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  • Les négociations gouvernementales progressent en RDC

    Les négociations gouvernementales progressent en RDC

    Les délégués des deux parties en discussion sont, selon plusieurs sources, tombés d’accord, jeudi 20 juin, sur la répartition des portefeuilles ministériels. Cette équipe gouvernementale serait composée de 65 membres, dont 45 ministres et 20 vice-ministres, dans laquelle le FCC va occuper 30 ministères plus 12 vice-ministres. Son allié, le CACH, devrait se contenter de 15 ministères et 8 postes de vice-ministres.

    “Les discussions ne sont pas closes”

    Toutefois, cette information est rejetée par le CACH. Rubens Mikindo, le secrétaire général adjoint de l’UDPS, également un des négociateurs de la coalition, parle de spéculations. “Malheureusement ce sont les gens qui parlent. J’aurais bien voulu que ça soit nous les négociateurs qui en parlions. Il y a des discussions qui sont en cours entre le CACH et le FCC en vue de former le gouvernement”, assure-t-il. “On n’a pas encore clôturé ces discussions. La seule chose que je peux vous dire : on s’est déjà mis d’accord sur le quota et sur la nomenclature. Quand à ce qui concerne les portefeuilles et comment les répartir, nous n’avons pas encore fini.”

    Quand on l’interroge sur les points déjà retenus, le négociateur du CACH, répond qu’il est “un peu prématuré de parler de ça parce qu’en principe la primeur nous devons la réserver au président de la République qui nous a délégué.” Le CACH semble réticent à donner plus d’informations sur ces négociations, qui durent depuis plusieurs jours déjà.

    “Un accord de principe”

    Aimé Kilolo, un des chargés de communication du FCC, la coalition de l’ancien président Joseph Kabila, même s’il ne confirme pas le nombre de ministres avancé par certains medias congolais, donne plus de détails. “Un accord de principe a été trouvé entre le FCC et le CACH qui est la concrétisation de cette alliance nouvelle qui existe. L’accord évoque une répartition de 65% pour le FCC et 35% pour le CACH. Cette répartition s’est faite de manière objective comme cela se fait dans toutes les démocraties  modernes au regard du poids politique qui s’évalue en fonction du nombre des députés au sein  de l’Assemblée nationale”, nous confirme Aimé Kilolo.

    Élu président de la République, Félix Tshisekedi a prêté serment le 24 janvier 2019. Il lui a fallu près de quatre mois pour nommer Sylvestre Ilunga Ilunkamba, premier ministre, le  20 mai dernier. Le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Rubens Mikindo, a confirmé que le nouveau gouvernement sera connu au plus tard le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la RDC.

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  • Les violences à Mopti, une menace pour l’accord de paix d’Alger

    Les violences à Mopti, une menace pour l’accord de paix d’Alger

    Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a entrepris, depuis mercredi 19 juin, une visite de trois jours au Mali. Une visite conjointe avec Pedro Serrano, le secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure. Les deux personnalités ont rencontré les autorités maliennes et se sont rendues à Mopti, région du centre du Mali en proie à des violences graves.

    L’objectif est de contribuer à la sécurisation du pays et de consolider la mise en oeuvre de l’accord de paix d’Alger, signé il y a quatre ans, en 2015. Malgré cet accord, censé isoler définitivement les jihadistes dans le nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques. Les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

    Problèmes des troubles dans le centre du pays

    Le président Ibrahim Boubacar Keita salue Mahamadou Djery Maiga, signataire de l’accord de paix d’Alger (20.06.2015)

    Déjà jugée lente, la mise en oeuvre de l’accord risque si rien n’est fait, d’être encore menacée par les troubles dans le centre. Ces violences et le changement de gouvernement depuis le 5 mai pourraient rendre nécessaire une relance de tout le mécanisme.

    C’est en tout cas ce que craint Ruben de Koning. Le coordonnateur du groupe d’experts de l’ONU pour le Mali affirme, dans une interview avec la DW, que le ralentissement de la mise en oeuvre de l’accord serait dû “au fait qu’on a besoin de tout un nouveau dialogue national avant d’opérer une révision constitutionnelle qui doit encore intégrer des réformes institutionnelles prévues dans l’accord.” L’expert en veut pour preuve les expériences du passé où ce genre de réformes institutionnelles “ont eu un effet sur le plan sécuritaire”.

