Author: Don Kayembe

  • Du pĂ©trole sous le parc des Virunga: la RDC face Ă  un dilemme

    Du pétrole sous le parc des Virunga: la RDC face à un dilemme

    PETROLE-Il y a bien du pĂ©trole sous le plus vieux parc naturel d’Afrique. Les rĂ©sultats de l’Ă©tude sismique rĂ©alisĂ©e par la sociĂ©tĂ© britannique Soco sont « positifs », selon le ministre congolais des Hydrocarbures, qui n’a pas donnĂ© davantage de prĂ©cisions. Cela fait longtemps dĂ©jĂ  que les spĂ©cialistes s’en doutaient, mais cette confirmation ravive chez certains la crainte d’une possible exploitation de ce pĂ©trole qui mettrait en pĂ©ril cette rĂ©serve naturelle exceptionnelle d’environ 800 000 hectares, classĂ©e au Patrimoine mondial par l’Unesco.

    C’est dĂ©sormais officiel. Il y a bien du pĂ©trole dans le sous-sol du parc des Virunga. Mais Ă  ce stade rien n’indique que ce pĂ©trole prĂ©sente les caractĂ©ristiques nĂ©cessaires pour ĂȘtre exploitĂ©. Pour en avoir le cƓur net, seule solution : rĂ©aliser des forages, une pratique interdite par les rĂšglements de l’Unesco.

    MĂ©lanie Gouby est journaliste indĂ©pendante. Elle a participĂ© Ă  un documentaire sur le sujet. « L’Unesco a bien prĂ©cisĂ© que si le gouvernement veut aller plus loin et forer, il faudra complĂštement dĂ©classer le parc, qui perdra son statut de Patrimoine mondial de l’humanitĂ©, explique-t-elle. Ça veut dire, pour le gouvernement congolais, qu’ils sont face Ă  un choix trĂšs important, parce que mĂȘme si on fore, il n’y aura pas forcĂ©ment de pĂ©trole exploitable. Donc, il y a un Ă©norme risque que si le gouvernement dĂ©cide d’aller plus loi, il perde tout en fait : le pĂ©trole qui n’existe peut-ĂȘtre en qualitĂ© et en quantitĂ© suffisante pour ĂȘtre exploitĂ©, et en mĂȘme temps le parc des Virunga. »

    Sous pression internationale, la RDC a suspendu le permis d’exploration qu’elle avait accordĂ© Ă  l’entreprise Soco. Mais les dĂ©fenseurs des droits de l’homme ne sont pas rassurĂ©s pour autant. Ils craignent que le gouvernement ne cĂšde ce permis Ă  une autre entreprise, quitte Ă  sacrifier les Virunga au nom du dĂ©veloppement Ă©conomique. Or le parc abrite en effet plusieurs espĂšces animales menacĂ©es, parmi lesquelles le gorille des montagnes, et offre une diversitĂ© de paysages exceptionnelle.

    â–ș Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende , interrogĂ© par RFI, assure qu’aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise concernant l’exploitation de ce pĂ©trole, qui, selon lui, n’est pas forcĂ©ment incompatible avec les rĂšglements de l’Unesco.

     « Nous allons examiner les choses et voir si on peut autoriser la phase d’exploitation dans l’intĂ©rĂȘt des populations de notre pays et compte tenu de nos engagements internationaux de protection de la nature. Le gouvernement va prendre une dĂ©cision trĂšs rapidement ».

    Rfi : que rĂ©pondez-vous Ă  ceux qui disent que s’il y a forage, le parc va perdre sa classification ?

    « L’Unesco ne nous a jamais interdit d’utiliser nos richesses. L’Unesco nous demande simplement de tenir compte de la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger la nature. S’il existe une technologie qui nous permet, tout en exploitant une richesse placĂ©e sur notre territoire de rencontrer cette prĂ©occupation, de conserver le statut de patrimoine de l‘HumanitĂ©, nous ne en priverons pas. Pas question de nous dire qu’il y a telle ou telle interdiction. Il n’est pas question que je vous donne dĂ©jĂ  une position dĂ©finitive et ce n’est pas l’Unesco qui gĂšre ce pays ».

    RFI

  • A la veille de la convocation du dialogue : L’UDPS dit non Ă  Kabila

    A la veille de la convocation du dialogue : L’UDPS dit non à Kabila

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -Alors que la convocation du dialogue est imminente, on enregistre une nouvelle tergiversation de la fille aĂźnĂ©e de l’Opposition congolaise. « Nous n’irons pas au dialogue convoquĂ© par Mr Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre Ă  l’UDPSĂ©, a dĂ©clarĂ© vendredi 6 novembre Brunon Tshibala, porte-parole de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS).

    Selon lui, le parti d’Etienne Tshisekedi attend le dialogue politique qui sera convoquĂ© par un mĂ©diateur international neutre, Ă  designer par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Onu. Bruno Tshibala a rĂ©agi ainsi  aux affirmations faites par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du PPRD, parti prĂ©sidentiel, selon lesquelles «toute l’opposition sera (Ă  ce forum), avec Tshisekedi en tĂȘte»

    Joint depuis Bruxelles par Radio Okapi, Bruno Tshibala a affirmĂ© que la position de son parti n’avait pas changĂ© sur le dialogue:

    «Nous insistons sur le fait que le dialogue qui doit se tenir,  c’est ce dialogue qui se conforme Ă  l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et aux trois rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies. Donc c’est un dialogue qui sera modĂ©rĂ© par la communautĂ© internationale. Il ne sera jamais question, pour l’UDPS et son prĂ©sident, d’aller Ă  un dialogue qui n’est pas modĂ©rĂ© par la communautĂ© internationale.»

    Ce parti, selon lui, s’appose Ă  toute dĂ©marche de nature Ă  permettre au prĂ©sident actuel, dont le dernier mandat doit s’achever en dĂ©cembre 2016, de rester au pouvoir au-delĂ  du dĂ©lai constitutionnel. « Ceux qui accusent l’UDPS de vouloir ce dialogue pour permettre Ă  Monsieur Kabila de pouvoir glisser, ils racontent des contre-vĂ©ritĂ©s. Ils racontent des inepties», a-t-il affirmĂ©.

    Selon la mĂȘme source, l’UDPS en tant que parti politique, parti de gauche, pense que le dialogue est la voie royale pour rĂ©gler les problĂšmes politiques, les crises politiques.

    «C’est pour cette raison que nous restons dans cette posture de rechercher la solution Ă  la crise qui sĂ©vit dans notre pays par le dialogue», a poursuivi le porte-parole de l’UDPS, prĂ©cisant que c’est le mĂ©diateur international neutre qui est habilitĂ© Ă  convoquer le dialogue politique en lançant des invitations Ă  toutes les parties prenantes. Et ce dialogue, selon lui, devra se dĂ©rouler Ă  Kinshasa «au vu et su de tous les Congolais. Pas ailleurs!»

    «Toute l’opposition, avec Tshisekedi en tĂȘte»

    Bruno Tshibala rĂ©agissait aux propos du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, qui annonçait sur Radio Okapi jeudi la tenue «bientĂŽt» d’un dialogue  avec des dĂ©lĂ©guĂ©es de l’opposition, dont l’UDPS d’Etienne Tshisekedi. Selon lui, les participants Ă  ce forum politique  vont mettre Ă  profit cette occasion pour  s’entendre sur les modalitĂ©s de l’organisation des Ă©lections apaisĂ©es en RDC.

    Le dĂ©putĂ© Ramazani Shadary a mĂȘme fait Ă©tat d’une augmentation du nombre de personnes favorables Ă  ce dialogue:

    «Il y aura dialogue bientĂŽt. Le chef (de l’Etat Joseph Kabila) l’a dĂ©jĂ  annoncĂ©, depuis le mois passĂ©. Il a fait des consultations. Nous du PPRD, nous de la majoritĂ©, nous allons dialoguer avec nos compatriotes congolais. Ils sont dĂ©jĂ  nombreux qui ont commencĂ© Ă  s’inscrire. MĂȘme ceux qui vous dit qu’ils ne viendraient pas lĂ . Ils sont lĂ . Ils viendront.»

    Shadary Ramazani annonce que  toute l’opposition sera Ă  ce dialogue, avec Etienne Tshisekedi en tĂȘte. «Nous, nous voulons allers au dailogue, pour que nous puissions nous mettre d’accord sur les rĂšgles de jeu devant nous amener aux  élections libres, dĂ©mocratiques, transparentes et apaisĂ©es. Des Ă©lections sĂ©curisĂ©es », a-t-il spĂ©cifiĂ©.

    Les Ă©missaires de l’UDPS avaient rompu en septembre dernier les nĂ©gociations, entamĂ©es depuis mi-juillet en Belgique et en Italie, avec le PPRD en vue de la tenue d’un dialogue national. L’annonce avait Ă©tĂ© faite Ă  travers un communiquĂ© signĂ© par Etienne Tshisekedi depuis Bruxelles oĂč il se trouve en convalescence, sans prĂ©ciser les raisons de la rupture des nĂ©gociations.

    Il recommandait tout de mĂȘme aux «forces politiques et sociales acquises au changement» de poursuivre les objectifs recherchĂ©s au travers du dialogue: L’organisation d’un processus Ă©lectoral dans un climat apaisé ; L’élaboration d’un calendrier consensuel qui tienne compte des dĂ©lais constitutionnels ; Le transfert pacifique du pouvoir en RDC.

    (Internet- facebook)

  • LDC 2015: Mazembe Ă  nouveau Tout Puissant en Ligue des champions

    LDC 2015: Mazembe Ă  nouveau Tout Puissant en Ligue des champions

    Tout_puissant_mazembe_2015-Le Tout Puissant Mazembe est champion d’Afrique de football pour la cinquiĂšme fois de son histoire. Le club de RDC s’est imposĂ© 2-0 face Ă  l’USM d’Alger en finale retour de la Ligue des champions, ce 8 novembre 2015 Ă  Lubumbashi. A l’aller, les Congolais avaient battu les AlgĂ©riens 2-1.

    Le Tout Puissant Mazembe (TPM) est rentré un peu plus dans la légende du football africain, ce 8 novembre 2015 à Lubumbashi. Le club de RDC a remporté la prestigieuse Ligue des champions (C1) pour la cinquiÚme fois, aprÚs 1967, 1968, 2009 et 2010.

    Ce succĂšs fait des Congolais la deuxiĂšme meilleure Ă©quipe en C1, derriĂšre les Egyptiens d’Al Ahly (8 victoires) et Ă  Ă©galitĂ© avec ceux de Zamalek (5 victoires).

    Les Lushois ont au passage dĂ©crochĂ© leur huitiĂšme trophĂ©e continental (1). En revanche, l’Union sportive de la mĂ©dina d’Alger (Usma) devra encore attendre avant de gagner une coupe d’Afrique.

    Une USM d’Alger impuissante

     Battue 2-1 à domicile, à l’aller, l’Usma n’est pas parvenue à inverser la tendance en finale retour, ce dimanche dans le Katanga.

    En premiÚre période, les Algériens semblent en effet hésiter sur la stratégie à adopter : attaquer sans hésitation ou tenter de rattraper leur retard progressivement ?

    Le TPM prend en tout cas les devants et se montre plus entreprenant. Le temps qui file joue en sa faveur. L’équipe dirigĂ©e par le Français Patrice Carteron procĂšde ainsi par contre-attaque.

    Aly Samatta offre le titre Ă  Mazembe

    A la 74e minute, l’Ivoirien Roger AssalĂ©, entrĂ© en jeu Ă  la pause, s’écroule dans la surface de rĂ©paration adverse, aprĂšs un contact avec le dĂ©fenseur Farouk ChafaĂŻ. L’arbitre dĂ©signe le point de penalty, malgrĂ© les protestations algĂ©riennes. L’attaquant Aly Samatta ne fait pas de sentiment : 1-0, 75e. Le Tananien devient au passage le co-meilleur buteur de la Ligue des champions avec 7 rĂ©alisations, Ă  Ă©galitĂ© avec le Soudanais Babiker.

    Dans les arrĂȘts de jeu, AssalĂ© enfonce le clou sur une contre-attaque : 2-0, 90e+4. Les esprits s’Ă©chauffent et l’AlgĂ©rien Karim Baiteche est exclu. Le TPM s’impose dans une ambiance tendue sur la pelouse.

    Mazembe qualifié en Coupe du monde des clubs

    Le Tout Puissant Mazembe reprĂ©sentera l’Afrique en Coupe du monde des clubs, au Japon. Le 13 dĂ©cembre, Ă  Osaka, les Congolais affronteront le futur champion du Japon ou les NĂ©o-ZĂ©landais d’Auckland City, en quart de finale.

    En cas de succÚs, ils joueront contre les Argentins de River Plate, en demi-finale du Mondial des clubs, le 16 décembre à Osaka.

    En 2010, les Corbeaux avaient créé la sensation en atteignant la finale du tournoi. Ils s’étaient inclinĂ© 3-0 contre l’Inter Milan (Italie). Cette fois, les Lushois rĂȘveront d’y dĂ©fier le FC Barcelone (Espagne) de Lionel Messi, en finale.

    RFI


    (1) Le Tout Puissant Mazembe a Ă©galement remportĂ© une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupes en 1980 et deux Super Coupes d’Afrique en 2010 et 2011.

