Author: Don Kayembe

  • Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    opposition-L’opposition semble être divisée sur le discours du chef de l’Etat Joseph Kabila, annonçant la convocation d’un «dialogue politique national inclusif », sans précision de date, ni de lieu.

    Dimanche 29 novembre à Radio Okapi, le coordonnateur de la plate-forme de «l’opposition pro-dialogue national», Steve Mbikayi Mabuluki est d’avis que le chef de l’ etat  a répondu favorablement aux désidératas lui soumis lors de la consultation par les forces vives notamment sur la libération des prisonniers politiques.

    «Nous sommes très satisfaits parce que le chef de l’Etat, dans son discours, a tenu compte des charges que je lui avais déposées quand il avait reçu le parti travailliste. Le chef de l’Etat n’a pas tout déterminé. Il a juste annoncé le principe du dialogue. Il n’a pas fixé le lieu, ni la date, non plus le format pour dire que ce sera un vrai dialogue, différent des concertations, où lui avait tout diligenté», s’est-il réjoui.

    Invitant ceux qui boycottent le dialogue à revenir au bon sens, Steve Mbikayi considère ce forum comme le seul cadre qui va aider à décrisper la crise politique en vue.

    Sur la proposition du chef de l’Etat sur la révision du mode scrutin, Steve Mbikayi Mabuluki estime que la question sera débattue au sein du dialogue.

    «Nous allons amener nos revendications. Lui aussi a donné un point de réflexion qui n’est pas une décision parce qu’il n’impose pas. Parce qu’au dialogue, personne ne va imposer à personne», a poursuivi le coordonnateur de l’opposition pro-dialogue.

    Steve Mbikayi souhaiterai que le dialogue puisse plancher sur le mode de scrutin, en recommandant le retour aux deux tours à l’élection présidentielle.

    Refus du MLC

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a critiqué le chef de l’Etat qui annonce la tenue imminente d’un dialogue politique.
    Son secrétaire générale, Eve Bazaïba Masudi, regrette que le président de la République n’ait pas donné l’occasion au peuple congolais de comprendre aussi clairement le fond de sa pensée.

    Elle accuse Joseph Kabila de vouloir revoir certaines clauses de la constitution:

    «Lorsque le président dit que au sein du dialogue on va réfléchir sur le mode de suffrage, sur le mode de scrutin désormais pour limiter le coût. Le chef de l’Etat oublie que tous les modes du scrutin et de suffrage sont repris dans la constitution».

    Pour Eve Bazaïba, il n’est pas question pour le MLC d’aller réfléchir à élire un chef de l’Etat au second degré.

    «Nous disons non à toute modification de la constitution, non à un dialogue politique pour aller violer les principes constitutionnels. C’est dans l’esprit d’oublier l’actuelle constitution, de penser à une autre constitution les choses sont claires. Cela nous a été rapporté par tous les émissaires qu’il nous a envoyés et maintenant il vient de s’exprimer correctement et nous en avons déjà eu des preuves de ses intentions de violer la constitution par rapport à la fronde de G7» a ajouté la secrétaire générale du MLC.

    Radio Okapi

  • RDC: le président Kabila annonce la convocation d’un dialogue national

    RDC: le président Kabila annonce la convocation d’un dialogue national

    jkabila_parlement_-Dans une allocution radiotélévisée prononcée samedi soir, le président Joseph Kabila a annoncé la convocation d’un dialogue national pour donner une chance au processus électoral, à un peu plus de 13 mois de la fin de son mandat. Un dialogue qui portera entre autres sur le calendrier électoral, le financement et la sécurisation du scrutin. Un dialogue auquel les Forces Acquises au Changement, membre de la Dynamique de l’opposition, refusent de participer.

    C’est un dialogue politique national et inclusif que vient de convoquer le président Joseph Kabila. Ces assises devraient permettre d’aplanir les divergences profondes qui, selon le chef de l’Etat, apparaissent chaque jour qui passe sur l’édifice national.

