Tag: Economie

  • Le pétrole sera moins cher

    Le pétrole sera moins cher

    petrole-L’année 2014 ne s’achève que dans trois semaines, mais 2015 occupe déjà tous les esprits. Je vous propose donc de commencer à nous interroger sur ce que promet de nous apporter l’année qui s’annonce.

    Elle confirmera sans aucun doute le contre-choc pétrolier intervenu au cours de ces derniers mois et dont nous commençons à toucher les bénéfices : les prix du pétrole et du gaz, sources principales d’énergie pour l’ensemble de la planète qui permettent à ses industries et à ses moyens de transport de fonctionner, ont baissé en moins de six mois d’environ 40 %.

    Cette “révolution énergétique” a déjà fait couler beaucoup d’encre. Mais ses immenses conséquences économiques et stratégiques ne vont se faire ressentir qu’en 2015 et au-delà.

    Il me faut vous en parler.

    Nous la devons au fait que les États-Unis se sont résolus, il y a quatre ans, à exploiter leur pétrole et leur gaz de schiste ; en 2015, ils produiront 10 millions de barils par jour (ou l’équivalent), autant que l’Arabie saoudite.

    Cette production s’ajoute à ce que les États-Unis extrayaient déjà de leurs puits et, par conséquent, ils ont presque cessé d’importer du pétrole et du gaz, et vont même commencer à en exporter.

    Rares et chers jusqu’ici, apanage de quelques pays grands exportateurs et instrument de puissance du cartel des pays exportateurs de pétrole (l’Opep), les hydrocarbures sont désormais abondants, bon marché et mieux répartis.

    *

    Les pays développés, qui en sont les plus gros consommateurs, connaissent, depuis 2008, une faible croissance économique et ont dû apprendre à réduire leur consommation.

    Leurs besoins en énergie sont de ce fait plus faibles.

    La baisse du prix de l’énergie est donc partie pour durer et, en tout cas, nous, consommateurs, sommes assurés d’en bénéficier pleinement en 2015.

    En revanche, les pays exportateurs de cet “or noir”, les plus peuplés d’entre eux en particulier et les plus dépendants de cette manne – Russie, Iran, Algérie, Nigeria, Venezuela – devront procéder à des “révisions déchirantes” et apprendre à vivre comme les autres.

    De ce mal sortira, peut-être, pour certains d’entre eux, un bien…

    Quoi qu’il en soit, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour eux : les réserves financières que la plupart de ces pays ont accumulées leur donnent le loisir de “voir venir”.

     *

    L’année 2015 sera donc celle des bienfaits de ce contre-choc pétrolier sur l’économie mondiale. Ils seront nombreux et sensibles, mais, à ce stade, il est difficile de les mesurer.

    L’économie réalisée par les pays importateurs ? Elle est évaluée à plus de 3 milliards de dollars par jour et à plus de 100 milliards par mois !

    Ceux d’entre eux, comme l’Égypte, qui consacraient jusqu’à 20 % de leur budget aux subventions des prix de l’énergie pour la rendre accessible aux plus modestes, verront leurs finances soulagées.

    La baisse des prix de l’énergie est de nature à faire reculer l’inflation et à doper les taux de croissance économique dans les pays importateurs d’hydrocarbures : on en escompte un accroissement de 0,2 % du PIB mondial de 2015.


    Croissance du produit intérieur brut mondial en 2015. (Sources : AIE)

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    Ce contre-choc pétrolier aura-t-il des conséquences politiques ? Peut-être pas en 2015, première année pleine où il produira ses effets. Mais à moyen terme, très probablement.

    L’argent du pétrole qui coulait à flots pouvait masquer la mauvaise gouvernance économique d’un pays, en atténuer ou en retarder les effets. Mais le Venezuela pourra-t-il continuer à être gouverné en dépit du bon sens avec un baril à 60 dollars ?

    Le Nigeria pourra-t-il maintenir son taux de croissance annuel à 7 % et conserver le rang de première économie africaine qu’il a conquis en 2014 ?

    Que diront les Algériens lorsque leur gouvernement commencera à puiser dans les réserves financières qu’il s’est constituées ?

    Et le régime iranien, pourra-t-il tenir si le président que les Iraniens ont élu en 2013 n’obtient pas, en 2015, la levée des sanctions ?

    Quant à Vladimir Poutine, c’est grâce au prix élevé du pétrole, qui a accompagné sa première arrivée au pouvoir en 2000, qu’il a pu être en mesure de parler haut et fort. Pourra-t-il rester aussi populaire auprès des Russes avec un pétrole dévalué, alors que la Russie en tire la moitié de ses recettes budgétaires ?

    Il est permis d’en douter.

    On n’a pas encore claironné que la baisse du prix du pétrole est le résultat d’un complot américano-saoudien pour mettre en difficulté leurs adversaires (russe, vénézuélien, iranien), mais cela ne saurait tarder.


    Pétrole : les États-Unis supplantent l’Arabie Saoudite

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    Dans son annuaire “The World in 2015“, qui vient de paraître, notre confrère The Economist publie la carte ci-dessous de la croissance économique mondiale par continent en 2015 établie sur la base des meilleures prévisions disponibles.

    Elle est sans surprise, mais la baisse du prix des hydrocarbures, non encore prise en compte, pourrait modifier quelque peu les performances respectives des importateurs et des exportateurs de ce qu’on n’appellera bientôt plus “l’or noir”.
    Jeuneafrique.

