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  • Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s

    Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    christopher-lucha-Christopher Ngoy de Synergie, Fred Bauma et Yves Makwambala de Lucha ont été libérés lundi soir de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en RD Congo.

    Les trois hommes ont Ă©tĂ© remis en libertĂ© sur dĂ©cision de la Cour suprĂȘme de justice, lundi 29 aoĂ»t, comme l’a confirmĂ© le mouvement citoyen Lucha, dont Fred Bauma et Yves Makwambala, qui Ă©taient en dĂ©tention depuis le 15 mars 2014, sont membres.

    « Nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala viennent d’ĂȘtre libĂ©rĂ©s, sur dĂ©cision de la Cour SuprĂȘme de Justice. Ils bĂ©nĂ©ficient d’une ‘libertĂ© provisoire’, aprĂšs 18 mois et 15 jours de dĂ©tention sans procĂšs. Le dĂ©fenseur des droits de l’homme Christopher Ngoy, Ă©galement dĂ©tenu avec eux, est quant Ă  lui libĂ©rĂ© et les poursuites contre lui levĂ©es », a dĂ©clarĂ© Lucha sur son compte Facebook.

    Cette libĂ©ration avait Ă©tĂ© directement Ă©voquĂ©e avec le prĂ©sident Joseph Kabila le 18 aoĂ»t dernier lors d’une rencontre entre le chef de l’État et les militants de Lucha. Le prĂ©sident avait alors promis aux membres du mouvement citoyen de faire libĂ©rer leurs camarades emprisonnĂ©s. DĂšs le lendemain, cette « mesure de dĂ©crispation » est prise, dans la confusion. Il aura cependant fallu dix jours pour qu’elle soit suivie d’effet.

  • Kodjo annonce au 1er septembre le dĂ©but du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les reprĂ©sentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la sociĂ©tĂ© civile ont apposĂ© leur signature sur une feuille de route, samedi Ă  Kinshasa en prĂ©sence du facilitateur dĂ©signĂ©e par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clĂŽture des travaux du comitĂ© prĂ©paratoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prĂ©vu pour 15 jours Ă  partir du 1er septembre 2016, a annoncĂ© l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les reprĂ©sentants de la frange de l’opposition prĂ©sente et de la sociĂ©tĂ© civile ont rĂ©itĂ©rĂ© le mĂȘme appel.

    Jeudi soir, les participants Ă  ces travaux prĂ©paratoires du dialogue national se sont entendus sur la nĂ©cessitĂ© d’un accord politique pour assurer la continuitĂ© de l’Etat car l’élection prĂ©sidentielle ne se tiendra pas selon les dĂ©lais prĂ©vus par la Constitution, selon la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante.

    Au cours des travaux prĂ©paratoires au dialogue, la discorde a persistĂ© entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publiĂ© jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majoritĂ© et l’opposition.

    L’opposition a tenu Ă  ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les dĂ©lĂ©guĂ©s de la majoritĂ©, eux, s’y sont farouchement opposĂ©s, estimant que le dialogue doit discuter plutĂŽt de l’organisation des Ă©lections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordĂ©s cependant Ă  ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus Ă©lectoral, dont le fichier Ă©lectoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagĂ©s dans le processus.

    Selon le comitĂ© prĂ©paratoire, 68 dĂ©lĂ©guĂ©s reprĂ©senteront la MajoritĂ© prĂ©sidentielle ; 68 l’opposition, 39 la sociĂ©tĂ© civile et 25 pour d’autres personnalitĂ©s. La sociĂ©tĂ© civile conteste le quota et prĂ©fĂšre la paritĂ©.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tĂȘte Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et rĂ©cuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libĂ©rer tous les prisonniers politiques et rouvert les mĂ©dias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prĂ©pare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comitĂ© prĂ©paratoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des dĂ©lĂ©guĂ©s de la majoritĂ©, de l’opposition et de la sociĂ©tĂ© civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majoritĂ©.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du prĂ©sident Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp prĂ©sidentiel, il faut parler plutĂŽt des conditions d’organisation des Ă©lections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majoritĂ© prĂ©sidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus Ă©lectoral.

