Tag: Economie

  • Afrique: Voici la liste des Riches presidents Africain

    Afrique: Voici la liste des Riches presidents Africain

    riches-presidents-africains-L’Afrique est le deuxième plus grand continent du monde. Il est également le deuxième continent le plus peuplé du monde et considéré comme le continent le plus pauvre . Il ya 47 pays en Afrique , menées par les différents dirigeants qui ont été au pouvoir pour plusieurs décennies . Certains de ces dirigeants et leurs familles sont très riches et leur richesse sont considérés comme mal acquis . Ils font leur richesse des ressources naturelles de ces pays par la création d’ entreprises sous les noms de leurs familles . Voici un bref aperçu des présidents les plus riches en Afrique . Les 9 plus riches présidents et rois africains que de l’année 2014 :

    1 ) José Eduardo dos Santos – Valeur nette: 20 milliards de dollars Pays: Angola , années au pouvoir : 34 José Eduardo dos Santos est le Président de l’Angola . Il a occupé à ce poste depuis 1979 Sa fortune estimée personnelle dépasse de plus de 20 milliards de dollars, selon Cabinda en ligne . Environ 70 pour cent des Angolais vivent avec moins de deux dollars par jour . Sa fille , Isabel dos Santos est l’un des milliardaires du Forbes Afrique avec une valeur nette de 3,8 milliards de dollars. Elle est actuellement la plus riche femme de l’Afrique et aussi la plus riche femme noire au monde .

    dos santos

    2 ) Mohammed VI du Maroc – Valeur nette: 2,5 milliards de dollars Pays: Maroc , années au pouvoir : 15 Mohammed VI est l’actuel roi du Maroc . Il est également le premier homme d’affaires du pays . Il vaut la peine de plus de 2,5 milliards de dollars, selon le magazine Forbes . Le roi monta sur le trône après la mort de son père en 1999 et il se mit aussitôt à l’amélioration sur son épouvantable bilan des droits de l’homme et lutte contre la pauvreté

    Mohamed 6

    3)Teodoro Obiang Nguema Mbasogo – 600 millions de dollars Pays: Guinée équatoriale , années au pouvoir : 34 Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est le président de la Guinée équatoriale . Il est venu au pouvoir en
    Août 1979 par l’éviction de son oncle Francisco Macias Nguema par un coup militaire . Il a supervisé l’émergence de la nation comme un important producteur de pétrole , à partir de 1990 . Ce président et sa
    famille possèdent littéralement l’économie , sa fortune personnelle dépasse 600 millions de dollars selon le magazine Forbes . En Octobre 2011 , le gouvernement des Etats- Unis a saisi $ 70,000,000 biens de
    son fils , Teodoro Nguema Obiang Mangue . Bien que la Guinée équatoriale est le deuxième pays le plus riche de l’Afrique , la majorité de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté.

    abidjantv

    Theodore Obiang

    4 ) Uhuru Kenyatta – Valeur nette: 500 millions de dollars

    Pays: Kenya , années au pouvoir : 1

    Uhuru Muigai Kenyatta est le Président du Kenya et le fils du premier président du Kenya , Jomo Kenyatta . En 2011 , Forbes a estimé sa valeur nette à 500 millions de dollars. La plupart de sa richesse provient de la propriété .Avec sa famille , le président détient des participations dans la plus grande entreprise laitière du Kenya Brookside Dairies , société de médias MediaMax , Heritage Hotels , Commercial Bank of Africa et des centaines de milliers de bonnes terres du Kenya . Il est considéré comme l’homme des personnes en raison de sa sociabilité . Lors de son discours inaugural , il a promis la transformation économique par le biais de la Vision 2030 , les soins maternels gratuits et l’unité entre tous les Kenyans