  • Les 10 villes les plus chères d’Afrique

    Les 10 villes les plus chères d’Afrique

    angola-Luanda, la capitale de l’Angola, est la ville la plus chère du monde pour les expatriés, plus que Tokyo, Moscou, Londres ou New York, selon le classement 2014 du cabinet d’études américain Mercer. Les prix flambent dans toutes les villes où coule de l’or noir : Ndjamena, Libreville et Lagos, mais les pétrodollars n’expliquent pas tout. Dix villes africaines, parmi lesquelles Bamako, Conakry et Dakar figurent aussi parmi les 50 villes les plus chères du monde.

    1. Luanda, la ville la plus chère du monde
    Dans la capitale de l’Angola, second producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria, tout se compte en dollars. Les expatriés y réfléchissent à deux fois avant de sortir le soir. Le moindre verre coûte 20 euros, et le double pour un dîner au restaurant. Dans les fast-foods, des formules de base à 11 euros coûtent encore deux fois plus cher qu’à Bruxelles… Le salaire d’un policier de base s’élève à 320 euros par mois. Les logements neufs se vendent autour de 1 700 euros le mètre carré, mais les loyers sont hors de prix : 2 500 euros par mois pour un studio, jusqu’à 7 500 euros pour une maison. Depuis la crise financière de 2008, la ville attire une nouvelle vague d’immigration en provenance du Portugal. Des personnes attirées par l’emploi et les gros salaires qui correspondent au standing angolais.

    2. Ndjamena, pétrodollars et nouveaux buildings
    L’effet pétrole joue aussi dans la capitale du Tchad, même si le pays reste l’un des plus pauvres de la planète – 184e sur 187 pays, selon l’Indice de développement humain (IDH). Ndjamena n’en est pas moins la seconde ville la plus chère du monde dans le classement Mercer. Elle surpasse Hong Kong, Singapour, Zürich, Genève et Tokyo. Folie des grandeurs ? La Cité internationale des affaires, un complexe en chantier, comprendra deux tours de 23 étages. Un projet commandé par le président Idriss Déby à l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby, pour un coût de 366 millions d’euros.

    3. Victoria, paradis fiscal des Seychelles
    La 13e ville la plus chère du monde n’est autre que la capitale des Seychelles. Située sur Mahé, la plus grande île de cet archipel de l’océan Indien (jadis nommée Abondance), cette ville de 25 000 habitants encaisse de fortes sommes d’argent en devises grâce au tourisme haut de gamme, aux exportations de vanille, de savon et d’écailles de tortue, mais aussi parce qu’elle est un paradis fiscal très discret. Depuis 2001, une loi empêche les étrangers de régler leurs notes d’hôtel en roupies des Seychelles. Ces îles sont aussi devenues un terrain de jeu pour les expatriés qui s’ennuient à Dubaï, à quelques heures d’avion. Yachts de luxe et villas de rêve se traduisent par des notes très salées, dans le moindre hôtel ou restaurant.

    4. Libreville, l’Afrique chic
    La capitale du Gabon arrive 19e dans le classement Mercer, après New York (Etats-Unis), Shenzhen (Chine) et Tel-Aviv (Israël) et juste avant Kinshasa. Pour une virée dans les hauts-lieux du luxe et les bas-fonds de cette ville pétrolière d’Afrique centrale, il faut lire les romans policiers de Janis Otsiemi. Où l’on apprend que « bongo » n’est pas seulement le patronyme des présidents, père et fils, qui dirigent le pays depuis 1967, mais aussi le petit nom qu’on donne à l’argent. Gros sujet de préoccupation pour tous les frappés du « mal de poche » : 20% de chômeurs et 33% de pauvres.

    5. Kinshasa flambe en billets de 100 dollars
    Forte dépendance vis-à-vis des importations, taux de change défavorable, circulation de très grosses sommes pour cause de commerce illégal de diamants et de minerais : tous les ingrédients sont réunis pour rendre la vie très chère à Kinshasa. Cent dollars, c’est le prix d’un dîner dans un restaurant huppé ou d’un taxi loué à la journée. Beaucoup de Kinois en sont réduits, pour se chausser, à se contenter de simples « babouches » (tongs en plastique), et pour se nourrir, à cultiver des légumes sur les trottoirs. Même les administrations du pays exigent d’être payées en billets verts et ne rendent la monnaie qu’en liasses de francs congolais.

    6. Lagos et ses îles huppées
    Cette mégalopole de 12 millions d’habitants est la 25e ville la plus chère du monde. Pour des raisons liées à la sécurité, expatriés et millionnaires nigérians vivent concentrés à Ikoyi et Victoria Island, deux îles huppées du centre-ville qui donnent sur la lagune. Là, un gin tonic est facturé 24 euros, trois fois plus cher qu’à Paris. Eko Atlantic City, le futur « Dubaï de l’Afrique », une extension du quartier d’affaires de Lagos Island, verra bientôt des buildings se dresser sur une île artificielle en cours de construction. Même à Lekki, un quartier de la classe moyenne et supérieure, on ne trouve aucun deux-pièces à moins de 1 300 le mois, payable d’avance sur 24 mois, sans compter le générateur, qui pompe 5 euros de diesel par jour au bas mot.

