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  • Bilan économique 2015: la Rdc sur une évolution positive

    Bilan économique 2015: la Rdc sur une évolution positive

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -A cette fin de l’année 2015, l’évolution de l’activité économique en RDC est positive, quoi qu’il soit le reflet de la situation économique mondiale marquée par plusieurs mois de chute des cours des matières premières, et par un affaiblissement de l’activité économique internationale. Le choc de cette longue chute dont la fin est annoncée, par les économistes, pour avant le deuxième semestre 2016, est dur pour les pays extracteurs des produits miniers. Cette chute des prix est imputable à la contraction de la demande, essentiellement liée à la surproduction. La RDC, qui est un des pays producteurs miniers, cherche à redéployer son économie. Elle se lance vers de nouveaux débouchés plus porteurs, notamment dans l’agriculture avec une préférence pour l’agro-industrie.

    Au plan intérieur, le niveau de l’activité économique subit une forte pression liée à cette perturbation des cours mondiaux. Entendu que les entreprises minières soient en réduction d’activités et que celles relevant du portefeuille public soient toujours en phase de leur mutation.
    Au plan macroéconomique, le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, est persuadé de se trouver sur la bonne voie, en prenant comme référentiel le boni de taux de croissance enregistré de 7,7%, qui est en recul de 1,3 point par rapport au taux annualisé de 10,5%.

    S’il faut le souligner, ce fléchissement est dû aux aléas des activités du secteur minier : la chute des cours des métaux ferreux et non ferreux, principalement le cuivre, le cobalt et l’or sur le marché au cours de cette année finissante, a entrainé un ralentissement de l’activité économique avec comme corollaire la baisse de la croissance économique à 7,7% en 2015, au contraire des prévisions tablées sur 10,5%. Piliers du secteur minier, le cobalt et l’or ont enregistré des baisses significatives de l’ordre de 1,05 % et 1,24% de leurs valeurs. Ils se négociaient à 24.282,56 USD contre 25.607,06 USD la tonne.
    Quant aux prix des produits pétroliers, ils ont également poursuivi les mêmes tendances baissières. Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, la chute du prix du baril se poursuit inlassablement impactant sur les prévisions annualisées. A Londres, le baril se négocie à 30 USD !

    UN SEUL BEMOL : LA DOLLARISATION

    Malgré les remous ayant caractérisé la majeure partie de l’année 2015 du point de vue de comportement du marché mondial des matières premières, la situation empirique de ce marché n’a pas changé au cours de ce mois de décembre.
    Le cours du cuivre a connu une légère hausse de 1,05% au 3 décembre. Quant au cobalt et l’or, ils ont néanmoins enregistré des baisses respectives de 1,05 % et 1,24% de leurs valeurs. Il en est de même pour les principales céréales qui ont tous accusé des baisses à l’exception du maïs qui a connu une hausse de +1,30%. Le riz et le blé ayant enregistré des baisses de moins 7,08% et -4,59%.
    Cependant, un bémol dans cette observation sur la situation macroéconomique nationale, au plan fiduciaire, la RDC est marquée par une forte monétarisation économique. Une enquête de la Banque Mondiale a relevé que, pour 2015, les dépôts bancaires en monnaie étrangère dans le pays, représentent plus de 80% du total des dépôts bancaires. En outre, cette situation traduit un degré élevé de dollarisation, et ne prennent pas en compte les billets étrangers en circulation et hors circuit bancaire.
    La difficulté d’estimer la taille exacte des liquidités étrangères en dehors du système bancaire est due à la fois à la faiblesse de l’appareil statistique du pays, à l’importance de l’économie informelle et aux mécanismes de circulation de la monnaie et de sa thésaurisation. Ce constat a été aussi fait par le gouvernement.
    La dollarisation est utilisée pour libeller les prix des biens et services sur le marché intérieur, effectuer des paiements et constituer une épargne en laissant une marge limitée à la monnaie nationale.
    Le volume exact des monnaies étrangères dans l’économie congolaise n’est pas connu ; le degré de pénétration des devises étrangères dans l’économie congolaise est difficile à évaluer. Un effort idoine à fournir serait un catalyseur pour remettre les choses dans l’ordre, promettent plusieurs experts du gouvernement.

