Author: Don Kayembe

  • RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    RDC: selon l’OIF, le délai constitutionnel peut être tenu

    sonia-L’envoyé spécial pour les Grands Lacs de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) était en visite à Kinshasa ces derniers jours. L’occasion de rencontrer les acteurs politiques et de faire le point sur le processus électoral. L’OIF y apporte sa contribution puisqu’elle a fait un audit du fichier électoral, étape très importante, mais aussi sur fond de polémique. L’opposition craint que la majorité se serve de la révision du fichier pour permettre un glissement de calendrier. Qu’en dit le représentant de la secrétaire générale de l’OIF pour les Grands Lacs ? L’ex-président de la Confédération helvétique, Pascal Couchepin, est l’invité de Sonia Rolley.

    Quel bilan faites-vous de ces quelques jours de visite en République démocratique du Congo ?

    Pascal Couchepin : Le bilan, c’est qu’on a constaté que l’apport de l’OIF à la préparation du processus électoral est quelque chose qui est reconnu par tous. La Commission spécialiste des processus électoraux de l’OIF a réussi à définir les problèmes qui se posent pour l’établissement du fichier électoral, la base d’un scrutin correct. On a rencontré beaucoup d’acteurs de la politique et de la société civile. On constate que la prochaine étape, c’est le dialogue national auquel participera la majorité naturellement, mais seulement une partie de l’opposition. L’avis de ceux qui ne veulent pas participer est que ce dialogue est pipé, en ce sens que les résultats seraient déjà connus. Nous, nous considérons que chaque fois qu’il y a une chance de dialogue, il faut la saisir même si on peut aborder avec plus ou moins de scepticisme l’étape de la discussion.

    Est-ce que ça veut dire que vous, vous seriez favorable à un dialogue même sans facilitation, ou vous pensez qu’une facilitation internationale, vu le contexte, serait nécessaire ?

    Je crois qu’on ne peut pas prendre la place des interlocuteurs potentiels. Nous nous sommes toujours pour le dialogue parce que tant que les gens dialoguent, il y a d’autres moyens qui ne sont pas utilisés, des moyens qui sont souvent extrêmement dangereux. On l’a vu dans des pays voisins. Donc nous sommes pour le dialogue et c’est ensuite aux partenaires du dialogue de dire s’ils préfèrent recourir à un arbitre ou à un facilitateur international, ou s’ils sont près de discuter sous l’égide d’un des leurs. Je crois que la chose est ouverte et j’ai l’impression qu’aucun des groupes ne refuse un facilitateur si l’autre le désire.

    Est-ce que l’OIF serait par exemple prête à s’investir dans ce dialogue, à assurer une partie de la médiation ou de la facilitation ?

    L’OIF naturellement répondrait à une demande. Mais je crois que les premiers qui sont concernés, ce sont les Africains eux-mêmes. Ce serait plus du côté de l’Union africaine qu’il faudrait chercher un facilitateur si on souhaite un facilitateur international.

    Vous parliez du fichier électoral. C’est vrai que c’est une question qui préoccupe tous les partis, que ce soit la majorité comme l’opposition. Il y a des craintes sur le fait que la révision du fichier puisse servir à un glissement du calendrier. Que dit le rapport de l’OIF ?

    Le rapport de l’OIF dit que les conditions sont réunies pour qu’on puisse tenir le scrutin moyennant un certain nombre d’aménagements du fichier. La Commission [électorale nationale indépendante-Céni], présidée par le général Sangaré, a une approche très pragmatique. Le but n’est pas de faire quelque chose de parfait. Si on veut faire quelque chose de parfait, le glissement sera éternel. Le but, c’est que ça puisse fonctionner. Alors maintenant il faudrait que les partenaires, notamment le dialogue, décident d’accepter les propositions faites et de considérer que la question du fichier est close. Comme toujours en politique, certains vont s’abriter derrière des motivations techniques pour refuser le fond qu’ils ne veulent pas aborder. Mais ça, c’est une responsabilité qu’ils devront prendre. On dit de notre côté que rien ne se passera s’il n’y a pas d’abord une volonté politique. Le reste, c’est des problèmes techniques.

