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  • Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    christopher-lucha-Christopher Ngoy de Synergie, Fred Bauma et Yves Makwambala de Lucha ont été libérés lundi soir de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en RD Congo.

    Les trois hommes ont été remis en liberté sur décision de la Cour suprême de justice, lundi 29 août, comme l’a confirmé le mouvement citoyen Lucha, dont Fred Bauma et Yves Makwambala, qui étaient en détention depuis le 15 mars 2014, sont membres.

    « Nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala viennent d’être libérés, sur décision de la Cour Suprême de Justice. Ils bénéficient d’une ‘liberté provisoire’, après 18 mois et 15 jours de détention sans procès. Le défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoy, également détenu avec eux, est quant à lui libéré et les poursuites contre lui levées », a déclaré Lucha sur son compte Facebook.

    Cette libération avait été directement évoquée avec le président Joseph Kabila le 18 août dernier lors d’une rencontre entre le chef de l’État et les militants de Lucha. Le président avait alors promis aux membres du mouvement citoyen de faire libérer leurs camarades emprisonnés. Dès le lendemain, cette « mesure de décrispation » est prise, dans la confusion. Il aura cependant fallu dix jours pour qu’elle soit suivie d’effet.

  • Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les représentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile ont apposé leur signature sur une feuille de route, samedi à Kinshasa en présence du facilitateur désignée par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clôture des travaux du comité préparatoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prévu pour 15 jours à partir du 1er septembre 2016, a annoncé l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les représentants de la frange de l’opposition présente et de la société civile ont réitéré le même appel.

    Jeudi soir, les participants à ces travaux préparatoires du dialogue national se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat car l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Au cours des travaux préparatoires au dialogue, la discorde a persisté entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publié jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition a tenu à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y sont farouchement opposés, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordés cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prépare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majorité.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d’organisation des élections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus électoral.

    Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l’opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l’opposition et la société civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

    rfi

  • Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.
    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.

    -La première échelle industrielle coltan (colombo-tantalite) usine de séparation en Afrique sera construite au Rwanda par AB Minerals Corporation et sera opérationnelle à la mi-2017. Elle apportera des opportunités d’industrialisation tant voulues à la région où le minerai est produit.

    Le Rwanda est actuellement le premier exportateur de coltan, fournissant 50% du tantale dans le monde. Le coltan est un minerai métallique terne qui est une combinaison de colombo tantalite et qui est raffiné pour produire le tantale.

     Frank Balestra, PDG de AB Minerals Corporation dit qu’il ya un besoin urgent d’accroître l’industrialisation du secteur minier en Afrique, et que la meilleure façon d’y parvenir est par une augmentation des transferts de technologie et des compétences de plusieurs participants supérieurs de haut niveau de l’industrie.

     

    “Bon nombre des artisans et des petites entreprises et coopératives d’exploitations minières représentant près de 80%  du total des mineurs dans le pays sera, pour la première fois, en mesure de vendre leur minerai directement à une fonderie locale plutôt qu’aux agents», dit-il .

     

    “La raison pour laquelle la plus part des ressources minérales africaines sont exportées en tant que matière première est due à un faible niveau d’industrialisation dans le secteur local. Apporter le traitement du coltan directement à la région apportera l’industrialisation à  l’industrie minière du pays au Rwanda et en Afrique du Sud “, dit-il.

    Le gouvernement local gagnera une augmentation des recettes fiscales grâce au a concentré minéral de haut niveau transformé à des oxydes de haute pureté, avant son exportation du Rwanda.

    «Cette augmentation du chiffre d’affaires signifie que  le pays sera en mesure de déployer davantage de fonds à d’autres secteurs économiques à travers  tout le pays. Cela est essentiel pour la création et l’amélioration des conditions de vie du peuple et de l’emploi “, dit Balestra.

     

    Cette mise en œuvre créera également un intérêt à de nouveaux projets et investissements internationaux au Rwanda.

    “Il ne va pas seulement  créer des produits d’une  valeur ajoutée pour l’exportation, il apportera des avantages importants pour le peuple du Rwanda et ceux qui sont liés au développement de l’industrie du coltan», dit-il, ajoutant que le gouvernement du Rwanda, le Conseil du  Development au Ministère des mines du Rwanda sont extrêmement favorables au projet.

    AB Minerals cherchera à embaucher du personnel dans les domaines de la métallurgie, de la chimie, de la comptabilité et de la finance, les opérations de laboratoire, l’assurance qualité et de contrôle de la qualité (AQ / CQ), ainsi que les directeurs d’usine et les gestionnaires des équipes de travail. Pendant la construction des installations où sera située l’usine de traitement, il y aura aussi des opportunités d’emploi.

