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  • En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    ntanganda-L’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention et s’est dit “prêt à mourir”.

    Dans une déclaration lue par son avocat Stéphane Bourgon en salle d’audience, Bosco Ntaganda, qui refuse d’assister aux procédures, affirme “se sentir trop faible”: “je n’ai plus la capacité de réfléchir, ce n’est plus Bosco qui est devant vous”.

    Il est accusé de treize crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité, dont des meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage sexuel, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

    “Quand j’ai décidé de me rendre volontairement il y a plus de trois ans, je croyais que je pourrais me défendre, mais je sais maintenant que ce n’est pas le cas, il n’y a pas d’issue et je n’ai plus d’espoir”, a-t-il affirmé.

    “Je n’ai plus aucun espoir de revoir ma femme et mes enfants dans des conditions normales”, a-t-il ajouté: “voilà pourquoi je suis prêt à mourir”.

    On ignorait quand exactement l’ex rebelle avait commencé sa grève de la faim.

    Cette déclaration intervient alors que les juges ont refusé la semaine dernière de lever les restrictions imposées sur son accès à l’extérieur, après des inquiétudes au sujet d’intimidations présumées de témoins.

    Pour la représentante du bureau du procureur, Nicole Samson, “la dépression a été très rapide et utiliser cela nous semble être une tactique de manipulation pour arrêter les procédures”.

    Les juges, assurant que “rien dans les conditions de détention n’empêche des visites familiales”, ont rejeté une demande de la défense pour ajourner le procès jusqu’à lundi et ordonné un examen médical. Les audiences reprendront mercredi.

    Bosco Ntaganda, souvent surnommé “Terminator”, aurait joué avec ses troupes des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) un rôle central dans les violences ethniques et attaques menées contre les civils en Ituri.

    Général dans l’armée congolaise de 2007 à 2012, il était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs jusqu’à ce qu’il se rende, de manière inopinée, à l’ambassade américaine de Kigali, au Rwanda, en mars 2013, pour demander son transfert à la CPI.

    Les conflits dans le nord-est de la RDC, qui ont impliqué les armées d’au moins six nations africaines dans cette région riche en minerais, ont entraîné des violences inouïes sur les civils, causant la mort de trois millions de personnes, selon les ONG, et créé une instabilité profonde dans l’Est congolais.

    Avec AFP

  • Bilan à mi-parcours du dialogue

    Bilan à mi-parcours du dialogue

    kamerhe-Notre correspondant à Kinshasa, Poly Muzalia, fait le point sur le dialogue lancé depuis une semaine en République démocratique du Congo.

    Le consensus semble se dessiner sur la nécessité de refondre totalement le fichier électoral de la RDC, mais le blocage demeure, en ce qui concerne d’autres questions de l’agenda du dialogue politique.

    A ce forum prennent part 280 représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile.

    Ils essaient de trouver des solutions à l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral, à trois mois de la fin du second mandat du président Joseph Kabila.

    Après un lancement timide des travaux, les participants ont tenté de connaître les raisons pour lesquelles l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année risque de ne pas pouvoir se tenir à cette échéance.

    Devant les délégués, le président de la commission électorale a fait un état des lieux de la situation.

    Il a invoqué les contraintes d’ordre financier surtout et a souligné qu’il n’était pas possible d’organiser des élections crédibles sans un fichier électoral acceptable pour toutes les parties.

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    Image caption La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila (en photo) en cas de transition politique a été posée.

    A ce stade, trois possibilités ont été listées : utiliser le fichier électoral de 2011, qui est largement contesté par la classe politique congolaise, faire une révision partielle de ce fichier ou alors une refonte totale, ce qui pourrait durer jusqu’en juillet 2017, d’après les prévisions de la commission électorale.

    C’est vers cette dernière option que le consensus semble se dégager.

    La question de savoir quel scrutin organiser en premier a également été posée.

    La majorité souhaite commencer par les élections locales pour finir par la présidentielle et les législatives.

    L’opposition, elle, propose le contraire : commencer par le scrutin présidentiel et les législatives, pour finir par les locales.