    DES ACTIONS ECONOMIQUES ENCOURAGEANTES

    L’année 2015 a commencé sous des promesses aujourd’hui réalisées. Plusieurs infrastructures d’utilité publique, tant d’appui à l’économie et social, ont vu le jour. Les entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, établissements et services publics sont dans une courbe ascendante. Depuis un peu plus d’une douzaine d’années, le pays n’avait pas une compagnie aérienne digne de ce nom. Congo Airways est la réponse nationale à ce besoin. Cette compagnie est sur une croissance importante : elle a acquis, grâce à une mobilisation financière et technique du gouvernement ainsi que d’autres parties prenantes, un outil de travail adapté à son cœur de métier qui est la desserte, par les voies aériennes, de tout le pays.

    Concernant l’amélioration en fourniture d’électricité, la SNEL qui avait commencé l’année 2015 dans une situation technique difficile, à cause de l’amortissement fort avancé de ses matériels, commence à sortir la tête de l’eau. Petit à petit, le niveau technique acquis par cette société commerciale de l’Etat, ajoutée à l’expertise étrangère sous sa responsabilité se révèle : quoi qu’il y ait encore des perturbations éphémères de ses services à la clientèle, la SNEL est sur la bonne voie de relever le défi de services de qualité à tous les abonnés. La preuve, en cette fin de l’année, les populations de la capitale émettent des avis positifs. Le cas de ces deux entreprises se veut l’échantillon des autres entreprises transformées par la loi du 30 avril 2009.
    Au cours de cette même année finissante, le pays a mis au point le raccordement avec le câble à fibre optique WACS. Ce raccordement permet aujourd’hui la connexion internet du pays avec le reste du monde.

    C’est ainsi que la Société congolaise des postes et télécommunications (SCTP) amorce sa métamorphose avec l’appui du gouvernement, et elle semble être partie pour de nouvelles espérances économiques.
    Il en est de même pour la Société congolaise des ports et des Transports (SCPT) qui, avec la nouvelle direction, travaille à pas de charge. Elle a relancé le trafic fluvial suspendu depuis plusieurs années en raison du vieillissement du matériel de travail.
    Pendant son absence de trafic, cette société commerciale n’avait plus aucune flottille et avait laissé le privé s’introduire dans son domaine. Tous les analystes estiment que l’année 2015 est positive sur le plan économique ; elle ouvre la voie aux initiatives porteuses pour l’année 2016.

    Forum des As
  • Finance : la RDC planche sur l’émission d’un eurobond en 2016

    Finance : la RDC planche sur l’émission d’un eurobond en 2016

    kabila-matata-Des analyses préliminaires à la première émission d’obligations de la RDC sur les marchés internationaux sont en cours, selon le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, cité par l’agence “Bloomberg”.

    La République démocratique du Congo envisage d’émettre un eurobond sur les marchés internationaux l’année prochaine a indiqué le Premier ministre Augustin Matata Ponyo à l’agence américaine Bloomberg, en fin de semaine dernière. Si elle se confirme, cette opération serait la première émission d’eurobond du pays d’Afrique centrale.

    Infrastructures

    Le montant exact de cette levée de fonds reste incertain. Elle devrait être « d’au moins 500 millions de dollars » selon Vincent Ngonga, directeur adjoint de l’économie et de la finance à la Primature congolaise, cité par Reuters. Dans son interview à Bloomberg, le Premier ministre Matata Ponyo a indiqué que Kinshasa entendait « lever un peu moins d’un milliard de dollars ».

    « Nous travaillons avec des conseillers externes afin d’identifier ce qui est possible », a avancé le dirigeant congolais, sans donner plus de précisions sur l’identité de ces conseillers. Les ressources mobilisées grâce à cet eurobond iront à « des investissements dans les infrastructures », a encore déclaré Augustin Matata Ponyo.

