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  • Video: Hommage au Me Gerard Kamanda wa Kamanda

    Video: Hommage au Me Gerard Kamanda wa Kamanda

    Gérard Kamanda wa Kamanda est mort la nuit de mercredi à jeudi 21 janvier à Kinshasa dans la formation médicale Médecin de nuit, où il était admis depuis plus de trois semaines pour des soins de santé.
    Né en 1940, Gérard Kamanda wa Kamanda a été ministre des Affaires étrangère de l’ex-Zaïre à trois reprises en 1983, de 1995 à 1996 et de 1996 à 1997.

    Dans le Gouvernement de transition issu des accords de Sun City en Afrique du Sud, Gérard Kamanda wa Kamanda a occupé le poste du ministre de la Recherche scientifique.

  • Manifestation de commémoration de la répression de janvier 2015 empêchée A Kinshasa ,pas dans les provinces

    Manifestation de commémoration de la répression de janvier 2015 empêchée A Kinshasa ,pas dans les provinces

    police-51Des manifestations appelées par l’opposition en commémoration des émeutes de 2015 contre une tentative de modifier de la loi électorale ont eu lieu dans différentes provinces, mais la police les a empêché de se tenir dans la capitale congolaise.

    A Kinshasa, l’opposition dénonce l’arrestation dplusieurs personnes mardi dans différents endroits où des conférences et des cultes devaient avoir lieu.

    Le Front citoyen, une plate-forme composée des acteurs de l’opposition et de la société civile, dénonce l’enlèvement et l’interpellation de certains de ses membres. Selon l’opposant Martin Fayulu, les acteurs et sympathisants du front citoyen voulaient célébrer la mémoire des victimes des manifestations du 19 janvier 2015. Il parle d’une centaine des cas d’arrestations.

    “On a commencé par enlever nos militants… On est parti intimider les prêtres… on a arrêté même des particuliers auprès de qui nous avions loué des salles pour animer nos conférences-débat”, se plaint M. Fayulu.

    Martin Fayulu au micro de Radio Top Congo


    Selon Jean-Lucien Mbusa, modérateur de la plate-forme la Dynamique de l’opposition, les forces de sécurité ont occupé les lieux depuis très tôt dans la matinée et ont empêché tout rassemblement, arrêtant des manifestants qui s’obstinaient à y rester.

    Une autre figure de l’opposition, Vital Kamerhe, soutient, lui, avoir demandé à ses partisans de ne pas céder à la provocation de la police qui avait fait irruption dans la salle où il devait tenir une conférence à Kinshasa.

    L’Inspecteur général de la police, le général Célestin Kanyama, a, pour sa part, démenti sur Radio Okapi toute action de la police contre des manifestants à Kinshasa.

    L’AFP estime par ailleurs à près de 5.000, les personnes qui ont pu manifester dans les provinces de l’Est.

    Le plus grand rassemblement de la journée a eu lieu à Bukavu, fief du troisième parti d’opposition, l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, où les manifestants se sont rassemblés sur une place pour écouter divers orateurs venus dire “non” à un “troisième mandat” du président Joseph Kabila et exiger la tenue de la présidentielle en 2016, comme prévu par la Constitution.

    A Goma, capitale du Nord-Kivu (est), environ 400 personnes ont manifesté contre le pouvoir dans le calme, selon un autre journaliste de l’AFP.

    A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, l’armée a dispersé à la mi-journée quelques 300 personnes réunies à l’appel de l’opposition pour prier dans la rue pour les quelques dizaines de personnes tuées entre le 19 et le 22 janvier 2015 lors de violences provoquées par l’examen au Parlement d’un projet de loi électorale contesté.

    Un correspondant de l’AFP qui couvrait cette manifestation et un journaliste de Radio Okapi (la radio de l’ONU en RDC) ont été molestés par des soldats et retenus pendant plusieurs heures avant d’être relâchés.

    L’opposition a appelé ces manifestations pour commémorer les émeutes qui ont lieu un an plus tôt, opposées à des tentatives de modifier la loi électorale et la Constitution.  Quarante personnes étaient tuées au cours ces violences de 2015.

    VOA

  • Dialogue en RDC: l’Union Africaine reprend la main sur la médiation

    Dialogue en RDC: l’Union Africaine reprend la main sur la médiation

    edem kodjo-En République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila avait invoqué un dialogue politique national fin novembre. Une fronde au sein du gouvernement, à un an de la supposée élection présidentielle, avait secoué la politique nationale. Depuis, les discussions piétinent. Et la médiation onusienne déplaît. C’est l’Union africaine qui à son tour prend les choses en main.