    Enfin, Ruben de Koning est convaincu que le mécanisme de sanctions appliqué au Mali devrait “s’attaquer aussi aux exactions commises dans le centre du Mali.”

    Ecouter l’interview avec Ruben de Koning, en cliquant sur l’image principale de cet article, en haut de la page.

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  • Angela Merkel auprès des soldats allemands au Mali

    Angela Merkel auprès des soldats allemands au Mali

    C’est à Gao que la plupart des soldats allemands sont stationnés dans le camp de la Minusma, où se trouve également la base du contingent allemand au Camp Castor.

    La contribution allemande à la mission de l’ONU au Mali se traduit aussi par un soutien financier au fonds fiduciaire en appui à la paix et à la stabilité au Mali.

    Mahamat Saleh Annadif, le Représentant du secrétaire général des Nations unies au mali, , qualifiait d’ailleurs en mars dernier cet appui de “colonne vertébrale” de la mission.

    Angela Merkel en discussion avec les soldats allemands au Camp Castor, situé à Gao.

    Un armement adapté aux Etats du Sahel

    Berlin considère à juste titre que la mission au Mali est la plus dangereuse. Au cours de sa courte visite auprès de ses troupes, la chancelière Angela Merkel devrait réaffirmer son engagement à les soutenir.

    Hier mercredi (1er mai), au premier jour de sa tournée qui l’a conduite à Ouagadougou au Burkina Faso, Angela Merkel a plaidé pour un armement adapté des Etats du Sahel. “Nous devons être restrictifs, mais autoriser que vos soldats soient bien équipés” pour lutter contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, a-t-elle expliqué aux chefs d’Etat du G5 Sahel en marge d’un mini-sommet sur les forces conjointes du G5 Sahel. 

    La chancelière allemande appelle par ailleurs la France et l’Italie à agir ensemble pour régler la guerre en Libye.

    Apres Gao, Angela Merkel se rendra au Niger, dernière étape de sa visite au Sahel.

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  • Quel bilan faire des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi ?

    Quel bilan faire des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi ?

    “Les actions d’urgence de mes cent premiers jours vont porter en priorité sur les secteurs sécuritaire, politique, social, économique, infrastructurel et de la jeunesse”, déclarait le président Felix Tshisekedi, lors du lancement début mars de son programme d’urgence de ses 100 premiers jours à la tête de la RDC. 

    Ce programme est censé être exécuté par le nouveau gouvernement mais jusqu’à présent, Félix Tshisekedi n’a toujours pas nommé un nouveau premier ministre.

    Des travaux d’aménagement

    Sur le plan des infrastructures par exemple, on a constaté depuis deux mois d’intenses activités sur les chantiers de réhabilitation des routes à Kinshasa. Le programme d’urgence pour les cent premiers jours prévoit la réhabilitation de 40 kilomètres de routes et selon l’office de la voirie urbaine, le taux de réhabilitation atteint jusqu’à 80% de réalisation.

    Pour ce qui est de la décrispation politique, plus de 700 détenus, dont deux politiques, ont bénéficié de la grâce présidentielle. L’opposant Moïse Katumbi, en exil, a récupéré son passeport et a été acquitté dans un dossier de justice.

    A Kinshasa, les avis de la population sont partagés sur les premières actions du président Tshisekedi. Certains, à l’instar de Muyaya Luaba, habitant du quartier Lemba, reprochent au président l’absence de changement majeur depuis son accession au pouvoir.

    “Il n’y a rien, pas de changement… la crise persiste, vous le savez, vous êtes journaliste, il y a la crise qui demeure jusqu’aujourd’hui.”

    Pacifier l’est du pays et lutter contre la corruption
     
    “Quant aux autres secteurs pivots, notamment, la justice, je vais veiller à ce qu’elle soit administrée par des personnes intègres et aux valeurs morales irréprochables, disposées à lutter contre la corruption qui ternit l’image d’un véritable Etat de droit”, avait promis Félix Tshisekedi.

