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  • Un jeune Congolais de RDC battu à mort à New Delhi- Inde

    Un jeune Congolais de RDC battu à mort à New Delhi- Inde

    congo-inde-En Inde, un jeune Congolais de RDC a été tué, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, dans un quartier de la banlieue de New Delhi, alors qu’il rentrait chez lui. Il a été battu à mort par trois hommes après une dispute. La police a déjà arrêté l’un des accusés, identifié grâce aux caméras de surveillance.

    Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

    A 23h45 (heure locale), le jeune Congolais se trouve dans le quartier de Vasant Kunj, dans le sud de New Delhi. Il arrête une moto-taxi pour rentrer chez lui, mais trois hommes du quartier s’interposent, car ils veulent prendre le même véhicule.

    Une dispute commence, l’un des trois Indiens prend une pierre et frappe le Congolais à la tête et au visage. Il saigne abondamment et sera déclaré mort à son arrivée à l’hôpital.

     

    La police a déjà arrêté l’un des accusés, identifié grâce, entre autres, aux vidéos de surveillance. Il a ensuite reconnu les faits et devrait être inculpé pour meurtre.

    L’officier en charge de l’enquête a montré les images aux représentants de l’ambassade de République démocratique du Congo (RDC) en Inde et affirme que les assaillants n’ont pas prononcé de propos racistes à l’encontre de l’Africain.

    Ce Congolais, âgé de 29 ans, travaillait en Inde comme professeur de français.

    rfi

  • BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    fardc_beni-Les FARDC et la Monusco ont lancé le 14 mai l’opération Usalama pour traquer les rebelles ougandais musulmans des ADF, responsables de nombreux massacres dans la région de Beni. Avec un certain succès : 15 ennemis ont déjà été “neutralisés”.

    Depuis une semaine, les combats sont rudes et les armes tonnent dans la zone d’Eringeti (territoire de Beni). Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par la Mission de l’ONU (Monusco), harcèlent dans l’Est des positions présumées de la rébellion musulmane ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). « Les opérations évoluent très bien. Leurs bastions ont été découverts par les FARDC », souligne un haut-responsable de l’armée. Mais il reconnaît que l’ennemi ne se laisse pas faire : « Le contact est très chaud ».

    Lancée le 14 mai, l’opération « Usalama » (« Sécurité », en swahili) est « ponctuelle » et complète Sokola 1 (nettoyer, en lingala), déclenchée en janvier 2014 pour traquer les ADF, présente depuis 1995 dans le territoire de Beni, dans l’extrême-nord de la province du Nord-Kivu, explique le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de Sokola 1. Le bilan est lourd. « Après sept jours de combats, nous avons réussi à neutraliser 15 éléments ADF et capturer deux éléments, dont un enfant de 5 ans », énumère l’officier supérieur.

    Destruction d’une centaine de cases des rebelles

    Soulignant que le « combat se déroule en profondeur » et loin des agglomérations pour épargner les civils, il ajoute que les FARDC ont saisi cinq armes AK-47, deux lance-roquettes, des munitions, et détruit une centaine de cases des rebelles. En revanche, côté FARDC, il ne disposait pas dans l’immédiat d’un bilan exact mais a évoqué des « blessés graves », évacués vers les villes de Beni ou Goma, capitale du Nord-Kivu. Le haut-responsable militaire explique pour sa part que 9 militaires de l’armée congolaise ont péri, et que 10 autres sont blessés.

    L’ADF est accusée de la plupart des massacres ayant fait environ 600 morts depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni – massacres qui provoquent un lourd ressentiment envers les autorités et la Monusco, jugées inefficaces. La découverte de bastions rebelles suffira-t-elle pour défaire l’ennemi ? « Il n’y a pas d’indicateur de succès face au terrorisme, souligne le haut-responsable de l’armée. Ils seront certainement affaiblis et réduits, mais la défaite, ce n’est pas moi qui le dirai : le défi était de découvrir leurs cachettes, c’est ce qui a été fait. »

    JA

  • Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    KATUMBI -AVION-L’avion de Moïse Katumbi a décollé, ce vendredi 20 mai au soir, en direction de l’Afrique du Sud, où l’opposant doit recevoir des soins. Cette décision a été prise au lendemain de l’inculpation du candidat à la présidentielle pour « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

    Depuis l’annonce de l’inculpation de Moïse Katumbi, les avocats de l’ex-gouverneur du Katanga avaient demandé à ce qu’il soit soigné à l’étranger et plus précisément en Afrique du Sud. Demande désormais acceptée par le procureur de la République. Pourtant sous le coup d’un mandat d’arrêt provisoire, le candidat à l’élection présidentielle est d’ores et déjà en partance dans un avion médicalisé. Une expertise médicale a permis d’appuyer cette demande et le parquet dit s’être conformé à l’avis du médecin qui avait été mandaté.

    « C’est peut-être un piège pour l’obliger à prendre la route de l’exil », confie l’un des compagnons politiques de l’opposant à Joseph Kabila. Ce dernier craignait une condamnation par contumace, assortie d’une impossibilité de revenir sur le territoire. « C’est une manière de se débarrasser de lui », insiste-t-il.

    Cette décision « vide la justice de toute crédibilité »

    « Le pouvoir est totalement paniqué et il fallait mettre coûte que coûte Moïse Katumbi hors d’état de nuire, c’est-à-dire l’empêcher de se présenter aux élections », déclare Charles Mwando. Le président du G7 ajoute : « La justice n’est pas très convaincue des éléments qui se trouvent dans le dossier de M. Katumbi en était au point de s’interroger si ça valait la peine de poursuivre ce dossier. » Pour l’officiel, « les pressions politiques étant telles qu’il a fallu couper la poire en deux », c’est-à-dire prononcer une inculpation provisoire et autoriser les soins. Cette décision « vide la justice de toute crédibilité » poursuit Charles Mwando ajoutant que cela « confirme le fait que la RDC est un état de non-droit ».