    Uhuru kenyatta

    5 ) Paul Biya – Valeur nette: 200 millions de dollars

    Pays: Cameroun , années au pouvoir : 31

    Paul Biya est le Président du Cameroun depuis le 6 Novembre 1982, Sa valeur nette est estimée à environ 200 millions $; ce chiffre a été publié par le ForeignPolicy.com . Environ 48 pour cent des citoyens du Cameroun vivent en dessous du seuil de pauvreté . Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement ( CCFD ) et plusieurs sur – et hors ligne des médias l’a placé dans la liste des dirigeants de biens mal acquis . En 2009 , le journal en ligne français , Rue 89 , a rapporté les vacances du président Cameroun a été le meilleur le plus cher parmi les leaders mondiaux . Plus que du président américain . Il a été critiquée pour avoir dépensé € 30,000 ( $ 40,000 ) par jour sur la location d’une villa .

    Paul Biya

    6 ) Le roi Mswati III – Valeur nette: 100 millions de dollarsPays: Swaziland , années au pouvoir : 28 La 15ème plus riche royal dans le monde , selon le magazine Forbes . Mswati III est le roi du Swaziland. Il vaut plus de 100 millions $ ; bas 100 millions de dollars son 2012 (200 millions) fortune . Le roi a souvent été critiqué pour ses dépenses somptueuses . En été 2009 , plusieurs de ses 13 épouses auraient dépensé plus de 6 millions de dollars dans une virée shopping . Dans le budget 2014, le Parlement a alloué $ 61,000,000 pour annuelle ménage budget du Roi , tandis que 63 pour cent des Swazis vivent avec moins de 1,25 dollar par jour . Sa collection de voitures de luxe comprend le phare d’un $ 500 000 Daimler Chrysler Maybach 62 et a interdit la photographie de ses voitures.

    king Mswati 3

    6) Goodluck Jonathan – Net Worth : 100 millions de dollars

    Pays: Nigeria , années au pouvoir : 4 Goodluck Jonathan est le président du Nigeria . Sa valeur nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Il a lancé une ” Feuille de route pour la réforme du secteur énergétique ” , a lancé cette initiative de la jeunesse avec l’innovation au Nigeria et a lancé le programme de transformation. Il est membre de la décision ” Parti populaire démocratique “.

    Good luck

    8 )Idriss Deby – Valeur nette: 50 millions de dollarsPays: Tchad , années au pouvoir : 23 Idriss Déby a été le président du Tchad depuis 1990 Sa valeur nette est estimée à 50 millions de dollars . Vers la fin de Août 2006, il a fait des nouvelles internationales après l’appel de son pays d’avoir 60 pour cent des parts de sa production après avoir reçu des miettes de sociétés étrangères exécutant l’industrie.

    Idriss Deby

    9 ) Robert Mugabe – Valeur nette: 10 millions de dollars

    Pays: Zimbabwe , années au pouvoir:26 Robert Mugabe est le président de Mugabe . Sa valeur nette est estimée à environ 10 millions de dollars. La famille du dictateur est très riche . Mugabe a remporté de nombreuses élections , bien que souvent ceux-ci ont été critiquées par des étrangers pour violation de diverses procédures électorales.

    Robert Mugabe

  • Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Contrairement à ses prévisions initiales

    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011. RFI/Junior D. Kannah
    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
    RFI/Junior D. Kannah

    -Avec la stabilité du cadre macroéconomique qui se consolide davantage, le gouvernement est sûr de boucler l’année 2014 avec un taux d’inflation de moins de 2%, contre une prévision de 3,7%. A fin 2014, la Troïka stratégique, qui s’est réuni hier lundi autour du Premier ministre, avance un taux d’inflation de 1,161%. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est fixé à 0,08% (-0,002). En cumul annuel, il a atteint 0,869% au niveau national.


    Quant aux prévisions de croissance, les estimations réalisées sur base des données de production à fin juin 2014 indiquent un taux de croissance de 8,7%, en cohérence avec les prévisions initiales de 8,8%.

