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  • Malu Malu en état de mort cérébrale

    Malu Malu en état de mort cérébrale

    Malumalu-Polémique, jeudi, dans la presse de Kinshasa, entre ceux qui titraient sur l’agonie et ceux qui, comme l’ambassadeur du Congo aux Etats-Unis, annonçaient le décès de l’abbé Appolinaire Malu Malu à Atlanta, où il était soigné. Il semblerait que l’abbé de 54 ans soit en état de mort cérébrale.

    Les premières élections

    L’abbé Malu Malu s’était fait connaître en 2003 en devenant président de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de préparer et surveiller les scrutins de 2005-06. Ce travail lui vaudra un doctorat honoris causa de l’Université de Liège en 2008.

    On avait cependant découvert que l’abbé avait précédemment travaillé pour la “Cellule stratégique” de la présidence de la République, sous Joseph Kabila, ce qu’il n’avait pas précisé lorsque son nom avait été retenu pour diriger la CEI. Il n’en faudra pas plus pour qu’une grande partie de l’opposition congolaise juge “frauduleuse” (contrairement aux observateurs et à la communauté internationale) la présidentielle de 2006 qu’elle avait perdue. Le cardinal Etsou se fit l’écho de ces accusations, ce qui suscita un émoi certain au sein de l’Eglise.

    Sanctionné par l’Eglise

    Les élections de 2011 furent confiées à un pasteur appartenant à une petite église protestante, Daniel Ngoy Mulunda, parent lointain de M. Kabila et soutien de son parti PPRD. Notoirement frauduleux, ce scrutin présidentiel et législatif a été considéré “non crédible” par les observateurs nationaux et internationaux – ce qui n’a pas empêché les “élus” de siéger.

    L’abbé Malu Malu était revenu sur le devant de la scène en 2013, comme président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en vue des scrutins prévus pour la fin 2016. Pour cela, il avait passé outre à l’opposition de l’Eglise catholique.

    La maladie le rattrape

    L’abbé Malu Malu avait persisté dans ses ambitions malgré les sanctions prises à son encontre par son évêque, à la demande de la Conférence épiscopale. Soit, rappelle “Le Phare”, l’interdiction de dire la messe, de donner les sacrements et de porter les habits liturgiques. Il avait également été déchu de fonctions de prestige.

    En 2015, toutefois, l’abbé avait dû renoncer à présider la CENI pour cause de maladie.

    Le camp kabiliste a profité de ce départ pour bouleverser le bureau de la CENI et y renforcer son camp, aujourd’hui jugé majoritairement favorable au chef de l’Etat. Cela a suscité une méfiance accrue envers la CENI, dont les positions confortent le désir de M. Kabila de retarder les élections le plus possible afin de se maintenir au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

    (La Libre)

  • Jean-Pierre Bemba condamné à 18 années d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

    Jean-Pierre Bemba condamné à 18 années d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

    JP Bemba-La Cour pénale internationale a condamné à 18 ans d’emprisonnement Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président congolais reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et personnalité la plus haut placée à être condamnée par la CPI jusqu’à présent.

    “En Centrafrique, une victime a été violée par deux soldats, sous le regard d’autres soldats qui, je cite, “criaient de joie’, et a ensuite été violée par quatre soldats, puis la victime s’est évanouie, avant d’être violée ensuite par d’autres soldats à son réveil, douze au total”, rappelle Sylvia Steiner, juge de la Cour pénale internationale lors de la dernière audience de l’ancien président congolais Jean-Pierre Bemba.

    Mardi, la Chambre de la Cour pénale internationale a déclaré Jean-Pierre Bemba coupable et condamné à 18 ans d’emprisonnement, moins les années de détention déjà effectuée.

    La juge a insisté sur le fait que l’ancien chef militaire a échoué a exercer un contrôle effectif sur son armée privée envoyée en République centrafricaine en octobre 2002, où ses hommes ont violé, tué et pillé avec une “cruauté particulière”.

    Sylvia Steiner a souligné que le chef militaire avait fait “davantage que de tolérer les crimes en tant que commandant”. “L’échec de M. Bemba à prendre des mesures avait délibérément pour objectif d’encourager ces attaques menées contre la population civile”, a-t-elle estimé.

