Category: Afrique

  • Foot: Mali, Maroc, Nigeria, Ouganda qualifiés à la CAN 2019

    Foot: Mali, Maroc, Nigeria, Ouganda qualifiés à la CAN 2019

    Les équipes du Mali, du Maroc, du Nigeria et d’Ouganda ont rejoint celles du Cameroun, d’Egypte, de Madagascar, du Sénégal et de la Tunisie en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football, ce 17 novembre 2018, lors de la 5e journée des éliminatoires.

    On connaît désormais 9 des 24 équipes qui disputeront la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football, prévue du 15 juin au 13 juillet au Cameroun. Après le pays-hôte, l’Egypte, Madagascar, le Sénégal et la Tunisie, les sélections du Mali, du Maroc, du Nigeria et de l’Ouganda ont décroché leur qualification pour la CAN 2019.

    Les « mondialistes » seront présents à la CAN 2019

    Les Marocains et les Nigérians ont ainsi imité les trois autres équipes ayant représenté le continent lors de la Coupe du monde 2018 (Egyptiens, Sénégalais et Tunisiens).

    Suite à une victoire 2-1 des Comoriens face aux Malawiens, les « Lions de l’Atlas » du Maroc sont en effet assurés de finir à la meilleure place du groupe B, en éliminatoires.

    Les « Super Eagles » du Nigeria, eux, sont allés chercher leur strapontin en phase finale en faisant match nul 1-1 en Afrique du Sud. Les Sud-Africains restent deuxièmes au classement du groupe E. Mais les « Bafana Bafana » devront tenir le choc, lors de la dernière journée des éliminatoires, face à des Libyens qui ont écrasé les Seychelles 8-1 ce samedi.

    Septième Coupe d’Afrique de suite pour le Mali

    Ce sera par ailleurs la septième Coupe d’Afrique des nations de suite pour l’équipe du Mali. Celle-ci a validé son billet pour la CAN 2019 en allant gagner 1-0 au Gabon, dans le groupe C. Les Gabonais, eux, devront s’imposer au Burundi, en mars prochain, s’ils ne veulent pas être éliminés et que ce soient les Burundais qui accompagnent les « Aigles » au Cameroun.

    Côté ougandais, on ne peut pas se targuer de la même régularité que le Mali. Mais la sélection ougandaise va tout de même prendre part à sa deuxième phase finale d’affilée, après l’édition 2017. Les « Cranes » ont battu les Cap-Verdiens 1-0, dans le groupe L.

    Les Béninois craquent en Gambie

    Dans le groupe D, les Béninois ont laissé filer des points en s’inclinant 1-3 en Gambie, alors qu’ils ont longtemps mené 1-0.

    Dans le groupe K, Namibiens et Bissau-Guinéens se sont neutralisés (0-0). Ils devront donc attendre la fin des éliminatoires pour connaître leur sort.

    A noter enfin la victoire sénégalaise 1-0 en Guinée équatoriale. Un succès sans grande conséquence puisque les « Lions de la Ténranga » sont déjà qualifiés et les Equato-Guinéens éliminés.

    La 5e journée des éliminatoires va se poursuivre et s’achever ce 18 novembre avec 12 matches, dont notamment Rwanda-Centrafrique, Congo-RD Congo, Togo-Algérie ou encore Guinée-Côte d’Ivoire.


    CAN 2019 : CALENDRIER, CLASSEMENTS ET RÉSULTATS DES ÉLIMINATOIRES

    NB : Quarante-huit pays disputent les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Ils sont répartis dans douze groupes de quatre équipes. Les deux premiers au classement de chaque groupe sont qualifiés pour la phase finale de la CAN 2019 (15 juin-13 juillet), sauf dans le groupe B où se trouve le Cameroun, pays hôte du tournoi.

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  • CAN féminine 2018: les Ghanéennes entament bien leur tournoi en battant l’Algérie

    CAN féminine 2018: les Ghanéennes entament bien leur tournoi en battant l’Algérie

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    Pays organisateur de la CAN féminin 2018, le Ghana a battu l’Algérie en match d’ouverture 1-0 samedi à Accra. Un but de Gladys Amfobea a permis aux Black Queens de lancer idéalement leur tournoi.