    Le marché de change, au 26 septembre 2014, est demeuré stable. Il s’est légèrement apprécié de 0,03% sur le marché parallèle, affichant 931,75 Fc/Usd ; tandis qu’il s’est déprécié de 0,5%, s’établissant 926,04 Fc/Usd, sur le segment indicatif. Alors que les réserves internationales se sont arrêtées à 1 734,77 millions Usd, équivalent à 8,30 semaines d’importations.

    Pendant ce temps, la Banque centrale du Congo a maintenu son taux d’intérêt directeur à 2,0%, avec une marge de positivité de 0,78 point au 26 septembre 2014.

    Dans le registre des finances publiques, le solde du compte général du Trésor, au 26 septembre 2014, a indiqué un déficit de 118,8 milliards Fc, provenant des recettes de 177,8 milliards Fc, et des dépenses de 296,6 milliards Fc.

    En cumul annuel, la Troïka stratégique note que le compte général du Trésor présente une marge positive de 102,5 milliards Fc.

    Comme à l’accoutumée, la Troïka a fait le tour de la conjoncture internationale. Au 25 septembre 2014, elle a fait remarquer que les prix des matières premières composant l’essentiel des exportations de la RDC ont été tous en baisse. Le cours du cuivre est passé de 6 918,00 Usd la tonne métrique à 6 765,00 Usd, perdant 2,21% de sa valeur. La tonne métrique du cobalt s’est négociée à 34 133 Usd contre 34 398 Usd une semaine avant, soit un recul de 0,77%. Concernant l’or, le prix de l’once s’est fixé à 1 222,30 Usd, contre 1 225,45 Usd une semaine avant, soit -0,26%.

    Les prix de baril du pétrole, au 26 septembre 2014, étaient en hausse sur les deux marchés. A Londres, il était à 96,83 (+3,78%) ; et sur le marché new-yorkais, il s’est établi à 92,95 Usd (+0,61).

    S’agissant des prix de principaux produits céréaliers, au 19 septembre 2014, ils se sont présentés comme suit : 474,00 Usd (-2,9%) pour le blé ; 12,71 Usd (+0,5) pour le riz ; 119,00 Usd (-4,3%) pour le maïs.

    Depeche online

  • Budget : cap sur le développement social

    Budget : cap sur le développement social

    dollars-Le Premier ministre Augustin Matata  Ponyo a déposé hier lundi 29 septembre 2014 le projet de loi budgetaire pour l’exercice 2015 au bureau de l’Assemblée nationale. La hauteur du budget est de l’ordre de 8 milliards 300 millions de dollars US.

    Devant la presse dans le hall du Palais du Peuple à l’issue de son entretien avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, le chef du gouvernement a reconnu que ce projet de budget est modeste par rapport aux potentialités de la République Démocratique du Congo. Il a toutefois  noté des progrès notables comparativement aux budgets précédents en illustrant par celui  de 2001 qui se chiffrait à 300 millions de dollars US alors que l’actuel  avoisine les  9 milliards de dollars américains.

    Analysant rapidement ce budget, Augustin Matata a fait ressortir le fait qu’il tient compte de la vision du chef de l’Etat axée sur la révolution de la modernité. Il s’inscrit ainsi  dans la logique du développement social car il prévoit la construction, la réfection et la modernisation des hôpitaux, des écoles, des infrastructures et autre secteur agricole .

    C’est une réponse directe aux préoccupations sociales de l’ensemble de la population par l’intensification des parcs agricoles  comme  celui  de Bukanga Lonzo  érigé sur une superficie de 5.000 hectares. Le chef de l’Exécutif est convaincu que les réalisations prévues au budget relèvent de la vision de l’émergence de la RDC à l’horizon 2030.

    Se basant sur le discours du chef de l’Etat à l’Assemblée générale des Nations-Unies, Matata  a affirmé que la RDC est debout avec un taux de croissance et un PIB de 10%, fait exceptionnel depuis une dizaine d’années. « La  RDC connait une forte croissance économique, la meilleure au monde, un cadre macro économique et un taux de change stable, une inflation maitrisée à 1% » a-t-il affirmé. Une manière pour le chef du gouvernement de démontrer à ses détracteurs qui convoitent son fauteuil que le bilan de sa gestion à la tête du gouvernement depuis le début de la législature en cours  est en tous points positif.

