Tag: A la Une

  • Tshisekedi exige la présidentielle et le départ de Kabila avant fin 2016 en RDC

    Tshisekedi exige la présidentielle et le départ de Kabila avant fin 2016 en RDC

    meeting 31-Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Kinshasa pour assister au premier meeting depuis son retour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, vu comme un espoir de relance du dialogue entre l’opposition et le président à l’heure où plane l’incertitude sur la tenue de la présidentielle.

    “Le sens de ma lutte est d’ériger un véritable État sur cette terre de nos ancêtres, seul apte à prendre en compte vos aspiration et de concourir à votre bien-être général. La où le régime de prédation la misère et la désolation : de la Gécamine au Katanga, de la MIBA au Kasaï, ou de Kilomoto au Maniema, partout où la mauvaise gouvernance du pays a provoqué des multitudes de victilmes, je donne l’assurance que des plans pertinents sont prévus, à mettre en oeuvre, dans le cadre d’un gouvernement responsable”, a affirmé ce dimanche Etienne Tshisekedi, lors de son discours.

    Un climat politique très tendu règne en RDC depuis plusieurs mois. L’opposition congolaise craint que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d’année pour s’accrocher au pouvoir.

     M. Tshisekedi, 83 ans, est rentré mercredi en République démocratique du Congo après deux ans de convalescence en Belgique. A son arrivée en RDC, des milliers de personnes s’étaient massées pour l’accueillir.

    Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), l’octogénaire a aussi combattu le régime de son successeur Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État. Il était arrivé deuxième de la présidentielle de 2011, dont il avait rejeté les résultats.

    Jusqu’ici, l’opposition congolaise n’a jamais réussi à former un front uni contre le régime de M. Kabila. Il y a un mois, un opposant de poids, Moïse Katumbi, a été mis en difficulté par le régime et contraint de partir à l’étranger.

    Dans un tel contexte, l’opposition espère que le retour d’Etienne Tshisekedi, un chef de file encore très populaire, permettra d’obtenir des avancées face au président sortant, soupçonné de vouloir demeurer au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, au mépris de la Constitution.

    La majorité quant à elle attend de M. Tshisekedi qu’il annonce la participation au “dialogue national” du Rassemblement, nouvelle coalition des forces opposées au maintien de M. Kabila au delà de son mandat.

    Joseph Kabila a convoqué ce dialogue en novembre pour permettre l’organisation d’”élections apaisées” mais plusieurs forces d’opposition ont décidé de bouder un forum perçu comme un “piège” du pouvoir.

    Alors que des milliers de partisans gagnaient le centre de Kinshasa, où doit s’exprimer Etienne Tshisekedi, plus à l’est, une foule considérable occupait les alentours de la résidence de l’opposant, en vue de l’escorter jusqu’au lieu du meeting, a constaté une journaliste de l’AFP.

    “Aboutir à quelque chose de bon”

    Une clameur a accompagné l’apparition du vieil opposant coiffé de sa légendaire casquette grise, à bord d’une jeep qui le conduisait au boulevard Triomphal où patientaient depuis le matin des milliers de partisans.

    Une armée de motards a précédé la jeep, dans un concert de klaxons pour former le cortège, dans un décor constitué des drapeaux des différents partis d’opposition, empêchant toute circulation dans les deux sens du boulevard Lumumba qui conduit à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.

    Un groupe de jeunes portant un cercueil scandait des slogans hostiles au président Kabila, gesticulant comme lors d’un deuil.

    L’opposant doit s’exprimer sur le podium orné d’une bâche bleue portant les inscriptions : “Le Rassemblement, amour du Congo – Unité de l’opposition”.

    Sur des banderoles on pouvait lire: “Le changement c’est maintenant”; “pas de dialogue sans libération des prisonniers politique et d’opinion”.

    “Le seul leader en RDC, c’est Tshisekedi, malgré son âge”, assure Faustin Kabeya, militant d’une soixantaine d’années de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’opposition historique.

    “En 2011, nous avions voté Tshisekedi mais la communauté internationale a toujours imposé Kabila”, s’emporte Martin, appelant à l’alternance à la tête de l’État le 20 décembre, date de la fin du mandat du dirigeant congolais.

    “Nous réclamons aujourd’hui l’alternance, nous réclamons la libération des prisonniers politiques et d’opinion”, décrète Gloria Senga, militante de Lutte pour le changement (Lucha), un mouvement citoyen dont une dizaine de militants ont été “arrêtés injustement” depuis mars 2015 en RDC.

