Tag: A la Une

  • Corneille Nangaa: «Des contraintes techniques ne permettent pas d’organiser les élections» dans le délai

    Corneille Nangaa: «Des contraintes techniques ne permettent pas d’organiser les élections» dans le délai

    corneille NANGAA-« Aujourd’hui ce sont des contraintes techniques qui ne permettent pas à la Ceni d’organiser les élections» dans le délai, a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa dans un entretien à la Voix de l’Amérique.

    Alors que le mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève à la fin de cette année, le président de la commission électorale indique que les élections devraient être organisées au-delà de novembre 2016.

    A (re)Lire: RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

    Corneille Nangaa annonce que la Ceni va introduire une requête à la Cour constitutionnelle pour obtenir « une petite extension, qui ne sera pas éternelle ».

    Il précise que « cette extension » doit être « limitée dans le temps en tenant compte des exigences ».

    Le président de la Ceni indique que cette situation ne sera pas une première. « Cela est arrivé en 2006 », explique-t-il.

    Pour Corneille Nangaa, il n’y a qu’une possibilité pour organiser la présidentielle dans le délai constitutionnel : renoncer à la révision du fichier électorale. Selon la Ceni, il faudrait plus d’un an pour réviser l’actuel fichier électoral.

    Aller aux élections avec le fichier électoral utilisé en 2011 signifierait, selon M. Nangaa, accepter que ces élections soient organisées « sans 10 à 12 millions de jeunes » et « avec plus ou moins 2 millions de morts dont les noms sont sur la liste ».

    « Si les acteurs se mettent d’accord sur ça, et qu’ils disent que la Ceni organise ces élections, nous irons », fait savoir M. Nangaa.

    RADIO OKAPI

  • L’afflux des réfugiés burundais continue dans l’Est de la RDC

    L’afflux des réfugiés burundais continue dans l’Est de la RDC

    En plus de la nourriture qui manque, les familles sont également confrontées à des conditions sanitaires précaires
    En plus de la nourriture qui manque, les familles sont également confrontées à des conditions sanitaires précaires

    De nouvelles arrivées des Burundais fuyant les violences dans leur pays sont enregistrées dans l’Est de la RDC, signale François Mangala, assistant du chef d’antenne de la commission nationale pour les réfugiés (CNR) à Uvira.

    “Nous continuons à enregistrer des arrivées sporadiques et spontanées”, affirme-t-il.

    Selon lui, 1700 réfugiés soit 5.600 ménages ont été accueillis de janvier à février 2016 au seul camp de Lusenda, dans le Sud-Kivu. Le camp, qui n’est qu’un parmi bien d’autres, compte, depuis avril 2015, 14778 réfugiés burundais, victimes de la crise en cours dans leur pays autour l’élection du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

    “D’abord, c’était des femmes assez vulnérables et des enfants qui arrivaient en masse avec quelques vieillards du 3e âge. Mais, maintenant, ce sont des hommes sans femmes, des jeunes bouillant dans un état d’esprit de contestation qui viennent et affectent tout le monde et protestent même au sujet de la ration alimentaire”, se plaint M. Mangala.

    Reconnaissant la solidarité de la communauté locale envers les réfugiés, l’agent de la CNR en appelle tout de même  à l’intervention de la communauté internationale.

    Ces réfugiés ne peuvent pas être des laissés-pour-compte permanents, il faut que la communauté interantionale intervienne, lance-t-il.

    VOA

  • Résolution du Parlement européen du 10 mars 2016 sur la République démocratique du Congo (2016/2609(RSP))

