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“il se confirme que Chebeya a été tué par la police, sans doute dans ses locaux”.

Source: LE SOFT INTERNATIONAL

Ce fut un meurtre, a confirmé jeudi à Kinshasa le Procureur général de la République, peu de temps avant l’arrivée à Kinshasa de l’équipe de médecins légistes néerlandais.

Mort par violence

Avec les déclarations du Procureur général de la République, il se confirme que Chebeya a été tué par la police, sans doute dans ses locaux. Accablant! C’était un secret de Polichinelle, cela a été confirmé jeudi 10 juin par le Procureur général de la République: Floribert Chebeya Bahizire, l’activiste des Droits de l’homme dont le corps sans vie a été retrouvé la semaine dernière dans un quartier à l’extrémité Ouest de la Capitale, est mort par violence. Il a été tué de violence humaine. Derrière ce mort se trouve un assassin (ou un meurtrier), les choses ne peuvent être plus claires. Floribert Chebeya Bahizire a trouvé la mort assassiné. C’est désormais établi.

«Lors de la dernière communication abordant le cas de Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de l’ONG La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’homme, j’avais expressément parlé de la découverte d’un corps sans vie. Aujourd’hui, les éléments obtenus tendent à établir un cas de meurtre», a déclaré le Procureur Général de la République, Floribert Kabange Numbi lors d’une courte déclaration de presse faite jeudi à son office.

Du coup, c’est la thèse officielle de la Police Nationale Congolaise qui vole en l’air.

Certes, le PGR – sans doute pour la forme – a ajouté que le Parquet général de la République attend les résultats de l’autopsie pour confirmer sa thèse. Et, qu’en ce qui concerne la disparition du chauffeur Fidèle Bazana Edadi, le membre de l’ONG qui accompagnait son directeur le jour de la mort de celui-ci, les enquêtes se poursuivent.

À CE STADE, LA POLICE A MENTI, ELLE DOIT SAVOIR POURQUOI.

La Police Nationale Congolaise, dans un communiqué officiel, rendu public la semaine dernière, mercredi 2 juin, déclarait que le cadavre d’un homme découvert non loin du centre d’accueil Joli Site, dans la commune de Mont Ngafula, à l’Ouest de la Capitale, avait été trouvé «sans aucune trace visible de violence». Se basant sans aucun doute sur l’examen effectué par la police scientifique…

La Police Nationale Congolaise éloignait ainsi sinon tentait d’éloigner la thèse de l’assassinat. Selon des informations recoupées par Le Soft International, cette déclaration était loin de la vérité des faits.

Notre journal l’avait déjà laissé entendre. Il y avait eu certainement dissimulation du rapport d’examen de la police scientifique qui avait fait état d’un cou qui paraissait tordu à la suite certainement de la virulence de la torture perpétrée sur le défenseur des droits de l’homme.

Le problème qui reste – mais c’est un détail, un détail néanmoins important pour les magistrats et qui déterminera le niveau de la peine à encourir par les coupables si le procès venait à avoir lieu – est celui de savoir s’il s’agit d’une mort préméditée (volonté manifeste établie dès le départ d’ôter une vie manifestement gênante) ou d’une mort occasionnée par des scènes de torture.

On peut supposer que pour des raisons diverses, Floribert Chebeya Bahizire âgé de 47 ans, aurait pu ne pas supporter la violence des coups qui se déversaient sur lui…

En attendant, la déclaration du PGR Floribert Kabange Numbi fait perdre des galons à la Police Nationale Congolaise. En tête à sa hiérarchie.

En tête – et nul doute -, le chef de la police de la ville de la ville Capitale de Kinshasa, l’inspecteur divisionnaire Adjoint, Jean de Dieu Oleko, l’officier supérieur qui a signé le communiqué de presse et l’a lu devant des représentants des médias.

A l’heure où nous mettons sous presses, le patron de la police de la ville de Kinshasa doit se trouver mal.  (…)