Tag: Economie

  • Cemac : Fin du visa en Afrique Centrale

    Cemac : Fin du visa en Afrique Centrale

    passeports-biometriques-Le sommet des chefs d’Etat de Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale s’est achevé à Libreville. La Conférence a décidé de l’application immédiate de l’Acte additionnel relatif à la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire de la CEMAC. C’est ainsi que les ressortissants des pays de la CEMAC, munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport CEMAC biométrique homologué, sont autorisés à circuler sans visa, à l’intérieur du territoire communautaire.

    En revanche, la conférence a décidé de renoncer au projet de Compagnie communautaire Air CEMAC, en raison des difficultés de démarrage de ladite Compagnie.

    Par ailleurs, le Président en exercice de la CEMAC, le gabonais Ali Bongo, a appelé à la mise en place urgente d’un mécanisme de sécurité et de défense commune. Il a loué les initiatives du Cameroun et du Tchad dans la lutte contre les attaques du groupe Boko Haram. Le sommet a décidé de soutenir les Etats de la ligne de front, le Cameroun et le Tchad, en approuvant les engagements financiers des Chefs d’Etat de la CEEAC lors du dernier Sommet de Yaoundé.

    Les chefs d’Etat se sont félicités de la normalisation progressive de la situation en Centrafrique a décidé à ce propos de la relocalisation immédiate et sans conditions du siège de la Commission de la CEMAC, de l’Ecole Inter-Etats de Douanes et de la Carte Rose à Bangui la capitale centrafricaine.

    Pour accompagner cette mesure, la Conférence des Chefs d’Etats a pris acte de l’engagement des Autorités centrafricaines à renforcer la sécurité des personnels et des infrastructures des structures communautaires ayant leurs sièges à Bangui.

    (BBC)

  • La RDC intéressée par l’achat d’Airbus pour sa nouvelle compagnie aérienne

    La RDC intéressée par l’achat d’Airbus pour sa nouvelle compagnie aérienne

    A 380-La République démocratique du Congo est intéressée par l’achat d’avions Airbus pour sa nouvelle compagnie aérienne, a déclaré lundi à l’AFP son Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, qui prévoit de se rendre en France début mai. “Nous sommes actuellement au niveau de l’acquisition des appareils” pour Congo Airways, a déclaré M. Matata a propos de la nouvelle compagnie nationale publique auprès de laquelle Air France est engagée par un contrat d’assistance technique.
    “Je serai en France le mois prochain à Paris et à Toulouse où j’irai voir […] l’usine de fabrication d’Airbus parce que nous commençons avec des Airbus”, a ajouté M. Matata. “Nous sommes en train de travailler sur deux Airbus 320″, a déclaré le Premier ministre, indiquant qu’il s’agirait dans un premier temps d’”opérations de location-achat” (crédit bail). Le gouvernement cherche aussi un troisième avion plus léger, à hélices, a indiqué M. Matata.
    Selon une source proche du dossier, il s’agirait d’un Q400 du constructeur canadien Bombardier. Pour le Premier ministre congolais, “Congo Airways est un projet qui prend forme et qui devrait se traduire par des vols d’inauguration dans les prochains mois”. Aux termes du projet retenu, la nouvelle compagnie aérienne commencerait par desservir huit villes en RDC et passerait à 14 destinations intérieures au bout de trois ans. Dans cette perspective du développement de la compagnie, qui pourrait ensuite déborder du cadre des frontières de la RDC, les autorités envisagent l’achat d’autres Airbus, neufs.
    Vis-à-vis de l’avionneur européen, “notre idée c’est de pouvoir intensifier notre coopération afin de pouvoir élargir notre stock d’avions”, a dit M. Matata, sans être en mesure à ce stade de préciser le nombre d’avions dont la compagnie pourrait avoir besoin. Immense pays au coeur de l’Afrique, la République démocratique du Congo est actuellement dépourvue de compagnie aérienne nationale. L’essentiel du trafic aérien est assuré par des vols affrétés par la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que par deux compagnies locales, CAA, et Korongo, toutes deux sur la liste noire des compagnies aériennes établies par l’UE (comme la cinquantaine de compagnies enregistrées dans le pays et dont la plupart n’assurent plus de vols). Le développement de la nouvelle compagnie aérienne doit s’accompagner d’une remise à niveau des infrastructures de transport aérien dans ce pays parmi les moins développés au monde mais qui connaît depuis 2010 une croissance économique supérieure à 7% chaque année.
    (AFP)
  • RDC : démarrage retardé des travaux d’Inga II