    7. Brazzaville, une ville qui carbure à deux vitesses
    Le grand jeu à Brazzaville consiste à montrer qu’on a de l’argent, à faire son shopping le week-end à Paris ou partir fêter son anniversaire à New York… L’élite sort dans des restaurants comme le Mami Wata, au bord du fleuve Congo, où l’on paie 60 euros son repas et 5 euros la bière. Au Nénuphar, un restaurant sympathique situé en face du marché Plateau, un gros poisson coûte encore 45 euros. Alors que les maisons du centre-ville se louent 1 500 euros, les loyers dans le quartier populaire de Bacongo vont de 60 à 150 euros. Les comptes sont vite faits, pour un instituteur au Congo, sachant qu’il ne gagne pas plus de 60 euros par mois.

    8. Bamako, l’effet crise et Minusma
    Devenue la 29e ville la plus chère du monde, juste après Brazzaville, Bamako reste la capitale d’un pays sahélien et pauvre, le Mali. Elle est pénalisée par l’effet de la crise politique de 2012 et 2013 sur son économie, avec la hausse des prix des produits alimentaires et du carburant. Le déploiement en juin 2013 d’une imposante Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), 12 600 personnes en uniforme, a fait flamber les prix : le marché s’ajuste au pouvoir d’achat élevé des casques bleus et des fonctionnaires onusiens.

    9. Conakry paie les lacunes du service public
    Classée 34e ville la plus chère du monde, la ville portuaire a gagné 12 places en 2014 dans le classement Mercer. Qu’est-ce qui coûte si cher dans la capitale guinéenne, en dehors d’un verre ou d’une nuit au nouvel hôtel Palm Camayenne, le premier cinq étoiles de la ville ? Réponse : les lacunes du service public ! Il faut payer l’essence du générateur, à raison d’un euro le litre, si l’on veut un minimum d’électricité. Et prendre sa voiture pour aller puiser de l’eau, afin de remplir des bidons qu’on stocke ensuite chez soi. Les appartements de luxe pour expatriés, avec eau, électricité et sécurité, se louent 2 000 euros par mois. Poster un gardien devant sa maison coûte au moins 50 euros par mois, tandis qu’un instituteur, avec son salaire de 35 euros, peut à peine s’acheter deux sacs de riz par mois.

    10. Dakar, le casse-tête de la dépense quotidienne
    A Dakar, 40e ville la plus chère du monde, trois places avant Abidjan, l’argent file à toute vitesse. Il faut sortir un billet de 1 000 francs CFA (1,50 euro) pour un kilo de sucre et juste un peu moins (1,20 euro) pour un litre d’essence. La préparation d’un yassa-poulet pour 8 personnes coûte plus de 10 euros – le prix d’un seul plat dans les restaurants chics. Les logements neufs au Plateau, le centre-ville, se vendent à 1 500 euros le mètre carré, aussi cher qu’aux Deux-Plateaux à Abidjan. Les prix ont flambé avec la crise ivoirienne de 2 000, qui a vu une cohorte de fonctionnaires internationaux et d’expatriés se rabattre sur Dakar. Un instituteur ne gagne pas plus de 300 euros par mois au Sénégal et un ministre 6 fois plus – sans compter les indemnités, logement et voiture de fonction qui font toute la différence…

    RFI

  • 8 entrepreneurs, 1 rêve africain

    8 entrepreneurs, 1 rêve africain

    ghana_show_making_company_heel_the_world_fred_deegbe_640x360_bbc_nocredit-Chaque semaine, depuis mardi 4 novembre jusqu’à la fin de l’année et sur toutes les plateformes, la nouvelle série African Dream présente le portrait de huit entrepreneurs provenant de diverses régions d’Afrique qui ont placé et investi leur argent sur le continent africain.
    Chacun d’eux a eu un début difficile dans la vie. Mais, tout au long de la série, vous aurez l’occasion d’apprendre qu’il faut parfois prendre des risques pour réaliser un rêve, leurs rêves, et s’ils ont réussi, qu’il est possible pour beaucoup d’autres d’y parvenir.
    Cette semaine dans cette série consacrée au rêve africain nous porterons notre attention sur le ghaneen Fred Deegbe.
    Sans réelle connaissance du domaine des chaussures, Fred Deegbe, qui était banquier à l’époque, s’est lancé sur le marché des plus grandes marques de chaussures dans le monde.
    Peu de temps après, il fait équipe avec un ami et lance en 2011 Heel The World (HTW), une entreprise de fabrication de chaussures haut de gamme basé à Accra, au Ghana.
    Un an plus tard Deegbe quitte son travail de banquier pour se consacrer à plein temps à sa nouvelle et ambitieuse entreprise.
    Le jeune entrepreneur veut prouver qu’il est possible de fabriquer des chaussures de qualité dans son pays.
    Heel The World, qui compte actuellement sept employés à plein temps, dispose d’un site Internet pour la vente en ligne des produits. Il s’appuie aussi beaucoup sur les réseaux sociaux pour le marketing.
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Comment faites-vous pour faire face à la concurrence des produits chinois sur le marché?
    La présence de ces produits chinois sur le marché n’a jamais été mon souci.
    La principale raison est qu’avant de commencer et dès le début, j’ai basé ma démarche et celle de mon équipe sur les principes suivants :
    *La concurrence est toujours bonne, mais elle n’est pas facile à gérer. Donc, je m’assure que mon entreprise dispose toujours de beaux produits afin d’attirer l’attention souhaitée.
    * C’est aussi très important de miser davantage sur la qualité que sur la quantité.
    * Je consacre aussi beaucoup de temps et d’investissement pour développer une meilleure image de la marque et à la commercialisation de mes produits.
    * Traiter les clients comme vos amis : Ceci est crucial dans mon entreprise et je me suis assuré que c’est ancré dans l’esprit des membres de mon équipe afin qu’il y ait une relation de confiance et de loyauté entre les clients et l’entreprise.
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    * Utiliser des matériaux acquis localement : Il est important de soutenir l’industrie locale à travers mon entreprise.
    * Défendre une cause sociale à travers votre entreprise : En raison d’un taux élevé de chômage chez les jeunes et le manque de formation des entrepreneurs, nous avons une branche qui permet de renforcer la capacité de ceux qui veulent créer leurs entreprises.
    Nous animons régulièrement des ateliers et de des conférences dans les universités et dans des entreprises, tels qu’UT Bank.
    * Investir dans le bien-être des talents locaux avec un potentiel de classe mondiale.
    Nous faisons appel et nous collaborons avec toutes sortes de gens créatifs qui, d’après nous, pourraient faire face à la concurrence mondiale du marché.
    Nous offrons des stages aux personnes qui veulent apprendre la fabrication des chaussures sur mesure, ainsi que le métier du cuir.
    * Mettre l’accent sur le marketing. Nous commercialisons nos produits principalement par les réseaux sociaux et le bouche à oreille. C’est une entreprise qui a connu une croissance et nous voulons toujours donner à nos clients le meilleur service et des produits exclusifs.
    *Etre orientée vers l’exportation : Après avoir connu un succès sur le marché local, mon objectif était de savoir comment commercialiser les produits “Made in Ghana ‘’ à l’étranger.

