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  • 2018, année particulièrement meurtrière au Burundi

    2018, année particulièrement meurtrière au Burundi

    La conclusion de l’ONG “Forum pour la conscience et le développement” (Focodé) est sans équivoque : l’année 2018 a été particulièrement violente au Burundi. Focodé a initié en 2016 une campagne de dénonciation des cas de disparitions forcées dans ce pays en crise.

    Ndondeza sans réponse

    La campagne, dénommée “Ndondeza” (en français “où sont-ils”) s’adresse aux autorités burundaises et à la communauté internationale. Pour la seule année 2018, l’ONG Focodé dit avoir recensé 28 cas de disparition forcée auxquels le pouvoir répond par le silence.

     

    Les victimes seraient en majorité des militants de l’opposition mais aussi des membres du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd. L’ONG vient de clore une semaine de communication sur sa campagne. Son président Pacifique Nininahazwe indique que les autorités burundaises n’ont jamais prouvé le contraire des accusations portées contre elles.

    Pour écouter l’interview avec Pacifique Nininahazwe, cliquez sur l’image principale de l’article !

    En plus des 28 cas de disparition forcée recensés par Focodé en 2018, s’ajoutent une vingtaine d’autres cas documentés la même année. L’ONG indique avoir documenté, depuis le début de la campagne Ndondeza en 2016, au total 107 cas de disparitions forcées. Mais selon Pacifique Nininahazwe, ce chiffre serait largement en-dessous du nombre réel de disparitions dans le pays.

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  • Élections générales en RDC : la contestation grandit

    Élections générales en RDC : la contestation grandit

    C’est ce mardi 15 janvier 2019 que la Cour constitutionnelle va démarrer à Kinshasa l’examen des différents recours portant sur l’élection présidentielle du 30 décembre dernier. Plusieurs candidats malheureux  des élections législatives et provinciales ont déposé des recours en annulation ou en contestation de ces résultats. C’est donc pour éviter une crise post-électorale que plusieurs institutions sous régionales, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) ont demandé tour à tour à la Céni de recompter les voix.

    Selon Edgar Lungu, le président en exercice de la SADC, un “recomptage de voix permettrait de rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants”. Une position qu’a aussi adoptée Denis Sassou Nguesso, le président du Congo voisin, et par ailleurs président en exercice de la CIRGL.

    Cette avalanche de pression est pourtant saluée par le candidat de la coalition Lamuka (ndlr, Réveillez-vous en langue linguala), Martin Fayulu.

    Cependant, sans la remettre en question, l’analyste politique et économique congolais, Al Kitenge estime que cette posture n’est pas réaliste :

    “Je ne crois pas que ça soit réaliste quand vous regardez les difficultés logistiques qu’il y a dans le pays. Si on doit refaire cet exercice, il faut compter éventuellement un mois pour être en mesure de faire les choses dans l’ordre, ce que la Céni n’a pas été capable de faire. Est-ce que le processus a été  transparent dès le début? La réponse est non. Pourquoi, voulez-vous qu’il soit transparent de manière spectaculaire à la fin?”

     

    Compilation des bulletins non achevée

    En plus de deux candidats malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 (Martin Fayulu et Théodore Ngoy), plusieurs candidats aux scrutins législatifs nationaux et provinciaux dénoncent de nombreuses irrégularités. Si la Céni a publié avant l’échéance prévue les résultats de ces élections, certains candidats de l’opposition, bien qu’élus, ont regretté que les compilations des bulletins de vote n’étaient pas achevées au moment de la publication des résultats provisoires.

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    Juvénal Munubo Mubi (UNC) : “La Céni a envoyé les résultats par clés USB”

    “La Céni a relevé les résultats sur la base des clés USB des machines à voter. Donc c’était une sorte de transmission électronique des résultats. La transmission électronique des résultats, si c’est ce qui a été appliqué, on devrait en faire part aux parties prenantes comme le dit la loi électorale”, a soutenu Juvénal Munubo Mubi, réélu à Walikale dans le Nord-Kivu, pour le compte de l’UNC, l’Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe.

