Author: Don Kayembe

  • RDC-Burundi (2-2): revivez le live

    RDC-Burundi (2-2): revivez le live

    leopard- joueurs-La RDC a affronté le Burundi dimanche 15 novembre au stade des Martyrs de Kinshasa en match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. A l’aller, les Congolais l’avaient emporté sur le score de trois buts à deux à Bujumbura.

    Fort de cet avantage du match aller, les Congolais se sont qualifiés au prochain tour de ces éliminatoires malgré le score de deux buts partout à Kinshasa.

    Le match s’est joué au stade des Martyrs fermé pendant près de deux ans pour des travaux de réfection.

    Nous vous proposons de revivre les principales actions du match.

    Le 11 de départ de la RDC : Mandanda-Issama-Nsakala-Mongongu-Kimwaki-Mbemba-Nkololo-Maghoma-Mubele-Mbokani-Bolasie

    Le 11 de départ du Burundi : Arthur -Fataki-Karim-Frederic-David-Bigirimana-Cédric-Selemani, Kwizera-Faty-Fiston.

    0’: Coup d’envoi du match.

    2’: La RDC manque d’ouvrir le score. Le portier burundais détoure une frappe au ras de sol dans sa surface de réparation.

    Comme à son habitude, Bolasie est déjà très remuant sur son couloir gauche.

    6’: le portier burundais sort un coup franc tiré par Nkololo à partir de la droite de la surface de réparation burundaise.

    9’: Quelle occasion pour la RDC. Après avoir débordé sur son côté droit, Issama prend tout son temps pour ajuster son centre. Mais c’est un défenseur burundais qui arrive le premier sur le ballon. Il le dégage en corner.

    10’: Dans le corner qui suit, Chancel Mbemba tente une tête piquée qui passe au-dessus de la surface de réparation.

    12’: premier tir cadré du Burundi. Une frappe au loin captée sans difficulté par Mandanda.

    14’: Coup franc pour la RDC après une faute sur Bolasie. Il se charge de le tirer. Son tir ne trouve pas une tête congolaise dans la surface de réparation congolaise.

    16’: But de la RDC. Nkololo reprend un centre venu de la droite après un forcing de Bolasie.

    22’: Les Congolais maîtrisent leur match. Les Burundais tentent par instant de se montrer dangereux mais ce n’est pas encore suffisant pour revenir à la marque. A l’image de ce centre de l’ailier droit burundais qui ne trouve qu’une tête congolaise dans la surface de réparation des Léopards.

    Les Burundais mettent le pied sur le ballon. Ils font circuler sur le terrain.

    28’: Les Burundais égalisent. En fait, c’est un but contre son camp de Mbokani qui envoie dans ses propres buts le ballon après un corner obtenu par le Burundi.

    32’: Le capitaine burundais Selemani tente une frappe des trente mètres. Mandanda capte le ballon. Les Burundais se montrent plus pressants dans le jeu.

    36’: Les Burundais obtiennent un autre corner. Cette fois, Mandanda sort le ballon. Les Congolais  ne dominent plus le jeu comme lors des premières minutes du match.

    40’: Maghoma obtient un bon coup franc à l’entrée de la surface de réparation burundaise.

    44’: Mubele Ndombe passe à deux doigts de redonner l’avantage aux Congolais. Après avoir déposé le défenseur burundais sur le couloir gauche, il s’infiltre dans la surface de réparation. Mais sa frappe rebondit sur la barre transversale.

    45’ : Mi-temps. Les 45 premières minutes ont été équilibrées. Après l’ouverture du score congolais, les Burundais ont égalisé grâce à un but contre son camp de Mbokani.

    45’: reprise de la deuxième mi-temps.

    Si le match se termine sur ce score d’un but partout, la RDC sera qualifiée pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

    53’: Lancé au milieu de la défense burundaise, Mbokani ne parvient pas à battre le portier burundais. Il a été gêné au dernier moment par le défenseur central burundais.

    55’: Parti en contre, Nsakala qui tentait de trouver Mbokani à la pointe de l’attaque congolaise est contré au dernier moment. Le corner obtenu par les Congolais est dégagé par la défense burundaise.