    « Il y a des personnalités qui ont certains problèmes avec leur propre comportement et c’est tout, ça n’a aucun rapport avec l’alternance politique », déclare Léonard She Okitundu. Le sénateur, ancien ministre congolais des Affaires étrangères et membre du bureau politique de la majorité présidentielle poursuit : « Je me rappelle que l’autre camp disait qu’on est en train de tout faire pour empêcher tel candidat à faire ceci et cela. Je ne suis pas ce genre de commentaires. Je pense qu’il y a des gens qui ont posé certains actes qui sont répréhensibles et qui doivent rendre des comptes, un point c’est tout. »

    Selon les informations recueillies par RFI, Moïse Katumbi serait en tout cas soumis à un devoir de réserve, le parquet lui demanderait de ne pas s’exprimer sur le dossier en cours. Le dossier est cependant loin d’être enterré puisque ses quatre gardes du corps sont toujours à l’agence nationale des renseignements, accusés d’être les fameux mercenaires recrutés par l’opposant. Ils devaient être transférés au parquet de Kinshasa, mais aux dernières nouvelles, ce n’était toujours pas le cas.

    RFI

  • l’opposant Katumbi sera jugé pour atteinte à la sûreté de l’État

    l’opposant Katumbi sera jugé pour atteinte à la sûreté de l’État

    Moïse-Katumbi-La justice congolaise a annoncé jeudi l’ouverture prochaine d’un procès pour atteinte à la sûreté de l’État contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la succession du président Joseph Kabila, qu’un récent arrêt autorise à se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat fin 2016.

    1. Katumbi “a été inculpé du chef d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État […] et placé sous mandat d’arrêt provisoire”, indique un communiqué du parquet général de la République démocratique du Congo (RDC).

    En RDC, l’inculpation équivaut à la fin de la phase d’instruction. M. Katumbi, 51 ans, est donc désormais en attente d’un procès, dont la date n’a pas encore été annoncée.

    Au vu des chefs d’accusation retenus contre lui, M. Katumbi encourt la peine de mort (systématiquement commuée en prison à vie en vertu d’un moratoire sur l’application de la peine capitale en RDC), a indiqué à l’AFP Sam Bokolombe, professeur de droit pénal à l’Université de Kinshasa.

    Ex-allié de poids du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, M. Katumbi est passé à l’opposition en septembre en même temps qu’il démissionnait de ses fonctions de gouverneur du Katanga (province du sud-est de la RDC démantelée depuis lors) et qu’il accusait M. Kabila de chercher à violer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    Il a officialisé sa candidature à la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année le 4 mai, quelques heures seulement après que le gouvernement eut annoncé l’ouverture d’une enquête le visant pour “recrutement de mercenaires” à la suite de l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un Américain.

    ‘On va le coffrer’

    1. Katumbi a été admis il y a quelques jours dans une clinique de Lubumbashi. Du côté du pouvoir, on estime qu’il joue au malade imaginaire pour échapper à la justice.

    Le communiqué du parquet indique que M. Katumbi “étant actuellement admis dans un centre hospitalier”, il lui est “loisible avec le concours de ses médecins traitant de se faire prendre en charge par des institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis”.

    Le sort réservé à l’opposant “dépend [maintenant] de l’appréciation de la justice”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende : “ça peut être la résidence surveillée ou une incarcération”.

    De source judiciaire, on indique que le parquet laisse ouverte la possibilité d’une assignation de M. Katumbi à l’hôpital.

    “Mais s’il y a des attroupements, s’il y a des discours incendiaires, on va le coffrer”, a-t-on averti de même source.

    Un expert judiciaire estime que le parquet offre également la possibilité au président-propriétaire du célèbre club de football TP Mazembe, de sortir du pays pour se faire soigner à l’étranger.

    “Pour Katumbi, cela peut se finir de quatre façons : (1) assignation à résidence, (2) soins médicaux à l’étranger sans possibilité de retour, (3) prison, (4) affrontement”, estime Jason Stearns, chercheur spécialiste du Congo à l’Université de New York.

    La solution 2 “est attrayante pour les deux parties [M. Katumbi et le gouvernement, ndlr] à l’heure actuelle”, ajoute-t-il dans une série de messages publiés sur Twitter.

    Réunis autour de M. Katumbi à l’hôpital, trois de ses avocats ont quitté les lieux vers 19H00 (17H00 GMT) sans faire de déclaration à la presse.

    Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de la présidentielle alors que la Constitution interdit à M. Kabila de se représenter.

    Les relations sont également tendues entre Kinshasa et l’ONU et les Occidentaux, qui demandent avec insistance la tenue de la présidentielle dans les temps et le respect de la Constitution.

    Le 11 mai, dans un arrêt qualifié d’”imposture” par un grand parti d’opposition, la Cour constitutionnelle a autorisé M. Kabila à se maintenir à la tête de l’État au-delà de la fin de son mandat (le 19 décembre) si l’élection n’est pas organisée d’ici là.

    Avec AFP

  • Moïse Katumbi placé sous Mandat d’Arrêt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires étrangers» (+audio)

    Moïse Katumbi placé sous Mandat d’Arrêt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires étrangers» (+audio)

    katumbi-Moïse Katumbi a été inculpé ce jeudi 19 mai en République démocratique du Congo (RDC) pour « atteinte à la sureté intérieure comme extérieure de l’Etat ». Selon le gouvernement congolais, l’opposant déclaré candidat à la présidentielle aurait recruté des mercenaires étrangers.

    Alors que l’annonce a d’abord été faite par la télévision proche du pouvoir télé 50, dans l’entourage de Moïse Katumbi, on dit n’être au courant de rien. « Comment pourrait-on l’inculper ? Son audition n’est même pas terminée ! C’est vraiment du n’importe quoi ! », a vivement réagi l’un des membres de son collectif d’avocats.

    En fin de journée, le ministre de la Communication Lambert Mende a confirmé la nouvelle, affirmant que le parquet en a officiellement informé le gouvernement. Mais pour les détails, il faut attendre le communiqué du cabinet du procureur général de la République de Lubumbashi.

    L’ex-gouverneur du Katanga est inculpé pour « atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat » et placé sous mandat d’arrêt provisoire. Celui-ci est soupçonné par le gouvernement congolais d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment américains.

    « Ça veut dire qu’il n’est plus libre, on ne sait pas s’il sera arrêté ou simplement placé en résidence surveillée pour poursuivre les soins », explique une source officielle. Car Moïse Katumbi a été admis la semaine dernière dans un centre hospitalier après des échauffourées entre la police et ses partisans. Conséquence : sa troisième audition avait été reportée pour lui permettre de voir un médecin.