    C’est une gamine de 20 ans, Gladys Amfobea, qui a mis son équipe nationale sur de bons rails en marquant l’unique but du match d’ouverture Ghana-Algérie (1-0) de la CAN féminine 2018. Les Black Queens ont entamé la rencontre tambour battant en ouvrant le score dans le premier quart d’heure de jeu (13e) d’une belle frappe à l’extérieur de la surface de leur défenseur. Elles ont dominé le match avec 23 tirs au but (7 cadrés), mais n’ont pas fait preuve de réalisme.

    C’est un succès qui lance idéalement le Ghana qui ambitionne de gagner enfin la CAN féminine et mettre fin à l’hégémonie des ogresses du Nigeria (10 titres remportés sur 12). Le Ghana a disputé trois finales (1998, 2002, et 2006) et les a toutes perdues face au…Nigeria.

    Les joueuses ghanéennes seront face au Mali pour leur deuxième match de poule, le mardi 20 novembre.

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  • Eliminatoires CAN 2019: le Sénégal s’impose en Guinée équatoriale

    Eliminatoires CAN 2019: le Sénégal s’impose en Guinée équatoriale

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    Dans un match sans enjeu, le Sénégal étant déjà qualifié, et la Guinée équatoriale, déjà éliminée, les Lions ont battu le Nzalang 1-0. Les hommes de Aliou Cissé se sont imposés grâce à un but contre son camp du défenseur adverse Luis Meseguer à la 52e minute. Au cours d’une rencontre « sans danger », le sélectionneur du Sénégal a testé une nouvelle fois une défense à trois et donné leur chance à certains joueurs comme Assane Dioussé de Saint-Etienne, titularisé, ou l’attaquant Habib Diallo qui joue à Metz Ligue 2 française.

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  • CAN 2019 : le Mali qualifié et le Gabon en péril

    CAN 2019 : le Mali qualifié et le Gabon en péril

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    L’équipe du Mali s’est qualifiée pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet au Cameroun) en gagnant 1-0 à Libreville, ce 17 novembre 2018. Les Gabonais, eux, devront gagner au Burundi, lors de la dernière journée des éliminatoires, en mars, s’ils veulent disputer la CAN 2019.

    L’équipe du Mali va disputer sa septième Coupe d’Afrique des nations d’affilée ! Les Maliens se sont en effet qualifiés pour la CAN 2019, ce 17 novembre 2018 à Libreville. Depuis la CAN 2002 à domicile, les « Aigles » n’ont ainsi manqué qu’une édition ; celle de 2006.

    Les joueurs de Mohamed Magassouba ont décroché leur place pour la prochaine phase finale en allant gagner 1-0 au Gabon. Le but décisif a été inscrit par Moussa Doumbia dès la 11e minute, d’une reprise à bout portant. Le tout devant une forte communauté malienne aux anges, au Stade de l’amitié sino-gabonaise.

    Les Gabonais devront gagner au Burundi

    Les supporters des « Panthères » étaient en revanche furieux au vue de la terne prestation de leurs protégés. Le sélectionneur Daniel Cousin a paru sans solution, en l’absence de son attaquant-vedette Pierre-Emerick Aubameyang. Seul l’ailier Denis Bouanga s’est montré véritablement dangereux.

    Il faudra donc beaucoup plus d’envie et d’imagination, en mars prochain, au Burundi, pour décrocher la qualification. Les Gabonais devront l’emporter sur le terrain des Burundais s’ils veulent rejoindre les Maliens à la CAN 2019.

    CAN 2019 : CALENDRIER, CLASSEMENTS ET RÉSULTATS DES ÉLIMINATOIRES

    Chronologie et chiffres clés

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  • Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI

    Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI


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    RFI

    Publié le 17-11-2018
    Modifié le 17-11-2018 à 23:39

    En Centrafrique, le chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot, mieux connu sous le surnom de « Rambo » a été extradé, samedi 17 novembre, vers la CPI à La Haye. Un mandat d’arrêt avait été déposé contre lui le 11 novembre 2018 pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il aurait commis entre décembre 2013 et août 2014 à Bangui et dans l’ouest du pays. Il avait été arrêté le 29 octobre dernier à l’Assemblée nationale après avoir sorti son arme dans l’hémicycle. « Rambo » comme il est surnommé était un chef de groupe armé très craint.