  • MISE AU POINT DE L’UDPS DU 03/11/2015

    MISE AU POINT DE L’UDPS DU 03/11/2015

    Tshisekedi-En rĂ©ponse aux interrogations Ă©manant aussi bien de sa base que d’une frange importante du peuple congolais et de la communautĂ© internationale, la direction politique prie l’opinion tant nationale qu’internationale de noter ce qui suit :
    1.     L’UDPS est derriĂšre son Chef, son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI et le soutient sans rĂ©serve dans sa quĂȘte du dialogue politique sous la mĂ©diation de la communautĂ© internationale afin d’engager le pays sur la voie de la rĂ©conciliation, condition d’organisation des Ă©lections libres, crĂ©dibles et apaisĂ©es.
    2.     L’UDPS dĂ©ment la prĂ©sence Ă  Kinshasa d’émissaires envoyĂ©s par son chef le PrĂ©sident TSHISEKEDI en sĂ©jour Ă  Bruxelles.
    3.     L’UDPS n’est concernĂ©e ni de prĂšs ni de loin par le colloque de la Dynamique de l’opposition Ă  Fatima Ă  Kinshasa
    4.     L’UDPS reste convaincue que le Dialogue demeure l’unique voie vers des Ă©lections crĂ©dibles et apaisĂ©es.
    5.     Parti ayant luttĂ© pour l’avĂšnement de la dĂ©mocratie, l’UDPS respecte toute opinion contraire ; le parti met en garde tout individu ou groupe d’individus qui tente de diaboliser son Chef tout simplement par ce qu’il soutient la tenue du dialogue ; dialogue aujourd’hui rĂ©clamĂ© par l’écrasante majoritĂ© de notre peuple ainsi que l’ensemble de la communautĂ© internationale.
    Fait Ă  Kinshasa, le 03/11/2015
    Augustin KABUYA
    Secrétaire National, Adjoint
    Chargé de communication information et medias
  • Est-ce-que Moise Katumbi joue-t-il a la victime?,ou il est victime?

    Est-ce-que Moise Katumbi joue-t-il a la victime?,ou il est victime?

    MoĂŻse-Katumbi-Je prĂ©fĂšre faire mention de son nom connu du grand public, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE, d’autant plus que l’homme est Ă©nigmatique et porte d’autres noms selon les circonstances et d’autres identitĂ©s. 
    En effet, son identitĂ© est trĂšs complexe ! C’est ainsi que dans d’autres documents officiels on l’appelle MoĂŻse KATUMBI TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI. Il y a lieu de constater que le recours Ă  ces doublons constitue une violation grave de la Constitution et de son Serment. MalgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s dont MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, D’AGNANO KATUMBI MoĂŻse, c’est la mĂȘme personne qui profitant de la pauvretĂ©, de l’inconscience, de la naĂŻvetĂ©, de l’ignorance et de la bonne foi de tout un peuple pour le faire croire qu’il Ă©tait millionnaire au moment oĂč rĂ©ellement il Ă©tait endettĂ© jusqu’au cou. 
    Avec des procĂ©dĂ©s de racketage, d’intimidation, de menace de mort, de pillage, de dĂ©tournement, de blanchissement d’argent, d’incitation Ă  la haine tribale et Ă  la violence, de fraude douaniĂšre, de faux et usage de faux, systĂšme d’ingĂ©rence dans la justice, non respect aux valeurs humaines, de la corruption Ă  ciel ouvert dans son systĂšme ; l’homme est devenu soit disant le plus riche de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo et voire de la planĂšte et se fait respecter par des hommes crĂ©dibles et d’une intĂ©gritĂ© morale irrĂ©prochable au pays comme Ă  l’étranger. Il est important de souligner qu’avec la maffia et la corruption, Monsieur MoĂŻse KATUMBI utilise des personnalitĂ©s politiques congolaises et Ă©trangĂšres pour amĂ©liorer son image, et de bien maquiller ainsi, l’origine de sa fortune. 
    La vérité finira par triompher et la justice rendue pour le peuple afin de mettre fin à cette escroquerie du siÚcle au moins pour la République Démocratique du Congo.
    NDLR : le document ci-dessous est un extrait de l’intervention que M. Jean Claude Muyambo avait faite devant les participants aux Concertations Nationales. Une copie de ce document, ainsi que des annexes auxquels nous n’avons pas encore eu accĂšs Ă  ce jour, avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e au bureau conjoint des Concertations Nationales.
    Sans prĂ©juger, Ă  ce stade, de l’authenticitĂ© des faits y rapportĂ©s, leur gravitĂ© nous a interpellĂ©s pour le soumettre au grand public afin que, le moment venu, les tĂ©moins de ces faits tĂ©moignent en toute indĂ©pendance pour les confirmer ou les infirmer afin de faire rentrer les Congolais dans leur droit.
    Je me suis rĂ©solu de mettre Ă  nue les magouilles du tout-puissant Gouverneur du Katanga, c’est parce qu’en lui Ă©crivant mes 15 lettres ouvertes,  qui constituent ma part de vĂ©ritĂ©, je pensais qu’il arrĂȘterait de faire souffrir la population du Katanga, de manipuler l’opinion tant nationale qu’internationale, et traiter de naĂŻve la population katangaise en particulier et celle de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo toute entiĂšre.
    Ceci dit et pour une bonne comprĂ©hension des faits, je prĂ©fĂšre faire mention de son nom connu du grand public, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE, d’autant plus que l’homme est Ă©nigmatique et porte d’autres noms selon les circonstances et d’autres identitĂ©s. En effet, son identitĂ© est trĂšs complexe ! C’est ainsi que dans d’autres documents officiels on l’appelle MoĂŻse KATUMBI TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI. Il y a lieu de constater que le recours Ă  ces doublons constitue une violation grave de la Constitution et de son Serment.
    Dans ma langue et au village, la sagesse populaire ne dit-elle pas que « Seul l’hippopotame connaĂźt l’état de santĂ© du crocodile ?». Cela veut simplement dire que l’hippopotame sait comment le crocodile se comporte et agit dans l’eau.

    I. QUI EST L’HOMME ?

    I.1. Son origine
    Le personnage de Monsieur MoĂŻse KATUMBI est plus complexe que l’image des tribuns populistes et populaires qu’il affectionne pour bien endormir toute la population katangaise en particulier et de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo en gĂ©nĂ©ral comme dit supra.
    DerriĂšre ses apparences d’agneau et du grand sourire sportif, se cache Ă  contrario un homme d’affaires avisĂ© et qui prend ses semblables pour des ignorants, des vaut-rien et qui n’a aucune estime vis-Ă -vis de ces concitoyens.
    Et d’aprĂšs son histoire, nous apprenons tous, ce dernier ne se gĂȘne pas de le dire Ă  qui veut l’entendre qu’il est l’hĂ©ritier d’une longue histoire familiale. Cependant, il vous appartient d’apprĂ©cier rĂ©ellement aprĂšs lecture de ce document, si on a affaire Ă  un homme d’affaires, Ă  un hĂ©ritier.
    D’aprĂšs ses dĂ©clarations dans la presse Ă©crite internationale, dans des interviews tĂ©lĂ©visĂ©es, et dans le documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel, il est nĂ© le 26 dĂ©cembre 1964. Et son pĂšre est Nissim Soriano qui appartenait Ă  l’une de ces familles des juifs sĂ©farades, originaires de l’üle de Rhodes qui a eu Ă  immigrer au Katanga pendant les deux guerres mondiales pour fuir les nazis.
    L’üle de Rhodes Ă  cette Ă©poque Ă©tait sous la domination italienne. Ainsi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI, juif italien de son Etat, a grandi au bord du lac Moero, Ă  la frontiĂšre avec la Zambie oĂč il prĂ©tend que son PĂšre s’est lancĂ© dans le commerce du poisson.
    Si son demi-frĂšre, Monsieur RaphaĂ«l KATEBE KATOTO s’est lancĂ© dans les affaires, ce n’était pas de sa propre volontĂ©. C’est puisque pendant la deuxiĂšme RĂ©publique, la GĂ©camines alimentait la RĂ©publique du ZaĂŻre Ă  l’époque Ă  75% et que les katangais Ă©taient pauvres sans moyens malgrĂ© la richesse de la Province, situation que les katangais continuent Ă  vivre mĂȘme prĂ©sentement.
    Le PrĂ©sident MOBUTU dans le but de crĂ©er une classe moyenne au Katanga qui lui Ă©tait hostile, demanda qu’on lui prĂ©sente quelques noms d’homme d’affaires katangais. C’est Ă  ce titre que certains noms lui seront prĂ©sentĂ©s dans ce but, dont ceux de Monsieur KATEBE KATOTO, Monsieur MAWAWA Samuel, Monsieur KABWEBU KAZEMBE, etc. Et Ă  cette Ă©poque, le PrĂ©sident DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines Ă©tait l’IngĂ©nieur Gabriel UMBA KIAMITALA Ă  qui les services de sĂ©curitĂ© vont transmettre le message du PrĂ©sident MOBUTU pour leur remettre des montants consistants en compensation et avant toute fourniture et permettre ainsi Ă  ces Katangais de constituer le noyau d’une classe moyenne dans la Province du Katanga.
    Avec l’argent reçu de la GĂ©camines, Monsieur KATEBE se lance dans les activitĂ©s de pĂȘcherie, dans le Luapula oĂč il sera un grand fournisseur de poissons et de viande Ă  la GĂ©camines. Et comme il Ă©tait un recommandĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique, il pouvait ou ne pas livrer mais il Ă©tait payĂ© par la GĂ©camines.
    Entre temps quel Ă©tait le rĂŽle de Monsieur MoĂŻse KATUMBI ? Un simple pĂȘcheur comme tout autre Ă  Kilwa.
    C’est ainsi que Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui Ă©tait un pĂȘcheur, devint par la suite gĂ©rant des camions de Monsieur KATEBE qui quittaient Kilwa et Kasenga pour Lubumbashi, transportant du poisson Ă  fournir Ă  la GĂ©camines.
    Monsieur KATEBE a su ainsi s’imposer et crĂ©er son entreprise pendant la deuxiĂšme RĂ©publique. Il contrĂŽlait tout, de la politique Ă  l’appareil judiciaire et devint aussi entre temps le PrĂ©sident de l’équipe du Tout-puissant Mazembe.
    Pour preuve de son pouvoir, Monsieur KATEBE qui fut l’homme le plus fort du Katanga, pouvait faire nommer un magistrat et le faire rĂ©voquer Ă  la minute. Il pouvait aider un commerçant Ă  prendre de l’ascension ou le mettre en faillite.
    Il a ainsi créé son empire. Jusqu’à ce que ses adversaires ne se sont pas laissĂ© faire et il comprendra qu’il Ă©tait temps qu’il puisse se retirer et alla s’installer en Belgique, Ă  Brugge.
    Cependant, Monsieur MoĂŻse KATUMBI ayant vĂ©cu et Ă©voluĂ© dans le systĂšme de Monsieur KATEBE, deviendra aussi PrĂ©sident de l’équipe Corbeau de la 2Ăšme division qui Ă©tait considĂ©rĂ©e comme pĂ©piniĂšre de l’équipe de Mazembe. Et il profita des filiĂšres de son frĂšre pour crĂ©er ses relations avec les agents de la GĂ©camines. Ainsi, il commença aussi Ă  livrer avec ses complices cadres de la GĂ©camines des fournitures en dĂ©sordre sans tenir compte des normes Ă©tatiques Ă  gauche et Ă  droite.

    I.2. L’exil de Moïse KATUMBI CHAPWE

    Le 17 avril 1997, la ville de Lubumbashi tombe entre les mains des troupes de l’AFDL, Alliance des Forces DĂ©mocratiques pour la LibĂ©ration du Congo. Monsieur MoĂŻse KATUMBI est inconnu en ce moment-lĂ  il passe pour un affairiste. Et lorsque la ville de Kinshasa tombe le 17 mai 1997, feu PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA, cherche comment remĂ©dier Ă  la souffrance du peuple congolais. Et il eut l’idĂ©e de crĂ©er des cantines populaires. L’une des connaissances de Monsieur MoĂŻse KATUMBI qu’il avait connue lors d’un concert Ă  l’hĂŽtel Karavia va intĂ©resser celui-ci dans le dossier des cantines populaires et autres affaires.
    Etant donnĂ© que Monsieur KATEBE Ă©tait dĂ©jĂ  parti en Belgique, Monsieur MoĂŻse KATUMBI est devenu PrĂ©sident du Tout-puissant Mazembe avec comme Vice-prĂ©sident Monsieur Edo KASONGO. A la tĂȘte de l’équipe, il prit l’initiative de crĂ©er un groupe des jeunes gens volontaires pour la mobilisation et qu’il a dĂ©nommĂ© « cent pour cent ». Pourquoi « cent pour cent » ?
    Ces jeunes gens devaient obĂ©issance, loyautĂ©, sacrifice et dĂ©vouement Ă  lui et Ă  l’équipe de Tout-puissant Mazembe Ă  100%.
    Lorsqu’il y avait match de football, ils avaient l’obligation de chanter et d’animer du dĂ©but jusqu’à la fin. Et comme Monsieur MoĂŻse KATUMBI n’avait pas de moyens, il leur distribuait au dĂ©but, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, des sachets de bonbons comme rĂ©compense Ă  la fin du match.
    AprĂšs qu’il eut escroquĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique M’zee Laurent DĂ©sirĂ© KABILA en matiĂšre de fourniture d’armes et de vivres, ce dernier demandera que l’escroc soit arrĂȘtĂ© immĂ©diatement. Mais, comme il avait des complices dans les services de sĂ©curitĂ©, Monsieur MoĂŻse KATUMBI sera informĂ© et va se soustraire et traverser la frontiĂšre zambienne.
    FauchĂ© et sans emploi, il va changer son identitĂ© et deviendra MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE. Et comme il parle trĂšs bien la langue Bemba, ayant vĂ©cu Ă  cĂŽtĂ© de la riviĂšre Luapula, il va se faufiler dans l’entourage du Chef de l’Etat zambien, le PrĂ©sident FrĂ©dĂ©ric CHILUBA pour enfin demander en mariage la petite sƓur de la First Lady Vera, la femme du PrĂ©sident CHILUBA.

