Tag: Economie

  • La RDC lance un ambitieux programme de parcs agro-industriels

    La RDC lance un ambitieux programme de parcs agro-industriels

    parc-agro-industrielLa République démocratique du Congo a lancé mardi le premier d’une série de parcs agro-industriels destinés à doper le développement du pays et à mettre en valeur l’énorme potentiel de terres arables dont elle dispose.

    Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a inauguré le site de Bunkanga Lonzo, à environ 220 km à l’est de Kinshasa, aux manettes d’un tracteur tirant un système d’épandage, a constaté un photographe de l’AFP.

    Le parc de Bukanga Lonzo s’étend sur 75.000 hectares. Selon le gouvernement, il a été choisi pour son “potentiel de production à très haute valeur ajoutée : terre arable à fort rendement, disponibilité en eau et facilité d’irrigation, proximité avec la ville de Kinshasa qui constitue un marché et un débouché commercial de plus de 10 millions de personnes”.

    A terme, l’Etat prévoit le lancement de 20 parcs agro-industriels afin de mettre en valeur le potentiel agricole énorme du pays.

    Ravagée par vingt ans de conflits (qui perdurent dans sa partie orientale) et saignée par des décennies d’incurie des pouvoirs publics, la RDC est aujourd’hui un importateur net de denrées alimentaires alors qu’elle dispose, selon les autorités, de 80 millions d’hectares de terres arables et d’une main-d’oeuvre abondante, largement inemployée.

    Le gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo, en fonction depuis avril 2012, a fait du secteur agricole la “priorité fondamentale” de son plan de développement national destiné à faire de la RDC un pays émergent à l’horizon 2030.

    Un parc agro-industriel est “une zone économique spéciale […] aménagée et dotée de services allant de la recherche à la mise sur le marché”, a expliqué le ministre de l’Agriculture, Jean Chrisostome Vahamwiti, rappelant que le gouvernement voulait voir le pays quitter l’ère de l’agriculture de subsistance pour entrer dans celle de l’agro-industrie.

    Pour lancer le parc de Bukanga Lonzo, le gouvernement indique avoir mobilisé 83 millions de dollars. Une société mixte récemment créée, la Sopagri, est chargée de fournir les services, les équipements et les intrants agricoles pour ce site dont la gestion a été confiée à un consortium sud-africain, Africom.

    Les premiers semis et plantations de maïs et haricots doivent avoir lieu en septembre pour une récolte aux alentours de février-mars 2015.

    AFP
  • Le carburant en hausse à la pompe, l’essence passe de 640 à 665 FC à l’Ouest

    Le carburant en hausse à la pompe, l’essence passe de 640 à 665 FC à l’Ouest

    essence_station1-C’est la deuxième révision des structures des prix de ces produits depuis le début de l’année. Depuis lundi soir, l’essence, à la pompe, se vend à Kinshasa et dans les autres provinces de l’Ouest de la RDC, à 665 Francs congolais. Selon les opérateurs économiques, cette augmentation des prix l’est en monnaie nationale alors que pour ceux qui achètent ces mêmes produits en devise étrangère, les prix sont plutôt à la baisse, rapporte radiookapi.net

    Dans l’Est du pays, le prix de l’essence à la pompe est passé de 750 à 840 Francs congolais, tandis que dans le Sud, il passe à 880 contre 790 FC, avant. Pour Philippe Jaurrey, président du Groupement professionnel des distributeurs petroliers, cette nouvelle structure de prix des produits pétroliers à la pompe est en hausse pour le Franc congolais, et en baisse pour ceux qui achètent en devises étrangères. Il explique : « Les produits pétroliers sont achetés en dollar américain, tandis qu’à la pompe, le prix est fixé en franc congolais. Là il s’avère que le prix moyen frontière dans l’immense majorité, baisse, et d’ailleurs le prix du produit en dollar baisse également. En revanche, comme il y a une dépréciation du Franc congolais par rapport au dollar [une dépréciation de 10%], c’est cette dépréciation du taux de change qui a provoqué le changement des structures et qui provoque le changement des prix à la pompe, dans le sens de la hausse en Franc congolais. Je vous rappelle qu’en dollar, le prix à la pompe baisse, puisque l’essence, par exemple, était à 97 cents, il n’est plus qu’à 91 cents selon les structures du 17 février. »

    révision du prix du carburant, quelles peuvent être les répercussions sur marché kinois ?

