Tag: Economie

  • Gécamines : La « mort programmée » d’une géante industrie minière en RDC

    Gécamines : La « mort programmée » d’une géante industrie minière en RDC

    La cheminee de l'usine Gecamines Lubumbashi
    La cheminee de l’usine Gecamines Lubumbashi

    -Une lettre ouverte des Patriotes katangais aile radicale (Pakar), un parti politique katangais, alerte les notables de la riche province minière  du Katanga (sud-est de RD Congo de la « mort programmée » de la Générale des carrières des mines (Gécamines), un des fleurons de l’industrie congolaise, annonce le journal en ligne Afrikarabia dans une analyse publiée vendredi 10 juillet 2015 sur son site.
    En cause : la mauvaise gestion de l’équipe dirigeante
    « Rien ne va plus à la Gécamines », dénoncent les Pakar dans trois lettres envoyées en mars, avril et mai 2015 à des personnalités de Lubumbashi, la capitale du cuivre.
    Presqu’un an après le limogeage de son directeur général, le géant minier semble toujours naviguer à vue, entre opacité et corruption, après le renvoi du directeur général  de la Gécamines, Ahmed Kalej Nkand, pour des motifs essentiellement politiques.
    « Albert Yuma, le tout puissant président  du Conseil d’administration de la Gécamines, avait annoncé un ambitieux programme de production sur 16 mois. Un plan de développement qui semble toujours au point mort », selon les Pakar.
    Plan de relance en panne
    Le constat de ce parti politique katangais est sans appel pour la gestion de l’entreprise minière : « une production quasi nulle, des unités à l’arrêt comme dans le concentrateur de Kambove, des contrats toujours aussi opaques, des finances dans le rouge et une situation sociale calamiteuse (accumulation d’arriérés de salaires, mise à la retraite sans paiement, travailleurs clochardisés…) ».
    Le programme de relance de la Gécamines prévoyait une production totale de 51.000 tonnes de cuivre, soit une moyenne de 3.000 tonnes par mois
    « En outre, 34 millions de dollars ont été prévus pour financer le projet », indiquent les Pakar qui critiquent un « programme mal conçu et mal ficelé ».
    « Huit mois après le lancement de ce programme, la production ne dépassait pas 7.200 tonnes, contre les 23.500 tonnes prévues. Seulement 28% du programme avaient été réalisés. Le programme d’Albert Yuma s’achemine vers un échec », envisagent-ils.
    Deux projets de construction avaient été mis sur pied pour soutenir ce programme : l’un à Kanfundwa et l’autre à Shituru. Ces deux modules devaient contribuer à la production à hauteur de 15.200 tonnes de cuivre. Pour le moment, ils ne sont toujours pas encore opérationnels.
    Gabegie financière
    Le rapport des Pakar dénonce les pratiques peu orthodoxes de la Gécamines avec certains de ses fournisseurs.
    Parmi les exemples cités, il y a celui de TCB (Technology Business Company) qui a été payé de 600.000 dollars pour l’achat de pièces de rechange pour réhabiliter le concentrateur de Kambove. Visiblement, ce fournisseur n’avait jamais passé un si gros contrat avec la Gécamines.
    Le Directeur financier avait alors refusé de payer à l’avance ce fournisseur dont « la notoriété et le professionnalisme n’étaient pas encore prouvés ». Mais, la somme a tout de même été décaissée par la Direction générale (DG), pendant un déplacement du Directeur financier.
    Selon le rapport, « non seulement le fournisseur a livré des pièces de rechange d’occasion récupérés dans un concentrateur de Zambie, mais surtout ces pièces se sont révélées non conformes ». Résultats : le concentrateur de Kambove est à l’arrêt et continue à connaître des problèmes, « malgré les sommes énormes dépensées ».
    « Dans cette affaire, les Pakar pointent la proximité entre le fournisseur et le DG par intérim, Jacques Kamenga Tshimwanga, tous deux originaires du Bandundu. Les  nombreux concentrateurs de la région gérés par d’autres compagnies (Boss Mining, KCC ou CMSK), fonctionnent eux parfaitement, souligne le parti politique.
    « Gouvernance autoritaire »
    Qu’est-ce qui ne va pas à la Gécamines ? Les anciennes sociétés d’Etat sont devenues petit à petit des sociétés commerciales, gérées comme des entreprises privées avec pour objectif la productivité et la rentabilité.
    Problème à la Gécamines : « la productivité est chancelante et la rentabilité nulle», affirment les Pakar. En cause : les deux organes qui gèrent la société minière : le Conseil d’administration (CA) et la Direction générale (DG).
    Pour les Pakar, la cause de ces dysfonctionnements est à chercher du côté de la gouvernance de la société minière : « Depuis un certain temps, toutes les décisions ne sont plus prises de manière collégiale, mais unilatérale par le président du Conseil d’administration, Albert Yuma ».
    Le document dénonce une présidence autoritaire qui peut « chasser ou réprimander à son bon vouloir ». Certains contrats seraient  négociés par le président sans en référer aux autres membres du Conseil d’administration.
    La Gécamines serait donc gérée depuis Kinshasa et le rôle de Directeur général, réduit à celui d’un simple « garçon de courses ». De plus, le DG par intérim, Jacques Kamenga Tshimwanga, aurait peu de compétences dans le domaine minier.
    Sur les traces de la MIBA ?
    Pour apporter un éclairage plus tempéré à la charge des Pakar contre la gouvernance de la Gécamines, il faut aller chercher du côté de l’animosité quasi ancestrale entre « les Katangais » et « ceux de Kinshasa ».
    « Qu’avons-nous fait, nous Katangais, pour mériter un tel DG à la tête de notre Gécamines ? Il ne rate pas une occasion pour tirer à boulets rouges sur les Katangais », tempêtent les Pakar. En creux, il faut y voir la violente lutte d’influence au sein du « clan des Katangais ».
    Ce dernier vient en effet de jouer « un mauvais coup » au Katanga, en accélérant à marche forcée la décentralisation du pays, découpant la riche province minière en quatre nouvelles entités.
    Un contexte qui n’enlève rien des  inquiétudes des Pakar, recoupées et relayées par de nombreuses ONG locales et internationales sur la mégestion de la Gécamines. Le Pakar tire la sonnette d’alarme et demande « un audit indépendant » pour y voir plus clair sur la situation de l’entreprise minière.
    « Si rien n’est fait, la Gécamines risque de connaître le même sort que la MIBA, aujourd’hui à l’arrêt », préviennent en conclusion les Pakar.