     

    Le pouvoir accuse l’opposition

    Du côté Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie du président sortant Joseph Kabila, c’est un autre son de cloche. François Nzekuye, député réélu du territoire de Rutshuru du PPRD, accuse les candidats de l’opposition d’avoir été en accointance avec certains groupes armés.

    “C’est plutôt nous qui devons dénoncer les irrégularités à Rutshuru (ndlr un des territoires du Nord-Kivu). Parce que la moitié du territoire est occupé par des groupes armés qui ont empêché aux candidats de la majorité d’accéder à ces parties du territoire pour y battre campagne. Et ils ont imposé à la population de ne voter que pour les candidats de l’opposition”, a-t-il expliqué à la DW.

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    François Nzekuye : “les groupes armés nous ont empêché de battre campagne”

     

    Les religieux montent au créneau

    Restée discrète jusqu’à présent, l’Église du Christ au Congo affirmé ce lundi prendre acte des résultats contestés de l’élection présidentielle du 30 décembre en RDC.

    La principale force protestante du pays, et qui a déployé 10.000 observateurs électoraux le jour du scrutin, demande aux juridictions compétentes de “dire le droit” sur les différents contentieux électoraux en vue, dit-elle, de garantir la paix sociale.

    Avant elle, l’influente Église catholique qui avait déployé 40.000 observateurs avait aussi mis en doute les résultats que la Céni a publiés.

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  • Fayulu publie ses chiffres et mobilise ses partisans

    Fayulu publie ses chiffres et mobilise ses partisans

    La Commission électorale a donné les résultats des législatives qui reconduisent à l’Assemblée nationale la majorité favorable au président sortant Joseph Kabila.

    Le candidat malheureux Martin Fayulu, qui conteste la victoire de Félix Tshisekedi, a annoncé ses propres résultats. Il a affirmé avoir remporté les élections avec 61% des voix

    Fayulu peut aussi s’appuyer sur les déclarations de la Cenco, la Conférence épiscopale congolaise, qui a également contesté les résultats donnant Tshisekedi vainqueur.

    L’heure de la mobilisation pour Fayulu

    Devant un millier de partisans, Martin Fayulu a appelé les militants de Lamuka à le rejoindre demain à 9h, heure à laquelle il entend déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle.

    “Enfant du Congo, lève-toi, réveille-toi. Nous allons commencer par la Cour constitutionnelle pour déposer un dossier, c’est ce qu’on appelle en français : un recours. Nous allons leur demander de lire les bulletins de vote un par un, bureau par bureau. Est ce qu’on est d’accord ?”, a lancé le candidat malheureux à ses partisans avant de les appeler à l’accompagner à aller à la Cour samedi.

    “Nous serons à la cour suprême demain, est ce qu’on est d’accord ? Allons ensemble à la Cour constitutionnelle demain matin. Soyez déjà sur place à partir de 9h.”

    Certains des supporters de Fayulu étaient très remontés contre la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni.

    “Nous allons faire ce qu’il faut faire. Eux ils ont des armes, ils vont tirer sur nous. Mais nous, nous voulons notre victoire, nous sommes là les mains nues. Avec l’aide de Dieu, nous allons vaincre. C’est Martin Fayulu qui sera le président de ce pays.”

    “Nous allons nous soulever, c’est notre pays, nous ne pouvons pas être pris en otage.”

    Fayulu interpelle la Céni

    La coalition Lamuka compte demander au président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, de produire les procès-verbaux des bureaux de vote devant les témoins.

    Et elle cite notamment des observateurs internationaux et locaux des élections. Au cœur de l’observation du processus électoral, les observateurs électoraux de la Conférence épiscopale, la Cenco, les protestants de l’Église du Christ du Congo et les ONG de la Symocel.

    “Les résultats tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d’observation de la Cenco”, a souligné Monseigneur Marcel Utembi, lors d’une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité de l’ONU.

