Tag: afrique

  • Les Sud-Africains attendent beaucoup des élections du 8 mai

    Les Sud-Africains attendent beaucoup des élections du 8 mai

    Les résultats de ces investigations ont été présentés mardi (19 février) à Johannesburg (Afrique du Sud).

    L’ONG AFRIC a utilisé plusieurs stratégies pour atteindre sa cible : sondages, groupes de discussion, entretiens avec des experts.

    Lesdits sondages ont eu lieu entre le 11 et le 20 octobre 2018 (2249 personnes interviewées) et entre le 29 janvier et le 8 février 2019 (1 501 interviewés).

    Au cours du mois de février 2019, l’ONG a touché particulièrement les jeunes âgés de plus de 18 ans et qui sont inscrits sur les listes électorales.

    Il ressort des résultats que 27,3% des personnes interrogées ont constaté des améliorations dans leur pays, depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel président Cyril Ramaphosa en février 2018, après la démission de son prédécesseur Jacob Zuma.

    63,3% d’entre eux ont constaté une baisse du prix des carburants au cours des derniers mois.

    49% des personnes interrogées se sont dites satisfaites des actions menées par Cyril Ramaphosa contre 31,3% qui ont eu du mal à se prononcer.

    Par ailleurs, 69,2% des sondés souhaiteraient que Cyril Ramaphosa soit élu à la tête du pays pour les cinq prochaines années lors des élections générales du 8 mai prochain, en raison de son pragmatisme et de son expérience.

    Cependant, il n’en demeure pas moins que des problèmes à résorber subsistent. Il s’agit entre autres du chômage, de la corruption, de la criminalité, de la toxicomanie et de l’alcoolisme.

    Au micro d’Eric Topona, le coordinateur de l’ONG AFRIC, Association for Free Research and International Coopération, Mikael Cheuwa, résume les grandes lignes des résultats de l’enquête menée.

    Cliquez sur la photo (ci-dessus) pour écouter l’intégralité de l’interview.

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  • La satire politique : “rire pour ne pas mourir”

    La satire politique : “rire pour ne pas mourir”

    Suite de notre série consacrée à la démocratie, avec aujourd’hui un entretien sur la satire politique, entendue comme un droit de critiquer les autorités en place.

    Pour en parler avec nous, l’artiste togolais Frédéric Gakpara. Ce comédien dirige le centre Denyigba à Lomé. Depuis une dizaine d’années, il s’est lancé dans le stand-up satirique. Il nous explique comment la liberté d’expression est garantie, dans certaines limites, au Togo.  

    Cliquez sur la photo pour écouter l’interview avec le comédien togolais Frédéric Gakpara.

    Vous pourrez retrouver en ligne des extraits de son spectacle “Le monologue du pénis”, ou de “La ligue des célibataires endurcis” sur les plateformes de diffusion vidéo habituelles.

     

     

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  • Coup d’accélérateur pour la loi de programmation militaire au Burkina Faso

    Coup d’accélérateur pour la loi de programmation militaire au Burkina Faso

    Face à la menace terroriste, le Premier ministre burkinabè a présenté lundi (18 février) un ambitieux plan de sécurité. Christophe Dabiré a appelé ses compatriotes à “l’union sacrée” à travers, notamment, l’implication de la population dans la lutte contre la menace terroriste qui frappe le Burkina Faso.

    La capitale burkinabè a été frappée par plusieurs attentats depuis 2015, comme celui mené contre le QG de l’armée en plein centre, le 3 mars 2018

    Le chef de l’exécutif promet l’accélération de la loi de programmation militaire dotée d’un budget de 700 milliards de francs CFA pour les cinq prochaines années.  

    Le tout sécuritaire n’est pas la solution

    Ce nouveau plan de sécurité du gouvernement burkinabè se traduit entre autres par le repositionnement des forces de défense et de sécurité ou encore par un meilleur maillage du territoire dans le cadre du renforcement de la coopération régionale dans la lutte antiterroriste.