    Selon les analystes économiques, l’augmentation du prix du carburant ne pourra affecter les prix d’autres produits que si le coût de transport change. Très souvent, les transporteurs répercutent la hausse du litre d’essence sur les prix des biens. Une augmentation du prix d’essence de 10 % entraîne parfois 30 ou 40 % de plus sur les prix de leurs produits, estiment ces analystes. Par contre, ils pensent qu’une augmentation modérée, comme celle de 25 francs congolais observée à l’ouest, peut ou ne pas donner lieu à d’autres ajustements.Mais, ce sont ceux qui ont des véhicules qui vont ressentir automatiquement le coup de cette hausse sur leur budget familial, concluent les analystes.

    Radio Okapi

  • L‘amélioration la gouvernance économico-financière porte ses fruits : la RDC classée parmi les pays ”réformateurs” par la Banque mondiale

    L‘amélioration la gouvernance économico-financière porte ses fruits : la RDC classée parmi les pays ”réformateurs” par la Banque mondiale

    Ville de Kin-Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relatif au CPIA, “Country Policy and Institutlonal Assessment “ vient de classer la République Démocratique du Con go sur une liste restreinte de huit pays africains qui ont réalisé une performance positive grâce à de réformes mises en œuvre dans le secteur financier au cours de l’année 2014.
    * La note de la RDC est passée de 2,7 à 2,9. Une bonne cote impulsée essentiellement par le critère “Gestion macroéconomique”.

    Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relatif au CPIA, Country Policy and Institutional Assessment “, vient de classer la République Démocratique du Congo sur une liste restreinte de huit pays africains qui ont réalisé une performance positive grâce à de réformes mises en œuvre dans le secteur financier au cours de l’année 20l4.
    En 2014, ces huit pays africains ont amélioré leurs politiques dans le but de stimuler la croissance et de faire reculer la pauvreté.
    Concernant spécifiquement la RDC, sa note est passée de 2,7 à 2,9. Une bonne cote impulsée essentiellement par le critère” Gestion macroéconomique”. Il y a lieu de souligner que les diverses réformes engagées par le gouvernement pour améliorer la gouvernance économico-financière portent leurs fruits. L’annonce a été faite par le gouvernement à l’issue de la réunion de la Troïka stratégique du 1er juillet 2014. Une réunion consacrée au suivi de la situation économique et financière du pays et présidée par le Premier ministre Matata Ponyo Mapon.
    Rappelons que la note de la RDC est restée figée à 2,7 pendant quatre ans. Franchir le seuil de 2,9 démontre tout simplement que les efforts entrepris sous le leadership du président Joseph Kabila Kabange, avec à la manette l’actuel gouvernement dirigé par Matata Ponyo, commencent à payer.
    Mais cette bonne note ne signifie pas que le gouvernement doit se frotter les mains et dormir sur ses lauriers. Loin s’en faut. Car, le même rapport souligne aussi que les efforts restent encore à fournir. Et c’est sur le point de vue des réformes de l’administration et des politiques qu’entend surfer le gouvernement pour que s’accélère le rythme de création des richesses, avec l’inclusion de la population en termes de partage des gains de la croissance.

    Notons que le CPIA mesure chaque année les performances des pays dits pauvres. Depuis 1980, les notes de le CPIA servent à déterminer l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux 39 économies afric8ines éligibles é une aide de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres de la planète.
    D’une manière générale, ce rapport sur la mise en place des politiques et des institutions nationales dans les pays CPIA évalue en quelque sorte le degré des réformes initiées par les pays membres de l’IDA.