    Et c’est d’ailleurs sur la base des données de certaines de ces organisations, surtout de la Cenco, que le candidat Martin Fayulu compte pour contester le scrutin. Pour le président de la SYMOCEL, Bishop Abraham Djamba, il est possible que Martin Fayulu soit le vrai vainqueur mais il a refusé de se prononcer sur les chiffres avancés par la coalition Lamuka.

    “C’est possible mais la loi ne nous permet pas de nous prononcer sur les résultats”, a laissé entendre Bishop Abraham Djamba de la Symocel. Pius Mbwess, directeur de la Dynamique de la société civile congolaise, pour sa part n’a aucun doute sur le fait que le grand vainqueur de la présidentielle soit Martin Fayulu.

    “Ce qui a été proclamé par la Céni, ce ne sont pas des résultats, c’est une nomination”, d’après Pius Mbwess.

    L’Eglise, un Etat dans l’Etat

    Martin Fayulu s’est notamment basé sur les compilations de la Cenco pour s’autoproclamer vainqueur. Les évêques du Congo ont déclaré que ce résultat n’était pas conforme aux observations de leur mission d’observation.

    Même si la Cenco n’a déployé que 40.000 observateurs sur les 74.000 bureaux de vote, soit un peu mois de 55% de couverture, pour Pius Mbwess, ses données reflètent davantage la vérité des urnes.

    “L’Eglise catholique, c’est pratiquement le gouvernement organisé. Même s’ils ne sont pas partout, ils ont des observateurs de proximité qui sont des fidèles.”

    Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, a exhorté aujourd’hui le Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir les nouvelles autorités élues, mettant en garde contre une annulation du scrutin.

    Une option déjà évoquée par certains observateurs qui pourrait permettre à Joseph Kabila de rester encore longtemps au pouvoir.

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  • Le gouvernement gabonais prêtera-t-il serment au Maroc ?

    Le gouvernement gabonais prêtera-t-il serment au Maroc ?

    Deux semaines après la proclamation des résultats définitifs des élections législatives d’octobre et quelques jours après un coup d’État manqué, Faustin Boukoubi, ex-secrétaire général du parti PDG au pouvoir, a été élu vendredi (11.01.2019) au perchoir de l’Assemblée nationale. Son élection ouvre la voie à la démission du gouvernement actuel et à la mise en place d’une nouvelle équipe.

    Selon la Constitution en vigueur au Gabon, après la formation du gouvernement, le chef de l’Etat reçoit le serment du Premier ministre et de tous les membres de l’équipe gouvernementale. Seulement, Ali Bongo est toujours en convalescence au Maroc.

    Au lendemain du discours à la nation d’Ali Bongo, Ike Ngouoni, son porte-parole, au cours d’un entretien accordé au quotidien l’Union, affirmait que “le nouveau gouvernement prêtera serment devant le président de la République”.

     Si l’on s’en tient aux propos du vice-président de la République, le 7 décembre dernier au Sud du Gabon, cette cérémonie officielle de prestation de serment devra se faire en terre étrangère. En l’occurence au Maroc, où Ali Bongo poursuit sa convalescence.

    Une situation inédite qui obligerait le Premier ministre à solliciter la Cour constitutionnelle, selon Télesphore Ondo, enseignant-constitutionnaliste à l’université Omar Bongo de Libreville.

    “Normalement, il n’est pas prévu de disposition prévoyant la possibilité pour le gouvernement de la République d’aller prêter serment dans une ambassade à l’étranger. Mais cela serait possible si la Cour constitutionnelle venait à prendre une décision autorisant par exemple le Premier ministre à aller prêter serment au nom de l’ensemble des membres du gouvernement, en vertu du principe de solidarité. Mais je ne vois pas l’ensemble des membres du gouvernement se déplacer pour aller prêter serment au Maroc.”

    Retour imminent du président ?

    Vol spécial affrété, hôtel cinq étoiles, si le voyage du futur gouvernement au Maroc venait à être confirmé, il coûterait énormément d’argent aux contribuables gabonais, en plus de ce qu’il coûte déjà pour les soins de son président.

    Marcel Libama est membre de la société civile gabonaise. Pour lui, cet acte républicain devrait servir à accélérer le retour d’Ali Bongo.