    Résolution du Parlement européen du 10 mars 2016 sur la République démocratique du Congo (2016/2609(RSP))

    parlement europeen-Le Parlement européen,
    – vu ses précédentes résolutions sur la République démocratique du Congo, en particulier celles du 9 juillet 20151 et du 17 décembre 20152,
    – vu le communiqué de presse commun du 16 février 2016 de l’Union africaine, des Nations unies, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la Francophonie sur la nécessité d’un dialogue politique ouvert à tous en République démocratique du Congo et vu l’engagement de ces organisations à soutenir les acteurs congolais dans leurs efforts en vue de la consolidation de la démocratie dans le pays,
    – vu la déclaration locale de l’Union européenne du 19 novembre 2015 dans la foulée du lancement du dialogue national en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations unies du 9 novembre 2015 sur la situation en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration locale de l’Union européenne du 21 octobre 2015 sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration du porte-parole du Service européen pour l’action extérieure du 12 octobre 2015 sur la démission du chef de la commission électorale en République démocratique du Congo,
    – vu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la République démocratique du Congo, en particulier la résolution 2198 (2015) sur la reconduction du régime de sanctions contre la République démocratique du Congo et le mandat du groupe d’experts et la résolution 2211 (2013), qui a reconduit le mandat de la mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO),
    1 Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0278. 2 Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0475.
    – vu le communiqué de presse commun du 2 septembre 2015 du groupe des envoyés et représentants internationaux pour la région des Grands Lacs de l’Afrique sur les élections en République démocratique du Congo,
    – vu le rapport annuel du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme du 27 juillet 2015 sur la situation des droits de l’homme et les activités du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH),
    – vu la déclaration du 25 janvier 2015 de la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR), Federica Mogherini, à la suite de l’adoption de la nouvelle loi électorale en République démocratique du Congo,
    – vu le rapport du 12 janvier 2015 du groupe d’experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo,
    – vu la déclaration de Nairobi de décembre 2013,
    – vu l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région signé en février 2013 à Addis-Abeba,
    – vu la charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981,
    – vu la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance,
    – vu la constitution congolaise du 18 février 2006,
    – vu l’accord de Cotonou,
    – vu l’article 135, paragraphe 5, et l’article 123, paragraphe 4, de son règlement,
    A. considérant que les prochaines élections présidentielles et législatives, qui doivent avoir lieu en novembre 2016, pourraient représenter une nouvelle occasion de transition démocratique du pouvoir;
    B. considérant que le nombre de mandats du président de la République démocratique du Congo est constitutionnellement limité à deux;
    C. considérant que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a été accusé par ses adversaires d’utiliser des moyens administratifs et techniques pour s’efforcer de retarder les élections et de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat et qu’il n’a pas encore déclaré publiquement qu’il se retirerait à la fin de celui-ci; que ceci a causé un accroissement des tensions politiques, des troubles et des violences dans tout le pays;
    D. considérant que des doutes ont été exprimés quant à l’indépendance et à l’impartialité de la commission électorale nationale indépendante;
    E. considérant que depuis janvier 2015, des responsables de la sécurité et du renseignement congolais s’en prennent à des militants pacifiques, à des dirigeants politiques et à d’autres qui s’opposent aux tentatives visant à permettre au président Kabila de modifier la constitution de manière à rester au pouvoir au-delà de la limite des

