Tag: A la Une
-

McCain Vs L. Mende, la guerre des lettres
-Le sénateur américain John McCain et le ministre congolais de la Communication et Médias, Lambert Mende se sont livrés une guerre par lettres interposées. Au cœur de la bataille, les élections ou pas à venir. Des étincelles en l’air.Entre John McCain et Lambert Mende, c’est la guerre. Celle des écrits. Le sénateur américain et le ministre congolais de la Communication et Médias se sont livré à un échange d’idées via des lettres. Tout a commencé le 15 avril dernier lorsque le sénateur américain, adresse une lettre à François Balumuene, ambassadeur de la RDC à Washington. Dans sa lettre, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2008 accuse le Président Joseph Kabila arrivé à la fin de son second et dernier mandat de vouloir esquiver la tenue des élections avant d’exprimer son souhait d’un transfert démocratique du pouvoir cette année en RDC. «Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation sur le climat politique de plus en plus répressif et la détérioration de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Concernant les deux dernières années, le Président Kabila semble manœuvrer pour éviter les élections nationales et consolide le pouvoir d’éroder le processus démocratique et la fermeture de l’espace politique. De telles actions sont contraires aux obligations internationales de la RDC et risquent la poursuite du conflit dans votre pays», dit-il.
Et d’ajouter : «Le Président Kabila a contribué au parcours de la RDC d’hostilité à une stabilité relative. Il a maintenant l’opportunité de cimenter son héritage en mettant le pays sur la voie démocratique et la prospérité pour les générations futures de Congolais et le monde va longtemps célébrer». Avant de conclure: «Mon espoir est que la RDC aura son tout premier transfert démocratique du pouvoir cette année».
On ne provoque pas Lambert Mende
John McCain a certes pensé avoir dit haut son souhait mais il ne s’attendait certainement pas à la réplique musclée que cela susciterait. Quatre jours après, Lambert Mende a la langue déliée. Et comme souvent, le porte-parole du gouvernement congolais n’a pas fait dans la demi-mesure. Répliquant également par une lettre, Mende a avant tout regretté que McCain ait publié sa lettre dans les médias avant de la faire parvenir à son destinataire. Il a ensuite rappelé les obstacles à la tenue des élections dans le délai et le bien-fondé de la tenue du dialogue national inclusif. «Tous les Congolais qui aiment leur pays ont résolu de prendre part à ce dialogue imminent à l’exception de quelques extrémistes ambitieux qui caressent l’espoir de ramasser le pouvoir en créant le chaos. Plutôt que de s’associer à cette démarche pacifique et républicaine qui s’inscrit dans nos traditions, ils se sont transformés en fétichistes des dates et n’ont de projet que l’agitation de l’épouvantail d’une insurrection populaire sous le prétexte du non-respect des délais qu’ils savent pourtant objectivement intenables. Il est déplorable que vous acceptiez de mettre votre célébrité et leadership au service d’un dessein aussi irresponsable». Lambert Mende a par la suite choisi de recadrer l’homme d’Etat américain. «Les propos de John McCain sont assimilables aux menaces d’une époque révolue. Nous apprécierons que vous ayez une lecture plus réaliste de la situation en RDC, pays qui est en si bons termes avec les USA au lieu des vous inscrire, sur base d’informations délibérément biaisées, dans la défense de thèses de ceux qui ne fondent leur existence politique que sur le schéma de l’instabilité chronique de nos institutions. C’est de cette manière que les Etats-Unis pourraient contribuer efficacement au tout premier transfert démocratique du pouvoir en RDC», a-t-il déclaré.
Quoi de mieux qu’une guerre des lettres pour mettre de l’huile au feu dans un climat politique congolais déjà sous une chaleur de plomb.
-

Lettre à Joseph Kabila – Le Sénateur John McCain donne un dernier avertissement à Joseph Kabila
-Ambassadeur François Balumuene
Ambassadeur de la République Démocratique du Congo
1100 Connecticut Avenue NW, Suite 725
Washington DC. 20 036Monsieur l’Ambassadeur Balumuene
( CLIQUEZ ICI )Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation sur le climat politique de plus en plus répressif et la détérioration de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Concernant les deux dernières années, le Président Kabila semble manœuvrer pour éviter les élections nationales et consolide le pouvoir d’éroder le processus démocratique et la fermeture de l’espace politique. De telles actions sont contraires aux obligations internationales de la RDC et risquent la poursuite du conflit dans votre pays.