    Le gouvernement veut aider la jeunesse pour qu’elle ne se tourne pas vers les groupes extrémistes

    La sécurité, premier chantier du nouveau Premier ministre Christophe Dabiré ne sera néanmoins pas la seule réponse a apportée au péril djihadiste, selon Rémy Dandjinou, ministre porte-parole du gouvernement burkinabè.

    “Il y a un substrat d’inégalités, de frustrations, parfois un sentiment d’être abandonné dans certaines régions et cela, le gouvernement burkinabè l’a pris en compte. Il faut savoir que nous avons le programme d’urgence pour le Sahel qui consiste à doter les zones sahéliennes, les zones du nord et d’autres régions d’infrastructures et de chances pour que la jeunesse ne soit pas obligée  de se tourner vers certains  vendeurs d’illusions, certains chefs idéologiques au niveau de certains espaces.”

    Trois axes stratégiques

    Attention à ne pas commettre les mêmes erreurs que certains pays voisins ont commises dans la lutte contre le terrorisme, prévient Abdoulaye Niang, professeur de lutte contre l’extrême violence dans le grand Sahel.

    La force conjointe G5 Sahel mène des actions coordonnées avec l’armée burkinabè

    “Il faut un système de défense stratégique de la nation qui repose sur trois équations. Il s’agit de la défense civile et stratégique de la nation, la défense économique et stratégique de la nation et la défense militaire et stratégique de la nation. C’est au niveau de cette troisième équation que la loi de la programmation a sa place. Quand vous avez un tabouret à trois pieds, si vous vous asseyez sur un seul pied, vous passerez invariablement à l’échec.”

    La force militaire conjointe du G5 Sahel va aussi soutenir le Burkina Faso dans l’élaboration de ce nouveau plan de sécurité.

    “Nous nous coordonnons avec l’armée burkinabè pour mener des actions assez soutenues et assez ciblées des zones ou les groupes armés sévissent”, affirme Hanana Ould Sidi, commandant de la force conjointe du G5 Sahel. “Je pense que nous allons pouvoir sous peu obtenir des résultats importants pour la sécurisation de la zone.”

    En 2018, les attaques terroristes et les conflits intercommunautaires ont fait au moins trois cents victimes au Burkina Faso.

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  • Il y a 100 ans, s’ouvrait le 1er Congrès panafricain à Paris

    Il y a 100 ans, s’ouvrait le 1er Congrès panafricain à Paris

    L’Allemagne venait de perdre la Première Guerre mondiale. Et en ce début de 1919 à Versailles, un traité de paix devait être négocié.

    À Versailles, les leaders des pays victorieux étaient là pour fixer les nouvelles règles internationales. C’est l’occasion qu’attendaient anticolonialistes et panafricanistes pour tenter de s’exprimer et faire avancer leurs droits. 

    Le père du mouvement de la négritude

    Et parmi les anticolonialistes et panafricanistes, un certain William Edward Burghardt Du Bois, un ardent militant de l’égalité raciale aux Etats-Unis.

    William Edward Burghardt Du Bois, un ardent militant de l’égalité raciale aux Etats-Unis

    Ce dernier avait un plan ambitieux qui faisait même douter certains de ses compagnons : rassembler des noirs d’Afrique, des États-Unis et d’autres régions du monde à Paris en vue d’assurer une présence africaine dans l’ordre mondial de l’après-guerre.

    Et pour Mamadou Diouf, professeur d’études africaines à la Columbia University à New York: 

    “Le congrès s’est tenu à Paris pour une raison simple. Il a été convoqué en marge de la Conférence de paix de Versailles. L’idée sous-jacente de cette très importante initiative des leaders noirs était que l’Afrique soit présente lors des discussions et que les problèmes africains soient pris en compte. Et donc que ces problèmes soient présentés par des noirs et que cette présence contribue à une présence africaine dans l’ordre mondial d’après la Première Guerre mondiale”, a déclaré Mamadou Diouf. 

    “Ce serait une honte pour plus de 200 millions de noirs dans le monde s’ils restaient sans voix et ne participaient pas à cette grande transformation du monde”, avait alors estimé l’américain Du Bois.