    deux mandats fixée par celle-ci; que les groupes de défense des droits de l’homme font continuellement état de l’aggravation de la situation en ce qui concerne les droits de l’homme et la liberté d’expression et de réunion en République démocratique du Congo, y compris un recours à une force excessive contre des manifestants pacifiques et une augmentation du nombre de procès répondant à des motivations politiques; considérant que la MONUSCO a recensé plus de 260 violations des droits de l’homme liées aux élections, essentiellement contre des adversaires politiques, des membres de la société civile et des journalistes, au cours de l’année dernière; que le BCNUDH en République démocratique du Congo a affirmé avoir enregistré plus de 400 cas de violation des droits de l’homme, y compris 52 arrestations, depuis le début de 2016;
    F. considérant qu’en juin 2015, le président Kabila a annoncé le lancement d’un dialogue national; que les préparatifs officiels d’un tel dialogue n’ont pas encore commencé car deux groupes majeurs de l’opposition ont décidé de ne pas participer à ce qu’ils considèrent comme une tactique dilatoire;
    G. considérant qu’en septembre 2015, sept grandes personnalités politiques ont été expulsées de la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo pour avoir signé une lettre pressant le président Kabila de respecter la constitution et de ne pas s’agripper au pouvoir après l’expiration de son mandat; que des heurts violents ont éclaté le même mois à Kinshasa, où un rassemblement s’opposant à toute tentative de troisième mandat anticonstitutionnel a été violemment attaqué;
    H. considérant que les personnes détenues arbitrairement sont notamment Fred Bauma et Yves Makwambala, des défenseurs des droits de l’homme du mouvement Filimbi (“sifflet”), qui ont tous deux été arrêtés pour avoir participé à un séminaire qui cherchait à encourager les jeunes Congolais à s’acquitter de leur devoir civique de manière pacifique et responsable et qui sont désormais incarcérés pour 11 mois, leur libération ayant déjà été exigée par le Parlement européen dans sa résolution susmentionnée du 9 juillet 2015;
    I. considérant que les chefs des principaux partis d’opposition, organisations nongouvernementales et mouvements de jeunes pro-démocratie au Congo ont appelé les citoyens congolais à rester chez eux, sans aller au travail ou à l’école, le 16 février 2016, dans le cadre d’une action “ville morte”, pour commémorer les personnes tuées pendant une marche pour la démocratie le 16 février 1992 et protester contre les retards dans l’organisation des élections présidentielles et ce qu’ils affirment être le non-respect de la constitution par le gouvernement;
    J. considérant que huit jeunes militants et au moins 30 partisans de l’opposition politique ont été placés en détention le 16 février 2016, ou aux alentours de cette date, dans le cadre de cette grève nationale, alors que d’autres militants ont reçu des menaces par SMS provenant de numéros de téléphone inconnus et que le ministre de l’emploi Willy Makiashi a interdit aux agents publics de participer à la grève; que six membres du mouvement LUCHA ont été condamnés à six mois de prison; que des commerçants et des fonctionnaires qui avaient observé la journée “ville morte” ont vu leur magasin fermé ou ont été l’objet de sanctions disciplinaires;
    K. considérant que l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie ont souligné conjointement l’importance du dialogue et de la recherche d’un accord entre les acteurs politiques qui

    respecte la démocratie et l’état de droit, et ont pressé tous les acteurs politiques congolais de coopérer pleinement avec les médiateurs désignés par la communauté internationale;
    L. considérant que la situation est aggravée par la persistance et le renforcement de l’impunité en République démocratique du Congo; que la sécurité en République démocratique du Congo continue à se détériorer, en particulier dans la partie orientale du pays, du fait de la violence causée par plus de 30 groupes armés étrangers et nationaux, et qu’il est constamment fait état de violations des droits de l’homme et du droit international, y compris des attaques ciblées contre des civils, des violences sexuelles et à caractère sexiste largement répandues, l’enrôlement systématique et la maltraitance d’enfants par des groupes armés et des exécutions extrajudiciaires;
    M. considérant qu’il y a récemment eu une détérioration de la liberté des médias en République démocratique du Congo; que des fonctionnaires de l’État ont neutralisé la liberté d’expression en fermant des médias (en particulier ceux qui diffusaient des messages sur les manifestations), des services de SMS et l’internet; qu’en février 2016, le gouvernement a fermé deux chaînes de télévision privées à Lubumbashi; que dans son dernier rapport annuel, publié en novembre 2015, Journalistes en danger, l’organisation partenaire de Reporters sans frontières, a répertorié 72 cas d’attaques contre des journalistes et des médias en République démocratique du Congo et a révélé que 60 % des violations de la liberté de la presse sont dues à des agents des services militaires ou de sécurité, à l’Agence de renseignement nationale ou à la police; que la retransmission des programmes de Radio France International a été suspendue pendant l’action “ville morte”;
    N. considérant que le programme indicatif national 2014-2020 pour la République démocratique du Congo, qui bénéficie d’un financement de 620 millions d’euros au titre du 11e Fonds européen de développement, donne la priorité au renforcement de la gouvernance et de l’état de droit, et notamment à la réforme de la justice, de la police et de l’armée;
    1. demande aux autorités de la République démocratique du Congo de s’engager expressément à se conformer à la constitution et à assurer la tenue d’élections dans les délais, avant la fin de 2016, conformément à la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et à garantir un environnement propice à des élections transparentes, crédibles et ouvertes à tous; souligne que le bon déroulement des élections sera crucial pour la stabilité à long terme et le développement du pays;
    2. se dit profondément préoccupé par la détérioration de la sécurité et de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo et en particulier par les informations faisant continuellement état d’une augmentation de la violence politique et par les restrictions sévères et les intimidations auxquelles les défenseurs des droits de l’homme, les adversaires politiques et les journalistes se trouvent confrontés à la veille du prochain cycle électoral; insiste sur le fait qu’il est de la responsabilité du gouvernement de prévenir tout approfondissement de la crise politique actuelle et toute escalade de la violence et de respecter, protéger et promouvoir les droits civils et politiques de ses citoyens;
    3. condamne fermement l’usage de la force contre des manifestants pacifiques et non armés; rappelle que la liberté d’expression, d’association et de réunion est à la base d’une