    Ça veut dire qu’aujourd’hui, selon l’OIF, ce serait possible de tenir les délais constitutionnels et d’avoir un fichier électoral acceptable ?

    A un ou deux mois près, c’est possible de tenir le délai constitutionnel, pour l’élection présidentielle en tous les cas. Le fichier est suffisant pour qu’on puisse dire qu’il s’agirait d’une consultation fondée sur des principes démocratiques normaux, les choses étant ce qu’elles sont, dans la République démocratique du Congo.

    Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à l’environnement politique ?

    Oui, nous sommes inquiets parce que, encore une fois, les problèmes techniques peuvent être résolus. On y apporte notre contribution. Mais si la volonté politique manque, alors on peut aller vers une situation qui deviendrait peut-être même dramatique. Et ça, il faut absolument l’éviter et on ne peut pas jouer au bord de la falaise à se pousser parce que, un jour, on fait un pas de trop. Je crois qu’il est temps maintenant pour tous les acteurs de la politique congolaise de sauter sur leur ombre et d’accepter de faire des concessions pour aboutir à un processus électoral qui désignera les nouvelles autorités.

    Donc pour vous, en aucun cas, ce ne serait possible d’envisager un prolongement du mandat présidentiel de plusieurs années, comme ça a été suggéré par certains membres de la majorité ?

    Lorsqu’on interroge les membres de la majorité, ils disent tous qu’il n’est pas question de modifier la Constitution. Par conséquent, la Constitution est claire, c’est deux mandats de cinq ans. On peut justement, par des moyens très pragmatiques et indirects, prolonger de fait le mandat présidentiel parce que, si les conditions techniques sont réunies, prolonger le mandat présidentiel par des prétextes techniques n’est pas respecter l’esprit de la Constitution. Il faut avancer. La crainte, c’est que peut-être certains éléments de la majorité, peut-être aussi d’ailleurs des éléments hors de la majorité, ne prennent prétexte de problèmes techniques transformés en problèmes de fond pour ne pas respecter la Constitution qui prévoit deux mandats de cinq ans.

  • Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -“Le dialogue est une voie royale et pacifique de sortie de crise. Il est un élément constructif de tout système démocratique”.

    Dans un communiqué publié le 12 novembre, l’évêque Nicolas Djomo (photo), President de la CENCO, conférence épiscopale nationale du Congo, aux délégués au dialogue, demande

    1- de s’engager à respecter la constitution et les institutions de la Republique

    2- qu’aucune transition ne soit organisée, car contraire à la constitution

    3- qu’aucune institution extraordinaire ne soit créée

    4- que les délais constitutionnels concernant l’organisation des scrutins soient respectés.

    Au cours des consultations, lors de sa rencontre avec le Président de la République, la CENCO rappelle avoir proposé un réaménagement dans l’ordre des élections, provinciales, des gouverneurs, sénatoriales, législatives et présidentielles en 2016, estimant que “dans ces conditions, les élections locales, municipales et urbaines pourraient se tenir en 2017”.

    La CENCO souhaite vivement que les conclusions du dialogue “soient consignées dans un accord politique électoral liant toutes les composantes représentées aux assises”.

    Top Congo

  • Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec  Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Tshisekedi-Katumbi-Kamerhe* Ex-gouverneur du Katanga Katumbi en préparation de sa candidature à la présidence

    * L’ Opposition accuse Kabila de chercher à se cramponner au pouvoir

    * Katumbi exhorte Kabila à démissionner l’année prochaine

    Par Aaron Ross

    En République DEMOCRATIQUE du Congo , le président congolais Joseph Kabila devrait être accordé l’immunité de poursuites après qu’il quitte ses fonctions, a déclaré Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur populaire largement considéré comme le favori pour le remplacer.

