pas Ă©tĂ© le cas et de multiples incidents ont Ă©clatĂ© en dĂ©but de soirĂ©e aux abords de la gare de Lyon et du quartier de Bercy. Plusieurs scooters et poubelles ont Ă©tĂ© incendiĂ©s, dĂ©gageant d’Ă©paisses volutes de fumĂ©e dans la zone. Envahie par les fumĂ©es, la partie souterraine de la gare a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e par prĂ©caution a annoncĂ© la SNCF, et le trafic des mĂ©tros et RER a Ă©tĂ© perturbĂ©.

    Vers 18 h 30, les feux Ă©taient maĂźtrisĂ©s par les pompiers et une trentaine de vĂ©hicules, surtout des deux-roues, entiĂšrement carbonisĂ©s, a constatĂ© une journaliste de l’AFP.

    Le chanteur de rumba congolaise, accusĂ© d’ĂȘtre proche du pouvoir en place en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), ne s’Ă©tait pas produit en France depuis des annĂ©es, par peur de dĂ©bordements. Dans une interview diffusĂ©e mercredi par France 24, il avait d’ailleurs tenu Ă  rassurer ses fans en assurant que son concert à l’AccorHotels Arena se dĂ©roulerait dans le calme.

    Cela n’a finalement pas Ă©tĂ© le cas et de multiples incidents ont Ă©clatĂ© en dĂ©but de soirĂ©e aux abords de la gare de Lyon et du quartier de Bercy. Plusieurs scooters et poubelles ont Ă©tĂ© incendiĂ©s, dĂ©gageant d’Ă©paisses volutes de fumĂ©e dans la zone. Envahie par les fumĂ©es, la partie souterraine de la gare a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e par prĂ©caution a annoncĂ© la SNCF, et le trafic des mĂ©tros et RER a Ă©tĂ© perturbĂ©.

    Vers 18 h 30, les feux Ă©taient maĂźtrisĂ©s par les pompiers et une trentaine de vĂ©hicules, surtout des deux-roues, entiĂšrement carbonisĂ©s, a constatĂ© une journaliste de l’AFP.

    La prĂ©fecture de police avait placĂ© le concert sous haute surveillance, en interdisant les multiples manifestations prĂ©vues par les opposants. Mais depuis plusieurs jours, la bataille d’opinions faisait rage sur Twitter autour de la venue du chanteur.

    Les premiĂšres interpellations de manifestants bravant l’interdiction ont dĂ©butĂ© dĂšs la mi-journĂ©e. À 21 h 00, 46 personnes avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es et au moins 54 autres verbalisĂ©es, selon la prĂ©fecture, qui a dĂ©noncĂ© le “comportement scandaleux” de certains manifestants qui ont entravĂ© l’action des pompiers. Le “meneur des incendiaires” fait partie des personnes interpellĂ©es, a prĂ©cisĂ© une source policiĂšre.

    “Ce concert est sponsorisĂ© par Paul Kagame, le pire criminel de l’Afrique”

    Avec 1,4 million d’abonnĂ©s sur Youtube, Fally Ipupa, 42 ans, est une superstar en RDC. Une partie de la diaspora l’accuse d’ĂȘtre proche de l’ex-prĂ©sident Joseph Kabila et de son successeur FĂ©lix Tshisekedi.

    Le chanteur, qui compte des collaborations musicales avec l’amĂ©ricain R. Kelly et les artistes français Aya Nakamura et Booba, avait dĂ» renoncer Ă  son dernier concert prĂ©vu Ă  l’Olympia en 2017, dĂ©jĂ  Ă  cause de dĂ©bordements. Vers 20 h 30, les tensions persistaient autour de l’Arena, mais les fans ont pu rentré pour assister Ă  ce concert qui affichait complet.

    À l’extĂ©rieur, plusieurs opposants continuaient de les invectiver aux cris de “Rwandais, collabos !”. AuprĂšs de l’AFP, ils ont estimĂ© que Fally Ipupa est un chanteur qui “soutient le Rwanda”, un pays frontalier avec lequel la RDC entretient des relations compliquĂ©es depuis des annĂ©es.

    “Ce concert est sponsorisĂ© par Paul Kagame (le prĂ©sident rwandais, ndlr), le pire criminel de l’Afrique. Un homme qui veut endormir son peuple avec la musique”, a estimĂ© Christian Sossey, artisan dans le bĂątiment venu de Montpellier.