    L’annonce est passée en toute discrétion le 14 janvier dernier : la commission de l’Union africaine a demandé à Edem Kodjo de se rendre au plus vite à Kinshasa. L’ancien Premier ministre togolais, et membre du groupe des sages au sein de l’organisation panafricaine, aura donc la lourde tâche de faciliter le dialogue entre pouvoir et opposition.

    Mais convaincues que le président Kabila cherche à prolonger son mandat à la tête du pays, les deux principales coalitions de l’opposition, le G7 et la Dynamique, ont annoncé qu’elles ne prendront pas part à ce dialogue.

    Saïd Djinnit jugé inefficace

    Par cette nomination, l’Union africaine reprend en main le dossier, après l’ONU. Précédemment, c’était l’envoyé spécial des Nations unies pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, qui avait été dépêché. Mais les opposants lui reprochent son manque de résultats lors de la médiation burundaise. Le diplomate algérien avait en effet jeté l’éponge en juin dernier.

    Edem Kodjo sera-t-il mieux accueilli ? Il y a plus d’un an, l’Union africaine avait déjà donné sa confiance à l’homme politique togolais. Edem Kodjo avait été chargé de faciliter la résolution de la crise burkinabè, après la démission de Blaise Compaoré.

    RFI

  • 10 mois de détention pour les militants de Filimbi

    10 mois de détention pour les militants de Filimbi

    filimbi2-En République démocratique du Congo (RDC), cela fait dix mois maintenant qu’Yves Makwambala et Fred Bauma sont emprisonnés. Ces deux militants, poursuivis par la justice congolaise pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, avaient pris part à une conférence commune avec les mouvements citoyens sénégalais et burkinabè, Y’en a marre et le Balai citoyen. Il y a quelques semaines, les Nations unies avaient demandé leur libération, faute de preuves, sachant que les autres participants arrêtés lors de cette rencontre du mois de mars ont déjà été relâchés.

    Yves Makwambala et Fred Bauma sont en prison depuis bientôt dix mois. Ces deux activistes ont été arrêtés après avoir participé à une conférence de presse avec des mouvements citoyens sénégalais et burkinabè, Y en a marre et le Balai Citoyen. Ils souhaitaient alors lancer un mouvement citoyen congolais, Filimbi. A l’occasion de ses dix mois de détention, trois chanteurs de Goma, Wanny s-king, Nathan Scotto, Magic Pinokio, leur dédient une chanson intitulée « Liberté ».

    Une démarche touche les familles des prisonniers. Des détenus qui ne baissent pas les bras comme l’explique Michael Bauma, le frère de Fred Bauma : « Ça brise le cœur au fond, mais bon. On ne baisse pas les bras et on a espoir. On sait qu’il a réfléchi à ce qu’il avait fait à Kinshasa et il est en train d’assumer. Il assume le fait d’être en prison. Et j’ai confiance et nous avons espoir jusqu’ici ».

    Michael Bauma salue la mobilisation autour de la détention de son frère : « C’est important. Ça nous permet de sentir la chaleur de Fred autour de nous. Quand il y a des gens qui se mobilisent, quand il y a des gens qui pensent à lui, quand il y a des gens qui ne le pointent pas du doigt en disant qu’il est seul maintenant. Il y a des gens qui pensent à lui et ça fait du bien. J’aimerais dire que Fred c’est un militant. Il assume ce qu’il a fait et c’est une lutte qui a un aboutissement, c’est sûr ».

    Une mobilisation qui ne faiblit pas. Ghislain Muhiwa est un militant de la Lucha (Lutte pour le changement), comme Fred Bauma. Pour lui, la lutte continue : « Nous sommes très indignés par cette arrestation parce que pour nous, c’est une arrestation injuste. Et puis, ça fait dix mois qu’il est détenu et il n’y a aucun jugement. Nous disons que c’est toujours dans un pays comme le nôtre où cela peut se faire. Et pour nous, c’est vraiment anormal. Mais c’est encore une fois une raison de s’indigner davantage et de demander à tous les jeunes, à tout le peuple congolais que nous avons la grande raison et la grande responsabilité de militer pour que ça change. Tout ce que les autorités peuvent continuer à dire sur notre mouvement, nous considérons que c’est juste des accusations gratuites qui ne sont pas fondées parce que nous, nous savons très bien que la Lucha est légale ».