Comme beaucoup de leaders aux États-Unis et à travers le monde, j’avais suivi de près les développements dans votre pays qui méritent préoccupation. L’année dernière, le Président Kabila a présenté un acte au Parlement qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’à ce qu’un recensement soit achevé, qu’il estime prendrait environ quatre ans. Cela avait conduit à des manifestations de masse au cours de laquelle des dizaines de personnes ont été tuées par les forces gouvernementales.
Depuis ce temps, le Président Kabila a entrepris une campagne à grande échelle pour réprimer la dissidence politique et consolider le pouvoir. Au mois de Décembre 2015, sept personnalités politiques ont été expulsées de la Majorité Présidentielle pour avoir signé une lettre exhortant le président Joseph Kabila à respecter la Constitution. Peu après, six militants avaient été arrêtés et condamnés à deux ans de prison après avoir appelé à une grève générale contre les actions du président. Ces incidents corroborent d’autres rapports disant que les responsables de la sécurité et de renseignement congolais ont été menés pour réprimer les militants pacifiques, les dirigeants politiques, et d’autres qui opposent les tentatives faites par le Président Joseph Kabila pour rester au pouvoir. Humant Rights Watch a documenté des dizaines de cas de militants et de dirigeants de partis politiques qui ont fait face à une arrestation arbitraire et détention illégale. Pire encore, les rapports crédibles des groupes de droits de l’homme indiquent que les opposants politiques sont désormais confrontés à des menaces de mort de la part des autorités.
Il y a deux ans, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait visité Kinshasa et avait publiquement appelé le Président Kabila de respecter les prescrits de la constitution du pays interdisant la recherche d’un troisième mandat et de permettre aux élections de 2016 d’avoir lieu comme prévu. Malheureusement, les actions du Président Kabila à ce jour ont démontré le mépris de la loi dûment constituée du pays, ainsi que pour les appels internes et de la communauté internationale, de s’y conformer. Les étapes qu’il a prises pour contourner la constitution, obstruant illégalement les opposants politiques, créer ingénieusement des obstacles aux élections prévues, et réprimer les journalistes portent atteinte à la primauté du droit et manifestent un mépris évident pour l’avenir démocratique de la RDC et le bien-être du peuple congolais.
Par conséquent, je demande urgemment le Président Kabila et votre gouvernement de respecter et de protéger les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, et de mettre fin à toutes les formes d’intimidation, de harcèlement, des attaques contre les militants des droits de l’homme et des opposants politiques. Tous les acteurs politiques congolais ne doivent épargner aucun effort, dans le cadre de la constitution du pays, pour assurer des élections libres et équitables, préserver la paix, renforcer la démocratie, et de renforcer la primauté du droit.
Les États-Unis prennent avec valeur sa bonne relation avec la RDC et sont fiers d’avoir fourni une assistance à votre gouvernement pour que vous continuiez à confronter les défis en cours. Au moment où les menaces dans la région sont de plus en plus croissantes, nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger notre partenariat à travers des actions qui pourraient nuire à la sécurité et à la stabilité à long terme de la RDC. Le Président Kabila a contribué au parcours de la RDC d’hostilité à une stabilité relative. Il a maintenant l’opportunité de cimenter son héritage en mettant le pays sur la voie démocratique et la prospérité pour les générations futures de Congolais et le monde va longtemps célébrer.
Mon espoir est que la RDC aura son tout premier transfert démocratique du pouvoir cette année. A cette fin, je vais travailler avec mes collègues pour appuyer le processus électoral et de continuer à renforcer les liens entre nos deux nations.