    La déclaration faite par Katumbi est susceptible d’être considéré comme une tentative de convaincre Kabila de quitter ses fonctions lorsque son second et dernier mandat élu se termine l’année prochaine.

    Katumbi, qui a dirigé la province minière du Katanga, n’a pas précisé quelles accusations Kabila, qui a gouverné le premier producteur de cuivre de l’Afrique depuis près de 15 ans, pourrait faire face.

    Dans une interview à Reuters à son domicile dans la centrale  de l’exploitation minière de Lubumbashi, Katumbi a dit qu’il avait examiné la question de l’immunité de Kabila avec d’autrres compatriotes  de l’opposition: Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe lors d’une visite récente en Europe.

    «J’ai … discuté avec eux que nous aurions besoin de voir comment protéger l’ex-chef de l’Etat,” a-t-il dit mardi. “Par ce que, vous savez, je ne voudrais pas avoir un Congo où un président sera poursuivi après son mandat.”

    Les critiques accusent Kabila de chercher à défier une limite constitutionnelle et se maintenir au pouvoir, comme d’autres dirigeants africains ont fait.

    Katumbi a exhorté le président à démissionner en 2016 et permettre au géant de l’Afrique centrale à l’expérience de sa première transition pacifique du pouvoir. Cela ferait Kabila le «père de la démocratie congolaise”.

    «Si le président Kabila quittait le pouvoir dans le délai constitutionnel, il sera un président qui sera très apprécié par le peuple congolais», a déclaré Katumbi. “Et je crois qu’il peut revenir après cinq ans. La constitution permet un président à partir et revenir.”

    ALLIE DEVIENT ADVERSAIRE

    Les alliés de Kabila ont récemment suggéré de retarder l’élection présidentielle jusqu’à quatre ans dans le but de nettoyer les listes électorales et obtenir du financement.

    Kabila a refusé de commenter publiquement sur son avenir politique, mais un porte-parole a dit qu’il a l’intention de respecter la Constitution.

    Allie de longue date de  Kabila, Katumbi a quitté le parti au pouvoir et a démissionné comme le gouverneur du Katanga en Septembre sur ce les fait qu’il a dennonce des tentatives du gouvernement de violer la constitution et sa répression plus violente de l’opposition.

    Des groupes de défense des droits humains ont critiqué les alliés de Kabila et les forces de sécurité des violations des droits y compris des meurtres et des enlèvements d’opposants politiques.

    Environ 40 personnes ont été tuées en Janvier quand des violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs villes contre un projet de révision du code électoral, que l’opposition dit était un prétexte pour retarder les élections.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende se moque des commentaires de Katumbi sur l’immunité pour Kabila.

    “Personne n’a demandé (Kabila) à ce sujet et ce n’ est pas une priorité», a-t-il dit. “Le président n’a rien à se reprocher. Il vaudrait mieux que Katumbi s’ inquiéter son propre sort.”

    Katumbi était parmi les hauts fonctionnaires visés par la commission anti-corruption  mis en place par Kabila, dans une plainte pénale déposée auprès du procureur en Juin dernier pour fraude et  corruption, selon les rapports des médias français.

    Le gouvernement a également appuyé des accusations de blanchiment d’argent contre Katumbi en Belgique et en Grande-Bretagne en 2010. L’affaire, que l’ex-gouverneur revendique d’etre politiquement motivée, a ensuite été rejeté.

    (Reportage par Aaron Ross, édité par Joe Bavier et Catherine Evans)

    Agence Reuters

     

  • RDC : deux des militants de l’opposition arrêtés à Lubumbashi, transférés à Kinshasa

    RDC : deux des militants de l’opposition arrêtés à Lubumbashi, transférés à Kinshasa

    unafec-Des sources de sécurité mais aussi le leader de l’Unafec, parti auquel les militants arrêtés appartiennent, confirment le transfert.