    Cet intellectuel, un des premiers noirs à être diplômé d’Harvard, considéré par certains comme le père du mouvement de la négritude, avait réussi son coup. 57 participants s’étaient réunis à Paris, 16 venus des États-Unis.

    Le rôle déterminant de Blaise Diagne

    L’un des soutiens de Du Bois était le député du Sénégal, Blaise Diagne, premier député noir à l’Assemblée nationale française.

    Lui qui avait aidé le gouvernement français à mobiliser des tirailleurs africains pendant la Première Guerre mondiale a convaincu Georges Clémenceau, le président du Conseil français des avantages qu’il pourrait tirer d’un tel congrès.

    Le rôle de Blaise Diagne a été déterminant d’après Andreas Eckert, professeur d’histoire africaine à l’université Humboldt de Berlin :

    “C’était difficile de faire venir des gens à Paris, c’était un défi pour les délégués des anciennes colonies ou les noirs d’Amérique du nord d’obtenir des passeports, et ce n’est que grâce à l’initiative et à l’influence de Blaise Diagne que le congrès a officiellement eu lieu” 

    Le Congrès a finalement eu peu d’effets. Ses résolutions étaient assez timides, même si au terme des trois jours les congressistes avaient formulé des revendications claires.

    Celles-ci incluaient l’auto-administration progressive des colonies africaines, la liberté d’expression, le droit à la terre et surtout à l’éducation. Mais les négociateurs à Versailles n’en ont aucunement tenu compte. 

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  • Tshisekedi n’a pas le contrôle du pouvoir, selon l’opposition

    Tshisekedi n’a pas le contrôle du pouvoir, selon l’opposition

    Le président congolais, Félix Tshisekedi, n’a toujours pas choisi son Premier ministre en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Il reste entouré par des proches de Joseph Kabila, dont la plupart sont frappés par les sanctions de l’Union européenne. Parmi eux, l’actuel ministre de l’Intérieur Henri Mova, ou encore Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale de renseignements.

    Donat Tshimboj, député de l’Alliance pour l’avenir, proche de Moïse Katumbi, estime que Félix Tshisekedi aura du mal à s’émanciper de l’emprise de l’ancien régime, toujours présent.

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  • Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    -Ce sont des images rares : un léopard noir a été photographié et filmé au Kenya. Le spécimen, présent en Asie, a quasiment disparu d’Afrique. Il a été observé par le Britannique Will Burrard-Lucas au nord de Nairobi. Des images très importantes pour les scientifiques mais qui ont créé la polémique.

    Ce sont des images rares mais pas aussi inédites qu’on le pensait. Une équipe scientifique a publié des clichés et vidéos d’un léopard noir pris après trois mois d’expédition dans le comté de Laikipia l’an dernier. Cette femelle est atteinte de mélanisme, un gène causant un surplus de pigments. Mais ses taches naturelles sont toujours visibles, en caméra infrarouge.

    Des médias comme le National Georgraphic, CNN ou le Daily Mail ont alors affirmé qu’il s’agissait de la première observation du genre sur le continent depuis plus d’un siècle et des photos prises en 1909 en Ethiopie.

    « Apartheid naturaliste »

    Ces propos ont suscité la colère au Kenya. Le quotidien Daily Nation a republié des images prises par une de ses photographes en 2013. Le parc de Ol Ari Nyiro a, lui, diffusé un cliché pris en 2007. Mordecai Ogada a dénoncé un « apartheid naturaliste ». « Rien n’existe en Afrique jusqu’à ce qu’un Blanc le voie », a déclaré l’écologiste, ajoutant que son équipe avait vu un léopard noir en 2001.

    Will Burrard-Lucas, l’auteur des nouveaux clichés, a confirmé que beaucoup d’articles de presse étaient inexacts. Par la suite, CNN et le National Georgraphic ont modifié leurs textes. Polémique à part, ces nouvelles observations gardent une haute valeur scientifique pour aider les chercheurs à mieux comprendre cette espèce menacée et les conditions de sa survie en Afrique.