Cordialement,
John McCain
États-Unis sénateur.– See more at: http://www.congovox.com/lettre-%C3%A0-joseph-kabila-le-s%C3%A9nateur-john-mccain-donne-un-dernier-avertissement-%C3%A0-joseph-kabila-et-se#sthash.lT1KMTzX.dpuf
-

RDC: nuit de violences à Kolwezi après un double meurtre
-La nuit de samedi à dimanche a été agitée à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC. Des hommes en uniforme de policier ont fait irruption sur une parcelle pour voler une moto. Mais deux des occupants ont résisté et ont été tués. Au petit matin la population a laissé éclater sa colère, mais a été très vite dispersée par les forces de l’ordre. Le bilan est incertain ce dimanche soir.Tout a commencé dans la nuit de dimanche 17 avril vers 2 ou 3h du matin avec ce qui ressemble à une tentative de vol. Des hommes armés en tenue policière ont fait irruption sur le terrain d’une famille dans le quartier Hewa Bora de la commune de Dilala à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC. Ils ont essayé de s’emparer d’une moto, mais deux des occupants de la parcelle ont résisté et ont alors été tués, tandis qu’une femme a aussi été blessée.
Ces violences ont immédiatement provoqué la colère de la population. Les habitants du quartier ont décidé de sortir dans la rue et d’aller jusqu’à la mairie pour exposer les corps des victimes. Les forces de l’ordre les en ont empêchés et ont tiré à balles réelles.
Le bilan de cette nuit est incertain pour l’instant. Mais de source hospitalière, on compte au moins deux morts, huit blessés civils par balle, un policier et un militaire blessés eux par jets de pierre.
Tensions récurrentes avec la police
Depuis ce dimanche matin, le calme est revenu, mais il faut rappeler que les tensions sont récurrentes à Kolwezi entre agents des forces de l’ordre et population. Il y a une semaine, un homme habillé en policier avait déjà tué un conducteur de moto-taxi avant d’être lui-même tué par la population en représailles.
A Kolwezi, l’insécurité est en hausse depuis que de nombreuses entreprises minières ont mis leur personnel au chômage technique. Avec les indemnités perçues, plusieurs agents se sont reconvertis en taxi-motos. L’activité paie bien. Mais les exploitants et les propriétaires des motos sont la cible d’attaques, parfois même venant d’agents des forces de l’ordre.
Excédée, la population a donc décidé désormais de répliquer coup pour coup en érigeant une justice populaire. Et pas plus tard qu’il y a une semaine, un homme en uniforme de la police qui venait d’abattre un taxi-moto a été brûlé vif. Un poste de police du quartier a été également saccagé par la même occasion.
En tout cas, la tension est perceptible sur l’ensemble de l’ex-province du Katanga. La chute des cours des matières premières, suivie de la suppression de plusieurs emplois en seraient la principale cause. Il y a aussi l’augmentation des prix du maïs depuis que la Zambie a interdit les exportations de ce produit vers les pays étrangers.
RFI
-

RDC : le facilitateur de l’Union africaine veut respecter la Constitution
-Edem Kodjo, l’ancien Premier ministre togolais, a reconnu qu’il devra trouver une voie médiane entre les Congolais qui tiennent au respect du délai constitutionnel pour la tenue de l’élection présidentielle et ceux qui soutiennent la nécessité de prolonger le processus.La Constitution prévoit que l’élection présidentielle soit tenue avant décembre, mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les autorités congolaises estiment que ce délai ne pourra pas être respecté car il faut au préalable réviser le fichier électoral, une opération qui doit, selon la CENI, durer entre 13 à 16 mois.
Edem Kodjo promet, pour sa part, de travailler dans le respect de la Constitution.
“Le problème qu’il y a aujourd’hui, c’est qu’il y a la Constitution qu’il faut respecter, le délai constitutionnel qu’il faut respecter, mais il y a aussi le problème que tous les jours qui passent sont des jours qui ne permettent pas de dire que nous allons respecter ce délais dans les meilleures conditions. Alors que faisons-nous ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que le délai soit épuisé pour commencer à nous poser la question : qu’est-ce qu’on fait ? Ou est-ce qu’en homme avisé, en bon père de famille, nous voyons quelles sont les dispositions, qu’ensemble assis autour d’une table, nous pouvons prendre pour faire avancer les choses. C’est simple comme bonjour,” a-t-il diagnostiqué.
Le facilitateur de l’UA se place au juste milieu. Il veut jongler entre les deux tendances qui se confrontent sur la scène politique congolaise.