    Il revient d’ailleurs de ce rapport que l’Afrique n’a pas introduit suffisamment de réformes, malgré quelques exceptions précitées. Dans le volet financier, le score réalisé en Afrique demeure assez faible, à peine 2,9. Il s’agit d’une performance relative car, le résultat est bien en-deçà de ceux réalisés par les autres régions du monde. Le rapport confirme ainsi un très faible accès aux services financiers en 2013 en dépit d’une progression de 25% de la population active.
    Pour certains pays comme l’Ouganda et le Mozambique, leurs réformes sont présentées comme substantielles “. Et pour d’autres, comme le Kenya, ils ont davantage consolidé leurs progressions en intensifiant les facilités visant â promouvoir le développement inclusif de l’activité bancaire, a noté le rapport. Ces avancées même significatives ne peuvent occulter le fait que 85% des prêts bancaires consentis en Afrique subsaharienne ne concernent que les populations de 8 pays. Pire, seulement une poignée d’entre ces pays ont développé des systèmes de financement basés sur d’autres produits que les banques, notamment les assurances, le fonds de pension et marchés des capitaux. Malgré tout, les banques ont réalisé d’importants bénéfices grâce à une meilleure maîtrise de leurs coûts. Le marché du crédit est resté dominé par les emprunts publics, et les taux appliqués se sont situés à un niveau assez élevé, autour de 10%. Seul le Kenya a réalisé des emprunts internationaux à des taux variant entre 6 et 7%.

    Signalons que la note globale du CPIA a augmenté pour huit pays d’Afrique sub-saharienne, et reculé pour huit autres. Et sur les huit dont la note est positive, c’est la République Démocratique du Congo qui affiche la plus forte progression, ave sa note relevée à 2,9.

    La CPIA mesure la qualité des améliorations des politiques et institutions publiques à l’aune de 16 indicateurs du développement, dans quatre domaines. La gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’insertion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de I (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale est la moyenne des quatre domaines évalués.
    D. Mwassa Kyalondawa

    7sur7.cd
  • Gécamines:L’essor du cuivre en RD Congo se fait sans la Gécamines

    Gécamines:L’essor du cuivre en RD Congo se fait sans la Gécamines

    cheminee-de-la-gecamines-La Gécamines n’est décidément plus le fleuron de l’économie du cuivre au Congo-Kinshasa. La société publique cherche 161 millions de dollars pour financer un plan de départ de ses salariés, qu’elle a de plus en plus de mal à payer.

    La Gécamines, autrefois le fleuron minier du Congo-Kinshasa, cherche 161 millions de dollars pour payer les indemnités de départ de 6 000 de ses salariés, la moitié de son personnel. La « Générale des carrières et des mines » ne parvient plus à payer ses employés, qui sont en grève depuis la semaine dernière, après trois mois sans salaire.

    La Gécamines peine décidément à sortir d’un endettement colossal, plus d’un milliard et demi de dollars, qui date de l’effondrement des cours du cuivre dans les années 1990. La société publique s’est déjà séparée de 10 000 employés dans les années 2000. Mais ce ne sont pas les malheureuses 35 000 tonnes de cuivre qu’elle produit aujourd’hui qui vont l’aider à repartir du bon pied – elle en produisait 15 fois plus dans les années 1980.

    Paradoxalement, la République démocratique du Congo dans son ensemble n’aura jamais produit autant de cuivre que cette année : un million de tonnes. Mais ce sont les grands groupes miniers étrangers, l’Américain Freeport, le Suisse Glencore, et les sociétés chinoises qui ont eu l’envergure financière suffisante pour développer les mines congolaises, lorsque les cours du cuivre sont repartis à la hausse à la fin des années 2000. La Gécamines, elle, a beau s’obstiner à acquérir de nouveaux gisements, même très prometteurs comme Desiwa, elle n’a pas les moyens de les mettre en production. Est-ce encore sa vocation d’être un opérateur minier plutôt qu’une simple holding de partage des participations de l’Etat, qui récupérerait les revenus au bénéfice des infrastructures et des services publics du pays ? Certains experts s’interrogent. Cette quête effrénée de liquidités de la part de la Gécamines l’aurait en outre poussée à brader ses participations, notamment à Dan Gertler, un investisseur israélien. Reste le poids politique, régional et social de la Gécamines, la suppression de 6 000 emplois s’annonce comme un nouveau coup dur pour la province du Katanga.

    RFI
  • Comment piller le cuivre de la République démocratique du Congo sans bourse délier

    Comment piller le cuivre de la République démocratique du Congo sans bourse délier

    kamoto-katangamining_KML-KCC, filiale du géant suisse Glencore, réussit à ne pas payer d’impôts. Pourquoi ? Depuis 2008, elle affiche systématiquement des pertes.