    Les fans du chanteur, eux, Ă©taient las. “On n’a pas besoin de la politique de lĂ -bas ici. On est juste venus se dĂ©fouler. Y en a marre de ces vandales”, a soupirĂ© Junior, billet en main et sur son 31 pour l’occasion.

    Avec AFP

  • L’ex-prĂ©sident angolais Ă©chappera-t-il au grand mĂ©nage anticorruption ?

    L’ex-prĂ©sident angolais Ă©chappera-t-il au grand mĂ©nage anticorruption ?

    -Son fils Jose Filomeno pointe depuis deux mois dans le box des accusĂ©s d’un tribunal pour avoir vidĂ© 500 millions de dollars des caisses de l’Angola. Et sa milliardaire de fille Isabel vient d’ĂȘtre inculpĂ©e pour en avoir dĂ©tournĂ© au moins le double.

    Mais, loin de ce fracas politico-judiciaire, l’ex-prĂ©sident Jose Eduardo dos Santos, 77 ans, coule une retraite paisible en Espagne.

    S’il est accusĂ© d’avoir largement livrĂ© les ressources nationales Ă  la cupiditĂ© d’une poignĂ©e de proches, le maĂźtre absolu du pays pendant trente-huit ans a Ă©chappĂ© Ă  l’opĂ©ration “mains propres” menĂ©e par son successeur Joao Lourenço.

    Au moins provisoirement.

    “S’attaquer Ă  dos Santos lui-mĂȘme serait politiquement trĂšs risquĂ©”, explique l’analyste Paula Cristina Roque, de l’universitĂ© britannique d’Oxford. “Ses enfants ne disposent que de peu de soutien au sein du MPLA (le parti au pouvoir)”, note-t-elle, “mais c’est une toute autre histoire avec lui”.

    A son arrivĂ©e au pouvoir en 2017, la volontĂ© manifestĂ©e par Joao Lourenço d’Ă©radiquer la corruption qui gangrĂšne le deuxiĂšme producteur de pĂ©trole du continent africain n’a guĂšre suscitĂ© que des haussements d’Ă©paules.

    Le MPLA au pouvoir, l’opposition et la population n’ont alors vu dans les propos de l’ex-ministre de la DĂ©fense que des promesses de campagne sans importance.

    Alors c’est peu de dire que le limogeage systĂ©matique des patrons d’entreprises publiques, hauts fonctionnaires ou militaires proches de l’ancien rĂ©gime a dĂ©stabilisĂ© l’establishment angolais.

    Symboles du systĂšme nĂ©potique reprochĂ© au pĂšre dos Santos, ses enfants n’ont pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©s.

    – “PersĂ©cution” –

    Un temps patron du puissant fonds souverain du pays, Jose Filomeno a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et emprisonnĂ© six mois. Il risque dĂ©sormais plusieurs annĂ©es de prison.

    PremiĂšre femme milliardaire d’Afrique, sa demi-soeur Isabel a Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©e de la tĂȘte de la compagnie pĂ©troliĂšre nationale Sonangol, ses avoirs angolais ont Ă©tĂ© gelĂ©s et elle vient d’ĂȘtre inculpĂ©e d’une flopĂ©e de crimes financiers.

    L’Angola veut remettre la main sur Isabel dos Santos, accusĂ©e d’avoir pillĂ© son pays

    Le mois dernier, une enquĂȘte du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a enfoncĂ© le clou en accusant Mme dos Santos, preuve de ses montages financiers Ă  l’appui, d’avoir “siphonnĂ© les caisses” du pays.

    De son exil forcĂ© de Londres et DubaĂŻ, celle que les Angolais ont baptisĂ©e la “Princesse” nie et crie Ă  la “persĂ©cution” politique.

    Avec elle, les critiques de Joao Lourenço ont relevĂ© que certains proches de l’actuel chef de l’Etat, Ă  commencer par l’ancien vice-prĂ©sident Manuel Vicente, avaient Ă©tĂ© opportunĂ©ment oubliĂ©s par les juges.

    Le porte-parole du procureur général, Alvaro Joao, dément toutefois tout traitement de faveur.

    “Le parquet s’intĂ©resse Ă  ces deux enfants (…) car il a mis au jour leur mauvaise gestion des deniers publics”, justifie M. Joao, en rappelant que bien d’autres potentats ont eux aussi subi les foudres de la justice angolaise.

    SĂ©lectif ou pas, le grand nettoyage opĂ©rĂ© par Joao Lourenço bĂ©nĂ©ficie en tout cas d’un large soutien dans le pays.