    Selon un communiquĂ© du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majoritĂ© et l’opposition devraient signer un accord politique, Ă  la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va dĂ©terminer la maniĂšre dont sera dirigĂ© le pays au cas oĂč l’Ă©lection prĂ©sidentielle n’est pas organisĂ©e en novembre prochain, comme le prĂ©voit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de dĂ©lĂ©guĂ©s Ă  ce futur dialogue, Ă  savoir 200, rĂ©partis entre la majoritĂ©, l’opposition et la sociĂ©tĂ© civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient ĂȘtre fixĂ©s lors des rĂ©unions du comitĂ© prĂ©paratoire prĂ©vues ce vendredi et samedi.

    rfi

  • PremiĂšre usine de sĂ©paration  du Coltan de l’Afrique en voie d’ĂȘtre construite au Rwanda

    PremiĂšre usine de sĂ©paration  du Coltan de l’Afrique en voie d’ĂȘtre construite au Rwanda

    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.
    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.

    -La premiĂšre Ă©chelle industrielle coltan (colombo-tantalite) usine de sĂ©paration en Afrique sera construite au Rwanda par AB Minerals Corporation et sera opĂ©rationnelle Ă  la mi-2017. Elle apportera des opportunitĂ©s d’industrialisation tant voulues Ă  la rĂ©gion oĂč le minerai est produit.

    Le Rwanda est actuellement le premier exportateur de coltan, fournissant 50% du tantale dans le monde. Le coltan est un minerai métallique terne qui est une combinaison de colombo tantalite et qui est raffiné pour produire le tantale.

     Frank Balestra, PDG de AB Minerals Corporation dit qu’il ya un besoin urgent d’accroĂźtre l’industrialisation du secteur minier en Afrique, et que la meilleure façon d’y parvenir est par une augmentation des transferts de technologie et des compĂ©tences de plusieurs participants supĂ©rieurs de haut niveau de l’industrie.

     

    “Bon nombre des artisans et des petites entreprises et coopĂ©ratives d’exploitations miniĂšres reprĂ©sentant prĂšs de 80%  du total des mineurs dans le pays sera, pour la premiĂšre fois, en mesure de vendre leur minerai directement Ă  une fonderie locale plutĂŽt qu’aux agents», dit-il .

     

    “La raison pour laquelle la plus part des ressources minĂ©rales africaines sont exportĂ©es en tant que matiĂšre premiĂšre est due Ă  un faible niveau d’industrialisation dans le secteur local. Apporter le traitement du coltan directement Ă  la rĂ©gion apportera l’industrialisation Ă   l’industrie miniĂšre du pays au Rwanda et en Afrique du Sud “, dit-il.

    Le gouvernement local gagnera une augmentation des recettes fiscales grùce au a concentré minéral de haut niveau transformé à des oxydes de haute pureté, avant son exportation du Rwanda.

    «Cette augmentation du chiffre d’affaires signifie que  le pays sera en mesure de dĂ©ployer davantage de fonds Ă  d’autres secteurs Ă©conomiques Ă  travers  tout le pays. Cela est essentiel pour la crĂ©ation et l’amĂ©lioration des conditions de vie du peuple et de l’emploi “, dit Balestra.

     

    Cette mise en Ɠuvre crĂ©era Ă©galement un intĂ©rĂȘt Ă  de nouveaux projets et investissements internationaux au Rwanda.

    “Il ne va pas seulement  crĂ©er des produits d’une  valeur ajoutĂ©e pour l’exportation, il apportera des avantages importants pour le peuple du Rwanda et ceux qui sont liĂ©s au dĂ©veloppement de l’industrie du coltan», dit-il, ajoutant que le gouvernement du Rwanda, le Conseil du  Development au MinistĂšre des mines du Rwanda sont extrĂȘmement favorables au projet.

    AB Minerals cherchera Ă  embaucher du personnel dans les domaines de la mĂ©tallurgie, de la chimie, de la comptabilitĂ© et de la finance, les opĂ©rations de laboratoire, l’assurance qualitĂ© et de contrĂŽle de la qualitĂ© (AQ / CQ), ainsi que les directeurs d’usine et les gestionnaires des Ă©quipes de travail. Pendant la construction des installations oĂč sera situĂ©e l’usine de traitement, il y aura aussi des opportunitĂ©s d’emploi.