    Les uns et les autres campent sur leurs positions.

    Mais une troisième voie pourrait se dégager, selon un délégué de la société civile, qui propose l’idée d’organiser tous les scrutins le même jour.

    Le report des élections prévues à la fin de cette année semble inéluctable.

    Des participants ont posé la question de savoir comment le pays sera dirigé lorsque les mandats des élus actuels arriveront à terme, en novembre prochain.

    La feuille de route du dialogue prévoit la signature d’un “accord politique” à la fin du forum.

     
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    Image caption L’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, désigné par l’Union africaine pour diriger le dialogue politique en RDC, est récusé par certains leaders de l’opposition congolaise.

    A mi-parcours du dialogue devant durer deux semaines, la majorité plaide pour une transition gérée de manière consensuelle avec l’opposition et la société civile.

    La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila dans cette éventuelle transition a été posée.

    Ses partisans souhaitent le voir rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur.

    Mais les partis d’opposition représentés au forum souhaitent voir le président Kabila céder son fauteuil au président du Sénat, Léon Kengo.

    Il n’est pas exclu que, dans les tout prochains jours, les deux parties puissent s’entendre sur l’une ou l’autre des formules.

    Pour rappel, les leaders de l’opposition ont boycotté le dialogue politique, à l’exception de Vital Kamerhe.

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    Image caption Etienne Tshisekedi (en photo), le principal leader de l’opposition, a boycotté le dialogue.

    Les absences d’Etienne Tshisekedi, de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba (emprisonné à La Haye) constituent l’une des faiblesses de ce dialogue.

    Il s’agit de trois leaders politiques majeurs, qui ont choisi de ne pas participer au forum.

    L’aile dure de l’opposition constituée par ce trio estime que le dialogue ne fera que légitimer un troisième mandat du président Joseph Kabila.

    Cette opposition radicale envisage déjà des actions dites d’envergure, pour exiger le départ de M. Kabila et l’organisation de la présidentielle en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sa décision laisse présager une fin d’année mouvementée en République démocratique du Congo.

    BBC

  • Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    tambwe-Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, co-modérateur du dialogue pour le compte de la Majorité présidentielle, estime qu’il est « totalement impossible » d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

    « Les débats tels qu’ils ont été présentés et ma conviction personnelle, ce que le délai constitutionnel entendu comme élection [présidentielle] devant se dérouler au cours de cette année, ça c’est mon entendement et aussi l’entendement de beaucoup de personnes qui sont intervenues dans cette salle, est totalement impossible. Mais, d’autres parmi les délégués estiment qu’il est encore possible », a-t-il déclaré mercredi 7 septembre après les débats au sujet du calendrier électoral lors des travaux du dialogue.

    Le mandat de l’actuel chef de l’Etat congolais s’achève en décembre prochain.

    La commission électorale a lancé en juillet l’opération de révision du fichier électorale qui devrait durer 16 mois pour aboutir à la refonte totale de ce fichier électoral avant l’organisation des élections.

    Mais elle a proposé deux autres options pour l’organisation des élections: l’utilisation du fichier électoral de 2011 ou la révision partielle de ce fichier.

    Pour Thambwe Mwamba, aller aux élections sans renouveler le fichier électoral « signifierait qu’on laisserait de côté à peu près dix-sept millions d’électeurs qui ne seraient pas pris en compte ».

    Le co-modérateur de la majorité indique cependant que les discussions vont se poursuivre.

    « Nous allons poursuivre les débats sur cette question mais les exposés techniques qui ont été faits par des gens extrêmement compétents ont démontré l’impossibilité de pouvoir tenir ce délai constitutionnel », conclut-il.

    Nécessité d’un accord politique

    Pour sa part, le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe, a indiqué que sa composante s’en tient toujours au respect de la Constitution. Il estime nécessaire de trouver un accord politique pour sortir de l’impasse électorale.

    «Ce que nous recherchons ici, c’est un consensus qui doit se constater par un accord politique», a-t-il indiqué.