    Le cours du cuivre flambe et la production de la société minière Kamoto Copper Company (KCC), au Katanga, en République démocratique du Congo, affiche une forte croissance. Malgré cela, l’entreprise annonce systématiquement des résultats déficitaires. Ses fonds propres seraient même négatifs à presque deux milliards de dollars ! Comment expliquer ce mystère ? KCC appartient à 75 % à cinq sociétés établies dans des paradis fiscaux (îles Vierges britanniques et Guernesey), propriétés elles-mêmes du groupe Katanga Mining Limited (KML). Et KML est détenu par le suisse Glencore, géant du négoce et de l’extraction minière.
    Des pertes par un simple jeu d’écritures

    En fait, KCC accumule les pertes par un simple jeu d’écritures. Elle affirme payer d’”importants paiements d’intérêts à cinq sociétés mères […] et auprès desquelles KCC s’endette de plus en plus”, écrivent dans un rapport accablant deux ONG suisses, Pain pour le prochain et Action de carême, et une ONG britannique, Rights and Accountability in Development (RAID). Ces ONG estiment qu’en cinq ans, ces pratiques ont fait perdre 153,7 millions de dollars à l’État congolais. Le pire, c’est que cette pratique scandaleuse n’est pas illégale en soi… Le rapport de 121 pages des trois organisations repose sur un travail d’enquête d’un an et demi.

    Comment la République démocratique du Congo pourrait-elle lutter contre Glencore ? Celle-ci a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 240 milliards de dollars, soit plus de trente fois le budget de l’État de la RDC ? Glencore, fondée par le sulfureux Marc Rich, est installée à Baar, une petite bourgade du canton de Zoug, en Suisse. Première entreprise de la Confédération, devant Nestlé, elle a fusionné en mai 2013 avec Xstrata, et contrôle aujourd’hui 60 % du zinc, 50 % du cuivre et 30 % de l’aluminium dans le monde. En clair, la multinationale estime pouvoir tout se permettre.
    Première entreprise suisse devant Nestlé, Glencore fait du tort écologique à la RD Congo

    En 2012 déjà, Pain pour le prochain et Action de carême avaient révélé que les effluents de l’usine hydrométallurgique de Kamoto Copper Compagny étaient rejetés sans aucun traitement dans la rivière Luilu. Glencore reconnaissait les faits et affirmait alors “avoir complètement résolu le problème”. Le nouveau rapport souligne que des rejets de l’usine “continuent d’être déversés dans la rivière Luilu, simplement plus en amont”. Les concentrations de cuivre dans l’eau sont six fois plus élevées que les seuils fixés par le code minier congolais.

    Pour le cobalt, les résultats sont supérieurs jusqu’à cinquante-trois fois aux seuils de l’OMS. Résultat : “Les poissons ont disparu de la rivière Luilu et les berges ressemblent à de la terre brûlée. Les personnes qui habitent en aval de la mine ne peuvent utiliser l’eau de la rivière, ni pour leurs besoins quotidiens ni pour irriguer leurs champs.” Réponse de Glencore : “Nous procédons à un suivi régulier de la situation et nous n’avons pas constaté de pollution !”

    En effet, contrairement à ses habitudes, le géant minier, entré en Bourse en 2011, a accepté de négocier avec les ONG.

    Celles-ci ont pu visiter en octobre 2013 les mines de Glencore en RD Congo et rencontrer des représentants des deux filiales, Kamoto Copper Compagny et Mutanda Mining. En mai 2014, les ONG ont remis à Glencore leurs conclusions, et la multinationale a pris position par écrit sur celles-ci. Très optimistes, les deux ONG suisses, qui sont liées aux Églises protestante et catholique, écrivent : “Nos conclusions diffèrent souvent de celles de Glencore, mais nous espérons que nos recommandations aideront la firme à traduire ses politiques en changements concrets sur le terrain. “On peut toujours rêver.

    De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

     

    Le Point
  • Alerte à la contrefaçon du Franc congolais : de fausses coupures à grande valeur faciale signalés sur le marché !

    Alerte à la contrefaçon du Franc congolais : de fausses coupures à grande valeur faciale signalés sur le marché !

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -Les faux monnayeurs attaquent le marché congolais dans lequel ils viennent d’injecter de grosses fausses coupures, de quoi alarmer les autorités compétentes invités à réagir promptement face à cette situation

    Devant l’Université pédagogique nationale (UPN), un pompiste en pleine activité dévisage assez longtemps quelques billets que venait de lui remettre un client pour s’approvisionner en carburant.

