Category: Politique

  • Les camps de Kabila et Tshisekedi s’accordent pour un gouvernement

    Les camps de Kabila et Tshisekedi s’accordent pour un gouvernement

    -Un accord a été signé entre la coalition qui est sous l’autorité de l’ancien président Joseph Kabila et celle de son successeur en vue de former un gouvernement dans les jours à venir. L’accord met fin à la prise de bec qui empoisonnait les relations entre les deux plateformes.

    L’accord a été signé mercredi par Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, et par Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de Félix Tshisekedi, pour le compte du Cach (Cap pour le changement).

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    Le texte de l’accord que VOA Afrique a pu consulter recommande à M. Kabila “d’accomplir les devoirs de sa charge permettant au Chef de l’Etat de procéder à la désignation du Formateur du gouvernement”, et au président Tshisekedi “de nommer diligemment le Formateur du gouvernement”.

    “Les deux plateformes politiques affirment, par ailleurs, leur volonté commune de gouverner ensemble dans le cadre d’une coalition gouvernementale, ” précise le document.

    L'opposant Martin Fayulu lors d'un meeting à Butembo, Nord-Kivu, RDC, 15 février 2019. (Facebook/Michel Koyakpa)

    Une mésentente avait pris place entre les deux camps. Le FCC réclamant détenir la majorité, exigeait la nomination d’un Premier ministre issu de ses rangs. Mais le Cach se référait à un passage de la Constitution, souhaitant plutôt la nomination d’un “informateur ” en vue de déterminer la majorité.

    Le président Félix Tshisekedi avait même déclaré lors de son voyage à Windhoek, en Namibie, qu’il nommerait un Informateur car la majorité n’était pas formellement connue.

    Mardi, une énième rencontre a eu lieu entre le nouveau et l’ancien président à la ferme de ce dernier à l’extrémité de Kinshasa. Aucune déclaration n’a été faite mais la réunion semble avoir balisé le chemin.

    Le président nouveau Félix Tshisekedi, à droite, salue son prédécesseur Joseph Kabila à la Cité de l'Union africaine, Kinshasa, 17 février 2019. (Twitter/Joseph Kabila)
    “Après des échanges et débats fructueux, qui se sont déroulés du 04 au 06 mars 2019 (entre les deux parties), il dégage que le Front commun pour le Congo détient, de manière documentée, la majorité absolue à l’Assemblée nationale au sens de l’article 78 alinéa 1er de la Constitution, ” indique le document signé mercredi par les deux camps.
    Avec VOA
  • Fayulu à Bruxelles : “le peuple d’abord! c’est respecter sa volonté”

    Fayulu à Bruxelles : “le peuple d’abord! c’est respecter sa volonté”

    -L’opposant congolais Martin Fayulu qui continue à réclamer la victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018 en RDC, a demandé, à son arrivée à Bruxelles pour une tournée euro-américaine, que la volonté du peuple congolais exprimée lors de dernières élections, soit respectée.

    “Félix Tshisekedi doit comprendre que le peuple d’abord veut dire : ‘respecter sa volonté’. On ne peut pas trafiquer la décision du peuple,” a-t-il répondu à une question lors d’une conférence avec des Congolais de la diaspora à l’université de Vrije de Bruxelles.

    Le candidat malheureux congolais a expliqué qu’il était “le président élu” et qu’il ne pouvait “pas travailler avec son frère Félix Tshisekedi” (le vainqueur proclamé pour la présidentielle) “dans le cadre des résultats fabriqués dans le laboratoire de Corneille Nangaa” (le président de la Commission électorale nationale indépendante)… “dans un cadre ici frauduleux”, a-t-il explicité.

    Pour lui, “faire la volonté du peuple, c’est ne pas accepter d’être nommé mais rentrer auprès du peuple pour lui demander de reconfirmer sa volonté puisqu’il y a doute”.

    M. Fayulu propose le recomptage des voix ou alors de nouvelles élections dans les six mois à venir.

    Son recours a été jugé non-fondé par la Cour constitutionnelle qui a proclamé Félix Tshisekedi président élu en janvier dernier. Lequel a été investi le 24 janvier dernier.