    RFI

  • Des dissidents du parti de Tshisekedi attaquent ce dernier en justice à Bruxelles

    Des dissidents du parti de Tshisekedi attaquent ce dernier en justice à Bruxelles

    mpuila-tshisekedi 1-On a appris ce mercredi que des dissidents de l’UDPS en Belgique avaient déposé plainte le 19 novembre dernier auprès du juge d’instruction bruxellois Michel Claise contre le président du parti, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Agé de 83 ans, ce dernier vit en Belgique depuis août 2014 pour des raisons de santé; une video de présentation de ses vœux pour 2016, mise en ligne le week-end dernier pour annoncer son prochain retour à Kinshasa, le montre en piètre forme

    Deux types d’infraction

    La plainte émane de frondeurs de l’UDPS, représentés par le cabinet de Me Marc Uyttendaele. En septembre dernier, ils avaient mis en place “un nouveau leadership du parti” en raison des mauvaises gestion et direction politique de la formation par le président Etienne Tshisekedi et de sa “famille biologique”.

    Deux types d’infraction sont reprochés au vieil homme par les plaignants. D’abord “faux et usage de faux en écriture”. En cause: le fait que “les statuts de l’UDPS (ont) été modifiés unilatéralement par son président”. L’article 10 de ceux-ci – tel que notarié le 1er mars 2013 et signé par Etienne Tshisekedi le 25 octobre 2013 – ne comporte en effet plus la mention, parmi les objectifs du parti, de “la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir”, ce qui, pour les dissidents, revient à faire de l’UDPS une ONG. Cette modification est “illégale” selon eux, parce qu’elle n’a pas été approuvée par le congrès de l’UDPS.

    Les autres infractions reprochées à Etienne Tshisekedi sont “escroqueries”, “vol et/ou extorsion”. En cause, selon le cabinet Uyttendael: “Un examen de la comptabilité de l’UDPS a été réalisé à l’occasion de la rédaction d’un rapport d’activité de la représentation de l’UDPS-Benelux. Celui-ci a fait apparaître des mouvements suspects de sommes et des dépenses injustifiées”.

    “Imputations dommageables”

    La Libre Belgique a interrogé une des figures de l’UDPS à Kinshasa, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba, par ailleurs doyen du barreau près la Cour suprême de Justice. “Jusqu’à ce matin, nous n’avons reçu – ni à Bruxelles, ni à Kinshasa – aucun document à propos de cette affaire”, nous a -t-il répondu. “Si nous recevons une convocation du parquet belge, je me rendrai à Bruxelles. D’abord nous contesterons la qualité des plaignants: il ne suffit pas de 25 personnes réunies dans un sous-sol à Bruxelles pour constituer une “faction” de l’UDPS. Où sont leurs militants au Congo? Où sont leurs bureaux?”

    “Ensuite, nous montrerons que ces gens-là ont participé au congrès de l’UDPS (NDLR: en décembre 2010) et donné les pleins pouvoirs à Etienne Tshisekedi durant un délai déterminé et que le dépôt des nouveaux statuts s’est fait régulièrement, devant notaire à Kinshasa”. Et Me Mukendi d’ajouter: “Aller à Bruxelles nous donnera l’occasion d’intenter une action reconventionnelle (NDLR: demande opposée à l’action judiciaire principale) pour toutes les imputations dommageables faites par ces gens contre nous”.

    La consultation du “Rapport général du premier congrès de l’UDPS”, rendu public à Kinshasa le 14 décembre 2010, à l’issue de cette réunion, indique, au sujet de la modification des statuts: “1.- L’objectif spécifique du Parti, à savoir la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir a été mis en exergue. A cet effet, il a été créé une Commission Electorale Permanente du Parti (CEP) chargée d’organiser la campagne électorale nationale du Parti et de superviser les élections au plan interne”. Il s’agissait des élections de 2011, finalement frauduleuses.

    Lalibre

  • 185 dollars pour le nouveau passeport à puce ( 120 $ pour Belge Semlex et 65 $ pour la RDC)

    185 dollars pour le nouveau passeport à puce ( 120 $ pour Belge Semlex et 65 $ pour la RDC)

    PASSEPORT CONGOLAIS-Plusieurs agents du ministère des Affaires étrangères désapprouvent la nouvelle répartition des fonds générés par la vente du nouveau passeport à puce, ont indiqué des sources proches de ce ministère vendredi 8 janvier. Cet imprimé de valeur s’octroie moyennant paiement de 185 dollars américains à verser aux banques agrées et désignées par le ministère des Finances. Selon une note circulaire interministérielle datée du 19 décembre 2015,  le groupe Belge Semlex, consortium en charge de la production du nouveau passeport à puce, a droit pour chaque passeport vendu et délivré à 120 USD. Seuls 65 USD du frais perçu pour chaque passeport vendu sont versés dans le compte du trésor public.