    57’: Au terme d’un bon mouvement collectif, Nkololo tente une frappe au ras de sol de l’extérieur de la surface burundaise. Le gardien dégage en corner.

    60’: Le joueur burundais Fati écope du premier carton jaune de la partie après une faute sur Mubele.

    65’: Mbokani et Arthur sont au sol. L’attaquant congolais et le gardien burundais se sont heurtés dans les airs, chacun voulant reprendre un ballon envoyé dans la surface de réparation par Issama. La partie est momentanément arrêtée.

    70’: Kimwaki a failli se faire surprendre dans sa surface de réparation. Il a manqué de reprendre une balle dans les airs. Un attaquant burundais suit et marque. Mais l’arbitre siffle pour une faute sur le défenseur congolais.

    73’: Premier changement côté congolais. Bakambu rentre à la place de Nkololo qui avait ouvert le score. Le joueur de Villarreal était titulaire à l’aller.

    76’: Penalty pour la RDC après une faute sur Bolasie.

    77’: Bolasie convertit le penalty et redonne l’avantage à la RDC.

    85’: Les Burundais continuent de se porter à l’attaque. Ils obtiennent un corner qui est mal tiré. La défense congolaise se dégage.

    88’: Penalty pour le Burundi. Nsakala accroche un attaquant burundais dans la surface de réparation. L’arbitre n’hésite pas pour désigner le point de penalty.

    89’: But du Burundi.

    90’: Il y aura 6 six minutes de temps additionnel.

    90’+6: Coup franc de Kabano. Un défenseur burundais dégage sur sa ligne et prive la RDC d’une victoire.

    90’+6: Fin du match.

  • Le Pape dénonce “l’hypocrisie des puissants qui parlent de paix mais qui vendent des armes”

    Le Pape dénonce “l’hypocrisie des puissants qui parlent de paix mais qui vendent des armes”

    papeLe Pape François s’est confié à “Paris Match” sur le capitalisme qu’il estime être devenu trop présent dans l’humanité, la COP21 ainsi que la montée du terrorisme en Syrie et en Irak. Le Saint-Père a également dénoncé l’hypocrisie des puissants qui prônent la paix, mais vendent des armes en parallèle.

    Le Pape François a reçu Paris Match au Vatican. Dans une interview exclusive accordée à l’hebdomadaire, le Saint-Père a déploré la place qu’occupe le capitalisme dans l’humanité.

    Selon lui, “le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. Ils ne le sont pas s’ils restent des instruments”. En revanche, nuance le Pape, “si l’argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu’on adore, si l’avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine”.

    Le Pape appelle les sociétés à se recentrer sur les valeurs essentielles de l’humanité et à faire abstraction de cette course au profit qui anime le monde. “L’humanité doit renoncer à idolâtrer l’argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous” a-t-il déclaré.

    Lors de son discours au siège de l’ONU en septembre dernier, le souverain pontife avait expliqué attendre qu’un accord soit trouvé sur la lutte contre le réchauffement climatique, au terme de la COP21. Dans les colonnes de Paris Match, le Pape espère que la conférence sur le climat “pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme”.

    Très engagé, le Saint-Père s’est également exprimé sur la situation en Syrie et n’a pas hésité à dénoncer l’hypocrisie de certains dirigeants. “N’oublions pas non plus l’hypocrisie de ces puissants de la Terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes” a-t-il déploré.

    FranceSoir

  • Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-En Belgique depuis plus d’un an pour des raisons de santé, l’opposant de 82 ans pourrait bientôt rentrer en RDC dans le cadre du dialogue national, a annoncé son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). À la condition, notamment, de se mettre d’accord avec le camp présidentiel sur l’ordre du jour du dialogue.

    Sa participation au dialogue national voulu par Joseph Kabila s’annonce de moins en moins hypothétique. Si les précédentes négociations entre les partisans du chef de l’État et ceux d’Étienne Tshisekedi avaient jusqu’à présent échoué, ce dernier pourrait bientôt faire un retour inattendu en RDC.

    Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2014, « est prêt à participer à de telles assises et conditionne son retour au pays à la fixation de la date du dialogue, si celui-ci a lieu sous l’égide de la communauté internationale », a déclaré Bruno Tshibala, porte-parole de l’UDPS.