    Avec RFI

  • RDC : pour l’heure Martin Fayulu dit non à Félix Tshisekedi

    RDC : pour l’heure Martin Fayulu dit non à Félix Tshisekedi

    Ce jeudi 24 janvier Félix Tshisekedi a rendu un hommage à Martin Fayulu durant son discours d’investiture en tant que nouveau président de la République démocratique du Congo. 

    “C’est ici l’occasion de témoigner de notre respect et sincère considération à l’endroit de notre frère Martin Fayulu Madidi avec lequel nous avons mené ce combat politique depuis plusieurs années. L’engagement de ce véritable soldat du peuple est un exemple pour la vitalité de notre démocratie et la responsabilité civique de chaque Congolais”, avait déclaré Félix Tshisekedi, juste après avoir prêté serment.

    Mais ce vendredi, celui qui est arrivé officiellement deuxième à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, rejette la main tendue du nouveau président  par la voix de son porte-parole, Prince Epenge. “Nous voulons la vérité avant la réconciliation”, dit-il. “Tout le monde a l’impression que la volonté du peuple n’a pas été respectée. Le vote des Congolais a été détourné. Après qu’on aura consacré la vérité, nous verrons alors pour le reste”, déclare-t-il encore au micro de la DW.

    Pour sa part, Eve Bazaiba, la Secrétaire Général du MLC (Mouvement de libération du Congo de l’ancien Vice-président de la RDC Jean-Pierre Bemba) “l’État de droit ne signifie pas arrangement, combines et combinaisons pour gérer le pouvoir. Ce qui est mal conçu, mal préparé, va continuer négativement”.

    Un “non” … mais des discussions

    Certains proches du nouveau président congolais ne perdent cependant pas espoir. Sur nos antennes, ce jeudi 24 janvier, Vidiye Tshimanga, le porte-parole du président Félix Tshisekedi, a confirmé que des discussions étaient en cours avec certains membres de la coalition de Martin Fayulu (la coalition Lamuka qui signifie Réveillez-vous en langue lingala). Des discussions qui pourraient peut-être faire infléchir la position de Martin Fayulu.

    Le responsable du groupe de recherche Afrique de l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE), n’exclut pas non plus cette hypothèse. “S’il accepte (Martin Fayulu, ndlr) la main tendue, pourquoi pas ? Ça permettrait d’essayer de réconcilier les protagonistes et ça permettrait aussi d’apporter le calme au niveau de la population et puis on se consacrerait à des vrais problèmes, des problèmes de sécurité, des problèmes de développement économiques, des problèmes de préoccupation sociale.” s’interroge Roger M’Gbama.

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    Roger M’Gbama, responsable du groupe de recherche Afrique de l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE) : “si Martin Fayulu accepte la main tendue, ça permettrait de réconcilier les protagonistes. Mais à quel prix?”

    D’autres spécialistes de la République démocratique du Congo conseillent plutôt à Martin Fayulu de rester dans l’opposition en refusant de se compromettre dans un éventuel gouvernement d’union nationale. Ils estiment que, fort du score qu’il a réalisé officiellement, 34,8%, Martin Fayulu peut constituer un contre-pouvoir face à la coalition du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila et celle qui a porté au pouvoir Félix Tshisekedi, Cap pour le changement.

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  • Des inquiétudes pour le bon déroulement des élections de février au Nigéria

    Des inquiétudes pour le bon déroulement des élections de février au Nigéria

    Le 16 février prochain, près de 84 millions de Nigérians seront appelées aux urnes pour la présidentielle et les législatives. Ces deux scrutins seront suivis, deux semaines plus tard, par l’élection des gouverneurs et des parlements régionaux. Mais, à moins d’un moins de ces votes, les problèmes se multiplient dans le pays. Même le gouvernement met en garde contre l’exacerbation des conflits aux quatre coins du territoire. En revanche, la commission électorale se dit prête.

    Nombre d’inscrits record

    Il est vrai qu’organiser des élections est un défi à relever au Nigeria. Jamais autant d’électeurs n’ont été inscrits pour des élections dans ce pays. Près de 120.000 bureaux de vote ont été créés dans 774 districts. Les consultations électorales demandent donc des moyens logistiques très importants. Les matériels électoraux sont à déployer dans les bureaux de vote avec le personnel nécessaire et beaucoup reste encore à faire. 