    Le Potentiel

  • Corruption en RDC: le Premier ministre appelle à la prudence

    Corruption en RDC: le Premier ministre appelle à la prudence

    Le nouveau Premier ministre a fait carrière dans les institutions financières publiques avant de devenir ministre des finances en 2010.
    Le nouveau Premier ministre a fait carrière dans les institutions financières publiques avant de devenir ministre des finances en 2010.

    -La plainte pour corruption qui vise notamment plusieurs ministres du gouvernement de la République démocratique du Congo continue d’alimenter la polémique à Kinshasa. Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a tenu, ce vendredi, une conférence de presse pour rappeler « le principe de la présomption d’innocence », tout en promettant aussi de lourdes sanctions si les personnes visées sont reconnues coupables.

    Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a tenu à réagir à la demande d’ouverture d’enquête pour « fraudes » et « faits de corruption » déposée il y a un peu plus d’une semaine chez le procureur de la République par le conseiller spécial du président Joseph Kabila pour la bonne gouvernance.

    Augustin Matata Ponyo a réaffirmé son adhésion « sans faille » à « l’impérieuse nécessité de renforcer les mécanismes juridictionnels et institutionnels de lutte contre la mauvaise gouvernance, la fraude, la corruption et les détournements de deniers publics ». Mais le Premier ministre congolais a aussi tenu à défendre le « principe de la présomption d’innocence », afin de « préserver l’honneur et la dignité des personnes citées, dès lors qu’il ne s’agit que d’une dénonciation, tel que l’indique bien le procureur général de la République ».

    Une plainte jugée « suspecte » par plusieurs ONG

    Si le Premier ministre a tenu à réagir, ce vendredi, c’est que la polémique ne cesse d’enfler à Kinshasa sur cette plainte et que certains proches d’Augustin Matata Ponyo sont au centre des spéculations. Selon des documents diffusés dans le journal C-News, Patrice Kitebi, ex-ministre des Finances, et Justin Kalumba, l’actuel ministre des Transports, sont notamment cités. Les deux hommes, proches du Premier ministre, sont soupçonnés notamment de malversations dans le cadre d’un chantier réalisé sur l’aéroport de Kinshasa.

