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Opposition congolaise : qui est avec qui ?

Par Trésor Kibangula
Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. © J.A

Depuis les concertations nationales tenues entre septembre et octobre 2013 à Kinshasa, l’échiquier politique congolais se recompose en RDC. Objectif des grandes manoeuvres : se rapprocher du pouvoir pour les uns, s’en éloigner davantage pour les autres. Regarder notre schéma interactif pour mieux comprendre.

La configuration politique se redessine en RDC. Depuis la réélection de Joseph Kabila en novembre 2011, les partis d’opposition sont en repositionnement permanent. Des regroupements et coalitions se font et se défont au gré de calculs le plus souvent politiciens et électoralistes. Conséquence : les non-initiés n’y comprennent plus grand-chose.

Entre la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) et l’Opposition républicaine, lancé par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, au lendemain des concertations nationales tenues du 7 septembre au 5 octobre 2013 à Kinshasa, les opposants congolais surfent indistinctement sur plusieurs autres plateformes : Sauvons la RDC, Forces acquises au changement (FAC), Front pour des élections crédibles (FEC), Majorité présidentielle populaire (MPP), etc.

Si dans l’hémicycle par exemple, l’Union des démocrates mobutistes (Udemo) est alliée du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, cela n’empêche pas son leader, François-Joseph Nzanga Mobutu, de faire partie de la CVD ou de Sauvons la RDC, deux groupements politiques pourtant proches de Vital Kamerhe. D’autres opposants qui se déclarent “tshisekedistes” n’hésitent plus non plus à s’afficher avec les détracteurs du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Dans l’architecture actuelle de l’opposition politique congolaise, trois blocs se dégagent : un autour d’Étienne Tshisekedi, un autre autour de Vital Kamerhe et un autre, enfin, autour de Léon Kengo wa Dondo qui réunit l’essentiel des partis d’opposition ayant participé aux concertations nationales et disposés à entrer au gouvernement de “cohésion nationale” annoncé.

Jeune Afrique