    Arrêté en 2008, le condamné a déjà passé 8 années en prison. Il aura donc 10 ans à purger. Pour rappel, l’accusation avait demandé 25 années d’emprisonnement.

    La majorité des juges ont reconnu tous les viols perpétrés par les soldats de la MLC (Mouvement de libération du Congo) en Centrafrique, utilisés comme armes de guerre d’une “grande cruauté”, ce qui a constitué “une circonstance aggravante”.

    Les pillages ont également été reconnus et condamnés tout aussi sévèrement car ces actes étaient très souvent accompagnés par “des meurtres et des viols” de familles entières.

     Jean-Pierre Bemba, le chef militaire

    Riche homme d’affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été déclaré coupable le 21 mars de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

    Quelques jours avant que la peine ne soit prononcé, l’équipe de défense de M. Bemba avait annoncé son intention de faire appel de ce verdict et a demandé la cassation du procès.

    D’après l’avocat Peter Haynes, M. Bemba, dont les droits en tant qu’accusé “n’ont été à aucun moment respectés”, a été reconnu coupable “sur base de spéculations” dans une “affaire qui était profondément incohérente, invraisemblable dans les faits, et basée sur une évaluation sélective et souvent imparfaite des preuves”.

    À noter, “aucune circonstance atténuante” n’a été retenue par la Cour.

    Son parti dénonce une “justice sélective”

    La condamnation de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale est le résultat d’une “justice sélective”, a dénoncé mardi à Kinshasa le parti de M. Bemba.

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC) “ne cessera jamais de dénoncer la justice sélective de la Cour pénale internationale (…) et la politisation à outrance” de cette institution, a réagi sa secrétaire générale, Ève Bazaiba, après l’annonce de la peine infligée à M. Bemba.

    Mme Bazaiba s’exprimait devant la presse au siège du MLC, où près de deux cents militants ont suivi dans un grand silence la retransmission du jugement de la cour de La Haye sur écran géant.

    “Nous ne cesserons jamais de rappeler que les victimes des exactions en République centrafricaine ont droit de connaître les véritables auteurs de ces crimes. On ne peut pas laisser les véritables auteurs et s’acharner sur la personne de Jean-Pierre Bemba. Ça c’est une justice discriminatoire”, a-t-elle ajouté.

    “J’ai un sentiment d’amertume envers la CPI”, a déclaré à l’AFP Daddy Kondo, militant du MLC, accusant la cour d’agir par “néocolonialisme”.

    “Moi, je ne crois plus à cette Cour”, a dit un autre, Jean Faustin Isenge, pour qui toute cette affaire s’apparente à “un procès de la honte” car, selon lui, “les auteurs du conflit [les anciens présidents centrafricains Patassé et François Bozizé] ne sont pas inquiétés”.

    Amnesty international satisfait de la condamnation

    “L’arrestation, la condamnation et le verdict visant Jean-Pierre Bemba adressent un signal fort : ceux qui commettent des crimes relevant du droit international seront au bout du compte tenus pour responsables de leurs actes”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique centrale et de l’Ouest à Amnesty International.

    “Cela fait aussi clairement savoir que l’impunité pour les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre ne sera pas tolérée et que les commandants militaires doivent prendre toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher leurs subordonnés de commettre de tels crimes. S’ils s’en abstiennent, ils auront des comptes à rendre.”

    N.P.

  • Le camp de Kabila rejette les résolutions du “conclave” d’opposition de Bruxelles

    Le camp de Kabila rejette les résolutions du “conclave” d’opposition de Bruxelles

    KABILA-La coalition de la Majorité présidentielle “rejette toutes les résolutions adoptées par ce conclave comme constitutives d’une tentative de coup d’État”, a déclaré son secrétaire-général, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale.

    Le forum d’opposants qui s’est tenu mercredi et jeudi à Genval, près de Bruxelles, est “un complot contre la Nation”, a-t-il ajouté, en appelant les Congolais à se lever “pour faire échec au coup d’État institutionnel en gestation”.

