Author: Don Kayembe

  • Un vote peut-il être libre quand le président sortant est candidat?

    Un vote peut-il être libre quand le président sortant est candidat?

    Continent -Afrique
    Continent -Afrique

    -Une élection peut-elle être libre et transparente quand le président sortant est candidat ? Beaucoup de démocrates africains en doutent. C’est pourquoi ils se battent contre le principe du troisième mandat. Alors, à quoi bon être observateur électoral dans ce type de scrutin ? Maurice Enguéléguélé veut croire que c’est encore utile. Ce diplomate français, qui a enseigné longtemps au Cameroun, est aujourd’hui le sous-directeur Afrique de l’International IDEA, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, un organisme intergouvernemental dirigé par l’ancien Premier ministre belge Yves Leterme. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    La lutte de nombreux démocrates africains contre le principe du troisième mandat, est-ce que ce n’est pas le signe que de nombreux Africains n’ont plus confiance dans les processus électoraux classiques parce qu’ils estiment que c’est les fraudeurs qui gagnent ?

    Maurice Enguéléguélé : Je suis d’accord avec vous. Il y a un problème de crédibilité et de sincérité des processus électoraux qui se pose dans plusieurs pays. Et c’est là, justement, le champ, la fenêtre d’opportunité dans lequel International Idea intervient pour renforcer la crédibilité des processus électoraux, pour renforcer la participation citoyenne.

    Alors on pense évidemment au cas du Burkina Faso l’année dernière. Est-ce que ce n’est pas la preuve que tous les efforts que vous faites pour que les élections soient crédibles, ça ne suffit pas à gagner la confiance des populations ?

    Je crois que c’est la preuve que nous devons renforcer notre action pour créer des convergences politiques entre les pouvoirs et les populations dont la voix doit être de plus en plus entendue et dont les capacités à se faire entendre doivent être de plus en plus renforcées.

    Contre le troisième mandat, la rue a gagné l’an dernier à Ouagadougou. Mais contre le troisième mandat, est-ce que la rue n’est pas en train de perdre la partie cette année à Bujumbura et à Brazzaville ?

    Les faits nous font comprendre malheureusement sur ce point que la rue est en train de perdre. Le référendum au Congo-Brazzaville d’il y a quelques jours pose un problème de crédibilité. A Bujumbura, nous connaissons la situation qui persiste depuis plusieurs mois. Je crois que pour autant, nous ne devons pas désespérer. Nous devons continuer à développer une action pour produire des convergences pour arriver à ce que ce troisième mandat-là ne soit plus un problème et que l’alternance politique soit finalement quelque chose de normal.

    Et pourquoi les adversaires du troisième mandat ont-ils réussi l’an dernier au Burkina et sont-ils peut-être en train d’échouer cette année au Congo-Brazzaville et au Burundi ?

    Au Burkina Faso, nous avons eu une mobilisation très forte en faveur du respect des principes constitutionnels posés, qui voulait qu’on ne fasse pas un troisième mandat. Au Congo, il y a eu plutôt une marge d’action, une marge de manœuvre qui a été laissée au pouvoir politique pour organiser le référendum.

    Voulez-vous dire que l’opposition congolaise est moins forte que l’opposition burkinabè ?

    Je crois qu’elle a des capacités de mobilisation qui sont peut-être un peu moins importantes que celles du Burkina Faso.

    Et la société civile, est-elle différente d’un pays à l’autre ?

    Oui, il faut absolument rompre avec le mythe d’une société civile uniforme et unique pour les pays africains. Et nous International Idea, nous en sommes bien conscients, nous qui travaillons au renforcement des capacités de ces sociétés civiles là.

    Vous qui avez longtemps enseigné au Cameroun, voyez-vous une différence entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ?

    Fondamentale ! Je vous dirais qu’en Afrique de l’Ouest, la démocratie est complètement d’actualité. Du reste, les derniers classements internationaux classent la région Cédéao comme la première en matière de progression de gouvernance démocratique, alors que l’Afrique centrale pose beaucoup de problèmes.

    Et le Cameroun ?

    Le Cameroun est l’un des pays pour lesquels il y a des interrogations en effet.

    Est-ce que vous diriez qu’au Cameroun, la dernière élection présidentielle a été crédible ?

    Au Cameroun, nous avons eu beaucoup de problèmes de sincérité et de crédibilité des processus électoraux malgré les nombreux efforts qui sont faits et nous essayons en permanence d’améliorer les processus quand nous y intervenons.