    Avec VOA

  • Les circonstances de l’annonce du programme de Félix Tshisekedi font débat

    Les circonstances de l’annonce du programme de Félix Tshisekedi font débat

    -La présentation du programme d’urgence pour les 100 prochains jours de Félix Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) continue à susciter des réactions. Surtout que cette annonce a été faite alors que la passation de pouvoir n’est pas encore achevée en l’absence d’un nouveau gouvernement.

    Du côté de l’ancienne majorité présidentielle, on ne désapprouve pas la démarche. Cependant, beaucoup expliquent la sortie de Félix Tshisekedi comme l’initiative d’un homme sous pression, obligé de montrer à la population qu’il travaille.

    Pourtant, parmi les membres du gouvernement sortant interrogés, certains n’ont pas apprécié le format utilisé par Félix Tshisekedi pour la présentation de son programme d’urgence. Le fait d’organiser cette cérémonie dans un endroit ouvert à la population aurait exposé, d’après eux, l’ancienne équipe à des critiques, des quolibets et des propos considérés comme violents.

    La présentation de ce programme d’urgence s’est également faite dans un contexte de débat autour de l’existence ou pas d’une majorité parlementaire déjà constituée. Les cadres du Front commun pour le Congo (le FCC de Joseph Kabila) continuent à soutenir que le nouveau président devra désigner directement un formateur du futur gouvernement, surtout au nom du deal entre le FCC et Cap pour le changement, la plate-forme du nouveau président de la République. Ce qui n’est pas visiblement l’avis du camp Tshisekedi. « La majorité parlementaire ne se désigne pas dans une résidence privée par une coalition électorale. C’est au Parlement que cela se définit », confie un proche de Félix Tshisekedi. Entre-temps, le nouveau chef de l’Etat dont la composition du cabinet devrait être connue incessamment d’après ses proches, est obligé de composer avec l’ancienne équipe gouvernementale.

    Pour Bob Kabamba, professeur de sciences politiques à l’Université de Liège en Belgique, ce discours témoigne de dissensions entre le clan du nouveau chef de l’Etat et celui de son prédecesseur, Joseph Kabila.

    Avec RFI

  • Le rapport de forces Tshisekedi-Kabila bloque la formation du gouvernement

    Le rapport de forces Tshisekedi-Kabila bloque la formation du gouvernement

    -Plus d’un mois après son investiture, le nouveau président congolais ne parvient pas à former un gouvernement en RDC, en raison de la volonté de la majorité parlementaire contrôlée par l’ancien président Joseph Kabila de garder la mainmise sur le pouvoir.

    Dans une déclaration faite en Namibie en marge d’une visite, le président Félix Tshisekedi avait annoncé qu’il nommerait un informateur, c’est-à-dire une personnalité chargée d’identifier le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, en vue de désigner en son sein le Premier ministre chargé de former le gouvernement.

    Or les pro-Tshisekedi et les pro-Kabila ne s’accordent pas sur la nécessité de nommer cet “informateur”, une pratique constitutionnelle héritée de la Belgique, ancienne puissance coloniale. Joseph Kabila avait usé de ce procédé lors les élections de 2011.

    Le Front commun pour le Congo (FCC), la coalition des pro-Kabila revendique 342 députés nationaux sur 485 au sein de l’Assemblée nationale issue des élections du 30 décembre qui ont donné Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle.

    Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) lors d’un point de presse à Kinshasa, 11 janvier 2017. (Top Congo/VOA)

    Tshisekedi, qui ne dispose que d’une cinquantaine de députés à l’Assemblée nationale, avait prévenu dans une déclaration qu’il n’accepterait pas d’être “un président qui règne mais qui ne gouverne pas”.

    “La majorité est déjà constituée autour de notre autorité morale Joseph Kabila. La Constitution est sans équivoque: lorsque une telle majorité existe, inutile de nommer un informateur, on procède directement à la désignation du formateur qui deviendra Premier ministre”, a déclaré à l’AFP Me Célestin Tunda, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), de l’ancien président.