    Je l’ai fait avec succès .Cela nécessite un immense contrôle de la qualité et de la perfection

    bbc

  • Port de Matadi : le délai de dédouanement sera bientôt réduit à 15 jours

    Port de Matadi : le délai de dédouanement sera bientôt réduit à 15 jours

    Port de Matadi-Le commissariat provincial au Plan compte réduire le délai du dédouanement des marchandises au port international de Matadi (Bas-Congo). Il passera de soixante-trois à quinze jours. Le commissaire provincial, Simon Mboso Kiamputu, l’a annoncé lundi 24 novembre au cours d’une interview à Radio Okapi.
    Selon lui, cette mesure pourra être appliquée, d’ici 100 jours [au plus tard au début du mois de mars].
    « De 63 jours aujourd’hui, nous voulons ramener-dans 100 jours-le délai de dédouanement à 15 jours maximum. Au cours de l’année 2015, le délai de dédouanement doit être réduit de 7 jours », a promis Simon Kiamputu.
    Simon Mboso Kiamputu a indiqué que cette action vise à améliorer le climat des affaires.
    « Quand on réduit le temps, on réduit aussi le coût. Les axes sur lesquels nous travaillons concernent essentiellement l’amélioration du climat des affaires », a-t-il poursuivi.
    Le commissaire provincial a aussi souhaité que le guichet unique soit installé à Matadi.

    Cela permettra de créer une entreprise en trois jours, a-t-il ajouté.
    Pour y parvenir, son institution compte appuyer la Direction générale de douane et accises (DGDA), la Société congolaise de ports et transport (SCPT), l’Office congolais de contrôle (OCC) et tous les services habilités à fonctionner au port.
    Le port de Matadi est réputé être le plus cher au monde. Des opérateurs économiques y dénoncent la multiplicité des taxes illégales.
    En 2012, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo avait pris une série de décisions pour lutter contre la fraude au port de Matadi et faciliter la fluidifié du trafic à cette frontière.
    Parmi ces mesures, il y avait notamment la suppression de certaines taxes illégales, la mise en place d’un ordre opérationnel devant faire respecter le décret présidentiel de 2002 fixant à quatre le nombre des services devant opérer aux différents postes frontaliers et la radiation des agences en douanes inciviques opérant en RDC.

    Radio Okapi
  • La RDC risque d’être exclue du processus ITIE

    La RDC risque d’être exclue du processus ITIE

    MIBA-La RDC risque d’être radiée du processus de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Une perspective bien sombre pour l’État congolais et des entreprises qui ne pourront plus accéder au financement de certaines banques internationales. Jusqu’à ce lundi 24 novembre, soit un jour avant la date butoir, 25 entreprises minières installées au Katanga n’ont toujours pas déposé leurs preuves de paiement fiscal pour l’exercice 2012. Le coordonnateur national de l’ITIE demande au Gouvernement de faire pression sur les sociétés concernées.

    «Nous avons vingt-cinq entreprises minières du Katanga, aujourd’hui, qui n’ont pas fait auditer leurs compte en 2012 ou qui n’ont pas de preuves», a affirmé dimanche dernier le coordonnateur national de l’ITIE/RDC, Jérémie Mack Dumba.
    Le professeur Jérémie Mack Dumba a par ailleurs déploré le fait que ces entreprises n’ont pas publié le volume de leurs productions:
    «Comment on peut accepter qu’une entreprise fonctionne dans un pays de droit –comme le nôtre – alors qu’il y a deux ans, cette entreprise n’a aucune preuve que ses compte avaient été certifiés par un commissaire au comptes et qu’il y a des preuves des auditeurs ? Ce sont les choses que nous devons produire. Et comme nous ne les avons pas produits, ça nous bloque.»
    Si rien n’est fait jusqu’au 25 novembre, selon lui, le rapport ITIE/RDC 2012 ne sera plus publié. «Si ces entreprise ne donnent pas les éléments dont nous parlons maintenant, nous sommes complètement en dehors du processus. On nous chasse !», a-t-il affirmé.