    De l’avis de beaucoup d’agents abordés par Radio Okapi au sein de ce ministère, l’accord entre l’Etat congolais et  le consortium belge profite plus au groupe belge qu’à Kinshasa. D’après des sources internes au sein du ministère des Affaires étrangères, l’Etat congolais gagnait environ 120 USD par exemplaire avec la vente de l’ancien passeport biométrique. Le partenariat entre les deux parties fait perdre à  la RDC presque la moitié de l’argent qu’elle gagnait avec la délivrance l’ancien passeport, ont déploré les mêmes sources.

    D’autres agents qualifient de « brusque et inopportun » le changement de ces passeports, regrettant surtout l’abandon de près de trois cents mille anciens passeports biométriques à l’hôtel de monnaie. Pour eux, il s’agit d’un manque à gagner pour l’Etat congolais estimé à près de 36 millions de dollars américains.

    Ils regrettent par ailleurs la perte enregistrée par l’Etat congolais avec le blocage, dû à ce changement, de plus de vingt mille dossiers de demande d’anciens passeports déjà traités.

    C’est depuis le 19 décembre 2015 que le ministère des affaires étrangères de la RDC a démarré avec la vente et l’octroi de ce nouveau passeport biométrique à puce.

    R.O

  • Groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    Groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    M23 rebels train in the Democratic Republic of the Congo.-Deux ans après la défaite de la rébellion du M23, l’est de la RDC regorge toujours de nombreux groupes armés et milices, pour la plupart fragmentés à la suite de redditions partielles ou d’alliances brisées. Une situation qui ne favorise pas un éventuel retour à la paix.

    Décidément, les bruits de bottes et de kalachnikov ne cessent de se faire entendre dans l’est de la RDC. De l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), qui a mis fin à 32 ans de régime de Mobutu en 1997, au Mouvement du 23-Mars (M23), vaincu fin novembre 2013, les rébellions se succèdent à un rythme effréné dans le Nord et le Sud-Kivu depuis deux décennies.

    À côté de groupes armés plus ou moins structurés, plusieurs autres – souvent sans hiérarchie établie ni objectifs militaires ou politiques bien définis – ont également fait leur apparition au fil des années. On y trouve des milices d’autodéfense ou à caractère ethnique, parfois utilisées comme supplétifs par l’armée (certaines factions Maï-Maï et Raïa Mutumboki notamment), mais aussi des groupes ougandais (Forces démocratiques alliées, ADF), rwandais (Forces de libération du Rwanda, FDLR) ou encore burundais (Forces nationales de libération du Burundi, FNL), voire de micro-milices locales constituées d’au moins 20 combattants.

    Une récente étude publiée fin 2015 par le Groupe de recherche sur le Congo (GEC) a pu identifier les « zones d’influence » de plusieurs groupes armés et milices dans le Nord et le Sud-Kivu, deux ans après la victoire de l’armée congolaise sur le M23. « Au moins 70 groupes armés sont actifs dans l’est de la RDC », affirment les chercheurs Jason K. Stearns et Christoph Vogel qui se fondent essentiellement sur leurs recherches effectuées sur le terrain.

    Quels sont les groupes les plus dangereux ?

    « L’ensemble de ces groupes armés représente moins de danger pour Kinshasa qu’un mouvement armé fort et cohérent comme ce fut le cas du M23 », explique àJeune Afrique Christoph Vogel, l’un des auteurs de l’étude du GEC. « Mais la prolifération de ces groupes armés constitue une source d’insécurité pour les populations locales et aussi un défi opérationnel pour l’armée congolaise », précise le chercheur.

    À l’en croire, les FDLR demeurent « le groupe potentiellement plus dangereux », avec ses combattants estimés entre 1 000 et 2 500 hommes. Incapables depuis 2001 de mener des raids sur le Rwanda d’où ils sont originaires, les combattants des FDLR multiplient des attaques sur le sol congolais à l’instar de celle qui a fait 14 morts dans la nuit de 6 au 7 janvier à Miriki, localité située au nord de Goma.

    « Les miliciens Raïa Mutomboki et Nyatura constituent également une menace majeure » contre le retour de la paix dans l’est de la RDC, souligne Christoph Vogel. Il en est de même des rebelles ougandais de l’ADF, responsables présumés des massacres à répétition dans le territoire de Beni, et des autres milices locales actives dans la même zone. Alors que les insurgés burundais du FNL eux, dirigés par un certain Nzabampema, excellent dans le vol de bétail et multiplient des raids transfrontaliers à partir de leur base située dans la plaine de la Rusisi, selon le rapport du GEC.

    Tendance à la fragmentation

    En deux décennies d’instabilité dans le Nord et le Sud-Kivu, des groupes armés et milices ont de plus en plus tendance à se fragmenter : ils étaient moins de 30 en 2008, ils sont aujourd’hui au moins 70.