    I.3. Le retour de l’exil de Moïse KATUMBI CHAPWE

    Etant donnĂ© que Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE n’avait plus de moyens de survie et que le PrĂ©sident CHILUBA venait de perdre les Ă©lections en Zambie, il est allĂ© vivre dans une des villas de son demi-frĂšre, Monsieur KATEBE Ă  Santon en Afrique du Sud. Il va commencer Ă  faire des va-et-vient entre l’Afrique du Sud et la Belgique. Et lĂ , il va changer son identitĂ©, il deviendra tantĂŽt SARIONO Moses KATUMBI, tantĂŽt KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, ou D’AGNANO KATUMBI pour faire passer ses transactions financiĂšres avec ses complices restĂ©s au pays qui travaillaient pour son compte Ă  la GĂ©camines.
    En RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo entre temps Monsieur Joseph KABILA est devenu PrĂ©sident de la RĂ©publique et s’apprĂȘtait Ă  organiser les Ă©lections. Apprenant cela, Monsieur MoĂŻse KATUMBI, en profite pour faire croire aux proches du PrĂ©sident de la RĂ©publique qu’il pouvait jouer un rĂŽle primordial de faire Ă©lire le PrĂ©sident Joseph KABILA aux Ă©lections de 2006 avec l’appui des supporters de Mazembe au Katanga et dans tout le pays.
    Ainsi, les tractations ont commencĂ© pour son retour au Pays, Monsieur MoĂŻse KATUMBI avait une peur bleue pour rentrer et devait par tous les moyens chercher un sponsor. Il ne va mĂȘme pas se gĂȘner en me contactant par l’intermĂ©diaire de son ami et collaborateur GodĂ© YASUPA. En tant que son frĂšre bemba je devais m’a-t-il suppliĂ© l’aider Ă  retourner au pays.

    Pourquoi Godé YASUPA?

    C’est parce qu’il Ă©tait mon fournisseur de ciment pour mes constructions.
    DĂšs que le PrĂ©sident Joseph KABILA a Ă©tĂ© convaincu, il accepta que Monsieur MoĂŻse KATUMBI puisse retourner au pays. Il a eu Ă  contacter des hommes d’affaires, en Afrique du Sud et en Belgique s’ils pouvaient mettre des moyens afin qu’il rentre au pays, mais personne ne crut en lui parce qu’ils savaient Ă  qui ils avaient affaire. C’est ainsi qu’il contacta un homme d’affaire zambien mĂ©tis du nom de Monsieur Paul STEEL, qui sera convaincu parce que Monsieur MoĂŻse KATUMBI lui avait promis non seulement qu’on lui remettra cinq fois son argent qu’il aurait mis dans l’affaire, mais qu’il aura en plus le monopole de la vente de maĂŻs Ă  la GĂ©camines.
    Monsieur Paul STEEL va louer un jet privĂ© pour Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui va atterrir Ă  l’AĂ©roport international de N’Djili puis il sera conduit chez le Chef de l’Etat. A son retour Ă  Lubumbashi dans les mĂȘmes conditions, une forte mobilisation des supporters de Tout-puissant Mazembe et de toutes les communautĂ©s Katangaises Ă©taient Ă  l’AĂ©roport international de la Luano pour l’accueillir.
    La mobilisation Ă©tait totale et la ville a vibrĂ© au retour de l’un de ses fils.
    Cependant, Monsieur Paul STEEL sera roulé dans la farine par son ami et frÚre Moïse KATUMBI CHAPWE et sera obligé de quitter la République Démocratique du Congo.
    Il appert que ce retour au Pays devait entrainer pour Monsieur MoĂŻse KATUMBI l’obligation d’adhĂ©rer officiellement au Parti du Peuple pour la DĂ©mocratie et le DĂ©veloppement, PPRD en sigle. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devait, en plus, sensibiliser tous les Katangais Ă  adhĂ©rer Ă  ce parti politique.
    En sus, toutes les personnalitĂ©s de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo le voyant dĂ©barquer dans un jet privĂ©, ont tous cru qu’ils avaient affaire Ă  un homme d’affaires riche, alors que lui-mĂȘme savait qu’il n’avait que du vent dans sa poche. Moi aussi je le savais mais je l’ai laissĂ© jouer sa comĂ©die dans son escroquerie, vu son intransigeance. Raison pour laquelle j’étais en dĂ©saccord avec son systĂšme.
    Il a imposĂ© aux autoritĂ©s ses dĂ©sidĂ©ratas, pour son logement et le profil de garde du corps qu’il voulait. Et tout cela lui a Ă©tĂ© accordĂ© parce qu’on pensait qu’on Ă©tait en prĂ©sence d’un homme qui avait beaucoup de moyens, un partenaire noble et riche.

    I.4. Moïse KATUMBI, la Gécamines et ses dettes

    DĂšs qu’il rentre ainsi avec pompes Ă  Kinshasa comme Ă  Lubumbashi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI impressionne toutes les autoritĂ©s ainsi que la population. Il fait croire Ă  n’importe qui qu’il avait des moyens.
    Il y a lieu de prĂ©ciser que ses complices au sein de la GĂ©camines sont des hauts cadres qui vont mettre tout un plan en marche comme les dĂ©montre les diffĂ©rents documents pour piller la GĂ©nĂ©rales des CarriĂšres et des Mines, GĂ©camines en sigle, une entreprise miniĂšre de l’Etat.
    Par contre, dĂšs qu’il est rentrĂ© de l’exil, et aussitĂŽt Ă  Lubumbashi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI commence des manigances auprĂšs de la GĂ©camines et c’est confirmĂ© par le rapport de l’Ong RĂ©seau de lutte contre la corruption et la fraude, en sigle RELCOF, dans son rapport page 21 n°5/RELCOF/janvier 2005/RDC qui Ă©crit : « 
 Ă©prouvĂ©, la GĂ©camines assistera impuissante Ă  la destruction de son outil de production. C’est la naissance d’une maffia qui va s’implanter solidairement dans la Province. Des milliers de tonnes de cobalt, de cuivre et autres minerais juteux vont prendre le chemin de l’exportation sans que le pays y trouve son compte. Pour essayer de sauver ce qui pourrait encore l’ĂȘtre, la GĂ©camines lancera des appels d’offre et signera des contrats en joint-venture. Mais ni la province et encore moins le pays n’y tireront le moindre bĂ©nĂ©fice. Par contre sous prĂ©texte d’ĂȘtre un client insolvable, la GĂ©camines verra souvent ses produits saisis en Zambie pour contraindre ses crĂ©anciers d’honorer leurs dettes. Monsieur RaphaĂ«l KATEBE KATOTO et Monsieur MONOKANDILOS feront ainsi partie de la longue liste des crĂ©anciers qui s’illustreront dans ces recouvrements forcĂ©s, … ».
    Vous constaterez sur cette liste que le nom de Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se retrouve pas comme crĂ©ancier. Mais quel rĂŽle a-t-il jouĂ© lorsqu’il est allĂ© se rĂ©fugier en Zambie ? Il a pris la petite sƓur de la First Lady VERA de la Zambie en mariage et est devenu citoyen zambien et contactera son demi-frĂšre, Monsieur KATEBE  KATOTO qui vivait dĂ©jĂ  en Belgique pour ĂȘtre le lien familial pour tout transfert des crĂ©ances que la GĂ©camines lui devait. Monsieur KATEBE va accepter d’autant plus que son demi-frĂšre avait dĂ©jĂ  la nationalitĂ© zambienne. Mais Monsieur MoĂŻse KATUMBI comptait sur l’aide de ses complices qui travaillaient Ă  la GĂ©camines pour l’informer du jour, de l’heure, de la date et Ă  quel moment les camions devraient traverser la frontiĂšre pour la Zambie.
    Ce sont ses hommes susnommĂ©s, les complices de Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui l’ont aidĂ© Ă  mettre la GĂ©camines ainsi que la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo Ă  genoux. Contrairement aux dires de Monsieur MoĂŻse KATUMBI dans le documentaire « Katanga Business », oĂč il dit clairement que la GĂ©camines est Ă  genoux Ă  cause du PrĂ©sident MOBUTU. Et lui quelle est sa part de responsabilitĂ© ?
    En sa qualitĂ© de mari de la petite sƓur de la First Lady VERA, tous les avantages lui sont accordĂ©s et fort de la confiance de Monsieur KATEBE, crĂ©ancier de la GĂ©camines, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera saisir les camions TRUCK transportant les minerais des produits GĂ©camines en Zambie Ă  son profit Ă©tant donnĂ© que la crĂ©ance KATEBE sur la GĂ©camines lui avait Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e par ce dernier. Cette situation a créé une tension entre la Zambie et la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Des pourparlers pour dĂ©canter la situation seront engagĂ©s entre les deux pays au plus haut niveau.
    Le PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA sera intraitable, et comme les travailleurs menaçaient d’aller en grĂšve, le PrĂ©sident Laurent DĂ©sirĂ© KABILA finira par dĂ©cider d’envoyer Ă  Lusaka une commission de mĂ©diation conduite par son Conseiller spĂ©cial Monsieur KAZADI NYEMBWE. Cette commission comprenait le Ministre de la Justice MWENZE KONGOLO, et le Gouverneur de la Province du Katanga, Monsieur Augustin KATUMBA MWANKE. La situation sera dĂ©cantĂ©e et les camions TRUCK de la GĂ©camines seront libĂ©rĂ©s.
    Mais contre toute attente, lorsque Monsieur MoĂŻse KATUMBI est rentrĂ© de son exil, et cela avec tout l’appui de la population de Lubumbashi, il va imposer Ă  la GĂ©camines, cette vache nourriciĂšre du Katanga, toute une sĂ©rie de propositions avec ses complices dont un document intitulĂ© « ProcĂšs-verbal de la rĂ©union entre la GĂ©camines et le Groupe CHANI » tenu le 28 aoĂ»t 2003 Ă  Lubumbashi, dont photocopie en annexe. Ce document stipule ce qui suit :
    1.    IntĂ©rĂȘts judiciaires
    2.    Montant pour le remplacement de la chargeuse
    3.    Modalités de paiement des montants convenus. (voir document en annexe).
    1. INTERETS
    En ce qui concerne les intĂ©rĂȘts, les parties reconnaissent la dĂ©cision judiciaire ayant fixĂ© ces intĂ©rĂȘts Ă  2.524.000 USD.
    En considĂ©ration de la situation actuelle de la GECAMINES, le Groupe CHANI qui lui appartenait a manifestĂ© sa bonne comprĂ©hension et a concĂ©dĂ© de revoir ce montant qu’il fixe dĂ©sormais Ă  1.250.000 USD.

    2. REMPLACEMENT DE LA CHARGEUSE

    En ce qui concerne le montant de remplacement de la chargeuse, selon le Groupe CHANI, ce montant serait de 584.000 USD.
    GECAMINES reconnaĂźt avoir reçu cette chargeuse en date du 25 aoĂ»t 2000 et l’a utilisĂ©e jusqu’en octobre 2000.
    Le prix de remplacement a été fixé de commun accord à 200.000 USD et la GECAMINES en devient propriétaire.

    3. LES MODALITES DE PAIEMENT DES MONTANTS CI-DESSUS CONVENUS

    Les parties ont convenu que le paiement de ces montants se fera au moyen de revenus Ă  gĂ©nĂ©rer par le partenariat sur des projets Ă  long terme Ă  dĂ©velopper entre la GECAMINES et le Groupe CHANI ou avec les moyens propres de la GECAMINES lorsque cela pourra ĂȘtre possible.
    La GECAMINES a apprĂ©ciĂ© Ă  cette occasion la disponibilitĂ© de Monsieur MoĂŻse KATUMBI Ă  collaborer avec elle dans divers projets Ă©ventuels et d’avoir Ă©tĂ© sensible aux difficultĂ©s qu’elle traversait.
    Pour preuve, aprĂšs avoir signĂ© ce procĂšs-verbal de la rĂ©union entre ses complices et lui-mĂȘme, la GĂ©camines va reconnaĂźtre d’elle-mĂȘme la somme de 2.524.000 USD et comme si Monsieur MoĂŻse KATUMBI est un bon pĂšre de famille, il va revoir ce montant jusqu’à 1.250.000 USD (voir le document en annexe).
    Le ProcÚs-verbal a été fait et signé à Lubumbashi, le 28 août 2003.
    Si rĂ©ellement la GĂ©camines devait une dette Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI, rien ne l’indique dans ce procĂšs-verbal et on ne sait d’oĂč viennent les intĂ©rĂȘts judiciaires ?
    Mais par contre, c’était une façon officielle de permettre Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI de piller au vu et au su de tout le monde la GĂ©camines.
    Qu’en sus, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE et ses comparses vont faire des montages financiers et miniers et vont cĂ©der Ă  MoĂŻse KATUMBI la gestion du four T1 au nom d’une sociĂ©tĂ© fictive ALPHAMETAL pour lui permettre de rĂ©cupĂ©rer ses crĂ©ances imaginaires.
    Entre temps pour solder sa dette, la GĂ©camines va lui concĂ©der l’exploitation du four T1 et le mettra au nom de ALPHAMETAL avec une adresse en Afrique du Sud, une sociĂ©tĂ© fictive.
    Ainsi, les dirigeants de la Gécamines vont écrire à ALPHAMETAL en ces termes :
    A Monsieur l’Administrateur
    Directeur Général de
    ALPHAMETAL Overseas Inc.
    BEN MORE 2010
    RSA
    N° 2270/DT/2003
    Lubumbashi, le 20 août 2003
    Objet : ALIMENTATION DU FOUR T1 (1450 KVA) DE LA FEP
    RĂ©fĂ©rence : – V/Lettre du 04 aoĂ»t 2003 – N/Lettre n° 2233/DT/2003 du 28 juillet 2003
    Monsieur l’Administrateur,
    En rĂ©ponse Ă  votre lettre ci-haut rĂ©fĂ©rencĂ©e, nous prenons acte de son contenu et vous informons que la GECAMINES vient effectivement de signer un contrat pour l’alimentation du four T1 en minerais riches en cobalt et non pas un contrat de gestion du four concernĂ©.
    Ce contrat a Ă©tĂ© prĂ©vu pour une durĂ©e de quatre mois et l’exploitation du four T1 sera faite par la GECAMINES indĂ©pendamment des deux autres fours de 3.000 KVA (T2 et T3).
    Concernant la vente des produits issus du four T1 qui se fera aux conditions commerciales de la GECAMINES, telles qu’appliquĂ©es par notre Direction Commerciale, la GECAMINES ne voit aucun inconvĂ©nient Ă  ce que ALPHAMETAL en soit le client, pour autant qu’il rĂ©ponde aux conditions exigĂ©es.
    Nous restons convaincus que seules les relations transparentes et harmonieuses peuvent contribuer efficacement Ă  l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixĂ©s et ne manquerons pas de privilĂ©gier la concertation en toutes circonstances.
    Veuillez agrĂ©er, Monsieur l’Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral, l’expression de notre parfaite considĂ©ration.
    Ainsi toute la production du cobalt produite au four T1 prend une destination inconnue, et aprĂšs avoir pillĂ© et s’appropriĂ© la mine de MBOLA, qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, en date du 06 juin 2006, tous les minerais extraits dans cette mine allaient alimenter directement le four T1.
    Pour bien maquiller son forfait, Monsieur Edmond MBANZ-A-MBANG de la Direction des Approvisionnements et Transports va entrer en jeu pour faire toute une sĂ©rie de commandes dont le Coke fin et grenailles, Tuyaux MĂ©tallurgiques 3/8’’, Tuyaux MĂ©tallurgiques 1/2’’, TĂŽles noires de 3 mm et des quantitĂ©s Ă©normes et Ă  des prix exorbitants Ă  une sociĂ©tĂ© WAVERLENGHTS LTD 13, Commercial Road, WADERVILLE en Afrique du Sud. Et qui rĂ©ellement n’est qu’une sociĂ©tĂ© miroir de Monsieur MoĂŻse KATUMBI (voir document en annexe) car toute les transactions bancaires se passaient Ă  la banque Belgolaise Ă  Bruxelles.
    Le Gouvernement Sud-Africain ne peut en aucun cas accepter qu’une sociĂ©tĂ© sud-africaine puisse ouvrir un compte Ă  l’étranger oĂč les responsables de cette sociĂ©tĂ© vont toucher l’argent Ă  la caisse de Belgolaise Ă  Bruxelles (voir documents en annexe). Il est important de souligner que la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS est inexistante. Mais par contre, Ă  son adresse se retrouve un Shop qui est une sĂ©rie de magasins qui vendent des matĂ©riels Ă©lectroniques et qui signifie longueur d’ondes (WAVELENGTHS) qui opĂšre des retraits Ă  la banque Belgolaise, sans pour autant indiquer le nom de la personne qui reçoit l’argent pour le compte de la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS.
    Qu’en date du 03 septembre 2003, il est clairement Ă©tabli qu’il y a eu mouvement bancaire dans les trois comptes bancaires dont celui de la sociĂ©tĂ© WAVERLENGTHS n° du compte 603-1051676-46, dans le compte de SARIONO MOSES KATUMBI n° de compte 603-4730282-24, et dans le compte de KATUMBI MOÏSE D’AGNANO n° compte 603-1052382-73. Ce mouvement dĂ©montre clairement que les trois comptes Ă©taient manipulĂ©s par une mĂȘme personne malgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s.
    Comment expliquer qu’une Entreprise Ă©tatique puisse signer avec un magasin, un contrat Ă  des contours flous de plusieurs millions de dollars ?