    RDC : démarrage retardé des travaux d’Inga II

    Barrage d'Inga-L‘institution financière évoque cependant un nouveau retard dans ce projet en gestation depuis plus de dix ans.

    “Normalement, le démarrage des travaux pourrait être en 2017”, a déclaré le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Ahmadou Moustapha Ndiaye, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

    La date doit cependant être prise “avec beaucoup de précaution parce qu’il y a encore énormément de questions techniques à résoudre”, a ajouté M. Ndiaye, dont l’organisation a débloqué 73 millions de dollars en 2014 pour soutenir la construction de cette extension des deux premières centrales électriques construites sur le site des chutes d’Inga, sur le fleuve Congo, à environ 250 km au sud-ouest de Kinshasa.

    La Banque mondiale avait estimé en mars 2014 que les travaux du nouvel ensemble, baptisé Inga III, pourraient commencer vers la fin 2016, soit avec près d’un an de retard par rapport aux prévisions du gouvernement.

    La Banque, a rappelé M. Ndiaye, fournit actuellement une “assistance technique pour appuyer le gouvernement dans les études techniques de faisabilité” du projet, auquel est également associée la Banque africaine de développement.

    “Au cours des derniers mois il y avait quelque retard dans l’état d’avancement de ce projet, mais depuis le mois de janvier […] il y a des décisions qui ont été prises par le gouvernement pour renforcer la gouvernance”, a-t-il ajouté, “il y a une nouvelle dynamique qui s’est créée, ce qui nous rend un peu plus optimistes”.

    “Nous espérons que le dossier d’appel d’offres sera lancé très bientôt. Il y a des questions techniques qui doivent être résolues. Il y a aussi des questions d’ordre réglementaire telle que la loi sur Inga qui doit être soumise au Parlement”, a-t-il encore déclaré.

    Selon les plans du gouvernement, Inga III doit permettre à la RDC de produire 4.800 MW supplémentaires, soit l’équivalent de trois réacteurs nucléaires de troisième génération.

    Avec AFP

  • RDC-Chine: Kinshasa, l’impossible visa pour la Chine

    RDC-Chine: Kinshasa, l’impossible visa pour la Chine

    passeports-biometriques-Pour obtenir un visa pour la Chine, il faut attendre plus d’un mois et dépenser beaucoup d’argent pour obtenir le visa d’un mois avec une seule entrée, au lieu de douze mois et avec multiple entrées comme avant. «L’ambassade de Chine refuse de visa à nous commerçants. Avant, elle nous accordait, pour la première fois, un visa à une entrée à 110 dollars. Si vous revenez pour la deuxième fois, vous recevez un visa à deux entrées pour 160 dollars. Et pour la troisième fois, vous recevez un visa d’une année à 330 dollars. Mais, actuellement même ceux qui ont déjà fait dix voyages n’ont qu’un mois avec entrée unique pour 330 dollars américains», témoigne un commerçant qui fait ses achats régulièrement en Chine.

    Il faut venir à 3 heures du matin faire la queue à l’ambassade de Chine pour « tenter la grâce du jour », se plaint-il.