    Cette option avait déjà été évoquée lors de la présentation du budget 2016 de l’État, le 26 octobre au parlement. Le projet de loi de finances prévoit un budget 2016 en léger recul à 8 437 milliards de francs congolais (8,96 milliards de dollars) contre 8 496 milliards de FC en 2015.

    Taux d’intérêt

    Il reste à savoir à quel taux pourrait être réalisé l’emprunt de la RDC, étant donné la notation du pays. L’agence Standard & Poor’s lui a assigné la note « B- » pour les emprunts à long terme en devises internationales et locales, six crans en-dessous de la première catégorie d’investissement. Ce qui pourrait peser sur les taux en cas d’émission réussie.

    Pour son emprunt de 1 milliard de dollars d’avril 2014, Lusaka (Zambie) a payé un coupon de 8,5 %. L’eurobond d’un montant similaire émis par le Ghana, en octobre dernier, a été réalisé au taux assez élevé de 10,75 %, celui de l’Angola, un mois plus tard, l’a été au taux de 9,5 %.

    Robustesse

    En réponse aux incertitudes soulevées par les perspectives économiques du pays, dans un contexte marqué par un net recul du prix du cuivre –  sa principale ressource d’exportation – les autorités de Kinshasa insistent sur la robustesse de la croissance congolaise (supérieure à 7 % depuis 2012).

    Si le gouvernement a abaissé de 180 points de base – en deux temps – sa prévision de croissance en 2015 à 7,7 %, Kinshasa table sur une accélération de la croissance économique nationale à 9 % en 2016. En 2014, le PIB congolais a crû de 9,5 % selon les statistiques officielles.

    La RDC, qui a bénéficié en 2010 du programme d’allègement de la dette du FMI et de la Banque mondiale, a vu son taux d’endettement baisser de 80,1 % du PIB en 2009 à 27,7 % l’année suivante. Il est depuis resté à des niveaux relativement bas, note Standard & Poor’s dans une étude d’août dernier. Attendu à 14 % du PIB cette année, le taux d’endettement du pays devrait progressivement grimper à 17,4 % en 2018, selon l’agence de notation.

  • RDC gagne 11 places au classement sur l’indice de développement humain

    RDC gagne 11 places au classement sur l’indice de développement humain

    pnud-La RDC a gagné 11 places au classement mondial de l’indice de développement humain (IDH) établi par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

    De 186ème (sur 187) en 2013, le pays passe à la 176ème place, sur 188 pays, en 2014, selon le Rapport sur le développement humain 2015.

    Selon Mamadou Diallo, le représentant-résident du PNUD, la RDC doit “poursuivre le développement humain par le travail autour de trois axes essentiels” :

    – création de nouveaux débouchés (élargir le choix de travail),
    – maintien du bien-être des travailleurs (renforcer le lien positif entre le travail et le développement humain)
    – poursuite des actions ciblées (remédier aux difficultés de groupes spécifiques comme les jeunes, femmes, minorités, handicapés, populations autochtones et celles vivant sur des sites d’exploitation naturelles)”.

    Le Rapport mondial 2015 montre une évolution progressive et constante de l’IDH dans tous les groupes et régions du monde.

    TopCongo

  • Paradoxe Matata : Il bancarise les autres mais se paye lui-même et son équipe en espèces

    Paradoxe Matata : Il bancarise les autres mais se paye lui-même et son équipe en espèces

    MATATA-Alors que les salaires du personnel de la Présidence de la République et ceux des cabinets ministériels, les émoluments des députés et sénateurs passent par les banques, révèle notre enquête, ceux du cabinet du Premier Ministre Matata Ponyo seraient payés au comptant à la caisse de la Primature. Qu’est-ce qui peut bien justifier l’inexistence des traces bancaires pour les chantres de la bancarisation ? Est-ce pour dissimiler la pléthore ou échapper à tout contrôle et maitrise de la masse salariale ?