    « Ces deux billets de 20.000Fc chacun sont douteux. Et même cet autre billet de 5.000 (Ndlr sur un total de 50.000 Fc en grosses coupures) me paraît contrefait », ajoute-t-il en s’adressant à l’acheteur ébahi.

    J’ai touché un montant de, 186.000 Fc, dont la majeure partie en grosses coupures. C’était hier soir des mains d’un cambiste en ville. Comment se fait-il que tu en voies des faux ? », Lance-t-il, penaud en guise de réaction à l’endroit de celui qui avait catégoriquement refuse de prendre lesdits billets et qui ne les pas pris en fin de compte, tant il en avait exige d’autres.

    L’ivraie est dans le blé

    A la question de savoir comment a-t-il déniché qu’il y avait de l’ivraie dans le blé, le pompiste répond : « Notre monnaie est sécurisée. Malheureusement, comme les Congolais prennent tout les yeux fermés il se fait que ces derniers temps plusieurs faux billets soient en circulation sur le marché. Presque chaque four ce sont des scènes qui se répètent. Et comment les dénicher ? Dans la plupart des cas le filagramme n’est pas assorti dans sa brillance externe », a-t-il déclaré.

    D’autre part dans un bureau de change à la Gombe, un faux (victime ou faussaire) est signalé. M. Alain, après avoir touché de ses débiteurs en début de semaine une importante somme en Francs congolais, se propose d’acheter le dollar américain afin de les envoyer a son partenaire à l’étranger dans le cadre de ses transactions purement commerciales.

    « Grace à nos machines de comptage. je viens de m’apercevoir que plus de 17 billets de 10.000 Fc chacun, soit 170.000 Fc (Ndlr: un peu plus de 190$) sont contrefaits. Alors. Monsieur veuillez me les changer ou du moins nous revoyons nos calculs », dit-il au client.

    Pour ce cambiste professionnel si l’on ne fait pas attention lors du comptage de billets de banque au moyen des machines électroniques, de petites coupures souvent mêlées par mauvaise foi aux grosses dans une même liasse : de fausses coupures comme c’est le cas ici et autres reliures ayant perdu toute valeur monétaire nous tombent dans les caisses pour s’y éterniser, occasionnant d’énormes pertes », affirme-t-il abasourdi. Et son client n’avait plus de choix sinon ses deux yeux pour pleurer et déplorer le fatal manque à gagner.

    Un phénomène à combattre

    Un monétariste œuvrant dans une banque d’à-côté, interrogé à cet effet, précise que partout au monde, la monnaie a toujours fait ‘objet de piratage et de contrefaçon. Il reconnait que ce phénomène n’est pas nouveau au pays.

    D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour lesquelles il est créé sur terrain un service antifraude », ajoute-t-il, avant de renchérir » la loi est claire en cette matière. Un billet déchiqueté, une reliure contre nature, un billet sans authenticité,… n’ont pas cours légal. Quant au contrefacteur il est puni de servitude pénale », rappelle-t-il, sans autre forme de procès.

    D’ores et déjà, l’autorité monétaire en République démocratique du Congo devra ouvrir l’œil, et le bon, afin de décourager aussi bien es contrefacteurs que la propension de ce phénomène dernièrement signalé dans la partie Est du pays. Corn me une trainée de poudre, avec les fausses coupures ci-signalées, ayant fait triomphalement leur entrée dans la capitale, les dangers que cela occasionne sont diversifies, hélas, en défaveur du Franc congolais.

    Emmanuel Badibanga/L’Avenir

  • En RDC, la police se lance dans les autodafés de (faux) téléphones portables

    En RDC, la police se lance dans les autodafés de (faux) téléphones portables

    vente-cell-La police congolaise a brûlé pour l’exemple mardi plusieurs centaines de téléphones portables de contrefaçon en pleine ville de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Cet autodafé contemporain a eu lieu devant le palais de justice de Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province du Katanga.

    “Nous avons saisi en tout mille portables” à des commerçants chinois et pakistanais, a déclaré le commandant de police qui dirigeait l’opération.