    Un accord qui devra mettre fin aux divergences sur le fichier électoral.

    « Pour aller aux élections avec un fichier que la majorité qualifie de corrompu, l’opposition dit qu’il infecté par un virus et la société civile estime qu’il est inapproprié, il faut un accord politique », a conclu M. Kamerhe.

    RO

  • La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    Evequescardinal-DIAS1-La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a réitéré mardi 6 septembre son appel pour «un dialogue inclusif», qui respecte les dispositions de la constitution congolaise.

    «La CENCO ne pourra pas maintenir sa participation à ce dialogue si le respect de ces exigences fondamentales n’était pas assuré», ont martelé les évêques catholiques dans un communiqué de presse publié à Kinshasa.

    Pour obtenir un «dialogue national franc et sincère, susceptible de résoudre la crise actuelle que connaît le pays», la CENCO invite toutes les parties prenantes à assurer son caractère inclusif.

    Les évêques catholiques estiment qu’un «dialogue incluant les grandes familles politiques de l’opposition donnerait plus de chance au pays d’aboutir à la résolution de la crise actuelle de manière consensuelle et durable».

    Dans ce cadre, les évêques apprécient les «gestes encourageants posés par le Gouvernement » en libérant certains prisonniers politiques et d’opinion.

    Ils souhaitent, cependant, que ces mesures de grâce soient étendues à «d’autres personnes se trouvant dans les mêmes conditions», sans les citer.

    En outre, «le dialogue devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel», indique le communiqué de la CENCO, insistant sur les articles verrouillés de la constitution ayant trait au mandat présidentiel et l’alternance démocratique au pouvoir.

    Le dialogue convoqué fin 2015 par le président Kabila s’est ouvert le 1er septembre à Kinshasa sans une partie de l’opposition, qui a posé certaines conditions. Il s’agit notamment de la libération de tous les prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires contre certains opposants et le départ du facilitateur Edem Kodjo.

  • CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    Léopards 6-La RDC sera présente à Libreville au Gabon en janvier 2017. Elle a obtenu son ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations après son succès devant la République Centrafricaine par 4-1. Match joué dimanche 4 septembre au stade des Martyrs. Neeskens Kebano (28e), Firmin Mubele Ndombe (45e),  Bolingi Mpangi (72e) et Jordan Botaka (90e) ont marqué pour les Léopards. Enza a réduit la marque pour les Centrafricains (62e). Avec 15 points, les poulains de Florent Ibenge terminent en tête du groupe B devant leur adversaire du jour (10 points).

    C’est la 18e participarion des Congolais en une phase finale de la CAN, qui est à sa 31e édition.

    Il n’y aura pas eu de temps d’observation entre les deux adversaires. Les Léopards ont timidement commencé le match, alors que les Centrafricains ont mis le pied sur l’accélérateur dès le début de la rencontre.

    Les premières tentatives sont des Fauves OUbangi. Les Congolais tentent de réagir, mais sans inquiéter le gardien centrafricain, à l’instar de la frappe de Chancel Mbemba qui passe largement à côté de la cage (7e).

    Trois minutes après, la RCA obtient un corner. Le tireur cherche le deuxième poteau. L’attaquant centrafricain est court et ne parvient pas à récupérer la balle.

    Pression centrafricaine

    Les Centrafricains maintiennent la pression. A la minute suivante, le médiateur Mambimbi Vivien, buteur à l’aller, tire de loin. La balle passe non loin de la cage de Matampi. Le stade retient son souffle.

    La RDC pèche dans les passes au milieu de terrain et ses erreurs profitent à l’adversaire. Sur une erreur de Youssouf Mulumbu, qui échoue dans sa dernière passe, l’ailier gauche centrafricain récupère la balle. Il dribble Issama et trouve son coéquipier à la droite. Ce dernier tire et sa frappe est contrée par le visage de Lomalisa qui sauve la RDC (13e).

    Une minute plus tard, la RCA obtient un corner qui ne produit rien. Toujours 0-0 au marquoir, mais la pression est forte dans le camp des Congolais.