    – Son heure viendra –

    “La corruption est un mal qui corrompt la sociĂ©tĂ© angolaise depuis la mise en place du rĂ©gime (du MPLA en 1975)”, rappelle l’avocat Salvador dos Santos, Ă  la tĂȘte d’une ONG. “Au plus haut niveau (de l’Etat), personne ne vit de son salaire ou de revenus lĂ©gaux, tout n’est que triche et fraude”.

    Dans ce pays resté un des plus pauvres de la planÚte malgré sa manne pétroliÚre, la rue non plus ne cache pas sa satisfaction de voir tomber la famille dos Santos.

    “Je n’ai pas de mots pour qualifier Isabel”, lĂąche le mĂ©canicien Tayson Madrugada, 20 ans, dans son garage de la capitale. “Elle s’est servie de notre pays et a fait des affaires qui n’ont pas créé d’emplois pour les jeunes d’ici”.

    Le parquet affirme aujourd’hui ne pas envisager de s’attaquer Ă  Jose Eduardo dos Santos.

    “A l’heure actuelle, il n’existe pas de preuve suggĂ©rant que l’ex-prĂ©sident ait commis d’infraction”, assure Alvaro Joao. En rappelant que M. dos Santos reste constitutionnellement protĂ©gĂ© de toute poursuite criminelle par son statut jusqu’en 2022 – cinq ans aprĂšs la fin de son mandat.

    Inlassable pourfendeur des turpitudes de l’ex-famille rĂ©gnante, le journaliste Rafael Marques veut croire que, passĂ©e cette date, le chef tombera lui aussi dans les mailles du filet.

    “Beaucoup de ceux qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© inculpĂ©s l’ont citĂ©”, dĂ©taille-t-il, “des enquĂȘtes sont en cours (…) il va devoir rĂ©pondre Ă  certaines questions”.

    C’est ainsi le cas dans “l’affaire” Jose Filomeno, oĂč l’ancien gouverneur de la Banque centrale Valter Filipe da Silva, lui aussi sur le banc des accusĂ©s, a expliquĂ© avoir utilisĂ© les fonds dĂ©tournĂ©s sur ordre de l’ancien chef de l’Etat.

    Dos Santos, maĂźtre Ă©nigmatique et absolu de l’Angola

    “Dos Santos n’Ă©chappera pas Ă  la justice, son heure viendra”, assure Rafael Marques, “la seule question est de savoir si sa santĂ© ne le trahira pas d’ici Ă  2022”.

    Avec AFP- VOA

  • Les piliers du rĂ©gime Kabila tombent un Ă  un sous Felix  Tshisekedi

    Les piliers du régime Kabila tombent un à un sous Felix Tshisekedi

    -Les piliers de l’ex-rĂ©gime de Joseph Kabila tombent un Ă  un dans la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo de FĂ©lix Tshisekedi, au risque d’une dĂ©gradation du climat politique au sein la coalition au pouvoir nĂ©gociĂ©e dans la douleur entre les deux hommes.

    Dernier en date Ă  tomber, le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi, chef des renseignements militaires mort vendredi alors qu’il venait d’ĂȘtre suspendu de ses fonctions selon plusieurs sources.

    Sous sanctions de l’Union europĂ©enne (UE), le gĂ©nĂ©ral Kahimbi, 50 ans, est brutalement dĂ©cĂ©dĂ© d’”une crise cardiaque”, a indiquĂ© son Ă©pouse Ă  l’AFP, selon qui il n’Ă©tait pas malade.

    Son dĂ©cĂšs, qui suscite des rumeurs aussi inĂ©vitables qu’invĂ©rifiables (suicide, assassinat), intervient alors qu’il venait de tomber en disgrĂące, Ă  la grande satisfaction des Etats-Unis.

    Le chef du renseignement militaire congolais retrouvé mort à Kinshasa

    M. Kahimbi avait Ă©tĂ© auditionnĂ© ces derniĂšres heures par le Conseil national de sĂ©curitĂ© (CNS), aprĂšs avoir Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de voyager en Afrique du Sud le jeudi 20 fĂ©vrier.

    Ce pro-Kabila, restĂ© en place aprĂšs l’investiture de M. Tshisekedi, Ă©tait accusĂ© d’avoir mis en place “un systĂšme d’Ă©coute des autoritĂ©s”, d’aprĂšs une source militaire Ă  l’AFP.