    Le régime actuel étant “dictatorial, autoritaire”, la militante espère que le “Rassemblement va aboutir à quelque chose de bon”, pour la RDC.

    Avec AFP

  • l’Agence nationale de renseignement demande une enquête sur la juge de Lubumbashi

    l’Agence nationale de renseignement demande une enquête sur la juge de Lubumbashi

    kalev-L’Agence nationale de renseignement (ANR) congolaise a démenti mercredi les accusations de la juge Chantale Ramazani Wazuri qui a déclaré avoir subi des pressions pour faire condamner Moïse Katumbi. L’agence a demandé l’ouverture d’une enquête.

    L’imbroglio judiciaire se poursuit. Quelques heures après la publication d’une lettre de la juge Chantale Ramazani Wazuri dénonçant les pressions qu’elle aurait subies pour faire condamner l’opposant Moïse Katumbi, l’Agence nationale de renseignement (ANR) contre-attaque.

    Dans une « mise au point » datée du 27 juillet reçue par Jeune Afrique, l’agence « demande vivement à la Justice qu’une enquête soit ouverte à ce sujet et que le résultat soit rendu publique ».

    « Obligée » à « condamner Moïse Katumbi »

    Dans sa lettre, Chantale Ramazani Wazuri, présidente du tribunal de Lubumbashi, accusait en effet l’Administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond de l’avoir « obligée » à « condamner monsieur Moïse Katumbi Chapwe ». « Cette condamnation avait notamment pour objectif d’obtenir son inéligibilité en cas de présentation de sa candidature à la présidence de la république », avait-elle encore écrit.

    Le 20 juin, Moïse Katumbi avait été condamné en son absence par le Tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo à 36 mois de prison et un million de dollars de dommages et intérêts pour faux et usage de faux, après avoir été attaqué en justice par un citoyen grec, Emmanouïl Alexandros Stoupis, dans une affaire immobilière. Cette condamnation fait peser une incertitude sur son retour annoncé au pays et sur la candidature à la présidentielle qu’il entend présenter.

    Une juge « en fuite » 

    La situation de la juge Ramazani Wazuri est aujourd’hui incertaine. Injoignable, elle se « cacherait » et « chercherait à fuir » depuis l’envoi de son courrier au ministre de la Justice, selon une source qui a été en contact avec elle.

    Dans sa « mise au point », l’ANR affirme que « l’administrateur général n’a jamais eu de contact ni direct, ni indirect avec cette juge qu’il ne connaît même pas » et qu’elle « doute aussi bien de l’authenticité que de la véracité du contenu de cette lettre ». « Cette correspondance, si elle existe, ne peut être, en réalité, que l’œuvre d’une officine spécialisée dans l’achat des consciences », poursuit le texte.

    Mutond, proche collaborateur de Kabila

    L’administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond, est l’un des plus proches collaborateurs du président congolais, Joseph Kabila. Il intervient dans l’élaboration de sa stratégie politique et joue parfois le rôle d’émissaire auprès d’autres responsables politiques. Par ailleurs, Kalev Mutond a notamment eu pour avocat Me Ambroise Kamukuny, lequel a plaidé pour Emmanouïl Alexandros Stoupis contre Moïse Katumbi. Interrogé sur cette concordance par Jeune Afrique, Kalev Mutond avait affirmé que cet avocat « était libre » et qu’il « ne pouvait pas l’empêcher de travailler avec quelqu’un d’autre ».

    JA

  • Manifestation de la majorité dans une ambiance électoraliste

    Manifestation de la majorité dans une ambiance électoraliste

    PPRD MANIF-Plusieurs milliers de personnes ont pris d’assaut vendredi le stade Tata Raphaël de Kinshasa pour exprimer leur soutien au président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, dans une ambiance électoraliste.

    “Votez, votez, votez Kabila”: plus de 40.000 partisans de la majorité reprenaient ce refrain en boucle dans les gradins, alors que plusieurs centaines d’autres étaient restés à l’extérieur.

    La foule scandait aussi “Kabila wumela” (“Kabila, reste le plus longtemps possible” ) en lingala, la principale langue parlée à Kinshasa, capitale de la RDC, tandis qu’une musique assourdissante sortait de grosses baffles.

    Le peuple debout comme un seul home derrière Joseph Kabila, a posté sur sa page Facebook, le secrétaire général du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), Henri Mova.