    vie politique et démocratique dynamique; condamne fermement les restrictions de plus en plus fortes de l’espace démocratique et la répression ciblée des membres de l’opposition, de la société civile et des médias; demande la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, y compris d’Yves Makwambala, de Fred Bauma et des autres militants et partisans de Filimbi et de LUCHA, ainsi que du défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoyi;
    4. estime que la lutte contre l’impunité est une condition préalable au rétablissement de la paix en République démocratique du Congo; demande que le gouvernement de la République démocratique du Congo, conjointement avec les partenaires internationaux, lance une enquête complète, approfondie et transparente sur les violations des droits de l’homme qui ont eu lieu pendant les manifestations liées aux élections, dans le but d’identifier toute action illégale ou déni de droits ou de libertés; demande instamment que des mesures soient prises pour que les auteurs des violations des droits de l’homme, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des violences sexuelles contre les femmes ainsi que les responsables de l’enrôlement d’enfants soldats soient dénoncés, identifiés, poursuivis et punis conformément au droit pénal national et international;
    5. demande à la vice-présidente/haute représentante et aux États membres d’exploiter pleinement l’ensemble des instruments politiques, y compris les recommandations publiées dans le rapport final de la mission d’observation électorale de l’UE pour 2011 et dans le rapport de la mission de suivi de 2014 et d’exercer des pressions politiques au plus haut niveau afin d’éviter la propagation de la violence électorale en République démocratique du Congo et tout déstabilisation supplémentaire de la région des Grands Lacs;
    6. prend acte de la volonté de l’Union européenne et de la communauté internationale de soutenir le processus électoral congolais, pour autant qu’un calendrier électoral valide soit publié et que les dispositions constitutionnelles soient respectées; estime que ce soutien devrait se concentrer sur l’inscription des électeurs, la formation et la sécurisation des élections; insiste sur le fait que la nature et le montant de l’aide de l’Union européenne au processus électoral en République démocratique du Congo doit dépendre des progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des missions d’observation électorale de 2011 et de 2014, en particulier en ce qui concerne les garanties de l’indépendance de la commission électorale nationale indépendante, la révision des listes électorales, les exigences budgétaires et le respect du cadre constitutionnel;
    7. invite les autorités congolaises à ratifier la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance, et ce dans les meilleurs délais;
    8. souligne le rôle capital joué par l’Union africaine pour éviter une crise politique en Afrique centrale, et invite les États membres de l’Union africaine, et notamment l’Afrique du Sud, à s’engager à respecter la constitution de la RDC; prie instamment l’Union européenne d’exploiter tous ses instruments démocratiques et économiques, y compris la signature prochaine des accords de partenariat économique, pour atteindre cet objectif;
    9. rappelle que la pleine participation de l’opposition, de la société civile indépendante et des experts électoraux de la commission électorale nationale indépendante est un facteur important de légitimation du processus électoral; rappelle que la commission électorale