    Mais jusqu’ici, aucune action d’envergure dans la lutte contre la corruption ou de la reforme de la justice n’a néanmoins été conduite.
     
    Si l’on a observé un mouvement spontané de reddition de certains miliciens au Kivu et au Kassaï, l’armée a par ailleurs subi plusieurs attaques de groupes armés au Kivu et en Ituri.

    Selon un sondage d’opinion réalisé fin mars par l’agence TARGET SARL, 53% des Congolais avaient une opinion favorable du président Tshisekedi. 

    L’agence a noté toutefois que les perspectives d ‘avenir de Félix Tshisekedi s’annoncent difficiles, d’autant plus que l’opinion place l’amélioration des conditions de vie de la population largement en tête des attentes vis-à-vis du président et que ce dernier ne dispose pas de majorité au parlement, dont sera issu le prochain gouvernement.

     

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  • Niamey : Merkel et Issoufou échangent autour de la  sécurité et la migration irrégulière

    Niamey : Merkel et Issoufou échangent autour de la sécurité et la migration irrégulière

    Considéré comme la sentinelle de la migration vers l’Europe, le Niger est un des principaux pays de transit des migrants qui veulent venir en Europe.

    Selon des sources officielles, le pays a réussi à réduire de manière drastique le nombre des migrants qui entrent par Agadez dans le nord.  

    C’est pourquoi, tout en reconnaissant l’apport déjà apporté au gouvernement, Mohamed Bazoum, ministre d’Etat chargé de l’Intérieur et de la Sécurité Publique du Niger compte sur l’Allemagne pour endiguer ce phénomène.

    Mohamed Bazoum, ministre de l’intérieur.

    “L’Allemagne étant un pays riche peut en faire encore davantage et certainement que le président de la République (Mahamadou Issoufou, ndlr) va solliciter la chancelière pour que la République fédérale d’Allemagne fasse la promotion d’autres projets dans la région d’Agadez, par exemple pour créer des opportunités d’emplois alternatives à ce qui était généré par l’économie liée à la migration clandestine.”

    Réaction de la sciété civile nigérienne

    L’aide sollicitée par Mohamed Bazoum ne fait pourtant pas l’unanimité au Niger. Nouhou Arzika, membre du collectif “Sauvons le Niger”, une plate-forme de la société civile nigérienne.

    Nouhou Arzika, “Sauvons le Niger.”

    “Je pense qu’il ne nous appartient de poser le problème à l’Allemagne ou à l’Union européenne. Nous sommes un pays normalement souverain. Et nous devons être capables aussi de respecter la dignité des engagements que nous prenons avec les autres. Nous avons besoin d’avoir la dignité de pouvoir nous relever par nos efforts et non dans le sentiment de pitié sous forme d’aide. Non. Cela n’est pas normal.”

    Mohamed Bazoum demande aussi l’aide financière de l’Allemagne et de l’Union européenne pour lutter contre les réseaux criminels qui profitent de l’immigration massive vers l’Europe pour s’enrichir.

    La chancelière Angela Merkel a eu un entretien, jeudi, avec le président Mahamadou Issoufou avant de visiter le chantier de construction d’un refuge pour femme financé par l’Allemagne.

    L’Allemagne dispose aussi d’une base militaire à Niamey dans le cadre de la lutte contre les djihadistes qui écument la bande sahélo-saharienne.

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  • Bénin: les partisans de Thomas Boni Yayi violemment dispersés

    Bénin: les partisans de Thomas Boni Yayi violemment dispersés

    Les manifestants étaient réunis depuis le mercredi 1er mai aux abords de la résidence de l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi à Cotonou pour lui apporter leur soutien et empêcher son éventuelle arrestation.

    Ils ont érigé des barricades, brulé de pneus et lancé des pierres contre les forces de l’ordre.

    Des témoins ont vu des militaires tirer sur ces manifestants. Des informations confirmées par l’AFP.