    Alors vous essayez de rendre les scrutins plus transparents d’une fois sur l’autre, en réalité est-ce que ce n’est pas le contraire qui arrive ? Est-ce que les fraudeurs n’utilisent pas des techniques de plus en plus sophistiquées, notamment en amont, lors de la fabrication des fichiers, lors de la distribution des cartes électorales ? Et est-ce que ce n’est pas vous qui perdez du terrain d’une élection à l’autre ?

    Je crois que nous ne perdons pas de terrain parce que nous développons une action qui se déroule tout au long du processus électoral. Nous intervenons en amont, nous intervenons pendant et nous intervenons après le processus électoral. Et nous avons développé des outils de gestion et de prévention des risques qui anticipent, qui essaient d’anticiper au maximum les fraudes ou les techniques de fraudes qui peuvent être mises en place. Ce sont ces outils-là que nous mettons à disposition gratuitement des commissions électorales nationales qui le souhaitent, des organisations de la société civile qui le souhaitent, mais aussi des pouvoirs politiques qui le souhaitent.

    Vous n’avez pas le sentiment que les fraudeurs ont souvent une longueur d’avance sur vous ?

    Les fraudeurs ont toujours une longueur d’avance, mais c’est aussi aux organes de prévention des fraudes d’essayer d’anticiper, d’avoir une action proactive afin de pouvoir contrôler ces fraudeurs-là justement.

    Et cette vague de victoires du président sortant dès le premier tour comme on le voit depuis plusieurs années au Tchad, au Cameroun, et tout récemment en Guinée Conakry. Ce fameux « un coup KO », est-ce que ce n’est pas le signe qu’aujourd’hui les techniques de verrouillage électoral sont de plus en plus sophistiquées, de plus en plus puissantes ?

    Il est clair qu’aujourd’hui, il y a une primo sortante qui est très forte et que les oppositions ont beaucoup moins de moyens que ceux qui sont au pouvoir pour gagner des élections.

    La primo sortante, n’est-ce pas aussi l’Etat qui se met au service du sortant, à savoir les fonctionnaires, les administrateurs locaux, les distributeurs de cartes électorales ?

    C’est l’un des éléments sur lesquels nous travaillons justement, établir une neutralité de l’Etat par rapport aux sortants.

    Et franchement, ça marche ?

    Nous avons des exemples où ça marche, mais effectivement nous avons plus de travail que de réponses satisfaisantes pour l’instant.

    Donnez-moi un exemple où ça marche ?

    Le Cap-Vert, par exemple.

    Oui, mais n’est-ce pas une exception ?

    Non, parce que nous avons d’autres pays où ça marche également. Le Nigeria nous a donné un parfait exemple, malgré toutes les craintes que nous pouvions avoir.

    Alors en effet, il y a eu alternance au Nigeria au début de cette année ? A quoi ça tient ?

    Ça tient à trois éléments, ce que nous appelons un peu « le triangle magique » : une volonté politique de respecter les règles du jeu politique, volonté claire du sortant, des institutions fortes, une commission électorale indépendante forte et enfin une société civile active et vibrante qui a contribué à accompagner le processus politique dans un contexte qui n’est pas donné pour simple au départ.

    Quand vous dites volonté politique, ça veut dire acceptation par le sortant du principe qu’il peut perdre cette élection ?

    Exactement. Vous savez bien qu’il y a eu un accord entre le sortant de l’époque, le président Goodluck Jonathan, et le nouveau président actuel, Muhammadu Buhari, pour respecter les résultats des urnes quels qu’ils soient.

    RFI

  • RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    Boshab-Le dialogue politique sur le processus électoral « pourrait être convoqué incessamment », a annoncé lundi 2 novembre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab à l’issue d’une réunion des chefs de principales institutions de la RDC autour du président Kabila.

    Les participants à cette réunion ont dégagé « une vision commune sur l’impératif de rechercher un consensus sur le processus électoral», a indiqué M. Boshab dans un bref compte-rendu sur la RTNC, la télévision d’Etat.

    Les présidents de deux chambres du Parlement, le chef d’Etat-major général de l’armée, le Premier ministre, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême de Justice, le Procureur général de la République ont participé à cette réunion dite interinstitutionnelle.