    Ce meeting intervient deux jours après le retour à Kinshasa de l’opposant historique Étienne Tshisekedi et deux jours avant la tenue d’une manifestation populaire de l’opposition.

    L’opposition congolaise craint que le président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d’année pour s’accrocher au pouvoir.

    Au stade Tata Raphaël, une grande affiche, sur laquelle on pouvait voir un chef de la majorité tenant un micro face à M. Kabila, proclamait : “Le président de la République reste en fonction” selon “l’article 70 de la Constitution”.

    Des motards portant des drapeaux tatoués “Na Raïs 100 sûr” de la campagne de la présidentielle de 2011 occupaient les environs du stade dans un concert assourdissant de klaxons.

    Les couleurs jaunes du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) flottaient à côtés des drapeaux oranges, bleus des autres membres de la majorité.

    “On nous a donné des t-shirts gratuitement”, “peut-être qu’on donnera 2.000 francs (2 dollars) de transport”, expliquait Meta, étudiante en sociologie de l’Université de Kinshasa, démentant la rumeur selon laquelle les participants auraient reçu de l’argent.

    Avec AFP

  • cinq heures de bain de foule pour Etienne Tshisekedi lors de son retour

    cinq heures de bain de foule pour Etienne Tshisekedi lors de son retour

    TSHITSHI-En RDC, Etienne Tshisekedi, l’opposant historique, est de retour à Kinshasa après deux ans d’absence. En août 2014, victime d’un malaise, il avait été évacué de la capitale congolaise par avion médicalisé. Il ne s’est pas exprimé à l’arrivée à son domicile de Limete. Trop fatigué après cinq heures de bain de foule lors de la vingtaine de kilomètres entre l’aéroport et sa maison au cours desquels le vieil opposant a tenu à saluer la population dans chaque quartier par le toit ouvrant de sa voiture.

    On sentait chez les partisans d’Etienne Tshisekedi une impatience au point que, quand l’avion a atterri et que le vieil opposant n’a pas fait immédiatement son apparition, la foule à l’entrée de l’aéroport tapait sur les voitures qui essayaient de sortir en hurlant : « Mais qu’avez-vous fait de notre président ? », « Il est où ? » Finalement, ils ont pu largement en profiter. Escorté par la police, mais aussi par le service d’ordre du parti, son convoi a été assailli par les habitants de ces quartiers populaires que l’on sait favorables au vieil opposant et qui ont démontré une fois de plus la popularité de celui que l’on surnomme le Sphinx après deux années d’absence.

    Etienne Tshisekedi n’a pas boudé son plaisir, sortant régulièrement par le toit ouvrant de sa voiture, créant l’hystérie chez ses partisans. La foule immobilisait chaque fois son convoi, chantant des chants en hommage au président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), mais aussi hostiles au chef de l’Etat, Joseph Kabila : « Kabila doit partir », c’est l’un des mots d’ordre de ce retour. Et pour ses partisans, le retour d’Etienne Tshisekedi ramène dans le pays l’espoir d’une alternance.

    Des bougies pour le Sphinx

    Pendant cinq heures et vingt kilomètres, l’opposant a donc pu profiter de ce bain de foule et a même été accompagné, à un moment où il n’y avait plus d’électricité, par des bougies. « On allume des bougies pour Tshitshi », disaient ses partisans.

    Du côté de la police, on se félicite aujourd’hui que tout se soit bien passé, en accord avec l’UDPS, et que ce retour ait pu se passer dans le calme. « Du début de l’aéroport jusqu’à destination, à la résidence de l’UDPS, nous avons sécurisé le président de l’UDPS avec tous les politiciens qui étaient à ses côtés, ainsi que ses militants. Et les unités de la police ont travaillé en étroite collaboration avec les militants de l’UDPS qui sécurisaient son président. Et jusqu’à destination, il n’y a pas eu d’incident, il n’y a pas eu de mort, il n’y a pas eu de tir. L’ordre a régné. Même s’il y a eu des provocations, nous nous sommes retenus. La police s’est retenue et on a évité de céder aux provocations », estime le général Charles Bisengimana, chef de la police nationale.

    Un retour réussi pour le fils de l’opposant Félix Tshisekedi : « C’est un triomphe. Ça prouve qu’Etienne Tshisekedi est resté le même, toujours très populaire, très adulé par son peuple. C’était vraiment des moments très émouvants parce qu’il est parti pour certains à l’article de la mort, mais nous on savait, on savait qu’il a encore une mission à jouer dans ce pays, pour son pays, pour son peuple, et qu’il allait revenir. Gloire à Dieu, il est là et la lutte continue ».