    L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti historique d’opposition) de M. Tshisekedi n’est pas de cet avis.

    “C’est un faux débat entretenu par nos partenaires du FCC. Ils ont juste une crainte de voir l’informateur se transformer en Premier ministre”, estime Peter Kazadi, l’un des responsables de l’UDPS.

    – ‘Rompre avec les antivaleurs’ –
    A l’Union pour la nation congolaise (UNC), le parti de Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Tshisekedi, Me Jean-Baudouin Mayo estime que “les 342 députés revendiqués par le FCC n’étaient pas partis aux élections sous les couleurs du FCC, mais dans des regroupements politiques qu’il faut identifier”.

    Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

    “Toutefois, à travers les concertations engagées par la coalition Cap pour le changement (Cach, pro-Tshisekedi) et le FCC, il y a lieu d’attendre encore quelques semaines avant la nomination du Premier ministre”, a-t-il ajouté.

    En 2011, alors que la majorité s’était constituée autour du président Kabila après sa réélection contestée, l’ancien chef de l’État avait désigné un informateur qui s’était chargé d’identifier la majorité avant la nomination d’un Premier ministre.

    “Il faut respecter la logique constitutionnelle”, estime le constitutionnaliste Jacques Djoli, député du parti d’opposition Mouvement de libération du Congo (MLC) : “Rien n’interdit au président de la République de désigner un informateur”.

    En plus de “l’identification de la majorité arithmétique” au sein de l’Assemblée nationale, l’informateur pourrait avoir aussi pour mission de “proposer au président l’ébauche d’un programme commun de gouvernement”, explique le professeur Djoli.

    Secrétaire d’Etat adjoint ya Etats-Unis mpo na mambi ya Afrika, Tibor Nagy, na Addis Abeba, Ethiopie, 30 novembre 2018.
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    Secrétaire d’Etat adjoint ya Etats-Unis akokoma na RDC le 13 mars
    Aujourd’hui, les partisans de M. Kabila, explique Me Tunda, considèrent que “le dialogue engagé” avec M. Tshisekedi est “la seule voie pour raffermir la volonté de mettre en place une coalition gouvernementale, ce qui suppose dès le départ, une identité de vues sur les grandes questions”.

    A l’absence d’un gouvernement, M. Tshisekedi, investi le 24 janvier, a présenté samedi un programme d’urgence pour ses 100 premiers jours à la tête du pays. Le nouveau président continue à travailler avec les membres du gouvernement nommé par M. Kabila.

    A travers la désignation de l’informateur (par Tshisekedi) ou du formateur (par les pro-Kabila), on saura clairement qui de Tshisekedi ou de Kabila tiendra les rênes du pouvoir, estime le professeur Jacques Djoli.

    Lundi, les évêques catholiques ont invité le président Tshisekedi à “rompre radicalement avec les antivaleurs” des régimes précédents en assurant une bonne gouvernance et un État de droit, allusion faite au pouvoir de M. Kabila.

    Avec VOA

  • President Félix Tshisekedi rencontre l’envoyé spécial américain

    President Félix Tshisekedi rencontre l’envoyé spécial américain

    -Le nouveau président congolais a reçu vendredi le nouvel envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs.

    Les deux personnalités n’ont pas fait de déclarations après leur rencontre. Mais auparavant, M. Phan a rencontré des membres de la société civile et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

    Ils ont, selon l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, parlé des “opportunités et défis face au contexte politique actuel en RDC et dans la Région des Grands Lacs”.

    Le nouvel envoyé spécial américain pour les Grands Lacs visite la RDC au moment où l’administration américaine vient d’interdire l’entrée de son territoire, à plusieurs responsables de l’élection présidentielle en RDC, notamment le chef de la Commission électorale et le juge qui a validé les résultats, pour des faits de corruption grave.

    Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la République démocratique du Congo, Kinshasa, 12 décembre 2018. (Céni RDC)
    Washington sanctionne le chef de la Commission électorale congolaise et plusieurs autres responsables

    Parmi les sanctionnés, se comptent le président de la Commission électorale Corneille Nangaa, le vice-président de cette instance Norbert Basengezi, le président de l’Assemblée nationale Aubin Ndjalandjoko et le président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu.