    Au plus fort de la crise, la milice d’Alfred Yecatom Rhombot, ancien caporal-chef de l’armée régulière, contrôlait une grande partie du sud-ouest de la ville de Bangui ainsi que la route jusqu’à Mbaïki à 110 km de la capitale. Douze checkpoints avaient été érigés sur cet axe où le groupe armé composé d’une centaine d’hommes taxait les véhicules. Des droits de passage avaient aussi été imposés sur la rivière Oubangui.

    Le groupe de « Rambo » composé d’environ 3000 hommes était lourdement armé d’AK47, de RPG et de mines antipersonnel. Un cas a particulièrement marqué les esprits à Bangui. Il aurait enterré une personne vivante. Il a participé à l’attaque meurtrière du 5 décembre 2013. Une attaque coordonnée du camp Kassaï, de l’Assemblée nationale et du quartier de Boy-Rabe qui a fait plus de 100 victimes.

    Après la crise, Alfred Yecatom Rhombot s’était reconverti en créant sa société de sécurité privée. Il avait aussi été élu député de la circonscription de Mbaïki en 2016. Il a été arrêté le 29 octobre dernier, alors qu’il avait sorti son arme dans l’hémicycle lors de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Il était depuis détenu au camp de Roux.

    Alfred Yecatom Rhombot a été remis à la CPI ce samedi à Bangui. L’avion a décollé en début d’après-midi. Il était sous mandat d’arrêt sous scellé et donc maintenu secret. Il est aussi sous sanction des Nations unies depuis 2015.

    « La FIDH se félicite du transfèrement de Rhombot à la CPI, c’est un message fort pour les leaders de groupes armés. Ceux qui pensent s’arroger une amnistie à la table des négociations font fausse route », commente Pierre Brunisso, coordinateur de projet de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) à Bangui.

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  • CAN 2019: le Burundi remporte une victoire cruciale au Soudan du Sud

    CAN 2019: le Burundi remporte une victoire cruciale au Soudan du Sud

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    L’équipe du Burundi a gagné 5-2 sur le terrain de celle du Soudan du Sud, ce 16 novembre 2018 à Juba, dans le groupe C des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Grâce à ce succès, les Burundais s’installent au moins provisoirement à la première place au classement, en attendant le match Gabon-Mali.

    Les équipes du Gabon et du Mali vont peut-être devoir attendre la dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, en mars, pour connaître leur sort. Leur rivale du Burundi est en effet plus que jamais en course pour disputer la première phase finale de son histoire, après avoir gagné 5-2 au Soudan du Sud ce 16 novembre 2018.

    Les Burundais se sont imposés grâce à un impressionnant quadruplé de Fiston Abdul Razak et à une réalisation de Cédric Hamissi. Avec ce succès, les « Hirondelles » s’emparent ainsi de la première place au classement du groupe C.

    Les Burundais ont leur destin en mains

    Une situation qui ne perdurera peut-être pas, en fonction du résultat de Gabon-Mali, disputé ce 17 novembre. Mais les Burundais ont quoiqu’il arrive leur destin en mains : s’ils battent les Gabonais, en mars 2019, ils seront certains de décrocher leur place à la CAN 2019.

    CAN 2019 : CALENDRIER ET RÉSULTATS DES ÉLIMINATOIRES

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  • CAN 2019: une 4e visite d’inspection fatale ou favorable au Cameroun?

    CAN 2019: une 4e visite d’inspection fatale ou favorable au Cameroun?

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    La quatrième mission d’inspection menée au Cameroun par la Confédération africaine de football (CAF) s’est achevée ce 15 novembre avec l’examen des infrastructures sportives de Douala. Au terme de la visite, aucune déclaration n’a été faite par les inspecteurs de la CAF. Le suspense reste donc total concernant le maintien ou pas du tournoi sur le sol camerounais. Une décision sera prise le 30 novembre à Accra.

    La mission d’inspection conjointe Confédération africaine de football (CAF) – Fédération internationale de football (FIFA), conduite par le secrétaire général adjoint de la CAF Anthony Baffoe, a démarré les visites de chantiers le 11 novembre à Yaoundé, avec le complexe sportif d’Olembe (60.000 places) réalisé à 80%. La délégation y a inspecté la pépinière à gazon, les terrains d’entraînement et le stade principal à l’intérieur duquel la pose des chaises et de la toiture sont en cours.