    Félix Tsishekedi qui rassure aussi sur l’état de son père. « Il n’est plus malade », selon lui. Et malgré son âge, Félix Tsishekedi assure que l’opposant tiendra bien meeting : « Il a l’âge qu’il a certes, il porte bien ses 84 ans bientôt. Et je ne pense pas que ça peut l’empêcher de parler ».

    rfi

  • Tshisekedi atterrit à Kinshasa

    Tshisekedi atterrit à Kinshasa

    tshisekedi kin-L’avion transportant l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi a atterri mercredi à l’aéroport de Ndjili, dans l’est de Kinshasa, où l’attendaient plusieurs milliers de ses partisans, dans un climat politique tendu lié aux incertitudes entourant la prochaine présidentielle.

    Le jet privé, en provenance de Belgique, a atterri peu après 14h00 locales (13H00 GMT), ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Une dizaine de cadres de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et des responsables du “Rassemblement”, la plateforme d’opposition nouvellement créée en Belgique, attendaient au bas de la passerelle, selon ces journalistes.

    M. Tshisekedi “vient prendre la commande des opérations afin de nous amener à l’alternance qu’attendent les Congolais depuis des décennies”, a lancé Bruno Tshibala, secrétaire général de l’UDPS, quelques instants avant l’atterrissage de l’avion de l’opposant.

    Sur VOA Afrique, le professeur Jean-Claude Willame à l’Université Catholique de Louvain en Belgique et chercheur sur la RDC, parle d’un homme qui a “l’air très diminué” mais que son entourage considère pour le “future président”. “C’est de l’histoire ancienne Tshisekedi”, a souligné M. Willame.

    Agé de 83 ans, M. Tshisekedi est encore très populaire à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Son retour, maintes fois annoncé, avait jusqu’à présent toujours été reporté.

    Le jet transportant l’opposant historique congolais et leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Etienne Tshisekedi a atterri à l’aéroport international de N’Djili à son retour d’une longue convalescence l’étranger, à Kinshasa, RDC

    Le jet transportant l’opposant historique congolais et leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Etienne Tshisekedi a atterri à l’aéroport international de N’Djili à son retour d’une longue convalescence l’étranger, à Kinshasa, RDC

    Il intervient dans un climat politique très tendu en RDC, l’opposition soupçonnant le président Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au delà du 20 décembre, date de la fin de son mandat.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, et la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat. Mais un arrêt récent de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à rester en fonction si la présidentielle censée avoir lieu cette année n’était pas organisée.

    M. Tshisekedi avait été évacué de Kinshasa par avion médicalisé le 16 août 2014. Il a passé deux ans en convalescence en Belgique, l’ancienne puissance coloniale.

    A la mi-journée mercredi, des colonnes de ses partisans, arborant les couleurs de son parti avaient convergé vers l’aéroport international de Ndjili, où plusieurs milliers d’autres étaient déjà massés face aux installations aéroportuaires, sous la surveillance de nombreux policiers.

    Mercredi matin, l’un des porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, avait dénoncé auprès de l’AFP “l’ordre donné par le commandant de l’aéroport” à l’équipage “pour que l’avion du président Tshisekedi arrive à 17h00 (16h00 GMT) au lieu de 13h00 (12h00 GMT) afin d’empêcher un accueil délirant” de ses partisans.

    Refusant de commenter ces accusations, Georges Tabora, le commandant de l’aéroport de Ndjili, avait seulement indiqué à l’AFP que “l’heure d’atterrissage” qui lui avait été “communiquée (était) 14h00 (13h00 GMT)”.

    Pas de front d’opposition uni

    Ce retour de l’opposant intervient alors qu’un grand meeting politique de la majorité est prévu vendredi à Kinshasa. Un meeting de l’opposition, qui serait présidé par Étienne Tshisekedi, est également programmé dimanche dans la capitale. M. Tshisekedi ne s’est pour le moment pas déclaré candidat au prochain scrutin présidentiel.

    Jusqu’ici, l’opposition congolaise n’a jamais réussi à former un front uni contre le régime de M. Kabila.

    Fin novembre, le président Kabila avait annoncé son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” en vue d’”élections apaisées” en RDC.

    Or le retour de M. Tshisekedi a lieu à quelques jours seulement du lancement des travaux préparatoires de ce “dialogue national” en RDC, selon le calendrier publié par le facilitateur de l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.