    Selon le gouvernement, la bancarisation vise la maitrise de la masse salariale des agents et cadres de l’Administration publique ainsi que du personnel administratif et politique des institutions de l’état et le contrôle des effectifs autres fois gangrénés par l’existence des agents fictifs. Elle est  donc, un mode de paiement transparent qui alimente la restauration du réseau financier.

    Quel Paradoxe !

    C’est simplement inadmissible de constater que la Primature se soustraie de la bancarisation des salaires de son personnel dans un contexte où même les cabinets ministériels s’y conforment.

    Faire intervenir la paie des salaires de l’ensemble du personnel par les services de la Primature, fait revenir le gouvernement à la case de départ laissant planer les doutes sur les effectifs réels et la hauteur des salaires réels du personnel de Matata Ponyo.

    Ceci contredit la volonté maintes fois exprimée par le Premier Ministre de réussir le processus de bancarisation et de combattre avec la dernière énergie la pratique des listes fictives et la manipulation des billets de banque par les agents payeurs.

    Si pour les autres, la bancarisation de la paie permet d’afficher dans le monitoring les effectifs exacts, pourquoi pas la Primature en tant que centre d’impulsion de cette opération ? La réponse à cette question soulève la problématique des effectifs réels du cabinet du Premier Ministre.

    Quid des effectifs ?

    Si pour le Directeur de cabinet, ses deux adjoints ainsi que les 14 conseillers principaux, il existe un décret officiel rendu public, pour les autres membres du cabinet, notre rédaction n’a pas pu mettre la main dessus. Même sur le site officiel de la primature où les décrets du Premier Ministre sont publiés, il n’existe aucune trace . Quoi de plus normal de ne pas connaître le nombre exact de ces effectifs.

    L’article 3 du décret n° 12/022 du 17 juillet 2012  portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Premier Ministre, ce dernier comprend : la Direction, les collèges de conseillers et les conseillers techniques spéciaux, les cellules, les secrétariat privé du PM et le service administratif.

    S’il faut comptabiliser ces effectifs, certains analystes avertis se permettent d’avancer un chiffre pas « en deçà de 600 agents » payés chaque mois par le trésor public aux frais des contribuables congolais. De quoi se faire une idée sur la hauteur de la masse salariale, du reste « non bancarisée ».

    Obligation de transparence

    Le personnel de la Primature est-il soumis au même barème que ceux des autres institutions ? D’après nos investigations les Conseillers de la Primature toucheraient plus que ceux de la Présidence. Zoom Eco y reviendra avec plus amples détails.

    Chantre de la bancarisation, artisan des performances macroéconomiques mondialement reconnues et récemment élevé au rang de Docteur Honoris Causa, Matata Ponyo se soustrait-il de l’obligation de transparence dans ce mode de paiement (bancarisation) qu’il impose pourtant aux autres ? Pour quel intérêt se prive-t-il de prêcher par l’exemple par la bancarisation de son propre cabinet ?

    Comment laisser passer sous silence cette situation ? Aux fins d’y apporter de l’éclairage, d’aucuns pensent qu’un contrôle parlementaire approprié soit initié ou alors que la Cour des Comptes devrait diligenter une enquête crédible.

    Les élus du peuple, le personnel de la Présidence de la République, les professeurs d’universités, médecins, militaires…sont-ils différents des hommes de Matata ? Qu’est-ce qui peut bien justifier cette situation ? Autant c’est paradoxal, autant c’est inadmissible quand bien même l’opération n’est pas juridiquement contraignante. A la Primature d’éclairer l’opinion publique.

    Avec Zoom Eco

  • MOÏSE KATUMBI VEND SON IMPORTANTE ENTREPRISE MCK (MINING COMPANY KATANGA) À NECOTRANS !

    MOÏSE KATUMBI VEND SON IMPORTANTE ENTREPRISE MCK (MINING COMPANY KATANGA) À NECOTRANS !