    «Et quand ils [agents de l’ambassade] viennent, ils ne servent que quatre ou cinq personnes. Les autres sont renvoyées sans suite. Il y a des gens qui sont déjà venus ici, il y a trois ou quatre mois, sans être servis. Nous voulons que le consul nous dise ce qui se passe par rapport à la durée du visa qui est passé de douze mois à seulement un et à 330 dollars», renchérit un autre opérateur économique.

    D’après lui, l’ambassade exige désormais une lettre d’invitation en Chine qui s’obtient à 500 dollars américains auprès des agences de voyage que des ressortissants chinois ont créées à Kinshasa.

    Après plusieurs tractations mardi, les représentants des commerçants ont été reçus par les services de l’ambassade qui ont expliqué que le déficit dans l’accueil des demandeurs de visa est dû à la vétusté des machines. «Les choses pourront rentrer dans l’ordre sous peu», leur aurait-on promis.

    (MondAfrique)
  • Transport : l’entrée en vigueur de la taxe d’embarcation sur le fret aérien

    Transport : l’entrée en vigueur de la taxe d’embarcation sur le fret aérien

    fret arien-Une dernière réunion s’est tenue, le 31 mars, entre le ministère provincial en charge de Finances et les opérateurs aériens en vue de lever les zones d’ombre pour la mise en œuvre.

    La taxe d’embarcation sur le fret aérien est entrée en vigueur dès le 1er avril à Kinshasa. Elle est fixée à un pour cent du coût du fret et concerne toutes les personnes qui désirent envoyer des marchandises à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

    Pour le ministre provincial de Kinshasa en charge de Finances, Guy Matondo Kingolo, cité par radiookapi.net, cette nouvelle taxe n’est pas une nouvelle invention du gouvernement provincial. Elle trouve son fondement dans les lois édictées depuis deux ans déjà. « Il n’y a pas une nouvelle taxe que nous avons créée. L’acte se trouve dans la loi 0013/002/ du 23 février 2013 relative à la nomenclature des taxes. C’est un acte reconnu au niveau des provinces. Kinshasa est parmi les dernières provinces à l’instituer », a-t-il expliqué.

    Le ministre Guy Matondo a, par ailleurs, rassuré sur la mise en place des dispositions utiles pour la perception de cette taxe par les transporteurs aériens. « Il y a une organisation qui a été mise en place et qui va faciliter la perception de cette taxe-là au niveau des agences. L’argent sera orienté directement vers les banques, parce qu’il y a une banque qui nous accompagne par rapport à cela », a souligné le ministre provincial. Guy Matondo a également souligné que l’exonération va dépendre de la documentation que l’assujetti va présenter.

    (Agence Ecofin)

  • Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

    Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

    AFRICA CEO-Coorganisé par le Groupe Jeune Afrique, le Africa CEO Forum a rassemblé plus de 800 décideurs économiques les 16 et 17 mars. L’occasion de se pencher sur l’avenir du continent, mais aussi de nouer des liens et d’enfin travailler ensemble…

    Crâne lisse, petites lunettes rondes cerclées de métal, moustache finement taillée… Jeremy Rifkin cultive un look très XIXe siècle, un brin aristocratique. Mais si les décideurs politiques et les milieux d’affaires du monde entier lui accordent tant d’attention, ce n’est pas pour ses conférences sur la révolution industrielle de l’Angleterre victorienne, mais pour comprendre ce que pourrait être l’économie du XXIe siècle.

    Invité vedette de la troisième édition du Africa CEO Forum organisée à Genève, les 16 et 17 mars, par le Groupe Jeune Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) et Rainbow Unlimited, l’économiste américain a partagé son analyse devant un parterre de plus de 800 chefs d’entreprise, financiers et décideurs publics venus de 63 pays, dont 43 africains. Une heure pendant laquelle il a déroulé la base de sa réflexion, voulant voir un formidable réservoir de croissance dans une approche décentralisée de la création de richesses et dans la convergence d’internet, des énergies renouvelables et des transports. Notamment en Afrique, un continent auquel il prédit un rôle de leader dans les décennies à venir.