    Il s’agit des questions politiques diverses parmi lesquelles le dernier découpage territorial et le ficher électoral. Le président de la République a insisté sur l’organisation des élections avec des moyens peu couteux, évoquant également la démocratie de développement.

    Ni la date, ni le format du dialogue n’ont été précisés par le président dans son allocution radiotélévisée.

    Outre la mise en place d’un comité préparatoire pour s’occuper de toutes les questions techniques liées à l’organisation de ce dialogue, Joseph Kabila a annoncé, sans autre détail, des mesures de grâce présidentielle en vue de pacifier les esprits.

    En cas de difficulté, ce dialogue pourra bénéficier d’une cofacilitation internationale. La nation tout entière est invitée à accompagner le dialogue par des conseils et des prières. Et à ceux qui « hésitent encore de répondre à l’appel pathétique » du peuple, le président Kabila a demandé de rejoindre les rangs.

    Monsieur Kabila nous dévoile sa vraie intention, celle de faire un coup d’Etat constitutionnel (…) l’article 64 de la Constitution est très clair, le Congolais a le devoir de faire échec à tout individu qui réclame le pouvoir en violation de la Constitution

     

     RFI
  • L’Afrique du Sud renvoie 47 casques bleus déployés en RDC

    L’Afrique du Sud renvoie 47 casques bleus déployés en RDC

    south African troops-Les forces armées sud-africaines ont annoncé mercredi 18 novembre avoir renvoyé 47 casques bleus participant à la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco) pour avoir violé les règles de leur couvre-feu en septembre.

    Le porte-parole de l’armée sud-africaine, le général Xolani Mabanga, a affirmé que les agissements de ces soldats, basés dans l’est du pays, avaient « compromis la sécurité des autres » troupes sud-africaines déployées dans la zone.

    « Nous ne savons pas où ils sont allés, avec qui ils étaient ni ce qui a pu se passer » pendant leur sortie interdite, a-t-il précisé.

    Selon M. Mabanga, ils auraient pu être kidnappés et forcés de révéler les positions des autres casques bleus ou même être tués « créant une situation d’insécurité pour notre personnel ».

    L’Afrique du Sud a déployé 1 388 soldats au sein de la brigade d’intervention de l’ONU devant maintenir la paix dans l’est de la RDC.

    La Monusco, plus grosse mission onusienne au monde, compte 20.000 soldats et policiers chargés de protéger les civils et de « neutraliser » la cinquantaine de milices congolaises ou étrangères qui continuent de sévir dans la région déchirée par les conflits armés depuis plus de 20 ans.

    En août dernier, l’ancien chef de la Monusco, Martin Kobler, a effectué une tournée de sensibilisation et d’information du personnel civil et militaire de la Monusco, leur rappelant les règles en vigueur au sein de l’organisation. Il les avait également conviés à plus de responsabilité, pour préserver l’image des Nations Unies mais aussi pour renforcer la confiance des populations civiles qu’ils sont censés protéger, conformément à leur mandat.

    (Avec l’AFP)

  • Le G7 floue par la communaute Internationale

    Le G7 floue par la communaute Internationale

    Mwando-L’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) appelle la communauté internationale à “jouer franc jeu” au cours du processus électoral congolais.

    Le président de ce parti de l’opposition, membre du G7, a lancé cet appel à l’ouverture de son congrès, samedi 28 novembre, à Kinshasa.

    Charles Mwando Nsimba dit ne pas comprendre que la communauté internationale qui exige la publication d’un calendrier réaliste et respectant les délais constitutionnels, appuie également la tenue du dialogue.

    Cette position jugée ambigüe de la communauté internationale risque, selon lui, de favoriser le glissement du mandat présidentiel au-delà de 2016.

    «La communauté internationale a des jeux flous. Le fait d’adhérer par, peut-être humour, d’adhérer par l’ouïe aussi, c’est jouer le jeu du glissement. C’est un danger. Là, je voudrais que la communauté internationale joue franc jeu», a dénoncé Charles Mwando.

    Il a estimé que l’évaluation des mécanismes d’Addis-Abeba peut se faire parallèlement à l’application des dispositions constitutionnelles, c’est-à-dire calendrier, programmation des élections.