    Deux conditions posées par Tshisekedi

    Contacté par Jeune Afrique, Tharcisse Loseke, conseiller en charge de la mobilisation et de la communication de l’UDPS à Bruxelles, a précisé qu’«Etienne Tshisekedi rentrera à Kinshasa si l’on se met d’accord sur la médiation internationale et l’ordre du jour du dialogue ». À l’en croire, si ces « deux impératifs sont résolus », le président de l’UDPS « assistera à la cérémonie d’ouverture du dialogue » à Kinshasa.

    Cette annonce n’a rien d’une surprise. Dès le début des consultations entamées en juin par le chef de l’État en vue de rassembler un maximum de composantes du monde politique et de la société civile, l’UDPS avait conditionné sa participation à cette médiation internationale. Mais en septembre, Étienne Tshisekedi lui-même avait annoncé la fin des discussions avec le pouvoir, estimant que celles-ci avaient échoué.

    Kabila ouvert à une médiation étrangère

    Selon plusieurs élus, Joseph Kabila a assuré dans un message transmis lundi aux députés qu’ils restait ouvert à une médiation étrangère pour le dialogue national. Le président congolais a également fait part de sa volonté de convoquer un dialogue national pour discuter du calendrier électoral et de l’organisation et du financement des élections. Selon la Constitution congolaise, la prochaine présidentielle doit être organisée avant la fin novembre 2016.

    En dehors de l’UDPS, les autres grandes composantes de l’opposition ont déjà indiqué leur volonté de ne pas participer à une telle rencontre. Ces dernières voient une manœuvre du président pour se maintenir en poste au delà-du terme de son mandat, ce que la Constitution lui interdit.

    RFI

  • RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    CENI-La révision du fichier électoral est une question cruciale pour la crédibilité du processus électoral en RDC, mais aussi une source de tension entre majorité et opposition. Une mission de l’OIF a rendu public ce jeudi un rapport d’audit sur le fichier dont dispose le pays et qui estime le corps électoral à un peu plus de 30,7 millions d’électeurs. A un an de l’élection présidentielle, la commission électorale a encore du pain sur la planche.

    La mission d’audit de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) relève que le fichier électoral même s’il a été officiellement « stabilisé » ou « fiabilisé » ne peut permettre d’organiser des élections répondant aux standards internationaux. Pourtant, entre l’élection très contestée de 2011 et aujourd’hui, la commission électorale a déjà radié pas moins de 840 000 inscrits, des doublons, et il y en aurait encore 250 000 à 300 000, selon cette mission d’audit de l’OIF.

    20% du corps électoral absent du fichier électoral

    La grosse faiblesse de ce fichier est qu’il n’inclut pas les quelque 8,5 millions de jeunes ayant passé la barre des 18 ans depuis 2011 et n’a pas exclu les 1,6 million de personnes décédées depuis.

    Malgré un phénomène de surinscription sur les générations précédentes, 7 millions d’électeurs « réels » potentiels pourraient, si rien n’est fait, ne pas pouvoir voter. Pour le général Sangaré, qui est à la tête de cette mission d’audit, il est très clair que si 20% du corps électoral est exclu, c’est contraire à l’idée d’un suffrage universel ou même crédible. Il faudrait donc, estime cette mission d’audit, réviser la loi congolaise qui prévoit que les provinciales, les municipales et les locales soient organisées sur base de ce fichier.

     Une révision pour rendre le processus crédible

    La révision du fichier électoral est un sujet qui crée beaucoup de tension. La majorité souhaiterait un recensement général de la population pour avoir un fichier électoral « parfait » et pas seulement « acceptable ». Une opération qui pourrait prendre deux à quatre ans, selon les experts et prolonger d’autant le mandat du président Joseph Kabila. Une idée qui fait hurler l’opposition. L’opposition, elle, n’est pas contre le principe d’une révision, mais d’un simple enrôlement.

    Pour la mission de l’OIF, enrôler les nouveaux électeurs et radier ceux qui sont décédés suffiraient à rendre le processus crédible. Elle encourage toutefois le gouvernement à moyen terme à créer un véritable état civil avec une liste électorale mise à jour chaque année, mais aussi à délivrer des pièces d’identité valant preuve de nationalité.

