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RDC : les rebelles hutus rwandais maintiennent leur emprise


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Source: Jeune Afrique

MONUC

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Malgré les opérations conjointes Monuc/armée congolaise, les FDLR s’imposent

Aidés par la diaspora rwandaise et par un réseau de financement international, les rebelles hutus rwandais continuent de faire la loi dans l’est de la RDC, où la situation humanitaire se dégrade. Les experts des l’Onu tirent la sonnette d’alarme.

C’est forts de leur réseau de financement et de soutien international, que les rebelles hutus rwandais continuent de sévir dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) en dépit des assauts répétés de l’armée congolaise et de la Monuc (Mission de paix des Nations unies pour la RDC). C’est la conclusion d’un rapport d’experts rendu le 9 novembre et examiné ce mercredi par le Conseil de sécurité de l’Onu. Portant sur la plus importante mission armée dans le monde de l’organisation internationale, cette enquête n’a pas été publiée, mais l’AFP en a eu connaissance.

Selon l’agence de presse, la rébellion des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) est soutenue et financée par un incroyable réseau en Afrique mais aussi à travers le monde, et notamment par des “associations caritatives” basées en Grande-Bretagne, en Malaisie, ou encore en Thaïlande, qui facilitent l’exportation de minerai congolais à l’étranger, jusqu’en Europe ou vers les Emirats.

La manne des mines

Ces exportations constituent une source importante de revenus pour les FDLR qui contrôlent plusieurs mines du pays.

La BBC, qui a également lu le rapport de l’Onu, estime que le trafic de minerai est une des causes majeures des nombreux assassinats et enlèvements perpétrés par les FDLR dans la région. Les experts dénoncent également les contacts entre les miliciens et la diaspora hutu rwandaise, qui représente pour eux un appui important.

D’ailleurs, ils enjoignent les pays occidentaux à davantage de coopération avec l’ONU et la RDC, en particulier la France, la Grande-Bretagne, la Belgique et les Etats-Unis, où résident plusieurs des cadres dirigeants de la rébellion.

Anéantir les chefs

Selon les experts, les opérations militaires contre les rebelles se sont systématiquement soldées par un échec, du fait de l’incapacité des forces onusiennes et congolaises à anéantir les dirigeants politiques et militaires du mouvement. Dès lors, les FDLR continuent de recruter des hommes, dans des zones d’où elles avaient été chassées par les assauts tout au long de l’année 2009, mais dans lesquelles elles se réimplantent peu à peu.

Réfugiés dans l’est de la RDC depuis le génocide de 1994 qui visait essentiellement la minorité tutsi au Rwanda, ces rebelles hutu se sont regroupés en 2000 au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Leur nombre est estimé entre 5.000 et 7.000 sur le territoire congolais. Un certain nombre de soldats parmi eux ont activement participé au génocide. (avec agences)