    «Nous avons mission de lutter, nous avons mission d’empêcher la résurgence de la dictature » a poursuivi le président de l’Unadef.

    Comme les autres ténors de G7, Charles Mwando a jugé inopportun le dialogue politique, annoncé par le chef de l’Etat.

    Le G7 regroupe les sept partis politiques exclus de la Majorité présidentielle, après avoir interpellé à travers une lettre ouverte en septembre dernier, le président Joseph Kabila, sur la nécessité d’organiser des élections dans le délai constitutionnel pour une alternance politique en RDC.

    radio okapi

  • Kenya : le pape termine sa visite en fustigeant l’injustice, le tribalisme et la corruption

    Kenya : le pape termine sa visite en fustigeant l’injustice, le tribalisme et la corruption

    pape 1-Le pape François a dénoncé, vendredi 27 novembre, “l’injustice atroce” que représentent les grands bidonvilles des mégapoles africaines, fruits de la corruption et de l’accaparement au profit de quelques uns.

    François s’exprimait à l’église de Saint-Joseph Travailleur, tenue par les jésuites, dans l’immense bidonville pollué de Kangemi à Nairobi, où s’entassent plus de 100 000 personnes et où se concentrent les dégradations environnementales et humaines qu’il a dénoncées jeudi devant l’ONU.

    “Comment ne pas dénoncer les injustices que vous subissez ? L’atroce injustice de la marginalisation urbaine se manifeste par les blessures provoquées par les minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse et gaspillent de façon égoïste, tandis que des majorités toujours croissantes sont obligées de se réfugier dans des périphéries abandonnées, contaminées, marginalisées”, a lancé François avec force.

    Devant une foule qui lui a réservé un accueil ému, le pape a aussi dénoncé “de nouvelles formes de colonialisme” qui font des pays africains “les pièces d’un mécanisme, les parties d’un engrenage gigantesque” et les soumettent à diverses “pressions pour que soient adoptées des politiques de marginalisation, comme celle de la réduction de la natalité”.

    “Chair à canon”

    Des politiques visant selon lui à “légitimer le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser”.

    François a fustigé “le manque d’accès aux infrastructures et aux services de base”, condamné “l’injuste distribution de la terre qui conduit des familles entières à payer des loyers exorbitants” et “l’accaparement de terres par des ‘promoteurs privés’ sans visage qui vont jusqu’à vouloir s’approprier la cour des écoles de vos enfants !”.

    “L’hostilité que subissent les quartiers populaires s’aggrave lorsque les organisations criminelles, au service d’intérêts économiques ou politiques, utilisent des enfants et des jeunes comme ‘chair à canon’ pour leurs affaires entachées de sang”, a-t-il poursuivi.

    Alors qu’une religieuse du bidonville avait déploré que seulement 4 % du clergé de Nairobi travaille dans les bidonvilles où survit plus de la moitié des habitants de la capitale, François a appelé “tous les chrétiens, en particulier les pasteurs (…) à s’impliquer”.

    La corruption, “ça vous mange de l’intérieur”

    François s’est rendu ensuite au stade de Kasarani, à 22 km de là, où quelque 50 000 jeunes Kényans lui ont réservé un accueil festif. “Je vous invite, vous tous, à vous prendre par la main contre le tribalisme et à dire: ‘Nous sommes une Nation’!”, a déclaré le pape.

    Jorge Bergoglio a aussi souligné que la corruption qui gangrène le Kenya et de nombreux pays d’Afrique est “une route qui ne conduit pas à la vie mais à la mort”.

    “C’est comme le sucre, c’est doux, on aime ça, c’est facile, mais ça vous mange de l’intérieur. A la fin (…), vous ou votre pays finissez diabétiques”, a-t-il expliqué, notant que la corruption était partout, “même au Vatican”.

    “Chaque fois que vous empochez un pot-de-vin, vous détruisez votre coeur et votre personnalité et vous détruisez votre pays. S’il vous plaît, ne développez pas ce goût pour ce sucre qu’on appelle corruption”, leur a-t-il demandé. “Si vous ne voulez pas de corruption dans votre pays, commencez maintenant vous-mêmes” à la refuser.