    nationale indépendante doit être une institution impartiale; souligne que les autorités devraient mettre la disposition de la commission électorale nationale indépendante les ressources financières nécessaires pour permettre un processus complet et transparent;
    10. invite la vice-présidente/haute représentante à intensifier le dialogue avec les autorités de la République démocratique du Congo au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou afin d’obtenir des éclaircissements définitifs concernant le processus électoral; rappelle l’engagement pris par la République démocratique du Congo en vertu de l’accord de Cotonou de respecter les principes de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’homme, parmi lesquels la liberté d’expression, la liberté des médias, la bonne gestion des affaires publiques et la transparence des mandats politiques; demande instamment au gouvernement congolais de respecter ces dispositions conformément aux articles 11b, 96 et 97 de l’accord de Cotonou et, dans le cas contraire, demande à la Commission d’engager la procédure prévue aux articles 8, 9 et 96 de l’accord de Cotonou;
    11. demande à l’Union européenne d’envisager l’imposition de sanctions ciblées contre les personnes responsables des violences en République démocratique du Congo, y compris des interdictions de voyage et des gels d’avoirs, pour contribuer à éviter de nouvelles violences;
    12. demande instamment à la délégation de l’Union européenne de suivre l’évolution de la situation et d’utiliser tous les outils et instruments appropriés, notamment l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, afin de soutenir les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements en faveur de la démocratie;
    13. demande de rétablir un rapporteur des Nations unies sur les droits de l’homme en République démocratique du Congo;
    14. rappelle que la paix et la sécurité sont des conditions préalables à des élections réussies; prend acte, à cet égard, de la reconduction du mandat de la MONUSCO et demande le renforcement de ses compétences concernant la protection des civils dans le contexte électoral;
    15. réaffirme sa profonde préoccupation concernant la situation humanitaire alarmante en République démocratique du Congo, causée en particulier par les conflits armés violents dans les provinces orientales du pays; demande à l’Union européenne et à ses États membres de maintenir leur assistance au peuple de la République démocratique du Congo afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables et de lutter contre les conséquences du déplacement, de l’insécurité alimentaire, des épidémies et des catastrophes naturelles;
    16. condamne les actes de violence sexuelle qui ont cours dans l’est du Congo; observe que les autorités congolaises ont organisé 20 procès ces derniers mois pour des violences sexuelles dans l’est du Congo, qui ont condamné 19 officiers de l’armée, et qu’il faut en faire beaucoup plus; encourage vivement les autorités congolaises à poursuivre leur lutte contre l’impunité en enquêtant sur les cas de violences sexuelles et en poursuivant leurs auteurs;
    17. se félicite de la décision des autorités congolaises de revoir les dossiers d’adoption bloqués depuis le 25 septembre 2013; prend acte des travaux du comité interministériel

    congolais sur la délivrance sporadique de permis de sortie pour les enfants adoptés; invite le comité interministériel à poursuivre ses travaux avec diligence et de manière cohérente, dans une atmosphère sereine; demande à la délégation de l’Union européenne et aux États membres de suivre la situation de près;
    18. invite l’Union africaine et l’Union européenne à assurer un dialogue politique permanent parmi les pays de la région des Grands Lacs de manière à éviter toute déstabilisation supplémentaire;
    19. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission européenne/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l’Union africaine, au Président, au premier ministre et au parlement de la République démocratique du Congo, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l’homme des Nations unies ainsi qu’à l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

  • Inondations en RDC: le gouvernement et les Nations unies se disent mobilisés

    Inondations en RDC: le gouvernement et les Nations unies se disent mobilisés

    Kin-inondation-Le bilan est lourd en République démocratique du Congo, après cinq mois d’inondations. Plus de 500 000 personnes impactées, des dizaines de milliers de maisons endommagées ou détruites. 11 des 26 provinces du pays ont été touchées depuis octobre et les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes, selon les Nations unies. En cause, le phénomène El Niño. Du côté du gouvernement comme des Nations unies, on dit tout faire pour limiter les dégâts pour la population.

    Le gouvernement dit avoir mis en place une plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe naturelle, une structure interministérielle chapeautée par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.

    Des équipes sont en train de sillonner les provinces touchées pour identifier les sites à risque, explique le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, notamment le long du fleuve Congo et de ses affluents. L’objectif est d’identifier puis de déplacer les populations qui pourraient être touchées à l’avenir.