    On lui reproche d’”avoir espionnĂ© FĂ©lix Tshisekedi”, ajoute une source diplomatique.

    Juste avant son décÚs, les Etats-Unis, avaient publiquement salué jeudi sa destitution.

    “Heureux de voir des mesures du gouvernement de la prĂ©sidence de la RDC pour en finir avec l’impunitĂ©”, avait rĂ©agi jeudi sur Twitter le sous-secrĂ©taire d’Etat aux Affaires africaines Tibor Nagy.

    Soutiens affichĂ©s du prĂ©sident Tshisekedi, les Etats-Unis lui ont demandĂ© Ă  plusieurs reprises de mettre Ă  l’Ă©cart des officiels pro-Kabila soupçonnĂ©s de corruption ou d’atteinte aux droits humains.

    Lors de son dernier sĂ©jour en RDC il y a deux semaines, l’envoyĂ© spĂ©cial des États Unis dans la rĂ©gion des grands lacs, Peter Pham, avait invitĂ© les gĂ©nĂ©raux sous sanctions Ă  dĂ©missionner afin que Washington reprenne sa coopĂ©ration militaire avec l’armĂ©e congolaise.

    – Intouchables affaiblis –

    Mais M. Tshisekedi ne gouverne pas seul. Proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018, il doit gérer la RDC avec les forces politiques de son prédécesseur,majoritaires au Parlement.

    Les deux hommes ont conclu un accord de coalition, avec un gouvernement qui fait la part belle aux pro-Kabila.

    Depuis l’investiture du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi, des intouchables de l’ancien rĂ©gime Kabila sous sanctions amĂ©ricaine ou europĂ©enne, ont pourtant Ă©tĂ© Ă©cartĂ©s et affaiblis.

    L’ex-ministre de l’IntĂ©rieur Emmanuel Ramazani Shadary, chef du parti de M. Kabila, a Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de sortir du pays pour se rendre au Burundi fin janvier par des agents de la Direction gĂ©nĂ©rale de migration (DGM).

    Un ex-gouverneur de province Marcellin Cishambo, ancien conseiller politique de Kabila, n’avait pas non plus pu quitter le pays au mĂȘme moment.

    Motif: ces deux personnalitĂ©s dĂ©tenaient des passeports diplomatiques qu’ils n’auraient pas dĂ» avoir.

    Quelques jours plus tard, le 12 fĂ©vrier, au retour d’un voyage en Ouganda, l’ancien chef tout-puissant des renseignements civils, Kalev Mutondo, a Ă©tĂ© interpellĂ© Ă  sa descente d’avion pour les mĂȘmes motifs (dĂ©tention d’un passeport diplomatique sans raison de service).

    A la surprise des Congolais, M. Kalev a Ă©tĂ© auditionnĂ© plusieurs heures par l’Agence nationale de renseignements (ANR) qu’il dirigeait d’une main de fer il y a encore un an.

    M. Kalev est Ă©galement accusĂ© d’espionner le nouveau chef de l’Etat, et de soutienir des groupes armĂ©s dans l’est de la RDC.

    Il y a enfin l’homme d’affaires Albert Yuma, patron de la plus importante entreprise miniĂšre de l’État, la Gecamines.

    Il n’est plus autorisĂ© Ă  quitter Kinshasa afin de rĂ©pondre, Ă  tout moment, aux convocations du parquet gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour de cassation qui enquĂȘte sur un prĂȘt consenti Ă  son entreprise, par une sociĂ©tĂ© de l’homme d’affaires israĂ©lien Dan Gertler sous sanction amĂ©ricaine.

    Avec VOA- AFP

  • La mystĂ©rieuse mort du gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi ,  le chef du renseignement militaire congolais

    La mystérieuse mort du général Delphin Kahimbi , le chef du renseignement militaire congolais

    -Le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des FARDC en charge du renseignement militaire, est dĂ©cĂ©dĂ© ce vendredi 28 fĂ©vrier. L’information a Ă©tĂ© confirmĂ©e par plusieurs sources.

    Ce proche de Joseph Kabila avait été suspendu de ses fonctions aprÚs avoir été interpellé le 20 février par la Direction générale de migration.

    Le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort Ă  son domicile de Kinshasa vendredi matin. Une enquĂȘte est ouverte, affirme un officier de l’armĂ©e. Le chef des renseignements militaires avait Ă©tĂ© convoquĂ© Ă  plusieurs reprises ces derniers jours pour rĂ©pondre Ă  plusieurs accusations.