    Recrutement des jeunes

    François a aussi abordé le recrutement des jeunes par des groupes armés extrémistes, notamment jihadistes.

    “Comment les faire revenir ? D’abord, il faut se demander pourquoi des jeunes pleins d’idéaux acceptent de se radicaliser. Ils perdent leurs amis, leur tribu, leur pays. Ils laissent derrière eux leur vie pour apprendre à tuer”.

    “Si un jeune homme ou une jeune fille n’a pas de travail, ne peut étudier, que peut-il – ou elle – faire ? Une vie de délinquance, la drogue, voire le suicide ou se laisser attirer sur ce mauvais chemin”, a-t-il argumenté.

    “La première chose à faire pour empêcher un jeune d’être recruté est l’éducation et le travail (…) sinon l’idée s’insinue en lui”. Il a appelé les jeunes à la prière : “Dieu est bien plus fort que toute campagne de recrutement”, a-t-il expliqué.

    Un court vol l’emmènera ensuite en Ouganda, deuxième étape de son voyage africain, où il atterrira dans l’après-midi sur l’aéroport d’Entebbe. Il rencontrera le président Yoweri Museveni, la classe politique et le corps diplomatique et prononcera le premier discours de son séjour d’un jour et demi dans ce pays au passé tragique de guerres, de violences et de dictatures, avec un taux particulièrement élevé de victimes du sida.

    Avec AFP

  • Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    me tshibanguLibéré le mardi 24 novembre 2015 vers 17h00, après avoir passé plus de sept semaines dans la Prison centrale de Makala, Me Tshibangu Kalala est vite sorti du bois pour donner sa part de vérité sur l’affaire qui a causé son incarcération.

     Aux chevaliers de la plume qui l’ont approché dans sa résidence de la concession Utexafrica, cet avocat congolais qui a ficelé un dossier judiciaire en béton devant permettre à son pays, la RDC, de gagner son procès contre l’Ouganda devant la Cour internationale de Justice, et de s’attendre au paiement des milliards de dollars de dommages et intérêts, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour qualifier d’arbitraire, son arrestation intervenue le mardi 29 septembre 2015.

     Sa version contredit celle relatée par le ministre de la Justice, lors de son intervention à l’Assemblée nationale suite à la question orale du député national, Toussaint Alonga.

    Me Tshibangu s’est dit dupé par son client, le gouvernement congolais qui, selon lui, n’a pas rempli sa part de contrat dans le dossier judicaire RDC – Ouganda devant la Cour Internationale de Justice.

     DECLARATION DE ME TSHIBANGU KALALA

     1. L’opération  d’arrestation et de détention arbitraires pendant sept (7) semaines dont j’ai été victime depuis le mardi 29 septembre dernier a pris fin le mardi 24 novembre à 16h58 minutes. Dès le début, j’ai pris la décision de rester en prison, dans l’honneur et la dignité, et de refuser la liberté dans la honte et la lâcheté qui m’était proposée par le Ministre de la Justice.

     2. Au-delà de ma situation personnelle, ma résistance farouche contre les abus de pouvoir avait un sens plus global. Il faut faire respecter dans notre pays, par les autorités publiques:

     1°) l’indépendance et le prestige social de la profession d’avocat,

    2°) les droits de l’avocat et les obligations de son client, même si celui-ci est l’Etat congolais, 30) la devise de la République (Justice-Paix-Travail),

    4°) l’Etat de droit,

    5°) la Constitution et les lois de la République et ainsi que 6°) les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Un Congolais qui a travaillé pour le pays doit être correctement rémunéré par le Gouvernement.