    Un responsable d’un service de sécurité à Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga, a confié à l’AFP que le transfert s’est effectué sur ordre de la hiérarchie.

    “Les deux militants [sont] arrivés menottés. Ils ont été embarqués à bord de l’avion de Congo Airways à destination de Kinshasa”, a ajouté à l’AFP une source aéroportuaire.

    Les deux hommes (connus sous les sobriquets de Zazou et Kakoko) font partis de huit militants de l’Unafec, parti politique récemment passé à l’opposition, arrêtés mardi par les forces de l’ordre.

    A cette occasion, l’armée avait affirmé à l’AFP que ces arrestations résultaient de la traque de membres du service d’ordre Unafec, recherchés pour avoir incendié la maison d’un dissident du parti, ce que dément cette formation.

    Interrogé, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Unafec et de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, a confirmé le transfert à Kinshasa de membre de son parti, qu’il estime “arbitraire et politique”.

    “Si on leur reproche quelque chose, a-t-il dit, il y a des tribunaux ici à Lubumbashi. Pourquoi les transférer à Kinshasa?”.

    L’Unafec appartient au G7, groupe de sept partis dont les dirigeants ont été exclus de la majorité en septembre après avoir mis en garde le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, contre la tentation de s’accrocher à son poste.

    Le climat politique est très tendu en RDC. L’opposition accuse le chef de l’État de chercher à contourner par tous les moyens l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

    La présidentielle devant avoir lieu avant la fin novembre 2016 paraît aujourd’hui incertaine et M. Kabila s’apprête à convoquer un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” qu’une grande partie de l’opposition dénonce comme une manoeuvre dilatoire.

    Mardi, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC s’est dit “très préoccupé par la multiplication d’arrestations arbitraires contraires à l’esprit de l’organisation d’un processus électoral crédible” en RDC.

    Avec AFP

  • Kabila aux diplomates étrangers: “Le dialogue avec ou sans médiation étrangère”

    Kabila aux diplomates étrangers: “Le dialogue avec ou sans médiation étrangère”

    dialogue-Le président Joseph Kabila a annoncé lundi 9 novembre aux diplomates accrédités en RDC son intention de convoquer bientôt le dialogue national, avec ou sans médiation internationale. Cette médiation constitue pourtant la condition majeure posée par le principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

    Joseph Kabila pense qu’après 50 ans d’indépendance, les Congolais sont capables de dialoguer avec ou sans la médiation étrangère, compte tenu du caractère souverain du processus électoral, a rapporté le doyen du corps diplomatique et ambassadeur du Cameroun en RDC, Chungong Ayafor, au sortir de la rencontre avec le chef d’Etat congolais.

    «Lui-même a (évoqué) le sujet (NDLR : de la médiation internationale) en indiquant que ce n’est pas un point de blocage. A notre entendement, c’est possible comme ce n’est pas possible», a poursuivi le diplomate camerounais.

    Néanmoins, Joseph Kabila souhaite un dialogue inclusif devant se tenir sur le sol congolais, a précisé Chungong Ayafor dans cet extrait sonore:

    Intervenant vendredi 6 novembre sur Radio Okapi, Bruno Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social, a affirmé que le parti d’Etienne Tshisekedi attendait plutôt le dialogue politique qui serait convoqué par un médiateur international neutre, à designer par le Secrétaire général de l’Onu.

    «Nous n’irons pas au dialogue convoqué par M. Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre à l’UDPS», avait-il martelé.

    Les parlementaires informés

    Le chef de l’Etat a donc communiqué aux ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC les conclusions des consultations qu’il avait entamées en juin dernier en vue du dialogue national. Il avait annoncé les mêmes conclusions récemment aux chefs des principales institutions publiques du pays.

    Le contenu de cette réunion a été communiqué à huis-clos, ce même lundi, aux sénateurs et députés par les présidents des deux chambres du Parlement.