    Outre plusieurs hauts fonctionnaires, quatre gouverneurs de province sont également visés par cette plainte : Alphonse Ngoy Kasanji (gouverneur du Kasaï-Oriental), Alex Kande, (Kasaï-Occidental), Marcellin Cishambo (Sud-Kivu) et Moïse Katumbi (Katanga). Ce dernier étant un adversaire politique déclaré de Joseph Kabila, à qui il réfute le droit à se présenter à un troisième mandat, plusieurs ONG ont qualifié de « suspecte » cette plainte à quelques mois du scrutin présidentiel.

    rfi

  • Cession minière suspecte : la Gécamines dit avoir touché 10 millions de dollars

    Cession minière suspecte : la Gécamines dit avoir touché 10 millions de dollars

    cheminee-de-la-gecamines-La compagnie publique congolaise Gécamines a reçu cette somme lors de la la vente d’une concession minière en République démocratique du Congo à une filiale du groupe suisse Glencore.

    La Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) indique sur son site internet avoir “conditionné son autorisation” à cette cession “au paiement en sa faveur de la somme de 10 millions” de dollars. Dans un communiqué, elle précise que la transaction a été réalisée en février.

    Glencore avait confirmé jeudi dernier que sa filiale Mutanda Mining avait acquis ce permis d’exploitation 658 portant sur environ 170 ha auprès d’une coentreprise dans laquelle la Gécamines détient une participation minoritaire, après la révélation de cette vente par l’agence Bloomberg.

    Le groupe minier suisse n’a pas révélé le montant déboursé pour l’acquisition de cette licence sur l’enclave de Kawama, située à l’intérieur du périmètre d’exploitation de Mutanda Mining, dont il détient 69% des parts, le reste appartenant à Fleurette Group, holding de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

    La zone exploitée par Mutanda Mining pour la production de cuivre et de cobalt est située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lubumbashi, capitale du Katanga, la grande province minière de la RDC.

    Proche du président congolais Joseph Kabila, M. Gertler est soupçonné d’avoir acquis, comme bien d’autres, un certain nombre de concessions minières en RDC dans des conditions opaques.

    La législation congolaise impose au gouvernement de rendre publiques les modalités de toute cession des ressources naturelles de l’État sous deux mois.

    Mercredi, le ministère des Mines n’avait toujours pas publié sur son site internet le contrat de cession du permis 658 et on ignore la part touchée pour cette vente par le partenaire de la Gécamines, une filiale du groupe congolais Bazano, à l’actionnariat flou, qui possède 70% de la société commune qui détenait la licence sur l’enclave de Kawama.

    Vendredi, le Centre Carter, fondation de l’ancien président américain Jimmy Carter, a pressé “le gouvernement de la République démocratique du Congo de révéler les termes de l’accord” sur la cession du permis 658 sur l’enclave de Kawama, concession potentiellement riche en cuivre et en cobalt.

    Avec AFP

  • RDC: des proches du Premier ministre touchés par la plainte de Kabila

    RDC: des proches du Premier ministre touchés par la plainte de Kabila

    MATATA-En RDC, drôle de timing : alors que les ministres sont tous réunis ce mardi avec le président Joseph Kabila à l’occasion du 55e anniversaire de l’indépendance, un journal local a publié, lundi, un extrait de la « demande d’ouverture d’information judiciaire » déposée la semaine dernière par le conseiller spécial de M. Kabila pour la bonne gouvernance au procureur de la République. Dans ce document, l’actuel ministre des Transports, mais aussi de hauts fonctionnaires, tous proches du Premier ministre actuel Matata Ponyo, sont soupçonnés de fraudes ou de corruption.

    Dans les documents rendus public par le journal C-News, pas de traces de la demande d’enquête pour fraude ou corruption formulée à l’encontre de quatre gouverneurs (du Katanga, du Sud Kivu, du Kasaï oriental et Kasaï occidental) tout comme de l’ex-directeur de cabinet de Joseph Kabila, Gustave Beya Siku. Ces noms figurent pourtant, selon plusieurs sources, dans la « demande d’ouverture d’information judiciaire » déposée mardi dernier par le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, Luzolo Bambi.