     3. Je profite de cette occasion, et de la situation injuste que je viens de traverser, pour dire à tous les Congolais que les fondateurs de la RDC à Berlin en 1885 ont agi au nom de Dieu- Tout-Puissant pour créer notre pays. Notre pays est donc un grand projet divin. Le peuple congolais est également, dans son -unité et sa diversité, un grand projet divin. Ainsi., tous les dirigeants politiques qui, profitant d’une parcelle du pouvoir politique qu’ils exercent, se permettent de ridiculiser la RDC et de violer la dignité et les droits des Congolais, de se servir eux-mêmes au lieu d servir la République et le peuple, d’avoir la jalousie et la haine comme méthode dé gestion des affaires publiques, travaillent clairement contre le projet divin que je viens d’indiquer. Dieu lui-même ne manquera pas de les aveugler et de les punir.

     4. Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire, le bien l’a emporté sur le mal, la vérité triomphé sur les contre-vérités, la lumière de la justice et de l’honnêteté. a chassé les ténèbres de la jalousie; de la haine et de la méchanceté.

     5. J’ai refusé, pendant deux ans, de restituer au Gouvernement congolais les pièces du dossier judiciaire dans l’affaire qui oppose notre pays à l’Ouganda devant la Cour Internationale de Justice à a Haye aux Pays-Bas. Je l’ai fait en application – de l’article 77, alinéa 2 de la loi sur le barreau qui permet à un avocat de ne pas remettre à son client les pièces du dossier judiciaire obtenues par ses prestations jusqu’à ce que ce client paie se honoraires. Mais, des individus méchants et mal intentionnés ont même prétendu que j’avais déjà vendu ces pièces à l’Ouganda contre plusieurs millions de dollars. Et que c’est pour cette raison que je refuse de les remettre au Gouvernement pour sortir de la prison, Ils ont même parlé de haute trahison dans mon chef.

     6. Moi, je n’ai jamais été un pro-ougandais. Je viens donc de remettre ces pièces au Gouvernement de la République pour lui permettre d’assurer la défense des intérêts de notre peuple devant la Cour Internationale de Justice. Ces pièces portent le sang, les douteurs et les souffrances du peuple de Kisangani, de l’Ituri, de Beni, de Butembo et d’ailleurs. Elles portent également le sang de nos vaillants soldats des FARDC. J’ai conçu et fabriqué une grande partie de ces pièces. J’ai obtenu d’autres pièces par mes recherches personnelles. Je connais donc le code secret de toutes ces pièces. Je les avais donc bien conservées dans l’intérêt supérieur de notre pays.

    7. J’ose espérer que ceux qui vont utiliser ces documents devant la Cour Internationale de Justice sauront détecter le message profond qui se cache dans ces pièces en vue d’assurer une meilleure défense des intérêts de notre peuple. Je leur souhaite plein succès.

     8. Après quelques examens médicaux à l’étranger, je m’exprimerai plus longuement -devant la presse nationale pour éclairer davantage l’opinion publique sur cette triste affaire.

     9. Pour terminer, je tiens à présenter mes profonds remerciements aux personnes et organisations qui m’ont apporté leur soutien et leur solidarité pendant ma détention à la Prison centrale de Makala. Je peux citer, parmi tant d’autres, tous les avocats congolais dans leurs barreaux respectifs, le collectif d’avocats chargés de ma défense, tous les avocats belges, l’association ACAJ, le Bureau, conjoint des droits de l’homme de la MONUSCO, le CICR (qui a pris mon cas en charge), la Fondation Bill Clinton pour la Paix, la VSV, les députés Toussaint Alonga et Emery Okundji qui ont porté le débat sur ma situation l’Assemblée nationale, Maître Emery Mukendi Wafwana, qui m’a montré l’importance de l’amitié et de, la fraternité et mes amis du Rotary Club Kinshasa.

     10. Mes remerciements vont spécialement au Bâtonnier Edouard Mukendi Kalambayi, du Barreau de Kinshasa/ Gombe, et .à Maître Célestin Tunda ya Kasende qui n’ont épargné aucun effort, en tant que facilitateurs, en vue de trouver une solution juste et équitable du conflit qui m’opposait au Ministre de la Justice.

     11. Enfin, je remercie mon épouse, ma famille, mes parents et tous mes amis qui m’ont soutenu tout au long de ma détention à la Prison centrale de Makala.

     Je vous remercie