    On attend maintenant que le projet soit soumis aux débats pour en connaître les ressorts et les différentes articulations.

    Il y a lieu de signaler que le jour même où le Premier Ministre déposait le projet de loi budgétaire, Aubin Minaku se rendait à la Cour des comptes où il a lâché une phrase qui a fait jaser : le temps du contrôle pédagogique est terminé, place maintenant au contrôle- sanction.

    Qu’a-t-il voulu dire ? On se perd en conjectures. Une chose cependant, mérite d’être rappelée : la réddition des comptes de la République pour l’exercice budgétaire précédent avait été recalée lors de la dernière plénière par une exigence formelle de l’avis préalable de la Cour des comptes.

     Eric WEMBA

    Le Phare

  • RDC-RSA : vers une stratégie industrielle inclusive concertée

    RDC-RSA : vers une stratégie industrielle inclusive concertée

    zuma_kabila-La partie congolaise veut expérimenter l’expertise sud-africaine dans sa réflexion sur le mode d’implantation des Zones économiques spéciales (ZES), a-t-on appris en marge de la sixième édition du forum République sud-africaine (RSA)-République démocratique du Congo (RDC) qui se tient à Kinshasa du 15 au 17 septembre sur le thème « L’initiative du commerce et de l’investissement».

    À travers ce partage d’informations sur l’épineuse question des ZES, l’idée est d’arriver à en faire un projet véritablement rentable pour le pays. Et forcément les autorités congolaises veulent se donner toutes les chances de réussir cette transformation. Il y a même des avancées, notamment la publication de la loi sur les ZES, une étape importante dans le développement du projet.

    En effet, grâce à la Loi, il sera possible désormais d’espérer une émergence de la RDC à l’horizon 2030, projette le ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes entreprises. Mais il y a bien d’autres défis dans le secteur agricole, notamment les projets d’envergure comme le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo qui bénéficie déjà de l’expertise et de la technologie sud-africaine.

    Sur ce point, il se dégage une volonté commune de travailler dans le sens d’une stratégie industrielle inclusive et durable concertée pour assurer une croissance économique basée sur l’industrialisation et le commerce international des produits industriels et des services indispensables à la réduction de la pauvreté.D’emblée une invitation tacite est faite aux opérateurs économiques congolais et sud-africains de venir investir massivement dans les ZES. La tâche est rendue d’autant plus facile qu’il existe désormais un Guichet unique de création d’entreprise qui marque un pas de plus dans la voie de l’amélioration du climat des affaires en RDC.

    Agence d’information d’afrique centrale

  • Le café de la RDC rapporte plus de recettes que les pétroliers producteurs, mais l’argent va en Ouganda

    Le café de la RDC rapporte plus de recettes que les pétroliers producteurs, mais l’argent va en Ouganda

    cafe-L’Etat r-dcongolais a perçu quelque USD 400 millions des pétroliers producteurs en 2013. Quasiment autant est escompté pour 2014. Les exportations du café ont, par contre, rapporté plus de USD 500 millions. 

    Mais ces recettes sont tombées dans les caisses de l’Ouganda. La RDC ne s’est contentée que du menu fretin : USD 17 millions.

    En RDC, le café est essentiellement produit en Ituri et dans le Grand Nord-Kivu, zones frontalières à l’Ouganda. Ce pays n’est pas, toutefois, un producteur de taille de l’or vert.

    Le café autant que le thé et le cacao sont placés sous la supervision de l’ONC, Office national de café, ex-OZACAF, transformé, voilà presque 4 ans en établissement public. 

    Depuis, les faits générateurs des recettes dans la caféiculture ont connu une inflation créée de bric et de broc. 