    ENGIN-Le groupe français rachète Mining Company Katanga, une entreprise fondée en 1997 par l’ex gouverneur du Katanga, et devient leader de la logistique et du génie civil dans le secteur minier congolais.

    Dans un communiqué, Necotrans annonce le 9 novembre l’acquisition de Mining Company Katanga (MCK), basée en RD Congo. Avec environ 1 900 collaborateurs et une flotte de 500 engins et camions, cette entreprise leader intervient auprès des plus grandes compagnies minières installées dans la province du Katanga, une région qui abrite les quatrièmes réserves mondiales de cuivre et les premières de cobalt.

    Necotrans réalise cette acquisition auprès de Moïse Katumbi, homme d’affaires et homme politique congolais dont les ambitions présidentielles sont de plus en plus claires. MCK avait été fondée par Katumbi en 1997 et constitue l’une des parts la plus importante et la plus visible de son empire économique (Moïse Katumbi est également actif dans le transport, l’immobilier, l’agriculture…).

    Aucun détail n’a été donné sur les revenus de MCK ou sur le prix d’achat.

    Présent dans 31 pays en Afrique, avec plus de 4 000  collaborateurs et 126 implantations, Necotrans est actif dans la logistique portuaire et terrestre. Impliqué dans la logistique pétrolière, le rachat de MCK lui permet de se développer rapidement dans la logistique minière. « Necotrans a été créé il y a 30 ans à Kinshasa, et nous sommes convaincus de l’énorme potentiel économique de la République démocratique du Congo », a expliqué Grégory Quérel, le président de Necotrans.

    RFI

  • Du pétrole sous le parc des Virunga: la RDC face à un dilemme

    Du pétrole sous le parc des Virunga: la RDC face à un dilemme

    PETROLE-Il y a bien du pétrole sous le plus vieux parc naturel d’Afrique. Les résultats de l’étude sismique réalisée par la société britannique Soco sont « positifs », selon le ministre congolais des Hydrocarbures, qui n’a pas donné davantage de précisions. Cela fait longtemps déjà que les spécialistes s’en doutaient, mais cette confirmation ravive chez certains la crainte d’une possible exploitation de ce pétrole qui mettrait en péril cette réserve naturelle exceptionnelle d’environ 800 000 hectares, classée au Patrimoine mondial par l’Unesco.

    C’est désormais officiel. Il y a bien du pétrole dans le sous-sol du parc des Virunga. Mais à ce stade rien n’indique que ce pétrole présente les caractéristiques nécessaires pour être exploité. Pour en avoir le cœur net, seule solution : réaliser des forages, une pratique interdite par les règlements de l’Unesco.

    Mélanie Gouby est journaliste indépendante. Elle a participé à un documentaire sur le sujet. « L’Unesco a bien précisé que si le gouvernement veut aller plus loin et forer, il faudra complètement déclasser le parc, qui perdra son statut de Patrimoine mondial de l’humanité, explique-t-elle. Ça veut dire, pour le gouvernement congolais, qu’ils sont face à un choix très important, parce que même si on fore, il n’y aura pas forcément de pétrole exploitable. Donc, il y a un énorme risque que si le gouvernement décide d’aller plus loi, il perde tout en fait : le pétrole qui n’existe peut-être en qualité et en quantité suffisante pour être exploité, et en même temps le parc des Virunga. »

    Sous pression internationale, la RDC a suspendu le permis d’exploration qu’elle avait accordé à l’entreprise Soco. Mais les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas rassurés pour autant. Ils craignent que le gouvernement ne cède ce permis à une autre entreprise, quitte à sacrifier les Virunga au nom du développement économique. Or le parc abrite en effet plusieurs espèces animales menacées, parmi lesquelles le gorille des montagnes, et offre une diversité de paysages exceptionnelle.

    Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende , interrogé par RFI, assure qu’aucune décision n’a été prise concernant l’exploitation de ce pétrole, qui, selon lui, n’est pas forcément incompatible avec les règlements de l’Unesco.