    La construction de l’usine commencera après qu’une production / évaluation d’une valeur d’ 1 millionde dollards américains sera menée à terme parun grand laboratoire aux États-Unis.

    Il faudra environ huit mois pour construire l’usine, et il est prévu d’être pleinement opérationnelle d’ici la seconde moitié de l’an 2017.

    (Recherche et entretien par Trust Matsilele, écrit par Qhama Nokwali)

  • Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    diomi_ndongala_opposition_congo-Le 19 août, le gouvernement congolais a ordonné la libération de 24 prisonniers politiques et d’opinion. Problème : certains détenus sont déjà dehors tandis que d’autres n’ont pas vu leur nom inscrit sur la liste des personnes à libérer. Et ceux qui ont bénéficié de la mesure n’ont toujours pas été libérés. Jeune Afrique fait le point.

    Libres mais (encore) en prison

    À quelle date seront-ils libérés ? Christopher Ngoie Mutamba, Fred Bauma, Yves Makwambala et Jean-Marie Kalonji, quatre militants de la société civile dont les noms ont été repris sur la liste des 24 personnes concernées par la « mesure de décrispation politique » en RD Congo, croupissent encore dans les cellules du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), connue sous le nom de la prison de Makala.

    « Près d’une semaine après l’annonce du gouvernement [le 19 août], ces prisonniers d’opinion ne sont toujours pas informés des modalités pratiques de leur libération », s’inquiète Me George Kapiamba. Contacté par Jeune Afrique le 24 août, l’avocat et président de l’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ) confie qu’il a adressé lundi une correspondance à Alexis Thambwe-Mwamba, ministre de la Justice, demandant à ce dernier d’« intervenir de manière à ce que les précités recouvrent leur liberté ».

    D’après nos informations, le directeur de la prison de Makala et les parquets se renvoient la balle. « Le premier dit attendre un document du second pour procéder à la libération des personnes bénéficiaires de la mesure gouvernementale alors que les procureurs, eux, considèrent qu’ils ne leur appartient pas de prendre une quelconque décision dans ce sens », indique une source proche du dossier. Mais au ministère de la Justice, on se veut rassurant. « Nous y travaillons et les quatre militants seront bientôt libérés », assure un conseiller du ministre, sans donner d’amples précisions.

    Déjà libres mais… sur la liste des personnes à libérer

    En attendant, la polémique enfle autour de la liste même des personnes à libérer. Vingt détenus sur les 24 cités sont déjà dehors depuis plusieurs semaines, voire depuis quelques mois. « Certains ont soit été acquittés (c’est le cas de  trois étudiants : Giresse Bongomisa Nzinga, Joël Namulinda Bokuru et Léon Nguwa), soit ont bénéficié de la liberté provisoire (Jerry Olenga et Paulin Lody), soit ont purgé leur peine (Narcisse Kombi, Pascal Byumanine et sept manifestants arrêtés en novembre 2015 à Goma, ainsi que Paul Kikuma), soit ont été libérés par l’Agence nationale de renseignement sans aucune explication (comme le rappeur Radek Junior Mapeke N’landu) », commente Me Kapiamba, dont l’ONG exige la révocation du garde des Sceaux congolais pour « faute lourde ».

    Il va sans dire que beaucoup reste à faire, selon le facilitateur Edem Kodjo

    Alexis Thambwe-Mwamba serait-il le seul responsable de cet imbroglio judiciaire ? Du côté des autorités congolaises, on se défend en brandissant sa bonne foi. « C’est depuis le 4 août qu’une délégation de l’Union européenne a transmis aux institutions de la République la liste de ces personnes à libérer telle qu’établie par les membres du ‘Rassemblement’ de l’opposition lors de leur rencontre début juin à Genval autour d’Étienne Tshisekedi », avance une source gouvernementale.

    La Lutte pour le changement (Lucha), mouvement citoyen très actif dans l’est de la RDC et dont des membres sont encore en détention (Bienvenu Matumo, Héritier Marcel Kapiteni et Victor Tesongo), parle de « négligence » et n’épargne personne : « Nous reprochons d’abord au ‘Rassemblement’ de l’opposition de n’avoir pas transmis une liste à jour à la délégation de l’UE, puis au ministère de la Justice de n’avoir pas vérifié, par le canal de ses services au parquet et à la prison, qui était vraiment en état de détention, mais aussi au facilitateur Edem Kodjo qui s’est précipité de confirmer la libération des 24 détenus alors que seules quatre personnes sont réellement concernées », déplore l’un des militants.

    « Il n’y aucun quiproquo, a rétorqué le ministre Alexis Thambwe-Mwamba. La liste remise au ministère comportait 26 noms et pas un de plus. Elle a été jointe à une lettre signée par l’ambassadeur de l’UE (…). Le ministère a donné son feu vert pour libérer 24 des 26 personnes reprises sur la liste, en précisant, par écrit, aux procureurs généraux concernés, à savoir ceux des parquets généraux de Kinshasa/Gombe, Kinshasa/Matete et Goma, qu’ils devaient prendre les mesures pour libérer celles des personnes encore détenues figurant sur la liste ».