    I.5. La situation financiĂšre de Monsieur MoĂŻse KATUMBI

    MalgrĂ© les montages et les magouilles de Monsieur MoĂŻse KATUMBI avec les hauts responsables de la GĂ©camines susnommĂ©s, la situation financiĂšre de ce dernier de l’an 2000 Ă  l’an 2005 a Ă©tĂ© catastrophique et toujours Ă  dĂ©couvert. Et pour couvrir son comportement maffieux, MoĂŻse KATUMBI va utiliser deux noms Ă  la banque Belgolaise : SARIONO MOSES KATUMBI dont le compte est 603-4730282-24 oĂč il utilisait l’Euro, le Dollar amĂ©ricain et le Rand sud-africain.
    Ce compte au 03/09/2003 avait un déficit de 13.029,799 euros.
    Et au 12/09/2013, un déficit de 12.888,506 euros (voir le document en annexe).
    Un deuxiĂšme compte au nom de KATUMBI MOÏSE D’AGNANO dont le numĂ©ro est 603-1052382-73, et ce compte en date du 03/09/2003 avait un dĂ©ficit d’un solde global de 745.416,22 euros. Et en date du 12/09/2003, ce compte avait un dĂ©ficit de 855.255,91 euros.
    Comment pouvez-vous comprendre qu’une mĂȘme personne avec deux identitĂ©s et deux comptes diffĂ©rents fait-elle des transactions, le mĂȘme jour et Ă  la mĂȘme banque ? Et une sociĂ©tĂ© fictive WAVERLENGTHS puisse faire aussi des transactions Ă  la mĂȘme date et le mĂȘme jour ? (Voir documents en annexe).
    Comme si cela ne suffisait pas, Monsieur MoĂŻse KATUMBI va ouvrir un autre compte Ă  la banque Bruxelles Lambert (BBL) au nom de D’AGNANO KATUMBI MOÏSE dont le numĂ©ro de compte est 210-0432498-27 avec une adresse sur avenue Mahenge n°8 Ă  Lubumbashi. Et en date du 22/04/2003, Monsieur D’AGNANO avait un compte dĂ©ficitaire de 1827.91 dollars amĂ©ricains.
    Et une lettre de rappel lui a Ă©tĂ© adressĂ©e pour qu’il rĂ©gularise sa situation (voir document en annexe).
    La Banque Bruxelles Lambert (BBL) fait partie du groupe ING depuis 1998 et lors de la derniÚre assemblée extraordinaire du 17/04/2003, ses actionnaires ont modifié sa raison sociale à ING Belgique SA.
    Par ailleurs, il est important de préciser, que lorsque Monsieur Moïse KATUMBI CHAPWE ouvre le deuxiÚme compte à la banque Belgolaise, il va le faire sous une fausse déclaration et un faux nom de SARIONO MOSES KATUMBI au lieu de SORIANO qui est le nom de sa famille.
    Ainsi, les trois comptes de la Belgolaise sont protĂ©gĂ©s et contrĂŽlĂ©s par Monsieur ROBERTI, qui tantĂŽt fait des transactions pour le compte de WAVERLENGTHS, cette sociĂ©tĂ© fictive qui touche Ă  la caisse de la Belgolaise, tantĂŽt pour le compte de SARIONO MOSES KATUMBI ou tantĂŽt pour le compte KATUMBI MOÏSE D’AGNANO. Et ce qui est grave, Monsieur ROBERTI, opĂšre aussi des commandes pour le compte de la GĂ©camines au profit de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. (sic)
    Pour bien maquiller tout ce qu’il faisait avec ses complices de la GĂ©camines, il va utiliser une sociĂ©tĂ© Ă  Bruxelles, Bretton Goods Sprl, situĂ©e sur l’avenue Paul Hymans, 105 bte 22 B-1200 BRUSSELS – BELGIUM oĂč il achetait des piĂšces de rechange pour la GĂ©camines (voir document en annexe). Ce qui est important de prĂ©ciser, le propriĂ©taire de Bretton Goods Sprl fut un agent de la Banque Belgolaise chargĂ© de transfert pour le Congo. Et cette sociĂ©tĂ© est l’un des sponsors officiels de l’équipe Tout-puissant Mazembe.
    DĂšs son retour de l’exil, MoĂŻse KATUMBI n’avait qu’une maison inachevĂ©e dans le quartier GOLF et comme il avait aidĂ© Monsieur KATEBE Ă  rĂ©cupĂ©rer son argent en Zambie, il va lui demander s’il pouvait lui vendre Ă  crĂ©dit tous les immobiliers qu’il avait laissĂ©s entre les mains de Monsieur LONGO LONGO un homme d’affaires Katangais. Dans un premier temps, Monsieur KATEBE va refuser, mais Monsieur MoĂŻse KATUMBI finira par le convaincre : ainsi, Monsieur MoĂŻse KATUMBI qui devient Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va occuper la villa n°22 sur l’avenue LofoĂŻ aprĂšs un arrangement concernant le prix de vente de la villa fixĂ© Ă  400.000$ payables en 9 mensualitĂ©s.
    Etant donnĂ© que sa situation financiĂšre Ă©tait toujours catastrophique, Monsieur KATEBE va lui Ă©crire une lettre Ă  partir de Brugge en Belgique, en date du 18/03/2005 lui intimant l’ordre de payer le solde du montant restant soit 250.000 USD. Et en date du 30/03/2005, Monsieur RaphaĂ«l KATEBE va rappeler Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI sa lettre du 18/03/2005 restĂ©e sans suite en le menaçant d’annuler simplement la transaction et considĂ©rer les acomptes comme un forfait locatif.
    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va prendre ces menaces au sĂ©rieux et il va rĂ©flĂ©chir de quelle maniĂšre sortir de ce bourbier. S’il est mis dehors de la villa n°22 de l’avenue LofoĂŻ, ce serait une honte pour lui et risquerait d’ĂȘtre dĂ©couvert. (Voir document en annexe).
    Et comme les Ă©lections prĂ©vues en 2006 pointaient Ă  l’horizon, en date du 06/06/2006 Monsieur MoĂŻse KATUMBI va faire une descente dans la mine MBOLA qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, un non-originaire du Katanga, accompagnĂ©s de quelques membres fidĂšles des « cent pour cent ». Il va inciter les creuseurs qui Ă©taient sur les lieux, d’abord Ă  la haine tribale et ensuite Ă  piller les minerais et les installations. L’argent et autres biens qui Ă©taient dans la mine ont aussi disparu. Ayant appris la nouvelle, je l’ai appelĂ© au tĂ©lĂ©phone pour savoir qu’est-ce que j’apprends au sujet de la carriĂšre de MBOLA !
    A son tour, il me dira « C’est notre terre », un KasaĂŻen ne peut pas s’enrichir chez nous. J’ai rĂ©torquĂ© en lui disant que je n’étais pas d’accord avec lui. Et le lendemain, il enverra Monsieur KAMWANYA son lieutenant pour aller rĂ©cupĂ©rer Ă  crĂ©dit tous les minerais pillĂ©s la veille et l’emmener au four T1 que la GĂ©camines leur avait donnĂ© en location et ensuite il s’imposera et la mine va lui appartenir. Ainsi, sa situation financiĂšre va s’amĂ©liorer.

    I.6. L’élection de 2006

    Etant donnĂ© que Monsieur MoĂŻse KATUMBI venait d’arracher la mine de MBOLA qui appartenait Ă  Monsieur KABASELE, les opĂ©rateurs miniers ont eu une peur bleue pour s’opposer Ă  lui. Ainsi, tout ce qu’il leur demandait lui Ă©tait versĂ© et avec tous les moyens en sa possession il va passer comme maillot jaune aux lĂ©gislatives pour la circonscription de la ville de Lubumbashi.
    Ayant remarquĂ© que ses ambitions ont rĂ©ussi, et que sa situation financiĂšre s’est beaucoup plus amĂ©liorĂ©e, il finira par convaincre les hauts cadres de son Parti le Parti pour la Reconstruction et le DĂ©veloppement (PPRD) pour qu’il se prĂ©sente comme candidat Gouverneur de la province du Katanga.

    II. L’INSTAURATION DE LA MAFFIA

    II.1. Avant les élections de 2006
    C’est en 2004 que les activitĂ©s de cuivre et d’argent de la sociĂ©tĂ© Anvil Mining Limited sont tombĂ©es sous les feux de l’actualitĂ© Ă  la suite des massacres des populations et des crimes de guerre commis Ă  Kilwa au Haut-Katanga. Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE se prĂ©sente, alors, comme le dĂ©fenseur d’Anvil Mining avec laquelle il a des relations commerciales pour l’exploitation miniĂšre. La complicitĂ© d’affaire amĂšne Monsieur MoĂŻse KATUMBI Ă  financer mĂȘme une manifestation politique contre la sociĂ©tĂ© civile qui dĂ©nonce les massacres. C’est la premiĂšre fois que MoĂŻse KATUMBI va utiliser sa milice, les « 100% » pour aller intimider, violenter, jusqu’à sĂ©questrer mĂȘme les membres de l’Ong ASADHO.
    En pleine journĂ©e, les « 100 %» ont semĂ© la terreur et l’autoritĂ© provinciale de l’époque s’est vue incapable d’intervenir par peur des reprĂ©sailles de l’homme fort MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.
    En avril 2005, Anvil Mining acquiert la mine de KULU en partenariat avec la GĂ©camines Ă  Kolwezi et rachĂšte les droits d’un prĂ©cĂ©dent partenaire, la sociĂ©tĂ© de Monsieur JosĂ© Demourra. Mais une dispute surgit avec un autre acquĂ©reur, l’indien CHEMAF. Ils vont au tribunal. MoĂŻse KATUMBI CHAPWE intervient pour arbitrer le litige. Les intĂ©rĂȘts miniers et politiques sont dĂ©sormais exhibĂ©s au grand jour devant la place publique. MoĂŻse KATUMBI devient l’arbitre des conflits miniers, il juge en premier et dernier ressort selon le vent de ses intĂ©rĂȘts.
    II.2. Elu Gouverneur

    II.2.1. Dans le domaine des mines

    Une fois devenu l’arbitre des conflits miniers et Ă©lu Gouverneur de la province du Katanga, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va obliger la GĂ©camines Ă  lui cĂ©der la mines de KINSEVERE, TSHIFUFIA et NAMBULWA. Dans le rapport du rĂ©seau de lutte contre la corruption et la fraude, publiĂ©e en janvier 2005, Ă  la page 21, la RELCOF confirme que la mine de KINSEVERE Ă©tait dĂ©jĂ  occupĂ©e par Exaco, contrairement aux allĂ©gations de MoĂŻse KATUMBI publiĂ©es dans le documentaire Katanga-Business oĂč il prĂ©tend qu’il cherchait une mine inoccupĂ©e et dont le nom commençait par la lettre « K », et le Bon Dieu va l’inspirer pour tomber sur la mine de KINSEVERE. C’est de l’escroquerie au vrai sens du mot.
    Selon le rapport de la commission de rĂ© visitation des contrats miniers, il a Ă©tĂ© relevĂ© : « et Ă©tant donnĂ© que MoĂŻse KATUMBI travaillait en sous-traitance avec Anvil Mining, Ă©tant donnĂ© qu’on a mis MCK dans la catĂ©gorie B (contrat Ă   renĂ©gocier) : « AMCK Sprl (Anvil Mining Kulu Concentrate, KINSEVERE) ; Contrat d’amodiation entre GCM et MCK (PE 528 et 539) du 8/12/2005 ; Subrogation de MCK par AMCK ; Cession des droits amodiĂ©s Ă  AMCK par MCK ; Faible pas de porte (5.000.000 USD) par rapport Ă  la valeur des rĂ©serves (estimĂ©e Ă  plus de 2 milliards USD) ; Faible taux de loyer d’amodiation ; Avenant 2 au contrat d’amodiation ; DurĂ©e du contrat (25 ans) excĂ©dant la pĂ©riode de validitĂ© non Ă©chue des titres amodiĂ©s (cfr Art. 178 alinĂ©a 6 du Code Minier) ; Revoir Ă  la hausse le pas de porte et le taux du loyer en tenant compte de la valeur du gisement ; Exiger de AMCK la rĂ©alisation des actions sociales ; Ramener la durĂ©e du contrat Ă  la pĂ©riode de validitĂ© non Ă©chue des titres amodiĂ©s art 178 du Code Minier.
    En effet, incapable de rĂ©pondre aux exigences de l’amodiation obtenue sur des gisements, alors sous-Ă©valuĂ©s de KINSEVERE, MoĂŻse KATUMBI CHAPWE va violer dĂ©libĂ©rĂ©ment les lois de la RĂ©publique en subrogeant MCK par la multinationale Anvil Mining pour laquelle il est sous-traitant Ă  DIKULUSHI ? Une opĂ©ration dĂ©noncĂ©e fin 2006 par la presse internationale et par plusieurs autres opĂ©rateurs. »

    Comment MoĂŻse KATUMBI va-t-il jouer son jeu ?