    Les Centrafricains ont presque dominé les 15 premières minutes et ne vont rien lâcher. Enza, joueur de Valenciennes (France) traverse la défense congolaise. Il tente de tromper Matampi mais le poteau sauve le portier congolais. La balle rebondit sur les jambes d’un défenseur congolais. C’est le troisième corner de suite pour les Fauves du Bas-Oubangui.

    Dans l’entre jeu, c’est une bonne disposition tactique des Centrafricains. Ils sont au marquage des Congolais et ne laissent aucune issue aux Léopards (17e).

    Réveil des Léopards

    C’est à la 25e minute que les Congolais se réveillent. La première chaude alerte de la RDC provient de Youssouf Mulumbu. Le capitaine des Léopards trouve Neeskens Kebano qui centre au point de pénalty. Personne pour récupérer la balle si ce n’est un défenseur centrafricain.

    La RDC joue dans le camp de la RCA avec Chancel Mbemba au meilleur de sa forme. Bolasie fait un petit pont et trouve la tête de Bolingi qui passe à côté (26e).

    Bolasie se réveille. Il se joue de son vis-à-vis et trouve Kebano. L’actuel joueur de Fulham (Angleterre) fusille le gardien centrafricain et marque le premier but des Léopards. 1-0 pour la RDC (28e).

    Le match s’équilibre et les assauts vont de part et d’autre mais sans inquiéter les portiers.

    Bolasie est en jambe. Parti sur le flanc droit, il trouve Mubele Ndombe. Sa reprise de volée est écrasée et le gardien centrafricain capte net la balle (39’).

    Plus rien ne sera marqué. L’arbitre gambien Bakary Papa Gassama va siffler la fin de la première partie.

    Mubele creuse l’écart

    Les Congolais donnent le coup d’envoi à la reprise de la deuxième mi-temps. A l’opposé de la première, ils mettent le pied sur le ballon et quelques secondes suffiront pour creuser l’écart.

    Youssouf Mulumbu qui avait mal débuté la partie se ressaisit. Il termine bien la première période et débute la seconde mi-temps en forme. Sur une passe en profondeur, il trouve Firmin Mubele Ndombe. L’ancien attaquant de Vclub efface le gardien centrafricain et marque le deuxième but (45e).

    La RDC ne veut pas rater son entrée en jeu pour la seconde partie. Une minute après, Chancel Mbemba, qui aura été irréprochable s’essaye de loin. Il ne trouve pas le cadre.

    Le deuxième buteur Congolais, Mubele hérite par la suite d’une passe d’un de ses coéquipiers. Il fait un geste de trop dans la surface de réparation et le défenseur centrafricain surgit pour renvoyer la balle en corner (48e).

    Le cuir est joué par Yannick Bolasie. Il trouve Neeskens Kebano de grand jour. Sa frappe est écrasée. Elle est reprise par la tête de Bolingi mais la balle est à côté de la cage du gardien centrafricain.

    Botaka : passeur et buteur

    A vingt minutes de la fin du match, Florent Ibenge dit « Flo » décide de sortir Firmin Mubele qui se tord des douleurs. Jordan Botaka prend sa place. Un coachin payant puisque c’est de lui que proviennent les deux autres buts des Congolais.

    Il est d’abord passeur. Sur sa première touche de balle, Jordan Botaka prend de vitesse son premier garde du corps. Il se retrouve en face de deux autres défenseurs de la RCA. Il les efface tous deux, à deux reprises, et se crée un espace. Il fait une passe millimétrée à Bolingi. D’une talonnade intelligente, le virevoltant avant-centre de Mazembe marque un superbe but (72e).

    A 3-1, le stade exulte. Bolingi célèbre son but en exhibant la danse de fouet (fimbu en lingala). Le public l’accompagne comme pour dire que les Léopards chicotent leurs adversaires.

    Après le troisième but, Florent Ibenge fait tourner son effectif. Jacques Maghoma prend la place de Kebano (79e) et Remy Mulumba remplace Mulumbu (82e).