    « Il va sans dire que beaucoup reste à faire », a reconnu mardi Edem Kodjo lors du lancement des travaux du comité préparatoires du dialogue politique en RDC. « Nous remettrons cent fois, mille fois, sur le métier, l’ouvrage essentiel, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul détenu politique dans les prisons (…) », a promis l’ancien Premier ministre togolais, encourageant le gouvernement à prendre d’autres mesures de décrispation politique.

    En attente de libération ou d’abandon des poursuites

    À en croire plusieurs sources concordantes, plus de 80 prisonniers politiques et d’opinion déjà amnistiés n’ont toujours pas quitté les différentes geôles où ils sont enfermés à travers le pays. Leurs noms ont été transmis le 10 août à Edem Kodjo, au gouvernement congolais et à ses partenaires internationaux par l’ACAJ.

    Selon cette ONG qui suit de près le dossier, outre les quatre militants de la société civile bénéficiaires de la « mesure de décrispation » – mais qui attendent encore leur libération -, la RDC compte aujourd’hui quelque 111 détenus politiques ou d’opinion, les amnistiés non libérés compris.

    Le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir, estime un proche de Katumbi

    Dans le lot, on trouve entre autres les opposants Jean-Claude Muyambo, président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode) et Eugène Diomi Ndongala, leader de la Démocratie chrétienne (DC), poursuivi dans une affaire de spoliation pour le premier et de viol pour le second. Des « procès politiques », selon leurs proches.

    Plusieurs proches de Moïse Katumbi, incarcérés à Lubumbashi et à Kinshasa, font également partie du décompte. Le dernier gouverneur du Katanga, condamné à trois ans de prison dans un litige immobilier et inculpé d’atteinte à la sûreté de l’État, ne cesse de dénoncer une « machination politique » ayant pour but de l’empêcher de se présenter à la présidentielle.

    « Aujourd’hui, au nom du dialogue inclusif, le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir en abandonnant toutes les condamnation et poursuites bidons engagées » contre le candidat déclaré à la présidentielle, explique l’un de ses proches. « D’autant que dans l’affaire du mercenariat, l’Américain que la justice avait présenté comme le principal suspect a été relâché et la juge principale dans l’affaire immobilière a expliqué récemment comment elle a été contrainte à condamner Moïse Katumbi », ajoute-t-il.

    J.A

  • «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    VILLE MORTE-L’essentiel de l’opposition congolaise a appelé à une journée « ville morte » et à la grève générale sur tout le territoire national ce mardi 23 août. L’objectif : protester contre la tenue de pourparlers avec le pouvoir en place et récuser le médiateur désigné par l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Edem Kodjo avait été choisi pour décrisper le climat politique en République démocratique du Congo, alors qu’une élection présidentielle doit se tenir à la fin de l’année. Mais l’opposition estime qu’il est trop proche du pouvoir et demande son remplacement.

    La grève est inégalement suivie ce mardi 23 août d’après les informations recueillies pour le moment. À Kinshasa d’abord, l’activité est ralentie, mais pas totalement arrêtée. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage, ce qui est très rare dans la capitale. C’est bien la preuve que certains ont choisi de rester chez eux.

    Globalement, la journée « ville morte » est moins suivie qu’en février dernier, lorsque l’opposition avait appelé à faire grève. À Lubumbashi par exemple, la capitale minière de l’est, l’activité économique ne semble pas perturbée. Mais dans la capitale du diamant, à Mbuji May, la grève semble respectée avec quelques tensions signalées ce mardi. Idem à Goma, dans le nord-est du pays où la plupart des taxis motos ne circulaient pas ce mardi matin. Un magasin sur deux semblait ouvert.

    « Prière pour le changement » à Bukavu

    Un tableau contrasté à l’image de Bukavu. Dans cette ville du Sud-Kivu, la situation est normale et les boutiques sont restées ouvertes. Ni la coordination de la société civile, ni l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe n’avaient décidé de relayer le mot d’ordre de la journée « ville morte ».

    Le parti UNC a décidé de participer au comité préparatoire du dialogue et dit espérer obtenir par ce biais la libération des autres prisonniers politiques. Beaucoup de commerçants n’étaient donc tout simplement pas informés de l’appel à la journée « ville morte », d’autres disaient qu’ils devaient travailler pour manger et que l’opposition n’allait pas les nourrir. D’autres encore qu’il fallait aller au dialogue pour organiser au plus vite les élections dans le respect des délais constitutionnels.