    Du côté de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Aliyu Belo se veut rassurant.  “Je peux dire avec certitude que tout a été fait pour la tenue des élections de 2019″, assure le porte-parole adjoint de l’institution. “La commission électorale est prête et a déjà rencontré les parties prenantes pour préparer le registre électoral. Jusqu’à présent, les préparatifs vont bon train.” 

    Affiches électorales à Adamawa en ce mois de janvier.

    Déploiement du matériel électoral à temps ?

    En revanche, du coté du bureau national de l’Open Society, organisme pour promouvoir la gouvernance démocratique, on nourrit de sérieux doutes sur la capacité de l’INEC à organiser les élections crédibles. “Il y a de quoi s’inquiéter”, dit Jude Udo Ilo, qui dirige le bureauLe Nigeria compte 37 Etats aujourd’hui. 

    Le pays est divisé en 37 états. Mais “un mois avant les élections, aucun recrutement d’agents électoraux supplémentaires, ni aucune formation de personnel n’a été achevée”, s’inquiète Aliyu Belo. “Nous savons que les élections sont très techniques. En ce qui concerne les documents sensibles, l’INEC a confirmé que les documents sont imprimés dans différentes parties du monde et seront livrés à temps. Néanmoins, le matériel doit être déployé et sa qualité doit également être vérifiée. Mais jusqu’à présent, on ne sait pas comment l’INEC va procéder”, dit-il encore. 

    La menace Boko Haram

    Pour d’autres, la principale inquiétude vient de la menace que constitue la secte islamiste Boko Haram. C’est le cas, par exemple, de la sexagénaire Mathew Musa, qui a fui le district de Madagali à Yola dans l’Etat d’Adamawa à cause des violences. Il a déjà rencontré des difficultés ces dernières semaines pour obtenir sa carte d’électeur. “Je voterai pendant les élections si le gouvernement le souhaite et assure la sécurité… Mais si cela ne fonctionne pas, ici, nous ne voterons pas”, explique-t-il.

    Rien que de le nord-ouest du pays, plus de 1,8 million de personnes seraient déplacées.

    Comme lui, de nombreuses personnes déplacées sont ainsi exclues des consultations électorales à cause des violences. C’est ce que déplore Udo Ilo d’Open Society. “Nous craignons que des citoyens nigérians ne puissent pas voter, notre système ne nous permet pas de voter où que nous soyons, et nous espérons que tous les responsables après les élections s’en occuperont et élaboreront un système qui nous permettra d’accomplir nos devoirs civiques.”

    Dans le seul nord-ouest du pays, le Bureau de la coordination des interventions d’urgence des Nations unies, l’OCHA, compte 1,8 million de personnes déplacées. Dans d’autres Etats, des dizaines de milliers de personnes ont quitté leurs villages en raison de conflits fonciers, de Boko Haram ou encore de violence interethniques.

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  • Burkina Faso : Chérif Sy, un critique de l’armée qui devient chef de l’armée

    Burkina Faso : Chérif Sy, un critique de l’armée qui devient chef de l’armée

    Son nom figure en première place du décret portant nomination du nouveau gouvernement. Moumina Chérif Sy, un temps pressenti à la primature, est un homme de confiance du président Roch Marc Christian Kaboré.

    Mais c’est un critique de l’armée qui devient chef de l’armée. Sa nomination intervient, qui plus est, dans un contexte où l’armée burkinabè n’est pas très populaire à cause des nombreux revers subis dans le Nord face aux djihadistes, depuis plusieurs années. Même s’il est le fils d’un général, jamais on ne l’a vu agir sur le front de la défense territoriale.

    L’ancien président du CNT

    Ce qui a surtout fait parler de Chérif Sy, c’est son passage à la présidence du Conseil national de la transition post-Compaoré. Le député Alexandre Sankara siégeait au sein de cet organe que présidait Chérif Sy. Il le présente comme “un homme d’action et d’engagement.”