    Mais avant cela, il faut d’abord faire face à l’urgence. Des dizaines de morts, 550 000 personnes touchées, 65 000 abris endommagés ou détruits, 5 000 hectares de culture ensevelis par les flots. La province la plus touchée, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies, c’est la nouvelle province Tshopo, dont la capitale est Kisangani : 400 000 sinistrés.

    Crainte des épidémies

    Même si du côté des Nations unies comme du gouvernement, on dit faire face, il y a encore des besoins en nourriture, en eau et en sanitaires, avec pour objectif d’éviter l’épidémie de choléra. « C’est ce qu’on redoute », dit l’Ocha, le bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires.

    Mais au-delà de l’urgence, des infrastructures ont également été touchées. Les maisons, mais aussi des écoles et des routes qu’il faudra consolider ou même reconstruire. Les Nations unies disent qu’ils élaborent un plan d’action avec des besoins chiffrés, mais la difficulté, c’est que les agences, ONG ou même les bailleurs sont déjà très sollicités pour répondre aux autres situations d’urgence, notamment dans l’est du pays.

    Il y a une mobilisation sur le terrain pour répondre à tout cela, mais le nerf de la guerre, c’est l’argent. On est en train de frapper à toutes les portes pour réunir les fonds nécessaires pour apporter des réponses à toutes ces situations.
    Sylvestre Ntumba Mudingayi, porte-parole du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies
    RFI
  • Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Les congolais d’origine ayant contracté une autre nationalité ne perdront plus leur nationalité congolaise

    Antoine-Boyamba-La notion de nationalité congolaise, “une et exclusive”, pourrait bientôt disparaître.

    Suivant une disposition adoptée par les concertations nationales, le gouvernement de cohésion nationale prépare une loi modifiant cette disposition constitutionnelle, a annoncé à TOP CONGO FM, Antoine Boyamba.

    “Ce gouvernement a été formé pour appliquer les résolutions des concertations nationales et une des résolutions de ces concertations préconise l’irrévocabilité de la nationalité congolaise”, rappelle le vice ministre des congolais de l’étranger.

    “Tous ceux qui sont nés congolais ou ont des ascendances congolaises ne pourront ainsi plus être déchus de la nationalité quel que soit le problème qu’ils posent à leur pays”.

    Pour le vice-ministre, “on ne peut pas enlever à quelqu’un ses origines, il est grand temps que le Congo rallie la plupart des pays forts à travers le monde. Le cas d’israël qui bénéficie beaucoup de sa diaspora est le plus évident. Autour de nous, les Rwanda, Congo-Brazzaville, Angola, Zambie, etc…, sont des pays où cette chose fonctionne”.

    Antoine Boyamba annonce que le gouvernement va bientôt déposer un projet de loi, “j’espère déjà à la session du mois de mars”.

    Il faudra pour cela que la constitution soit révisée, reconnaît le vice-ministre, “cela demande que l’article 10 soit révisé soit par référendum soit par les 3/5 du parlement. L’article 10 uniquement et pas l’article 220”, de bien préciser Antoine Boyamba.

    TopCongo

  • le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    le camp Kabila confronté à une nouvelle fronde

    aubin-joseph-augustin-Selon une requête adressée mardi à la Ceni, la Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RD Congo, réclame le “retrait des candidatures des partis politiques et personnalités membres de la MP” qui n’ont pas obtenu “quitus de [leur] famille politique” pour se présenter à l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces.

    La Majorité présidentielle (MP) semble s’acheminer vers une nouvelle crise en RD Congo. Après le départ de sept partis (G7) et de Moïse Katumbi, le dernier gouverneur de la province minière de l’ex-Katanga, la coalition au pouvoir semble être aux prises avec une nouvelle rébellion interne.

    Dans une requête adressée le 23 février au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dont Jeune Afrique a pu consulter une copie, Aubin Minaku, chef de la coalition au pouvoir, a rejeté le dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de certains « membres des partis et personnalités politiques de la MP » qui n’ont pas obtenu le « quitus de [leur] famille politique ».

    Dans le collimateur du secrétaire général de la MP, « l’on retrouve entre autres 10 des 14 candidats du camp présidentiel qui ont choisi de déposer leur candidature en qualité d’indépendants dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Lualaba et le Haut-Katanga, quatre nouvelles provinces de l’ex-Katanga », confie une source proche du dossier.