    “Ces individus se sont enrichis personnellement par l’usage de la corruption ou en dirigeant et supervisant des violences contre des personnes exerçant leur droit à se rassembler pacifiquement et leur liberté d’expression”, indique un communiqué du département d’Etat américain.

    Avec VOA

  • Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    Joseph Kabila resserre les rangs de sa majorité

    -Un rappel des troupes suivi d’un message fort rapporté par ses protégés. Joseph Kabila a fait sa rentrée politique autour des membres du Front commun pour le Congo (FCC), mercredi, dans sa ferme privée de Kingakati. Au premier rang des revendications du clan de l’ancien président : la primature et le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    Pas un pas sans Joseph Kabila. C’est le message fort qu’ont relayé aujourd’hui les caciques du Front commun pour le Congo (FCC), après s’être réuni mercredi autour de leur chef. Et, fort de sa majorité au Parlement, le camp de l’ancien président revendique la primature, ainsi que le contrôle des assemblées, nationale comme provinciales.

    À l’issue d’une cérémonie solennelle, tous les présents – dont Emmanuel Ramazani Shadary, Modeste Bahati Lukwebo ou encore Évariste Boshab –  ont signé un « acte d’engagement » par lequel ils « réaffirment fidélité et loyauté »  à Joseph Kabila, qualifié d’« autorité morale ».

    Quelques jours après sa rencontre avec Félix Tshisekedi à la présidence, Joseph Kabila s’est pour sa part affiché en rassembleur dans son propre camp. Et même en médiateur, calmant les ardeurs de certains de ses cadres, dont Modeste Bahati Lukwebo, de l’AFDC et Alliés, qui a revendiqué lors de la rencontre la direction d’une institution.

    Le FCC, force politique incontournable

    « Toutes les majorités sont nôtres, au niveau de l’Assemblée nationale et au niveau des 25 provinces », s’est félicité auprès de Jeune AfriqueAubin Minaku, l’ancien président de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila. De fait, le camp Kabila, qui s’est mué en regroupement politique sous la bannière du FCC, compte environ 350 élus nationaux, et a remporté la majorité dans la presque totalité des assemblées provinciales.

    En face, l’actuel chef de l’État ne devrait pouvoir compter que sur les 59 députés de sa coalition, Cap pour le changement (CACH). Sans majorité parlementaire, Félix Tshisekedi est donc obligé de composer avec Joseph Kabila, dont des proches devraient, sauf surprise, être nommés au gouvernement et aux postes clés, à l’Assemblée nationale notamment.

    Force politique incontournable, le camp de Joseph Kabila n’entend pas se laisser exclure de la recomposition politique en cours à Kinshasa. Lambert Mende, ministre de la Communication toujours en poste tant qu’un nouveau gouvernement n’est pas nommé, assure même qu’il n’y a pas lieu pour Félix Tshisekedi de désigner un « informateur » pour l’aider à identifier les équilibres parlementaires en vue de la formation du futur gouvernement, « la majorité parlementaire étant connue ».

    Une coalition plutôt qu’une cohabitation ?

    Sauf que pour la coalition de l’actuel chef de l’État, Cap pour le changement, le Front commun pour le Congo (FCC), n’a pas de majorité parlementaire. « Le FCC n’a pas la majorité parce que le FCC n’est pas une réalité juridique, nous sommes favorables à une coalition et non une cohabitation », a répliqué Jean Baudouin Mayo Mambeke, membre de la coalition de Tshisekedi.

    « Au sortir des élections de 2018, aucun parti politique ni regroupement politique n’a réalisé la majorité parlementaire, c’est-à-dire 250 + 1. Normalement, si nous sommes sérieux avec nous-même, le président de la République doit nommer un informateur pour reconnaître une majorité qui se dégagera de ceux qui voudraient se mettre ensemble pour diriger le pays », précise-t-il.