    Selon son Ă©pouse, le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi a Ă©tĂ© victime d’une crise cardiaque le matin Ă  son domicile. « Le temps de s’absenter de la piĂšce pour un petit moment, je l’ai retrouvĂ© affalé », explique Brendha Kahimbi. Toutes les tentatives de rĂ©animation ont Ă©tĂ© vaines, a poursuivi l’épouse. Conduit Ă  l’hĂŽpital, le gĂ©nĂ©ral Kahimbi a rendu l’ñme. Aurait-il pu se suicider ?

    Selon ses proches, une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour dĂ©terminer les causes rĂ©elles du dĂ©cĂšs. Chef de renseignement militaire, le gĂ©nĂ©ral Delphin Kahimbi a Ă©tĂ© convoquĂ© Ă  plusieurs reprises ces derniers jours pour rĂ©pondre Ă  plusieurs accusations : liens avec des groupes armĂ©s, tentative de dĂ©stabilisation


    Selon des sources de la prĂ©sidence aux chancelleries, il avait mĂȘme Ă©tĂ© suspendu. Le porte-parole de l’armĂ©e reconnaissait lui qu’une enquĂȘte avait Ă©tĂ© ouverte sur les allĂ©gations le concernant. Il y a une semaine, le gĂ©nĂ©ral avait Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de se rendre en Afrique du Sud pour, avait-il dit, y poursuivre des soins mĂ©dicaux.

  • Martin Kabuya, le gouverneur du KasaĂŻ central dans le collimateur de Kinshasa

    Martin Kabuya, le gouverneur du KasaĂŻ central dans le collimateur de Kinshasa

    Martin Kabuya, issu des rangs du Front commun pour le Congo (FCC) et ancien de l’UDPS, a Ă©tĂ© entendu, ce mardi 25 fĂ©vrier, par une mission dĂ©pĂȘchĂ©e par le vice-Premier ministre en charge de l’IntĂ©rieur et de la SĂ©curitĂ©, notamment sur une affaire de torture d’un policier, la semaine derniĂšre dans sa rĂ©sidence officielle. Le gouverneur serait aussi au cƓur de plusieurs scandales dans sa juridiction.

    Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

    Martin Kabuya serait accusĂ© d’avoir passĂ© Ă  tabac un policier de sa garde qui aurait Ă©tĂ© ensuite torturĂ© par ses collĂšgues. L’évĂ©nement aurait eu lieu un soir. Un chef coutumier avait rendu visite au gouverneur du KasaĂŻ central. Martin Kabuya aurait voulu lui dĂ©montrer qu’il savait se faire respecter.

    Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur a dĂ©pĂȘchĂ© une mission pour vĂ©rifier ces allĂ©gations diffusĂ©es par le policier lui-mĂȘme qui tĂ©moigne et charge le gouverneur. Cette mission est venue notamment interroger Martin Kabuya. L’inspecteur gĂ©nĂ©ral adjoint de la police, le directeur de la territoriale et un procureur militaire ont Ă©coutĂ© le gouverneur qui a niĂ© les faits et accuse le policier d’ĂȘtre indisciplinĂ©.

    Martin Kabuya dénonce des « montages grossiers »

    Ce n’est pas la premiĂšre fois qu’un dossier est ouvert contre Martin Kabuya. Il a Ă©tĂ© accusĂ© mi-fĂ©vrier par 11 dĂ©putĂ©s, qui affirmaient avoir reçu des menaces de mort de sa part. Joint par RFI, Martin Kabuya dĂ©ment. Il dit faire l’objet de « montages grossiers » de la part des dĂ©putĂ©s qui, d’aprĂšs lui, sont manipulĂ©s.

    Martin Kabuya l’assure : cette attaque est coordonnĂ©e par un membre du gouvernement central. Lequel est soupçonnĂ©, selon lui, d’avoir dĂ©tournĂ© des fonds destinĂ©s aux travaux liĂ©s au programme d’urgence du prĂ©sident Felix Tshisekedi dans le KasaĂŻ central. Un programme qui, toujours selon le gouverneur, « n’a Ă©tĂ© nullement rĂ©alisé » dans sa province.

    Pour le dĂ©putĂ© Marcel Tshipepele, l’un des signataires de la lettre de dĂ©nonciation du gouverneur, Martin Kabuya est un « agité » qui cherche Ă  faire oublier la mauvaise gestion de la province. L’élu dĂ©ment toute manipulation dans leur dĂ©marche.

    Avec RFI