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Présidentielle 2011 : Kengo – Kamerhe – Tshisekedi, un terrain miné pour Joseph Kabila
Par L’Avenir Quotidien

 

Etienne, Leon et Vital

-Si le pasteur Daniel Ngoy Mulunda dit vrai, les élections de cette année ne seront pas reportées en Rdc. Preuve, le président de la Céni lance officiellement la campagne électorale dans 3 jours. * Cependant, du côté opposition, tous les contacts en vue de se désigner un candidat unique ou commun (c’est selon) devant affronter Joseph Kabila lors dudit scrutin, sont restés, du moins jusqu’à présent, stériles. *Tant que les ténors de l’opposition n’auront pas trouvé un compromis quant à ce, des analystes peu illuminés ne verraient pas un terrain miné plutôt qu’un terrain balisé pour que le candidat de la MP l’emporte. * Pourtant réunie ou pas, l’opposition aurait des atouts à changer l’histoire. Une alternance (ou alternative, c’est selon), devra être envisagée tant que la MP se croirait arrivée ; la partie gagnée d’avance.

En dépit du doute qui plane encore sur la tenue des élections en République démocratique du Congo, les jours passent tellement vite que 34 jours seulement nous séparent de la date fatidique du 28 novembre 2011.

Kabila favori d’après la Majorité

Visiblement trois grandes tendances se dessinent quant à la prochaine présidentielle. La première, celle de la Majorité présidentielle avec son poulain favori bien scellé, lancé confortablement et incarnant tous les espoirs sans concurrence.

Joseph Kabila est conforté certes, de plus de 300 associations et plus de 200 partis politiques. Ceux – ci, drainant du monde fou susceptible de donner la victoire au candidat sortant. Mais ce qui pourrait déjouer tous les calculs pour voir échapper le bifteck à Joseph Kabila, c’est qu’en politique rien n’est gagné d’avance. Un distinguo marginal vaut son pesant d’or entre la foule et les cœurs de ceux qui la composent.

En toute évidence, la grande différence en cette matière est que la foule n’a pas l’esprit d’équipe. Même les ennemis en font partie, sans le déclarer. Il n’est pas exclu que certaines personnes jugées pourtant fidèles remplissent le bulletin de vote en faveur d’un autre. Croire donc que Joseph Kabila est le candidat favori de cette élection n’est pas une assurance ferme, malgré une opposition qui fait figure de faiblesse, alors qu’elle aurait mis de côté tous préjugés, égoïsme et autres querelles intestines.

Les deux tendances de l’opposition

On qualifie parfois Léon Kengo wa Dondo de coquille vide ou d’opposant de la 25è heure depuis qu’il n’a pas réussi à faire le plein du stade des Martyrs de la Pentecôte. Doublé de président de l’Union des forces du changement (UFC) et président de l’actuelle Chambre haute du parlement, au regard de son parcours politique et son audience sur le plan international, il jouit pourtant d’une expérience très enrichissante à mettre au service du pays, au sommet de celui -ci.

« La politique est un art, l’art du compromis », avait – il lancé à l’issue de sa rencontre impromptue le 29 septembre dernier à Bruxelles, avec Etienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). L’occasion était indiquée au lider maximo de remettre le projet de programme de gouvernement de l’Udps à Léon Kengo wa Dondo. Contrairement à ce que croit la MP, ce rapprochement, avait bel et bien donné un souffle nouveau à l’opposition congolaise. C’est le cas de la rupture avec le camp de Sultani pour créer une autre plate-forme dit alimentaire, chacun prenant la décision de poser sa candidature nonobstant celui de l’autre.

Kamerhe et Tshisekedi sont ensemble

Le président de l’Union pour la Nation congolaise, Vital Kamehre a signé la semaine dernière le Code de bonne conduite de la Céni. Une façon de dire que l’ancien speaker de l’Assemblée nationale ira jusqu’au bout dans ce jeu que l’opposition a imprimé pour damer les pions au président sortant. UNC parle comme l’UDPS. D’après le Vital Kamerhe, étant donné que le pasteur président de la Céni est un proche du PPRD et, en même temps proche du président sortant, vu que l’accès au serveur est encore un tabou ; irrégularités et retards dans le processus,… la liste n’est pas faite pour faire dire la vigilance à Kamerhe. Cependant, c’est Etienne Tshisekedi qui garde une longueur d’avance. Tout le scrutin pourrait tourner en sa faveur tant que Kengo et Kamerhe ne lui sont pas opposés.

Katebe Katoto mettrait du paquet

Dans ce marathon électoral, Katebe Katoto aurait mis la main à la pâte pour appuyer financièrement celui qui vilipendait l’organisation des élections générales de 2006, affirmant qu’elles étaient un simulacre d’élections dont le vainqueur était connu d’avance. En se lançant pour la présidentielle de 2011, l’UDPS avec ses milliers de militants dans cette élection à la magistrature suprême, est fortement soutenue par les milieux conservateurs occidentaux, eux aussi convaincus du fait que seul Etienne Tshisekedi a le profil requis parmi les leaders congolais le plus en vue et des puissants groupes financiers canadiens, sud-africains voire des institutions chinoises. Mais, l’appui le plus sérieux et actif lui serait apporté par le richissime katangais d’origine juif belge Katebe Katoto, le frère aîné de Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga. Katebe Katoto ne jurerait que par l’élection d’Etienne Tshisekedi.

En 2006 déjà, les deux personnalités politiques étaient très rapprochées ; leur collaboration politique avait suscité bien des inquiétudes au gouvernement 1+4. A cette époque, ils avaient formé un gouvernement de transition en vue de combler la vacance créée par la fin de la première tranche de la période de transition instaurée par le Dialogue intercongolais de Sun City. Dans le gouvernement qu’ils avaient formé, Tshisekedi était désigné président de la République et Katebe Katoto, premier ministre mais c’était sans compter sur JP Bemba, Azarias Ruberwa et d’autres détenteurs du pouvoir qui avaient tôt fait d’étouffer leurs velléités. Les fréquents voyages de Tshisekedi en Europe sont loin d’être purement touristiques. Le Sphinx de Limete y renforce ses appuis extérieurs. Et c’est dans ce contexte et dans les perspectives de partage des responsabilités dans le futur gouvernement, une fois leur candidat élu, que Vital Kamerhe, JP Bemba, Léon Kengo wa Dondo et les autres acceptent finalement de cautionner Etienne Tshisekedi comme le candidat commun et unique de l’opposition.

Le calvaire des indépendants

La liste des présidentiables affiche 11 noms, tous ambitieux aussi bien les uns que les autres. Mais bien que jusqu’ici plusieurs demeurent des illustres inconnus même dans leurs propres quartiers, et mis de côté ceux qui ont l’étiquette de l’opposition sans beaucoup à espérer en terme de score, les candidats indépendants sont d’avance les plus mal partis. La meilleure option, nous semble – t – il, serait de jeter l’éponge que de dépenser de millions dans une entreprise sans avenir. Le match est bien celui qui oppose Kabila à Tshisekedi, chacun avec ses coéquipiers, mais les tendances vont de plus en plus du côté de l’opposition.

L’Avenir