    La construction de l’usine commencera aprĂšs qu’une production / Ă©valuation d’une valeur d’ 1 millionde dollards amĂ©ricains sera menĂ©e Ă  terme parun grand laboratoire aux États-Unis.

    Il faudra environ huit mois pour construire l’usine, et il est prĂ©vu d’ĂȘtre pleinement opĂ©rationnelle d’ici la seconde moitiĂ© de l’an 2017.

    (Recherche et entretien par Trust Matsilele, écrit par Qhama Nokwali)

  • Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    diomi_ndongala_opposition_congo-Le 19 aoĂ»t, le gouvernement congolais a ordonnĂ© la libĂ©ration de 24 prisonniers politiques et d’opinion. ProblĂšme : certains dĂ©tenus sont dĂ©jĂ  dehors tandis que d’autres n’ont pas vu leur nom inscrit sur la liste des personnes Ă  libĂ©rer. Et ceux qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mesure n’ont toujours pas Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s. Jeune Afrique fait le point.

    Libres mais (encore) en prison

    À quelle date seront-ils libĂ©rĂ©s ? Christopher Ngoie Mutamba, Fred Bauma, Yves Makwambala et Jean-Marie Kalonji, quatre militants de la sociĂ©tĂ© civile dont les noms ont Ă©tĂ© repris sur la liste des 24 personnes concernĂ©es par la « mesure de dĂ©crispation politique » en RD Congo, croupissent encore dans les cellules du Centre pĂ©nitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), connue sous le nom de la prison de Makala.

    « PrĂšs d’une semaine aprĂšs l’annonce du gouvernement [le 19 aoĂ»t], ces prisonniers d’opinion ne sont toujours pas informĂ©s des modalitĂ©s pratiques de leur libĂ©ration », s’inquiĂšte Me George Kapiamba. ContactĂ© par Jeune Afrique le 24 aoĂ»t, l’avocat et prĂ©sident de l’Association congolaise pour l’accĂšs Ă  la Justice (ACAJ) confie qu’il a adressĂ© lundi une correspondance Ă  Alexis Thambwe-Mwamba, ministre de la Justice, demandant Ă  ce dernier d’« intervenir de maniĂšre Ă  ce que les prĂ©citĂ©s recouvrent leur liberté ».

    D’aprĂšs nos informations, le directeur de la prison de Makala et les parquets se renvoient la balle. « Le premier dit attendre un document du second pour procĂ©der Ă  la libĂ©ration des personnes bĂ©nĂ©ficiaires de la mesure gouvernementale alors que les procureurs, eux, considĂšrent qu’ils ne leur appartient pas de prendre une quelconque dĂ©cision dans ce sens », indique une source proche du dossier. Mais au ministĂšre de la Justice, on se veut rassurant. « Nous y travaillons et les quatre militants seront bientĂŽt libĂ©rĂ©s », assure un conseiller du ministre, sans donner d’amples prĂ©cisions.

    Déjà libres mais
 sur la liste des personnes à libérer

    En attendant, la polĂ©mique enfle autour de la liste mĂȘme des personnes Ă  libĂ©rer. Vingt dĂ©tenus sur les 24 citĂ©s sont dĂ©jĂ  dehors depuis plusieurs semaines, voire depuis quelques mois. « Certains ont soit Ă©té acquittĂ©s (c’est le cas de  trois Ă©tudiants : Giresse Bongomisa Nzinga, JoĂ«l Namulinda Bokuru et LĂ©on Nguwa), soit ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la libertĂ© provisoire (Jerry Olenga et Paulin Lody), soit ont purgĂ© leur peine (Narcisse Kombi, Pascal Byumanine et sept manifestants arrĂȘtĂ©s en novembre 2015 Ă  Goma, ainsi que Paul Kikuma), soit ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s par l’Agence nationale de renseignement sans aucune explication (comme le rappeur Radek Junior Mapeke N’landu) », commente Me Kapiamba, dont l’ONG exige la rĂ©vocation du garde des Sceaux congolais pour « faute lourde ».