    Mais l’extrait de la plainte publié lundi semble se concentrer uniquement sur les collaborateurs du Premier ministre Matata Ponyo. Car sont désignés comme responsables présumés de fraudes douanières ou fiscales, ou encore détournement de denier publics ou corruption presque tous les services de l’Etat qui gèrent les rentrées et les dépenses financières. La direction générale des impôts (DGI) par exemple, la direction générale des recettes administratives (DGRAD) : des hauts fonctionnaires des ministères des Finances et du Budget. Des portefeuilles sous la responsabilité de Matata Ponyo depuis 2010 en tant que ministre des Finances d’abord, puis en tant que chef du gouvernement depuis 2012.

    Sont pointés du doigt également deux proches de Matata Ponyo : Patrice Kitebi, ex-ministre des Finances, et Justin Kalumba, l’actuel ministre des Transports. Les deux sont soupçonnés entre autres de surfacturation des travaux de rénovation de la piste d’atterrissage à Kinshasa. Onze millions de dollars auraient été dépensé pour payer les travaux d’excavation sur 400 mètres de la piste, à en croire le document publié dans la presse. Des accusations lourdes, « mais suffisamment documentées », estime le conseiller spécial de Joseph Kabila dans ce document, pour demander l’ouverture d’une instruction.

    Lundi, aucune réaction des intéressés, mais ce grand ménage dans l’entourage de Joseph Kabila ne laisse personne indifférent. Certains se demandent déjà s’il ne s’agit pas là de règlements de comptes politiques à l’approche des élections. De son côté, le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé a affirmé que rien ne permettait de confirmer l’authenticité de ce document publié par le journal C-News pour le moment.

    RFI

  • RDC: une nouvelle compagnie aérienne

    RDC: une nouvelle compagnie aérienne

    alitalia_2-La République démocratique du Congo a acquis deux Airbus A320 d’occasion auprès d’Alitalia, pour sa future compagnie aérienne nationale.

    Le coût d’achat total des deux avions s’élève à 50 millions de dollars, environ 25 milliards de francs CFA, selon une source gouvernementale congolaise. Ces deux avions s’ajoutent à la flotte aérienne de la future compagnie Congo Airways.

    Leur acquisition avait été annoncée par le Premier ministre Matata Ponyo dans un entretien avec l’Agence France-Presse, en avril dernier.

    Les deux appareils moyen-courrier A320 acquis par crédit-bail sont “un gage de crédibilité” donné par l’État et Congo Airways, a encore dit à l’AFP cette source proche du projet.

    La direction de Congo Airways, à laquelle Air France est liée par un contrat d’assistance technique, a été formellement installée au premier trimestre de cette année.

    La nouvelle compagnie aérienne devrait commencer par desservir huit villes en RDC et passerait à 14 destinations intérieures au bout de trois ans.

    BBC

  • RD Congo : incompréhension autour d’une concession acquise par une filiale de Glencore

    RD Congo : incompréhension autour d’une concession acquise par une filiale de Glencore

    mine_or2-Mutanda Mining, filiale du géant suisse Glencore, a acquis les droits sur un permis minier détenu par la Société d’exploitation minière de Chabara. Les détails de cette opération n’ont pas été rendus publics, provoquant une dénonciation du Centre Carter, une ONG dédiée aux questions de transparence, fondée par l’ancien président américain Jimmy Carter et très active au Katanga où elle a réalisé une cartographie des concessions minières.
    Le Centre Carter, fondation de l’ancien président américain Jimmy Carter, a appelé ce vendredi 26 juin les autorités de Kinshasa à dévoiler les conditions dans lesquelles s’est faite la cession d’un permis minier à une filiale du groupe suisse Glencore.

    La transaction à laquelle fait référence le Centre Carter a été révélée mercredi par l’agence de presse Bloomberg. Elle concerne l’acquisition par Mutanda Mining de la concession de Kawama enclavée dans celle de cette entreprise minière au Katanga, dans le sud-est de la RD Congo. Ce permis appartenait, selon l’agence, à la Société d’exploitation minière de Chabara, détenue par l’entreprise publique Gécamines et Dino Steel International. Cette société est une filiale de Groupe Bazano, un holding actif en RD Congo – mais dont les propriétaires restent mystérieux.

    Mutanda Mining appartient à 69 % au géant suisse du négoce Glencore, les 31 % revenant à Fleurette Group, propriété de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, dont les activités en RD Congo ont suscité plusieurs controverses.