    Selon le communiqué du cabinet du procureur général, il pourra se faire « prendre en charge par des institutions médicales appropriées ». Même si aucune précision n’est apportée, les avocats de l’opposant congolais à Joseph Kabila se refusent à tout commentaire, mais précise que Moïse Katumbi voulait se faire soigner à l’étranger.

    Ecouter ici Lambert Mende:

    Martin Fayulu multiplie lui aussi les déboires

    Alors qu’il terminait une tournée tumultueuse dans le Bandundu, le candidat à la présidentielle a eu la surprise d’apprendre que la police avait fait irruption à son hôtel et domicile et l’avait scellé. Il s’agit d’un conflit avec la direction générale des recettes de Kinshasa qui date de 2010. Le président de l’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) assure avoir payé les taxes. Son entourage dénonce une nouvelle tentative d’intimidation et une volonté de lui couper les vivres pour l’empêcher de poursuivre ses activités politiques.

    Le Front citoyen 2016 convoqué à l’agence nationale des renseignements

    Deux militants du Front citoyen 2016 avaient organisé une action de sensibilisation. Le sujet : la cohabitation pacifique en temps de manifestation à destination des autorités et des policiers. Ils ont été convoqués une nouvelle fois à l’agence nationale des renseignements jeudi 19 mai, mais ont décidé de ne pas s’y rendre pour prendre le temps de consulter un avocat. Les chefs de quartiers qui avaient participé ont eux aussi été convoqués et entendus pendant plusieurs heures par les services de renseignements et menacent de porter plainte contre les deux militants. Pour le maire de Bunia, il s’agit d’un simple problème d’autorisation et d’information.
    RFI

  • ** POUR COMPRENDRE “L’AFFAIRE KATUMBI” **(Au delà de l’Intox)

    ** POUR COMPRENDRE “L’AFFAIRE KATUMBI” **(Au delà de l’Intox)

    LEWIS1LEWIS-DANS L’AFFAIRE MOISE KATUMBI Chapwe dont l’instruction a été suspendue à Lubumbashi à la suite d’un problème de santé de l’ex-gouverneur milliardaire, qui a fait fortune dans les mines de la société publique Gécamines, la police est sur les dents.

    Si elle a mis la main sur le point focal du groupe d’ex-US Marines ayant constitué pendant des mois la ceinture rapprochée de Moïse Katumbi Chapwe, elle s’est lancée sur la piste d’une opération dénommée «OP Congo» dont les objectifs, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi, ne paraissent être connus aujourd’hui que par «Cow Boy», le nom de code qui désigne Moïse Katumbi Chapwe, a établi la police.

    Tout commence dimanche 24 avril 2016 lorsque l’ex-gouverneur alors en voie de se déclarer – c’est un secret de polichinelle – candidat Président de la République, tient meeting à Lubumbashi, commune de la Kenya mais un meeting non autorisé par la mairie. Donc illégal pour la police.

    Au croisement des avenues Bukama et Manono, non loin du stade Kibassa Maliba, des manifestants forcent une barrière de police, se rendent coupables de voies de fait sur des agents de l’ordre en faction.

    Ils veulent faire passer le convoi de véhicule de l’ex-gouverneur du Katanga. Mais la détermination des agents de l’ordre est trop forte.
    Ceux-ci intiment l’ordre à l’ex-gouverneur de faire demi-tour sous peine d’être immédiatement mis en état d’arrestation. Moïse Katumbi Chapwe obtempère et rebrousse chemin.

    Les véhicules d’escorte l’imitent mais dans la manœuvre, la police parvient à procéder à des arrestations. Six gros bras sont embarqués…

    Dans le groupe, un homme intrigue la police. Il ne parle ni le Swahili, ni le Lingala, ni le Français. Un Noir aux muscles surdimensionnés qui dit être Américain et s’appeler Lewis Darryl L. Né le 8 août 1967, à Mississipi, aux Etats-Unis d’Amérique. Porteur d’un passeport américain n°531033509, délivré le 16 octobre 2015, aux États-Unis.

    Dans un document interne dont un vent favorable a fait atterrir une copie dans les rédactions du Soft International, l’afro-américain reconnaît avoir été interpellé dimanche 24 avril 2016, au croisement des avenues Bubama et Manono, à Lubumbashi, à la Kenya. Là où se déroulait le meeting non autorisé de Moïse Katumbi Chapwe… Qu’est-ce qu’il y faisait?

    A LUBUMBASHI UNE BELLE PRISE…

    A l’audition qui se déroule le jour même sur procès-verbal, l’homme déclare à la police être ouvrier agricole arrivé au Congo à l’invitation de Moïse Katumbi pour développer la culture du maïs. Il déclare avoir prélevé des échantillons du sol à la concession privée de Moïse Katumbi à Kashobwe, 350 kms de Lubumbashi, à Kasenga, qu’il a amenés, pour analyse, au Laboratoire Georgia State University of Agriculture, surnommé Stars Lab.

    Il assure avoir remis les résultats de laboratoire à l’ancien gouverneur. La police qui soupçonnait la présence du personnel étranger illégal dans l’entourage de l’ancien gouverneur, ne souhaite pas lâcher cette prise. Si l’homme continue de s’en tenir à sa ligne de défense, la logistique est mise pour un transfèrement, dès le lendemain lundi 25 avril, à Kinshasa.

    Mais voici qu’à peine a-t-il mis pied au bas de l’avion que l’afro-américain sème ses gardes, court, à la vitesse d’un éclair, en direction du desk tout proche de la Monusco, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo. S’ensuit un début de panique sur la piste où, surpris par l’incroyable scène, policiers et agents de la RVA (la Régie des Voies Aériennes) se jettent à ses trousses, sans se faire prier.

    A voir comment il se défend contre la meute de ses poursuivants et comment il distribue des coups, des témoins avouent qu’il s’agit d’un professionnel aguerri en arts martiaux, qui ne saurait être un commun des mortels. Ses accompagnateurs lushois lancés aussi à sa chasse, craignant perdre leur proie, comprennent qu’ils sont face à un homme qui dissimule son identité et la vraie raison de sa présence au Congo.