    Il va sans dire que beaucoup reste Ă  faire, selon le facilitateur Edem Kodjo

    Alexis Thambwe-Mwamba serait-il le seul responsable de cet imbroglio judiciaire ? Du cĂŽtĂ© des autoritĂ©s congolaises, on se dĂ©fend en brandissant sa bonne foi. « C’est depuis le 4 aoĂ»t qu’une dĂ©lĂ©gation de l’Union europĂ©enne a transmis aux institutions de la RĂ©publique la liste de ces personnes Ă  libĂ©rer telle qu’établie par les membres du ‘Rassemblement’ de l’opposition lors de leur rencontre dĂ©but juin Ă  Genval autour d’Étienne Tshisekedi », avance une source gouvernementale.

    La Lutte pour le changement (Lucha), mouvement citoyen trĂšs actif dans l’est de la RDC et dont des membres sont encore en dĂ©tention (Bienvenu Matumo, HĂ©ritier Marcel Kapiteni et Victor Tesongo), parle de « nĂ©gligence » et n’épargne personne : « Nous reprochons d’abord au ‘Rassemblement’ de l’opposition de n’avoir pas transmis une liste Ă  jour Ă  la dĂ©lĂ©gation de l’UE, puis au ministĂšre de la Justice de n’avoir pas vĂ©rifiĂ©, par le canal de ses services au parquet et Ă  la prison, qui Ă©tait vraiment en Ă©tat de dĂ©tention, mais aussi au facilitateur Edem Kodjo qui s’est prĂ©cipitĂ© de confirmer la libĂ©ration des 24 dĂ©tenus alors que seules quatre personnes sont rĂ©ellement concernĂ©es », dĂ©plore l’un des militants.

    « Il n’y aucun quiproquo, a rĂ©torquĂ© le ministre Alexis Thambwe-Mwamba. La liste remise au ministĂšre comportait 26 noms et pas un de plus. Elle a Ă©tĂ© jointe Ă  une lettre signĂ©e par l’ambassadeur de l’UE (
). Le ministĂšre a donnĂ© son feu vert pour libĂ©rer 24 des 26 personnes reprises sur la liste, en prĂ©cisant, par Ă©crit, aux procureurs gĂ©nĂ©raux concernĂ©s, Ă  savoir ceux des parquets gĂ©nĂ©raux de Kinshasa/Gombe, Kinshasa/Matete et Goma, qu’ils devaient prendre les mesures pour libĂ©rer celles des personnes encore dĂ©tenues figurant sur la liste ».

    « Il va sans dire que beaucoup reste Ă  faire », a reconnu mardi Edem Kodjo lors du lancement des travaux du comitĂ© prĂ©paratoires du dialogue politique en RDC. « Nous remettrons cent fois, mille fois, sur le mĂ©tier, l’ouvrage essentiel, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul dĂ©tenu politique dans les prisons (
) », a promis l’ancien Premier ministre togolais, encourageant le gouvernement Ă  prendre d’autres mesures de dĂ©crispation politique.

    En attente de libĂ©ration ou d’abandon des poursuites

    À en croire plusieurs sources concordantes, plus de 80 prisonniers politiques et d’opinion dĂ©jĂ  amnistiĂ©s n’ont toujours pas quittĂ© les diffĂ©rentes geĂŽles oĂč ils sont enfermĂ©s Ă  travers le pays. Leurs noms ont Ă©tĂ© transmis le 10 aoĂ»t Ă  Edem Kodjo, au gouvernement congolais et Ă  ses partenaires internationaux par l’ACAJ.

    Selon cette ONG qui suit de prĂšs le dossier, outre les quatre militants de la sociĂ©tĂ© civile bĂ©nĂ©ficiaires de la « mesure de dĂ©crispation » – mais qui attendent encore leur libĂ©ration -, la RDC compte aujourd’hui quelque 111 dĂ©tenus politiques ou d’opinion, les amnistiĂ©s non libĂ©rĂ©s compris.

    Le pouvoir de Kabila a l’opportunitĂ© de se ressaisir, estime un proche de Katumbi

    Dans le lot, on trouve entre autres les opposants Jean-Claude Muyambo, président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode) et EugÚne Diomi Ndongala, leader de la Démocratie chrétienne (DC), poursuivi dans une affaire de spoliation pour le premier et de viol pour le second. Des « procÚs politiques », selon leurs proches.