    Cependant, à midi, dans le centre, une rapide opération sifflet et klaxon « pour demander le respect des délais constitutionnels » a été menée. Une « prière pour le changement » a aussi été organisée sur l’un des ronds-points de la ville. Les organisateurs demandent le changement non pas seulement de certains hommes mais de tout un système pour que les élections aient enfin un effet sur la population. Car c’est tout l’enjeu de cette journée « ville morte » : montrer au pouvoir que la population veut une élection présidentielle à la fin de l’année pour qu’il y ait une alternance.RFI

  • Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    -Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir convoqué pour mardi le comité préparatoire chargé d’en déterminer les contours.

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, “convie” les délégués mandatés par les organisations politiques et de la société civile, “parties prenantes au dialogue” à prendre part aux travaux du comité préparatoire du “dialogue national” le mardi 23 août, selon un communiqué transmis à l’AFP.

    Initialement, M. Kodjo avait annoncé les travaux préparatoires pour le 30 juillet, avant de les reporter pour permettre à “la grande famille des participants au dialogue” de régler leurs divergences.

    Le 31 juillet, le “Rassemblement”, une coalition d’opposition nouvellement créée, avait récusé Edem Kodjo, l’accusant de partialité, faisant du remplacement du facilitateur par l’UA la condition principale à la participation au dialogue. “Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing”, a ainsi réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du “Rassemblement”.

    Au Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, on dit “ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle”, a fait savoir le sénateur Jacques Djoli, excluant également toute participation au dialogue.

    “Les choses sérieuses vont enfin commencer”, s’est réjoui au contraire André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de la présidentielle censée avoir lieu avant le fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Joseph Kabila préside la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixée au 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce “dialogue national” afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’”élections apaisées”.

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un “piège”, puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

    Vendredi, les autorités congolaises ont annoncé la libération d’une vingtaine de “prisonniers politiques et d’opinion”. Le facilitateur Edem Kodjo a considéré cette mesure comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Avec AFP

  • le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont être remises en liberté sur décision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « décrispation politique » a été signée vendredi.

    Les 24 militants concernés doivent, selon le document, « recouvrer la liberté ou la liberté provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme à Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a été élaborée suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, président du mouvement « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis le 15 mars 2015 et la liberté provisoire leur avait notamment été refusée le 17 mars 2016.

    Le document du ministère de la Justice précise également que deux chaînes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armée congolaise a annoncé dimanche avoir arrêté dans l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sécurité du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale.

    Les Forces armées de la RDC (Fardc) ont arrêté « Patrick Sabimana au cours d’une opération commando menée contre lui » jeudi à Katsiru, a déclaré à l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armée dans la province troublée du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a été emmené vendredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, a précisé le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup déstabiliser les autres éléments FDLR ». Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomètres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont très actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé par un mandat d’arrêt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhorté le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à prendre des mesures pour arrêter Mudacumura, soulignant qu’il était toujours en liberté des années après l’émission du mandat d’arrêt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide rwandais.

    Opposés au pouvoir de Kigali, les FDLR, disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

    L’Est congolais est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

    J.A

  • Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -Un groupe international d’experts a accusé, dans un rapport, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d’être “responsables” des retards du processus électoral dans ce pays où la présidentielle censée se tenir cette année est devenue improbable.

    “Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d’élections équitables et transparentes avant la fin de l’année”, lit-on dans ce rapport du Groupe d’étude sur le Congo.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a jugé “insensée” cette accusation. “L’heure n’est plus à chercher à jeter des anathèmes sur les uns”, a-t-il ajouté.

    Dans ce rapport intitulé, “Congo: une bataille électorale périlleuse”, ce centre de recherche de l’Université de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de “déclarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat” à la présidentielle et qu’il “ne changera pas les articles verrouillés” de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    “Nulle part dans la Constitution, il n’est fait mention de déclaration de non candidature”, a répondu M. Mende, accusant le GEC de “chercher la petite bête”.

    Le président Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la présidentielle.

    La RDC traverse une crise profonde depuis 2011, à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives ayant reconduit M. Kabila et sa majorité à la tête du pays.

    Fin novembre 2015, M. Kabila a convoqué un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées”, mais le démarrage effectif de ces pourparlers censés réunir autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile tarde.

    Jeudi, l’envoyé de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs a appelé Kinshasa à libérer des détenus politiques, comme le réclame l’opposition, pour faciliter ce dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC où M. Kabila entretient le flou sur son avenir politique. Cependant, une récente décision de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à rester en fonction si la présidentielle n’était pas organisée dans les temps. Une éventualité fort probable, la commission chargée d’organiser le scrutin n’ayant commencé à enregistrer les électeurs que le 31 juillet. Or ces opérations doivent durer 11 mois.

    Avec AFP