    La douane, les services de sécurité, l’administration fiscale provinciale, etc., s’en sont mêlé chacun avec ses taxes et redevances. Voilà qui a occasionné des filières d’exportations frauduleuses des cultures pérennes par l’Ouganda. Où règne l’ordre…administratif. 

    Dépourvu de tout document attestant de leur provenance r-dcongolaise, des milliers des sacs de café qui traversent frauduleusement la frontière sont comptabilisés dans la production ougandaise.

    Ainsi, l’Ouganda s’est-il targué avoir exporté 500.000 tonnes de café en 2013 pour plus de 500 millions de dollars des recettes. La RDC n’a par contre, officiellement, exporté que 8.000 t de café pour des revenus de 17 millions de dollars. 

    Les caféiculteurs du Grand Nord-Kivu en ont assez d’enrichir un Etat certes voisin mais mal porté par l’opinion dans la province du fait de sa politique belliqueuse vis-à-vis de la RDC.

    Réunis au sein de l’Association des exportateurs du café de la province du Nord-Kivu, ils l’ont dit le 28 août dernier, au ministre de l’Economie et Commerce extérieur, Jean-Paul Nemoyato à qui ils ont remis un mémo visant à réorganiser le circuit de l’exportation des cultures pérennes pour l’intérêt de la RDC. 

    Surtout que la demande mondiale en café est estimée d’ici 2015 à 140-145 millions de sacs (de 60kg). Mais avis d’experts, il y a une réelle volonté politique qui organise le désordre dans ce secteur. 

    Le thé, le cacao, etc., le tabac, ne figurent plus, depuis des lustres, sur le fichier de la balance commerciale de la R-dC tenu par la Banque centrale. 

    Les recettes des papayes ou des bananes ne sont comptabilisées nulle part. Pourtant c’est dans des camions entiers que ces fruits- naguère à l’origine des tensions (guerre des bananes) au sein de l’OMC- traversent la frontière r-dcongolaise. Notamment par le poste de Bunagana qui rapportait USD 600.000/mois du temps de son occupation par le M23.

    Il n’est plus que le café dont les recettes des exportations sont connues, et, selon les dernières statistiques rendues publiques par la BCC, ont connu une chute de plus de 30% depuis 2011. 
     
    Le café représentait plus de 60% des recettes d’exportation de produits agricoles de la R-dC jusque dans les années 60. Il rapportait encore près de 15% des revenus d’exportations de l’Etat dans les années 1990, du temps de la période présumée de grande prédation sous Mobutu. Ça vaut quoi le café aujourd’hui ?
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    POLD LEVI

  • A la casse, les vieilles caisses !

    A la casse, les vieilles caisses !

    vehicules-Lassées des nombreux accidents causés par des véhicules vétustes et polluants, les autorités de RDC réagissent. Elles appliquent enfin un décret interdisant l’importation des automobiles de plus de 10 ans.

    En RD Congo, les “cercueils ambulants”, aussi surnommés “esprits de mort”, vivent peut-être leurs dernières heures. Le décret d’Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre, interdisant l’importation de véhicules de plus de 10 ans est enfin appliqué. Signé le 2 octobre 2012, celui-ci n’avait jusqu’ici pas été mis en oeuvre. “Pourquoi dépenserions-nous autant d’argent à réhabiliter des routes à Kinshasa pour y faire rouler de vieilles voitures ?

    Ces dernières semaines, l’état du parc automobile s’améliore progressivement”, se félicite le ministre de l’Économie, Jean-Paul Nemoyato, cosignataire de ce décret. Au Bas-Congo, province voisine de Kinshasa, qui abrite tous les ports maritimes de RD Congo et où débarquent les “occasions Europe”, les opposants au décret affirment que bon nombre d’importateurs dédouanent désormais à Pointe-Noire (au Congo voisin).

    Ceux-ci remettraient ensuite 1 000 dollars (750 euros) par véhicule aux douaniers pour entrer, ni vu ni connu, en RD Congo avec une nouvelle plaque d’immatriculation. Les contrôles semblent toutefois avoir été renforcés depuis la fin de 2013, même si à ce jour seulement une vingtaine de véhicules ont été saisis et attendent d’être réexportés ou détruits.