    Éminemment optimiste, le rendez-vous annuel des plus grands décideurs économiques africains n’a cependant pas fait l’impasse sur les vents contraires qui ont soufflé ces derniers mois sur le continent, de la chute du prix du baril au terrorisme, en passant par Ebola. “La croissance s’est infléchie sous l’effet des crises, a reconnu Amine Tazi-Riffi, directeur associé au sein du cabinet McKinsey. Après des années d’exubérance, on note un changement d’atmosphère.”

    Pour Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), la période faste que connaît le continent depuis le début des années 2000 est loin d’être terminée. “En 2008 et en 2009, on disait la même chose. Et l’Afrique s’en est très bien sortie. La capacité de résilience que nos économies ont construite au cours de ces quinze dernières années est réelle”, a-t-il justifié. Lors de ses interventions, le Rwandais a néanmoins glissé quelques mises en garde en direction des États, insistant sur l’importance d’une croissance partagée par tous, le respect de la démocratie et l’adoption de systèmes méritocratiques.

    Panels

    Une nouvelle fois, le Africa CEO Forum a réuni les plus grands noms de l’économie africaine. De nombreux Kényans ont fait le déplacement, aux côtés de Nigérians, de Ghanéens et de Sud-Africains, renforçant la présence de l’Afrique anglophone. Le rendez-vous est aussi devenu celui des multinationales, comme l’ont confirmé la présence de Pierre-André Terisse, patron Afrique de Danone, et celle de Jean-Sébastien Decaux, l’un des héritiers du numéro deux mondial de l’affichage urbain, JCDecaux, qui vient de finaliser l’acquisition du sud-africain Continental Outdoor Media.

    Les participants ont pu suivre trois grandes conférences : sur les trajectoires de croissance des économies africaines, sur la réforme de l’environnement des affaires et sur l’explosion des villes. En complément, cinq thèmes (le développement des technologies numériques, les entreprises familiales, la diversification des sources de financement, les clés d’une acquisition réussie et la création de champions africains) ont fait l’objet de panels spécifiques.

    Au coeur de nombreuses discussions, l’industrialisation semble de nouveau figurer parmi les priorités des décideurs. À la clé, les emplois dont le continent a tant besoin et le développement du commerce intra-africain, a rappelé Venkataramani Srivathsan, directeur général d’Olam en Afrique et au Moyen-Orient. “Si le Niger n’importera jamais de cacao brut de Côte d’Ivoire, il se fera en revanche un plaisir d’acheter des tablettes de chocolat venues d’Abidjan, aussi savoureuses et moins chères que celles fabriquées en Europe”, a résumé un panéliste.

    >>>>> Retrouvez photos et vidéos du Africa CEO Forum 2015 sur le site dédié

    Pour la première fois, le Africa CEO Forum a aussi proposé une demi-douzaine de rendez-vous, limités à une vingtaine de décideurs pour faciliter les contacts entre dirigeants. Une soif d’échanges qu’ils ont commencé à étancher dès le cocktail d’accueil, le 15 mars. On y a notamment surpris le Nigérian Richard Uku, directeur des relations institutionnelles d’Ecobank, parlant longuement avec le Kényan Chris Kirubi, patron du groupe Centum, tandis qu’Abdourahmane Cissé, le ministre ivoirien du Budget, faisait la connaissance du Togolais Gervais Koffi Djondo, cofondateur de la compagnie aérienne Asky. Ces discussions se sont prolongées dans les couloirs et les nombreux salons de l’hôtel Intercontinental. L’occasion de constater, par exemple, que l’Ivoirien Alassane Doumbia, vice-président du groupe Sifca, et le Franco-Sénégalais Abbas Jaber, patron d’Advens, sont dans les meilleurs termes, contrairement aux rumeurs habituellement colportées.