    Informations

    Dans son communiqué, le Centre Carter « presse le gouvernement de la République démocratique du Congo de révéler les termes de l’accord par lequel la compagnie publique minière Gécamines a perdu sa participation dans Kawama ». La législation congolaise impose, en effet, que toute cession des ressources naturelles de l’État soit publiée sous deux mois par le gouvernement. De plus, les transferts de titres sont soumis à une taxation.

    Or la vente de la concession Kawama a été réalisée en février, selon les révélations de Bloomberg. Le ministère congolais des Mines, contacté par Reuters, a indiqué n’avoir été tenu informé de l’opération que la semaine dernière et que des détails avaient été demandés à la Gécamines, qui ne s’est pas encore exprimée sur le sujet.

    Transparence

    En juin 2011, une situation similaire s’était produite. Le pays avait, en effet, omis de publier un accord similaire concernant la cession de 25% de parts de la Gécamines dans La Congolaise de Mines et de Développement (Comide), ce qui avait conduit à l’annulation par le Fonds monétaire international (FMI) d’un programme de prêt d’environ 500 millions de dollars. Plus récemment, en octobre 2013, le projet de cession par la Gécamines de ses parts dans Kamoto Copper Mining à un groupe d’acheteurs parmi lesquels figurait le holding de Dan Gertler avait provoqué les foudres et le veto du Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo.

    Au plus, la RDC a été admise depuis juillet 2014 comme membre à part entière de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), qui développe « une norme mondiale visant à promouvoir une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles ». Aussi, Phyllis Cox, responsable du bureau local du Centre Carter, a appelé le gouvernement de la RD Congo, « en tant qu’actionnaire unique de la Gécamines », à divulguer les détails du transfert des droits sur la concession de Kawama, afin « d’assurer au public que cette cession et des opérations similaires sont effectuées d’une manière transparente qui protège l’intérêt public ».

    La RD Congo possède la moitié des réserves mondiales de cobalt. La mine de Mutanda a produit 197 129 tonnes de cuivre et 14 409 tonnes de cobalt en 2014.

    (Avec agences)

  • RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    bois1-La Fédération des industriels du bois (FIB) congolaise a accusé mardi des ONG internationales comme Greenpeace de vouloir mettre la forêt de la République démocratique du Congo “sous cloche” et de dénier à ce pays le droit d’exploiter cette ressource pour son développement.

    Greenpeace et l’ONG Global Witness veulent “mettre fin à l’exploitation forestière industrielle en République démocratique du Congo, mettre sous cloche les forêts congolaises”, a déclaré le président de la FIB, Gabriel Mola lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa.

    En mai, Greenpeace a appelé au boycottage du bois produit en RDC par l’entreprise à capitaux libanais Cotrefor, l’un des principaux groupes forestiers présents dans le pays, accusant celle-ci de maltraiter des employés, de ne pas payer tous ses impôts ou encore de dépasser ses quotas de coupe pour certaines espèces menacées.

    Global Witness a publié le 6 juin un rapport dénonçant “des illégalités généralisées en matière de gestion et d’opérations” dans le secteur industriels forestier congolais (bois destiné à l’exportation outre-mer).

    Pour M. Mola, les derniers rapports des deux ONG ne font que reprendre “de vieilles accusations et dénonciations n’ayant aucun lien avec la réalité” et cherchent “à ternir l’image de tout un secteur et d’un gouvernement qui s’emploient à mettre en place et à assurer une gestion durable du patrimoine forestier national”.

    M. Mola reproche par ailleurs à Greenpeace et à Global Witness de ne pas enquêter sur les ravages du secteur dit “artisanal”.

    En 2014, un rapport du cercle de réflexion britannique Chatham House estimait que près de 90% de l’exploitation forestière de RDC était illégale, tout en notant que la majorité de la production du pays était “artisanale”.

    Grande comme cinq fois la France, la RDC est l’un des pays les moins développés au monde et abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après celui de l’Amazonie.

    Selon M. Mola, la superficie forestière concédée à l’exploitation industrielle représente moins de 10% de la surface forestière du pays (environ 160 millions d’hectares selon la Banque mondiale) et les entreprises de la FIB produisent quelque 300.000 mètres cubes de bois par an pour un chiffre d’affaires annuel global de 259 millions de dollars.

    Avec une surface forestière dix fois plus petite que celle de la RDC, la France a produit officiellement en 2013 près de 36 millions de mètres cubes de bois.