    Il est tout sauf «un ouvrier agricole américain invité par Moïse Katumbi Chapwe pour développer la culture du maïs dans la concession privée de Kashobwe». Au fond, pourquoi a-t-il voulu fuir aussitôt au bas de la passerelle? Pourquoi a-t-il pris la direction de la Monusco?

    Voulait-il s’y rendre, mettre la police devant un fait accompli en s’assurant la protection internationale? Comment a-t-il su, dès au pied de l’avion, la direction du desk onusien? Avait-il été entraîné ou briéfé? Par qui? Mystère…

    Par voie diplomatique, l’ambassadeur américain à Kinshasa James Swan est informé de l’arrestation de son compatriote. Invité à à l’audition qui a lieu le lendemain mardi 26 avril 2016 à Kinshasa, le diplomate en route pour l’étranger, désigne pour le remplacer le diplomate le plus haut en grade qui fait office de chargé d’affaires. Il sera accompagné du consul et de deux autres membres de la mission américaine.

    Devant ses compatriotes diplomates, Lewis Darryl L. confirme son identité et sa nationalité. Devant eux, il reconnaît avoir tenté de fuir sur la piste de l’aéroport. Il maintient sa ligne de défense mais «l’ouvrier agricole américain invité par Moïse Katumbi Chapwe pour développer la culture du maïs dans dans la concession de Kashobwe», craque et passe aux aveux quand l’audition pousse plus loin et que la police brandit des éléments d’identité.

    Oui, il est un ex-US Marines – ancien militaire de l’armée américaine, formé à Mississipi. Oui, il a servi sous le drapeau américain de 1985 à 1989, a quitté l’armée en 1989 au grade de caporal (E-3). Oui, il avoue avoir été sous contrat militaire dit «DOS-DOD» (US Department of States-US Department of Defence) au Kosovo de 2009 à 2010, au Burundi ensuite, de 2011 à 2012.

    Devant ses compatriotes diplomates, il se reconnaît sur une photo que la police lui brandit. Sur celle-ci, l’ex-US Marines s’affiche, une arme d’assaut aux poings. Une photo prise en 2010 sur la base militaire de Bosnie, au Kosovo, à Bondesteele.

    Devant les quatre diplomates, il dit avoir posté lui-même sur Linkedin, réseau d’offre d’emplois, présentant ses compétences, domaines de savoir-faire (top competences): opérations spéciales, protection rapprochée, formation et entraînements, renseignement, anti-terrorisme, maniement d’armes, surveillance.

    Sur cette base de Bosnie, l’ex-US Marines s’y était trouvé en mission de protection de la base militaire dans le cadre d’un contrat de la compagnie américaine ITT. Or, c’est cette société est mondialement connue. C’est elle qui avait organisé le coup d’Etat au Chili qui renversa, le 11 septembre 1973, les institutions chiliennes et le président Salvador Allende, déstabilisant plusieurs autres pays d’Amérique du Sud.

    Devant ses compatriotes, Lewis Darryl L. affirme avoir travaillé, en 2005, pour le compte du groupe Blackwater Security, connue pour sa réputation dans le recrutement et l’utilisation des mercenaires dans le monde.

    Blackwater Security dont le nom fut cité lors de la rencontre de l’île de Gorée qui réunit des opposants congolais et où l’ex-gouverneur était annoncé mais se fut représenté par l’actuel gouverneur de la province de l’Equateur José Makila Sumanda, contraint par un autre engagement: accompagner son club de foot, le TP-Mazembe à une rencontre sportive internationale…

    Lors de cette audition, l’homme déclare avoir effectué, comme militaire, diverses missions à travers le monde. Kosovo certes mais Afghanistan, Irak, Burundi, Dubaï aux Emirats Arabes Unis, etc.

    QUI BROUILLE LES PISTES ET POURQUOI?

    L’ex-US Marines, poursuit le document dont Le Soft International a pris connaissance, déclare que l’ancien gouverneur du Katanga, déclaré depuis candidat Président de la République, avait pris contact avec la société Jones Group International, dont le patron est le général de l’armée américaine à la retraite Jones Logan James en vue du recrutement d’anciens soldats américains, après avoir donné le profil recherché.

    Le 27 janvier 2016, Jones Group International, par Mme Barbara Murnane, assistante principale du général Jones Logan James, adresse un courrier à l’ambassade du Congo à Washington. Dans ce texte de «demande de visas d’entrée au Congo en faveur de MM. Adames Christopher Andre, Easterling Euguene Reuben et Lewis Darryl L.», Jones Group International s’engage à prendre en charge voyage et séjour de ses agents.

    La société se reporte à l’invitation d’une société lushoise Pomba One Security. Société sur papier de son président Franck Foreman (en réalité une fausse identité de Corneille Franck Mwashila, un homme qui serait agent de la police nationale congolaise, se convainc la police), Pomba One Security a ses bureaux, route du Golf, quartier Golf, à Lubumbashi. L’invitation date du 20 janvier 2016.

    Dans son courrier à l’ambassade du Congo, Jones Group International donne la raison du voyage au Congo de ces Américains: rencontrer des clients de la société Pomba One Security en vue d’étudier des opportunités d’affaires…

    Des éléments de renseignement établis sur l’ex-US Marines ou révélés par lui-même mardi et mercredi 26 et 27 avril en présence de la délégation de la mission américaine et, devant ses avocats, Mes Azarias Ruberwa Manywa et Françoise Kena wa Tshimanga également avocats de Moïse Katumbi Chapwe, mardi 3 mai. Eléments de renseignement consignés dans un procès-verbal en présence du consul américain le 27 avril et en présence des avocats de l’ex-US Marines le 3 mai 2016.

    A en croire la direction de Migration DGM, entre le 1er octobre 2015 et le 24 avril 2016, 658 Américains sont entrés au Congo par l’ex-province du Katanga et par Lubumbashi, dont 254 femmes et 404 hommes.

    Parmi les 404 hommes, entrés sur le territoire sous diverses étiquettes (touriste, agriculteur, fermier, logisticien, médecin MSF, professeur, homme d’affaires, missionnaire d’église, membre d’ONG, etc.), nombre dissimulent la vraie raison de leur présence au Congo et, au moins, une dizaine – des ex-Marines – ont été vus, lors d’activités apparentes, dans la ceinture de sécurité de l’ex-gouverneur du Katanga.