    Pour certains, l’événement a aussi été l’occasion de parapher des contrats – et d’en faire la promotion. En marge des conférences, le Béninois Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), et le Marocain Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank, ont ainsi conclu un partenariat portant sur les activités de financement de projets, de conseil et d’appel au marché financier. Mais le deal le plus important de ces deux jours est la vente par le capital-investisseur Emerging Capital Partners (basé aux États-Unis), en présence de son cofondateur franco-camerounais Vincent Le Guennou, des 26 % détenus dans le capital de l’assureur ivoirien NSIA au consortium formé par la Banque nationale du Canada et la société d’investissement Amethis Finance, dirigée par le Français Luc Rigouzzo. Attendue depuis des mois, cette cession aurait atteint un montant record de 110 millions d’euros.

    Ovation

    Le dîner de gala du 16 mars a abrité la cérémonie des Awards, orchestrée par la journaliste franco-nigériane Elé Asu (qui présente l’émission Réussite sur Canal+). Pour le prix du CEO africain de l’année, ce ne sont pas un, mais deux chefs d’entreprise qui ont succédé à la Sud-Africaine Daphne Mashile-Nkosi, patronne de Kalagadi Manganese : l’Algérien Issad Rebrab et le Kényan Chris Kirubi. Fondateur du groupe diversifié Cevital, Rebrab a notamment été récompensé pour sa politique d’acquisitions en 2014 (le français FagorBrandt, les aciéries italiennes Lucchini). Quant à Kirubi, le jury a salué l’obtention par Centum d’un important contrat pour la construction d’une centrale à charbon, ainsi que ses ambitieux projets dans l’immobilier. Très en verve, le tycoon kényan s’est réjoui de voir réunis les décideurs francophones et anglophones et a appelé de ses voeux un continent sans frontières, ajoutant devant une salle conquise : “Nous allons sauver le monde.”

    Au cours de la cérémonie, Danone, Helios Investment Partners, Equity Bank et IHS Towers ont également été honorés, tout comme Donald Kaberuka, qui a reçu un prix spécial et une ovation de la part de toute l’assemblée pour le travail accompli à la tête de la BAD, qu’il quittera dans quelques mois.

    En trois éditions, le Africa CEO Forum est devenu le rendez-vous incontournable des décideurs économiques d’Alger au Cap. Initialement prévu en Côte d’Ivoire, il a finalement été une nouvelle fois organisé en Suisse, en raison, entre autres, des incertitudes, pour un événement qui doit être planifié de longs mois à l’avance, que faisait planer la crise Ebola. À la tribune, Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien, n’a cependant pas manqué de renouveler l’invitation de son pays pour la prochaine édition, en 2016. D’autres candidats, du Rwanda au Kenya en passant par le Ghana et le Maroc, sont sur les rangs. Après deux jours de communion pour célébrer et entretenir la croissance africaine, la compétition a déjà repris. C’est la dure loi des affaires.

    Julien Clémençot, envoyé spécial à Genève (Jeune AFRIQUE)

  • Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en R D Congo

    Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en R D Congo

    HiltonHotelsLogo.svg-Hilton Worldwide va ouvrir son premier hôtel à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Les travaux de rénovation sont prévus pour s’achever en 2016.

    La société hôtelière Hilton Worldwide a annoncé, mercredi 4 mars, la signature d’un accord de franchise avec Africa Hospitality Investments pour ouvrir le “DoubleTree by Hilton Kinshasa ­- The Stanley”. L’hôtel, situé dans le quartier de Gombe, dans les anciens locaux de l’ambassade de France, nécessite d’importants travaux de rénovation et ne sera inauguré qu’en 2016. Il proposera quatre-vingt treize chambres, un business center, trois salles de réunion et un centre de remise en forme. Les clients auront également accès à trois centres de restauration : un restaurant servant des repas toute la journée, un café lounge ainsi qu’un restaurant panoramique.