    Le bihebdomadaire C-News annonçait dès dimanche soir l’arrivée à Kinshasa des délégués de l’UDPS, le principal parti d’opposition, à ce dialogue. Officiellement, l’UDPS se dit favorable au dialogue sous la médiation internationale évoquant l’accord-cadre d’Addis-Abeba signé en février 2013 par onze Etats africains pour rétablir la paix et la sécurité dans la sous-région des Grands Lacs. D’autres forces de l’opposition à l’instar de l’UNC et du MLC rejettent l’idée du dialogue, estimant que ce forum représente à ce stade une stratégie pour faire « glisser le mandat présidentiel » au-delà de son terme constitutionnel.

    A un an de l’élection présidentielle prévue fin novembre 2016, le processus électoral bat de l’aile en RDC. Les élections provinciales, municipales, urbaines et locales prévues le 25 octobre 2015 dans le calendrier global de la Ceni n’ont pas été organisées. Ni celles des gouverneurs de vingt-et-une nouvelles provinces issues du récent découpage.

    La centrale électorale elle aussi est paralysée après la double démission de son président Apollinaire Malumalu pour raisons de santé et de son vice-président, André Pungwe après « plusieurs pressions » de sa famille politique.

    D’autres démissions à la Ceni ne sont pas totalement à exclure. Samedi, le Bureau de la Majorité Présidentielle (MP) a demandé aux membres de la Ceni dont les partis ont été récemment exclus de cette plate-forme à libérer leurs postes. Allusion à peine voilée à la questeure de la centrale électorale, Chantal Ngoy, membre du parti MSR ou encore Benjamin Bangala de l’ARC dont les partis sont exclus de la MP.

    Si ces membres venaient à quitter la Ceni, « cette situation pourrait aboutir à la restructuration de l’ensemble du bureau », prévient un observateur. La restructuration de la Ceni, un point qui figure dans la feuille de route de l’UDPS pour le dialogue.

    (Radio Okapi)

  • Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa

    Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa

    Kabila-et-Tshisekedi-Le bihebdomadaire C-News  titre: « Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa ». Selon C-News, cette délégation qui séjourne dans la capitale de la RDC depuis samedi 31 octobre est conduite par Bona Kalonda, le neuve d’Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS, devenu le confident politique de son oncle depuis un temps.

    Le journal souligne :

    Une délégation de l’UDPS extérieure séjourne déjà à Kinshasa depuis samedi 31 octobre.

     Elle est conduite par le neuve d’Etienne Tshisekedi, Bona Kalonda – devenu le confident politique de son oncle depuis un temps. Certains membres de la délégation sont logés aux frais de l’État au Grand-Hôtel de Kinshasa, d’autres au Fleuve Congo-Hôtel.

     Vraisemblablement, ces délégués de Tshisekedi viennent prendre part au dialogue UDPS-Kabila – annoncé pour le 15 novembre prochain à Kinshasa.

  • Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Antoine Kyungu-Pour les congressistes, le parti dirigé par « Baba wa Katanga » est un et indivisible. Plus rien ne sera comme avant à l’Union nationale des fédéralistes du Congo, (UNAFEC) où l’autorité morale, Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, est décidé à se battre bec et ongles pour faire respecter les couleurs et la marque de sa formation politique. Cette ferme résolution, Kyungu l’a prise devant la base de l’UNAFEC qui, lors du Congrès extraordinaire organisé à Lubumbashi du 29 au 31 octobre, lui a renouvelé, à l’unanimité, sa confiance pour continuer la conduite des actions du parti après avoir rejeté sa lettre de démission. Pour défendre le label UNAFEC, Kyungu dit ne reculer devant rien, même pas la mort. Il n’y aura pas deux UNAFEC du vivant de ” Baba wa Katanga “.

    Kyungu a expliqué à ses militants réunis en congrès que ” des complots ont été montés pour déséquilibrer nos partis avec des menaces sur la vie de certains responsables. Voulant à tout prix déstabiliser les partis politiques prônant le respect de la Constitution et des valeurs fondamentales dans notre pays, les tenants du statu quo créent des frondes au sein des partis du G7 en violation flagrante de la loi portant organisation des partis politiques interdisant tout doublon de parti politique en RDC ”

    Il est malheureux, constate Kyungu, qu’au sein de l’UNAFEC, certains membres ont quitté délibérément le parti. Mais curieusement, ils se sont tapé le luxe, sans qualité, ni droit d’utiliser les instruments du parti en violation manifeste de la Constitution, de la loi 04/002 du 15 mars 2015 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en Rd Congo ainsi que les statuts et règlement du parti.