    “Si le président est au boulot, ca veut dire que tous ses collaborateurs font presque chaque jour la navette entre Libreville et Rabat. Et si une équipe d’une trentaine de ministres ou trente-cinq ministres va prêter serment à Rabat, cela va coûter beaucoup d’argent à notre pays. Alors que si le président est bien portant, il peut bien revenir à Libreville.”

    Dans la foulée, Eric Dodo Bounguendza, le secrétaire général du PDG, a indiqué cette semaine dans une interview que le retour au Gabon d’Ali Bongo semble désormais imminent.

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  • Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les résultats

    Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les résultats

    Les résultats des élections provinciales devraient être en train d’être égrenés, province par province, circonscription par circonscription.

    La publication des résultats de cette provinciale par la Céni en a donc surpris plus d’un et fait redouter une fraude massive. Georges Mawine, un candidat malheureux à ces élections explique sa stupéfaction.

    “La compilation était prévue aujourd’hui à huit heures. Les témoins des tous les mouvements politiques, y compris ceux de la majorité, nous avons été tous surpris à quatre heures du matin, Nangaa était en train de proclamer déjà les députés provinciaux de l’ex-province du Katanga.”

    Pour le candidat, la Céni n’a pas respecté le délai. “On proclame les résultats au moment où la compilation n’est pas encore faite! Nous sommes surpris, y compris madame la secrétaire exécutive de la Céni. Elle est surprise parce qu’elle nous a demandé d’être le matin au centre de compilation”, affirme Georges Mawine, dont le nom n’a pas figuré parmi les élus de la circonscription de Lubumbashi.

    Comme lui, Xavier Kazembe, témoin du candidat Nazem Nazembe proclamé élu, a été surpris de la publication des résultats pour les élections provinciales dans sa circonscription.

    “Nous nous attendions à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle, mais quand on a annoncé les résultats de l’élection provinciale, c’était une surprise pour moi. Entant que témoin de notre plateforme, nous étions encore en train de faire la compilation pour les élections législatives provinciales et nationales et le fait qu’on ait dit que les résultats étaient déjà prêts et qu’il fallait les annoncer, ça nous a surpris qu’on s’en tienne à la version électronique des résultats”, dit le témoin de Nazem Nazembe, proclamé élu.

    Pour Georges Mawine, ces résultats sont contestables. “Nous ne pouvons pas accepter que la victoire nous soit volée.”

    Pour Xavier Kazembe, dont le candidat est élu, les résultats reflètent malgré tout la réalité.

    “Par rapport aux résultats je ne crois pas qu’il y ait trop de changements. Quand on essaie de se référer à la tendance qu’il y a eu depuis le jour de l’élection et de tout ce qu’on a vu pendant le dépouillement, je crois qu’il n’y a pas eu trop de changements.”

    Certains candidats députés, avec plus de voix, n’ont pas été proclamés élus parce que leurs partis n’ont pas atteint le seuil exigé par la loi électorale, alors que d’autres avec peu de voix l’ont été.

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  • Martin Fayulu va saisir la Cour constitutionnelle pour un recomptage des voix

    Martin Fayulu va saisir la Cour constitutionnelle pour un recomptage des voix

    “Nous irons demain samedi à la Cour constitutionnelle pour exiger le recomptage des voix”, a déclaré M. Fayulu lors d’un meeting tenu ce vendredi devant ses partisans à Kinshasa. Son camp a par ailleurs revendiqué la victoire avec 61% des suffrages du scrutin du 30 décembre.

    Jeudi, la Commission électorale (Céni) a proclamé la victoire de l’autre opposant Félix Tshisekedi avec 38,57%, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary (23,8%). 

    Si la Cour constitutionnelle confirme ces résultats, c’est donc Félix Tshisekedi, 55 ans, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, qui doit succéder à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001, élu en 2006 et réélu en 2011 lors d’un scrutin entaché de fraudes massives.