    Indiquant avoir agi après la plainte d’un revendeur exclusif d’une grande marque sud-coréenne, le commandant a ajouté : “On les brûle pour décourager les commerçants chinois et pakistanais, ou même congolais, de faire entrer des téléphones” contrefaits dans le pays.

    La vindicte policière n’a pas fait que des malheureux. Selon un témoin arrivé sur les lieux du brasier un peu avant le journaliste de l’AFP, les policiers présents se seraient partagés environ 300 appareils avec quelques personnes de passage avant de mettre le feu au reste de la marchandise.

    Joint, par téléphone, le commerçant pakistanais chez qui avait été saisi la moitié du stock confisqué a reconnu qu’il vendait des téléphones contrefaits mais s’est plaint d’avoir tout de même dû payer des droits à la douane pour faire entrer ces appareils qu’il vendait entre 15 et 50 dollars pièce.

    “C’est une grande perte pour moi. Les policiers m’ont aussi pris de vrais téléphones” de marque, a-t-il déploré, sans préciser combien.

    Son amertume était partagée par un passant congolais qui assistait malheureux à l’hécatombe téléphonique. Chez le revendeur agréé (congolais), “il n’y a pas un téléphone à moins de 300 dollars”, a-t-il dit, “on était mieux servi avec ce Pakistanais et ces Chinois”.

  • Ces câbles sous-marins à fibre optique qui vont traverser l’Afrique en 2014

    Ces câbles sous-marins à fibre optique qui vont traverser l’Afrique en 2014

    FIBRE OPTIQUE SOUS MARRAIN – De nombreux câbles sous-marins longent désormais les côtes africaines. Objectif, permettre aux pays africains d’avoir accès aux services de télécommunications de qualité. En plus des acquis qui songent déjà à se consolider, de nouveaux câbles seront bientôt actifs sur le continent. C’est à partir de l’année 2010 que la part de l’Afrique dans le déploiement des câbles sous-marins à fibre optique a commencé à s’accroître. On peut ainsi citer la mise en service de Main One, Eassy et de Glo-1 cette année-là (voir tableau ci-dessous).

    De nouveaux câbles

    Mais, en 2014, de nouveaux câbles sous-marins vont être activés en Afrique. Parmi eux, on peut citer le câble sous-marin Wasace qui envisage de relier l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe. D’après ses promoteurs, il s’agit du plus important projet de câble dans l’océan Atlantique, dont « la longueur totale des fibres équivaudra à sept fois la circonférence de la terre ». Ses pays cibles sont le Maroc, le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud. Les investisseurs de quatre continents participent au projet, dont la firme VIP Must et la Banque africaine de développement. Wasace sera mis en œuvre par le groupe David Ross, un consultant international, basé aux Etats-Unis, spécialisé dans la réalisation de réseaux de communication. Ses promoteurs veulent utiliser la technologie dite « 100G ». Ses capacités seraient dix fois plus importantes que celles des systèmes actuels. 

    Câble sous-marin Brics

    On ne saurait oublier le nouveau câble sous-marin Brics annoncé en juin 2012 et qui va connecter les pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) avec les Etats-Unis. Le câble aura une capacité de 12,8 terabit/s et sera relié aux câbles WACS (West Africa Cable System), EASSy (Eastern Africa Submarin System) et SEACOM. Ce qui permettra aux cinq pays initiateurs du câble d’avoir un accès direct à 21 pays africains.

    Autre câble sous-marin qui sera mis en service en 2014, la South Atlantic Express (SAex). Ce câble devrait connecter Cape Town, en Afrique du Sud, Luanda en Angola et Fortaleza au Brésil. Ces projets et bien d’autres permettront à l’Afrique d’avoir une bande passante toujours plus intéressante.

    « Maintenant que les façades maritimes du continent africain sont toutes couvertes de l’Ouest à l’Est et du Nord au Sud par des câbles sous-marins, le nouveau challenge consiste à interconnecter les hubs et des points de contact entre eux », observait récemment Philippe Dumont, le président de l’activité réseaux sous-marins d’Alcatel-Lucent dans les colonnes de RTN.