    « L’échec ou l’absence des programmes de démobilisation ont provoqué l’éclatement des groupes armés en plusieurs factions », notent les chercheurs du GEC. Un avis partagé par une source onusienne présente dans l’est de la RDC.

    Le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite

    Après la fin de la rébellion du M23, trois groupes ou coalitions ont éclaté chacun en deux groupuscules ou plus. C’est le cas des miliciens Nyatura par exemple, ou des Nduma Défense du Congo (NDC), fractionnées en deux branches armées distinctes : NDC rénové du commandant Guidon et NDC/Sheka. Les redditions partielles des combattants et les coalitions brisées ont également fait exploser les Raïa Mutomboki en plusieurs factions (voir la carte ci-dessus).

    Ainsi, « le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite constituée d’anciens belligérants », dénonce l’étude. Des « postes juteux » dans l’Est, riche en ressources naturelles, ont souvent été attribués aux ex-chefs rebelles qui déposent les armes. En conséquence : les officiers mécontents de leur situation font défection pour créer des milices armées sur le terrain. Une approche finalement abandonnée par Kinshasa qui semble privilégier désormais « l’intégration au cas par cas » des anciens combattants rebelles.

    Jeune Afrique

  • Ban Ki-moon recommande une nouvelle réduction des effectifs de la Monusco

    Ban Ki-moon recommande une nouvelle réduction des effectifs de la Monusco

    Ban Ki Mun et MONUCla-Dans un rapport rendu public mardi, l’ONU envisage de réduire à nouveau les effectifs de la force des Nations unies en République Démocratique du Congo (Monusco). Une proposition qui sera examinée la semaine prochaine par le Conseil de sécurité.

    Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité, daté du 24 décembre et publié le 5 janvier, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, « recommande une nouvelle réduction de 1700 membres du personnel militaire de la Monusco. Au mois de mars dernier, les effectifs de la mission des Nations unies avaient déjà été réduits de 2000 hommes, sur près de 20 000 soldats autorisés.

    Pour le Secrétaire général, cette nouvelle réduction « pourrait être envisagée sans compromettre la capacité de la Mission de s’acquitter de son mandat de protection des civils, notamment la neutralisation des groupes armés ». Car, à terme, l’objectif reste le même : le « retrait graduel et progressif de la Monusco (…) en évitant une résurgence de l’instabilité ou une reprise du conflit ».

    Renforcer la composante police

    Ban Ki-moon suggère également de renforcer composante police de la Monusco « étant donné qu’il est de plus en plus difficile d’assurer le maintien de l’ordre dans le contexte du processus électoral ».

    À ce titre, le Secrétaire général s’est dit « profondément troublé par la montée des tensions politiques dans le contexte du processus électoral, par l’augmentation du nombre d’incidents en matière de sécurité et par les violations des droits de l’homme qui risquent de déboucher sur des troubles civils et des violences généralisées si des mesures ne sont pas prises pour apaiser les tensions. »

    Des propositions qui seront examinées par le Conseil de sécurité

    Il encourage donc le président Joseph Kabila « à multiplier les contacts avec les parties prenantes, toutes formations politiques confondues, et à engager un dialogue national visant à instaurer un consensus sur le processus électoral en cours« .

    L’ensemble de ces propositions seront examinées la semaine prochaine par le Conseil de sécurité qui doit renouveler le mandat de la mission des Nations unies avant la fin du mois de mars.

    Jeune Afrique

  • Les grands rendez-vous électoraux en Afrique en 2016

    Les grands rendez-vous électoraux en Afrique en 2016

    Elections- Un bureau de vote en RDC
    Elections- Un bureau de vote en RDC

    -L’année 2016 s’annonce chargée sur le plan électoral en Afrique. Sortie de crise possible en Centrafrique, troubles sur le calendrier en RDC, succession après les deux mandats constitutionnels du président sortant au Bénin et règne sans fin en Gambie, tour d’horizon des 16 présidentielles à venir.