    Vers l’annulation de ces candidatures ?

    Dans son courrier, la MP rappelle qu’elle « s’est fait l’honneur de déposer les listes de ses candidats gouverneurs et vice-gouverneurs [le 10 février] à travers le provinces concernées » et que toutes les autres candidatures déposées après cette date et celles qui « ne sont pas soutenues par des mandats et procurations politiques de la famille politique (…) tombent caduques ».

    La coalition au pouvoir exige enfin que les nouveaux frondeurs, qui « prétextent devenir indépendants » prouvent leur départ de la coalition au pouvoir pour concourir. Et peu importe si le président Joseph Kabila lui-même, autorité morale de la MP, s’est toujours présenté à la présidentielle comme « candidat indépendant ».

    Jeune Afrque- Trésor Kibangula

  • Bénin: lancement de la campagne électorale -Boni Yayi ne se représente pas après deux mandats

    Bénin: lancement de la campagne électorale -Boni Yayi ne se représente pas après deux mandats

    boni yayi-La campagne électorale pour la présidentielle du 6 mars au Bénin a officiellement débuté vendredi, avec 33 candidats en lice, dont l’actuel Premier ministre Lionel Zinsou et deux des plus puissants hommes d’affaires locaux

    Plus de 4 millions de Béninois sont appelés aux urnes, mais seulement 35% des cartes d’électeurs ont été produites, selon le Centre national de Traitement (CNT), chargé de leur production et leur distribution.

    “L’ensemble des cartes seront distribuées d’ici le 5 mars”, a assuré à l’AFP Karimou Chabi, le coordinateur du CNT. Le problème de la distribution des cartes avait motivé le report au 6 mars du scrutin prévu à l’origine le 28 février.

    Pour succéder au président Thomas Boni Yayi qui ne se représente pas après deux mandats, le banquier d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou, Premier ministre depuis juin dernier, fait figure de favori.

    Il a été adoubé à la fois par les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti du président sortant, et par le principal parti d’opposition, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD).

    Face à lui, parmi les candidats les plus sérieux, se présentent notamment le magnat du coton Patrice Talon, le roi de l’agro-alimentaire Sébastien Ajavon et l’ancien cadre du Fonds monétaire international (FMI) Abdoulaye Bio Tchané, “ABT” pour ses partisans.

    A Cotonou, la capitale économique, des affiches ont déjà été placardées le long des artères principales, sur lesquelles on peut lire “Je vote Zinsou 2016”, “Réussissons tous ensemble avec Ajavon”, “Agir ensemble avec ABT” ou “le nouveau départ Patrice Talon”.

    Dès l’aube, vendredi, Pascal Irénée Koupaki, ex-Premier ministre de Thomas Boni Yayi et candidat à la présidentielle, a parcouru la ville à bord d’une caravane.

    “Koupaki, c’est la solution, c’est l’expérience au service du développement du Bénin”, scandaient quelques caravaniers, pendant que le candidat échangeait avec les passants.

    Lionel Zinsou a quant à lui lancé sa campagne à Djidja, une commune du centre du pays.

    Avec AFP

  • ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    African_Union-Les élections en RDC doivent avoir lieu « à bonne date ». Quatre organisations internationales le demandent dans un communiqué conjoint : l’Union Africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie. Elles soutiennent la tenue d’un dialogue politique en vue de l’organisation de ces élections et appuient le travail du facilitateur Edem Kodjo.

    Les quatre organisations insistent sur l’importance cruciale de ces élections, qui doivent se tenir dans 9 mois. Le communiqué n’appelle pas ouvertement le respect des délais constitutionnels mais parle de l’importance de tenir ces scrutins « à bonne date » et fait référence au respect du cadre de la Constitution.

    Pas une remarque en revanche sur la restriction de l’espace politique et les violations des droits de l’homme alors que des observateurs estiment que cela menace déjà la crédibilité du processus électoral.