    La mission d’inspection a ensuite mis le cap, le 12 novembre, sur Garoua, dans le Nord du Cameroun, où se dérouleront les matches de la poule F. Au Stade Roumdé Adjia (30.000 places), les travaux, estimés à 60%, en sont à la phase de pose des gradins et de l’aménagement de l’aire de jeu. Les différents stades d’entraînement de la ville ont également été passés en revu.

    A Bafoussam, le stade qui accueillera les rencontres est achevé depuis 2016. La mission d’inspection a passé au peigne fin les différents stades d’entraînement dont le taux de réalisation est de 55%. Elle a également visité les hôtels où logeront les équipes et les officiels. Le point d’ombre a été la voierie urbaine qui est très dégradée.

    La visite s’est achevée par le site de Douala où les délégués ont inspecté le stade de 50.000 places, en cours de finition, ainsi que les différents stades d’entraînement.

    Anthony Baffoe et ses services vont désormais dresser un bilan qui sera étudié par le Comité exécutif (ComEx) de la CAF, le 30 novembre à Accra. Le ComEx décidera alors s’il maintient ou pas sa confiance au Cameroun concernant la tenue de la phase finale, prévue du 15 juin au 13 juillet.

    Avec notre correspondant au Cameroun, Joël Wadem,

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  • Ouverture du premier Festival en ligne de films africains (OAFF)

    Ouverture du premier Festival en ligne de films africains (OAFF)

    « On veut prouver au monde qu’on est capable de voir des films africains comme n’importe quel autre film. » Accessible dans 15 pays d’Afrique, mais aussi dans huit pays européens (dont la France), ainsi aux États-Unis, au Canada et en Colombie, le premier African Online Film Festival (Oaff) a ouvert – après quelques soucis techniques – depuis ce vendredi 16 novembre sa plateforme, précédé d’un lancement festif dans une grande salle de cinéma sur les Champs-Élysées à Paris. En ligne, 30 films autour du thème de « l’Africanité » seront proposés pendant un mois. Parmi les jurés de la compétition officielle figurent la réalisatrice kenyane Wanuri Kahiu et l’acteur nigérian Richard Mofe Damijo. Entretien avec le fondateur d’Oaff et directeur de Cinewax, Jean Fall, sur les enjeux de cette nouvelle manière de diffuser le cinéma africain.

    RFI : L’African Online Film Festival (Aoff), est-ce le premier Festival en ligne de films africains ?

    Jean Fall : À notre connaissance, c’est le premier Festival de films africains en ligne et on l’a appelé Online Africain Film Festival. C’est une plateforme de streaming pendant un mois, dans 15 pays africains, du 15 novembre au 15 décembre, pour donner accès à plus de 30 films africains en ligne, pour les gens de ces pays-là.

    Parmi les longs métrages de la compétition officielle se trouve entre autres Félicité, d’Alain Gomis, c’est le film d’un Franco-Sénégalais et une production franco-belge-libano-allemande… Dans les bonus apparait I Am Not A Witch, de la Zambienne Rungano Nyoni, une coproduction franco-britannique. Quelle est votre définition d’un « film africain » ?

    La définition d’un film africain, c’est très simple. Normalement, on définit un film par la nationalité de son producteur, mais, nous, on va un peu plus loin. Il faut que le réalisateur soit d’origine africaine et la production en grande majorité africaine. Ensuite, on va aussi voir l’histoire. Est-ce que cela parle d’une histoire africaine ou non, qui se passe sur le territoire, qui parle de l’histoire ou de la culture africaine ? C’est notre définition d’un film africain.

    Quel est le film inédit le plus attendu de votre sélection ?

    Il y en a tellement. Un des films que je préfère, c’est Hello Rain, du réalisateur nigérian C. J. Fiery. C’est vraiment un film totalement nouveau, d’un point de vue pictural, du son, de l’histoire. C’est une histoire onirique sur le Nigéria, à travers de trois sorcières. On a aussi un film qui s’appelle Djon Africa, de Joao Miller Guerra et Filipa Reis, du Cap Vert. Il parle du retour d’un jeune Portugais d’origine africaine dans son pays pour voir ses origines et essayer de retrouver un de ses parents.

    Votre festival réunit Wanuri Kahiu (Rafiki) et Rungano Nyoni, deux réalisatrices connues pour leur engagement en faveur d’une émancipation des femmes en Afrique. Votre Festival, a-t-il un côté engagé ou politique ?