    “Nous lancerons des grèves”

    Les acheteurs locaux, comme Pierre Mvika Nsimba, se disent étranglés financièrement : “Avant, nous ne déboursions que 2 000 à 3 000 dollars pour le dédouanement. Aujourd’hui, pour les véhicules plus récents, qui sont aussi moins nombreux, cela coûte presque le double !” Papa Bihani, président de la société civile de Boma, confirme : “Pour les gens, acheter un véhicule neuf est un luxe ! Ils font donc rouler leurs vieilles voitures quelques années de plus.”

    Député national du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Muller Luthelo Nyudi a même lancé contre ce décret une pétition qui a déjà rassemblé 6 000 signatures. Il la remettra au Premier ministre en septembre, lors de la rentrée parlementaire : “Les ports du Bas-Congo tournent au ralenti. Plusieurs sociétés n’arrivent plus à payer leurs employés. On voit même apparaître dans la région des kuluna [délinquants] comme à Kinshasa. Nous lancerons des grèves jusqu’à l’abrogation du décret.” Des mesures compensatoires comme la baisse des droits de douane pour les véhicules récents sont envisagées, mais le ministre de l’Économie le promet : “Le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision.” Pas de marche arrière, donc, pour les “cercueils ambulants”.

    Lâcher du lest

    Au Gabon, depuis fin 2013, les voitures importées de plus de 3 ans ne sont plus les bienvenues. En 2011, le Cameroun, lui, a plafonné la limite d’âge à 7 ans et mis en place un abattement de 30 % sur la valeur imposable en douane lors de l’importation de tels véhicules. Corruption, trafic de fausses cartes grises et de plaques d’immatriculation : le durcissement de la réglementation n’a pas empêché l’introduction de très vieilles voitures.

    Face à ce phénomène, certains pays ont choisi de lâcher du lest. Comme le Sénégal, qui, en 2012, a fait passer la limite d’ancienneté de 5 à 8 ans. Au Nigeria, la “rallonge” a été portée à 10 ans en 2010, mais le pays envisage dès 2015 de taxer les véhicules importés à 300 % et d’encourager la production locale pour promouvoir le marché du neuf. Le Mali a également fixé la limite d’âge à 10 ans.

    Par Emmanuel de Solère Stintzy

    Jeune Afrique
  • Une réserve de 3 milliards de barils de pétrole trouvée dans l’est de la RDC

    Une réserve de 3 milliards de barils de pétrole trouvée dans l’est de la RDC

    -Une réserve potentielle de trois milliards de barils de pétrole a été découverte dans l’est de la République Démocratique Du Congo par une filiale du groupe Fleurette, appartenant au puissant homme d’affaires israélien Dan Gertler, annonce le groupe dans un communiqué. Après deux phases de tests sismiques au niveau des blocs I et II du lac Albert, des « analyses indiquent l’existence d’environ trois milliards de barils », une réserve qui pourrait être de même ampleur côté ougandais du lac, explique le communiqué. Le résultat des tests sismiques, qui ont coûté « plus de 20 millions de dollars », « montrent des ressources potentielles considérables qui peuvent » augmenter « fondamentalement (…) le PIB de la RDC si elles sont extraites et exportées de façon sûre et économique », précise le texte. Selon Oil of DRCongo, la filiale pétrolière de Fleurette, une production de 50.000 barils par jour « augmenterait le PIB de la RDC de 25 % ». Elle est actuellement en pleine étude de faisabilité et s’est notamment fixée pour prochaine étape de forer deux puits d’exploration. La préparation des activités de forage nécessitera d’importants travaux, comme de nouvelles routes et un nouveau port, et se traduira par une « délocalisation de certaines communautés locales » de la région, nichée dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu. M. Gertler, dont le magazine spécialisé américain Forbes évalue la richesse à 2,2 milliards de dollars, est un proche du chef de l’État congolais Joseph Kabila. Il a consolidé sa fortune en achetant des permis miniers en RDC dans des conditions opaques.