    Les câbles sous-marins en Afrique depuis 2000

    Nom du câble

    Pays africains concernés

    Longueur

    Période de mise en service

    SEA-ME-WE-3

    Maroc, Egypte, Djibouti

    39 000 km

    2000

    ATLANTIS 2

    Dakar (Senegal), Praia (Cap Vert). Ensuite, Las Toninas (Argentine), Rio de Janeiro (Brésil), Fortaleza (Brésil), Medano (Iles Canaries), Madère, Conil (Espagne) et Lisbonne (Portugal)

    12 000 km

    Mai 2000

    SAT-3

    Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Nigeria, Cameroun, Gabon, Angola, Afrique du Sud, Maurice, Sénégal

    14 000

    Deuxième trimestre 2001

    SEA-ME-WE-4

    Egypte, Tunisie, Algérie

    20 000 km

    2000

    SEACOM

    Madagascar, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Afrique du Sud, Egypte 

     

    2009

    TEAMS

    Kenya

    4500 km

    Troisième trimestre 2009

    LION

    Madagascar, Maurice

    1000 km

     

    Main One

    Nigeria, Ghana

    7000 km

    Troisième trimestre 2010

    EASSY

    Afrique du Sud, Soudan, Ethiopie, Madagascar, Seychelles, Botswana, Mozambique, Tanzanie, Soudan, Kenya, Maurice, Djibouti, Erythrée

    9900 km

    2010

    GLO-1

    Ghana, Sénégal, Mauritanie, Maroc 

    9800 km

    Quatrième trimestre 2010

    EIG

    Egypte, Libye

    11 300 km

    2011

    WACS

    Afrique du Sud, Namibie, Angola, RD Congo, Congo, Cameroun, Nigeria, Togo,

    Ghana, Côte d’Ivoire, Cap-Vert

    14 000 km

    2011

    LION-2

    Kenya, Madagascar, Maurice

    3000 km

    2012

    ACE

    Gabon, Cameroun, Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone,

    Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Sénégal, Gambie, Cap-Vert, Mauritanie, Maroc

    12 000 km

    2012

     Source : RTN

    Par Beaugas-Orain Djoyum pour Réseau Télécom Network No 59

    (Agence Ecofin)

  • Conflit autour du pétrole : L’orage gronde de nouveau entre Kinshasa et Luanda !

    Conflit autour du pétrole : L’orage gronde de nouveau entre Kinshasa et Luanda !


    Après une accalmie relativement longue, une nouvelle crise menace d’éclater entre la Rdc et son voisin l’Angola. En cause : l’exploitation unilatérale du pétrole continental dans les blocs 14 et 15 par le pays de Dos Santos au détriment de notre pays.

    Cela fait un peu plus de 3 décennies que la Rdc subit le diktat angolais sur son territoire maritime. Evaluée par des Experts internationaux, la perte subie par la Rdc est énorme. Un véritable scandale!
    En effet, en 2003, les réserves des deux blocs étaient estimées à 4,3 millions de barils. S’étant investie dans l’exploitation unilatérale de l’or noir, Luanda produit à ce jour près de 2 millions de barils le jour. Conséquence : l’Angola rivalise aujourd’hui avec le Nigeria, premier pays producteur du pétrole en Afrique.
    Normal donc que l’Angola devienne le nouvel eldorado de l’Afrique centrale. Que le pays soit en ce moment classé parmi les pays émergents et qu’il devienne une véritable puissance régionale d’abord, puis continentale qui se révèle incontournable dans la géostratégie régionale de l’Afrique centrale.
     
    Ras-le-bol
     
    Durant la législature 2006-2011, la Rdc avait exercé une pression sans précédent sur l’Angola dans le but de rentrer dans ses droits. Le pays de Joseph Kabila a poussé le bouchon jusqu’à porter l’affaire devant l’arbitrage international de l’Onu.
     
    Mais voici des années que ce processus d’arbitrage piétine.
    La Rdc a décidé de revenir à la cher et de manière beaucoup plus déterminée.
     
    Et pour marquer sa détermination, notre gouvernement vient de rejeter la proposition d’un arrangement à l’amiable proposée par la Commission spécialisée de l’Onu. La pression congolaise est très forte.
     
    Les crocs de Hollande
     
    Saisissant la balle au bond, le Président français, avancent des sources crédibles, a décidé de s’interposer entre les deux protagonistes, de sorte que la situation ne dégénère pas. C’est à ce titre, apprend-on, que s’est effectuée la dernière visite d’Etat de Dos Santos à Paris.
     