    Mais, dans un communiqué publié dimanche à Bruxelles et signé par M. Tshisekedi, le “Rassemblement” d’opposition congolaise avait récusé M. Kodjo, estimant trop rapide le début des travaux.

    Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), et sous le régime de son successeur Laurent-Désiré Kabila, le père de l’actuel chef de l’État congolais, M. Tshisekedi était arrivé deuxième de la présidentielle de 2011, dont il avait rejeté les résultats.

    Son parti est miné par des divisions, mais reste une importante force de l’opposition disposée à discuter avec le pouvoir en vue de sortir de la crise.

    Les partisans de M. Tshisekedi ont toutefois conditionné leur participation au “dialogue national” par la libération de davantage des prisonniers politiques et d’opinion.

    voa

  • le parti de l’opposant historique Tshisekedi confirme son retour mercredi

    le parti de l’opposant historique Tshisekedi confirme son retour mercredi

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -Le parti de l’opposant historique en République démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi, a annoncé lundi à Kinshasa le retour au pays de son chef le 27 juillet, après près de deux ans de convalescence à l’étranger.

    L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) “vient de confirmer le retour au pays d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba”, a déclaré Bruno Mavungu, secrétaire général de ce parti lors d’une conférence de presse.

    M. Tshisekedi “arrive à Kinshasa le mercredi 27 juillet 2016 à 11 heures. Toutes les dispositions ont été prises en concertation avec le gouverneur de la ville de Kinshasa” pour le retour du vieil opposant, a-t-il ajouté sous les applaudissements des centaines de militants.

    M. Mavungu a invité la population de Kinshasa à “se mobiliser massivement” pour réserver au président de l’UDPS “un accueil délirant, [mais] dans le calme et la discipline”.

    M. Tshisekedi, octogénaire et en convalescence à Bruxelles, avait quitté la RDC le 16 août 2014 à bord d’un avion médicalisé.

    Maintes fois annoncé, le retour de M. Tshisekedi a toujours été reporté. Cette fois-ci, l’état d’avancement des préparatifs présage d’un retour certain du vieil opposant.

    Ce retour interviendra à quelques jours du lancement des travaux préparatoires au “dialogue national” en RDC, selon le calendrier publié par le facilitateur de l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.

    Dans un communiqué publié dimanche à Bruxelles et signé par M. Tshisekedi, le “Rassemblement” d’opposition congolaise présidée par l’opposant avait récusé M. Kodjo, estimant trop rapide le début des travaux.

    Fin novembre, le président congolais Joseph Kabila avait annoncé son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” en vue d’”élections apaisées” en RDC, où le climat politique est tendu.

    Samedi, M. Kodjo avait estimé que “tout le monde est maintenant dans les bonnes dispositions pour aller au dialogue proprement dit”.

    M. Mavungu a indiqué que l’UDPS participerait à ce dialogue national tout en demandant que “les choses soient bien faites”, une allusion entre autres à la libération de plus de prisonniers politiques.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    L’opposition soupçonne le chef de l’État de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. Un arrêt récent de la Cour constitutionnelle a autorisé M. Kabila à rester en fonction si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’était pas organisée.

    Avec AFP

  • Le chanteur congolais Koffi Olomide interpellé à Kinshasa en RDC

    Le chanteur congolais Koffi Olomide interpellé à Kinshasa en RDC

    KOFFI--Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomide, au centre d’une polémique pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses au Kenya d’où il a été expulsé, a été interpellé mardi matin à son domicile de Kinshasa.

    “Koffi Olomide a été interpellé tôt ce matin en exécution d’un mandat du procureur qui voudrait l’interroger”, a déclaré à l’AFP Le général Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa.

    “La décision a été prise hier soir, l’interpellation est intervenue ce matin”, a confirmé à l’AFP un haut magistrat du parquet.

    M. Koffi “doit être entendu par un magistrat”, a-t-il ajouté, affirmant que le “motif de l’interpellation sera communiqué à l’intéressé” sans vouloir dire s’il s’agissait du coup de pied donné à sa danseuse.

    Chanteur de rumba, Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, a été expulsé samedi du Kenya, où il devait donner un concert, après avoir été filmé la veille à son arrivée à l’aéroport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Largement relayée par les réseaux sociaux, la vidéo de la scène a provoqué une vague de condamnations.

    Âgé de 60 ans, Koffi Olomide avait alors regagné la capitale congolaise.

    Dimanche, les autorités zambiennes ont décidé d’annuler un concert du chanteur qui devait se produire la semaine prochaine dans un salon de l’agriculture à Lusaka.