    Les députés et sénateurs ont appris les grandes lignes des matières à traiter au cours de ce dialogue :

    • l’enrôlement des nouveaux majeurs
    • la confection d’un calendrier électoral consensuel
    • les moyens financiers à mettre à la disposition de la Ceni
    • la sécurisation de prochaines élections.

    Radio Okapi

  • RDC : la rumba plie mais ne se rend pas

    RDC : la rumba plie mais ne se rend pas

    rhumba-Si l’afrobeat nigérian, le coupé-décalé ivoirien et le benga kényan règnent désormais dans les clubs hype, les stars congolaises gardent le rythme.

    Il était inimaginable, il y a quelques années, de savourer Kinshasa by night sans écouter de la rumba congolaise. C’est désormais possible. Du Balcon au Klubb, en passant par le Kwilu Bar et quelques autres clubs tendance de la capitale, les DJ font aujourd’hui danser les Kinois sur des rythmes venus d’ailleurs, essentiellement du Ghana, du Nigeria et de l’Afrique de l’Est. Une situation qui hérisse le chanteur congolais Koffi Olomidé. Après trente-huit années de carrière, l’artiste vient de sortir son nouvel album, Treizième Apôtre, le 13 octobre. « Faire croire que la musique africaine ne rime qu’avec la danse et la transpiration, c’est lui rendre un mauvais service. Car elle existe aussi pour émouvoir ceux qui l’écoutent », maugrée ce roi de la rumba congolaise. Dans son viseur, il cible les chaînes de télévision étrangères, très suivies par les Congolais et qui, selon lui, mettent de plus en plus en avant des artistes ghanéens, nigérians et ivoiriens. « La rumba est victime d’une injustice, déplore Koffi. Et sa visibilité sur le plan international en pâtit. »

    Pour Naty Lokole, chroniqueur musical sur Digital Congo TV, d’autres facteurs expliquent ce « recul apparent » de la rumba, en particulier l’acharnement des « combattants ». Depuis quelques années, ces groupes de Congolais de la diaspora empêchent les chanteurs de RD Congo de se produire sur scène en Europe, aux États-Unis, au Canada, voire en Afrique du Sud, sous prétexte que ces derniers (parmi lesquels Koffi Olomidé, Papa Wemba, Werrason, etc.) seraient « des collabos » du régime de Kabila, dont ils chantent régulièrement les louanges.

    Des chanteurs africains, même ceux dont les pays sont en crise, donnent des concerts à l’étranger sans aucun problème, alors que les nôtres ne peuvent plus le faire sereinement, dénonce Naty Lokole

    Conséquence : « Le combat entre nos artistes et les autres ne se joue plus à armes égales, regrette Naty Lokole. Des chanteurs africains, même ceux dont les pays sont en crise, donnent des concerts à l’étranger sans aucun problème, alors que les nôtres ne peuvent plus le faire sereinement. » Il cite, entre autres, le cas de Fally Ipupa, en pleine ascension, qui lui confiait récemment sa « frustration » de ne pas pouvoir se produire dans les grandes salles de spectacle occidentales. Découvert par Koffi Olomidé, qui l’a intégré à son groupe Quartier latin international, au sein duquel il est resté sept ans, Ipupa s’est lancé dans une carrière solo en 2006. Il a déjà sorti trois albums – tous multirécompensés – et vient de produire celui de son orchestre, F-Victeam, intitulé Libre Parcours.