    Il a appelé le Premier ministre Matata Ponyo à «user de son autorité primaire et en premier chef pour exiger que ces entreprises donnent [à l’ITIE/RDC] ces informations au plus tard ce 25 novembre à minuit.»
    La RDC avait été suspendue en avril 2013 pour un an de l’Initiative pour la transparence des industries extractives, organisation qui promeut la transparence des revenus dans les secteurs minier et pétrolier. Dans un communiqué publié jeudi 18 avril sur son site Internet, le Conseil d’administration de l’ITIE disait avoir relevé «un défaut d’exhaustivité» et jugé insuffisante la «qualité des données» dans les rapports transmis.​

    Radio Okapi
  • Après les réajustements de l’Ecofin: le budget 2015 voté à l’Assemblée nationale

    Après les réajustements de l’Ecofin: le budget 2015 voté à l’Assemblée nationale

    palais_peuple rdc-Le projet de la loi des finances de l’exercice 2015 a été votée hier jeudi 20 novembre 2014 ce, après que le rapport de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale ait été approuvé. A l’issue du vote intervenu après l’approbation du rapport, sur les 367 députés ayant pris part au vote, 347 ont voté positivement contre 9 et 11 abstentions. Le projet sera transmis à la Chambre haute pour une seconde lecture.

    Il importe de souligner que la Commission Ecofin a opéré des réaménagements internes devant répondre à certains équilibres, conformément aux orientations de la plénière. Ledit rapport renseigne, en comparant aux prévisions des recettes adoptées par la Commission, soit 8.422.103.906.282 Fc tel qu’indiqué, il se dégage un écart positif de l’ordre de 58.887.090.223 Fc.

    En conséquence, étant donné que le niveau des recettes globales inscrites aux prévisions de la loi des finances de l’année 2015 a augmenté à concurrence de 58.887.090.223Fc, soit 8.422.103.906.282 Fc – 8.363.216.816.059 Fc. Il va de soi que le niveau des dépenses soit également revu à la hausse dans les mêmes proportions, afin de maintenir l’équilibre budgétaire.
    Etant donné que la Commission a dégagé des recettes de l’ordre de 8.422.103.906.282 Fc et que les recettes sont focalisées sur les régies financières, elle a réparti selon les nouvelles configurations des prévisions des recettes du projet de loi des finances en ce que la DGDA par rapport aux recettes de la prévision par le Gouvernement arrêtées à 2.466.383.630.125, et la Commission a arrêté à 2.486.535.816.224. Il en va de même de la DGI, dont le montant prévu était de 2.332.400.594.071 Fc à 2.374.764.594.071 de la commission avec une amélioration de 42.364.000.000.

    Pour la DGRAD, le gouvernement avait prévu 686.202.764.226, et la Commission a arrêté à 641.105.867.219.
    Cependant, pour les pétroliers producteurs, le gouvernement avait prévu 398.633.220.178 avec une amélioration positive de 28.905.000.000 Fc pour arrêter à 427.538.220.178 par la Commission. Quant aux recettes extérieures et budgets annexes, la Commission n’a apporté aucune amélioration. Elles sont restées telles que prévues par le Gouvernement, soit respectivement 1.582.028.504.634 Fc et 535.021.391.940 Fc. Par ailleurs, les comptes spéciaux ont subi une modification positive en ce que le Gouvernement les avait prévus à 362.546.710.885Fc, amélioré avec 58.887.090.223 Fc dont la Commission a arrêté à 375.109.512.016 Fc.
    Pour ce faire, dans la totalité, le Gouvernement avait prévu 8.363.216.816.059 Fc, dont les recettes améliorées par la Commission de l’ordre de 58.887.090.223Fc. Par voie de conséquence, les prévisions arrêtées par la Commission sont de 8.422.103.906.282 Fc.
    Les recommandations de la Commission
    Il est vrai que le projet de loi des finances de l’exercice 2015 s’est élaboré dans un contexte socio-politique précis, dominé par la tenue des Concertations nationales et la résolution des conflits armés dans la partie Est de la RD Congo ; les efforts du Gouvernement qui se sont focalisés sur la mise en œuvre des recommandations desdites Concertations, des engagements pris par la RD Congo dans le cadre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, ainsi que sur l’accélération de la mise en place du programme d’action du Gouvernement.
    De ce fait, la Commission a formulé 52 recommandations, notamment au Gouvernement, à la DGDA, à la DGRAD et à l’Assemblée nationale
    Au gouvernement
    La commission recommande que celui-ci accompagne la DGDA dans ses efforts de recouvrement des recettes du contentieux ; d’étendre l’implantation des guichets uniques à travers la RD Congo ; de supprimer les exonérations dérogatoires et veiller au respect des textes légaux et réglementaires, notamment celui limitant le nombre des services commis à la frontière.
    Dans la même perspective, le gouvernement doit obtenir des Gouverneurs des provinces pour la retenue à la source de l’IPR des autorités politiques provinciales et qu’il prenne des mesures en procédure d’urgence des projets de lois portant mesures d’encadrement des recettes des impôts tels que : « la fixation de l’échéance de dépôt de déclaration de l’impôts sur les bénéfices et profits au 30 avril de l’année qui suit celle de la réalisation des revenus, en harmonie avec l’acte uniforme de l’OHADA du 24 mars 2000 portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises ; l’adaptation des documents comptables à annexer à la déclaration de l’IBP en conformité avec l’acte uniforme de l’OHADA, indication des mentions obligatoires de la facture par voie règlementaire dans le but des revenus et celles de la législation sur la TVA ; institution d’une obligation documentaire à charge des entreprises installées en RD Congo et se trouvant sous la dépendance de droit ou de fait des entreprises étrangères, en vue de renforcer le dispositif en matière de prix de transfert ; fixation de la méthode d’évaluation de la base imposable à l’IBP en cas de taxation d’office ; définition en matière de prix de transfert, de la méthode de détermination des revenus imposables à l’IPB en l’absence d’éléments précis mis à la disposition de l’administration des impôts par la redevance ».