    Le côté politique de notre festival est inhérent à notre action. Ce qu’on veut prouver au monde aujourd’hui, c’est qu’on est capable de voir des films africains comme n’importe quel autre film et d’apprécier la qualité de ces films. Que ces films africains ne soient pas relayé au second plan et qu’ils ont aujourd’hui le potentiel d’être vus par des millions de personnes. C’est pourquoi on a créé un format qui va permettre de toucher beaucoup de gens en ligne et de s’affranchir de la distance et des frontières grâce au Festival.

    Dans quel pays attendez-vous le plus de visiteurs ?

    Honnêtement, je n’ai aucune idée. Cela sera peut-être les États-Unis, peut-être le Sénégal, peut-être la France, la Belgique… On ne sait pas. En tout cas, on espère vraiment que les Africains vont nous suivre et qu’il y ait un vrai engouement autour des films africains là-bas.

    Certains films en ligne resteront non visibles en France. En tant qu’organisateur d’un festival de films en ligne, rejouez-vous le match du Festival de Cannes contre Netflix ?

    Non, pas du tout. Nous, cela fait trois ans que Cinewax existe et cela fait trois ans qu’on fait des séances de cinéma dans des salles de cinéma. On a fait des festivals, des ciné-clubs, on a expérimenté les différentes manières de montrer des films en salle. Et on s’est dit : malheureusement, on ne peut pas ramener un million de personnes ou 100 000 personnes dans une salle. Qu’est-ce qui peut nous permettre cela aujourd’hui ? Le digital et d’avoir une plateforme. Donc, on s’est dit, ce format peut nous permettre, pour la première fois, de toucher plein de gens, dans plein de pays différents. Après, on peut dire à toutes ces personnes : regardez, il y a un festival qui est fait par un partenaire dans tel pays, allez voir les films physiquement dans une salle de cinéma. Donc, pour moi, de faire un festival digital et de faire un festival réel, ce n’est pas incompatible.

    Cinewax fait la promotion des films africains en France. Avec le Festival en ligne, vous visez 100 000 utilisateurs en un mois. Est-ce beaucoup par rapport à la sortie d’un film dans les salles de cinéma ?

    Par rapport à la sortie d’un film africain en France, effectivement, c’est déjà bien. La plupart des films font entre 30 000 et 50 000 entrées. Et c’est très compliqué à mener cette sortie pour les distributeurs. Maintenant, en termes de chiffres en ligne, je pense qu’on est très loin de ce qu’on est capable de faire si le Festival tient dans les prochaines années.

    MyFrenchFilmFestival, le festival annuel de la promotion de films français en ligne, avec ses 12 millions de films vus (dont 300 000 en Afrique et au Moyen-Orient) en un mois lors de la 8e édition en janvier et février 2018, est-ce un modèle pour vous ?

    Oui, c’est un très beau modèle et on s’est vraiment inspirés de leur modèle. Je trouvais cela génial qu’on puisse sortir du carcan un peu cadré « du cinéma français dans la salle de cinéma » et qu’on puisse proposer ces films à des gens qui ne les ont jamais vus… Je sais que sur les 12 millions de films visionnés, il y a eu 6 millions de Chinois qui ont vu des films. Moi, j’adorerais que 6 millions de Chinois voient des films africains. Cela permettrait justement le côté politique, de sensibiliser les gens par la nature des images qu’ils peuvent voir, de découvrir autre chose. En effet, MyFrenchFilmFestival est un modèle qu’on peut conserver et qui va fonctionner, je l’espère. Le Nigéria, ce sont 180 millions de personnes. 12 millions, ce ne sont même pas dix pour cent du Nigéria. Alors, imaginez ce qu’on fera dans 5 ou 8 ans !

    Online African Film Festival (OAFF), du 15 novembre au 15 décembre, prix selon les pays (par exemple, 3000 F CFA au Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, 40 GHS au Kenya, 600 KES au Nigéria, 2900 NGN au Ghana, 8 euros en France, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Suède, 8 livres au Royaume-Uni, 8 dollars aux États-Unis et au Canada…)

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  • Une CAN féminine 2018 pour battre le Nigeria et aller au Mondial 2019

    Une CAN féminine 2018 pour battre le Nigeria et aller au Mondial 2019

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    La Coupe d’Afrique des nations 2018 de football féminin se déroule du 17 novembre au 1er décembre au Ghana. Les trois meilleures équipes du tournoi seront qualifiées pour la Coupe du monde 2019. Algériennes, Camerounaises et Maliennes tenteront par ailleurs de mettre un terme à la suprématie des Nigérianes.