“Moi, je ne rentre pas dans la querelle entre légalistes qui estiment que les Nations unies ont dit ceci de manière définitive et que ça constitue une sorte de case qu’il faut constamment avoir à l’esprit. Mais je ne prends pas partie non plus pour ceux qui disent qu’il fait être pragmatique, il faut être légaliste tout ça là à la fois. Nous, nous sommes partisans de cela”, a-t-il soutenu.
M. Kodjo a annoncé que le dialogue national en RDC durera deux semaines avec une possibilité d’une légère prolongation, mais sans s’éterniser indéfiniment.
Le comité préparatoire sera en place à la fin de la semaine, a-t-il indiqué.
VOA
Podcast: Play in new window | Download
-

Fraude au fisc congolais-Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, reste une énigme
-Les « Panama papers » en trois points- Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
- Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
- Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.
Fraude au fisc congolais
Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payerqu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat.
Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa « seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.
Il a « tout compris à la politique des négros »
En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le shabat en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.
L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.
Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler. « Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan[Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».
De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016.
Extrait de l’artuicle du journal” Le Monde”- du 4/07/2016
-

Dialogue politique inclusif : l’OIF prête à accompagner la RDC
-Cette organisation, qui affirme avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA), Edem Kodjo, considère le dialogue inclusif comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise.L’audience accordée, le 4 avril, par la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaelle Jean, à la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie, Isabel Machik Tshombe, dans son cabinet de travail à Paris, a permis d’aborder plusieurs thèmes liés notamment la Francophonie, les programmes de coopération et à la situation politique en RDC.
S’agissant de la situation politique, Mme Isabel Machik Tshombe a salué les efforts d’accompagnement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la RDC, notamment le communiqué conjoint publié le 16 février par l’OIF, l’UA, l’Union européenne (UE) et l’ONU ainsi que sa mission pour la fiabilisation du fichier électoral de la Céni.
La Secrétaire générale de la Francophonie, a, pour sa part, réitéré le soutien de son organisation à la RDC. À l’en croire, l’OIF est prête à accompagner le dialogue politique inclusif attendu en RDC, « comme un cadre de rassemblement de la classe politique congolaise ». Le communiqué publié à l’issue de cette audience par le bureau de la représentante personnelle du chef de l’État de la RDC à la Francophonie a noté qu’à ce titre, l’OIF a admis avoir des contacts avec le facilitateur désigné par l’UA pour le dialogue politique inclusif, Edem Kodjo.
Il a également été noté qu’une visite du numéro 1 de la Francophonie en RDC n’était pas exclue, bien que l’agenda très chargé avec beaucoup d’engagements ne permette pas encore à la Secrétaire générale Michaël Jean de faire le déplacement sur le sol congolais.
En ce qui concerne les programmes de coopération, les deux personnalités ont mis un accent particulier sur le programme de promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes dont la RDC sera parmi les premiers États bénéficiaires. La Secrétaire générale de la Francophonie a, en outre, exprimé le souhait de voir la RDC, hôte du sommet de la Francophonie réussie en 2012, apporter son expérience à Madagascar, qui abritera le prochain sommet de cette organisation internationale prévu pour novembre 2016 à Antananarivo.
Lucien Dianzenza
(Agence d’information d’afrique centrale) -

Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues
-Un mouvement inhabituel de transport des chars de combat, du matériel militaire et d’hommes des troupes a lieu depuis le weekend à Lubumbashi, capitale de l’ex-province du Katanga, a constaté le correspondant de VOA Afrique sur place.Un climat de terreur et d’inquiétude s’installe dans la ville où la situation devient de plus en plus tendue au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle pour la tenue de l’élection présidentielle se rapproche. Le scrutin doit, selon la Constitution, se tenir avant décembre 2016.
Aucune explication n’est donnée de la part des autorités sur cette présence militaire nombreuse.
“Je les ai vus moi-même de mes propres yeux : des chars de combat avec des militaires qui régulaient la circulation de leur manière pour les faire passer. C’est du terrorisme. On veut nous traumatiser”, se plaint un habitant de la ville trouvé dans la rue.