    Il a été également recommandé d’introduire l’obligation faite à l’administration des impôts de notifier, dans un délai de deux ans, les suppléments d’impôts en cas d’existence de fraude à incidence fiscale révélée dans une décision judiciaire ou par un organisme public. A ceci sans oublier l’instauration d’une amende en cas d’insuffisance de paiement de l’acompte prévisionnel de l’IBP, introduction de la possibilité de réexaminer, après notification de la décision clôturant son instruction, d’une réclamation contentieuse en cas de découverte d’erreur sur le fondement légal d’une imposition. Définir des termes « erreur matérielle » et « double emploi » en vue d’éviter toute interprétation abusive dans le cadre de la procédure de dégrèvement d’office ; imputation de pertes professionnelles de l’exercice comptable et des exercices antérieurs à concurrence de 70% du bénéfice fiscal avant l’imputation desdites pertes, assimilations en matière de TVA du transport des marchandises destinées à l’exportation aux opérations d’exportations des marchandises, exonération réalisée par les ASBL constituées et de la valeur ajoutée, de l’importation réalisée par les ASBL légalement constituées et la vente locale de bête sur pied.
    Il en va également de la présentation du plan détaillé pour l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu ; de déposer l’état d’application de la loi sur les frontières maritimes ; transmettre à l’Assemblée nationale les budgets des provinces pour leur intégration dans le budget de l’Etat afin de se conformer à l’article 175 de la constitution.
    Le Gouvernement devra prendre en compte les prévisions originelles des services qui les élaborent sur base des éléments objectifs dans l’élaboration des budgets des prochaines exercices ; faire un effort pour libérer les crédits votés par l’Assemblée nationale en faveur de ces services afin de leur permettre de réaliser les missions qui leur ont été assignées ; améliorer la gestion des sociétés commerciales du portefeuille de l’Etat ; lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui pénalisent les industries nationales ; finaliser la révision des dispositions particulières du code minier relatives au secteur de l’environnement ; lever les obstacles liés à la vérification de la biomasse, de la dégradation et de la déforestation afin de réunir les préalables requis pour accéder au marché du crédit carbone. Il faut enfin décaisser sans atermoiement les crédits des investissements transférés aux provinces pour améliorer le taux d’exécutif du budget d’investissement.
    A l’endroit de la DGDA et de la DGRAD
    La première régie financière doit optimiser le contrôle par scanner des conteneurs tant à l’importation qu’à l’exportation des marchandises ; recouvrir les fonds dus au Trésor public dans les dossiers contentieux, doter la brigade douanière d’équipement de travail adéquats.
    Quant à la deuxième régie financière, elle doit mettre à la disposition des services d’assiette les imprimés de valeur de manière permanente et ainsi éviter des ruptures de stock qui occasionnent des pertes à l’Etat tout en encourageant la fraude ; améliorer les efforts de collaboration avec les services d’assiette pour plus de transparence dans la chaîne des recettes.

    A l’endroit de l’Assemblée nationale

    Elle est appelée à initier un contrôle parlementaire sur les encours des recettes encadrées par la DGRAD pouvant impacter les prévisions budgétaires pour l’exercice 2015 ; ordonner une mission parlementaire d’évaluation du niveau de production réelle du baril à Muanda, le cas échéant, réaliser une mission de recoupement à l’extérieur du pays auprès des sociétés qui achètent le brut congolais ; initier un contrôle budgétaire à la DGDA portant essentiellement sur le dossier contentieux, les enlèvements d’urgence et les exonérations.
    Elle doit aussi initier un contrôle parlementaire sur la DGI portant essentiellement sur les Avis de mise en recouvrement, les dégrèvements fiscaux.
    En plus, elle doit exiger impérativement le dépôt du projet de loi modifiant le Code minier aux fins d’améliorer la mobilisation des recettes de l’Etat ; voter la loi modifiant la loi n°044/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales et utiliser la diplomatie agissante afin d’associer les efforts de l’Assemblée nationale à ceux du Gouvernement pour un dénouement rapide et gagnant du contentieux qui oppose la RD Congo à l’Angola en ce qui concerne les blocs 14 et 15 situés sur le plateau continental, exploités unilatéralement par l’Angola.

    Pius Romain Rolland

    L’Avenir Quotidien

  • Bras de fer entre Orrick et la Banque mondiale autour d’Inga III

    Bras de fer entre Orrick et la Banque mondiale autour d’Inga III

    Barrage d'Inga-Le projet de barrage hydroélectrique Inga III en RD Congo est l’objet depuis quelques mois de vives tensions entre les différentes parties prenantes au sujet des honoraires perçus par les conseillers juridiques, financiers et techniques.

    c’est la guerre autour d’Inga III. Lefaramineux projet de barrage hydroélectrique en RD Congo est l’objet depuis quelques mois de vives tensions entre la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), les autorités congolaises et les trois conseillers chargés de l’étude du projet. Objet du courroux de l’institution de Washington : les honoraires perçus par le cabinet d’avocats américain Orrick, la banque d’affaires Lazard et la société de conseil en ingénierie Tractebel.