    AFP

  • Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    EGYPT-WORLDBANK-Après cinq ans de négociations, 26 pays d’Afrique ont signé mercredi 10 juin un traité de libre-échange. Ce texte dont l’objectif est de renforcer les échanges commerciaux très marginaux entre ces pays d’Afrique de l’Est, du centre et du Sud est une nouvelle étape sur le long chemin vers l’intégration économique entre des pays au développement très divers. Exemple avec la RDC, pays très peu industrialisé et qui est l’un des rares pays francophones à faire partie de cet ensemble régional.

    Pour Kinshasa, dont l’économie est en pleine reconstruction, signer cet accord tripartite est une façon de prendre le train en marche, suivre les locomotives du continent comme l’Afrique du Sud et l’Egypte afin d’accélérer l’industrialisation balbutiante de ce pays, et se tenir prêt à entrer sur ce marché commun à l’horizon des 5-10 prochaines années.

    Gerome Kamwanga est l’un des conseillers en charge de la coopération au cabinet du Premier ministre. « En RDC, on a connu quand même beaucoup de problèmes. D’abord les pillages, puis la guerre, etc. Le tissu économique a été détruit, mais nous sommes en train de le reconstruire. Nous avons un programme moissonnant, qui est le programme de parc agro-industriel. Et là, il nous reste encore 21 parcs agro-industriels à développer. Donc, nous disons : nous sommes d’accord avec ce principe. Nous ne sommes pas encore prêts, on est en train de nous préparer, ça peut nous prendre 5-6 ans. Et puis au moment opportun, on va entrer. »

    Dans la même veine, une loi pour que la RDC adhère au protocole des investissements de la SADC est sur le point d’être adoptée. Une façon de s’aligner sur leurs procédures pour attirer les investisseurs.

    Mais beaucoup reste à faire. L’agriculture industrielle est inexistante, l’exploitation forestière est à terre. Seul le secteur minier porte l’économie, mais aucune transformation n’a encore lieu en RDC. Le chantier avant que le Congo puisse commencer à profiter de cemarché continental intégré est donc immense.

    ■ Pas de traité à l’Ouest

    Ce traité de libre-échange et la création d’une zone comprenant la moitié orientale de l’Afrique est aussi l’occasion de se demander ce qu’il en est à l’ouest du continent. Alors qu’en principe, beaucoup de facteurs vont dans le sens de l’intégration: monnaie et langue commune, droit du commerce commun, l’intégration économique régionale peine à y voir le jour.

    RFI

  • RDC: DHL condamné à verser 1,6 million de dollars à son ancien patron

    RDC: DHL condamné à verser 1,6 million de dollars à son ancien patron

    DHL-Le verdict est tombé, samedi 16 mai, dans l’affaire qui opposait Kabamba Mulangi, l’ancien directeur général de DHL pour la RDC, au transporteur international. Le tribunal du travail de Kinshasa a condamné DHL à verser plus de 1,6 million de dollars à son ancien employé au titre d’indemnités de fin de service. Mais l’affaire n’est pas terminée, un recours reste possible. Par ailleurs, une plainte pour malversation déposée par DHL court toujours contre Kabamba auprès du parquet général de La Gombé.

    DHLdoit verser plus de 1,64 million de dollars à Kabamba Mulangi, son ancien directeur général pour la RDC, au titre des indemnités de fin de service qu’on appelle décompte final. Cette somme a été calculée par des experts et confirmée samedi 16 mai par le tribunal du travail de Kinshasa qui avait été saisi après un échec de conciliation à l’Inspection du travail. A compter de ce verdict, DHL a trente jours pour s’exécuter.

    Les deux parties auraient décidé de faire appel du jugement. Les avocats de Kabamba considèrent que le tribunal a ignoré les dommages et intérêts de 11 millions de dollars, réclamés en faveur de leur client, alors que DHL parle d’une somme exagérée allouée à son ancien employé. Les avocats de la multinationale ont eux déjà saisi le parquet de La Gombé contre Kabamba Mulangi, pour malversations.

    Ce deuxième dossier, qui est lui encore sous examen, était destiné à bloquer le processus du tribunal du travail, selon les avocats de Kabamba Mulangi, qui parlent d’une action vexatoire avec des preuves qui ne sont pas avérées. Pour certains observateurs, la solution de cette affaire ne pourra être que négociée.

