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La mort de Katumba Muanke ouvre une nouvelle page de la politique congolaise

Par Xinhuanet

 

Feu Augustin Katumba Mwanke

— La scène politique congolaise reste encore marquée par la mort de Augustin Katumba Muanke, député de Pueto, dans la province du Katanga et proche collaborateur du président Joseph Kabila.

Le député Augustin Katumba Muanke est mort dans un accident d’avion à l’aéroport de Bukavu, le dimanche 12 février dernier. La nouvelle de sa mort a provoqué une véritable onde de choc dans les milieux politiques en République démocratique du Congo du fait qu’elle intervient au moment s’ouvre la session de l’Assemblée nationale congolaise et au moment où se tiennent des tractations pour la formation du gouvernement.

Car Augustin Katumba n’est pas n’importe qui dans le monde politique et économique en RDC. Des sources proches du PPRD, son parti, l’on apprend qu’il était impliqué dans les difficiles tractations en cours pour la formation d’un gouvernement, après des élections entachées de grâves irrégularités et très contestées par l’opposition et plusieurs observateurs internationaux.

Pour un grand nombre d’observateurs, la mort de M Augustin Katumba Muanke va changer la façon de gérer le pays par le président Joseph Kabila, car depuis son arrivée au pouvoir en 2001 Joseph Kabila a été très infuencé par Augustin Katumba Muanke qui travaillait déjà avec son père Laurent-Désiré kabila.

Personnage de l’ombre, discret, mais sulfureux et très influent, Augustin katumba faisait et defaisait les gouvernements. C’est lui qui dictait toutes les décisions que le PPRD, le parti de J Kabila et la Majorité présidntielle prennaient au parlement.”, a déclaré un député membre du PPRD.

Homme d’affaires, il avait une main mise sur le secteurs minier en RD Congo.”Dans chaque contrat il envoyait ses hommes ( appelé ici le clan Katumba ou Katmuba network pour percevoir des pourcentages), il était cité dans tous les rapports des Nations Unies sur les pillages des richesses du Congo. Il désignait lui mêmet des ministres que Joseph Kabila devait travailler avec. C’est encore Augustin Katumba qui faisait et défaisant des alliances politiques à l’Assemblée nationale.”, a-t-il poursuivi. En 10 ans Augustin Katumba Munake est devenu l’un des hommes les plus riches, mais également les plus inflients de la RDC.

Sa mort va certainement permettre au président Joseph Kabila d’amorcer un dialogue, cette fois franc, avec l’opposition congolaise, y compris l’UDPS de M. Etienne Tshisekedi dont les membres refusent encore de sièger au parlement, car Augustin Katumba Muanke était de l’aile dur des proches de Joseph Kabila, Il n’était pas vraiment partisan d’un dialogue avec l’opposition congolaise.

Avec cette nouvelle donne, le président Joseph Kabila va certainement chercher à se trouver des nouvelles alliées dans l’opposition. Il va égalemnt chercher à mettre fin à la politique d’isolement dilplomatique du pays. Car selon des sources au sein de Majorité présidentielle et dans la société civile congolaise Katumba Muanke isolait le président Joseph Kabila qu’il prennait presqu’en otage.

Joseph kabila cherche actuellement un remplaçant de Augustin Katumba. Et cela va ouvir la voie à une guerre de leadership entre les partisans de la majorité, beaucoup affirment que la guerre de leadership risque d’opposer des proches de Joseph Kabalia tel que Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale sortant, She okitundu, sénateur et ancien ministre des Affaires étrangères, Zoé Kabila, le frère du président élu député national, ou encore le professeur Yav directeur du cabinet adjoint du chef de l’état.

L’on risque également d’assister à une guerre des clans entre les katangais du nord d’où était originaire Katumba Muanke et les balubakat qui sont du Sud Katanga, c’est-à-dire de l’éthnie de Laurent-Désiré Kabila, père de Joseph Kabila. Déjà l’on se bouscule pour plaire au président. Dans l’entrée temps, l’UDPS a décidé d’exlure tous ses députés qui vont sièger avec la nouvelle Assemblée nationale et refuse toujours l’idée d’un dilaogue avec le président Joseph Kabila et la Majorité présidentielle