    (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

  • Obama va annoncer 14 milliards de dollars d’investissements américains en Afrique

    Obama va annoncer 14 milliards de dollars d’investissements américains en Afrique

    obama dubbing-Les dirigeants des Etats-Unis et de l’Afrique, réunis en sommet historique à Washington, vont parler mardi commerce et investissements, avec l’espoir pour l’Amérique de refaire une partie de son retard sur l’Europe et la Chine.

    Le président Barack Obama va annoncer qu’un ensemble de sociétés américaines se sont engagées à investir 14 milliards de dollars sur le continent, selon un responsable de la Maison Blanche.

    Ces investissements, dont le calendrier n’a pas été précisé, se concentreront sur les secteurs de la construction, des énergies propres, de la banque et des technologies de l’information.

    Après une première journée lundi consacrée à la démocratie et aux droits de l’homme, le sommet Etats-Unis/Afrique doit se recentrer sur l’objectif central de cette réunion préparée pendant un an par le président Barack Obama qui voit dans le continent africain la “prochaine +success story+ mondiale”.

    L’administration américaine et les géants de l’industrie espèrent tisser des liens économiques solides avec l’une des régions les plus prometteuses de la planète au taux de croissance plus élevé que ceux du reste du monde. Le FMI table sur un taux de 5,8% en 2015.

    Il faut dire que la première puissance mondiale est largement distancée en Afrique par l’Union européenne, solidement en tête grâce aux liens historiques et coloniaux de certains Etats membres, et par la Chine qui a soif de matières premières.

    En 2013, les échanges commerciaux entre l’Afrique et Pékin ont atteint 210 milliards de dollars, contre 85 milliards de dollars entre Washington et les pays africains.

    Le secrétaire d’Etat John Kerry n’y est pas allé par quatre chemins lundi: “Je le dis sans complexe: nous voulons et nous allons travailler dur pour que davantage d’entreprises américaines investissent en Afrique”.

    “Nous voulons également qu’il y ait plus d’entreprises africaines qui investissent ici, aux Etats-Unis, et il n’y a pas de raison qu’elles ne le puissent pas”, a martelé le ministre des Affaires étrangères.

    Le président Obama, son prédécesseur Bill Clinton, John Kerry et un aréopage de capitaines d’industrie (General Electric, Coca-Cola, Walmart) devraient s’exprimer mardi devant le forum des Affaires USA-Afrique.

    “La croissance est là, maintenant, et pour de vrai. Il n’y a aucune raison que les milieux d’affaires américains ne rattrapent pas” leur retard, a lancé le patron de General Electric Jeffrey Immelt.

     

    – “Ils sont venus et ont investi”-

     

    Mais même des responsables officiels américains reconnaissent que le principal outil d’échanges entre l’Amérique et l’Afrique – l’Agoa (African Growth and Opportunity Act) – n’est plus adapté. Ce programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains date de 2000 et doit en principe être renouvelé en 2015.

    “Il est clair que l’Afrique de 2014 n’est pas l’Afrique de 2000”, a reconnu le représentant américain au Commerce, Michael Froman.

    “Beaucoup d’entre vous se détournent de ce système unilatéral d’avantages et scellent des accords avec des partenaires commerciaux, comme le fait l’Union européenne”, a-t-il dit devant des chefs d’entreprise.

    Mais il faudra aussi rompre avec une image de l’Afrique trop souvent associée “aux conflits, à la maladie et la pauvreté”, comme l’a reconnu Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, admettant que les Américains avaient “encore beaucoup de travail pour faire évoluer une vision dépassée dans laquelle l’Afrique est souvent marginalisée”.

    Des entrepreneurs africains dénoncent aussi les vieux stéréotypes qui ont la vie dure aux Etats-Unis.