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    Mobilisation des partisans de Martin Fayulu

     

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  • La Cenco affirme que les résultats ne sont pas conformes à ses propres calculs

    La Cenco affirme que les résultats ne sont pas conformes à ses propres calculs

    Quelques heures après l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Commission électorale, la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) a affirmé lors d’une conférence de presse que ces résultats “ne correspondent pas” à ceux collectés par sa propre mission d’observation.

    Une affirmation qu’avait d’ailleurs anticipée le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en déclarant un peu plus tôt dans la journée que les résultats publiés par la Céni n’étaient “pas conformes aux résultats que l’on a pu constater”.  M. Le Drian était même allé plus loin, en assurant que Martin Fayulu était “a priori” le vainqueur de l’élection. Paris a ainsi demandé de la “clarté” sur les résultats.

    L’Eglise catholique a pour sa part insisté sur le fait qu’elle ne voulait pas sortir de son rôle d’observation. La Cenco affirme ainsi que les résultats des élections ne sont “pas conformes” à ceux qu’elle a collectés. En revanche elle n’a pas voulu donner le nom du candidat qu’elle estime avoir remporté les élections. 

    La Cenco ne cite aucun nom de candidat dans son communiqué de presse

    Donatien Nshole est le porte-parole de l’épiscopat congolais :

    “Nous constatons que les résultats de l’élection publiés par la Céni ne correspondent pas aux données collectées. Au lendemain de cette publication nous exhortons tout le monde à faire preuve de maturité civique et surtout à éviter tout recours à la violence. En cas de recours par une partie nous l’exhortons à recourir à tous les moyens prévus par le droit et la loi électorale.”

     

    La Cenco conforte les pro-Fayulu

    Cette déclaration de la Cenco a suscité la joie dans la salle où se trouvaient des partisans de Martin Fayulu. Pour le rappeur Alex Dende, alias Lexxus Legal, membre de la coalition Lamuka, les résultats publiés par la Céni ne sont pas conformes à la réalité du vote :

    “Pour l’instant nous avons dit que nous n’acceptons pas ce putsch, ces résultats ne reflètent pas la réalité, la cenco vient d’en rajouter une couche, les Français en ont parlé. En ce qui nous concerne tout est clair.”

    En dehors de l’Eglise catholique et de la coalition Lamuka de Martin Fayulu, d’autres voix, comme celle du mouvement citoyen la Lucha ainsi que des membres de la société civile, se sont faites entendre pour contester les résultats provisoires de la présidentielle qui doivent être validés officiellement par la Cour constitutionnelle dix jours après la proclamation provisoire par la Céni.

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  • RDC : la Majorité revendique un partage du pouvoir

    RDC : la Majorité revendique un partage du pouvoir

    Félix Tshisekedi, opposant élu président de la République démocratique du Congo, un évènement sans précédent et rarissime en Afrique centrale. Avec cette élection, la RDC semble s’engager dans la voie d’une alternance historique.

    Pourtant, la majorité présidentielle, tout en acceptant la victoire de Félix Tshisekedi, se dit confiante en sa propre victoire aux législatives et ce avant même la publication des résultats de ce scrutin. Son porte-parole parle même d’une “cohabitation” entre la Majorité et le président élu.

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    Alain-André Atundu : “Nous aurons une majorité confortable qui devrait ouvrir une période de cohabitation avec le président élu”

    Le calme est revenu ce matin du 11 janvier. Mais jeudi, plusieurs personnes étaient tuées dans la répression de la contestation des résultats.

    C’est surtout à Kikwit, dans le centre du pays, que les tensions ont été le plus vives. Des protestations contre les résultats provisoires de la présidentielle annoncés par la Céni. Le candidat Martin Fayulu refuse toujours d’admettre ces résultats qui donnent la victoire à Félix Tshisekedi de l’UDPS.

    Les résultats sont contestés également par la conférence des Evêques de l’Eglise catholiques. Dans une prise de position, la CENCO dit prendre acte tout en indiquant que ces résultats diffèrent de ce qu’elle a pu rassembler par le biais de ses 40 mille observateurs. De quoi sans doute conforter la position de Martin Fayulu.