    Des délais techniquement tenables

    Pour le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba Mulumba, toutes ces questions doivent faire l’objet d’un consensus entre la majorité et l’opposition. Mais techniquement, si on lui donne enfin les moyens et les machines nécessaires, la commission estime pouvoir tenir les délais impartis.

    Pour l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs, avoir un fichier acceptable et respecter les délais constitutionnels pour la présidentielle seraient possible s’il y avait la volonté, à un ou deux mois près.

    Un autre enjeu serait de mieux équilibrer la répartition des électeurs par centres de vote. 14% des sites accueillent moins de 50 électeurs. 2% plus de 10 000. La mission relève également qu’il y a des centres de vote qui ont été géolocalisés hors de du territoire de la RDC par erreur et que 1,3% des électeurs ne sont toujours affectés à aucun centre de vote.

    RFI

  • Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde

    Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde

    Paris attaque-Les chefs d’Etat et de gouvernement ont vivement réagi aux attaques menées à Paris ce vendredi. Le président américain Barack Obama s’est exprimé dans une courte allocution à la télévision. En France, les responsables politiques annoncent la suspension de leur campagne pour les régionales.

    Les attaques de Paris sont une tentative « de terroriser des civils innocents », a déclaré Barack Obama. Les attentats qui ont frappé la capitale française « ne sont pas seulement une attaque contre Paris », mais « une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles ». Il a ajouté que les Etats-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice », tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques.

    Le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-moon dénonce quant à lui des « attaques terroristes méprisables », tandis que le président de l’Assemblée générale de l’ONU Mogens Lykketoft a exprimé « la solidarité (de l’Assemblée) avec le gouvernement français et le peuple de France ».

    Selon des diplomates, le Conseil de sécurité de l’ONU devait publier dans la soirée à New York une déclaration unanime de ses 15 membres condamnant ces attentats.

    L’ancien vice-président américain Al Gore a suspendu son émission mondiale de 24 heures sur le climat, diffusée sur Internet où scientifiques, politiques et chanteurs devaient mobiliser la planète sur les enjeux du climat, à deux semaines de la Conférence de Paris.

    Le Canada est « solidaire de la France » après les « violentes attaques », a dit le Premier ministre Justin Trudeau. Ottawa va « travailler avec la communauté internationale pour aider à prévenir ces actes terribles et insensés », a-t-il affirmé.

    « Nous demeurons forts et unis dans le combat contre le terrorisme. Le terrorisme ne vaincra jamais la démocratie », a dit Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan.

    « Choc et consternation devant les attaques horrifiantes à Paris. Solidarité avec les autorités et le peuple français. Pensées pour les victimes », a écrit dans un tweet Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    ■ Les réactions en Asie

    La Chine de son côté est « profondément choquée » par les attentats de Paris, qu’elle « condamne vigoureusement », a indiqué Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise. « Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité entière. La Chine soutient fermement la France dans ses efforts pour ramener la paix et la stabilité (dans le pays), et pour combattre le terrorisme », a-t-il ajouté.

    Le gouvernement japonais se dit « choqué et en colère », que « des actes de terrorisme inhumains et odieux aient fait tant de victimes ». Tokyo travaillera avec la communauté internationale à « la prévention du terrorisme », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.

    « Les Philippines et leur peuple se tiennent solidaires avec le peuple de Paris et de France dans ce moment de profond chagrin et de grande indignation contre les auteurs de ces crimes », a déclaré le président philippin Benigno Aquino dans un communiqué.

    Le président afghan Ashraf Ghani a adressé une lettre à son homologue français, pour lui faire savoir que l’Afghanistan « partage le chagrin » des proches des personnes tuées et blessées dans les attaques. « Ces meurtres impitoyables montrent que les terroristes ne connaissent aucune frontière », écrit M. Ghani, dont le pays est fréquemment en proie aux attentats sanglants. « L’Afghanistan, plus que quiconque, est depuis longtemps victime du terrorisme et comprend le chagrin et la douleur du peuple français ».