    La MP “dénonce et fustige toute approche insurrectionnelle tendant au renversement des institutions démocratiquement élues en violation des dispositions pertinentes de la Constitution comme attentatoire à la démocratie”, a encore déclaré M. Minaku.

    Le “conclave” de Genval, convoqué par l’opposant historique Étienne Tshisekedi, a réuni une centaine de délégués de l’opposition et de la société civile de l’ancien Congo belge. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce “conclave” s’est uni au sein d’une nouvelle structure, baptisée “Rassemblement”, et a exigé le départ en fin d’année de Joseph Kabila.

    Âgé de 83 ans, M. Tshisekedi président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), s’est proclamé “président élu” de la RDC à l’issue de la présidentielle et des législatives de novembre 2011, entachées de fraudes massives.

    Ces élections, les dernières au scrutin direct à avoir eu lieu dans le pays, ont reconduit M. Kabila et sa majorité pour cinq ans mais ont plongé le pays dans une crise politique durable.

    Alors qu’il semble chaque jour plus certain que la présidentielle ne sera pas organisée dans les temps, les participants au conclave bruxellois se sont engagés à unir les “forces de l’opposition au sein du +Rassemblement+ pour faire aboutir la lutte du peuple congolais au service de l’alternance et de l’État de droit”.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Une récente décision de la Cour constitutionnelle autorise néanmoins le chef de l’État à rester en fonctions en attentant l’élection d’un successeur.

    Pour les participants au “conclave”, son maintien au pouvoir au-delà du terme de son mandat, le 19 décembre, constituerait un “coup d’État constitutionnel”.

    Avec AFP

  • Audios-Remise aux autorités américaines de Darryl Lewis accusé de mercenariat pour Katumbi

    Audios-Remise aux autorités américaines de Darryl Lewis accusé de mercenariat pour Katumbi

    LEWIS-L’avocat général de la République de la RDC, Victor Mumba,  a annoncé la remise aux autorités américaines de Darryl Lewis, ancien militaire des Etats-Unis arrêté le 24 avril 2016 à Lubumbashi et accusé par la suite de recrutement des mercenaires en faveur de l’opposant Moïse Katumbi.

    Victor Mumba, a déclaré, au terme d’une rencontre avec l’ambassadeur américain à Kinshasa, que M. Lewis fera l’objet d’une procédure en RDC et aux Etats-Unis.

    La mise à disposition aux autorités américaines de son ressortissant “ne signifie pas que le dossier est clos. Il va se poursuivre en même temps ici et là-bas”, a expliqué M. Mumba, affirmant espérer en la collaboration de la justice américaine.

    “Le parquet général de la république a remis à l’ambassade des USA en RDC son compatriote Lewis poursuivi dans l’affaire mercenaires dans l’ex province du Katanga, pour qu’il puisse être retourné dans son pays”, a-t-il affirmé.

    Selon lui, une commission rogatoire pourrait être dépêchée ultérieurement aux Etats-Unis pour recueillir des éléments à apporter au dossier.

    “Nous croyons que les États-Unis est un pays épris de justice, ces éléments ne pourraient que nous être donnés pour nous aider dans la bonne poursuite de cette instruction”, a soutenu le haut magistrat congolais.

    Pour sa part, James C. Swan, l’ambassadeur des États-Unis qui s’est rejoui de l’annonce de M. Mumba a précisé que l’implication de l’ambassade “dans cette affaire a été essentiellement de nature consulaire étant donné qu’il est un citoyen américain”.

    Sur VOA Afrique, l’ambassadeur Swan explique que Darryl Lewis va quitter dès ce mercredi soir Kinshasa pour rejoindre sa famille et qu’il collabore pleinement avec la justice congolaise

    Sur le climat de tension politique qui règne actuellement en RDC, l’ambassadeur américain rappelle que “c’est une année décisive pour la RDC, c’est important de continuer d’avancer vers des élections libres et démocratiques et de protéger l’espace politique.”

    voa

  • Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    corneille NANGAA-Corneille Naanga est formel

    Plus de doute : il n’y aura pas d’élections en 2016 !