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI crĂ©e la sociĂ©tĂ© MCK (Mining Company Katanga) dont le Directeur GĂ©nĂ©ral est Monsieur Ignace KITANGU MANZEMBA, un ancien dirigeant de la GĂ©camines. Les bonnes relations au sein de la sociĂ©tĂ© et bĂ©nĂ©diction des autoritĂ©s font que la nouvelle sociĂ©tĂ© obtienne facilement trois importants gisements miniers de l’Etat Ă  Kinsevere, Tshifufia et Nambulwa, dans le Nord-est de la ville de Lubumbashi. Ces mines ont une valeur marchande de plusieurs milliards de dollars. Ses complices au sein de l’entreprise GĂ©camines possĂ©daient la situation et les caractĂ©ristiques de chaque mine aux alentours de la ville de Lubumbashi.
    Mais le dossier suit le schĂ©ma de pillage dĂ©sormais classique digne d’un film de Western. MoĂŻse KATUMBI obtient tout gratuitement en ne payant rien de sa poche. Mais l’Etat lui accorde un partenariat de 20% pour la GĂ©camines et 80% pour MCK. Par la suite, la GĂ©camines concĂšde Ă  MCK un contrat d’amodiation (location) de 25 ans et elle est retirĂ©e du projet. MCK qui n’a aucun passĂ© minier, peut dĂ©sormais se prĂ©senter comme opĂ©rateur minier dans l’exploitation des mines de cuivre et de cobalt.
    C’est dans cette confusion que Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE revend 70% de l’exploitation Ă  Anvil Mining. L’association MCK-Anvil est dĂ©sormais AMCK. Anvil Mining paie Ă  KATUMBI $2,3 millions. De cette somme, 1 million devraient revenir Ă  la GĂ©camines en 3 tranches : $800.000 Ă  la ratification du contrat d’amodiation par le Gouvernement, $100.000 Ă  la remise des gisements et $100.000 quatre mois aprĂšs le dĂ©but des opĂ©rations. Pendant le restant des 25 annĂ©es de location, la GĂ©camines percevra des royalties de 1,75%, variant entre $35 et $70 tonnes de cuivre. On retrouve les caractĂ©ristiques des contrats lĂ©onins. La GĂ©camines est minorisĂ©e Ă  l’extrĂȘme. Elle passe tour Ă  tour de 100% de la propriĂ©tĂ© des gisements Ă  20% du capital, pour finir avec une promesse de revenus de seulement 1,75%. De plus, la GĂ©camines se contente d’un paiement de 1 million de dollars, alors que, proportionnellement, Anvil Mining se paie $5,4 millions des avoirs du projet et que Monsieur MoĂŻse KATUMBI obtient 1,3 millions de dollars. Ce montant finance la campagne pour les Ă©lections lĂ©gislatives de juillet 2006. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devient le recordman des voix rĂ©coltĂ©es par les dĂ©putĂ©s nationaux.
    Anvil Mining rachĂšte 10% Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI. Le 31 juillet 2006, les parts d’Anvil Mining passent de 70% Ă  80%. Monsieur MoĂŻse KATUMBI reçoit la somme de $14 millions repartis en $10 millions en cash et $4 millions en titres boursiers. On est au lendemain du premier scrutin. Ce pactole est injectĂ© dans la campagne Ă©lectorale pour le second tour des prĂ©sidentielles et les Ă©lections provinciales. Les dĂ©penses Ă©lectorales prennent l’ascenseur.
    Incroyable mais vrai, Monsieur MoĂŻse KATUMBI arrose le Katanga, les Kivu, les KasaĂŻ et Kisangani. Il acquiert des immeubles et des engins miniers. Les engins miniers lui sont fournis par ses associĂ©s australiens de la compagnie BELL. Monsieur MoĂŻse KATUMBI est dĂ©sormais le Messie, l’homme providence. A ce stade, les gisements de l’Etat ont rapportĂ© Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI $15,3 millions, mais la GĂ©camines n’a encaissĂ© que $1 million.
    En janvier 2007, Monsieur MoĂŻse KATUMBI s’offre des vols internationaux en jet privĂ©. Le 9 janvier, Anvil Mining annonce que les rĂ©serves minĂ©rales de la seule mine de Kinsevere sont augmentĂ©es de 450% et que la mine totalise dĂ©sormais 1,6 millions de tonnes de cuivre exploitables. Ces rĂ©serves sont immĂ©diatement comptabilisĂ©es comme augmentation de la valeur de AMCK.
    Le lendemain, Anvil Mining acquiert 15% des parts de Monsieur Moïse KATUMBI, et Anvil Mining passe désormais à 95% dans le projet AMCK. Les 15% sont payées à Monsieur Moïse KATUMBI pour $45 millions (dont $36 millions en cash et $9 millions en titres boursiers).
    En quelques mois, MoĂŻse KATUMBI a gagnĂ© $61,3 millions. La GĂ©camines et l’Etat propriĂ©taire des gisements n’ont eu droit d’encaisser que $1 million. Monsieur MoĂŻse KATUMBI devient ainsi aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale le millionnaire congolais Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale de la population congolaise.
    Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se gĂȘne pas, et il a eu Ă  le dĂ©clarer dans le documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel (Katanga Business) 61 millions de dollars c’est quoi ? Une façon pour lui d’intimider ses adversaires pour leur faire croire qu’il est un hĂ©ritier et qu’il manipulait jadis les millions.
    VoilĂ  comment quelqu’un investi d’un mandat public, croit ĂȘtre au-dessus de Dieu et du peuple congolais. J’espĂšre, pour une fois, le peuple rĂ©unit en concertations devra lui demander des comptes et Ă  tous les Gouverneurs se trouvant dans le mĂȘme cas.

    II.2.2. Dans l’exercice de ses fonctions

    Une fois installĂ© dans son fauteuil de Gouverneur du Katanga, et aprĂšs avoir prĂȘtĂ© serment, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE convoque les opĂ©rateurs miniers et les intimide en bloquant toute exportation des minerais vers l’extĂ©rieur si il n’y a pas de sociĂ©tĂ© qui soutienne son programme d’amĂ©lioration de la desserte en eau potable et en Ă©lectricitĂ© soi-disant pour le compte de la population de la ville de Lubumbashi. Cette opĂ©ration va lui procurer en moins d’une semaine plus de USD $30 millions qu’il va utiliser dans le cadre de ses business privĂ©s.
    Cependant, il va obliger Ă  toutes les sociĂ©tĂ©s miniĂšres pour qu’il soit actionnaire ou par personne interposĂ©e, ou par l’un des membres de sa famille, ou encore dans le cas oĂč c’est trĂšs compliquĂ©, qu’on lui donne le monopole de sous-traitance ou de dĂ©couverture avec les engins BELL en provenance d’Australie dont il est le reprĂ©sentant exclusif en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo.
    Dans un rapport rĂ©cent d’un Ă©lu de la ville de Lubumbashi, publiĂ© au mois de juin 2013, celui-ci dĂ©montre clairement comment la fraude et la corruption sont entretenues de façon formelle dans la politique de la gestion commerciale de la GĂ©camines et des autres compagnies miniĂšres.
    En effet, Ă  la fin de chaque annĂ©e, la GĂ©camines Ă©value toutes les dĂ©penses effectuĂ©es avant de fixer les prix Ă  appliquer aux intervenants miniers. Les frais Ă  payer par les diffĂ©rents partenaires de la GĂ©camines et autres exploitants miniers sont de deux ordres : les frais sans reçus de caisse et ceux avec reçus de caisse. Et le flou entretenu dans la coexistence de ces deux frais ouvre la voie Ă  la fraude fiscale, Ă  l’évasion fiscale, Ă  la corruption, etc.
    Toute cette situation est entretenue dĂ©libĂ©rĂ©ment par Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE devenu l’homme le plus puissant de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Ainsi, il va instaurer au vu et au su de tout le monde, la corruption, la fraude douaniĂšre avec les agences de ses collaborateurs qui ont le monopole d’exportation et d’importation, de blanchiment d’argent, vente des produits prohibĂ©s dont l’uranium, pillage et expropriation des concessions miniĂšres, etc. (voir les documents en annexe).

    II.3. Gratification de ses collaborateurs maffieux

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI devenu Gouverneur de la Province du Katanga a Ă©tĂ© reconnaissant vis-Ă -vis de ses complices hauts cadres de la GĂ©camines pour les aider Ă  se retrouver. Ainsi, Monsieur NZENGA KONGOLO qui fut Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines, sera dĂ©signĂ© PrĂ©sident Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle ; KASWESHI MUSOKA, Administrateur Directeur Technique Ă  la GĂ©camines, sera dans un premier temps, son Ministre Provincial des Infrastructures Urbaines et Transport et finalement envoyĂ© Ă  Kinshasa pour le mĂȘme poste mais au niveau national. Monsieur Edmond MBANZ-A-MBANG qui fĂ»t Directeur de la Direction des Approvisionnements et Transport et son Ministre prĂšs le Gouverneur, c’est le numĂ©ro deux du Gouvernement Provincial sous le rĂ©gime de Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE. Monsieur KITANGU MANZEMBA, ancien Administrateur Directeur GĂ©nĂ©ral de la GĂ©camines, Ă©tait devenu Administrateur GĂ©rant de la SociĂ©tĂ© Mining Company Katanga. Monsieur Calixte MUKASA fut dans un premier temps Administrateur DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral Adjoint sous la direction de Monsieur FORTIN, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera tout pour que celui-ci devienne l’Administrateur DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©ral Ă  la GĂ©camines  au dĂ©triment de Monsieur FORTIN.

    II.4. La maffia dans le football

    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE avait dĂ©jĂ  compris la force du football comme un instrument dont il pouvait se servir pour neutraliser et intimider ses adversaires. Et lorsqu’il va avoir le contrat du four T1, il va prendre tous les volontaires fanatiques de l’équipe Tout-puissant Mazembe communĂ©ment appelĂ© « cent pour cent » pour les mettre dans le hangar que la GĂ©camines avait mis en sa disposition, pour faire des hand-picking, c’est-Ă -dire chercher les produits riches en cobalt et en cuivre triĂ©s Ă  la main en les sĂ©parant du rĂ©sidu.
    Chaque « cent pour cent » qui travaillait dans cette opĂ©ration touchait Ă  la fin du mois 100 dollars. Il va commencer Ă  imposer et Ă  vendre obligatoirement des billets de match Ă  des entreprises miniĂšres, de tĂ©lĂ©communication, pĂ©troliĂšre et autres ; un jour avant le match on vous amĂšne x billets pour x montant. Que vous envoyiez ou non les gens afin d’assister au match, vous ĂȘtes assujettis au paiement et si vous ne vous exĂ©cutez pas, il bloque vos activitĂ©s.
    C’est ainsi qu’il a compris qu’il devait obliger les sociĂ©tĂ©s miniĂšres et autres Ă  sponsoriser l’équipe Tout-puissant Mazembe.
    Par exemple si Samsung sponsorise une Ă©quipe de football comme le FC Chelsea, cela voudrait dire que Samsung s’attend Ă  ce que les supporters de cette Ă©quipe consomment ses produits.
    Comment expliquer qu’une sociĂ©tĂ© miniĂšre ou une sociĂ©tĂ© pĂ©troliĂšre pour lesquelles aider la population locale est une obligation sociale et lĂ©gale, puisse aider seulement l’équipe de Mazembe Ă  des montants allant jusqu’à plus d’un million de dollars. Et ce, pendant que la population n’a ni eau, ni soins de santĂ©, ni Ă©lectricitĂ©. Et cela se passe avec des sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes (françaises, belges et autres) pour les intĂ©rĂȘts d’un seul individu.
    Et pour signer ce genre de contrat de sponsoring, c’est son Ă©pouse qui signe pour le compte de Tout-puissant Mazembe et lĂ  elle n’est plus Carine KATUMBI, mais devient Carine NAHAYO.
    Dans un article publiĂ© par SELIM BATIKHY, se rĂ©fĂ©rant au documentaire le Tout-puissant Mazembe du français Lionel Boisseau, Lamine N’Diaye, Coach franco-sĂ©nĂ©galais s’étonnent que les 100% s’entrainent mĂȘme physiquement. Et d’ajouter ça n’existe dans aucun autre club au monde.
    III. Mode d’opĂ©ration vis-Ă -vis des ses adversaires