    C’est peut-être la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine qui se dispute avec huit équipes seulement. En 2020, il pourrait en effet bien y avoir seize pays représentés au Congo-Brazzaville.

    En attendant un éventuel changement de format peut-on s’attendre à un changement dans la hiérarchie du foot africain féminin, du 17 novembre au 1er décembre au Ghana ? Le Nigeria, qui a remporté la compétition dix fois sur douze, se présente une nouvelle fois en super favori du tournoi.

    Des Equato-Guinéennes qui font jaser

    Les Nigérianes partagent un groupe B très relevé avec les Sud-Africaines, les Zambiennes et surtout les Equato-Guinéennes, championnes d’Afrique en 2008 et en 2012.

    La participation de la Guinée équatoriale à cette CAN 2018 peut faire jaser. D’une part parce que la Confédération africaine de football (CAF) est récemment revenue sur sa décision de disqualifier le « Nzalang » au sujet de l’éligibilité d’une joueuse. Et d’autre part car les Equato-Guinéennes sont suspendues pour la Coupe du monde 2019 et ne prendront donc pas part au Mondial, et ce même si elles finissent sur le podium de cette Coupe d’Afrique.

    Les Kényanes, qui avaient été préalablement repêchées pour cette phase finale, ont déposé un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), contre la présence de la sélection de Guinée équatoriale au Ghana. En vain, le TAS n’ayant pas accédé à leur demande.

    Des Camerounaises ambitieuses

    La participation des Camerounaises à cette 13e mouture de la CAN féminine fera moins polémique. Finalistes en 2014 et 2016, les « Lionnes Indomptables » font partie des rares adversaires capables de faire douter les Nigérianes, même si elles restent notamment sur un cinglant 0-6 en France, en match de préparation.

    Leur objectif sera évidemment de sortir d’un groupe A par ailleurs composé des Ghanéennes, des Algériennes et des Maliennes. A noter que le défi s’annonce énorme pour l’Algérie et le Mali qui n’ont jamais atteint les demi-finales de cette compétition.

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  • «Kivu», une BD sur le sort déchiré de cette région dans l’est de la RDC

    «Kivu», une BD sur le sort déchiré de cette région dans l’est de la RDC

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    Il a donné naissance à deux grands héros de bande dessinée modernes : l’agent amnésique XIII et l’héritier au grand cœur Largo Winch. À 79 ans, le scénariste de bande dessinée Jean Van Hamme sort de sa retraite pour un album de BD dénonçant les crimes sexuels et actes de guerre au Sud-Kivu, cette région riche en minerai de la République démocratique du Congo. L’album, intitulé « Kivu », dessiné par Christophe Simon, a paru cet automne aux éditions du Lombard.

    C’est une rencontre qui a donné envie à Jean Van Hamme de se pencher sur le sort déchiré du Kivu : « une rencontre volontaire d’un chirurgien belge qui s’appelle Guy-Bernard Cadière qui va assister le docteur Mukwege régulièrement dans l’hôpital de Panzi à Bukavu. »

    Ce n’est pourtant pas le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, que met en scène Jean Van Hamme dans cet album. Mais un personnage de fiction, un jeune et brillant ingénieur qui découvre que l’importation du coltan par sa multinationale se fait en RDC au prix du sang. Il va alors protéger une fillette, Violette, menacée par un chef de guerre…

    Des bouches qui ne peuvent plus rien dire

    Le dessinateur Christophe Simon habille ce récit de sa ligne claire. Il s’est rendu une semaine à Panzi et s’est inspiré des enfants rencontrés. « Il y avait une petite fille qui avait l’âge de Violette et qui dessinait très bien. Je lui dis : c’est très joli ce que tu fais, mais pourquoi tu ne dessines pas les bouches ? Et là, elle me regarde avec des yeux qui ne peuvent plus pleurer et elle me dit : parce qu’elles ne peuvent plus rien dire. »

    C’est justement pour dire et dénoncer que Jean Van Hamme et Christophe Simon publient cette bande dessinée dénonçant les crimes commis, l’inaction des grands États africains, mais également les responsabilités occidentales.

    Écouter l’interview avec Jean Van Hamme et Christophe Simon dans Invité Culture

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