    Les rapports journaliers de ces ex-US Marines sont systématiquement adressés à Lewis Darryl L., leur point focal, et dont le savoir-faire éprouvé va, affirme-t-il lui-même, sur son compte Linkedin, à des opérations spéciales, protection rapprochée, formation et entraînements, renseignement, anti-terrorisme, maniement d’armes, surveillance, etc.

    Ces rapports sont destinés à Moïse Katumbi Chapwe dont le nom de code est Cow Boy et au QG américain de l’ex-général à la retraite, Jones Logan James.

    Ces rapports sont soit de la collecte de renseignements, soit des évaluations sécuritaires au quotidien sur des sujets secrets, soit de l’évaluation sécuritaire au jour le jour parfois avec la participation de l’un des proches de Moïse Katumbi, Salomon Idi. Il est souvent question de dispositions à prendre en cas d’action militaire ou de la police comme lors de la manifestation projetée du 24 avril 2016.

    Tout comme de l’élaboration des plans de défense en prévision d’assaut des FARDC ou de la PNC sur une propriété du déclaré candidat Président. Ou de la surveillance, à l’aide d’un réseau de vidéosurveillance, de toute voie publique menant vers les différentes propriétés du déclaré candidat avec la collaboration de certains Congolais dans l’identification de ce qui est appelé «suspects», nom de code des agents des Services de l’Etat.

    On comprend mieux pourquoi dans cette affaire, il faut agir dans la clandestinité. Et, l’enquête se poursuit sans désemparer…
    La police cherche à établir les objectifs exacts de ces ex-US-Marines soupçonnés de conduire une opération criminelle.

    Elle veut en connaître les moyens humains, la logistique, le financement, le modus operandi. Si le richissime ex-gouverneur a été cité publiquement par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, signe que c’est sérieux.

    Il a fait injonction au PGR pour l’ouverture d’un dossier judiciaire et l’interpellation de Moïse Katumbi, de ses complices. Il a ordonné l’émission des mandats d’arrêt internationaux, la fermeture de la Société Pomba One Security, l’interpellation des fonctionnaires congolais impliqués dans les consulats et dans les ambassades. Voire à la DGM…

    IL FAUT LE PRENDRE TRES AU SERIEUX.

    Moïse Katumbi aurait choisi de maquiller un projet d’entreprise criminelle, en recourant à la couverture d’un service de gardiennage, propriété de Corneille Franck Mwashila et qui, pour les besoins de la cause, a caché son identité sous le nom de Franck Foreman.

    Mais est-ce pure coïncidence? Pomba One Security est chargé de la sécurité – sans aucun contrat – du stade Kamalondo à Lubumbashi, propriété du club de foot TP Mazembe, qui a fait la réputation de l’ex-gouverneur katangais.

    Du coup, après les enquêtes à Lubumbashi et à Kinshasa, la police s’est faite une conviction: Pomba One Security – qui offre un service de gardiennage au stade Kamalondo, propriété du club de foot TP Mazembe – a été utilisé pour lancer des invitations à des mercenaires américains.

    Par qui? Par Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman – qui rend sexy son nom aux fins d’appâter des missions consulaires portées à croire qu’un Américain invite des Américains

    – ou par le puissant ex-gouverneur richissime, qui a fait fortune dans les mines du Katanga, sous Joseph Kabila Kabange depuis qu’il fut gouverneur de la riche province minière, rachetées à l’entreprise publique Gécamines en faillite contre une once de dollars, se charge de retourner à prix d’or médias (presse écrite, radio-télévision, réseaux sociaux) en interne comme en externe et politiciens congolais de la majorité comme de l’opposition dure, parcourt le monde de part en part, se fait des selfies avec des dirigeants du monde

    – signe, à ses yeux, d’adoubement et, a contrario, de rejet de Kabila -, ne cache plus jour après jour sa fureur d’être Chef de l’Etat même avant l’heure, après avoir assisté il y a quelques années à la descente aux enfers du projet présidentiel de son demi-frère bienfaiteur Raphaël Soriano Katebe Katoto exilé dans le nord de la Belgique, à Bruges, endetté et démuni après des folles dépenses politiques lors du Dialogue inter-congolais d’Afrique du Sud, à Sun City?

    C’est dans cette cité touristique du nord de la Nation Arc-en-Ciel que Moïse Katumbi Chapwe, tout frais débarqué de la Zambie (recherché par la justice zambienne au titre de citoyen zambien pour des indélicatesses) fit, pour la première fois, connaissance de l’éclectique classe politique congolaise, connue plus pour sa chaleur que pour sa lumière, selon l’expression de l’ambassadeure américaine à Kinshasa des années Mobutu, Melissa Wells.

    Le jeune homme affable meuble l’ombre de Raphaël Soriano Katebe Katoto quand le demi-frère millionnaire, qui fit fortune dans le poisson du lac Moero dans les eaux congolo-zambiennes vendu aux agents de la Gécamines, entreprend d’épuiser ses comptes en banque à Gaborone au Botswana, à Addis-Abeba en Ethiopie, à Sun City ou à Pretoria en Afrique du Sud, etc.,

    pour racheter l’âme des politiciens conduits par feu Gérard Kamanda wa Kamanda, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mobutu, naguère n°2 de l’ex-Union Africaine, le seul Congolais à ce jour à avoir occupé une position en international à ce niveau. Aux côtés de Kamanda: Justine, la fille aînée de Joseph Kasavubu et Joseph Olengha Nkoy (le même!) des FONUS.

    Si cet indécrottable opposant, spécialiste des villes mortes sous Mobutu, qui prit part en septembre 2013 aux Concertations nationales, n’a pas rejoint à ce jour Lubumbashi aux côtés des Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba, Delly Sessanga, etc., qui ont rallié le candidat milliardaire du G-7 – groupe de personnalités politiques frondeuses évincées de la majorité pour avoir pris la tangente en direction de l’opposition

    – c’est mûri de la débâcle politique du demi-frère millionnaire bienfaiteur de l’ex-gouverneur du Katanga qu’il brocarda publiquement dans un hall de motel sud-africain à Pretoria, le traitant d’«analphabète politique» quand l’ASD (Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue inter-congolais RCD-Goma et UDPS contre le MLC) s’est constituée.