    Dans l’extension du contrat que viennent de signer les parties, ils varieraient selon les sources de 18 millions à 24 millions de dollars (de 14 millions à 19 millions d’euros) pour la période 2011-2018, soit environ 1 million de dollars par société par an.

    Dispropotionné

    Un niveau loin d’être exorbitant vu la complexité du dossier, mais que la Banque mondiale juge disproportionné par rapport à la pratique habituelle. La directrice générale, Sri Mulyani Indrawati, s’en est d’ailleurs fait directement l’écho mi-octobre auprès du Premier ministre et du ministre des Finances congolais, lors des dernières assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

    D’autres sources prêtent toutefois à l’institution d’autres intentions moins louables : renforcer son poids dans ce dossier majeur, en choisissant d’autres conseillers. Orrick – et notamment son patron Afrique, Pascal Agboyibor – serait dans la ligne de mire.

    Le cabinet a sans doute le désavantage d’être également un conseil régulier de la Gécamines, dont la gestion des dossiers miniers a été régulièrement épinglée par les institutions de Bretton Woods.

    Jeune Afrique
  • La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange

    La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange

    Les présidents russe et chinois assènent une gifle à Obama. D. R.

    Les présidents russe et chinois assènent une gifle à Obama. D. R.

    Afin de réduire l’hégémonie occidentale, notamment américaine, sur le monde de la finance, et par-delà sur l’économie mondiale, la Russie et la Chine ont décidé de passer à la vitesse supérieure en annonçant l’abandon du dollar comme monnaie d’échange. Il est vrai que les sanctions économiques prises par les pays européens et les Etats-Unis contre la Russie avec l’avènement du conflit ukrainien ont contraint ce pays à chercher de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour faire face à la crise. Connues pour leur proximité pas seulement géographique, mais aussi et surtout stratégique, la Russie et la Chine semblent décidées à élargir leur coopération à d’autres domaines. En plus de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, les deux superpuissances prévoient, en effet, la création de leur propre agence de notation et d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa. Les pays occidentaux ont longtemps dominé les marchés financiers. Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch, sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par les Occidentaux. Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (la Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux Etats-Unis, AAA), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuader les investisseurs de leur prêter de l’argent. La cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée. La nouvelle cote qu’elle a attribuée au pays, «BBB» (qualité moyenne inférieure), n’est plus qu’un grade au-dessus de celle réservée à la pacotille. Une telle situation a poussé les Russes à réagir promptement face à cette hégémonie américaine. Et les choses semblent aller rapidement si l’on juge par le temps très court qui s’est écoulé entre l’annonce faite le 14 août dernier par le président Vladimir Poutine de vendre désormais son gaz en devises nationales et non plus en dollar américain et l’accélération de la coopération sino-russe. Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps pour que Moscou mette au point un accord global avec la Chine allant dans ce sens. L’agence de presse russe RIA Novosti, qui cite la revueKommersant, va même jusqu’à annoncer que le gouvernement russe a d’ores et déjà expédié deux navires vers l’Europe avec à leur bord 80 000 tonnes de pétrole qui seront réglées en rouble et non en dollar, du jamais vu. Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente. Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple. La Russie envisage également la création d’une «union économique eurasienne» dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales. En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. L’annonce de ces décisions a été accueillie avec beaucoup d’appréhension en Occident. Le journal allemand Die Welt, par exemple, compare ces initiatives pour mettre fin à la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la guerre froide, et il évoque «une guerre financière avec l’Occident». Il est vrai que l’hégémonie américaine sur l’économie mondiale à travers le dollar n’a jamais souffert d’une quelconque contestation depuis… 1945.
    Amine Sadek (Algerie Patriotique)

  • Le Gouvernement met en place une nouvelle procédure de l’import-export 

    Le Gouvernement met en place une nouvelle procédure de l’import-export 

     