    Je pense que la sécurité de l’ancien président est véritablement menacée. Le Bénin n’est plus en démocratie. Nous demandons aux instances internationales, africaines de venir au secours du Bénin“, se plaint Adam Lafia, membre du bureau politique national des FCBE (Forces cauris pour un Bénin émergent), le parti de l’ancien chef d’Etat Thomas Boni Yayi. “Venez nous secourir. Le Bénin est en danger. Notre démocratie est par terre. Nous sommes dans une dictature. Faut pas qu’on attende qu’il y ait des milliers de morts avant de venir faire le médecin après la mort.”

    Nous avons tenté à maintes reprises d’avoir la réaction des autorités béninoises. Sans succès.

    L’ultimatum des anciens présidents

    La crise politique est née du fait que l’opposition n’a pas été autorisée par la Commission électorale nationale autonome (CENA) à participer aux élections législatives du 28 avril dernier. Ce scrutin a été marqué par près de 80% d’abstention. Un chiffre inédit pour un pays comme le Bénin, habitué aux joutes électorales, et où le multipartisme est effectif depuis l’avènement de la démocratie au début des années 90.

    Écouter l’audio 03:29

    Écoutez l’interview que nous accordée le député de l’opposition Eric Houndeté, premier vice-président de l’Assemblée nationale sortante du Bénin.

    Selon plusieurs analystes, c’est l’ultimatum lancé mardi au président Patrice Talon par les anciens présidents Thomas Boni Yayi  et Nicéphore Dieudonné Soglo qui a provoqué cette escalade. Les deux hommes avaient donné jusqu’à mardi soir à l’actuel chef de l’État pour arrêter le processus électoral. Un appel qui n’a pas été suivi.

    Une législature monocolore

    D’habitude bruyantes, les rues de Cotonou, la capitale économique du Bénin, étaient désertes ce jeudi après-midi. L’armée contrôlait la circulation et les principales artères de la ville étaient inaccessibles.

    C’est dans ce contexte de tension que la Cour constitutionnelle a promis annoncer les résultats définitifs des élections législatives du 28 avril 2018.

    Un véhicule blindé de la Police Républicaine dans les rues de Cotonou.

    La Commission électorale nationale autonome (Cena) du Bénin a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, les résultats provisoires des élections législatives du 28 avril qui a vu la participation de seulement deux partis politiques : le Bloc Liberal et l’Union Progressiste.

    L’Union progressiste, selon les tendances publiées totalisent 645.214 voix pour 47 sièges probables et le Bloc républicain 502.411 voix pour 36 sièges probables.

    Écouter l’audio 06:55

    Interview de Don Clam Abalo, porte-parole de l’Union sociale libérale (USL) de l’opposant Sébastien Ajavon.

    En l’absence de l’opposition, la prochaine législature du Bénin sera monocolore, puisque composée uniquement des partis politiques de la mouvance présidentielle.

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  • Angela Merkel : “Aucune prétention de donner des leçons de gouvernance”

    Angela Merkel : “Aucune prétention de donner des leçons de gouvernance”

    Les étudiants ont pris le soin de parfaire leur vocabulaire et leur grammaire avant de prendre la parole devant la chancelière Angela Merkel, qui pendant une quarantaine de minutes s’est livrée à l’exercice de questions-réponses.

    Vu que vous faites partie des dix femmes les plus influentes au monde d’après Forbes, quel est votre point de vue sur la situation actuelle de la femme?

    Est-ce que l’Allemagne peut être un allier privilégié pour nous jeunes africains, pour nous aider à produire la première voiture made in Burkina quand on sait que vous en avez une large expérience ?

    La chancelière allemande Angela Merkel en compagnie des chefs d’Etat du G5 Sahel.

    L’Allemagne, responsable devant l’histoire

    La chancelière a répondu à toutes les questions, en relativisant toutefois sur le fait qu’elle n’avait pas la prétention de donner des leçons à la gouvernance burkinabè. L’Allemagne assumera toujours sa responsabilité devant l’histoire, a soutenu Angela Merkel.

    Merci pour vos questions. Tout d’abord, il faut dire que c’est un processus constamment renouvelé de génération en génération. Après la période nazie, après le début de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a fait basculer le monde dans une souffrance inédite. La situation morale de l’Allemagne était très complexe après 1945.