    Implantation africaine

    “L’accent que nous avons mis sur le développement de notre portefeuille dans des endroits clés à travers l’Afrique a permis à Hilton Worldwide d’avoir le programme de développement hôtelier le plus rapide du continent. Ce contrat, qui marque notre arrivée en RDC, nous assurera une présence dans cette zone majeure et permettra à Kinshasa de proposer aux touristes une offre hôtelière encore plus intéressante”, a indiqué Patrick Fitzgibbon, le directeur du développement pour l’Europe et l’Afrique de Hilton Worldwide.

    À l’instar du groupe Pullman qui a récemment ouvert son Grand Hôtel à Kinshasa, Hilton – qui gère déjà 37 hôtels en Afrique – étend méthodiquement son empreinte sur le continent.

    (Jeune Afrique)

  • RDC : les contrats miniers toujours en eaux troubles

    RDC : les contrats miniers toujours en eaux troubles

    mine-MIBA--Un nouveau rapport du Centre Carter dénonce le manque de transparence du secteur minier. Dans les documents analysés, le nom des actionnaires, les investissements et les bénéfices de l’entreprise sont le plus souvent absents.

    Soupçons de corruption

    Le résultat de l’étude est en demi-teinte. Le rapport note des avancées, notamment avec la participation de la RDC à l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) qui a permis « la publication de d’avantage de données sur les taxes du secteur minier ». En clair, on contrôle (un peu) mieux les rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat. Pourtant, de nombreux contrats restent encore opaques, notamment sur « les impacts environnementaux, les projets de développement social et communautaire, et les informations de base sur la propriété des principaux projets miniers ». Sur ce dernier point, cela veut dire que les véritables propriétaires des projets miniers étudiés, ne sont pas toujours connus. Un manque de transparence qui alimente les soupçons de corruption.

    Pas de données sur les investissements et les bénéfices

    Sur les 17 projets analysés, « au moins 62 contrats, amendements et annexes n’ont pas été publiés par le Ministère des Mines, en violation avec un décret du gouvernement congolais exigeant leur publication dans les 60 jours suivant la signature ». Si le gouvernement congolais affirme que « tous les contrats sont publiés », le rapport précise « qu’il n’a été possible pour aucun projet couvert par l’étude d’obtenir l’exhaustivité des documents contractuels ». Idem concernant les résultats financiers des entreprises : « ils ne sont pas disponibles ». Impossible d’obtenir les investissements et les bénéfices de ces sociétés, éléments pourtant cruciaux « pour mettre en perspective les recettes fiscales ».

    Une administration défaillante

    Les manquements des services de l’Etat congolais sont également pointés par le document. Dans la plupart des cas, les chercheurs n’ont pas pu identifier les actionnaires des entreprises minières. En cause, les agents du Tribunal de Commerce, qui sollicitaient « soit des paiements illicites, soit des frais de photocopie excessifs avant de fournir l’accès ». Au Journal Officiel, on explique que «photocopier le JO est illégal. C’est préjudiciable aux droits d’auteur (sic) ». Enfin, certains agents ne pouvaient retrouver les documents « à défaut d’un système d’archivage organisé ».

    Mauvaises pratiques des entreprises

    A la lecture de cette étude, on remarque que les quelques progrès réalisés en matière de transparence reste cosmétiques. Après avoir été sortie de l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives en 2013, la RDC a finalement réintégré le processus en juillet 2014. Avec des améliorations notables au niveau de la perception des taxes. Mais l’ITIE apparaît clairement insuffisante pour garantir un commerce des minerais sein et équitable. Pour les populations locales, les mauvaises pratiques des géants miniers restent une réalité. En juin 2014, une ONG suisse, « Bred for all » dénonçait « le travail des enfants, les pratiques fiscales agressives et la pollution de l’environnement » du groupe Glencore. Si en 2012, Glencore déclarait avoir réglé la pollution des eaux provoquée par son usine de Luilu, « Bred for all » et d’autres ONG, ont démontré récemment que les concentrations de cuivre et de cobalt dans le cours d’eau dépassaient les limites recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : « 6 fois pour le cuivre et 53 fois pour le cobalt ! »