    Les réactions en Afrique

    Interrogé par RFI, le Premier ministre malien Modibo Keïta déclare : « Nous exprimons notre profonde solidarité au peuple et au gouvernement de France. Nous savons que ce peuple est en train de payer le prix de son attachement aux valeurs universelles de liberté, de démocratie et de solidarité. Il n’y a pas de sécurité zéro. Il n’y a pas une façon absolue d’éviter cela, mais il faut une grande détermination. Et je suis sûr que le peuple français pourra surmonter cette dure épreuve, puisque lui-même s’est très souvent aligné d’ailleurs aux autres peuples du monde pour lutter contre la violence et le terrorisme. (…) En réalité, le terrorisme aujourd’hui n’a pas de frontières. C’est un phénomène qui n’est plus un phénomène circonscrit dans un seul pays, dans une seule zone. C’est un phénomène qui est devenu mondial. Et par conséquent il faut une espèce de coalition. »

    Le président sénégalais Macky Sall s’est également exprimé auprès de RFI sur les attentats. « Je suis profondément indigné par les graves attentats terroristes qui viennent d’endeuiller notre pays ami. C’est une terrible épreuve. Je voudrais, en ces moments de grande douleur que nous partageons, vous exprimer mes sentiments de profonde compassion et de solidarité. Le Sénégal condamne très fermement ces actes barbares qui s’attaquent, au-delà de la France et du peuple français, à notre humanité commune. » a-t-il dit, ajoutant : « J’exprime en la circonstance mon soutien total au président François Hollande. » Le président Macky Sall se trouve à Antalya, en Turquie, où il doit prendre part au sommet du G20 qui s’ouvre ce dimanche.

    Le ministre tchadien des Affaires étrangères Mahamat Béchir a déclaré à RFI : « Les terroristes, c’est des diables qu’il faut chasser, qu’il faut retrouver, qu’il faut anéantir partout où il y en a. Ce qui s’est passé aujourd’hui à Paris, nous le regrettons amèrement et nous disons une fois de plus que les terroristes sont là. Que la communauté internationale se mobilise pour lutter contre ces terroristes sauvages. »

    Ali Bongo s’est exprimé sur Twitter : « J’exprime toute ma solidarité au peuple français touché une nouvelle fois par des attaques terroristes abjectes », écrit-il. « Face à l’horreur de ces actes qui touchent la France, ce sont tous les peuples libres du monde qui sont visés ». « Je souhaite aussi faire part de tout mon soutien au président de la République française », conclut le président gabonais.

    Les réactions au Moyen-Orient

    Réaction ce samedi matin du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, actuellement à Vienne : « Je souhaite exprimer nos condoléances au gouvernement et au peuple français pour les attaques terroristes odieuses qui ont eu lieu hier, et qui sont une violation de toute éthique, morale et religion. »

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est au « coude à coude » avec la France dans la lutte contre le terrorisme.

    Dans un message adressé à François Hollande et relayé par l’agence de presse officielle Irna, le président iranien Hassan Rohani a qualifié les attaques de « crimes contre l’humanité ». « Au nom du peuple iranien, qui a été lui-même victime du terrorisme, je condamne avec vigueur ces crimes contre l’humanité et présente mes condoléances au peuple français endeuillé et au gouvernement », ajoute M. Rohani, qui a par ailleurs annoncé qu’il reportait son voyage prévu en Europe.

    Les réactions en Europe

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a présenté ses « condoléances les plus profondes » et réclamé un « consensus de la communauté internationale contre le terrorisme » lors d’une courte déclaration télévisée.

    « Je suis choqué par les événements de ce soir à Paris », a écrit le Premier ministre britannique David Cameron sur son compte Twitter. « Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider ».

    Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s’est entretenu avec son homologue français Manuel Valls pour lui faire part de la solidarité de l’Espagne.

    La chancellière allemande Angela Merkel s’est dite « profondément choquée » par les attaques « à l’évidence terroristes ».

    Dans un tweet, le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker se dit « profondément choqué » et exprime sa « solidarité ».

    Le Kremlin condamne les attaques de « massacre inhumain » à Paris. La Russie est prête à aider dans l’enquête. Vladimir Poutine a adressé ses profondes condoléances à François Hollande et à tous les Français après « les horribles attaques terroristes à Paris ».

    Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, parle d’une « violence terroriste folle » et appelle à une réponse décisive pour empêcher la propagation de « la haine meurtrière ». « Nous condamnons (ces attentats) de la manière la plus ferme, ensemble avec le pape et avec tous ceux qui aiment la paix », explique le père Lombardi.