    En août 2012, Koffi Olomide, chanteur populaire en Afrique dont la discographie compte 26 albums, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

    Avec AFP

  • Comment l’expulsion de Koffi Olomidé du Kenya a été obtenue en trois heures

    Comment l’expulsion de Koffi Olomidé du Kenya a été obtenue en trois heures

    koffi-L’expulsion de Koffi Olomidé du Kenya, après son arrestation vendredi, s’est également jouée sur les réseaux sociaux, avec d’intenses pressions des internautes, notamment sur Twitter.

    Vendredi, alors qu’il venait à peine de débarquer à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, la star congolaise a été filmée en train de porter un coup de pied au ventre d’une de ses danseuses, sous le regard incrédule de deux policiers. Sur les réseaux sociaux, notamment Twitter où la vidéo a été largement diffusée, l’indignation a été grande, poussant des milliers d’internautes à appeler à l’arrestation du chanteur.

    Dans la foulée, le ministère kényan de la Femme s’est joint à cette vague de protestation pour exiger l’arrestation de Koffi Olomidé. Le chanteur congolais sera finalement interpellé dans la soirée devant les caméras, à sa sortie des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview.

    Sous le hashtag #KoffiOlomideDeported, les Kényans ont poursuivi leur pression sur la plateforme ce samedi, exigeant l’expulsion du chanteur. Le requête sera entendue en seulement trois heures, l’artiste congolais ayant été prié de plier bagages en fin de matinée. Il a finalement quitté le pays à 11h35 (heure kényane). Une “victoire” célébrée sur Twitter par les internautes, satisfaits de l‘écho de leur campagne.

    Cette affaire a soulevé d’autres questions pendantes au Kenya, liées au genre, au tribalisme ou encore à la corruption. Les internautes estiment que les réseaux sociaux devraient être mis à profit pour combattre ces différents problèmes.

    Cet insident pourrait coûter cher à Koffi Olomidé qui, selon les médias locaux,risque d‘être définitivement interdit de séjour au Kenya. Une logique dans laquelle s’inscrit le ministère kényan de la Jeunesse et des Affaires féminines. Dans un communiqué, il a recommandé à ce que « le visa kénya [de Koffi Olomidé] soit révoqué de façon permanente conformément à l’article 35 de la loi du Kenya sur la citoyenneté et l’immigration en raison de ses actions contraires à la loi et de ses déclarations dégradant le pays ».

    Ces déclarations font probablement référence à la sortie de l’avocat de la star congolaise qui a affirmé après l’expulsion de son client que ce dernier avait fait l’objet de mauvais traitements de la part de la police et qu’il avait été expulsé sans son passeport.

     

    BBC

  • Vaccin anti-VIH: un test à grande échelle

    Vaccin anti-VIH: un test à grande échelle

    SIDA-VIH-Les résultats prometteurs d’un essai préliminaire d’un vaccin contre le VIH, présentés mardi à Durban lors de la 21e conférence internationale sur le sida, vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année.

    Les experts ont précisé qu’il était prématuré de savoir s’ils vont y parvenir et à quel moment.

    Ils ont indiqué, cependant, qu’en dix-huit mois, 252 personnes en Afrique du Sud ont participé à un essai baptisé HVTN100.

    Toutes avaient un très faible risque de contracter le virus HIV, ont-ils souligné.

    “Nous voulions déterminer si ce candidat à un vaccin était sûr et s’il était supportable” par les patients, a expliqué l’une des chercheuses du projet.

    Ce vaccin expérimental “nous a donné espoir, mais a aussi révélé tout ce que nous avions encore à apprendre”, a expliqué Fatima Laher, la co-présidente de l’essai HVTN100.

    “Des résultats dans les cinq ans”

    Pour la deuxième phase de l’essai qui débute en novembre, les scientifiques vont recruter 5.400 hommes et femmes sud-africains à haut risque, âgés de 18 à 25 ans.

    L’objectif sera, cette fois, de déterminer l’efficacité du vaccin testé.

    Image copyright OPS

    “Nous espérons avoir des résultats dans les cinq ans”, a affirmé Glenda Gray, directrice de programme du HVTN Africa.

    L’essai était basé sur les résultats significatifs en 2009 d’un vaccin expérimental qui a réduit d’un tiers les risques de contamination par le virus du sida en Thaïlande.

    Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par le virus du sida (VIH), un chiffre qui ne recule plus depuis dix ans, selon une étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet HIV.

    BBC