    Malgré les « combattants » et la montée en puissance de l’afro-pop, « la rumba congolaise n’est donc vraiment pas en perte de vitesse, souligne Naty Lokole. Elle est intemporelle, alors que les autres genres musicaux qui font bouger le continent aujourd’hui ne sont que des effets de mode, très commerciaux, qui passent assez rapidement. » Et le chroniqueur kinois d’enfoncer le clou : « Certains musiciens d’autres pays réfléchissent à la façon de prendre le dessus sur notre musique, mais, très souvent, pour faire leurs tubes, ils se contentent de simplement modifier les beats de la rumba », accuse-t-il, dénonçant notamment le coupé-décalé ivoirien qui, selon lui, ne serait qu’une déclinaison de la rumba, en version beaucoup plus rythmée et agitée…

    Koffi Olomidé a d’ailleurs récemment lancé son propre label, Koffi Central, destiné à encadrer et à produire les nouvelles stars de la musique congolaise. Une façon d’assurer la relève

    « Fally Ipupa, Ferré Gola, Fabregas, Cindy Le Cœur, etc. De nombreux jeunes talents sont aujourd’hui connus sur le continent et dans le monde parce qu’ils font de la rumba », argumente quant à lui Koffi Olomidé. L’artiste a d’ailleurs récemment lancé son propre label, Koffi Central, destiné à encadrer et à produire les nouvelles stars de la musique congolaise. Une façon d’assurer la relève.

    « C’est d’autant plus important que les jeunes qui commencent à percer aujourd’hui ont besoin de la bénédiction de leurs aînés pour reprendre le flambeau », continue Naty Lokole, déplorant le fait qu’après des dizaines d’années de carrière les grandes figures de la rumba ne se soient pas investies plus que cela dans la transmission de leur musique aux nouvelles générations. Pour assurer ce passage de flambeau, il plaide d’ailleurs pour que les grands noms de la musique congolaise sortent plus de titres en featuring avec de nouveaux talents. La meilleure façon, selon lui, de mélanger les âges et d’insuffler à la rumba une nouvelle énergie.

    Trésor Kibangula– rfi

  • MOÏSE KATUMBI VEND SON IMPORTANTE ENTREPRISE MCK (MINING COMPANY KATANGA) À NECOTRANS !

    MOÏSE KATUMBI VEND SON IMPORTANTE ENTREPRISE MCK (MINING COMPANY KATANGA) À NECOTRANS !

    ENGIN-Le groupe français rachète Mining Company Katanga, une entreprise fondée en 1997 par l’ex gouverneur du Katanga, et devient leader de la logistique et du génie civil dans le secteur minier congolais.

    Dans un communiqué, Necotrans annonce le 9 novembre l’acquisition de Mining Company Katanga (MCK), basée en RD Congo. Avec environ 1 900 collaborateurs et une flotte de 500 engins et camions, cette entreprise leader intervient auprès des plus grandes compagnies minières installées dans la province du Katanga, une région qui abrite les quatrièmes réserves mondiales de cuivre et les premières de cobalt.

    Necotrans réalise cette acquisition auprès de Moïse Katumbi, homme d’affaires et homme politique congolais dont les ambitions présidentielles sont de plus en plus claires. MCK avait été fondée par Katumbi en 1997 et constitue l’une des parts la plus importante et la plus visible de son empire économique (Moïse Katumbi est également actif dans le transport, l’immobilier, l’agriculture…).

    Aucun détail n’a été donné sur les revenus de MCK ou sur le prix d’achat.

    Présent dans 31 pays en Afrique, avec plus de 4 000  collaborateurs et 126 implantations, Necotrans est actif dans la logistique portuaire et terrestre. Impliqué dans la logistique pétrolière, le rachat de MCK lui permet de se développer rapidement dans la logistique minière. « Necotrans a été créé il y a 30 ans à Kinshasa, et nous sommes convaincus de l’énorme potentiel économique de la République démocratique du Congo », a expliqué Grégory Quérel, le président de Necotrans.

    RFI

  • Moise Katumbi remercie le gouvernement et dédie la coupe à tout le peuple congolais.

    Moise Katumbi remercie le gouvernement et dédie la coupe à tout le peuple congolais.

    katumbi-Deux jours après avoir remporté la Ligue des Champions de la CAF, Le président du Tout Puissant Mazembe Anglebert s’est entretenu ce mardi avec la presse à Lubumbashi.