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    La déclaration de la CENCO conforte la position de Fayulu

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Aujourd’hui en passe de prendre le pouvoir, Félix Tshisekedi et  Vital Kamerhe offrent un partenariat au président sortant Joseph Kabila qu’ils avaient pourtant critiqué ensemble avant et pendant les élections. Et même des promesses auraient été faites si l’on en croit les propos de Vital Kamerhe.

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    Promesses entre Felix Tshisekedi et Joseph Kabila?

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  • Félix Tshisekedi, un “président nommé” selon Martin Fayulu

    Félix Tshisekedi, un “président nommé” selon Martin Fayulu

    Les heures qui ont suivi la proclamation par la Céni des résultats de la présidentielle ont été marquées par des réactions favorables à l’alternance qui s’annonce au sommet de l’Etat congolais.

    Pour la première fois depuis au moins cinq décennies, un président sortant va transférer pacifiquement le pouvoir à son successeur après des élections jugées apaisées par les observateurs. Mais les résultats proclamés ne sont pas acceptés par tous. Même si jusqu’ici, seul un des candidats fait parler de lui.

    Martin Fayulu, crédité de 34,8% des suffrages, arrive deuxième après Félix Tshisekedi déclaré élu avec 38,57%.

    Dans plusieurs localités du pays, des manifestations violentes ont été signalées ce jeudi (10.01). Des partisans de Martin Fayulu ont notamment montré leur déception à Kisangani dans le nord-est, à Kananga dans le centre et à Kikwit dans l’ouest. Il y aurait eu quatre morts, dont deux policiers et deux civils.

    Malgré ces tensions, Martin Fayulu maintient sa position. Ces résultats, explique-t-il au micro de la DW, “sont des résultats qui ne cadrent nullement avec la réalité. Monsieur Félix Tshisekedi a été nommé par la volonté de Monsieur Kabila et nous ne pouvons pas accepter qu’aujourd’hui on fasse un complot contre le peuple. Ce que nous disons, c’est que le peuple doit réclamer sa victoire. C’est la police qui dérange les gens ! Nous avons dit que Monsieur Nangaa supportera seul l’entière responsabilité de tout ce qui arrivera. Il invoque Dieu, mais je ne sais pas de quel Dieu il parle.”

    Martin Fayulu a annoncé vouloir saisir la Cour constitutionnelle.

     

    Cohabitation en vue

    En dépit de la défaite pour le moins surprenante du dauphin désigné du président sortant, Emmanuel Ramazani Shadary, qui n’obtient que 23,8%, le Front Commun pour le Congo (FCC) qui porte sa candidature reste calme.

    André-Alain Atundu, porte-parole de ce front pro-Kabila, déclare que “la majorité présidentielle accepte Monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo comme le président élu de la République. La réalité électorale, d’après la collecte dans les circonscriptions électorales à travers le pays par notre centrale électorale, nous amène à penser raisonnablement que la majorité présidentielle gardera son statut et son rôle du plus grand ensemble politique du pays au sein de la nouvelle Assemblée nationale avec une majorité confortable qui devrait nous ouvrir une période de cohabitation avec le président élu.”

     

    Tshisekedi vers un “partenariat” avec Kabila

    Dans le camp du vainqueur déclaré, la page des rivalités semble se tourner. Tout comme Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe salue l’alternance et rend hommage au président sortant Joseph Kabila.

    “Le peuple congolais s’est exprimé et nous devons respecter sa volonté !”, a-t-il déclaré dans une interview accordée à la DW, en soutenant que “la RDC vient d’entrer dans le cercle du Ghana, dans le cercle du Sénégal, des pays où effectivement l’alternance veut dire que le régime qui est en place concède à un nouveau régime l’alternance démocratique. Nous rendons hommage à Kabila, et comme l’a dit le président Tshisekedi, nous disons qu’il (Kabila, ndlr) est désormais devenu un partenaire.”