    Centrafrique : toujours dans l’attente des résultats du premier tour

    Les résultats du premier tour des élections présidentielle et législatives qui s’est tenu le 30 décembre dernier sont toujours en cours de traitement. La mobilisation semble importante pour ce vote dont l’enjeu est immense. De la bonne tenue de ces scrutins dépend la fin d’une crise sans précédent qui a plongé le pays dans trois années de violences. Le dépouillement rencontre quelques difficultés liées à une organisation chaotique. Les premiers résultats très partiels de la présidentielle annoncés samedi 2 janvier donnaient une avance à l’outsider Faustin-Archange Touadéra, ex-Premier ministre de François Bozizé. Lundi 4 janvier, une vingtaine de candidats se sont associés pour dénoncer ce premier tour du scrutin présidentiel et législatif qu’ils ne jugent pas crédible. Ils réclament l’arrêt du processus électoral et une large concertation. Parmi les motifs de contestation, des défaillances logistiques, des problèmes de fraudes et d’irrégularités, disent-ils, qui sont susceptibles de nuire à la représentativité du scrutin. Le second tour a été initialement fixé au 31 janvier.

    Ouganda : Yoweri Museveni bien parti pour rester (18 février)

    Au pouvoir depuis 1986, le président Yoweri Museveni ambitionne de rempiler pour un nouveau mandat de cinq ans. Face à lui, son éternel rival Kizza Besigye, leader du Forum pour le changement démocratique (FDC). Les deux hommes s’opposeront pour la quatrième fois consécutive après les scrutins de 2001, 2006 et 2011. Mais cette fois, un troisième prétendant pourrait venir se mêler au traditionnel bras de fer : l’ancien Premier ministre Amama Mbabazi, passé à l’opposition en 2014. Bien que tous deux soient sur la ligne de départ, Besigye et Mbabazi ont un temps envisagé d’unir leurs forces dans une candidature unique. Le seul moyen d’entretenir le mince espoir de barrer la route à un président sortant qui s’est toujours imposé dès le premier tour. Ils seront au total huit prétendants à la magistrature suprême.

    Niger : Mahamadou Issoufou pas à l’abri de l’alternance ? (21 février)

    Parmi la dizaine de candidats qui ont déposé leur dossier de candidature à la date limite du samedi 2 janvier, on retrouve les quatre personnalités qui dominent la vie politique du Niger depuis des années. Au premier rang desquels, le président sortant Mahamadou Issoufou, bien placé pour conserver son poste face à une opposition minée par les ennuis judiciaires. C’est le cas notamment de l’ancien président du Parlement Hama Amadou, écroué depuis le 14 novembre dernier pour son implication présumée dans une affaire de trafic de bébés. Difficile dans ces conditions de mener sa campagne. Mais l’alternance n’est pas impossible, dans la mesure où elle pourrait bénéficier au chef de file de l’opposition Seïni Oumarou, ainsi qu’à l’ex-chef de l’Etat Mahamane Ousmane. Il s’agira en tout cas d’un scrutin à haut risque après la tentative de coup d’Etat présumée de décembre dernier.

    Bénin : la fin de l’ère Boni Yayi (28 février)

    Changement de tête au Bénin. Elu une première fois en 2006 puis réélu en 2011, le président Thomas Boni Yayi ne peut pas prétendre à un troisième mandat, conformément à la Constitution béninoise. Son Premier ministre depuis juin dernier, Lionel Zinsou, apparaît comme le grand favori pour prendre sa succession. Nouveau venu en politique, ce banquier franco-béninois au profil atypique ne revendique aucune appartenance politique, mais sera bien le candidat du parti au pouvoir. Son plus sérieux adversaire semble être l’homme d’affaires Patrice Talon. C’est la bête noire de l’actuel chef de l’Etat qui l’avait accusé d’empoisonnement en 2012 et de tentative de coup d’Etat l’année suivante. D’autres concurrents tels qu’Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Koupaki, Robert Gbian ou encore Léhady Soglo, ne sont pas non plus à classer dans la catégorie des figurants.

     

    Le Béninois Thomas Boni Yayi cèdera sa place en février prochain. © © AFP PHOTO / POOL / MUJAHID SAFODIEN

    Pléthore de candidats aux Comores (21 février)

    Ils seront 25 postulants à prendre part au prochain scrutin présidentiel. En vertu d’un système de présidence tournante entre les îles de l’archipel (Anjouan, Grande-Comore, Mohéli), le président en poste Ikililou Dhoinine ne peut pas se représenter et son successeur sera forcément originaire de la Grande-Comore. Les trois candidats arrivés en tête à l’issue du premier tour participeront au second qui se tiendra le 18 avril. Contrairement à ce qui avait été annoncé par le ministère de l’Intérieur il y a six mois, les Comoriens résidant à l’étranger ne pourront pas voter, « pour des raisons techniques », a justifié le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Ahmed Mohamed Djaza.