    Les réactions en France

    Le Conseil français du Culte musulman (CFCM), instance représentative de l’islam en France, condamne avec la plus grande vigueur des attaques « odieuses et abjectes ». Le Conseil appelle la Nation toute entière à l’unité et à la solidarité.

    Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé que « devant l’horreur » le Parti socialiste suspendait sa campagne électorale pour les régionales et convoque un bureau national extraordinaire samedi. Tandis que la présidente du Front national Marine Le Pen a évoqué « l’horreur » et annoncé la « suspension » des campagnes du FN pour les régionales.

    Le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS) et tous les présidents des groupes politiques ont appelé à « l’union nationale » pour « faire face à cette terrible épreuve » des attentats dans un communiqué commun.

    Le président du parti Les Républicains a annoncé dans un communiqué qu’il soutenait l’état d’urgence et la fermeture des frontières décrétés peu auparavant par François Hollande. « Les terroristes ont déclaré la guerre à la France. Notre réponse doit exprimer une fermeté et une détermination de chaque instant », a ajouté l’ancien chef de l’Etat. Il a également salué le « courage exemplaire », dont font preuve les forces de sécurité.

    Cette série d’attentats a provoqué une vague d’horreur et d’émotion relayée par la presse partout dans le monde.

    RFI

  • RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    sonia-L’envoyé spécial pour les Grands Lacs de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) était en visite à Kinshasa ces derniers jours. L’occasion de rencontrer les acteurs politiques et de faire le point sur le processus électoral. L’OIF y apporte sa contribution puisqu’elle a fait un audit du fichier électoral, étape très importante, mais aussi sur fond de polémique. L’opposition craint que la majorité se serve de la révision du fichier pour permettre un glissement de calendrier. Qu’en dit le représentant de la secrétaire générale de l’OIF pour les Grands Lacs ? L’ex-président de la Confédération helvétique, Pascal Couchepin, est l’invité de Sonia Rolley.

    Quel bilan faites-vous de ces quelques jours de visite en République démocratique du Congo ?

    Pascal Couchepin : Le bilan, c’est qu’on a constaté que l’apport de l’OIF à la préparation du processus électoral est quelque chose qui est reconnu par tous. La Commission spécialiste des processus électoraux de l’OIF a réussi à définir les problèmes qui se posent pour l’établissement du fichier électoral, la base d’un scrutin correct. On a rencontré beaucoup d’acteurs de la politique et de la société civile. On constate que la prochaine étape, c’est le dialogue national auquel participera la majorité naturellement, mais seulement une partie de l’opposition. L’avis de ceux qui ne veulent pas participer est que ce dialogue est pipé, en ce sens que les résultats seraient déjà connus. Nous, nous considérons que chaque fois qu’il y a une chance de dialogue, il faut la saisir même si on peut aborder avec plus ou moins de scepticisme l’étape de la discussion.

    Est-ce que ça veut dire que vous, vous seriez favorable à un dialogue même sans facilitation, ou vous pensez qu’une facilitation internationale, vu le contexte, serait nécessaire ?

    Je crois qu’on ne peut pas prendre la place des interlocuteurs potentiels. Nous nous sommes toujours pour le dialogue parce que tant que les gens dialoguent, il y a d’autres moyens qui ne sont pas utilisés, des moyens qui sont souvent extrêmement dangereux. On l’a vu dans des pays voisins. Donc nous sommes pour le dialogue et c’est ensuite aux partenaires du dialogue de dire s’ils préfèrent recourir à un arbitre ou à un facilitateur international, ou s’ils sont près de discuter sous l’égide d’un des leurs. Je crois que la chose est ouverte et j’ai l’impression qu’aucun des groupes ne refuse un facilitateur si l’autre le désire.

    Est-ce que l’OIF serait par exemple prête à s’investir dans ce dialogue, à assurer une partie de la médiation ou de la facilitation ?

    L’OIF naturellement répondrait à une demande. Mais je crois que les premiers qui sont concernés, ce sont les Africains eux-mêmes. Ce serait plus du côté de l’Union africaine qu’il faudrait chercher un facilitateur si on souhaite un facilitateur international.