    (rfi)

  • Suite à la stabilité de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientôt en RDC en Franc congolais

    Suite à la stabilité de la monnaie nationale, la Banque Mondiale investira bientôt en RDC en Franc congolais

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -La stabilité du cadre macro économique de la RDC et par ricochet la stabilité de la monnaie nationale est non sans conséquence positive sur le marché international. Le Franc congolais fera bientôt partie des devises qui seront financées par la Banque Mondiale pour soutenir des projets de développement en RDC.

    En clair, au lieu que la Banque Mondiale investisse en RDC en monnaie etrangère telle que le dollar américain comme c’est le cas présentement, elle le fera bientôt en franc congolais. Ce qui est d’ailleurs logique parce que quand la Banque mondiale investit aux Etas Unis, elle le fait en dollars, il en est de même pour Euro dans la zone Euro. Et si elle le fait en Franc congolais en RDC, cela ne fera que renforcer la monnaie nationale.

    C’est ce qui ressort de l’accord Swap, qui est un accord de crédit réciproque entre la Banque Centrale du Congo (BCC) et la Société Financière Internationale (SFI), une branche opérationnelle sur le plan financier de la Banque Mondiale. A en croire le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, l’objectif de cet accord est celui de promouvoir le financement de l’économie en monnaie nationale au pays.

    Suivant cet accord, explique t-il, au cours de la conférence de presse qu’il a animée à l’issue de la quatrième réunion ordinaire du comité de politique monétaire tenue le jeudi 07 mai, la SFI mettra dans un premier temps à la disposition de la BCC un montant de 50 millions $ et en contre partie la BCC remettra à la SFI l’équivalent dudit montant mais cette fois -ci en franc congolais. La SFI utilisera ainsi ce montant pour octroyer des crédits aux petites et moyennes entreprises qui vont investir dans le secteur à forte productivité comme dans l’agriculture.

    Ce contrat sera signé le 29 mai et le démarrage des opérations est prévu au mois de juin. A ce moment-là, fait savoir le N°1 de l’institut d’émission, le franc congolais fera partie de devises traitées dans la salle de machines de SFI à Washington. Sfi gère un portefeuille de 50 milliards $ constitué des devises fortes

    «L’accord Swap est une première. Il faut donc soutenir la monnaie nationale en consolidant sa stabilité, au cas contraire si on retombe dans l’instabilité du cadre macroéconomique, la monnaie nationale sera chassée de ces salles de marché des pays occidentaux. Il faut maintenir l’élan. C’est un bon début pour la RDC et nous travaillons pour promouvoir des activités de crédits, financer l’économie pour la croissance et nous travaillons avec la SFI pour promouvoir le marché de capitaux …», exhorte le gouverneur de la BCC tout en soulignant qu’après une période donnée, la BCC et la SFI procéderont à une évaluation des opérations. En cas de satisfaction, indique-t-il, nous allons renouveler l’opération soit pour le montant équivalent ou pour un montant supérieur en fonction de la demande.

    Il va sans dire que l’accord Swap est une initiative qui fait suite d’abord au constat par la Banque Mondiale de la stabilité monétaire durable et même de perspectives de stabilité rassurante de la RDC. C’est aussi une initiative due au souhait de promouvoir le financement de l’économie, au pays en monnaie nationale.

    Maintien inchangé du dispositif de politique monétaire

    Au cours du point de presse mensuel qu’il a animé à la fin de la réunion du comité de politique monétaire, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo a fait savoir qu’après avoir analysé l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale, les perspectives d’avenir et échangé sur le dispositif de politique monétaire, le CPM a décidé de maintenir inchangé son dispositif actuel de politique monétaire. Ainsi, le taux directeur demeure à 2%. Le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme est maintenu respectivement à 8% et 7% et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme respectivement à 2% et 0%. L’absence majeure de choc, le faible taux d’inflation, la baisse de Euro, la stabilité de prix et de change sont autant de raisons qui ont contribué à maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire.

    Blandine Lusimana T.

    BANQUE CENTRALE DU CONGO

    COMITE POLITIQUE MONETAIRE

    Kinshasa, République démocratique du Congo

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Le Comité de Politique Monétaire s’est réuni, ce jeudi 07 mai 2015, pour sa quatrième réunion ordinaire de l’année sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

    Le Comité a analysé l’évolution récente de la conjoncture économique tant au niveau national et qu’international ainsi que les perspectives à venir et échangé sur le dispositif de politique monétaire approprié à cette situation.