    Aux yeux de Joseph Olengha Nkoy, Katebe Katoto Soriano n’a rien compris à la dynamique politique congolaise…

    Si, à 51 ans, celui qui est avant tout un homme d’affaires avisé qui s’est constitué une fortune dans le rachat à vil prix et la revente à prix d’or des mines katangaises en usant de la menace et autres voies de fait sur des investisseurs expatriés, si désormais cet homme dépense sans compter et autant de millions de dollars américains déversés et qui ne sauraient être inépuisables pour retourner et adouber médias, politiciens soucieux de légitimité électorale (ce qui nécessite d’importants moyens financiers) et foule (notamment en ces temps-ci lors de ses auditions par le procureur général à Lubumbashi) ,

    il s’est laissé convaincre qu’il est peu probable qu’il perde ce match, avec, avait-il annoncé, on se souvient, «un troisième faux pénalty»… Si ses millions de dollars américains circulent aussi impunément par ces temps de crise mondiale et aussi librement par ces temps de retraçage des réseaux criminels et où sévissent des lanceurs d’alerte, c’est que Katumbi a entrepris de préparer son coup de longue date, qu’il a développé de savantes stratégies de planque, s’est adjoint des services d’agences sophistiquées à l’étranger.

    INCROYABLE REBONDISSEMENT.

    En début de week-end, des médias publics britanniques et allemands (la très sérieuse BBC et la DW) ont révélé que l’ex-gouverneur a payé rubis sur l’ongle USD 100 millions au cabinet Akin Gump Strauss Hauer & Feld LLP dans un contrat de lobbying valant six mois aux Etats-Unis… Un homme qui dépense tant – plus que le régime pour son image internationale – est à prendre très au sérieux.

    Reste la loi congolaise. Mais comment faire entendre raison dans l’omerta généralisée congolaise où ce qui est politiquement incorrect n’est jamais entendu et où le complot anti-Régime est à chaque coin de rue voire en plein cœur de l’Etat? Ainsi, par exemple, comment comprendre des
    dysfonctionnements qui ont lieu dans nos ambassades?

    Sont-elles infiltrées et noyautées? En violation flagrante d’une instruction du ministre des Affaires Etrangères relative à la procédure en matière d’octroi des visas et des dispositions du vade mecum portant traitement des dossiers de demande des visas, d’anciens US Marines obtiennent, le 8 février 2016, des visas de voyage à la mission diplomatique congolaise à Washington. Aucun dossier n’a été envoyé à Kinshasa.

    Le dossier de demande de visa (formulaire de demande de visa de voyage rempli par le requérant, photocopie de son passeport, invitation légalisée et/ou attestation de prise en charge de la DGM) n’a jamais été envoyé à Kinshasa par la mission diplomatique et l’avis favorable préalable de Kinshasa n’a jamais été adressé à la mission diplomatique.

    Dans un autre cas, le président de Pomba One Security, Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman nie l’existence de sa signature mais le premier conseiller d’ambassade à Washington Thomas Siosi Mbimba, n’en a cure. Il octroie des visas autorisant des ex-US Marines à se rendre au Congo! Débarquent au Katanga Coleman Alan Clen, le général à la retraite Jones Logan James et Mercier David John….

    A la mission à Pretoria, l’ancien militaire américain, Toon Jr III Leonard O’Neal, alias LT, est en transit à Johannesburg, qu’importe! Il obtient son visa d’entrée au Congo le 26 décembre 2015. Bien que non-résident en Afrique du Sud… Là non plus, le dossier n’a jamais été transmis à Kinshasa pour examen et avis préalable.

    L’ambassadeur Ben Bene Mpoko assure que le visa délivré est un faux mais fait une courbe rentrante. Il imputant toute responsabilité à un collaborateur qui n’a jamais aussi bien porté son nom, Innocent Kiyoko, chancelier et premier secrétaire d’ambassade.

    A la DGM Haut-Katanga, à Lubumbashi, cela ne va pas beaucoup mieux. Trop d’irrégularités constatées dans la prorogation des visas de voyage.
    D’anciens US Marines arrivés à Lubumbashi dans des conditions illégales, sont directement employés comme gardes du corps ou agents de sécurité par l’ancien gouverneur.

    Ils ne disposent que de visas de voyage d’une validité d’un mois. Quand tous les services de sécurité sont en alerte, à la recherche de l’ex-US Marines Toon Jr III Leonard O’Neal, alias LT, repéré en décembre 2015 dans l’entourage immédiat de l’ex-gouverneur, sur base d’un acte d’engagement de prise en charge signé par l’ex-US Marines Lewis Darryl L., contenant de fausses déclarations, à Lubumbashi, la DGM Haut-Katanga proroge pour trois mois les visas de voyage de trois anciens militaires américains.

    En tête le fameux Lewis Darryl L. mais aussi Adames Christopher Andre et Easterling Euguene Reuben.
    Les trois passeports en quête de prorogation de visas, transmis à la DGM Haut-Katanga par le directeur provincial adjoint Delphin Munga, le sont via un agent féminin Véronique Mayele Musungi qui déclare les avoir reçus du pasteur pentecôtiste Gédéon Butandu expliquant qu’il s’agit de missionnaires de son Eglise…

    Interpellé le 1er mai 2016 à Kolwezi, Lualaba, où il dit s’être rendu à des fins d’évangélisation, le pentecôtiste affirme avoir reçu les trois passeports d’un étudiant à l’UNILU Fiston Malanga Itedjo. Ces ex-US Marines présents à Lubumbashi s’y trouvent pourtant sur base d’une recommandation d’un autre pentecôtiste, Godefroid Mumbenga, alias Godé Chaud, résident à Londres, Grande-Bretagne.

    Le pasteur Gédéon Butandu déclare avoir reçu de Washington via MoneyGram les frais de chancellerie, USD 1.200, remis à l’agent féminin de la DGM qui auraient été expédiés par un certain Ben Paulin résident aux Etats-Unis d’Amérique, tandis que le code 94603674 de réception de fonds est arrivé de Londres communiqué par le pasteur Godefroid Mumbenga alias Godé Chaud.