     
    Il est prévu un déplacement imminent, de Joseph Kabila à Paris, avant un tête- à-tête entre les deux Chefs d’Etat africains.
    La médiation de Paris est venue à point nommé pour autant que l’Angola vient d’introduire une demande téméraire et vexatoire à l’Onu. Luanda réclame l’extension de sa zone d’exploitation jusqu’à 3770 km à l’intérieur des eaux territoriales congolaises.
    LP

  • Comptes suspects du ministère des Finances : des têtes commencent à tomber !

    Comptes suspects du ministère des Finances : des têtes commencent à tomber !

     

    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011. RFI/Junior D. Kannah
    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
    RFI/Junior D. Kannah

    Les choses sont allées très vite le week-end passé dans l’affaire des « Comptes suspects de la RDC logés dans des banques commerciales », particulièrement à Access Bank RD Congo, où les fonds logés dans cette banque nigériane pour une longue période,  produisaient des intérêts libérés en numéraires ou versés dans des comptes bancaires spéciaux ouverts à cette fin. Cette affaire révélée par le sénateur Polycarpe Mongulu, lors de la plénière du lundi 5 mai 2014 au Sénat, sur fond d’une question orale avec débat adressée au ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances, Patrice Kitebi, a commencé à faire des victimes tant du côté du ministère des Finances qu’à la banque nigériane.

                Dans le lot : Xavier Ndusha, directeur administratif et financier du Bureau central de coordination(BCECO) est déjà dans la ligne de mire de la justice pour avoir initié et signé un contrat confidentiel avec le numéro 1 d’Access Bank pour cette sale besogne, alors qu’il n’en a ni droit, ni qualité. Quant au co-signataire de cet arrangement, François Ngenyi, directeur général d’Access Bank, il a été contraint à la démission à la suite de cette affaire. Son homme de main, Eric Kasongo, trésorier général à Access Bank au moment des faits, a été déchu pour avoir, à plusieurs reprises, canalisé les intérêts de ces comptes de la RDC vers des sous-comptes obscurs. Acces Bank a révoqué ses cadres et agents qui avaient alors la charge des comptes de l’Etat et les a traduits en justice, à la suite des irrégularités constatées. La liste n’est pas exhaustive, car, avons-nous appris, le dossier est devant les cours et tribunaux pour instruction à la suite d’une dénonciation des mouvements des comptes non ordonnancés par le ministre délégué auprès du Premier ministre, en charge des Finances.

                Il convient de noter que le sénateur Polycarpe Mongulu avait fait état des mouvements suspects des fonds. Il a particulièrement ciblé « Access Bank RD Congo SARL », où pareille situation a été enregistrée le 6 septembre 2012, le 1er avril 2013 et le 10 avril 2013, pour un montant total de 687.605.622FC.

                Cet ancien Procureur Général de la République a sollicité  les explications du ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, sur la réaction tardive de son ministère et les dispositions prises pour que ce type d’incident ne puisse plus se répéter dans la gestion des comptes de ce ministère, logés dans les autres banques commerciales.

                Dans sa réplique, le ministre Kitebi a affirmé que les mouvements des comptes de l’Etat auprès d’Access Bank en dates du 6 septembre 2012, du 1er avril 2013 et du 10 avril ne relevaient pas de ses instructions. C’est du reste en raison de cette anomalie que le ministère des Finances avait saisi Acces Bank pour requérir plus d’information. Des investigations que nous avons menées attestent également que le contrat confidentiel signé entre Xavier Ndusha et François Ngenyi s’est fait de gré à gré car l’institution BCECO ne peut être engagée, selon la loi, que lorsqu’au minimum deux signatures sont apposées dans un document officiel.

               S’agissant des disposions prises par le ministère des Finances pour éviter un nouveau tripatouillage, Le Phare a appris que des missions ponctuelles de la Direction du Trésor et de l’Ordonnancement sont diligentées auprès de toutes les banques partenaires, en vue de s’assurer de la régularité des opérations dans les différents comptes de l’Etat.  Enfin, le rapport du commissaire aux comptes d’Access Bank que certains médias ont malencontreusement imputé au ministère des Finances, avons-nous appris, sera prochainement publié dans les colonnes du Phare afin de fixer l’opinion sur une manipulation de la vérité qui commençait à prendre corps autour de cette affaire des « comptes suspects ».

    Tshieke Bukasa