    Vous parliez du fichier électoral. C’est vrai que c’est une question qui préoccupe tous les partis, que ce soit la majorité comme l’opposition. Il y a des craintes sur le fait que la révision du fichier puisse servir à un glissement du calendrier. Que dit le rapport de l’OIF ?

    Le rapport de l’OIF dit que les conditions sont réunies pour qu’on puisse tenir le scrutin moyennant un certain nombre d’aménagements du fichier. La Commission [électorale nationale indépendante-Céni], présidée par le général Sangaré, a une approche très pragmatique. Le but n’est pas de faire quelque chose de parfait. Si on veut faire quelque chose de parfait, le glissement sera éternel. Le but, c’est que ça puisse fonctionner. Alors maintenant il faudrait que les partenaires, notamment le dialogue, décident d’accepter les propositions faites et de considérer que la question du fichier est close. Comme toujours en politique, certains vont s’abriter derrière des motivations techniques pour refuser le fond qu’ils ne veulent pas aborder. Mais ça, c’est une responsabilité qu’ils devront prendre. On dit de notre côté que rien ne se passera s’il n’y a pas d’abord une volonté politique. Le reste, c’est des problèmes techniques.

    Ça veut dire qu’aujourd’hui, selon l’OIF, ce serait possible de tenir les délais constitutionnels et d’avoir un fichier électoral acceptable ?

    A un ou deux mois près, c’est possible de tenir le délai constitutionnel, pour l’élection présidentielle en tous les cas. Le fichier est suffisant pour qu’on puisse dire qu’il s’agirait d’une consultation fondée sur des principes démocratiques normaux, les choses étant ce qu’elles sont, dans la République démocratique du Congo.

    Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à l’environnement politique ?

    Oui, nous sommes inquiets parce que, encore une fois, les problèmes techniques peuvent être résolus. On y apporte notre contribution. Mais si la volonté politique manque, alors on peut aller vers une situation qui deviendrait peut-être même dramatique. Et ça, il faut absolument l’éviter et on ne peut pas jouer au bord de la falaise à se pousser parce que, un jour, on fait un pas de trop. Je crois qu’il est temps maintenant pour tous les acteurs de la politique congolaise de sauter sur leur ombre et d’accepter de faire des concessions pour aboutir à un processus électoral qui désignera les nouvelles autorités.

    Donc pour vous, en aucun cas, ce ne serait possible d’envisager un prolongement du mandat présidentiel de plusieurs années, comme ça a été suggéré par certains membres de la majorité ?

    Lorsqu’on interroge les membres de la majorité, ils disent tous qu’il n’est pas question de modifier la Constitution. Par conséquent, la Constitution est claire, c’est deux mandats de cinq ans. On peut justement, par des moyens très pragmatiques et indirects, prolonger de fait le mandat présidentiel parce que, si les conditions techniques sont réunies, prolonger le mandat présidentiel par des prétextes techniques n’est pas respecter l’esprit de la Constitution. Il faut avancer. La crainte, c’est que peut-être certains éléments de la majorité, peut-être aussi d’ailleurs des éléments hors de la majorité, ne prennent prétexte de problèmes techniques transformés en problèmes de fond pour ne pas respecter la Constitution qui prévoit deux mandats de cinq ans.

  • Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -“Le dialogue est une voie royale et pacifique de sortie de crise. Il est un élément constructif de tout système démocratique”.

    Dans un communiqué publié le 12 novembre, l’évêque Nicolas Djomo (photo), President de la CENCO, conférence épiscopale nationale du Congo, aux délégués au dialogue, demande

    1- de s’engager à respecter la constitution et les institutions de la Republique

    2- qu’aucune transition ne soit organisée, car contraire à la constitution

    3- qu’aucune institution extraordinaire ne soit créée

    4- que les délais constitutionnels concernant l’organisation des scrutins soient respectés.

    Au cours des consultations, lors de sa rencontre avec le Président de la République, la CENCO rappelle avoir proposé un réaménagement dans l’ordre des élections, provinciales, des gouverneurs, sénatoriales, législatives et présidentielles en 2016, estimant que “dans ces conditions, les élections locales, municipales et urbaines pourraient se tenir en 2017”.