    Deux minutes après son entrée, Remy Mulumba récupère la balle, après un corner joué par Bolasie. Il trouve Chancel Mbemba qui laisse pour Bolasie. Il glisse et rate le cuir.

    Bolasie se rattrape. Il récupère un ballon et lâche une frappe lourde que le gardien centrafricain renvoie en corner. Il se charge de jouer le corner et trouve Botaka qui n’ajuste pas sa tête.

    C’est le même Botaka qui va se retrouver seul devant le gardien centraficain (90e). Marcel Tisserand, impérial pour sa première titularisation, lui donne une balle à partir de la défense. L’ancien joueur de Leeds United prend toute la défense de vitesse. Il fixe le portier et marque le 4e but.

    Avec ce large succès, la RDC se qualifie directement en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera en janvier 2017 au Gabon.

    R.O

  • Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    tshisekedisassou-Denis Sassou-Nguesso offre ses bons offices à la République démocratique du Congo. Le président de la République du Congo a séjourné à Kinshasa pour parler aux protagonistes de la scène politique afin de les amener à la table du dialogue. Il a eu un long entretien ce vendredi avec son homologue Joseph Kabila, un autre avec l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Sassou-Nguesso a également reçu l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, ainsi que le nonce apostolique accompagné du chef de la Monusco.

    « A ce niveau, il n’y a rien à dire. Nous sommes encore dans le processus. » C’est la petite phrase lancée aux journalistes par Félix Tshisekedi, secrétaire national aux affaires extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à l’issue de l’audience accordée par le président Denis Sassou-Nugesso à la délégation du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Luis Montemayor, le nonce apostolique, a lui été reçu en compagnie de Maman Sidikou, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Luis Montemayor pense que trois des principaux acteurs politiques du pays devront être consultés dans la recherche de la solution à la crise actuelle : « Il y a certaines choses qui sont possibles, mais il faut contacter le président de la République démocratique du Congo, et surtout [Etienne] Tshisekedi et Moïse Katumbi [deux figures importantes de l’opposition congolaise, ndlr]. » Et le nonce apostolique de détailler certains facteurs d’apaisement nécessaires au dialogue : « Il faut continuer les mesures de décrispation, libérer les prisonniers politiques – au moins les cas qui sont possibles -, résoudre certaines mesures qui blessent Moïse Katumbi en particulier. Et résoudre ce fameux problème de facilitateur. »

    Le président Sassou-Nguesso a également rencontré Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre en charge des Télécommunications. Ce dernier se dit favorable à plus d’inclusivité, mais il n’est pas d’accord pour que le facilitateur soit remplacé. C’est pourtant l’une des demandes du rassemblement de l’opposition.

    Amener au dialogue

    « Au stade où on en est, est-ce qu’on peut se permettre de récuser le facilitateur et de se mettre à [en] rechercher un autre ?, s’interroge Thomas Luhaka. Vous imaginez le temps que nous allons perdre alors qu’eux-mêmes disent qu’on court derrière le temps. On peut libérer aujourd’hui ceux qu’ils appellent les “prisonniers politiques”. Ce n’était pas dans mes attributions, dans mes compétences, mais de toute façon le gouvernement a déjà commencé à faire quelque chose. Mais je ne pense pas que si cette condition-là est remplie et que la récusation du facilitateur n’est pas révisée, ils [l’opposition] viendront autour de la table. »

    Alors que peut-on attendre du voisin qui propose ses bons offices ? « Faire venir au dialogue les partis politiques, les regroupements qui sont restés réfractaires jusqu’à ce jour, quel que soit le préalable », répond Azarias Ruberwa, président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ancien vice-président de la République.

    Pour le facilitateur du dialogue national politique inclusif, le Togolais Edem Kodjo, le président Denis Sassou-Nguesso est surtout venu prodiguer des conseils.

    RFI

  • Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    affrontements_dialogue_rdc_-En République démocratique du Congo s’est ouvert jeudi après-midi le dialogue national pour des élections apaisées. Une cérémonie en grande pompe a marqué le début de ce processus. Etaient présents les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. Dans le même temps, des affrontements ont éclaté entre les jeunes du rassemblement de l’opposition et les forces de police. Le rassemblement de l’opposition dénonce plus d’une centaine d’arrestations.