    III.1. Vis-Ă -vis de ses adversaires politiques

    Devenu Gouverneur de la province du Katanga grĂące Ă  l’appui des DĂ©putĂ©s de son parti politique le PPRD, MoĂŻse KATUMBI s’est retournĂ© tout d’abord contre les membres de son Parti qui Ă©tait sur la mĂȘme liste que lui, et considĂšre toute personne qui s’oppose Ă  lui non pas adversaire politique mais plutĂŽt ennemie qu’il faut dĂ©truire par tous les moyens. Il a dit tout haut Ă  tout celui qui veut l’entendre, que s’il est passĂ© comme DĂ©putĂ© de la ville de Lubumbashi, c’est Ă  cause des fanatiques de Mazembe, communĂ©ment appelĂ©s les 100%.
    Ainsi, il se considĂšre comme le seul caĂŻman qui doit contrĂŽler son marigot katangais en manipulant, intoxiquant et en corrompant les pauvres, en blanchissant de l’argent mal acquis. Pour distraire l’opinion tant nationale qu’internationale, il prĂ©tend avoir dĂ©tenu un gisement d’émeraude en Zambie d’oĂč provient sa richesse. Et il oublie parfois qu’il prĂ©tend aussi ĂȘtre devenu  riche Ă  cause de la pĂȘche.
    Cependant, en se rĂ©fĂ©rant aux opĂ©rations qu’il a effectuĂ©es en tant que SARIONO MOSES KATUMBI et KATUMBI MOÏSE D’AGNANO et D’AGNANO KATUMBI qui est une mĂȘme personne et qui reprĂ©sente la personne de MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE n’avait que le vent dans sa poche. C’est-Ă -dire son porte-monnaie ne pesait pas les millions de dollars amĂ©ricains dont il ne s’empĂȘche d’étaler au grand jour.
    Mais par contre, c’est un enrichissement illicite que le monde ignore.
    Ainsi, toute personne qui ose lever son doigt, qu’il soit politicien, commerçant, homme d’affaires et que sais-je encore, pour critiquer les agissements, les comportements, la gestion du Gouverneur reçoit en retour le chĂątiment sĂ©vĂšre du tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga.
    Les affaires de Monsieur MoĂŻse KATUMBI bĂ©nĂ©ficient du traitement rĂ©servĂ© aux intouchables : par exemple au service du pĂ©age oĂč la rĂ©trocession de l’argent est gĂ©rĂ©e en secret d’Etat par celui qui a traitĂ© ces prĂ©dĂ©cesseurs des pauvres et dĂ©tourneurs.
    La télévision nationale RTNC/Katanga ainsi que sa télévision privée Nyota TV, diffusent des images de violence et de haine des fanatiques drogués et manipulés contre ses adversaires.
    A titre illustratif, ses camions TRUCK appelĂ©s « HAKUNA MATATA » qui transportent les minerais du Katanga vers l’extĂ©rieur traversent la frontiĂšre et vont directement dans l’ancien garage Renault au croisement des avenues Tabora et Mama Yemo ou Ă  ses autres entrepĂŽts situĂ©s au croisement des avenues Industrielle et Mahenge. Ou directement chez l’importateur. La personne qui ose dĂ©noncer ce genre de trafic subit une correction digne de son nom.
    L’EvĂȘque Pierre HonorĂ© KAZADI LUKONDA NGUBE NGUBE a estimĂ© en tant que serviteur de Dieu qu’il avait une lourde mission, celle de veiller sur le peuple en leur enseignant la Parole de Dieu, en les prĂ©parant pour le salut et la vie Ă©ternelle. Ainsi, il s’est permis au nom de la population dĂ©munie, appauvrie de la Province du Katanga de dĂ©noncer le trafic et l’exploitation frauduleuse de l’uranium, l’exploitation des pauvres creuseurs sans protection et mesures prĂ©ventives de sĂ©curitĂ©, etc.
    Et le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga va dĂ©cider d’en finir avec lui. Il ira chez l’infortunĂ© avec des policiers Ă  une heure du matin, ils vont pĂ©nĂ©trer dans sa parcelle, les chiens seront abattus Ă  bout portant, la porte de la maison enfoncĂ©e, Monseigneur NGUBE NGUBE sera arrĂȘtĂ© et amenĂ© auprĂšs des  services de sĂ©curitĂ© oĂč il va passer plusieurs jours. Une fois libĂ©rĂ©, il a toujours pris son courage de dĂ©noncer le comportement maffieux du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.
    Par ailleurs, dans un document intitulĂ© « Homicide des frĂšres et sƓurs Katangais, un jugement attend tous les trafiquants de l’uranium », le PrĂ©lat protestant s’insurge contre les dĂ©cisions crĂ©ant et annulant le rĂŽle de la Brigade anti-fraude Ă  Lubumbashi par le Gouvernement provincial de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. Et le 16 novembre 2007, une enquĂȘte sera menĂ©e par les DĂ©putĂ©s provinciaux intitulĂ© « Rapport de la mission d’enquĂȘte parlementaire effectuĂ©e Ă  Likasi sur la pollution des riviĂšres MURA et PANDA par des produits radioactifs ». Ce rapport n’a jamais Ă©tĂ© rendu public, pourquoi ?
    Ce qui est grave, pour les Ă©lections du 28 novembre 2011, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE mettra tous les moyens Ă  la disposition de la Commission Electorale Nationale IndĂ©pendante, CENI en sigle, afin que ses adversaires politiques, malgrĂ© leur popularitĂ© et le fait qu’ils Ă©taient Ă©lus, ne figurent pas sur la liste des DĂ©putĂ©s vĂ©ritablement Ă©lus puisqu’il entretenait dĂ©jĂ  des relations avec le PrĂ©sident de cette institution comme le dĂ©montre le document du 19 aoĂ»t 2003 oĂč Monsieur ROBERTI de la banque Belgolaise a fait des transferts au profit du PrĂ©sident de la CENI pour le compte de Monsieur MoĂŻse KATUMBI. (Voir document en annexe).
    Connaissant ses mĂ©thodes d’opĂ©ration pour le dĂ©nigrement, l’humiliation, les mensonges et les calomnies, Monsieur MoĂŻse KATUMBI fera appel en date du 28 novembre 2012, soit une annĂ©e jour pour jour aprĂšs les Ă©lections du 28 novembre 2011, Ă  Monsieur Jean NZENGA KONGOLO son complice de tout le temps devenu Coordonnateur Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle et de l’Honorable MWENGE MAFUTA (supplĂ©ant de Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE aux Ă©lections de la DĂ©putation provinciale de 2006), devenu aussi SecrĂ©taire ExĂ©cutif Provincial de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle dans le seul objectif de tout contrĂŽler.

    III.2. Vis-à-vis des opérateurs miniers

    Avant que Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne soit Gouverneur de la Province du Katanga, une centaine de sociĂ©tĂ©s miniĂšres se trouvaient sur le sol katangais. Et Monsieur MoĂŻse KATUMBI commença Ă  les convoquer une Ă  une soit pour qu’on lui donne des parts sociales, pour les membres de sa famille ou par personne interposĂ©e, et souvent il utilise des sociĂ©tĂ©s contrĂŽlĂ©es par des expatriĂ©s qui ne sont que des prĂȘte-noms Ă  son service. Les sociĂ©tĂ©s miniĂšres qui ont eu peur, ont cĂ©dĂ© Ă  ses caprices.
    Ainsi, l’on remarquera que dans plusieurs carriĂšres et mines ce sont les engins de marque BELL de fabrication australienne, dont il est le reprĂ©sentant exclusif en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, qui sont dans toutes les mines de la Province du Katanga. Ses associĂ©s australiens des engins BELL, jouissent des faveurs de leur associĂ© Monsieur le Gouverneur et fournissent officiellement ces engins au nom du soi-disant libĂ©ralisme Ă©conomique et du dĂ©veloppement de la Province du Katanga.
    Les engins de marque BELL qui arrivent d’Australie entrent directement au Katanga sans ĂȘtre dĂ©douanĂ©s, au motif qu’ils ont Ă©tĂ© commandĂ©s par le Gouvernement provincial du Katanga et un mois aprĂšs ils sont enregistrĂ©s au nom de la Mining Company Katanga, MCK en sigle, sociĂ©tĂ© qui appartient Ă  Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE.
    Les sociĂ©tĂ©s chinoises qui n’ont pas voulu obtempĂ©rĂ©es Ă  cette menace ont Ă©tĂ© carrĂ©ment mises dehors.
    Pour dĂ©courager les autres opĂ©rateurs miniers dont la plupart des chinois et des indiens qui ont installĂ© des fours artisanaux, il s’attaque Ă  eux soi-disant qu’ils polluent les nappes phrĂ©atiques et leur interdit l’exportation des minerais bruts. Au mĂȘme moment il favorise des sociĂ©tĂ©s miniĂšres oĂč il est actionnaire ou partenaire par la sous-traitance.
    Souvent, lorsqu’une sociĂ©tĂ© miniĂšre n’accepte pas que Monsieur MoĂŻse KATUMBI, ou un membre de sa famille ou un proche Ă  lui ne soit pas actionnaire, il utilise la pression des creuseurs artisanaux. Et ces derniers vont s’installer dans la concession pour creuser les minĂ©raux. Et pour les dĂ©loger, ladite sociĂ©tĂ© sera contrainte d’accepter la proposition du Gouverneur afin que le calme revienne. Et aprĂšs avoir atteint son objectif, Monsieur MoĂŻse KATUMBI se fait passer pour quelqu’un qui concilie les intĂ©rĂȘts des uns et des autres. Il rassure et garantit une stabilitĂ© aux investisseurs et veille Ă  ce que les creuseurs artisanaux ne soient pas les grands perdants suite aux pressions des multinationales. L’homme sait s’y prendre.
    Les sociĂ©tĂ©s miniĂšres ont l’obligation de sponsoriser d’une maniĂšre directe ou indirecte l’équipe de Tout-puissant Mazembe. Et Ă  chaque rencontre des matchs, le comitĂ© de Mazembe leur envoie des billets qu’ils sont dans l’obligation de payer. Monsieur MoĂŻse KATUMBI fait des appels de fonds Ă  but caritatif, qui passe en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision, et il impose aux sociĂ©tĂ©s miniĂšres le montant Ă  donner Ă  son projet mais par la suite, elles n’en voient pas les rĂ©sultats. Et pour bien maquiller son forfait, il le fait parfois en prĂ©sence des Consuls GĂ©nĂ©raux rĂ©sidants dans la ville de Lubumbashi.
    Toutes les personnes invitĂ©es Ă  la cĂ©rĂ©monie de rĂ©colte des fonds, l’une ou l’autre devaient tĂ©moigner de l’importance du projet et de la magnanimitĂ© du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI.
    En plus des taxes que les sociétés miniÚres paient, il leur oblige parfois de construire des routes, de réhabiliter des édifices publics.
    Monsieur MoĂŻse KATUMBI taxe lourdement les sociĂ©tĂ©s miniĂšres qui ne respectent pas les accords conclus. Il  bloque les camions d’autres opĂ©rateurs au motif que les conducteurs trichent sur la dĂ©claration en douane. Il permet ainsi, Ă  ses camions « HAKUNA MATATA » qui signifie en swahili « qu’il n’y a pas de problĂšme » de passer tranquillement sans dĂ©claration ni inspection. Et le douanier qui ose lever son petit doigt est Ă©crasĂ© comme une mouche.
    Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE veut faire voir qu’il fait respecter l’autoritĂ© de l’Etat alors que c’est lui le vĂ©ritable contrebandier, le maffieux ou le criminel financier qui se transforme en gendarme et en connaissance de cause. Le Katanga a eu Ă  connaĂźtre « les bombardiers et les cobaltistes », surnom qu’on donnait aux personnes qui volaient et  pillaient le cobalt de la GĂ©camines et volaient des Jeep 4×4 en Zambie  pendant la deuxiĂšme RĂ©publique.

    III.3. Vis-à-vis des opérateurs économiques

    Le plus grand scandale qu’on a vĂ©cu dans la ville de Lubumbashi, c’est lorsque Monsieur MoĂŻse KATUMBI a envoyĂ© des policiers menotter et tabasser Monsieur SENGA, PrĂ©sident Urbain de la FĂ©dĂ©ration des Entreprises du Congo, FEC en sigle, au motif que le terrain de Monsieur SENGA se trouve sur la grande route qui mĂšne vers l’AĂ©roport international de la Luano. Ce terrain devait ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©, soi-disant pour l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. MalgrĂ© l’intervention des autoritĂ©s judiciaires, et les documents en bonne et due forme que dĂ©tient Monsieur SENGA, Monsieur MoĂŻse KATUMBI CHAPWE est passĂ© outre. La scĂšne d’humiliation de Monsieur SENGA fera la une dans toute la ville de Lubumbashi.
    Il favorise d’autres commerçants surtout les importateurs de poisson chinchard communĂ©ment appelĂ© « Mpiodi » en leur facilitant la fraude douaniĂšre afin de vendre leurs produits hors prix concurrentiel.
    Ainsi, il a ouvert plusieurs restaurants pour combattre ses concurrents et pour rafler la clientĂšle V.I.P.
    Les cĂ©rĂ©monies et les buffets officiels sont organisĂ©s dans ses restaurants. Au mois de janvier et mars 2013, il a empĂȘchĂ© d’autres opĂ©rateurs Ă©conomiques d’importer de la farine de maĂŻs tant que son stock Ă  lui n’était pas encore Ă©puisĂ©.
    Il a obligé les propriétaires des grandes surfaces de réhabiliter les écoles de la ville de Lubumbashi, malgré que la réhabilitation de ces écoles est prévue dans le budget du Gouvernement provincial. Les Députés provinciaux qui ont osé dénoncer ses magouilles et détournements de fonds, ont été copieusement corrigés. Malgré des plaintes à la justice, Monsieur Moïse KATUMBI est resté fort.