    Le charismatique leader de l’UNAFEC rappelle que la loi 04/002 du 15 mars 2004 en son article 7 dispose qu’” aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et les autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine de sanctions prévues par la présente loi “.

    Le président de la Commission juridique de la Convention, le député Lama Mukalay, a rappelé qu’en date du 10 juillet de cette année, la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, siégeant en matière de contentieux électoral a rendu sous RCE 024, l’Arrêt qui dispose in fine à son troisième feuillet ce qui suit :
    ” Sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens des parties, la Cour relève d’office, car d’ordre public celui de l’irrecevabilité tiré du défaut de qualité dans le chef de Monsieur Omba Sakatolo”.
    ” En effet, elle observe qu’il existe jusqu’aujourd’hui un seul parti politique, UNAFEC dont le Président est monsieur Antoine-Gabriel Kyungu-wA-Kumwanza et ce, eu égard aux pièces du dossier ”
    ” Au terme de l’article 29 alinéa 6 des statuts de l’UNAFEC, la même Cour rappelle que le pouvoir d’ester en justice appartient au président national qui l’exerce ou par celui qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement ”
    ” La même Cour ajoute in fine que le Sieur Sakatolo, secrétaire général n’a pas qualité et ne peut pas agir au nom de l’UNAFEC ou engager l’UNAFEC. ” Et donc, c’est sans qualité que monsieur Omba Sakatolo a agi dans cette cause, cette requête sera déclarée irrecevable ”

    Pour le président Kyungu, Sakatolo et consorts, ayant quitté délibérément le parti, ne doivent ni parler, moins encore, engager l’UNAFEC en toutes circonstances. A ce même sujet, une des résolutions du Congrès, très applaudie par l’assistance, considère que ” tous les frondeurs se sont auto exclus du parti et qu’une action judiciaire soit entamée contre eux pour usage abusif des insignes du parti.”

    L’UNAFEC est une et indivisible 

    Commentant cette disposition, Kyungu a demandé aux jeunes d’interpeller tous ceux qui vont se présenter avec les insignes du parti. Parce que ” notre Constitution ne permet pas de doublon des partis politiques. Ceux qui useront sans qualité de ces insignes ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. En France Sarkozy a créé son parti et l’a baptisé le Républicain “, a indiqué le leader de l’UNAFEC. ” Il y a de noms de A à Z, insiste-t-il, chercher quel nom donner à votre parti politique, exemple Hippopotame, Zèbre, Phacochère, Crocodile… au lieu d’utiliser celui de l’UNAFEC “, déplore celui que la jeunesse du parti compare à Nelson Mandela.

    Pour le label UNAFEC, Kyungu est prêt à tous les sacrifices : “ pour ça nous allons mourir. Ce sera du tic au tac. Nous ne prônons pas la violence. Mais nous refusons le désordre. Les lois de ce pays, c’est nous qui les avons votées. Si ce n’est plus une République démocratique, qu’on nous le dise pour savoir à quoi nous en tenir… Nous UNAFEC nous nous engageons à défendre nos couleurs et notre marque… “, avertit-il.

    Le Congrès, s’appuyant sur les textes légaux, demande à l’UNAFEC d’écrire au président de l’Assemblée nationale pour obtenir l’invalidation des mandats des frondeurs députés nationaux. Il demande également aux instances du parti d’adresser une ” lettre ouverte au pouvoir dans laquelle l’UNAFEC dénonce la création camouflée des doublons dans tous les partis politiques soutenant l’alternance et le respect de la Constitution. ”

    Pour éviter les cas de récidive dans l’avenir, l’UNAFEC fera signer les actes d’engagement reprenant certaines conditions à observer par tous les candidats éligibles à tous les niveaux ainsi qu’à tous ceux qui pourront bénéficier d’un mandat public au nom du parti.

    Didier Kebongo
    Lubumbashi, 2/11/2015 (Forum des As)

  • RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    LUZOLO-L’affaire alimente la chronique à Kinshasa depuis une dizaine de jours : un homme d’affaires d’origine libanaise aurait tenté de corrompre le conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux.

    Des sources proches du conseiller Luzolo Bambi affirment qu’au moins 160 000 dollars ont été mis en jeu pour faire taire des affaires de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux pour un total d’au moins 150 millions de dollars.

    C’est la société Mino Congo, présente notamment dans le secteur de la minoterie, qui est visée.