    Plusieurs proches de MoĂŻse Katumbi, incarcĂ©rĂ©s Ă  Lubumbashi et Ă  Kinshasa, font Ă©galement partie du dĂ©compte. Le dernier gouverneur du Katanga, condamnĂ© Ă  trois ans de prison dans un litige immobilier et inculpĂ© d’atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État, ne cesse de dĂ©noncer une « machination politique » ayant pour but de l’empĂȘcher de se prĂ©senter Ă  la prĂ©sidentielle.

    « Aujourd’hui, au nom du dialogue inclusif, le pouvoir de Kabila a l’opportunitĂ© de se ressaisir en abandonnant toutes les condamnation et poursuites bidons engagĂ©es » contre le candidat dĂ©clarĂ© Ă  la prĂ©sidentielle, explique l’un de ses proches. « D’autant que dans l’affaire du mercenariat, l’AmĂ©ricain que la justice avait prĂ©sentĂ© comme le principal suspect a Ă©tĂ© relĂąchĂ© et la juge principale dans l’affaire immobiliĂšre a expliquĂ© rĂ©cemment comment elle a Ă©tĂ© contrainte Ă  condamner MoĂŻse Katumbi », ajoute-t-il.

    J.A

  • «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    VILLE MORTE-L’essentiel de l’opposition congolaise a appelĂ© Ă  une journĂ©e « ville morte » et Ă  la grĂšve gĂ©nĂ©rale sur tout le territoire national ce mardi 23 aoĂ»t. L’objectif : protester contre la tenue de pourparlers avec le pouvoir en place et rĂ©cuser le mĂ©diateur dĂ©signĂ© par l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Edem Kodjo avait Ă©tĂ© choisi pour dĂ©crisper le climat politique en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, alors qu’une Ă©lection prĂ©sidentielle doit se tenir Ă  la fin de l’annĂ©e. Mais l’opposition estime qu’il est trop proche du pouvoir et demande son remplacement.

    La grĂšve est inĂ©galement suivie ce mardi 23 aoĂ»t d’aprĂšs les informations recueillies pour le moment. À Kinshasa d’abord, l’activitĂ© est ralentie, mais pas totalement arrĂȘtĂ©e. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage, ce qui est trĂšs rare dans la capitale. C’est bien la preuve que certains ont choisi de rester chez eux.

    Globalement, la journĂ©e « ville morte » est moins suivie qu’en fĂ©vrier dernier, lorsque l’opposition avait appelĂ© Ă  faire grĂšve. À Lubumbashi par exemple, la capitale miniĂšre de l’est, l’activitĂ© Ă©conomique ne semble pas perturbĂ©e. Mais dans la capitale du diamant, Ă  Mbuji May, la grĂšve semble respectĂ©e avec quelques tensions signalĂ©es ce mardi. Idem Ă  Goma, dans le nord-est du pays oĂč la plupart des taxis motos ne circulaient pas ce mardi matin. Un magasin sur deux semblait ouvert.

    « PriÚre pour le changement » à Bukavu

    Un tableau contrastĂ© Ă  l’image de Bukavu. Dans cette ville du Sud-Kivu, la situation est normale et les boutiques sont restĂ©es ouvertes. Ni la coordination de la sociĂ©tĂ© civile, ni l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe n’avaient dĂ©cidĂ© de relayer le mot d’ordre de la journĂ©e « ville morte ».

    Le parti UNC a dĂ©cidĂ© de participer au comitĂ© prĂ©paratoire du dialogue et dit espĂ©rer obtenir par ce biais la libĂ©ration des autres prisonniers politiques. Beaucoup de commerçants n’étaient donc tout simplement pas informĂ©s de l’appel Ă  la journĂ©e « ville morte », d’autres disaient qu’ils devaient travailler pour manger et que l’opposition n’allait pas les nourrir. D’autres encore qu’il fallait aller au dialogue pour organiser au plus vite les Ă©lections dans le respect des dĂ©lais constitutionnels.