    Bons et mauvais élèves

    Capture d’écran 2015-03-01 à 16.27.48

    Les différents projets miniers ont été analysés suivant une grille de lecture précise : identité de l’entreprise, actionnaires, production, montant investi, impôts et taxes, réalisations sociales, impacts environnementaux… Parmi, les projets les mieux notés : Tenke Fungurume Mining – TFM, (6,8/10) et Ashanti Gold Kilo – AGK, (6,6/10)… les derniers du classement étant Mining and Processing Congo – MPC (4,1/10) et Société Moku-Beverendi – SMB (4/10). Les deux thématiques les plus mal notées étant (sans surprise)les impacts environnementaux et sociaux des projets miniers.

    Un secteur clé de l’économie

    Le rapport du Centre Carter, ironiquement intitulé « qui cherche ne trouve pas », préconise un renforcement du code minier congolais « pour qu’il exige clairement la publication des contrats miniers ». L’ONG demande également la publication des 62 contrats de l’étude et la distribution des résumés des études d’impact environnemental sur son site web en langue française. Des recommandations à prendre au sérieux par les autorités congolaises, qui cherchent actuellement à développer les investissements extérieurs dans le secteur minier. L’émergence de la RDC repose notamment sur ce secteur clé de l’économie congolaise, qui pèse plusieurs centaines de millions de dollars.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • La RD Congo a enregistré une croissance économique de 9,5% en 2014

    La RD Congo a enregistré une croissance économique de 9,5% en 2014

    Kinshasa-En 2014, la République démocratique du Congo a enregistré une croissance économique de 9,5%, soit l’une des meilleures performances réalisées depuis l’indépendance du pays en 1960, a annoncé le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo , le 3 mars.

    «Selon le Programme des Nations unies pour le développement, si nous maintenons ce rythme de création de richesses, la RD Congo pourrait devenir un pays émergent en 13 ans», a-t-il déclaré.
    Les prévisions du gouvernement congolais sont légèrement plus optimistes que celles du Fonds monétaire international (FMI), qui a estimé en décembre dernier que la RD Congo devrait enregistrer une croissance économique de 9% en 2014 et de 9,1% en 2015, grâce notamment à la hausse de la production minière.
    La RD Congo se dispute la place de premier producteur de cuivre en Afrique avec la Zambie. Le pays dispose aussi de grandes réserves d’or, de diamants et de cobalt.

    (Financial Afrik)
  • Samsung lance le S6 Edge à écran incurvé

    Samsung lance le S6 Edge à écran incurvé

    Samsung_s6edge-Menacé depuis la sortie de l’iPhone 6 de l’américain Apple, le leader mondial du marché des smartphones, Samsung, a dévoilé à Barcelone son nouveau produit phare, le Galaxy S6, et son dérivé, la phablette Galaxy S6 Edge.

    Présenté à l’occasion du Congrès mondial de la téléphonie mobile, le Galaxy S6 Edge affiche un écran incurvé sur les côtés droits et gauches.

    Cette particularité permet notamment de garder certains contacts actifs et d’alerter la personne qui se sert de l’appareil d’un événement important.

    Il coûtera plus cher que le S6 classique, qui par ailleurs, a les mêmes caractéristiques.

    Le géant sud-coréen a dû réagir car selon le cabinet d’analyse IDC, sa part du marché mondial des smartphones a fortement baissé depuis la sortie du S5.

    Il est désormais talonné par l’américain Apple.

    Le Galaxy S6 et la phablette Galaxy S6 Edge seront mis en vente le 10 avril dans 20 pays.

    BBC