    Du côté de Lamuka, la coalition qui a soutenu Martin Fayulu – candidat malheureux au scrutin présidentiel du 30 décembre dernier -, des critiques sont toujours formulées à l’encontre de Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de ne pas avoir la main sur la gestion des affaires de l’État. « Le pouvoir de Tshisekedi a été négocié, il n’a aucun pouvoir. Le chef reste Joseph Kabila, c’est lui qui dirige », accuse ainsi Steve Kivuata, cadre de Lamuka joint par Jeune Afrique.

    Avec JA

  • Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    Kikwit danse avec Fayulu et accepte Tshisekedi

    -Les habitants de Kikwit, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, ont dansé mercredi soir avec l’enfant du pays, l’ex-candidat Martin Fayulu. Il est reparti en tournée pour contester les résultats de l’élection présidentielle proclamés il y a tout juste un mois.

    La contestation de Fayulu n’empêche pas ces mêmes habitants d’accepter pacifiquement, comme dans toute la RDC, la victoire de son rival, l’autre opposant Félix Tshisekedi, quatre semaines jour pour jour après son investiture.

    La grande ville du Bandundu, située à 550 km à l’ouest de Kinshasa, a accueilli en héros M. Fayulu, qui sillonne de nouveau la RDC après la campagne électorale pour remercier ses électeurs et demander “la vérité des urnes”.

    A Kiwkit, où des violences ont éclaté autour de l’annonce des résultats le 10 janvier, certains de ses partisans ont demandé “des armes” au “soldat du peuple”, qui revendique la victoire à la présidentielle du 30 décembre avec 62% des voix.

    “Meetings, sit-in et manifestations”, répond M. Fayulu, 62 ans, adepte de la “résistance pacifique”, avec en prime quelques pas de danse sur l’estrade à chacune de ses apparitions.

    Originaire du Bandundu par sa famille, M. Fayulu a appelé la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à publier un rapport sur les violences post-électorales à Kikwit.

    L'opposant Martin Fayulu lors d'un meeting à Butembo, Nord-Kivu, RDC, 15 février 2019. (Facebook/Michel Koyakpa)

    Fayulu appelle les habitants de Butembo à poursuivre le combat pour la vérité des urnes

    Ces violences, dont les traces sont encore visibles sur des édifices publics, ont fait plusieurs morts et des blessés, ont confirmé à l’AFP des victimes et leurs proches.

    Mais elles n’avaient aucune connotation “ethnique” ou “tribale” comme on a pu le redouter, ont insisté auprès de l’AFP plusieurs sources officielles et communautaires.

    – Aucun Luba visé-

    Plus précisément, aucun membre de la communauté Luba (celle de M. Tshisekedi), venue des provinces voisines du Kasaï, n’a été visé.

    “Les voisins ne se sont pas attaqués à nous”, affirme un responsable Luba, Baba Kalumba, 67 ans, dont 35 à Kikwit.

    Fayulu saist la Cour constitutionnelle samedi

    Fayulu contre-attaque

    “Il fallait qu’on donne à Fayulu sa victoire”, ajoute-t-il pour justifier la “révolte” des jeunes de Kikwit.

    Même si l’opposant de leur coeur n’a pas été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle à Kinshasa, les habitants de Kikwit ont “pris acte”, comme diraient les diplomates, de la victoire de M. Tshisekedi.

    C’est lui qui incarne désormais l’espoir infini du “changement” après les 18 ans au pouvoir de son prédécesseur Joseph Kabila, dans une région qui manque de tout, à entendre ses habitants.

    “Les élections sont passées, maintenant avançons”, intervient Ange Mangangi, dont le fils, Victor Mawika, a eu le bras gauche fracturé dans les violences qui ont suivi l’annonce des résultats.

    “Dans le Bandudu, nous souffrons beaucoup. Il n’y a pas d’emploi. La majorité des enfants ne vont pas à l’école. Au delà de Kikwit, il n’y a plus de route”, détaille la mère de famille qui a voté Fayulu comme la majorité des habitants.

    Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC lors du sommet de la Double Troïka, à Luanda, Angola. 24 avril 2018. (Twitter/Présidence RDC)

    L’Afrique entérine la victoire annoncée de Tshisekedi

    “Que le président Tshisekedi fasse tout son possible pour que la population fasse confiance aux autorités. Il doit être le père de tous les Congolais. C’est à nous de l’aider pour que le pays avance”, dit-elle.

    – “On a changé d’entraîneur” –

    A Kikwit, la vie est encore plus difficile pour les 24.320 déplacés qui ont fui les violences au Kasaï en 2016-2018, et les milliers de Congolais expulsés d’Angola fin 2018.

    Ils ont tous échoué dans cette ville-carrefour qui ne compte aucune entreprise publique viable et où la “débrouillardise” est un mode de survie.

    “Les élections, c’est comme un match de foot, une équipe gagne, l’autre perd, et la vie doit continuer”, philosophe Daouda Kimukedi, un refoulé d’Angola.

    “On a un nouveau président,et nous devons tous l’aider à accomplir son projet”, poursuit-il.

    “Notre espoir aujourd’hui est que les choses s’arrangent avec l’arrivée du nouveau président Tshisekedi. Nous lui demandons d’ouvrir les sociétés pour créer de l’emploi, de ne plus laisser le pays entre les mains des ONG, que l’État fasse quelque chose pour tout le monde”, ajoute le chef-adjoint de quartier, Crispin Matshidi.

    Felix Tshisekedi, chef de la principale opposition congolaise, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fait des gestes à ses partisans dans la municipalité de Limete, Kinshasa, le 24 avril 2017.

    Félix Tshisekedi proclamé président par la Cour constitutionnelle

    Pour lui, il n’est plus acceptable de voir une “petite minorité vivre dans l’aisance” alors “nous le peuple nous avons faim”: “On a changé d’entraineur, il faut aussi changer les joueurs”, dit-il en filant aussi la métaphore sportive.

    Comme l’ensemble de la région du Bandundu (divisé en trois provinces depuis 2015), Kikwit qui compte environ deux millions d’habitants, est dépourvu d’un système de distribution d’eau et d’électricité depuis au moins deux décennies.

    “Il suffit d’un peu de volonté politique pour qu’on ait tout ça. Avec le nouveau régime, nous croyons que tout ces problèmes seront résolus nous espérons que le président Félix Tshisekedi va prendre en compte toutes les revendications de la population de Kikwit”, estime le maire Léonard Mutangu Katonga.

    Il rapporte une information qui circule dans la presse congolaise: le nouveau président doit commencer dans le grand Bandudu une tournée dans l’intérieur de la RDC. Kikwit dansera-t-elle aussi avec Tshisekedi?

    Avec VOA

  • Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    Union Africaine: Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    • Félix Tshisekedi rétablira-t-il le lien avec ses pairs ?

    -Le nouveau président de RDC, attendu à Addis-Abeba samedi 9 février, siégera pour la première fois devant ses pairs dans le hall Nelson Mandela lors de l’ouverture du sommet d’Addis-Abeba le lendemain.

    Un discours hautement symbolique, puisque c’est dans ce même siège de l’UA à Addis-Abeba que dix chefs d’États du continent avaient rédigé un communiqué conjoint faisant état de « sérieux doutes » sur la validité de son élection.

    Les chefs d’État africains ont, depuis, rétropédalé. Dans son discours d’ouverture du conseil exécutif, le 7 février, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat a même « noté avec satisfaction le bon déroulement des élections et les transitions intervenues à Madagascar et en République démocratique du Congo ».

    Félix Tshisekedi va toutefois devoir renouer le lien entre son pays et l’UA, qui s’était particulièrement distendu sous la présidence de son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce dernier, qui entretenait des relations tendues avec la quasi-totalité de ses voisins, ne se rendait presque jamais aux sommets de l’UA.

    Avec Jeune Afrique

  • Professeur Mbata: « devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme, MAFA et Lamuka seront déboutés »

    Professeur Mbata: « devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme, MAFA et Lamuka seront déboutés »

    -Le candidat président de la république Martin Fayulu n’obtiendra pas gain de cause en portant plainte contre la CENI à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples car la RDC n’est pas du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans une tribune, le Professeur André prédit la non-recevabilité de la requête de Lamuka.