     «INVITÉ AFRIQUE», le président de la Centrale électorale a accordé le 7 juin 2016 à Sonia Rolley, pour le compte de Rfi bien entendu, une interview qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Apollinaire Malu-Malu début 2004 lorsque l’abbé président de la Cei avait annoncé l’impossibilité d’organiser les échéances électorales avant la fin de la transition fixée au 30 juin 2005 avec possibilité d’une prorogation de six mois deux fois, qu’il pleuve ou qu’il neige ! L’Udps avait organisé une manifestation publique au cours de laquelle il y avait eu, hélas !, mort d’hommes. Onze ans après ou presque, son successeur à la tête de la Céni – qui se révèle un redoutable debater – n’a usé ni des fioritures ni des formules alambiquées pour dire haut tout ce que tout le monde sait déjà. «Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection », dit-il. Cette interview survient au lendemain de la publication du dernier communiqué du quartet «Ua-Onu-Ue-Oif» et la veille du conclave de l’Opposition à Bruxelles, deux faits intimement liés au Dialogue « que le Président Joseph Kabila appelle de tous ses vœux », précise la communauté internationale…

                 Les Opposants qui font le déplacement de Bruxelles à l’initiative d’Etienne Tshisekedi sont (comme) mis déjà sous pression avant même le début des travaux. Les vagues soulevées par la déclaration du secrétaire général du Pprd, Henri Mova, au sujet du référendum et par la dernière phrase du communiqué «Ua-Onu-Ue-Oif» reconnaissant comme seul cadre de concertation le Dialogue made in Kabila ne se sont pas encore estompées que les voici devant une interview casse-tête signée Corneille Naanga.

                C’est à partir de la troisième question que cette prestation devient intéressante.

    En effet, lorsqu’il lui est fait observer que « …la révision du fichier ne pourra pas être terminée à temps pour le mois de septembre », le président de la Céni réagit en ces termes : « Nous l’avions dit depuis notre évaluation. Nous avions parlé à l’époque de plus ou moins 16 mois et un jour. On a commencé à compter depuis le mois de février, nous travaillons et nous faisons en sorte que nous ayons le fichier dans un temps record. Nous nous sommes lancés dans cette procédure et nous avançons. Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection ».

                A la question suivante de savoir «Pourquoi ne pas annoncer que l’élection présidentielle ne sera pas tenue dans les délais constitutionnels, puisque vous savez déjà que le fichier ne sera pas prêt pour pouvoir organiser cette élection et convoquer le corps électoral en septembre ? », il répond : «Nous sommes en train de constituer le corps électoral qui sera convoqué pour toutes les élections. Pourquoi ne pas l’annoncer, c’est la question du calendrier. Nous allons publier dans les jours qui viennent des calendriers et il y a des éléments que nous sommes en train de réunir, qui nous permettront de publier ces calendriers sans qu’il y ait encore un refus ou un rejet par l’un ou l’autre camp de ce calendrier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a la contrainte légale et constitutionnelle qui est là et il y a aussi la contrainte technique. Comment concilier les deux contraintes ? C’est ça la question. Et c’est là où nous disons que cette question devrait être gérée par d’autres acteurs. La Céni se focalise sur ce critère technique parce qu’après tout il faut avoir un fichier fiable pour aller aux élections».

                Tandis qu’à celle de savoir s’il serait possible de tenir les délais constitutionnels « au cas où les acteurs se décidaient à aller aux élections sans révision du fichier», il douche même cette éventualité en disant : « C’était une option qui était tenable à partir de janvier. Et nous avions proposé en son temps cette question. Aujourd’hui, à cette date en juin, même si l’option politique était levée d’aller aux élections avec le fichier de 2011 fiabilisé, on ne tiendra plus le mois de novembre. Ce n’est plus tenable, même dans cette hypothèse-là». Et renchérit «Je pense que nous avons donné notre avis technique, nous avons fait une feuille de route, qu’on nous fasse confiance. Nous sommes en train de travailler pour avoir un fichier fiable sur lequel tout le monde peut être d’accord. Et à partir de là, nous allons tenir de très bonnes élections ».

                Du rapport du panel de l’Onu ayant récemment argué de la possibilité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels pour peu qu’il n’y ait pas révision du fichier électoral, le président de la Céni tranche : «J’aurais bien voulu voir ce rapport avant de faire des commentaires là-dessus. Mais tout ce que je sais c’est que nous avons travaillé avec les experts de l’OIF et des Nations unies et nous avons mis sur la table toutes les options possibles».