“Nous sommes très inquiets de ce qui peut arriver dans l’avenir… Ces militaires viennent de quelque part, de Bunia peut-être… ils se circulent avec armes lourdes et autres matériel de guerre, mais pourquoi ?” s’interroge un habitant.
Certains Lushois sont plutôt convaincus que la présence nombreuse de ces matériels de guerre et troupes constituent une mesure du gouvernement pour prévenir toute situation d’insécurité éventuelle… “car le pays sort d’une guerre”, affirme un autre habitant que VOA Afrique a interrogé.
Les ONG de défense des droits ont quant à elles adressé une lettre ouverte demandant des explications à ce sujet au ministre congolais de la Défense.
“Il s’agit d’un mouvement des militaires qui ne peut qu’inquiéter les populations civiles. Le dispositif militaire tel que nous le voyons aujourd’hui laisse penser qu’il y a de fortes manœuvres militaires dans la région”, souligne Me Timothée Mbya, de Justicia Asbl.
Pour lui, les autorités doivent donner des explications sur la présence de ces commandos et du matériel de guerre arrivés dans la ville. “Cela, en vue d’apaiser aussi la population que les investisseurs”, soutient le défenseur des droits de l’homme.
Le Commissaire spécial de la nouvelle province du Haut-Katanga, Félicien Katanga, explique, pour sa part, qu’il s’agit juste d’une simple opération de ravitaillement de la brigade provincial décidée par le pouvoir central.
Toutefois, ce mouvement des troupes et matériels militaire fait croître des suspicions dans cette province où la situation est tendue depuis quelques.
La police y visite régulièrement, et de plus en plus, des opposants.
La tension est montée davantage après la désignation le weekend dernier de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Haut-Katanga, comme candidat à la prochaine élection présidentielle par un groupe d’anciens frondeurs du régime de Kabila passés à l’opposition.
L’élection présidentielle doit se tenir avant décembre 2016, selon la Constitution de la RDC. Mais elle devient de plus en plus improbable car la Commission nationale électorale indépendante (CENI) a annoncé qu’elle devrait avant tout procéder à la révision du fichier électoral, une opération qui va, selon elle, durer entre 13 à 16 mois.
VOA
Podcast: Play in new window | Download
-

Afrique du Sud : Jacob Zuma sommé par la justice de rembourser les frais de sa maison
-La Cour constitutionnelle sud-africaine a indiqué jeudi que le président Jacob Zuma devrait rembourser “sous 45 jours” les frais de sa propriété privée de Nkandla financée en partie aux frais des contribuables.Jacob Zuma a quarante-cinq jours pour se mettre en règle avec la justice sud-africaine : la Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné mercredi 31 mars au président en exercice de rembourser une partie des frais de sa propriété privée payés par le contribuable, une affaire à l’origine d’un énorme scandale.
“Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public dans les quarante-cinq jours suivant la décision de cette cour”, a déclaré le président de la Cour constitutionnelle sud-africain, Mogoeng Mogoeng, estimant que Jacob Zuma n’avait “pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution”.
“Le Trésor national doit déterminer le coût raisonnable des travaux” réalisés pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma et sont “non liés à la sécurité”, c’est-à-dire “uniquement le centre pour visiteurs, l’enclos pour bétail, le poulailler et la piscine”, a précisé le juge.
“Les réparations exigées par la médiatrice de la République [chargée de veiller au bon usage des deniers publics] est contraignante”, a insisté Mogoeng Mogoeng, ajoutant que “le fait que le président n’ait pas obtempéré (…) est une violation de la Constitution”.
L’opposition lance une procédure de destitution
La médiatrice de la République, Thuli Madonsela, avait exigé en 2014 que Jacob Zuma “rembourse un pourcentage raisonnable des coûts” de rénovation de sa propriété de Nkandla en pays zoulou (est).
Quelques minutes après la décision de la Cour, le principal parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (DA), a annoncé jeudi le lancement d’une procédure de destitution contre le président Zuma. “L’arrêt rendu aujourd’hui est très clair : les agissements du président Zuma équivalent à une grave violation de la Constitution, et constituent un motif de destitution”, indique la DA dans un communiqué.
Avec AFP