     « Nous allons examiner les choses et voir si on peut autoriser la phase d’exploitation dans l’intérêt des populations de notre pays et compte tenu de nos engagements internationaux de protection de la nature. Le gouvernement va prendre une décision très rapidement ».

    Rfi : que répondez-vous à ceux qui disent que s’il y a forage, le parc va perdre sa classification ?

    « L’Unesco ne nous a jamais interdit d’utiliser nos richesses. L’Unesco nous demande simplement de tenir compte de la nécessité de protéger la nature. S’il existe une technologie qui nous permet, tout en exploitant une richesse placée sur notre territoire de rencontrer cette préoccupation, de conserver le statut de patrimoine de l‘Humanité, nous ne en priverons pas. Pas question de nous dire qu’il y a telle ou telle interdiction. Il n’est pas question que je vous donne déjà une position définitive et ce n’est pas l’Unesco qui gère ce pays ».

    RFI

  • RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    LUZOLO-L’affaire alimente la chronique à Kinshasa depuis une dizaine de jours : un homme d’affaires d’origine libanaise aurait tenté de corrompre le conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux.

    Des sources proches du conseiller Luzolo Bambi affirment qu’au moins 160 000 dollars ont été mis en jeu pour faire taire des affaires de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux pour un total d’au moins 150 millions de dollars.

    C’est la société Mino Congo, présente notamment dans le secteur de la minoterie, qui est visée.

    Selon l’entourage du conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux, la société aurait fait appel à un député national pour tenter de corrompre ce dernier.

    Arrestations

    Des émissaires ont été récemment arrêtés, dans le cadre de cette affaire, puis déférés devant le parquet pour fraude et blanchiment d’argent. Le directeur général de Mino Congo a été libéré aussitôt, à la grande surprise du conseiller Luzolo Bambi.

    Selon les journaux de Kinshasa, comme Africa News, la somme de trois millions de dollars aurait permis d’obtenir la libération du patron libanais de Mino Congo. Le conseiller spécial pour la bonne gouvernance promet de poursuivre son action et de dénoncer cette affaire de corruption.

    RFI

  • Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Faiblesses majeures de gestion du chef du gouvernement ont été relevées dans le rapport de la commission économico-financière de l’assemblée nationale sur l’exécution du premier trimestre du budget 2015. Matata ne va se tirer d’affaire.

    Le flou qui entoure sa gestion, heurte la conscience des députés. Dans le rapport, il est fait état de la persistance de la multiplicité des sous-comptes parallèles du trésor public. Pourtant, ordre avait été donné pour unifier les comptes du trésor. Les élus demandent des explications claires du premier ministre lui-même devant la chambre. D’ailleurs, la commission Ecofin en a fait une de ses principales recommandations à la conclusion de son rapport.

    ‘‘A l’assemblée nationale, la commission recommande d’inviter le premier ministre à venir s’expliquer sur la mauvaise exécution de la loi des finances 2015 au premier trimestre notamment sur les questions de politique générale’’, peut-on lire dans le rapport. Outre ce dérapage, il y a aussi l’existence des sérieux problèmes de fiabilité de prévisions budgétaires que le gouvernement soumet au parlement, mais l’exécution de ces dernières ne se réfère pas à la loi des finances publiques notamment dans l’existence des dépenses.

    Les membres de la commission économico-financière de la chambre basse du parlement reprochent au premier ministre le financement de certains projets publics en dehors de la procédure budgétaire par recours aux ressources dites extrabudgétaires. Déjà, les députés étaient scandalisés par l’exécution de 169 projets en dehors du budget 2014. Une tache d’huile que la cour des comptes avait mentionnée dans son rapport. ‘‘ C’est inadmissible que dans ce pays, le chef du gouvernement se permette de tels dérapages’’, a décrié le brillant économiste Jean Lucien Busa.