    Les quatre organisations exhortent par ailleurs les acteurs politiques congolais à apporter leur « entière coopération » à l’envoyé spécial de l’Union africaine Edem Kodjo. Un message à ceux qui dans l’opposition n’ont pas voulu le rencontrer, comme la Dynamique de l’opposition ou le G7. Un message aussi à l’opposant Etienne Tshisekedi et son parti l’UDPS qui après avoir rencontré Edem Kodjo ont refusé le dialogue tel que convoqué par Joseph Kabila.

    Comme pour rassurer tous ces interlocuteurs, les organisations citent la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui prône dans son article 5 le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance.

    RFI

  • «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    «ville morte» bien suivie à Kinshasa

    KIN 1-Les rues de Kinshasa sont quasiment désertes ce mardi. L’opposition et la société civile, hostiles au maintien au pouvoir de Joseph Kabila, ont appelé à une journée ville morte à travers tout le pays. Une journée symbolique où l’on commémore les chrétiens martyrs du 16 février 1992 qui avaient été massacrés par Mobutu alors qu’ils réclamaient plus de démocratie.

    On a rarement aussi bien circulé à Kinshasa. A sept heures ce mardi matin, le principal boulevard de la ville était désert, comme la plupart des routes d’accès au centre. Il y avait tout de même des bus Transco et Esprit de vie, les compagnies d’autobus du gouvernement. Et des fonctionnaires qui expliquent à RFI qu’on leur avait intimé l’ordre d’aller travailler. « On a eu du mal à avoir ce travail, on ne peut pas le perdre », témoigne l’un d’eux. Des directives, émanant de ministres eux-mêmes, avaient très clairement expliqué lundi que les absents seraient notés, voire même sanctionnés.

    Motos-taxis, vendeurs de rues, certains sont sortis très tôt le matin. « Nous, on vit au taux du jour. La majorité, l’opposition, ça ne nous dit rien », disent-ils. Une situation qui a provoqué même un débat, avenue du Commerce, du côté des travailleurs. Il y avait ceux qui pour qui cette situation était le résultat de l’appel de l’opposition et de la société civile. Une majorité. D’autres parlaient de la peur d’aller travailler ou d’ouvrir leur boutique. D’autres encore expliquaient que faute de transports, les gens n’avaient pas pu venir travailler.

    Du côté des autorités, on dément toute anormalité aujourd’hui. Tout juste admet-on la peur de voir l’opposition créer du désordre, mais, selon le gouvernement, au fur et à mesure que la journée avance, il pourra se rassurer. Et c’est vrai qu’au fil des heures, quelques boutiques ont commencé à ouvrir. La circulation a un peu repris, mais rien de comparable avec les autres jours.

    Un mot d’ordre inégalement suivi

    Ce mouvement est très inégalement suivi à travers le pays et la mobilisation est variable selon les quartiers. Si à Beni, le mot d’ordre est très peu suivi, à Goma, quelques quartiers, les plus contestataires, ont suivi le mouvement mais la circulation était quasi-normale dans le centre. Il y a même eu un peu d’afflux lors de l’arrivée des Léopards, l’équipe nationale venue célébrer la coupe du Chan. Les Léopards sont ensuite attendus à Bukavu. « C’est fait exprès pour perturber le mouvement » dénonce un activiste. Bukavu est justement la ville de l’Est du pays où le mouvement a été le plus suivi : boutiques fermées, quelques stations-services aussi, mais tout de même de la circulation en ville. A Lubumbashi, le mouvement est très inégalement suivi, et les sources sont très contradictoires.

    Quelques arrestations signalées

    A noter également des arrestations : six militants du mouvement citoyen la Lucha ont été arrêtés à Goma par la police. On n’en connait pas encore les raisons. Un opposant a été arrêté également à Uvira et son arrestation a été confirmée de sources sécuritaires. Et on parle d’arrestations d’autres activistes à Kinshasa, mais pas de confirmation officielle. « Il n’y a aucune raison d’arrêter qui que ce soit, il ne se passe rien », disait un responsable des services de sécurité.

    En revanche, la coupure du signal de RFI à Kinshasa et à Bukavu a été confirmée. Le gouvernement parle de mesures conservatoires prises notamment à Kinshasa par le gouvernement provincial.

    RFI