    IV.4. Vis-Ă -vis de la population

    La classe moyenne katangaise dont a rĂȘvĂ©e MOBUTU n’existe plus. Tous ceux qui ne sont pas avec lui sont traquĂ©s jusqu’à abandonner leur projet. La souffrance de la population ne lui dit absolument rien. A titre illustratif, dĂšs que la saison sĂšche commence dans la ville de Lubumbashi, beaucoup de jeunes gens pour survenir Ă  leurs besoins, ont coutume de fabriquer des briques cuites. Cependant, le tout-puissant Gouverneur vient de construire une briqueterie, et pour qu’il garde le monopole de vente des briques cuites, il a envoyĂ© des policiers arracher des moules Ă  cette pauvres population. Et quand il envie un terrain, il ne cherche mĂȘme pas Ă  nĂ©gocier, il arrache par la force. La population du quartier CRAA dans la ville de Lubumbashi a eu Ă  souffrir pendant plusieurs mois. La population du village KASANGIRI s’est vue rĂ©veiller Ă  quatre heures du matin pour assister impuissant Ă  la destruction de son village par les policiers par le seul motif que le tout-puissant Gouverneur voulait s’emparer de leur terrain ou village.
    Pour bien maquiller son forfait et se faire passer pour Saint Nicolas, ce qu’il n’est pas, le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga devient magnanime. Il distribue des billets de 100$ par-ci par-lĂ  et fait des dons Ă  gauche Ă  droite. Il fait croire qu’il a achetĂ© des bus pour les Ă©tudiants de Lubumbashi, cependant, les recettes de transport sont versĂ©es pour son compte. L’homme sait ce qu’il fait puisqu’il sait Ă  quel moment endormir le peuple.
    L’exploit du tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga a traversĂ© les limites de sa province. Ainsi Ă  travers toutes les provinces, les gens parlent de la bienfaisance de Monsieur MoĂŻse KATUMBI, le katangais. A Goma, une ville situĂ©e Ă  l’Est de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, il donne 150.000$ pour un stade qui manquait la pelouse ; Ă  Mbuji-Mayi, son nom circule comme un petit pain ; Ă  Kananga et Ă  Kisangani mĂȘmement. L’ñme du charitable MoĂŻse KATUMBI soulage les nĂ©cessiteux en mettant la main dans la poche.
    Cependant, personne ne se demande d’oĂč vient l’argent et avec quelle banque opĂšre-t-il? D’autant plus qu’il dĂ©pense sans compter « Apesa atala te » comme on dit en lingala, une des langues nationales en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, qui signifie « Il donne sans regarder ». La rĂ©ponse est claire, c’est l’argent qu’il rĂ©colte Ă  longueur des journĂ©es sans fournir beaucoup d’efforts. Et  lorsqu’il y a match de football de l’équipe nationale, Monsieur MoĂŻse KATUMBI ne se gĂȘne pas de narguer l’opinion, soi-disant en signe de motivation, il promet aux joueurs de l’équipe nationale une prime de 50.000$ pour chaque but marquĂ©. Et lorsque l’équipe nationale avait marquĂ© quatre buts, il leur a donnĂ© 200.000$. Cet homme est spĂ©cial dans le mensonge, la manipulation et les magouilles.
    Dans un rapport du Centre de Droits de l’Homme (CDH), une organisation de dĂ©fense des droits de l’homme Ɠuvrant au Katanga que j’ai eu aussi Ă  diriger, a dĂ©noncĂ© publiquement l’interfĂ©rence du Gouverneur MoĂŻse KATUMBI dans les dĂ©cisions judiciaires. Le CDH s’est appuyĂ© sur un conflit foncier qui oppose la Regideso (RĂ©gie de distribution d’eau) Ă  la famille KARERE. Un arrĂȘt de la Cour d’Appel de Lubumbashi, selon cette ONG, avait reconnu cette famille comme propriĂ©taire de la concession querellĂ©e oĂč est installĂ©e la station de distribution d’eau de la Regideso. Toujours selon cette ONG, le Gouverneur KATUMBI s’est interposĂ© pour que l’arrĂȘt rendu par cette cour ne soit exĂ©cutĂ©. (Source : radiookapi.net, le 13 octobre 2009).

    Pourquoi a-t-il voulu spolié le bien de la famille KARERE ?

    La raison est simple, il a eu Ă  dĂ©pensĂ© beaucoup d’argent pour le projet de captage d’eau de LUANO qui n’a pas abouti Ă  des rĂ©sultats concrets ? Car ce projet devrait alimentation en eau toute la ville de Lubumbashi. La nappe d’eau, contrairement aux estimations, produisait moins. Et les des machines acquises sur fonds propres du Gouvernement provincial (sans compter l’aide des opĂ©rateurs miniers) avaient coĂ»tĂ© trop cher.
    Dans un article publiĂ© par la presse internationale intitulĂ©e « Katanga Big Boss » du Journal Le Soir par Colette Braeckman, le 07 mai 2009, MoĂŻse KATUMBI proclame tout haut : « Moi, c’est le peuple que je vais corrompre. Je vais rĂ©pondre aux besoins de mes Ă©lecteurs, tenir mes promesses 
 »
    Le peuple est dĂ©jĂ  aveuglĂ© parce qu’il accepte tout ce qu’il fait, mais commence dĂ©jĂ  Ă  se rĂ©veiller doucement.

    IV.5. Vis-Ă -vis des autres clubs de football

    Dans la ville de Lubumbashi, et cela depuis plusieurs annĂ©es, le club de Tout-puissant Mazembe et celui du FC LUPOPO sont parmi les meilleurs de la ville. Voulant diminuer sensiblement et mettre Ă  terre l’équipe de FC LUPOPO MoĂŻse KATUMBI s’est attaquĂ© dans un premier temps Ă  toute personne qui voulait ĂȘtre PrĂ©sident de l’équipe de LUPOPO, ou dĂšs que la personne s’entĂȘtait, il utilisait des moyens maffieux pour le dĂ©truire, c’est le cas de l’Honorable NAZEM NAZEMBE, l’Honorable FAUSTIN, etc.
    Dans sa campagne de vouloir anĂ©antir l’équipe adverse du FC LUPOPO, il est allĂ© plus loin jusqu’à Ă©craser les supporters de ce club qui lui tenait tĂȘte ou qui l’insultaient au stade. Ainsi pour intimider les supporters de LUPOPO Saint Eloi, il va faire arrĂȘter un grand supporter de LUPOPO rĂ©pondant au nom de Monsieur MINGA. Ce dernier sera ligotĂ©, menottĂ©, dĂ©chaussĂ©e et amenĂ© manu militari au Gouvernorat de la Province du Katanga oĂč le tout-puissant Gouverneur va prononcer sa sentence devant la presse en disant : « MINGA, tu vas allez en prison ». Et cette dĂ©claration a Ă©tĂ© faite en prĂ©sence du Procureur GĂ©nĂ©ral Monsieur ESABE. Le sort de Monsieur MINGA Ă©tant connu d’avance, il est entrain de purger une peine de 5 ans Ă  la prison de Kasapa Ă  Lubumbashi.

    IV.6. Le rĂŽle de la Presse

    Le Gouverneur de la Province du Katanga, Monsieur KATUMBI CHAPWE a compris, pour bien se couvrir de son comportement maffieux, et soigner son image de marque sur le plan tant national qu’international, il avait tout intĂ©rĂȘt de s’intĂ©resser Ă  la Presse tant Ă©crite qu’audiovisuelle. Et tous les journalistes qui n’étaient pas d’accord avec lui, devaient payer le prix. Ce pactole lui a permis d’acheter les consciences des gens, d’affermir ses vellĂ©itĂ©s despotiques, de museler la presse libre et indĂ©pendante, pour lui permettre de rĂ©gner en toute quiĂ©tude.
    Sur le plan local et national, il utilise la presse pour vilipender ses concurrents potentiels ou toute personne qui ose s’attaquer ou dĂ©noncer tout ce qu’il fait d’illĂ©gal dans la Province du Katanga. Et pour cela il fallait une presse Ă  sa solde. Ainsi, il a mis en place un systĂšme de corruption et Ă  Lubumbashi et Ă  Kinshasa. Pour la presse Ă©crite, la manne qui vient du Gouverneur varie entre 1.000 et 2.500$, pour la presse audiovisuelle, chaque tĂ©lĂ©vision Ă  sa solde touche au minimum 5.000$ le mois.
    Sur le plan local, vous comprendrez que dans l’état oĂč se trouve la presse au Katanga ou ailleurs dans le pays, cette manne qui tombe soi-disant du ciel pour les aider est destinĂ©e Ă  acheter leur conscience et leur silence sur tous les actes illĂ©gaux et autres que MoĂŻse KATUMBI commet au Katanga.
    Ainsi vous verrez les journalistes mĂȘme de la chaĂźne publique, la Radio TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise/Katanga, inciter Ă  la haine tribale et Ă  la violence contre toute personne qui ose dĂ©noncer sa mauvaise gestion.
    Sur le plan national, le montant pour la presse Ă©crite et audiovisuelle, voire les responsables de la chaĂźne publique varie entre 10.000 et 20.000$. Et toute personne qui ose critiquer ou dĂ©noncer le comportement maffieux de Monsieur MoĂŻse KATUMBI reçoit un chapelet d’insultes, des propos dĂ©shonorants et dĂ©sobligeants pour le faire taire, et cette personne ne jouit mĂȘme pas de son droit de rĂ©ponse qui est rĂ©git par les textes lĂ©gaux de la RĂ©publique.
    Sur le plan international, Monsieur MoĂŻse KATUMBI achĂšte des publi-reportages dans des revues et journaux pour qu’on amĂ©liore son image de marque avec des interviews et qu’on dĂ©montre qu’il est rĂ©ellement le sauveur de la population Katangaise.
    Et lorsqu’un article est publiĂ© dans la presse ou dans une revue internationale, il achĂšte plusieurs exemplaires afin de les distribuer gratuitement dans toute la province. Tandis que quand l’article publiĂ© ne l’est pas en sa faveur, il achĂšte plusieurs exemplaires qu’il destine Ă  la destruction. Le dernier cas est le film documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel intitulĂ© « L’IrrĂ©sistible MoĂŻse KATUMBI » a Ă©tĂ© combattu par Monsieur MoĂŻse KATUMBI pour sa sortie en Belgique et partout ailleurs.
    La population de la ville de Lubumbashi Ă©tait estomaquĂ©e de constater que les mĂȘmes personnes qui ont fait des dĂ©clarations librement sur la gestion (journalistes et activistes des droits de l’homme) calamiteuse du Gouverneur de la Province du Katanga, puissent se redire aprĂšs la sortie officielle du documentaire du cinĂ©aste belge Thierry Michel. Il n’y a que les sourds qui ne peuvent rien entendre. Et quelques uns des intervenants ont eu le culot de promettre engager des poursuites judiciaires contre le cinĂ©aste belge Thierry Michel et d’autres Ă  le menacer officiellement.
    Bref, plusieurs organes de presse Ă©crite et audiovisuelle font ainsi allĂ©geance au tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga. Et il y a lieu de s’inquiĂ©ter pour l’avenir. Et ceci risque d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la colonisation d’une population par une personne.
    La presse acquise Ă  sa cause au Katanga et dans la capitale Kinshasa, prĂ©sente Monsieur MoĂŻse KATUMBI comme un homme honnĂȘte plein de bontĂ©, humble, assoiffĂ© de justice. C’est l’apologie d’un homme qui se considĂšre comme « Dieu le PĂšre » (Godfather) pour la population du Katanga.

    Pourquoi la population katangaise comprend maintenant ?

    Parce que le tout-puissant Gouverneur de la Province du Katanga les a affamĂ©s et leur a fait manger de la farine avariĂ©e Ă  partir du mois de fĂ©vrier jusqu’à avril 2013.
    A titre illustratif, pour faire sensation en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, Congo News, moyennant des miettes publie en date du lundi 16 septembre 2013 un grand titre : RĂ©union secrĂšte Ă  ElaĂŻs, Complot, la tĂȘte de MoĂŻse Katumbi mise Ă  prix Ă  l’insu de Kabila. Et de mĂȘme, un autre journal Ă  sa solde « Le Potentiel », Ă©crit aussi MoĂŻse Katumbi Chapwe, cible d’une cabale.
    Quelle honte pour ces deux journaux de mon pays qui sacrifient l’objectif et la dĂ©ontologie professionnelle.

    V. Conclusion

    MalgrĂ© les diffĂ©rentes identitĂ©s dont MoĂŻse KATUMBI CHAPWE ou TSHAPWE, SARIONO Moses KATUMBI, KATUMBI MoĂŻse D’AGNANO, D’AGNANO KATUMBI MoĂŻse, c’est la mĂȘme personne qui profitant de la pauvretĂ©, de l’inconscience, de la naĂŻvetĂ©, de l’ignorance et de la bonne foi de tout un peuple pour le faire croire qu’il Ă©tait millionnaire au moment oĂč rĂ©ellement il Ă©tait endettĂ© jusqu’au cou. Avec des procĂ©dĂ©s de racketage, d’intimidation, de menace de mort, de pillage, de dĂ©tournement, de blanchissement d’argent, d’incitation Ă  la haine tribale et Ă  la violence, de fraude douaniĂšre, de faux et usage de faux, systĂšme d’ingĂ©rence dans la justice, non respect aux valeurs humaines, de la corruption Ă  ciel ouvert dans son systĂšme ; l’homme est devenu soit disant le plus riche de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo et voire de la planĂšte et se fait respecter par des hommes crĂ©dibles et d’une intĂ©gritĂ© morale irrĂ©prochable au pays comme Ă  l’étranger.
    Il est important de souligner qu’avec la maffia et la corruption, Monsieur MoĂŻse KATUMBI utilise des personnalitĂ©s politiques congolaises et Ă©trangĂšres pour amĂ©liorer son image, et de bien maquiller ainsi, l’origine de sa fortune.
    La vérité finira par triompher et la justice rendue pour le peuple afin de mettre fin à cette escroquerie du siÚcle au moins pour la République Démocratique du Congo.
    [Jean Claude Muyambo]
  • Un vote peut-il ĂȘtre libre quand le prĂ©sident sortant est candidat?

    Un vote peut-il ĂȘtre libre quand le prĂ©sident sortant est candidat?