    Cependant, Ă  midi, dans le centre, une rapide opĂ©ration sifflet et klaxon « pour demander le respect des dĂ©lais constitutionnels » a Ă©tĂ© menĂ©e. Une « priĂšre pour le changement » a aussi Ă©tĂ© organisĂ©e sur l’un des ronds-points de la ville. Les organisateurs demandent le changement non pas seulement de certains hommes mais de tout un systĂšme pour que les Ă©lections aient enfin un effet sur la population. Car c’est tout l’enjeu de cette journĂ©e « ville morte » : montrer au pouvoir que la population veut une Ă©lection prĂ©sidentielle Ă  la fin de l’annĂ©e pour qu’il y ait une alternance.RFI

  • Convocation du comitĂ© prĂ©paratoire du “dialogue national” en RDC

    Convocation du comitĂ© prĂ©paratoire du “dialogue national” en RDC

    -Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es” en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) a annoncĂ© avoir convoquĂ© pour mardi le comitĂ© prĂ©paratoire chargĂ© d’en dĂ©terminer les contours.

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, “convie” les dĂ©lĂ©guĂ©s mandatĂ©s par les organisations politiques et de la sociĂ©tĂ© civile, “parties prenantes au dialogue” Ă  prendre part aux travaux du comitĂ© prĂ©paratoire du “dialogue national” le mardi 23 aoĂ»t, selon un communiquĂ© transmis Ă  l’AFP.

    Initialement, M. Kodjo avait annoncĂ© les travaux prĂ©paratoires pour le 30 juillet, avant de les reporter pour permettre Ă  “la grande famille des participants au dialogue” de rĂ©gler leurs divergences.

    Le 31 juillet, le “Rassemblement”, une coalition d’opposition nouvellement créée, avait rĂ©cusĂ© Edem Kodjo, l’accusant de partialitĂ©, faisant du remplacement du facilitateur par l’UA la condition principale Ă  la participation au dialogue. “Ce comitĂ© n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing”, a ainsi rĂ©agi samedi auprĂšs de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du “Rassemblement”.

    Au Mouvement de libĂ©ration du Congo (MLC), deuxiĂšme force Ă  l’AssemblĂ©e nationale, on dit “ne pas ĂȘtre concernĂ© par cette dĂ©marche extra-constitutionnelle”, a fait savoir le sĂ©nateur Jacques Djoli, excluant Ă©galement toute participation au dialogue.

    “Les choses sĂ©rieuses vont enfin commencer”, s’est rĂ©joui au contraire AndrĂ©-Alain Atundu, porte-parole de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu rĂšgne en RDC Ă  l’approche de la prĂ©sidentielle censĂ©e avoir lieu avant le fin de l’annĂ©e, mais devenue hautement improbable. Joseph Kabila prĂ©side la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixĂ©e au 20 dĂ©cembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoquĂ© ce “dialogue national” afin de mettre autour de la table la majoritĂ©, l’opposition et la sociĂ©tĂ© civile pour rĂ©flĂ©chir Ă  la tenue d’”Ă©lections apaisĂ©es”.

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudĂ© ce dialogue, le considĂ©rant comme un “piĂšge”, puis a acceptĂ© d’y participer sous conditions, notamment la libĂ©ration des prisonniers politiques et d’opinion.

    Vendredi, les autoritĂ©s congolaises ont annoncĂ© la libĂ©ration d’une vingtaine de “prisonniers politiques et d’opinion”. Le facilitateur Edem Kodjo a considĂ©rĂ© cette mesure comme une rĂ©ponse positive Ă  l’un des prĂ©alables de l’opposition.

    Avec AFP

  • le gouvernement ordonne la libĂ©ration de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont ĂȘtre remises en libertĂ© sur dĂ©cision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « dĂ©crispation politique » a Ă©tĂ© signĂ©e vendredi.

    Les 24 militants concernĂ©s doivent, selon le document, « recouvrer la libertĂ© ou la libertĂ© provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme Ă  Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, prĂ©sident du mouvement « Il est temps RDC – QuatriĂšme voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnĂ©s depuis le 15 mars 2015 et la libertĂ© provisoire leur avait notamment Ă©tĂ© refusĂ©e le 17 mars 2016.

    Le document du ministÚre de la Justice précise également que deux chaßnes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armĂ©e congolaise a annoncĂ© dimanche avoir arrĂȘtĂ© dans l’est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sĂ©curitĂ© du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherchĂ© par la justice internationale.