    Comme à son habitude, le professeur Mbata s’est à nouveau distingué par une analyse scientifiquement appuyée au sujet d’une pertinente question d’actualité. Constitutionnaliste de renom, André Mbata désapprouve la démarche que la plateforme de l’opposant Fayulu a choisi d’entreprendre. Selon lui Lamuka n’avait qu’à se plier à la décision de la cour constitutionnelle.

    « En saisissant la Cour constitutionnelle, MAFA et Lamuka avaient déjà reconnu son autorité et choisi de se plier à sa décision! En approchant les instances africaines, ils confirment avoir pris acte de l’arrêt de la Cour qui les avait déboutés ».

    Pour le professeur de Droit, aucune juridiction continentale ne prendra le risque d’annuler un arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle d’un Etat membre étant donné que l’ensemble des pays membres ont reconnu l’élection du nouveau président.

    « Je ne vois pas la Commission africaine (dont les recommandations sont soumises aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA qui reconnaissent a présent FATSHI comme président de la RDC), encore moins la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ordonner l’annulation de l’arrêt de la Cour constitutionnelle proclamant Félix Tshisekedi President de la RDC! »

    Par ailleurs le professeur déplore cette envie démesurée du clan Fayulu à vouloir à tout prix s’arroger la magistrature suprême et l’interpelle au sens patriotique..

    « Je refuse de croire que la soif du pouvoir les ait endurcis au point de les rendre insensibles et sourds à tout conseil, même si un tel conseil pouvait être gratuit comme nous n’avons pas cesse d’en prodiguer. »

    Le professeur Mbata remet en cause la qualité des avocats de la coalition Lamuka car pour lui, il est incompréhensible de faire une « totale confiance à des avocats qui avaient déjà cru que les déclarations “prophétiques” de la CENCO, les journaux de la RFI, de France 24, ou les éditoriaux de Jeune Afrique, Le Soir, La Libre Belgique, Le Monde et Financial Times valaient mieux que les procès- verbaux des résultats et constituaient des preuves irréfutables de la victoire de leur candidat que la Cour constitutionnelle n’avait qu’à proclamer ».

    Déjà, le professeur est convaincu que la requête de Martin Fayulu ne ramènera aucun succès suite à certains aspects lié à la nature de lien entre lesdites juridictions et la RDC.

    « S’ils saisissent la Cour africaine comme MAFA et Lamuka l’ont annoncé, cette Cour n’hésitera pas à les débouter et à déclarer la requête irrecevable pour au moins deux raisons. La première raison est que la RDC a simplement signe (9 sept 1999) mais n’est pas partie au Protocole de la Cour parce que notre pays ne l’a pas encore ratifié ni déposé son instrument de ratification auprès de l’UA. La seconde raison est que même si elle l’avait deja ratifié le Protocole de la Cour, la RDC n’est pas parmi les neuf pays qui ont déposé la déclaration prévue a l’article 34 (6) du Protocole autorisant la Cour a recevoir des requêtes émanant des individus (comme MAFA) ou des Ongs sous leurs juridictions », précise le professeur.

    En guise de recommandation, au lieu de s’aventurer dans ce nouveau périple juridique, le professeur Mbata suggère à Lamuka de ramener ces gigantesques « moyens financiers bien acquis » et les utiliser en faveur du peuple.

    « Si l’on dispose de tant de millions de dollars et d’Euros, pourquoi ne pas les utiliser autrement pour servir le peuple congolais que nous aimons tant au lieu de les jeter par la fenêtre dans la multiplication des procès perdus d’avance même dans l’entendement des personnes sans formation juridique? », s’interroge le professeur André.

    La coalition Lamuka du candidat malheureux aux dernières élections présidentielles Martin Fayulu conteste toujours l’élection du président Felix Tshisekedi et considèrent leur candidat comme « seul président de la république légitime ».

    Avec MEDIA CONGO PRESS