    Bateau RDC-Le commerce transfrontalier entre Kinshasa et Brazzaville, à la Gare fluviale de Kinshasa, est désormais soumis à un tarif réduit. C’est ce qui découle de la nouvelle procédure de l’import et export lancée par le ministre de l’Economie et commerce extérieur, le samedi 18 octobre dernier à Kinshasa.
    En vue de répondre positivement aux différentes plaintes formulées par des importateurs, le numéro 1 de l’Economie nationale a procédé aussi à la vulgarisation des termes de l’Arrêté n°CAB/MIN.FINANCES/2014 du 12 août 2014 portant institution d’un taux simplifié à l’importation, signé par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances. Cet arrêté fait la différence entre les produits du cru, c’est-à-dire les produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche issus des pays frontaliers. Ces produits sont les seuls à faire l’objet du commerce transfrontalier et à bénéficier par ce fait, du taux simplifié à l’importation. Tandis que les produits relevant du commerce international, parce que n’étant pas produits ou cultivés dans les pays voisins, ne sont pas concernés par le tarif réduit. Ils doivent être soumis au régime général.
    Ces dispositions, indique Jean-Paul Nemoyato, “permettent d’arrêter le coulage des recettes de l’Etat et de contrer la concurrence déloyale. Nous en appelons donc au civisme des intervenants dans le commerce extérieur à bien vouloir observer scrupuleusement ces nouvelles dispositions pour éviter de tomber sous le coup de fortes pénalités prévues par la législation en la matière. “
    Au cours de cette cérémonie, l’Adg de la SCTP, qui faisait son mot de bienvenu, a loué les efforts du Gouvernement dans l’assainissement du secteur fluvial et lacustre en supprimant 38 perceptions des taxes dépourvues de fondement légal.
    Tito Umba a également encouragé le fait que ” dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et en vue d’assurer l’optimisation des recettes, le Gouvernement a confié aux Ministres de l’économie et commerce, de l’Agriculture et développement rural, des Transports et voies de communication, ainsi qu’à celui des Finances, la mission de procéder à l’analyse des problèmes qui se posent au niveau du trafic transfrontalier entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, en vue des recommandations utiles. “
    Ces experts, membres du comité élargi de coordination des frontières fluviales et lacustres, réunis du 13 au 19 septembre dernier au Beach Ngoblia, fait-il remarquer, ont produit un travail de qualité en un temps record. A l’issu duquel des propositions ont été émises sur une procédure simplifiée de traitement des unités fluviales et des marchandises au trafic transfrontalier entre Kinshasa et Brazzaville.
    REMEDIER AU DEFICIT ORGANISATIONNEL
    En plus de l’application de l’Arrêté susmentionné, la commission d’experts a stigmatisé le déficit organisationnel du port de Kinshasa, de la Gare fluviale et du Beach Ngobila. Ce désordre, a souligné le ministre, aggrave la fraude, particulièrement à la Gare fluviale où le décor opérationnel affiche un désordre organisé qui n’a d’égal que celui qui sévit dans certains marchés à travers la cité. ” Pour y remédier, la commission des experts a proposé les conditions à remplir pour entrer au port en vue d’accéder à la marchandise et être autorisé à effectuer les transactions à l’import ou à l’export.
    A titre d’illustration, note Jean Paul Nemoyato, les embarcations ou cargaisons en provenance des pays voisins devraient en principe être, de façon exhaustive, listées dans un document appelé “manifeste” dont les copies sont adressées à tous les services opérationnels (OCC, DGDA, SCTP, etc.), pour permettre à ces derniers d’accomplir leurs taxations sur base des chiffres et des quantités réels.
    Cependant, regrette le numéro un de l’Economie nationale, ” les manifestes disparaissent, comme par enchantement, de la chaine opérationnelle et les différentes tarifications se font par la suite sur base des déclarations erronées et fantaisistes à la grande satisfaction des importateurs véreux. “
    En définitive, a-t-il insisté, il est recommandé, à dater de ce jour, que les choses reviennent à la normale et que la sanction soit de mise contre les collaborateurs complices de la fraude pour les dissuader de leur ouvrage maffieux. C’est dans ce sens que le commerce s’imposera comme une source de valeur ajoutée en RDC. Ce qui permettra au pays de cheminer sur la voie de l’émergence et de la réalisation de la croissance à deux chiffres à l’horizon 2015.
    Il faut noter, par ailleurs, que ces différentes résolutions font suite aux plaintes enregistrées par le Gouvernement de la part des importateurs et tout récemment de la part des producteurs locaux de ciment et du sucre de canne, en l’occurrence Cilu et la compagnie sucrière de Kwilu Ngongo. De ce fait, l’Exécutif a résolu de s’attaquer aux problèmes de la persistance de la concurrence déloyale à laquelle sont confrontées les opérateurs honnêtes et les producteurs locaux du fait de la fraude douanière systématique, signalée aux frontières, particulièrement à la gare fluviale de Kinshasa et aux postes frontières de Lufu, Yema, Kimpangu, etc. MOLINA (Forum des As)
  • RDC : hausse de la croissance économique

    RDC : hausse de la croissance économique

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Le taux de croissance de la République Démocratique du Congo devrait augmenter en 2015, a annoncé lundi le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, lors de la présentation du projet de loi de finances 2015.

    « Le taux de croissance économique devrait atteindre 10,4% en 2015 », a déclaré le chef de gouvernement devant l’Assemblée nationale. Il a en outre souligné que l’objectif d’une croissance du PIB de 8,7%, pour cette année est toujours réalisable. Cependant, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit que la croissance du PIB congolais devrait plutôt baisser de 8,6 en 2014 à 8,5% en 2015.

    En tout état de cause, le projet de loi de finances prévoit qu’à terme, le budget total de l’Etat présenté à l’équilibre, atteindra 9 milliards de dollars U.S.

    D’une population d’environ 65 millions d’habitants, la RDC dispose de nombreux atouts pour briller sur le plan économique. Elle dispose en effet d’importantes ressources naturelles et minières. Cependant, la corruption et la mauvaise gestion étatique font que ce pays reste l’un des moins développés de la planète. La majorité de la population vit sous le seuil de l’extrême pauvreté tel que défini par la Banque Mondiale, soit un revenu de 1,25 dollars par jour et par personne. De même, les richesses sont très inégalement réparties.

    Au demeurant, certaines régions du pays, en l’occurrence celles de l’Est, échappent au contrôle des autorités, car étant aux mains des groupes rebelles. Depuis près de 20 ans, les conflits à répétition dans ces régions fragilisent l’économie du pays.

    Il n’empêche que le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo, formé en 2012, ambitionne à travers diverses réformes économiques, de faire de la RDC un pays émergent à l’horizon 2030.

    Le Griot