    Le 2 mai 2016, l’étudiant de l’UNILU assure avoir reçu les trois passeports au restaurant Lattelicious, propriété de Moïse Katumbi, attenant à la résidence de l’avenue Lofoi et des mains de l’ex-US Marines Matt (Nicholson Matthew Azor Hendrix), sur recommandation d’un cousin du nom de Serge, résidant au Swaziland.

    Comme s’il n’y avait pas assez de bordel, voilà que l’acte d’engagement de prise en charge qui sert à la prorogation de visas, signé le 27 février 2016 par l’ex-US Marines Lewis Darryl L., ne contient aucun renseignement sur la prise en charge quand il donne de fausses indications: profession (médicale), motif de séjour (médical), adresse (Kolwezi)!

    Alors, que dit la loi congolaise? Interdiction formelle de la présence dans une société de gardiennage de personnes de nationalité étrangère; interdiction de recourir à une personne ne justifiant pas d’un séjour de cinq ans au pays sans interruption; interdiction d’embauche d’anciens soldats, d’anciens policiers, d’anciens agents des services de sécurité, de toute personne ayant appartenu à un groupe armé ou à une rébellion.

    Le recrutement d’anciens militaires américains aux Etats-Unis d’Amérique et leur mise au service d’un individu au Congo, foulent aux pieds l’esprit et la lettre de la Convention Internationale des Nations-Unies du 4 décembre 1989 contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction des mercenaires.

    Il reste que pour les enquêteurs, la sentence est tombée: Pomba One Security est une firme hors-la-loi. Elle a invité d’anciens militaires étrangers employés aussitôt arrivés sur le territoire congolais, à des travaux de gardiennage. Pomba One Security est une société créée et dirigée par un agent de la police nationale congolaise, une société qui ne serait en règle ni avec l’administration (pas de permis d’exploitation, pas d’identification préalable de son personnel), ni avec le fisc (pas de paiement des frais), etc.

    Plus grave, si Corneille Franck Mwashila recrute d’anciens US Marines sous le faux nom de Franck Foreman, il est l’un des gardes du corps congolais les plus rapprochés de l’ex-gouverneur du Katanga.

    Or, l’agent Corneille Franck Mwashila alias Franck Foreman déclare à l’enquête, sur procès-verbal, n’avoir jamais eu, ni de loin, ni de près, un contact quelconque avec la société américaine Jones Group International, la firme du général Jones Logan James, qui a recruté d’anciens militaires américains.

    Il déclare n’avoir ni signé de contrat avec cette société, ni eu un jour le moindre contact avec un membres de Jones Group International.

    Or, sur nombre de bulletins de service établis par l’Etat-Major de l’UPI/HP (l’Unité de Protection des Institutions et de Hautes Personnalités) du Commissariat Provincial de l’ancienne province du Katanga dont un vent favorable a amené une copie aux rédactions du Soft International, Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman est identifié comme agent de la PNC (la Police Nationale Congolaise) au grade d’agent de police.

    Lors d’une audition sur procès-verbal, il déclare avoir personnellement travaillé en 2016, pendant quatre mois (janvier-avril 2016), à la résidence de l’avenue Lofoi, la résidence officielle lushoise de l’ex-gouverneur Moïse Katumbi Chapwe.

    Le (faux) agent de police déclare avoir travaillé avec «six mercenaires américains» agissant comme gardes du corps de l’ex-gouverneur. Ces six agents américains: Lewis Darryl L., Toon Jr III Leonard O)Neal alias LT, Nicholson Maurice Alan, Adames Christopher Andre, Nicholson Mattew Azor Hendrix alias Matt et Coleman Alan Glen.

    Or, selon des proches du dossier, l’ancien gouverneur ne reconnaîtrait qu’un seul «mercenaire américain», Lewis Darryl L., l’homme arrêté dimanche 24 avril 2016 dans l’un des véhicules de sa suite, coincé par la police en faction, au croisement des avenues Bukama et Manono, près du Stade Kibassa Maliba où le déclaré candidat Président de la République projeta de tenir un meeting non autorisé, donc illégal.

    DES PISTES DE DIVERSION…

    Or, la police accable le faux policier Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman sur elle a trouvé d’irréfutables éléments de preuve liés à ses communications… Ce que confirment, sur procès verbal, nombre d’agents de sécurité congolais commis à la résidence de l’avenue Lofoi.

    D’après un protocole bien rodé, à leur arrivée dans la capitale cuprifère, ces ex-US Marines sont accueillis, non par un service d’accueil de Pomba One Security qui, sur papier; les a invités, mais par des proches de la résidence du déclaré candidat Président de la République, à la résidence de l’avenue Lofoi, par Patrick Kabwe Mwamba, le chef de protocole.

    Ces agents sont ensuite dirigés non à leur lieu d’hébergement déclaré à l’obtention du visa et dans la fiche de passager arrivant de la DGM (la direction de migration) qui est l’Hôtel Grand Karavia, mais dans les différentes résidences, fermes et propriétés de Moïse Katumbi Chapwe (résidence de l’avenue Lofoi au n°22, ferme Futuka, Hakuna Matata voire Gouvernorat à l’époque où il n’avait pas encore démissionné, restaurant Lateulicius, propriété du gouverneur attenante à sa résidence, au 245 chaussée de Kasenga, commune Kampemba, à l’avenue Mahenge, commune Kampemba) avant d’être déployés dans des dispositifs de sécurité et de protection.

    Né le 8 août 1967, l’afro-américain arrêté le 24 avril 2016 dans l’un des véhicules d’escorte de Moïse Katumbi, était porteur d’un visa congolais d’un mois. Arrivé à Lubumbashi le 27 février 2016, il s’identifie sous le nom de Bernard Kasongo Tembwa auprès de l’entreprise cellulaire Vodacom pour l’obtention d’une carte SIM. Bernard Kasongo Tembwa réside sur avenue Upemba, au n°18, quartier Kalebuka, commune annexe, à Lubumbashi.

    L’homme déclare, sur procès-verbal, avoir accompagné, depuis son arrivée au Congo, Moïse Katumbi partout dans ses déplacements, dans le pays comme à l’étranger.