    Congo-Brazzaville : Denis Sassou-Nguesso s’est préparé le terrain (20 mars)

    D’abord prévue en juillet 2016, la présidentielle a été avancée par le président Denis Sassou-Nguesso au premier trimestre de l’année. En faisant récemment adopter aux forceps une nouvelle Constitution, l’actuel dirigeant, qui a déjà passé plus de trente ans à la tête du pays, a fait sauter tous les verrous (limite d’âge des candidats et du nombre de mandats) l’empêchant de briguer un troisième mandat. Et même s’il n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature, son intention de se maintenir au pouvoir est claire aux yeux d’une opposition impuissante, malgré la forte mobilisation contre le projet de réforme constitutionnelle.

    Tchad : la biométrie au secours de l’alternance ? (Fin du premier trimestre)

    L’alternance à la tête du Tchad n’est pas qu’une chimère. L’opposition, notamment incarnée par Saleh Kebzabo, président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et Ngarléjy Yorongar, le patron de la Fédération action pour la République (FAR), a placé ses espoirs dans la biométrie, un système censé permettre de lutter contre la fraude électorale. Elle parie également sur l’usure d’Idriss Déby Itno, en place depuis 1990. Un pari loin d’être gagné face à un dirigeant habitué à être réélu dès le premier tour.

    Le président tchadien Idriss Déby devant le palais de l’Elysée à Paris, le 5 octobre 2015. © AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

    Djibouti : l’opposition menace de boycotter le scrutin (avril)

    Modifiée en 2010, la Constitution permet au président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, de se présenter pour un quatrième mandat en avril prochain. Aux manettes depuis 1999, sa reconduction paraît acquise d’avance. D’autant que l’Union pour le salut national (USN), la coalition de sept partis d’opposition, désabusée par l’absence de dialogue avec le pouvoir, menace de boycotter l’élection. La perspective d’un scrutin serein est encore plus illusoire après les violences de décembre dernier qui ont conduit à l’arrestation de plusieurs membres de l’opposition.

    São Tomé et Principe : le Premier ministre Patrice Trovoada n’est pas candidat (juillet)

    Dans une grande interview bilan de son action de 12 mois à la tête du gouvernement, accordée le 29 décembre à la radio et télévision publique du pays, Patrice Trovoada met fin aux spéculations : il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2016. Il ne souhaite pas renoncer à ses responsabilités de chef de gouvernement, a-t-il déclaré. « Je ne renoncerai à mes responsabilités que si je trouve quelqu’un, au sein de l’ADI, capable de prendre la relève », confiait-il déjà en février dernier à Jeune Afrique. Le leader de l’Action démocratique indépendante (ADI) avait été chassé du pouvoir en 2012 avant de faire un retour en force lors des législatives de 2014. L’actuel chef de l’Etat Manuel Pinto da Costa (79 ans), premier président après l’indépendance pendant quinze ans de régime de parti unique (1975-1991), est revenu au pouvoir vingt ans après par la voie des urnes en septembre 2011. Il aura la possibilité de se présenter à sa propre succession.

    Gabon : Ali Bongo remet de l’ordre dans sa majorité (août)

    En remaniant son gouvernement en septembre dernier, Ali Bongo s’était constitué une équipe censée lui assurer sa réélection. Mais quelques désertions sont venues gripper la machine à gagner. Notamment celle de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, figure de l’opposition, qui, aussitôt recruté, a fait défection. Le fils d’Omar Bongo devra donc remettre de l’ordre dans sa turbulente majorité s’il veut tuer dans l’œuf les velléités d’alternance d’une opposition menée par l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, et dopée par la crise pétrolière.

    Ali Bongo. © PHOTO/POOL/BART MAAT

    Cap-Vert : la fin de la cohabitation ? (date non déterminée)

    Le président Jorge Carlos Fonseca attendra sans doute les résultats des législatives pour se prononcer sur son intention ou non de briguer un second mandat. Lors de ce premier scrutin, le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) tentera de conserver la majorité face à la formation du président, le Mouvement pour la démocratie (MPD). Le PAICV tentera ensuite lors de la présidentielle de porter l’actuel Premier ministre José Maria Neves aux responsabilités et ainsi mettre fin à la cohabitation.

    Zambie : retour aux urnes 20 mois après la dernière présidentielle (11 août)

    Il y a bientôt un an, les Zambiens élisaient Edgar Lungu pour achever le mandat de Michael Sata décédé en cours de magistrature. En septembre prochain, les électeurs seront rappelés aux urnes pour désigner leur président ainsi que leurs députés.

    Guinée équatoriale : Teodoro Obiang pas près de bouger

    Ni l’affaire des présumés « biens mal acquis » qui vise notamment son fils, ni les accusations d’assassinats politiques et surtout pas la faible opposition ne semblent en mesure d’empêcher Teodoro Obiang Nguema de conserver les rênes du pouvoir. Un règne sans partage qui dure depuis trente-six ans, un record pour les chefs d’Etat africains en exercice.