    La qualité de la dépense publique pose problème, peste la commission économico-financière. Son rapport auditionné vendredi par les députés, indique qu’il n’a pas été établi clairement des critères objectifs qui guident le gouvernement dans la hiérarchisation de l’exécution des dépenses. Malgré le retard écoulé pour la mise en œuvre progressive de la loi des finances publiques étalée sur sept ans, les membres de cette commission s’indignent de la lenteur de son application. C’est le cas par exemple de la migration du budget des moyens vers le budget programme reconnue comme processus très complexe mais qui n’a pas connu jusqu’à ce jour un début d’application. Drôle façon de gérer la république.

    Matata fait apparemment la sourde d’oreille, tempête un opposant. Rappelé plusieurs fois pour le recrutement, la formation et la mise en service de nouveaux comptables en vue de pallier la carence constatée lors de précédents contrôles, le surdoué technocrate n’y accorde aucune importance. L’assemblée le contraint à recadrer le tir au plus vite avant de subir la sanction promise par Aubin Minaku à l’ouverture de cette session de septembre.

    Ainsi, il est demandé au gouvernement ‘‘de mettre en place en toute urgence la chaine informatisée des recettes dans la perspective d’éradiquer le coulage des recettes publiques, d’accélérer l’exécution du plan stratégique de mise en œuvre la loi des finances publiques, d’exécuter de manière adéquate le budget lié à la rémunération du personnel et appliquer la sanction la plus sévère aux fonctionnaires qui s’évertuent à violer les procédures  d’exécution de loi des finances publiques’’.

    Dans le même chapitre, les membres de l’Ecofin exigent au chef du gouvernement de lever la mesure qui suspend le payement de la prime non permanente de lors que la loi des finances prévoit déjà des dépenses. D’autres sources des recettes sont possibles en dehors des taxes et impôts au lieu de se contenter de cette faible mobilisation des recettes, ont-ils assuré. Pour ce faire, ils ont conseillé au premier ministre d’explorer les nouvelles sources des recettes innovantes au regard  de ressources naturelles incommensurables que regorge notre pays.

    7SUR7.cd

  • Sénat : des chiffres vertigineux sur la corruption

    Sénat : des chiffres vertigineux sur la corruption

    senat-Jacques Djoli dénonce plus de 15 milliards Usd qui s’envolent chaque année par des voies illicites en RDC. Tandis qu’Edouard Mokolo wa Mpombo lui parle de 55 milliards Usd pour toute l’Afrique centrale.

    C’est Franck Malila, le vice-ministre chargé de la Coopération internationale qui a présenté hier, dans la salle des conférences internationales, siège du Sénat, le projet de loi de ratification de la Convention de l’UA sur les mécanismes de lutte contre la corruption, un fléau par lequel des milliards de dollars échappent au Trésor public.

    Auparavant, le vice-ministre a présenté des excuses à la Chambre des sages pour des désagréments causés par des reports répétitifs de la séance suite à l’absence du ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale Raymond Tshibanda. Sur la matière, c’est-à-dire, la Convention de l’UA de lutte contre la corruption, Franck Malila a montré que tout ce qui est lutte contre la corruption est d’une importance extrême.

    Car la corruption est contre le développement et chasse les investissements. La corruption apporte l’extrême pauvreté des populations. D’où ce texte tombe à point nommé car il apporte des mécanismes de détection, de prévention et de répression de la corruption.

    Le but ultime étant son éradication totale. La Convention de l’UA vient renforcer l’arsenal juridique de lutte contre la corruption. 40 pays ont déjà signé ce Traité de l’UA. Tandis que 24 l’ont ratifié.

    Un obstacle à la jouissance socio-économique de la population 

    La RDC l’a signé le 11 juillet 2003. Pour le vice-ministre, la corruption est un obstacle à la jouissance socio-économique des populations. Raison pour laquelle le gouvernement a placé comme axe central de sa politique la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

    Dans cette optique, des structures ont été créées. Comme par exemple le poste de conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la lutte contre la corruption, le blanchiment et le terrorisme. La Convention de l’UA permet d’ériger en infractions légales les faits non prévus dans l’arsenal juridique national.