    Alexandre Sankara en veut pour preuve, la réaction spectaculaire de Chérif Sy alors que le pays allait basculer sous la poigne de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle. “Quand il était président du Conseil national de la transition, il y a eu le putsch du général Diendéré intervenu les 15 et 16 septembre. Chérif Sy a lancé l’appel à la résistance sur les ondes d’une radio clandestine qu’il avait créée“, se souvient le député. “Toute la hiérarchie militaire actuellement dans le pays, il la connaît. Ce sont ses amis, ses promotionnaires que son père a encadrés. De par ses fonctions aussi, il a un large réseau d’informations et de renseignements”, assure Alexandre Sankara.

     

    Des doutes malgré tout

    Les nombreux revers infligés a l’armée dans le nord du pays par les djihadistes ont entraîné le limogeage du chef d’état major des armées burkinabè. La société civile et l’opposition ont aussi exigé que les ministres de la Défense et de la Sécurité soient remplacés. C’est désormais chose faite.

    Pourtant, le chef du CDP, l’ex-parti au pouvoir, n’est pas satisfait de la nomination de Chérif Sy. 

    C’est sous son mandat que le Conseil national de la transition avait voté uneloi excluant des membres de ce parti des fonctions électives, leur reprochant d’avoir coopéré avec l’ex-président Blaise Compaoré dans son plan de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

    Eddie Comboigo le président du CDP est ferme : “il a été président de l’Assemblée et il nous a laissé un triste passage en faisant voter une loi scélérate d’exclusion”, affirme-t-il dans une interview accordée à la DW. Il suggère alors, “que les Burkinabè comprennent que nous avons besoin l’un de l’autre. Et qu’il ne faut pas s’exclure. Car ça laisse des séquelles. J’ose espérer qu’au niveau du ministère de la Défense, le ministre Sy ne travaillera pas pour diviser les forces de défense et de sécurité”, conclut-il.

    Chérif Sy partagera les préoccupations sécuritaires du Burkina Faso avec un autre sankariste comme lui, Ouséni Compaoré, nommé ministre de la Sécurité. Journaliste de formation, Chérif Sy est le fondateur de “Bendre”, un des journaux d’investigations du pays.

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  • Beni a assisté sans avoir voté à l’investiture de Tshisekedi

    Beni a assisté sans avoir voté à l’investiture de Tshisekedi

    Le discours du président investi Félix Tshisekedi a été suivi par de nombreux habitants de Beni. Cérémonie retransmise sur un écran géant dans certains bars de la ville.

    A peine la cérémonie clôturée, certains habitants, qui se sentent déconsidérés par le fait qu’ils ont été privés de leur droit de voter à la présidentielle ainsi qu’aux législatives, ont exprimé leur frustration.

    “Nous voulons la paix. Il faut qu’il fasse tout pour que nous ayons la paix à Beni”, a lancé Francine venue suivre l’évènement. 

    Les priorités de Tshisekedi 

    Charles Kasereka Kalwahi est membre de la coalition Lamuka qui soutenait Martin Fayulu, le candidat malheureux mais préféré par de nombreux électeurs de la région. 

    Bien que déçu, il attend de “voir le nouveau président à l’œuvre, notamment sur la question sécuritaire et la lutte contre la nébuleuse ADF. La question sanitaire est aussi urgente avec l’épidémie d’Ebola qui n’est toujours pas sous contrôle”.

    Le principal défi qui attend le président Félix Tshilombo Tshisekedi dans la ville et le territoire de Beni reste en effet, le groupe rebelle Ougandais de l’ADF, accusé d’avoir tué des milliers de civiles dans cette région.

    Interrogé à ce sujet, Paluku Maneno, un des responsables de l’UDPS, le parti du président Tshisekedi, se veut rassurant. Pour lui, “Félix Tshisekedi va d’abord éradiquer l’insécurité avant de s’attaquer aux problèmes sociaux”.

    L’investiture de Félix Tshisekedi ne s’est donc pas traduite par des manifestations de joie dans les rues de Beni, une ville qui n’a pas pu voter lors de la présidentielle et qui, si elle l’avait fait, aurait sans doute voté pour Martin Fayulu selon des observateurs.

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