    Message clair et net

                On peut, à ce stade, considérer que cette interview ne relève pas du fait du hasard. Tout au moins pour les spécialistes en communication. Il s’agit d’un message clair et net envoyé, entre autres, aux participants de la rencontre de Bruxelles, en l’occurrence les Opposants censés le recevoir cinq sur cinq. C’est fait.

    Car, même si Rfi, dans cette interview, alerte Corneille Naanga sur la perspective d’être accusé de violation de la Constitution et d’être poursuivi pour haute trahison (c’est le langage de l’Opposition radicale), l’homme a le temps de déclarer, tout aussi calmement :  «Ce qui veut dire pour que je publie le calendrier, il faut que je sois couvert pour que vous ne me traitiez pas de l’institution qui a violé la Constitution. Nous n’allons pas violer la Constitution. Nous disons nous-mêmes que nous avons pris beaucoup de retard. Et le retard accumulé a fait qu’aujourd’hui, il faut constituer les fichiers. C’est ça la contrainte technique qui est devant nous. Et nous sommes en train d’avancer».

    Or, l’une des recommandations ou des résolutions attendues du conclave de Bruxelles est la recomposition du Bureau de la Céni, et même de la Cour constitutionnelle, pour paraphraser Willy Mishiki, l’autre bras ou pied de Lisanga Bonganga.

    Charybde en Scylla

    Dans sa feuille de route, l’Udps est pour la mise en place d’une Céni composée de 12 membres. Dont six désignés par le camp Kabila et six le camp Tshisekedi. A condition,  cependant, pour les 12 d’appartenir tous à la Société civile censée pourtant être apolitique.

                Qu’adviendrait-il alors si, d’aventure, le Bureau Corneille Naanga venait à tomber après le Dialogue pouvant se tenir en juin ou juillet 2016 ? Tout le monde a la réponse : il serait techniquement impossible pour la nouvelle équipe de compresser les 16 mois et un jour dans deux ou trois mois, pour rester dans le délai constitutionnel concernant, par exemple, la convocation du corps électoral au plus tard le 21 septembre 2016.

                Conséquence implacable : l’élimination de ce bureau fera simplement tomber la Céni de Charybde en Scylla et fera éclater davantage tous les délais constitutionnels.

                De grâce alors : une marche de protestation contre les «convictions» de Corneille Naanga n’a pas de sens en 2016. Exactement comme celle de 2004 qui n’en avait pas puisque l’Udps a fini, sept ans plus tard, par rejoindre le processus électoral en 2011 après le boycott, en 2005, du référendum constitutionnel.

    On sait seulement que ce parti est devenu un grand défenseur d’une Constitution pourtant vouée aux gémonies.

    Dès lors que tous les indicateurs politiques, techniques et financiers confirment l’impossibilité d’organiser les élections au plus tard le 20 décembre 2016, le pragmatisme impose le consensus politique escompté d’un Dialogue rendu incontournable.

    Avec ou sans Corneille Naanga à la tête de la Centrale électorale.      