    Continent -Afrique
    Continent -Afrique

    -Une Ă©lection peut-elle ĂȘtre libre et transparente quand le prĂ©sident sortant est candidat ? Beaucoup de dĂ©mocrates africains en doutent. C’est pourquoi ils se battent contre le principe du troisiĂšme mandat. Alors, Ă  quoi bon ĂȘtre observateur Ă©lectoral dans ce type de scrutin ? Maurice EnguĂ©lĂ©guĂ©lĂ© veut croire que c’est encore utile. Ce diplomate français, qui a enseignĂ© longtemps au Cameroun, est aujourd’hui le sous-directeur Afrique de l’International IDEA, l’Institut international pour la dĂ©mocratie et l’assistance Ă©lectorale, un organisme intergouvernemental dirigĂ© par l’ancien Premier ministre belge Yves Leterme. Il rĂ©pond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    La lutte de nombreux dĂ©mocrates africains contre le principe du troisiĂšme mandat, est-ce que ce n’est pas le signe que de nombreux Africains n’ont plus confiance dans les processus Ă©lectoraux classiques parce qu’ils estiment que c’est les fraudeurs qui gagnent ?

    Maurice EnguĂ©lĂ©guĂ©lĂ© : Je suis d’accord avec vous. Il y a un problĂšme de crĂ©dibilitĂ© et de sincĂ©ritĂ© des processus Ă©lectoraux qui se pose dans plusieurs pays. Et c’est lĂ , justement, le champ, la fenĂȘtre d’opportunitĂ© dans lequel International Idea intervient pour renforcer la crĂ©dibilitĂ© des processus Ă©lectoraux, pour renforcer la participation citoyenne.

    Alors on pense Ă©videmment au cas du Burkina Faso l’annĂ©e derniĂšre. Est-ce que ce n’est pas la preuve que tous les efforts que vous faites pour que les Ă©lections soient crĂ©dibles, ça ne suffit pas Ă  gagner la confiance des populations ?

    Je crois que c’est la preuve que nous devons renforcer notre action pour crĂ©er des convergences politiques entre les pouvoirs et les populations dont la voix doit ĂȘtre de plus en plus entendue et dont les capacitĂ©s Ă  se faire entendre doivent ĂȘtre de plus en plus renforcĂ©es.

    Contre le troisiĂšme mandat, la rue a gagnĂ© l’an dernier Ă  Ouagadougou. Mais contre le troisiĂšme mandat, est-ce que la rue n’est pas en train de perdre la partie cette annĂ©e Ă  Bujumbura et Ă  Brazzaville ?

    Les faits nous font comprendre malheureusement sur ce point que la rue est en train de perdre. Le rĂ©fĂ©rendum au Congo-Brazzaville d’il y a quelques jours pose un problĂšme de crĂ©dibilitĂ©. A Bujumbura, nous connaissons la situation qui persiste depuis plusieurs mois. Je crois que pour autant, nous ne devons pas dĂ©sespĂ©rer. Nous devons continuer Ă  dĂ©velopper une action pour produire des convergences pour arriver Ă  ce que ce troisiĂšme mandat-lĂ  ne soit plus un problĂšme et que l’alternance politique soit finalement quelque chose de normal.

    Et pourquoi les adversaires du troisiĂšme mandat ont-ils rĂ©ussi l’an dernier au Burkina et sont-ils peut-ĂȘtre en train d’échouer cette annĂ©e au Congo-Brazzaville et au Burundi ?

    Au Burkina Faso, nous avons eu une mobilisation trĂšs forte en faveur du respect des principes constitutionnels posĂ©s, qui voulait qu’on ne fasse pas un troisiĂšme mandat. Au Congo, il y a eu plutĂŽt une marge d’action, une marge de manƓuvre qui a Ă©tĂ© laissĂ©e au pouvoir politique pour organiser le rĂ©fĂ©rendum.

    Voulez-vous dire que l’opposition congolaise est moins forte que l’opposition burkinabù ?

    Je crois qu’elle a des capacitĂ©s de mobilisation qui sont peut-ĂȘtre un peu moins importantes que celles du Burkina Faso.

    Et la sociĂ©tĂ© civile, est-elle diffĂ©rente d’un pays Ă  l’autre ?

    Oui, il faut absolument rompre avec le mythe d’une sociĂ©tĂ© civile uniforme et unique pour les pays africains. Et nous International Idea, nous en sommes bien conscients, nous qui travaillons au renforcement des capacitĂ©s de ces sociĂ©tĂ©s civiles lĂ .

    Vous qui avez longtemps enseignĂ© au Cameroun, voyez-vous une diffĂ©rence entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ?

    Fondamentale ! Je vous dirais qu’en Afrique de l’Ouest, la dĂ©mocratie est complĂštement d’actualitĂ©. Du reste, les derniers classements internationaux classent la rĂ©gion CĂ©dĂ©ao comme la premiĂšre en matiĂšre de progression de gouvernance dĂ©mocratique, alors que l’Afrique centrale pose beaucoup de problĂšmes.

    Et le Cameroun ?

    Le Cameroun est l’un des pays pour lesquels il y a des interrogations en effet.

    Est-ce que vous diriez qu’au Cameroun, la derniĂšre Ă©lection prĂ©sidentielle a Ă©tĂ© crĂ©dible ?

    Au Cameroun, nous avons eu beaucoup de problĂšmes de sincĂ©ritĂ© et de crĂ©dibilitĂ© des processus Ă©lectoraux malgrĂ© les nombreux efforts qui sont faits et nous essayons en permanence d’amĂ©liorer les processus quand nous y intervenons.

    Alors vous essayez de rendre les scrutins plus transparents d’une fois sur l’autre, en rĂ©alitĂ© est-ce que ce n’est pas le contraire qui arrive ? Est-ce que les fraudeurs n’utilisent pas des techniques de plus en plus sophistiquĂ©es, notamment en amont, lors de la fabrication des fichiers, lors de la distribution des cartes Ă©lectorales ? Et est-ce que ce n’est pas vous qui perdez du terrain d’une Ă©lection Ă  l’autre ?

    Je crois que nous ne perdons pas de terrain parce que nous dĂ©veloppons une action qui se dĂ©roule tout au long du processus Ă©lectoral. Nous intervenons en amont, nous intervenons pendant et nous intervenons aprĂšs le processus Ă©lectoral. Et nous avons dĂ©veloppĂ© des outils de gestion et de prĂ©vention des risques qui anticipent, qui essaient d’anticiper au maximum les fraudes ou les techniques de fraudes qui peuvent ĂȘtre mises en place. Ce sont ces outils-lĂ  que nous mettons Ă  disposition gratuitement des commissions Ă©lectorales nationales qui le souhaitent, des organisations de la sociĂ©tĂ© civile qui le souhaitent, mais aussi des pouvoirs politiques qui le souhaitent.

    Vous n’avez pas le sentiment que les fraudeurs ont souvent une longueur d’avance sur vous ?

    Les fraudeurs ont toujours une longueur d’avance, mais c’est aussi aux organes de prĂ©vention des fraudes d’essayer d’anticiper, d’avoir une action proactive afin de pouvoir contrĂŽler ces fraudeurs-lĂ  justement.

    Et cette vague de victoires du prĂ©sident sortant dĂšs le premier tour comme on le voit depuis plusieurs annĂ©es au Tchad, au Cameroun, et tout rĂ©cemment en GuinĂ©e Conakry. Ce fameux « un coup KO », est-ce que ce n’est pas le signe qu’aujourd’hui les techniques de verrouillage Ă©lectoral sont de plus en plus sophistiquĂ©es, de plus en plus puissantes ?

    Il est clair qu’aujourd’hui, il y a une primo sortante qui est trĂšs forte et que les oppositions ont beaucoup moins de moyens que ceux qui sont au pouvoir pour gagner des Ă©lections.

    La primo sortante, n’est-ce pas aussi l’Etat qui se met au service du sortant, Ă  savoir les fonctionnaires, les administrateurs locaux, les distributeurs de cartes Ă©lectorales ?

    C’est l’un des Ă©lĂ©ments sur lesquels nous travaillons justement, Ă©tablir une neutralitĂ© de l’Etat par rapport aux sortants.

    Et franchement, ça marche ?

    Nous avons des exemples oĂč ça marche, mais effectivement nous avons plus de travail que de rĂ©ponses satisfaisantes pour l’instant.

    Donnez-moi un exemple oĂč ça marche ?

    Le Cap-Vert, par exemple.

    Oui, mais n’est-ce pas une exception ?

    Non, parce que nous avons d’autres pays oĂč ça marche Ă©galement. Le Nigeria nous a donnĂ© un parfait exemple, malgrĂ© toutes les craintes que nous pouvions avoir.

    Alors en effet, il y a eu alternance au Nigeria au début de cette année ? A quoi ça tient ?

    Ça tient Ă  trois Ă©lĂ©ments, ce que nous appelons un peu « le triangle magique » : une volontĂ© politique de respecter les rĂšgles du jeu politique, volontĂ© claire du sortant, des institutions fortes, une commission Ă©lectorale indĂ©pendante forte et enfin une sociĂ©tĂ© civile active et vibrante qui a contribuĂ© Ă  accompagner le processus politique dans un contexte qui n’est pas donnĂ© pour simple au dĂ©part.

    Quand vous dites volontĂ© politique, ça veut dire acceptation par le sortant du principe qu’il peut perdre cette Ă©lection ?

    Exactement. Vous savez bien qu’il y a eu un accord entre le sortant de l’époque, le prĂ©sident Goodluck Jonathan, et le nouveau prĂ©sident actuel, Muhammadu Buhari, pour respecter les rĂ©sultats des urnes quels qu’ils soient.

    RFI

  • RDC: le dialogue politique pourrait ĂȘtre convoquĂ© incessamment

    RDC: le dialogue politique pourrait ĂȘtre convoquĂ© incessamment

    Boshab-Le dialogue politique sur le processus Ă©lectoral « pourrait ĂȘtre convoquĂ© incessamment », a annoncĂ© lundi 2 novembre le vice-Premier ministre et ministre de l’IntĂ©rieur, Evariste Boshab Ă  l’issue d’une rĂ©union des chefs de principales institutions de la RDC autour du prĂ©sident Kabila.

    Les participants Ă  cette rĂ©union ont dĂ©gagĂ© « une vision commune sur l’impĂ©ratif de rechercher un consensus sur le processus électoral», a indiquĂ© M. Boshab dans un bref compte-rendu sur la RTNC, la tĂ©lĂ©vision d’Etat.

    Les prĂ©sidents de deux chambres du Parlement, le chef d’Etat-major gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e, le Premier ministre, le PrĂ©sident de la Cour constitutionnelle, le PrĂ©sident de la Cour suprĂȘme de Justice, le Procureur gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique ont participĂ© Ă  cette rĂ©union dite interinstitutionnelle.

    Le bihebdomadaire C-News annonçait dĂšs dimanche soir l’arrivĂ©e Ă  Kinshasa des dĂ©lĂ©guĂ©s de l’UDPS, le principal parti d’opposition, Ă  ce dialogue. Officiellement, l’UDPS se dit favorable au dialogue sous la mĂ©diation internationale Ă©voquant l’accord-cadre d’Addis-Abeba signĂ© en fĂ©vrier 2013 par onze Etats africains pour rĂ©tablir la paix et la sĂ©curitĂ© dans la sous-rĂ©gion des Grands Lacs. D’autres forces de l’opposition Ă  l’instar de l’UNC et du MLC rejettent l’idĂ©e du dialogue, estimant que ce forum reprĂ©sente Ă  ce stade une stratĂ©gie pour faire « glisser le mandat prĂ©sidentiel » au-delĂ  de son terme constitutionnel.

    A un an de l’élection prĂ©sidentielle prĂ©vue fin novembre 2016, le processus Ă©lectoral bat de l’aile en RDC. Les Ă©lections provinciales, municipales, urbaines et locales prĂ©vues le 25 octobre 2015 dans le calendrier global de la Ceni n’ont pas Ă©tĂ© organisĂ©es. Ni celles des gouverneurs de vingt-et-une nouvelles provinces issues du rĂ©cent dĂ©coupage.

    La centrale électorale elle aussi est paralysée aprÚs la double démission de son président Apollinaire Malumalu pour raisons de santé et de son vice-président, André Pungwe aprÚs « plusieurs pressions » de sa famille politique.

    D’autres dĂ©missions Ă  la Ceni ne sont pas totalement Ă  exclure. Samedi, le Bureau de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle (MP) a demandĂ© aux membres de la Ceni dont les partis ont Ă©tĂ© rĂ©cemment exclus de cette plate-forme Ă  libĂ©rer leurs postes. Allusion Ă  peine voilĂ©e Ă  la questeure de la centrale Ă©lectorale, Chantal Ngoy, membre du parti MSR ou encore Benjamin Bangala de l’ARC dont les partis sont exclus de la MP.

    Si ces membres venaient Ă  quitter la Ceni, « cette situation pourrait aboutir Ă  la restructuration de l’ensemble du bureau », prĂ©vient un observateur. La restructuration de la Ceni, un point qui figure dans la feuille de route de l’UDPS pour le dialogue.

    (Radio Okapi)

  • Les dĂ©lĂ©guĂ©s de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont dĂ©jĂ  Ă  Kinshasa

    Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa

    Kabila-et-Tshisekedi-Le bihebdomadaire C-News  titre: « Les dĂ©lĂ©guĂ©s de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont dĂ©jĂ  Ă  Kinshasa ». Selon C-News, cette dĂ©lĂ©gation qui sĂ©journe dans la capitale de la RDC depuis samedi 31 octobre est conduite par Bona Kalonda, le neuve d’Etienne Tshisekedi, prĂ©sident de l’UDPS, devenu le confident politique de son oncle depuis un temps.

    Le journal souligne :

    Une dĂ©lĂ©gation de l’UDPS extĂ©rieure sĂ©journe dĂ©jĂ  Ă  Kinshasa depuis samedi 31 octobre.

     Elle est conduite par le neuve d’Etienne Tshisekedi, Bona Kalonda – devenu le confident politique de son oncle depuis un temps. Certains membres de la dĂ©lĂ©gation sont logĂ©s aux frais de l’État au Grand-HĂŽtel de Kinshasa, d’autres au Fleuve Congo-HĂŽtel.

     Vraisemblablement, ces dĂ©lĂ©guĂ©s de Tshisekedi viennent prendre part au dialogue UDPS-Kabila – annoncĂ© pour le 15 novembre prochain Ă  Kinshasa.