    Elle prévoit aussi la coopération judiciaire internationale de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, l’enrichissement illicite et les produits issus de la corruption. Par ailleurs, la Convention facilite le retrait du secret bancaire. Elle préconise aussi une coopération judiciaire entre Etats-partie.
    Pour cela, il faut une harmonisation de la législation. Mais, cette présentation est balayée par les interventions des sénateurs. Ils démontrent que le gouvernement ne fait rien lorsque la corruption a atteint en RDC des proportions à vous donner des vertiges. On peut grouper ces interventions dans celles de Jacques Djoli et d’Edouard Mokolo wa Mpombo.

    Pour Djoli, c’est à cause de la corruption que la RDC continue à alimenter le paradoxe d’un pays immensément riche mais avec une population extrêmement pauvre. Des organismes parmi les plus pointus donnent des chiffres de plus de 15 milliards Usd par an qui s’envolent par la corruption.
    A ce titre, il n’y a aucune chance de développement pour la population. Mais côté gouvernement, Jacques Djoli ne voit aucune volonté dans le combat contre la corruption. La preuve, c’est que la Convention signée par le gouvernement en 2003 n’est introduite au Parlement qu’en 2015, 12 ans après.

    Le ministre de la Justice doit être à l’œuvre

    La lutte contre la corruption est une question fondamentale. Son champ est vaste et va au-delà du seul secteur de la Coopération. C’est plutôt le ministre de la Justice qui doit être à l’œuvre et non les Affaires étrangères car il y a un aspect pénal.

    Les instruments juridiques pénaux dont dispose la RDC contre la corruption date de 1915, soit 100 ans d’existence. Ils sont dépassés à ce jour. Quant à cette Convention de l’UA, pour Jacques Djoli, elle ne règle rien du tout. Il faut aller au-delà de ce texte pour trouver des solutions aux questions que pose la lutte contre la corruption.

    Il pose la question de savoir quelle est la politique pénale criminelle du gouvernement contre la corruption ? Ensuite, il fait l’état des lieux des structures officielles de lutte contre la corruption. Elles sont dans une situation préoccupante.

    Quant au conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de lutte contre la corruption Luzolo Bambi, depuis qu’il a fait ses dénonciations au Parquet général de la République, il est agressé et est devenu inopérant. On l’a combattu partout et il a perdu la voix. Pour Jacques Djoli, le gouvernement ne fait rien pour mettre fin à la corruption. Il fonctionne avec la corruption.

    Le congolais, l’homme le plus pauvre du monde 

    Il conclut qu’avec cet état des choses, la corruption fera du Congolais l’homme le plus pauvre du monde. Edouard Mokolo wa Mpombo est allé dans le même sens en recourant aux chiffres mais en insistant sur le bien-fondé de cette Convention de l’UA qui donne la marche à suivre et qu’il faut soutenir alors que Djoli et certains autres sénateurs la rejettent.

    Concernant le volume de la corruption, ce fléau ronge toute l’Afrique centrale de la zone CEEAC. C’est la région la plus corrompue, selon Edouard Mokolo wa Mpombo. Plus d’un tiers des richesses sont englouties dans la corruption. 40% des revenus disparaissent dans la corruption.

    En valeur nominale, c’est 55 milliards Usd qui alimentent des circuits d’enrichissements illicites. Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’industrie extractive, mines et forêts. Les dix pays concernés par ce fléau viennent de se réunir pour mettre en œuvre des mécanismes de lutte contre la corruption.

    Mokolo estime cependant que la RDC a fourni un grand effort depuis. Il fait partie du processus ITIE. Le rapport de 2010-2014 montre que les taxes de l’industrie extractive ont atteint 40%. C’est pourquoi, la Convention de l’UA est pour lui la bienvenue. La question de la lutte contre la corruption est transversale et touche plusieurs secteurs. Plusieurs ministères sont concernés. Raison pour laquelle le vice-ministre Malila a demandé et obtenu un délai allant à lundi prochain pour apprêter ses réponses en consultant les ministères en question. 

    Kandolo