    Gambie : une parodie d’élection orchestrée par Yahya Jammeh (1er décembre)

    Le 14 janvier prochain devrait démarrer la mise à jour des listes électorales en vue du scrutin présidentiel de la fin d’année. Une précaution qui paraît superflue, alors qu’il ne fait aucun doute que le fantasque et autocrate président gambien Yahya Jammeh sera reconduit à l’issue de la consultation. A pas encore 50 ans, le dictateur – au pouvoir depuis plus de vingt ans – entamera son cinquième mandat.

    RDC : Joseph Kabila joue-t-il la montre ? (date incertaine)

    L’incertitude règne en République démocratique du Congo alors qu’une dizaine de scrutins, dont la présidentielle, doivent avoir lieu en 2016. Le président Joseph Kabila doit théoriquement céder son poste en décembre prochain et n’a pas le droit de soumettre à nouveau sa candidature après ses deux mandats. Le chef de l’Etat a annoncé la tenue d’un « dialogue national » afin de garantir des « élections apaisées ». Il plaide également pour l’organisation d’un recensement général qui prendrait entre deux et quatre ans. Ses adversaires y voient un « piège », une manœuvre visant à prolonger son règne en retardant les élections.

    Le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila ne semble pas prêt à lâcher le pouvoir. © AFP PHOTO / CARL DE SOUZA

    Ghana : un remake de 2012 ? (date non déterminée)

    Sans surprise, le président ghanéen John Dramani Mahama a été désigné en novembre dernier par son parti, le Congrès démocratique national (NDC), pour être candidat à sa succession. En 2012, il l’avait emporté de justesse sur Nana Akufo Addo, patron du Nouveau parti patriotique (NPP), la principale formation d’opposition. C’est un duel similaire qui s’annonce en 2016. Le candidat sortant aura fort à faire pour défendre un bilan plombé par le ralentissement de la croissance économique du pays et l’accroissement de la dette.

    Carte intéractive:

     

    RFI

  • Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    Infiltrations de rebelles burundais en RDC: qui sont les groupes?

    m23 au Rwanda-Les services de sécurité de RDC se disent inquiets par rapport aux informations faisant état d’infiltrations de rebelles burundais sur leur sol. Dans le territoire d’Uvira, l’armée et les autorités locales ont multiplié les opérations de sensibilisation auprès de la population pour signaler la présence de ces infiltrés. Il s’agit de quelque 70 km à surveiller. Une présence d’autant plus compliquée qu’il y a des groupes anciens comme les FNL du général Aloys Nzabampema, mais aussi des groupes nés depuis le début de la crise au Burundi. Une donnée qui rend également difficile une estimation de l’importance de ces différents groupes.

    Pour la population du territoire d’Uvira, difficile de faire la distinction. Les habitants de la plaine de la Rusizi parlent indifféremment de FNL ou d’infiltrés confondant le groupe d’Aloys Nzabampema avec d’autres groupes burundais. Ils disent signaler régulièrement leur passage à l’armée comme à la Monusco. Mais ils arrivent souvent trop retard, disent-ils.

    Les regards plus avertis, militaires, autorités locales, société civile, identifient des routes différentes de passage et des comportements bien spécifiques. Les FNL d’Aloys Nzabampema feraient des va-et-vient entre la frontière burundaise et les hauts et moyens plateaux pour des raisons de ravitaillement : le manioc et le sorgho sont pillés dans les champs des moyens plateaux. Et ils ne descendraient dans la plaine et iraient même jusqu’au Burundi que pour d’autres denrées.

    Pour ce qui est de nouveaux groupes, plusieurs de ces observateurs avertis signalent une coopération entre le groupe FNL dissident de Nshuti Baranyanka, localisé dans la plaine de Fizi, et le groupe que les services de sécurité congolais attribuent à l’opposant Alexis Sinduhije et au putschiste Godefroid Niyombare. Ce groupe-là aurait installé depuis plusieurs mois un camp permanent sur les hauts plateaux, difficilement accessible pour l’armée congolaise.

    Mouvements vers le Burundi

    Pour entrer en République démocratique du Congo depuis le Rwanda ou le Burundi, disent ces observateurs, ils auraient plusieurs voies de passage et s’infiltreraient par petits groupes, moins de cinq, avec des sites d’escales. On peut voir des tentes apparaître et disparaître, rapportent des habitants des hauts plateaux.

    Si depuis juillet, les mouvements allaient plutôt dans le sens de l’entrée en RDC, depuis deux mois, ces rebelles auraient amorcé le mouvement retour vers le Burundi.

    RFI