    Tout comme le faux agent de la police national Corneille Franck Mwashila dit Franck Foreman. Les enquêteurs disent détenir des éléments matériels irréfutables selon lesquels Lewis Darryl L. alias Bernard Kasongo Tembwa est resté continuellement en contact avec les six autres américains ex-US Marines présents au Katanga et, peut-être, ailleurs au Congo. Que ceux-ci sont au service personnel de Moïse Katumbi avec qui ils ont effectué moult voyages à l’étranger…

    Certains de ces ex-Marines ont des visas au titre d’œuvres sociales congolaises parfois chrétiennes – dont l’une basée à Kinshasa, avenue Rwakadingi, commune de Barumbu appartient à Moïse Katumbi.

    D’autres se font passer pour des agronomes ou des ouvriers agricoles. D’autres encore sont venus au Congo en «visite familiale et amicale». Soit clairement de la diversion…

    Ces ex-US Marines dont nombre de témoignages affirment avoir identifié «au moins une dizaine» dans la ceinture de protection ainsi qu’à la résidence du déclaré candidat Président de la République, se trouvent-ils encore sur le sol congolais, tapis dans des résidences privées ultra protégées ou ont-ils déjà quitté le pays?

    Selon des proches du dossier, le recrutement d’ex-Marines a pour finalité l’exécution d’une Opération dénommée «Op Congo», dont la mission, les objectifs précis, les moyens humains, la logistique, le financement et le modus operandi (dont l’utilisation des codes) n’étaient connus que du Cow Boy, nom de code de l’ex-gouverneur.

  • CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    jp bemba-Après près de huit ans de procédure devant la Cour pénale internationale (CPI), la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi 18 mai que le Congolais Jean-Pierre Bemba soit condamné à “25 ans minimum” de réclusion.

    Le 21 mars, l’ancien vice-président congolais avait été reconnu coupable, en tant qu’autorité hiérarchique, de deux chefs de crimes contre l’humanité et de trois chefs de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Ce jugement était également le premier de la CPI à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

    La peine sera connue à une date ultérieure 

    « La peine requise par l’accusation est de 25 ans d’emprisonnement au minimum », a affirmé mercredi 18 mai Fatou Bensouda. Avant d’ajouter : « une telle condamnation serait proportionnelle à la gravité des crimes commis par M. Bemba et son degré de culpabilité ».

    Jean-Jacques Badibanga, un des représentants du bureau du procureur, a ensuite expliqué les circonstances aggravantes retenues par l’accusation : « la commission des crimes à l’encontre de victimes particulièrement vulnérables et la commission de ces crimes avec une cruauté toute particulière ».

    Bemba impassible 

    Jean-Pierre Bemba, dont la défense avait demandé entre 12 et 14 ans de détention, a écouté les arguments de l’accusation de manière impassible. Les juges décideront de la peine à une date ultérieure.

    À 53 ans, l’ancien vice-président et homme d’affaires encourt jusqu’à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l’extrême gravité du crime le justifie. Arrêté en mai 2008 à Bruxelles à la suite d’un mandat établi par la CPI, Jean-Pierre Bemba avait été transféré à La Haye dans la foulée. Il a donc déjà passé huit ans en détention.

    JA

  • La défense de Bemba tente d’obtenir la peine la plus basse possible

    La défense de Bemba tente d’obtenir la peine la plus basse possible

    Bemba- la Haye-Les débats sur le quantum de la peine à infliger à Jean-Pierre Bemba, chef de l’ex-mouvement rebelle, Mouvement de Libération du Congo (MLC), et ancien vice-président de la RDC, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Centrafrique, se sont ouverts à CPI.

    Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont mis en avant lundi à La Haye les circonstances atténuantes de leur client, jugé coupable des crimes commis par sa milice en Centrafrique, afin de convaincre la CPI de lui infliger la peine la plus basse possible.

    Au terme d’un interminable procès ouvert en novembre 2010, les trois juges de la Cour pénale internationale (CPI) avaient reconnu le 21 mars l’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Mais le quantum de la peine de M. Bemba, 53 ans, ancien vice-président congolais, restait encore à fixer après de nouveaux débats. Ils se sont ouverts lundi et doivent s’achever mercredi. Durant ces trois jours d’audience, les juges entendront de nouveaux témoignages, les réquisitions du ministère public, ainsi que les plaidoiries de la défense.

    Jean-Pierre Bemba encourt jusqu’à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l’”extrême gravité du crime” le justifie. Il a déjà passé huit années en détention.

    Témoin cité par la défense, l’évêque catholique Fridolin Ambogo a cherché à démontrer lundi que Jean-Pierre Bemba et le MLC avaient joué un rôle dans l’établissement “de la paix et de la stabilité” dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la RDC.

    Tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance de ce qui se passait en Centrafrique, l’évêque a déclaré lundi que les forces du MLC avaient “enfin permis à la population de se sentir libre, parce que le MLC est venu reconstruire tout ce qui avait été détruit”.

    Le jugement le concernant rendu en mars est le premier de la CPI à condamner l’utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre, le premier aussi qui condamne un chef militaire pour des atrocités commises non par lui mais par sa milice, et ce même s’il ne les a pas ordonnées.

    Quelque 1.500 hommes du Mouvement de Libération Congolais (MLC), la milice dirigée par Jean-Pierre Bemba, s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé. D’après le jugement de la CPI, jusqu’en mars 2003, les troupes du MLC ont commis un carnage en Centrafrique, où ils ont volontairement tué et violé des civils.

    Avec AFP

  • Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    FOULE -KATUMBI-La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de l’opposant congolais Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi, où celui-ci devait déposer dans le cadre d’une enquête diligentée contre lui.

    A proximité du bâtiment, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule tandis qu’à l’intérieur les agents s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir “plaider pro deo” (gratuitement) pour M. Katumbi.

    “Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

    Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, M. Katumbi est entré au palais de justice vers 12H05 (10H05 GMT) tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

    Candidat déclaré à la prochaine présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année, M. Katumbi est accusé par les autorités d’avoir recruté des mercenaires, ce qu’il dément, voyant derrière cette affaire la main du pouvoir, qu’il accuse de vouloir le mettre hors jeu.

    Mercredi, la Cour constitutionnelle a autorisé le président de la RDC Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’est pas organisée.

    VOA