    Lors de ce point de presse exclusivement sportif, Moïse Katumbi a remercié le peuple de la RDC et le gouvernement pour leur accompagnement.

    “Je salue l’unité qu’on avait au stade. Quand on a marqué le but, j’ai regardé les acteurs de la majorité et de l’opposition qui étaient autour de moi, tout le monde jubilait. Ils se sont même embrassés… Nous ne sommes pas des ennemis. Le Congo a besoin de l’unité nationale. Et si nous pouvons l’avoir à partir du football, c’est une bonne chose. Je remercie Vital Kamerhe, mon ancien secrétaire général au PPRD et tous ceux qui ont fait le déplacement du stade. C’était un bon signe”, a dit à TOP CONGO FM, Moise Katumbi.

    A la question de savoir si le gouvernement a accompagné financièrement Mazembe durant cette campagne, Moise Katumbi s’est montré claire.

    “Le gouvernement aide Mazembe comme toutes les autres équipes qui participent à la coupe d’Afrique. Mais je souhaite que le gouvernement fasse plus, même si je reconnais qu’il a plusieurs secteurs à gérer. Qu’il soutienne également le championnat national. Car s’il n’y a pas un bon championnat , notre participation ne sera pas de qualité”.

    L’ancien gouverneur du Katanga rassure par ailleurs que la coupe sera présentée au chef de l’Etat et ira dans toutes les provinces.

    “C’est une coupe de la RDC. Elle ira partout. Elle fera le tour des 26 provinces. Et si le président Kabila demande que le trophée lui soit présenté, l’équipe va aller le lui présenter parce que c’est lui le président de la République”.

    Champion d’Afrique pour la 5ème fois, Le TP Mazembe va participer en décembre à la Coupe du Monde des Clubs au Japon.

    Sa dernière participation remonte en 2010. Les corbeaux avaient atteint la finale.

    Top Congo

  • Un nouveau passeport biométrique en RDC.

    Un nouveau passeport biométrique en RDC.

    PASSEPORT CONGOLAIS

    La RDC s’est dotée d’un nouveau modèle de passeport biométrique avec puce sur laquelle seront gravées les informations personnelles du détenteur. Le document a été présenté mardi 10 novembre à Kinshasa.

    Le premier passeport de ce type a été remis au chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, au cours d’une cérémonie de quelques minutes au ministère des Affaires étrangères. A la même occasion, Joseph Kabila a inauguré le nouveau centre de capture des passeports situé dans le même ministère.

    Le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda a précisé que l’implantation du nouveau système de personnalisation du passeport à pusse se déroulerait de manière progressive à travers la RDC, afin d’être en mesure de délivrer à tous les requérants ce nouveau passeport à partir du 2 janvier 2016.

    Cependant, les détenteurs des anciens passeports vont les garder jusqu’à leur expiration avant de se procurer le nouveau modèle.

    Le prix de ce dernier n’a pas été indiqué. «Ne vous effrayez pas ! Le Gouvernement tiendra à ce que le prix reste dans des propositions convenables, en dépit de toute la sécurisation qui est mise dans le nouveau passeport», a assuré le ministre Tshibanda.

    Il a par ailleurs indiqué la RDC a adopté ce nouveau système pour se conformer aux règles de sécurité édictées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et permettre aux Congolais de voyager normalement:

    «Le nouveau passeport est électronique. Cela signifie qu’il contient une puce électronique stockant toutes les informations concernant la personne détentrice du passeport. Sur cette puce, on a votre date de naissance, votre identité. Tout est sur cette puce. Elle peut être lue électroniquement par la machine.»

    Ce passeport est aussi biométrique «en ce qu’il contient aussi les empreintes digitales du détenteur du passeport», a-t-il poursuivi.

    Radio Okapi