    A cet effet, il s’en est dégagé ce qui suit :

    Au plan international,

    D’après les perspectives de l’économie mondiale du FMI d’avril 2015, la croissance économique attendue en 2015 devrait s’établir à 3,5 % après 3,4% en 2014. Cette croissance serait principalement tirée par te dynamisme de l’activité économique dans les économies avancées, notamment aux Etats-Unis, sur fond de mesures de politique monétaire accommodante et de la baisse des cours du pétrole.

    Il importe de noter que les perspectives de croissance économique sont exposées à moins de risques macroéconomiques par rapport à la situation d’il y a quelques mois, à savoir le risque d’une récession dans la Zone euro tout comme celui d’une déflation» Toutefois, un accroissement des risques financiers est observé à l’échiquier international, notamment l’appréciation du dollar américain et la variation des prix d’actifs. S’agissant particulièrement de t’appréciation du dollar américain, cette situation est perçue comme un risque potentiel pour les pays qui disposent d’un portefeuille de la dette publique en cette monnaie, comme la RDC, et dont la persistance de variations des fortes amplitudes serait susceptible de créer de nouveaux risques financiers et de perturber l’exécution des p[ans d’action budgétaire».

    Par ailleurs, le comité de Politique Monétaire a noté avec une attention particulière le léger retournement de tendances des cours du pétrole au mois d’avril qui ont connu une progression mensuelle de 22,0 %. Cette situation n’est pas au point de constituer un facteur de risque important pour l’économie mondiale, même si son impact peut varier selon le pays.

    Ainsi, une fois de plus, le CPM invite le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre des réformes, structurelles pour une croissance durable.

    Au Plan national,

    L’économie congolaise entend poursuivre son chemin de l’expansion imprimé depuis une dizaine d’années. Le taux de croissance est projeté à 10,3 % en 2015 contre une réalisation de 9,5 % en 2014, tirée principalement par le dynamisme du secteur extractif. Cependant, ll y a lieu de relever la baisse du solde global brut d’opinions des entrepreneurs au mois d’avril qui est ressorti à 12,% contre 14,9 % un mois plus tôt.

    Le marché des biens et services a été caractérisé par la stabilité des prix. En effet, le taux d’inflation hebdomadaire a tourné autour d’une moyenne de 0,01 %» mois précédent. En rythme mensuel, l’inflation s’est située à 0,062 % contre 0,057 % en mars portant le cumul annuel à 0,590 %. A ces conditions, l’année pourrait se clôturer avec un taux d’inflation de 0’70 % contre un objectif de 3,5 %’

    S’agissant des finances publiques, une amélioration de la position nette du Gouvernement a été notée au mois d’avril réputée comme mois d’échéance fiscale, à la suite du paiement de l’’impôt sur le bénéfice et profit sur le revenu de l’exercice 2014.

    Sur le marché des changes, le taux de change est demeuré relativement stable avec une légère dépréciation de 0,2 % du cours indicatif et une variation nulle du taux de change sur le marché parallèle. Le taux de change s’est situé à 926,62 CDF le dollar américain à l’interbancaire et à 932,00 CDF au marché parallèle. Quant aux réserves de change, une légère accumulation relative des avoirs d’avril accompagnée d’une contraction relative des avoirs des banques en monnaie nationale aux fins des impératifs de l’échéance fiscale.

    A cet effet, on note un niveau des réserves de 1.716,85 millions de USD contre 1.697,28 millions un mois avant. Ce niveau correspond à 7,1 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

    S’agissant des agrégats monétaires, ils sont demeurés sous contrôles avec des marges assez importantes par rapport à leurs niveaux programmés. Le marché monétaire, pour sa part, a été marqué par le dynamisme des activités au marché interbancaire qui se sont dénouées au taux moyen pondéré de 1,7 %. Le Guichet des facilités permanentes a enregistré des opérations en croissance au taux de 4,5 %.

    Sur base de ces analyses, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de sa politique monétaire. Le taux directeur demeure à 2 %. S’agissant du coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, il est maintenu respectivement à 8 % et 7 % et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme, respectivement à 2 % et 0 %.

    La régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.

    Fait à Kinshasa, le 07 mai 2015

    Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO

    Président

    (L’Observateur-RDC)