     

    Marché secret

    Un partenariat avec Kabila, voilà qui renforce le candidat Martin Fayulu dans ses soupçons. Le candidat de la coalition “Lamuka” se montre en effet convaincu qu’il y a eu un marché secret qui a permis la victoire déclarée de Félix Tshisekedi.

    Mais Vital Kamerhe balaie ces allégations. “S’il y avait eu une rencontre, moi j’assumerais !” a déclaré le président de l’UNC qui soutient fermement “qu’il n’y a pas eu de rencontre. Nous n’avons pas, hélas, été ni en deal, ni en contact avec le président Kabila, ni avec sa famille politique.”

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    “Félix Tshisekedi a l’appui du peuple”… écoutez l’interview de Jeannot Kabuya

    Les candidats disposaient d’un délai de 48 heures depuis la proclamation des résultats provisoires par la commission électorale, pour déposer des recours éventuels devant la Cour constitutionnelle.

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  • Qui est Félix Tshisekedi ?

    Qui est Félix Tshisekedi ?

    Félix Tshisekedi, 55 ans, est le nouveau président élu en République démocratique du Congo. Il a été crédité de 38,6% des suffrages, avec un taux de participation avoisinant les 47,5%. Il devrait prêter serment dès le 18 janvier prochain, selon le calendrier officiel de la Céni. Retour sur son  parcours.

    Félix Tshisekedi, c’est d’abord un nom

    Il grandit dans l’ombre de son père, Etienne Tshisekedi, figure célèbre de la politique congolaise.

    Félix Tshisekedi naît en 1963, il est le troisième né d’une fratrie de cinq enfants.

    Son père Etienne fonde, en 1982, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d’opposition à Mobutu Sese Seko au pouvoir à l’époque.

    Ses activités politiques lui valent d’être incarcéré plusieurs fois et contraignent la famille à quitter Kinshasa pour un village de la province du Kasaï. Félix doit interrompre sa scolarité, il a alors 19 ans.

    Jeunesse à Bruxelles

    A 22 ans, il prend la route de l’exil avec sa mère et ses frères. La famille s’installe à Bruxelles.

    C’est là qu’il reçoit le sobriquet de “Fatshi” qu’il conserve jusqu’à aujourd’hui.

    Le jeune homme se lance dans des études de marketing et de communication, mais ses détracteurs remettent en cause la validité de son diplôme. Ils lui reprochent aussi son manque d’expérience à un poste à responsabilité.

    L’éveil politique

    En Belgique, Félix Tshisekedi milite aussi contre le régime en place à Kinshasa. Petit à petit, il se fait une place au sein de l’UDPS dont il prend la direction.

    En 2011, il est élu député de Mbuji-Maji, dans le Kasaï. Son père Etienne perd cette année-là face à Joseph Kabila à la présidentielle.

    Les funérailles d’Etienne Tshisekedi, décédé à 84 ans, se s’étaient déroulées à Bruxelles

    Il décède le 1er février 2017 en Belgique. La dépouille du père n’a toujours pas pu être rapatriée en RDC et reste entreposée à la morgue de Bruxelles.

    A la mort de son père, la carrière de Félix Tshisekedi s’accélère.

    Suite aux Accords de la Saint-Sylvestre, en 2017, son nom circule même comme possible futur Premier ministre, mais c’est Bruno Tshibala que Joseph Kabila lui préfère.

    La montée en puissance

    Félix Tshisekedi est adoubé président et candidat du parti à la présidentielle en avril 2018. Il rompt l’accord passé avec les autres candidats de l’opposition et opte pour un “ticket gagnant” en s’alliant avec Vital Kamerhe. Ils placent la lutte contre la pauvreté, la gratuité des soins et de l’école au cœur de leur programme commun.

    Félix Tshisekedi promet de déplacer l’état-major à Goma, dans l’est, une ville au cœur d’une région en proie à de nombreux groupes armés et qu’il dit “aimer”.

    L’ancien président de l’Assemblée devient son directeur de campagne après avoir servi dans l’équipe Kabila. Un rapprochement que lui reprochent ses adversaires qui soupçonnent l’UDPS de tractations avec le pouvoir.

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