    Omer Nsongo die Lema

    @omernsongo

  • Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Tshisekedi-Kyungu 1-En politique on ne dit jamais «jamais»! Fâchés depuis 1992, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu viennent de se revoir ce lundi 6 juin à Bruxelles. Des retrouvailles intervenues 26 ans après. Les deux monstres politiques étaient d’abord des amis, car membre du très fermé et courageux club des «13 parlementaires». Club qui avait le premier fait vaciller la dictature de Mobutu. La première charge d’envergure contre le président Mobutu dont ils avaient dénoncé les dérives dictatoriales au début des années 80, c’est aussi eux. Mais les intérêts politiques avaient poussé les deux personnalités à emprunter des chemins différents. Étienne Tshisekedi restant ferme dans son opposition à Mobutu alors que Kyungu s’était finalement réconcilié avec lui contre son ex compagnon. Avec les Kabila, père et fils, Kyungu s’en est accommodé aussi jusqu’à travailler étroitement avec Joseph Kabila avant de le lâcher pour suivre Moïse Katumbi. Tshisekedi lui, imperturbable, est resté dans l’Opposition. De Mobutu aux Kabila, l’homme n’a pas bougé. Toujours opposant. D’où le surnom tantôt moqueur tantôt respectueux «d’opposant historique». Aujourd’hui, à l’heure de la méga recomposition des forces politiques en RDC, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu se rapprochent. Il a fallu beaucoup de dépassement au patron de l’Udps pour le faire. C’est ça être aussi un homme d’État. Faire fi de ses états d’âme au nom de l’intérêt général. Tshisekedi pouvait s’enfermer ou se recroqueviller s’il s’était mis en tête toutes les «trahisons» de Kyungu. Et le prix fort que sa communauté d’origine paya. Une page douloureuse de l’histoire à vite refermer. Tshisekedi dont les yeux sont rivés vers l’avenir a donc adressé une invitation à l’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga. Invitation au Conclave de Bruxelles que l’ex gouverneur du Katanga a accepté. Ainsi, débutent les grandes manœuvres qui fait trembler la Kabilie. Une union des forces de l’Opposition sera redoutable pour le pouvoir. Ses marges de manœuvre pour intimider, réprimer et manipuler seront extrêmement réduites. Et pour ça Kinshasa ne veut pas d’une alliance de l’Opposition qui ruinerait ses chances d’en conclure une avec «le sphinx».

  • CAN 2017 : l’équipe de RD Congo est presqu’au Gabon

    CAN 2017 : l’équipe de RD Congo est presqu’au Gabon

    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans  during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix
    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix

    -L’équipe de RD Congo a quasiment validé son billet pour la Coupe d’Afrique des nations 2017 au Gabon (14 janvier-5 février), ce 5 juin 2016 à Mahajanga. Les Congolais se sont imposés 6-1 à Madagascar et sont quasi-assurés de finir premiers du groupe B en éliminatoires.

    Les Léopards se sont ouvert un boulevard vers la CAN 2017 au Gabon, ce 5 juin 2016. Les Congolais ont remporté une victoire cruciale à Madagascar, durant la 5e journée des éliminatoires.

    Doublés pour Mpoku et Bakambu

    Les protégés de Florent Ibenge ont tué tout suspense, ce dimanche à Mahajanga. Ils ont ouvert le score dès la 2e minute grâce à Cédric Bakambu. L’attaquant a été imité par Paul-José Mpoku, sur coup franc (21e). Puis l’ailier Yannick Bolasie a mis la RDC à l’abri, juste avant la pause, lui aussi sur coup franc (41e).

    L’équipe de RD Congo a poursuivi son festival en seconde période, face à une faible sélection malgache. Paul-José Mpoku s’est ainsi offert un doublé, peu après l’heure de jeu (65e), tout comme Cédric Bakambu (82e). Jordan Botaka a clos la marque durant les dernières secondes de la partie.

    Les Baréas ont sauvé l’honneur peu avant le coup de sifflet final. Le score définitif : 1-6.

    Scruter le résultat de Centrafrique-Angola

    Reste aux Léopards à compter sur un faux-pas de l’équipe de Centrafrique face à l’Angola, ce dimanche, pour s’assurer la première place du groupe B. Avec 12 points pris, ils sont en tout cas quasiment assurés de disputer la prochaine phase finale.

    Troisièmes de la CAN 2015, les Congolais veulent aller au Gabon pour remporter le trophée.

  • La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    Mohamed Ali-La légende de la boxe, Mohamed Ali, a perdu vendredi à 74 ans son dernier et plus long combat, celui contre la maladie de Parkinson, a annoncé sa famille dans un communiqué.

    “Après un combat de 32 ans contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali est décédé à l’âge de 74 ans. Le triple champion du monde des lourds est mort dans la soirée”, a indiqué son porte-parole, Bob Gunnell.

    Ses obsèques auront lieu dans sa ville natale de Louisville, dans le Kentucky, a ajouté le porte-parole du boxeur le plus célèbre de la planète, sans préciser de date.