    La CENCO souhaite vivement que les conclusions du dialogue “soient consignées dans un accord politique électoral liant toutes les composantes représentées aux assises”.

    Top Congo

  • Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec  Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Tshisekedi-Katumbi-Kamerhe* Ex-gouverneur du Katanga Katumbi en préparation de sa candidature à la présidence

    * L’ Opposition accuse Kabila de chercher à se cramponner au pouvoir

    * Katumbi exhorte Kabila à démissionner l’année prochaine

    Par Aaron Ross

    En République DEMOCRATIQUE du Congo , le président congolais Joseph Kabila devrait être accordé l’immunité de poursuites après qu’il quitte ses fonctions, a déclaré Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur populaire largement considéré comme le favori pour le remplacer.

    La déclaration faite par Katumbi est susceptible d’être considéré comme une tentative de convaincre Kabila de quitter ses fonctions lorsque son second et dernier mandat élu se termine l’année prochaine.

    Katumbi, qui a dirigé la province minière du Katanga, n’a pas précisé quelles accusations Kabila, qui a gouverné le premier producteur de cuivre de l’Afrique depuis près de 15 ans, pourrait faire face.

    Dans une interview à Reuters à son domicile dans la centrale  de l’exploitation minière de Lubumbashi, Katumbi a dit qu’il avait examiné la question de l’immunité de Kabila avec d’autrres compatriotes  de l’opposition: Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe lors d’une visite récente en Europe.

    «J’ai … discuté avec eux que nous aurions besoin de voir comment protéger l’ex-chef de l’Etat,” a-t-il dit mardi. “Par ce que, vous savez, je ne voudrais pas avoir un Congo où un président sera poursuivi après son mandat.”

    Les critiques accusent Kabila de chercher à défier une limite constitutionnelle et se maintenir au pouvoir, comme d’autres dirigeants africains ont fait.

    Katumbi a exhorté le président à démissionner en 2016 et permettre au géant de l’Afrique centrale à l’expérience de sa première transition pacifique du pouvoir. Cela ferait Kabila le «père de la démocratie congolaise”.

    «Si le président Kabila quittait le pouvoir dans le délai constitutionnel, il sera un président qui sera très apprécié par le peuple congolais», a déclaré Katumbi. “Et je crois qu’il peut revenir après cinq ans. La constitution permet un président à partir et revenir.”

    ALLIE DEVIENT ADVERSAIRE

    Les alliés de Kabila ont récemment suggéré de retarder l’élection présidentielle jusqu’à quatre ans dans le but de nettoyer les listes électorales et obtenir du financement.

    Kabila a refusé de commenter publiquement sur son avenir politique, mais un porte-parole a dit qu’il a l’intention de respecter la Constitution.

    Allie de longue date de  Kabila, Katumbi a quitté le parti au pouvoir et a démissionné comme le gouverneur du Katanga en Septembre sur ce les fait qu’il a dennonce des tentatives du gouvernement de violer la constitution et sa répression plus violente de l’opposition.

    Des groupes de défense des droits humains ont critiqué les alliés de Kabila et les forces de sécurité des violations des droits y compris des meurtres et des enlèvements d’opposants politiques.

    Environ 40 personnes ont été tuées en Janvier quand des violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs villes contre un projet de révision du code électoral, que l’opposition dit était un prétexte pour retarder les élections.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende se moque des commentaires de Katumbi sur l’immunité pour Kabila.

    “Personne n’a demandé (Kabila) à ce sujet et ce n’ est pas une priorité», a-t-il dit. “Le président n’a rien à se reprocher. Il vaudrait mieux que Katumbi s’ inquiéter son propre sort.”

    Katumbi était parmi les hauts fonctionnaires visés par la commission anti-corruption  mis en place par Kabila, dans une plainte pénale déposée auprès du procureur en Juin dernier pour fraude et  corruption, selon les rapports des médias français.

    Le gouvernement a également appuyé des accusations de blanchiment d’argent contre Katumbi en Belgique et en Grande-Bretagne en 2010. L’affaire, que l’ex-gouverneur revendique d’etre politiquement motivée, a ensuite été rejeté.

    (Reportage par Aaron Ross, édité par Joe Bavier et Catherine Evans)

    Agence Reuters