    Les Forces armĂ©es de la RDC (Fardc) ont arrĂȘtĂ© « Patrick Sabimana au cours d’une opĂ©ration commando menĂ©e contre lui » jeudi Ă  Katsiru, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armĂ©e dans la province troublĂ©e du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a Ă©tĂ© emmenĂ© vendredi Ă  Goma, capitale du Nord-Kivu, a prĂ©cisĂ© le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup dĂ©stabiliser les autres Ă©lĂ©ments FDLR ». Les Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda (FDLR) ont Ă©tĂ© créées par des Hutu rwandais rĂ©fugiĂ©s dans l’est de la RDC aprĂšs le gĂ©nocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomÚtres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont trÚs actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visĂ© par un mandat d’arrĂȘt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhortĂ© le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) Ă  prendre des mesures pour arrĂȘter Mudacumura, soulignant qu’il Ă©tait toujours en libertĂ© des annĂ©es aprĂšs l’émission du mandat d’arrĂȘt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchĂ©s par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au gĂ©nocide rwandais.

    OpposĂ©s au pouvoir de Kigali, les FDLR, dissĂ©minĂ©s essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas menĂ© d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont rĂ©guliĂšrement accusĂ©s de commettre des atrocitĂ©s contre les civils dans les zones sous leur contrĂŽle.

    L’Est congolais est dĂ©chirĂ©e depuis plus de 20 ans par des conflits armĂ©s alimentĂ©s par des diffĂ©rends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrĂŽle des ressources miniĂšres et des rivalitĂ©s entre puissances rĂ©gionales.

    J.A

  • Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus Ă©lectoral en RDC –

    Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus Ă©lectoral en RDC –

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -Un groupe international d’experts a accusĂ©, dans un rapport, les autoritĂ©s de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) d’ĂȘtre “responsables” des retards du processus Ă©lectoral dans ce pays oĂč la prĂ©sidentielle censĂ©e se tenir cette annĂ©e est devenue improbable.

    “Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus Ă©lectoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d’Ă©lections Ă©quitables et transparentes avant la fin de l’annĂ©e”, lit-on dans ce rapport du Groupe d’Ă©tude sur le Congo.

    InterrogĂ© par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a jugĂ© “insensĂ©e” cette accusation. “L’heure n’est plus Ă  chercher Ă  jeter des anathĂšmes sur les uns”, a-t-il ajoutĂ©.

    Dans ce rapport intitulĂ©, “Congo: une bataille Ă©lectorale pĂ©rilleuse”, ce centre de recherche de l’UniversitĂ© de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de “dĂ©clarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat” Ă  la prĂ©sidentielle et qu’il “ne changera pas les articles verrouillĂ©s” de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    “Nulle part dans la Constitution, il n’est fait mention de dĂ©claration de non candidature”, a rĂ©pondu M. Mende, accusant le GEC de “chercher la petite bĂȘte”.

    Le prĂ©sident Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s’achĂšve le 20 dĂ©cembre et la Constitution lui interdit de se reprĂ©senter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la prĂ©sidentielle.

    La RDC traverse une crise profonde depuis 2011, Ă  l’issue d’Ă©lections marquĂ©es par des fraudes massives ayant reconduit M. Kabila et sa majoritĂ© Ă  la tĂȘte du pays.

    Fin novembre 2015, M. Kabila a convoquĂ© un “dialogue national” en vue d’”Ă©lections apaisĂ©es”, mais le dĂ©marrage effectif de ces pourparlers censĂ©s rĂ©unir autour de la table la majoritĂ©, l’opposition et la sociĂ©tĂ© civile tarde.

    Jeudi, l’envoyĂ© de l’Union europĂ©enne pour la rĂ©gion des Grands Lacs a appelĂ© Kinshasa Ă  libĂ©rer des dĂ©tenus politiques, comme le rĂ©clame l’opposition, pour faciliter ce dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC oĂč M. Kabila entretient le flou sur son avenir politique. Cependant, une rĂ©cente dĂ©cision de la Cour constitutionnelle l’a autorisĂ© Ă  rester en fonction si la prĂ©sidentielle n’Ă©tait pas organisĂ©e dans les temps. Une Ă©ventualitĂ© fort probable, la commission chargĂ©e d’organiser le scrutin n’ayant commencĂ© Ă  enregistrer les Ă©lecteurs que le 31 juillet. Or ces opĂ©rations doivent durer 11 mois.

    Avec AFP