    Selon l’entourage du conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux, la société aurait fait appel à un député national pour tenter de corrompre ce dernier.

    Arrestations

    Des émissaires ont été récemment arrêtés, dans le cadre de cette affaire, puis déférés devant le parquet pour fraude et blanchiment d’argent. Le directeur général de Mino Congo a été libéré aussitôt, à la grande surprise du conseiller Luzolo Bambi.

    Selon les journaux de Kinshasa, comme Africa News, la somme de trois millions de dollars aurait permis d’obtenir la libération du patron libanais de Mino Congo. Le conseiller spécial pour la bonne gouvernance promet de poursuivre son action et de dénoncer cette affaire de corruption.

    RFI

  • RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    Nouvelle carte RDC-Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a nommé jeudi 29 octobre les commissaires spéciaux qui devront diriger les nouvelles provinces issues du démembrement. Chaque commissaire est secondé de deux adjoints. L’un chargé des questions politiques et l’autre des questions économiques.

    Ils sont notamment chargés de doter les nouvelles provinces « d’une administration, des services techniques et des infrastructures minimales pour pouvoir créer les balises nécessaires favorables à l’arrivée de nouveaux gouverneurs ».

    Les commissaires spéciaux nommés sont :

    1.    Bas-Uélé : Commissaire Spécial : Antony Yenga Atoloba. Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives  : Jean-Pierre Bakanda Esowa Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Joséphine Tshasibu

    2.    Equateur : Commissaire Spécial : Roger Muamba Mombenza. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Dominique Bompaka. – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Pierre Lianza

    3.    HautKatanga : Commissaire Spécial : Félicien Katanga Lokunda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Madame Ghislaine Panda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Ufwa  Kasongo Kibali

    4.    Haut-Lomami : Raymond Mande Mutombo – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ngandu Diemu – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Nene Ilunga Nkulu

    5.    Haut- Uélé : Commissaire Spécial :  Bondo Mizo  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ismaël Rama Ngiama Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Geneviève

    6.    Ituri : Commissaire Spécial : Jefferson Abdallah -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Etienne Ulega -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tshieyi Kitoko

    7.    Kasaï : Commissaire Spécial : Marc Manyanga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Hubert Mbingo Mvula. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tsheyi

    8.    Kasaï-Central : Alex Kande -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ambroise Kamukuni -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Justin Milonga Milonga

    9.    Kasaï-Oriental : Commissaire Spécial : Alphonse Ngoyi Kasanji -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Antoinette Kapinga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jean-Pierre Mutanda Kabuya

    10. Kwango : Commissaire Spécial : Larousse Kabula Mavula -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Emery Kapuku Vita -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mathilde Mujinga

    11. Kwilu : Balabala Kasongo -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Nicolas Bulukwango -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Marie-Madeleine Kamituku

    12. Lomami : Commissaire Spécial : Patrice Kamanda -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Thérèse Nzeba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Gabrielle Kazadi

    13. Lualaba : Richard Muyej -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Didier Mudiata -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Fifi Masuka

    14. MaïNdombe: Gentily Ngobila Mbaka – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Djo Antoine Masamba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Brigitte Botete

    15. Mongala: Commissaire Spéciale : Marceline Mondjiba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions juridiques, administratives et politiques : Jeannine Oto Makadi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Michael Salumu

    16. Nord-Ubangi: Commissaire Spéciale : Mme Marie-Thérèse Gerengbo. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Arthur Sedeya -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Bonaventure Debo

    17. Sud-Ubangi : Robert Koloba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Lucie Kalima -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jacques Segbewi

    18. Sankuru : Commissaire Spécial : Betolde Kulumbu -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Pierre Lokadi  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mireille Wetshonga

    19. Tanganyika : Commissaire Spécial : Richard Ngoyi Kitangala. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme  Ivonne Ngoyi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Alibi Omari

    20. Tshopo : Commissaire Spécial : Jean Epele – Commissaire Spécial en charge des Questions juridiques, administratives et politiques : Dieudonné Mata – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Lilie Lutwetwe

    21. Tshuapa : Commissaire Spécial : Cyprien Loboto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Sébastien Impeto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Marie- Josée  Mputa Mpunga

    Le directeur adjoint

    Le directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur, Albert Paka, a déclaré le 17 octobre courant que les commissaires spéciaux ne formeront pas de gouvernementpour diriger ces provinces. Ils travailleront avec des cabinets restreints.