    A la différence du passage du président français Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou, le président du Faso Roch Marc Christian n’a pas effectué le déplacement. Aucune question ne lui était adressée.
     

    Des étudiants ravis, malgré quelques indignations

    Au terme des échanges avec Angela Merkel, les étudiants ont fait part de leur satisfaction. Je l’ai trouvé très sincère, très relax”, a estimé un jeune homme.”J’ai vu une femme forte qui incarne la renaissance des femmes en termes de modèle. On l’a vu nettement situer la responsabilité de l’Allemagne.

    Moi particulièrement, je n’ai pas pu poser des questions“, a quelque peu regretté une jeune femme. “Je vois qu’elle est dynamique dans ce qu’elle fait, elle maitrise son domaine.

    Un étudiant s’est tout de même indigné : pourquoi l’Allemagne fabrique et vend des armes qui servent à des terroristes pour déstabiliser le Burkina Faso? Angela Merkel a répondu que l’Allemagne ne vendait pas des armes à n’importe qui, et que tout serait régulé pour éviter le pire.

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  • RDC : Près d’un millier de victimes du virus Ebola

    RDC : Près d’un millier de victimes du virus Ebola

    Selon un dernier décompte des autorités sanitaires congolaises, “26 nouveaux décès de cas confirmés” d’Ebola  ont été enregistrés dans le Nord-Kivu, portant ainsi le nombre de morts à 957 depuis le début de l’épidémie.

    Des chiffres alarmants qui illustrent le regain de contamination de la maladie, malgré la riposte mise en place pour l’endiguer. Une des raisons principales de cette progression est  le déplacement des malades dans d’autres zones.

    Avec les attaques de centres de traitement, de centres de transit, certains malades ont préféré se faire soigner à Manguina“, explique le docteur Gaston Komanda.”Et comme il y a beaucoup de mouvement cela ait qu’en allant dans les familles d’accueil, il y a une recontamination des personnes. Cela a entrainé un redémarrage de l’épidémie.

    Un centre de traitement à Butembo.

    La sensibilisation malgré le déni

    Une partie des habitants de la région demeure également dans un déni de la maladie qui prend parfois des formes violentes. Des sensibilisations sont menées pour  informer sur les mesures á prendre pour éviter d’être contaminé.

    Que ce soit dans les églises, dans les maisons, dans les familles, on a instauré le lavage des mains“, rappelle le docteur Kamonda.”A part ça, il y a les prestataires de première ligne qui sont vaccinés. La vaccination a déjà prouvé son efficacité. Et il y a le respect de toutes les mesures préventives contre l’infection dans toutes les structures sanitaires. On veille vraiment à tous les niveaux.

    Les activités de riposte sont régulièrement entravées par l’insécurité et les violences dans cette partie du pays souvent attaquée par des groupes armés. Selon les autorités sanitaires, l’épicentre de la maladie s’est déplacé de Mangina, en zone rurale, à la ville de Beni, puis actuellement à Butembo-Katwa, à 50 kilomètres au sud de Beni.

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  • HRW dénonce un “mépris de l’Etat de droit” au Burundi

    HRW dénonce un “mépris de l’Etat de droit” au Burundi

    Bien que le gouvernement burundais parle d’avancées en matière des droits de l’homme, le départ du bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU du Burundi inquiète les partis d’opposition et les défenseurs des droits humains.

    Ces derniers redoutent que cette absence d’une observation de l’ONU se traduise par une recrudescence des violations des droits humains. C’est ce qui inquiète Arcade Habiyambere est le porte-parole du parti des jeunes de l’opposition Front Populaire National Imboneza.

    “Il est déplorable de constater le départ du bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU au Burundi. C’était une des branches de l’ONU en qui la population avait le plus confiance. Si quelqu’un avait des problèmes avec le gouvernement, il pouvait y aller se plaindre ou dénoncer des cas de violations des droits de l’homme ici ou là. L’avenir des droits de l’homme au Burundi est un peu difficile, il y aura toujours des problèmes. Les droits de l’homme ne sont pas respectés, la liberté d’opinion est catégoriquement interdite.”