    “La famille Ali voudrait remercier tous ceux qui l’ont accompagné par leurs pensées, prières et soutien et elle demande le respect de son intimité”, selon le texte.

    Mohamed Ali était hospitalisé depuis jeudi dans une clinique de Phoenix, ville de l’Arizona où il s’était établi avec sa quatrième épouse Lonnie, pour soigner un problème respiratoire.

    Son porte-parole avait alors annoncé qu’il “se trouvait dans un bon état de santé” et que “son séjour devrait être de courte durée”.

    Mais dans la journée de vendredi, plusieurs médias américains avaient fait état d’une nette détérioration de son état de santé qui avait incité les membres de sa famille à converger vers Phoenix pour se rassembler à son chevet.

    Une source proche de la famille avait indiqué vendredi dans la soirée à l’AFP que l’ancien boxeur “était dans un état très grave”.

    Ali souffrait depuis une trentaine d’années de la maladie de Parkinson et avait déjà été hospitalisé à deux reprises fin 2014 et début 2015 pour une pneumonie et une infection urinaire.

    Cassius Clay

    Né sous le nom de Cassius Clay, champion olympique à Rome en 1960, il avait débuté sa carrière professionnelle la même année, devenant champion du monde WBA en 1964 en battant Sonny Liston par KO au 7e round. Il avait changé son nom en Mohamed Ali après s’être converti à l’islam en 1964.

    Maître mondial incontesté de la catégorie reine des lourds, celui qu’on surnommait “The Greatest” (Le plus grand) avait choqué les Etats-Unis en 1967 en refusant de faire son service militaire et de partir faire la guerre du Vietnam, en raison de ses convictions religieuses.

    ‘Combat dans la jungle’

    Il avait été emprisonné, déchu de ses titres et interdit de boxer pendant trois ans et demi, avant de redevenir champion du monde en 1974, réunifiant les titres WBA et WBC lors de sa victoire par KO (8e round) sur George Foreman lors du “combat dans la jungle” à Kinshasa au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo).

    Il avait perdu son titre aux points face à Leon Spinks le 15 février 1978 et l’avait récupéré en prenant sa revanche le 15 septembre de la même année.

    Il avait terminé sa carrière professionnelle sur une défaite aux points face à Trevor Berbick, le 11 décembre 1981 au Queen Elizabeth Sports Centre de Nassau. Il a raccroché ses gants avec un palmarès de 56 victoires dont 37 avant la limite, et cinq défaites.

    Il était apparu, malade et affaibli, lors de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques 1996 d’Atlanta où, tremblant, il avait embrasé la vasque olympique.

    En 2005, il avait reçu le médaille présidentielle de la liberté, la plus haute décoration civile aux Etats-Unis.

    Ses apparitions en public étaient de plus en plus rare, la dernière remontait à avril dernier à Phoenix lors d’un diner de charité pour lever des fonds pour la recherche contre la maladie de Parkinson.

    Avec AFP

  • L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    malumalu 01-Contrairement aux bruits qui ont abondamment inondé les médias électroniques et audiovisuels tout au long de la journée d’hier, l’Abbé Malumalu serait toujours en vie mais se trouverait dans un coma prolongé car son cœur continuerait à fonctionner encore. L’Evêque Melchisédech Sikuli du diocèse de Beni-Butembo a tenu à apporter ce démenti et se prépare à effectuer le déplacement des Etats-Unis pour suivre les péripéties de l’état de santé de son abbé. L’évêque de Beni-Butembo a surtout indiqué que si quelque chose de fâcheux était arrivé à son abbé, il aurait été la toute première personne à être tenue informée, conformément aux us et coutumes ainsi qu’aux les règles régissant le clergé catholique. Selon des sources gouvernementales, l’Abbé Malumalu se trouverait dans un état de «mort cérébrale» mais que son cœur continuerait de battre. Du haut de la chaire de l’assemblée nationale, Aubin Minaku a aussi démenti la rumeur du décès du président honoraire de la Ceni. Devant des députés réunis en plénière, il a soutenu que Malumalu était  vivant.

    Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire  Malumalu suit des soins de santé depuis plus de cinq mois. Cet homme qui ne passait plus inaperçu depuis plus de quinze ans est attendu au pays de ses ancêtres pour vivre de ses yeux le fruit de l’une de ses missions de voir ce pays pourtant béni des Dieux entrer dans un autre mandat présidentiel car celui qui est en vigueur va bientôt s’achever conformément aux prescrits de la Constitution du 18 mars 2006.

    C’est à Sun City, lors des négociations politiques inter congolaises, que cet abbé catholique se fit remarquer comme membre de la composante Société Civile. Très calme et évitant les micros et les feux des caméras, cet abbé du diocèse de Butembo va sortir de ces assises comme candidat au poste de président de l’un des quatre organes d’appui à démocratie, à savoir la Commission Electorale Indépendante. C’est pendant les premières séances publiques du nouveau parlement de la transition de 1+4 que sa candidature fut acceptée et le voilà partir vers son destin.

    On apprendra plus tard que l’Abbé Malumalu avait collaboré à la cellule stratégique de la Présidence de la République aux côtés d’autres personnalités, dont notamment son collègue l’Abbé Jean-Bosco Bahala, Pierre Lumbi, l’un des quatre initiateurs de la fameuse et historique Marche des Chrétiens en 1992, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda et bien d’autres. C’est donc quelqu’un qui fréquentait les couloirs et salons de la Présidence de la République.
    C’est à cet homme qu’a échu la mission d’organiser et de tenir les
    premières élections générales en 2006, notamment le Référendum, les
    élections provinciales, législatives et présidentielles. D’où
    sortiront les députés provinciaux, les gouverneurs et
    vice-gouverneurs, les sénateurs, les députés nationaux et le tout
    premier président de la 3ème République.
    La riche histoire de ce pays retiendra ad vitam aeternam que c’est
    sous sa présidence que la ville de Kinshasa fut le théâtre de deux
    guerres sanglantes, d’abord au mois d’août 2006 entre certains
    éléments de la Garde Présidentielle et ceux du MLC de Jean-Pierre
    Bemba juste après le premier tour de la présidentielle. Le premier
    camp ne voulant pas du tout un deuxième tour. La deuxième fois ce fut
    quelques jours après le deuxième tour qui vit Joseph Kabila l’emporter
    sur son challenger Jean-Pierre Bemba. Pendant quatre jours, Gombe et
    le centre-ville furent les théâtres des affrontements à l’arme lourde
    entre les deux camps protagonistes, tandis que dans les autres 23
    communes, les activités étaient normales et sans accrochages
    sanglants. Pour marquer que la tension avait atteint son niveau le
    plus élevé, le jour de la proclamation officielle des résultats de
    l’élection présidentielle, ce fut à bord d’une auto-blindée de la
    Monusco que l’Abbé-président  Malumalu  se rendit à la Radio et
    Télévision Nationale Congolaise pour cette cérémonie.

    Retour controversé à la CENI

    Quatre ans après le passage du Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la tête
    de la Commission Electorale Nationale Indépendante à la suite des
    contestations populaires au lendemain de la publication des résultats
    des élections législatives, et présidentielle,  l’Abbe Malumalu se vit
    désigné en 2013 comme président de la CENI par les représentants des
    églises protestantes, musulmanes, orthodoxes, kimbanguiste et du
    Réveil en lieu et place de son église d’origine, à savoir l’Eglise
    Catholique Romaine. Celle-ci avait fermement refusé de se faire
    représenter par un religieux.

    Conflit ouvert avec Rome

    Voilà comment un conflit, ouvert est né entre l’Abbe Malumalu et
    Rome.  Un conflit qui persiste jusqu’à ce jour avec comme sanction lui
    administrée par son évêque de ne plus dire les messes ni donner les
    sacrements et surtout pas porter les habillements liturgiques.
    L’Abbé Malumalu perdit ses fonctions de prestige dans les
    institutions de son église, à savoir les instituts d’enseignement
    supérieur internationaux et autres organisations catholiques en
    Afrique et dans le Monde. Rongé par la maladie, cet homme affable et
    toujours souriant va remettre sa démission à l’Assemblée nationale en
    2015 avant de se rendre aux Etats-Unis pour y suivre des soins de
    santé.
    Castro

    Le Phare