    Le gouvernement a décidé, depuis le 18 septembre dernier, de nommer les commissaires spéciaux et leurs adjoints pour administrer les provinces nouvellement créées.

    Cette option a été levée pour se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnellel’enjoignant de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles en vue de faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les nouvelles provinces, la Ceni n’ayant pu organisé l’élection des gouverneurs de ces provinces.

    La République Démocratique du Congo est passée de onze à vingt-six provincesdepuis le mois de juillet dernier.

    Le processus d’installation de 26 nouvelles provinces est issu du compromis politique du Dialogue entre Congolais de Sun City, en Afrique du Sud.

    La constitution de 2006 prévoyait que les vingt-six provinces soient installées dans un délai de 36 mois après sa promulgation. Ce qui n’a pas été respecté. Le processus de démembrement actuel des provinces ne concerne pas le Nord, le Sud-Kivu, le Maniema, Kinshasa et le Bas-Congo.

  • Chine:Fin de la politique de l’enfant unique

    Chine:Fin de la politique de l’enfant unique

    china enfant unique-La Chine a annoncé officiellement jeudi la fin de la politique dite de l’enfant unique et va autoriser tous les couples chinois à avoir deux enfants, selon un communiqué du Parti communiste.

    Cette décision, de portée historique, fait suite à un assouplissement il y a deux ans.

    Pékin avait autorisé les Chinois à avoir deux enfants si l’un des deux parents était lui-même enfant unique .

    Ces évolutions sont destinées à corriger l’inquiétant déséquilibre hommes-femmes (116/100) du pays et à enrayer le vieillissement de la population.

    L’annonce, qui met fin à quelque 35 ans d’une politique souvent décriée pour ses abus, des avortements forcés notamment, était attendue après de nombreux appels en ce sens d’experts chinois d’agences officielles ou d’instituts de recherche.

    La décision a été prise lors du 5ème plénum du comité central du PC chinois, qui s’est conclu jeudi, selon l’agence officielle, après quatre jours de travaux consacrés à l’adoption du 13è plan quinquennal (2016-2020).

    bbc

  • USA:Renvoi du policier en Caroline du Sud

    USA:Renvoi du policier en Caroline du Sud

    BEN FIELDS-Aux Etats-Unis, un policier blanc a été renvoyé de son poste après avoir interpellé brutalement une élève noire dans une salle de classe.

    Cela s’est passé dans un lycée de Caroline du Sud. La scène, filmée et diffusée sur Internet, a suscité une vive indignation dans tout le pays.

    Plusieurs vidéos montrent le policier qui attrape par le cou et la jambe la lycéenne, assise à sa table, la renverse sur le dos, puis la traîne par terre à travers la classe. L’adolescente avait apparemment refusé d’obéir au policier qui lui demandait de sortir.

    Le shérif du Comté de Richland, Leon Lott, a annoncé le renvoi du policier lors d’une conférence de presse. « L’agent Ben Fields n’a pas suivi la bonne procédure quand il a jeté l’élève à travers la salle de classe », a expliqué son supérieur hiérarchique. « C’est une violation de notre politique », a-t-il ajouté.

    Le FBI et la justice américaine ont également ouvert une enquête sur les circonstances de l’arrestation.

    BBC

  • Ouattara : pas de gouvernement d’union

    Ouattara : pas de gouvernement d’union

    Ouattara-Alassane Ouattara s’est exprimé à la télévision nationale, quelques heures après l’annonce officielle de sa victoire à la présidentielle.

    Le président sortant a donné dans les grandes lignes les priorités de son mandat.

    Il a écarté l’idée d’un gouvernement d’union. « Les gouvernements de transition et d’union, en général, ne donnent pas preuve d’efficacité », a-t-il déclaré.

    Alassane Ouattara a fait de la prospérité « un des éléments qui aide le plus la réconciliation », insistant également sur le fait que « la justice doit faire son travail et que les victimes doivent être indemnisées ». Il a ajouté que « l’opposition doit jouer son rôle d’opposition ».

    Le président ivoirien a est réélu pour un second mandat avec 83,66 % des voix, selon les résultats rendus publics par la Commission électorale indépendante.

    Pascal Affi N’Guessan (FPI) arrive deuxième, avec 9,29 % des suffrages, contre 3,88 % pour Bertin Konan Kouadio, candidat indépendant.

    Les autres candidats sont à moins de 1 %. Une partie de l’opposition avait appelé à boycotter l’élection.

    BBC