    Drôle de journée en RDC jeudi 1er septembre. Les leaders du rassemblement de l’opposition voulaient déposer leur feuille de route accompagnés de leurs jeunes militants au siège de l’Union africaine et de la Monusco. Le porte-parole de la police explique qu’il n’y avait pas besoin des jeunes pour déposer un mémorandum et qu’ils n’étaient pas autorisés à occuper la chaussée.

    Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, selon le rassemblement, 90 dont 85 à la Gombe selon la police. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs heures, avec des jets de pierres, des gaz lacrymogènes, y compris entre partis de l’opposition pro et anti-dialogue. Des dégâts matériels sont à déplorer.

    Toute autre ambiance en revanche à la cité de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), où se tenait ce dialogue. Des dizaines de partisans de la majorité ont manifesté leur soutien au dialogue. Ils courraient entre les véhicules, drapeaux à la main, sans être arrêtés dans l’expression de leur joie.

    Divisions autour du facilitateur Edem Kodjo

    Dans la salle de conférence, tour à tour, le commissaire paix et sécurité de l’Union africaine et le chef de la Monusco ont apporté leur soutien au facilitateur, déploré l’absence d’une partie de l’opposition, appelée notamment à « être plus flexible » et demandé au gouvernement de poursuivre les mesures de décrispation.

    Toujours récusé par le rassemblement, le facilitateur Edem Kodjo a réaffirmé une nouvelle fois sa position sans parti pris, égratignant toutefois l’UDPS en révélant l’existence d’un accord secret entre la présidence congolaise et le parti d’Etienne Tshisekedi signé sous son égide au printemps dernier, pour « rétablir une vérité historique », dit-il. Mais il dit toutefois garder la main tendue, en espérant, « une fois les irritations passées », que toute la famille politique se réunira autour de la table.

    C’est Vital Kamerhe qui a été le seul politique congolais à prendre la parole. Co-modérateur de ce dialogue pour la frange de l’opposition qui y participe, il a appelé au respect strict de la Constitution, à l’alternance. Le président de l’UNC a également promis d’aller ce week-end à la rencontre de ceux qui refusent toujours le dialogue qui vient de s’ouvrir. « Une pêche miraculeuse pour aller chercher les gros poissons ? » s’est amusé le facilitateur de l’Union africaine.

    RFI

  • Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    manif-Des heurts ont éclaté jeudi à Kinshasa entre des policiers et des manifestants, à quelques heures de l’ouverture du dialogue national initié par le gouvernement congolais, censé sortir la République démocratique du Congo de l’impasse électorale où elle est plongée.

    A 10h00 (9h00 GMT), des tables cassées et autres pierres jonchaient la chaussée et les abords de la Foire internationale de Kinshasa située entre les quartiers Limete et Lemba (dans le centre de la capitale congolaise).

    Ce décor témoigne de la violence de l’altercation qui a opposé les agents de la police anti-émeute et les “commandos de jeunes”, a déclaré à l’AFP un habitant du quartier, Patrick Mulumba, cloitré chez lui.

    Pendant près d’une heure, des échanges des tirs de gaz lacrymogènes de la police et de jets de pierre ont perturbé les activités et la circulation dans la commune de Lemba, connue comme le “quartier latin de Kinshasa”.

    Des manifestants scandaient des slogans hostiles au président congolais Joseph Kabila qui a convoqué un “dialogue national” fin novembre en vue d’”élections apaisées” dans le pays, et contre l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur désigné de l’Union africaine pour ce forum, a ajouté un pompiste sous couvert d’anonymat.

    Des manifestations ont également été signalées au Rond-point Ngaba, non loin de l’Université de Kinshasa et sur l’avenue de l’Enseignement (proche du palais du peuple, siège du Parlement) où sont concentrés les sièges des partis politiques d’opposition, selon plusieurs témoignages.