    “Je suis un peu surpris par tous ces Africains que j’ai rencontrés dans l’avion (…) venant en Amérique pour dire à des hommes d’affaires chevronnés +eh vous savez, il y a de bonnes opportunités en Afrique+”, a ainsi ironisé le magnat des télécoms Mo Ibrahim, d’origine soudanaise et devenu l’un des premiers milliardaires africains.

    “Partout en Afrique il y a des hommes d’affaires chinois, brésiliens. Aucun d’entre nous n’est allé au Brésil, en Asie ou en Chine pour leur demander de venir et d’investir en Afrique. Ils se sont débrouillés, ils sont venus et ont investi”, a conclu l’entrepreneur.

    AFP

  • Le patron de Gécamines révoqué suite à des soupçons de surfacturations

    Le patron de Gécamines révoqué suite à des soupçons de surfacturations

    Mine a ciel ouvert-Ahmed Kalej Nkand, administrateur directeur général de la Gécamines a été révoqué de ses fonctions par le président Joseph Kabila pour faute grave. Interrogé sur la nature de cette faute, le Premier ministre Matata Ponyo s’est limité à parler de mauvaise gouvernance. L’enquête menée par RFI révèle cependant des problèmes de malversations et de surfacturation au sein de la société d’Etat d’exploitation des mines en RDC.

    Selon des sources contactées par RFI, la Gécamines avait décidé de se doter d’engins lourds pour l’extraction des minerais dans ce qui lui reste encore comme carrières, après avoir cédé nombre de ses concessions à des privés. L’ensemble de ces engins, initialement destinés à relancer des activités, aurait coûté seulement 4 millions de dollars. Mais la facture présentée par les dirigeants de l’entreprise aurait été gonflée.

    Fin d’un géant minier

    L’administration d’Ahmed Kalej Nkand aurait ainsi déclaré avoir déboursé plus de 20 millions de dollars pour ce marché. De plus, l’acquisition serait constituée de vieux engins, déjà à la fin de vie. La hiérarchie, qui serait alors convaincue de la malversation, a donc opté pour une révocation pure et simple de celui qui gère la Gécamines, alors que les investigations se poursuivent. En difficulté financière sérieuse, la Gécamines, jadis poumon économique du pays, a déjà programmé de renvoyer la moitié de ses 12 000 employés.

    RFI

  • Le vice-président de la Banque mondiale attendu jeudi en RDC

    Le vice-président de la Banque mondiale attendu jeudi en RDC

    banque mondiale-Le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, Makhtar Diop, effectuera du 24 au 28 juillet 2014 une visite de travail en République Démocratique du Congo (RDC), a appris APA mercredi de source proche de la représentation de cette institution

    Selon la source, M. Diop s’entretiendra avec les autorités congolaises et échangera également avec les représentants de la société civile et les partenaires au développement.

    M. Diop saisira l’opportunité de cette visite pour se rendre au barrage d’Inga, dans la province du Bas-Congo (Ouest de la RDC).

    En mars dernier, le Groupe de la Banque mondiale a accordé un don de 73,1 millions de dollars pour financer un projet d’assistance technique portant sur le développement du projet hydroélectrique Inga 3 Basse Chute (BC) et d’autres sites de taille moyenne.

    Ce projet permettra à la RDC d’exploiter son vaste potentiel hydroélectrique, alors que le pays possède le troisième plus grand potentiel hydroélectrique du monde, après la Chine et la Russie, moins de 10 % des Congolais ont accès à l’électricité à l’heure actuelle.

    La source estime que la visite du vice-président Diop, un an après le voyage historique effectué par le président du groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim et le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon dans la région des Grands Lacs, témoigne de la détermination de la Banque mondiale à soutenir les efforts de développement de la RDC.

    La Banque mondiale est l’un des partenaires principaux de la RDC, pays où son portefeuille comprend 25 projets en cours d’exécution représentant un engagement global de 3,5 milliards de dollars.

     
    Agence de Presse Africaine