    L’avenir peu rassurant

    François Xavier Ndaruzaniye, président de la Ligue des droits de la personne humaine “Izere” se veut rassurant. Son organisation proche du ministère en charge des droits humains se propose de prendre le relais du bureau onusien qui est parti.

    François-Xavier Ndaruzaniye explique que son organisation “est là pour effectivement continuer à faire les recherche sur les violations

    des droits de l’homme et sur toute personne qui se rendrait coupable des violations des droits de l’homme” : “Nous les dénonçons, nous les rapporterons à qui de droit, à la police, à la justice, pour traquer les coupables. Il y a aussi d’autres organisations de la société civile qui sont éparpillées sur toutes les collines du pays pour contribuer à la promotion et la protection des droits de l’homme.”

    Néanmoins, la Ligue izere n’est pas crédible aux yeux des organisations internationales, de l’opposition et de la société civile hostile au pouvoir.

    En effet, le président de cette Ligue a adopté depuis 2015 la ligne du gouvernement en contredisant systématiquement les rapports internationaux sur la situation des droits humains au Burundi.

    Après le départ du Bureau des droits humains à Bujumbura, les agents onusiens ont été envoyés dans d’autres pays africains comme le Soudan, le Mali et la Centrafrique, ou mis à la retraite. L’ONU n’ayant pas choisi de continuer le travail sur le Burundi depuis un pays voisin comme par exemple la Tanzanie.

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  • La peine capitale est en recul dans le monde

    La peine capitale est en recul dans le monde

    Les exécutions sont passées d’au moins 993 en 2017 à environ 690 en 2018. D’après l’ONG, la peine capitale est en recul en Afrique, avec 24 cas en 2018 contre 28 l’année précédente. Cependant, la situation de certains pays inquiète encore des organisations de lutte contre la peine de mort.

    Globalement, les statistiques pour l’année 2018 montrent que la peine de mort est en recul en Afrique. Des mesures concrètes sont également prises pour mettre fin à ce châtiment cruel et inhumain sur le continent.

    Par exemple, le Burkina Faso a adopté en juin dernier un nouveau Code pénal excluant la peine de mort. En février, la Gambie a déclaré un moratoire officiel sur les exécutions.

    Une baisse considérable

    Anne Denis, responsable de la Commission Abolition de la peine de mort, chez Amnesty International France. En Afrique, il y a eu 24 exécutions en 2018 soit quatre de moins que l’année précédente. Il n’y avait eu, l’année précédente, que deux États qui avaient exécuté des condamnés. Il s’agit de la Somalie et du Soudan. Cette année, il y a eu quatre États : le Botswana, la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud. Mais bien qu’il y ait deux États de plus, le nombre total a baissé. Ce qui nous préoccupe c’est le Soudan du Sud. Parce que le pays en 2018 a exécuté sept personnes ce qui est en progression puisqu’en 2017 c’était quatre personnes. Non seulement ils ont augmenté le nombre d’exécutés mais on a pu observer aussi des mouvements de transferts de prisonniers des quartiers de condamnation à mort dans des prisons d’État vers les deux prisons qui ont des chambres d’exécutions,” explique Mme Denis.

    Même si le rapport d’Amnesty international fait état de progrès obtenus en Afrique en 2018, l’organisation Ensemble contre la peine de mort regrette que beaucoup de pays sur le continent continue d’utiliser ce châtiment comme un effet dissuasif.

    Le directeur des programmes de l’organisation, Nicolas Perron, explique le cas de la RDC. “La RDC est un cas particulier en Afrique. À l’époque du régime du président Laurent Désiré Kabila, la RDC faisait partie des trois pays au monde qui exécutait le plus. Le pays a un moratoire depuis 2006 mais le régime continue de condamner à mort régulièrement. De nombreux condamnés à morts viennent peupler les prisons congolaises dans des conditions très difficiles. Mais nous avons bon espoir qu’avec l’arrivée du nouveau régime, il puisse y avoir une avancée sur cette question d’abolition,” souligne M. Perron

    À la fin de l’année 2018, 106 pays dans le monde avaient aboli la peine de mort dans leur législation. Amnesty international s’avoue optimiste quant à la poursuite de la tendance à l’abolition de ce châtiment dans le monde.

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