    Des centaines des jeunes en colère s’y trouvaient encore, selon un journaliste de l’AFP.

    Convoqué fin novembre 2015 en vue d’”élections apaisées”, ce dialogue voulu “inclusif” s’ouvre jeudi à 15h00 (14h00 GMT) et réunira la majorité et quelques partis d’opposition.

    Le “Rassemblement”, une coalition des forces politiques et sociales autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, lui, conditionne sa participation à une série de préalables dont la libération des prisonniers politiques et d’opinion, l’arrêt des poursuites contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle.

    Les transports en commun se faisaient plutôt rares à Kinshasa, et les arrêts de bus étaient bondés dans les quartiers contestataires. “Que cherchent-ils encore? Qu’ils aillent au dialogue au lieu de nous distraire”, a protesté Berthe Nzinga, fonctionnaire de l’État qui affirme avoir mis plus d’une heure dans l’attente d’un bus à cause des manifestations.

    Le climat politique est tendu en RDC en mesure qu’approche la fin du mandat du président Kabila fixé au 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter mais l’opposition le soupçonne de chercher à s’accrocher au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Avec AFP

  • Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    KODJO-Le « dialogue politique national » voulu par le président Joseph Kabila débute jeudi en RD Congo. La majeure partie de l’opposition, notamment Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, a choisi de le boycotter.

    Sous la supervision du facilitateur de l’Union africaine (UA), le Togolais Edem Kodjo, les travaux du dialogue national, initié par le président Joseph Kabila pour tenter de sortir de la crise électorale actuelle, doivent durer deux semaines à compter de jeudi 1er septembre.

    Une majorité de l’opposition refuse toujours d’y participer, notamment l’UDPS, le G7 et le MLC, et parle d’un « pseudo-dialogue ». Ces trois mouvances n’ont pas pris part aux travaux préparatoires conduits par Edem Kodjo, accusé de partialité et récusé par le Rassemblement de l’opposition. Celui-ci a déposé sa propre feuille de route datée du 29 août à l’Union africaine avec comme conditions le départ du président Kabila à la fin de son mandat et la révocation du facilitateur de l’UA.

    Kamerhe et Kengo devraient être présents

    En revanche, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliés, l’une de principales formations politiques de l’opposition, doit y participer. Elle avait en effet envoyé ses délégués au comité préparatoire du dialogue, l’ancien président de l’Assemblée nationale ayant décidé de jouer la « carte de l’apaisement pour éviter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.

    Il en est de même de Bruno Mavungu, fraîchement éjecté du secrétariat général de l’UDPS par Étienne Tshisekedi, et de l’opposant Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés qui boudait encore il y a peu ces pourparlers politiques.

    Le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, devrait lui aussi être de la partie. Il avait finalement accepté de participer aux travaux préparatoires. « Nous allons tenter d’imposer l’inclusivité de l’intérieur et éviter l’escalade », avait indiqué un membre de son parti.

    JA

  • Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Gabon:Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels

    Ali Bongo-La réélection du président sortant gabonais est confirmée par les résultats officiels provisoires publiés par le ministre de l’Intérieur.

    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a obtenu 49,80% des suffrages devant l’opposant Jean Ping (48,23%) lors du scrutin à un tour tenu samedi, a déclaré le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet-Boubeya, confirmant les résultats provisoires émanant de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).

    “L’opposition s’est abstenue”, a précisé l’un de ses délégués, dénonçant un “passage en force”.

    Les délégués de M. Ping contestent les résultats dans une des neuf provinces du pays, le Haut-Ogooué, fief de l’ethnie Téké des Bongo.

     

    M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui devait servir de base au débat et auquel l’AFP a eu accès en début de réunion.

    Ce score permettrait au président sortant de remporter la victoire avec 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires.

    Ce qui représente une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits pour l’élection présidentielle qui s’est déroulé dans le calme.

    “Monsieur Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l’Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin”, ont indiqué dans un communiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gasaprd Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet.

    Ils n’ont pas précisé si ce recomptage concernait seulement la province du Haut-Ogooué.