Tag: Monde

  • A 11 jours de l’élection présidentielle, le FBI rouvre l’enquête sur les emails privés de Hillary Clinton

    A 11 jours de l’élection présidentielle, le FBI rouvre l’enquête sur les emails privés de Hillary Clinton

    hillary_clinton-9-Le directeur du FBI James Comey a écrit à des élus vendredi pour les informer que ses équipes allaient de nouveau enquêter sur l’affaire de la messagerie privée d’Hillary Clinton, dans une lettre rendue publique par des élus républicains du Congrès.

    “Le FBI a pris connaissance de l’existence d’emails semblant pertinents pour l’enquête”, écrit James Comey. “Je vous écris pour vous informer que l’équipe enquêtrice m’en a informé hier, et que j’ai donné mon accord pour que le FBI prenne les mesures d’enquête appropriées afin de permettre aux enquêteurs d’examiner ces emails et de déterminer s’ils contiennent des informations classifiées”.

    Pour rappel, Hillary Clinton a envoyé et reçu 62.320 courriels pendant ses 4 ans comme secrétaire d’Etat, de 2009 à 2013, depuis une boîte email privée. Elle a expliqué avoir utilisé ce type de boîte email, plutôt qu’une adresse gouvernementale officielle, par “commodité”. A la demande du département d’Etat, elle avait restitué pour archivage les emails qu’elle considère comme officiels: 30.490, pour être exact.

    Hillary Clinton considère que les 31.830 restants sont des archives personnelles. Elle a indiqué que le serveur de sa messagerie avait été vidé après la fourniture d’une copie papier de ces emails officiels.

    “Je suis convaincue que je n’ai jamais envoyé ou reçu aucune information qui était classifiée au moment de son envoi ou de sa réception”, a déclaré Hillary Clinton le 25 juillet. Les enquêteurs ont trouvé quatre emails qui contenait des informations classifiées. Mardi, l’inspecteur général du renseignement américain, Charles McCullough, a indiqué au Congrès que deux de ces emails contenaient des informations “Top secret”.

    Le FBI peut “corriger une terrible erreur”, selon Donald Trump

    Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a accueilli avec une joie non dissimulée l’annonce que la police fédérale FBI allait rouvrir le dossier concernant l’utilisation par sa rivale démocrate Hillary Clinton d’un serveur privé de messagerie quand elle était secrétaire d’Etat. “La corruption d’Hillary Clinton atteint une ampleur sans précédent”, a-t-il lancé lors d’un meeting à Manchester (New Hampshire, nord-est), tandis que ses partisans scandaient “Enfermez-la”.

    “J’ai un grand respect pour le fait que le FBI et le ministère de la Justice soient désormais disposés à avoir le courage de corriger la terrible erreur qu’ils ont commise” en refermant leur enquête sans mettre Mme Clinton en accusation, a-t-il ajouté.

    Wall Street tombe dans le rouge

    Jusqu’alors en légère hausse, Wall Street tombait dans le rouge vendredi en deuxième partie de séance, après l’annonce que le FBI allait reprendre son enquête sur l’affaire de la messagerie privée d’Hillary Clinton: le Dow Jones perdait 0,26% et le Nasdaq 0,40%.

    Vers 18H00 GMT, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 48,04 points à 18.121,64 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 21,07 points à 5.194,90 points. L’indice élargi S&P 500 perdait 9,02 points, soit 0,42 %, à 2.124,02 points.

    Le Dow Jones gagnait quelque 0,5% à la mi-séance, profitant d’un bon chiffre sur la croissance américaine au troisième trimestre, juste avant que des élus républicains divulguent une lettre du directeur du FBI, James Comey, selon laquelle ses équipes allaient de nouveau enquêter sur l’affaire des e-mails de la candidate démocrate à la présidentielle.

    Le New York Times avait révélé en mars 2015 que l’ancienne secrétaire d’Etat avait utilisé exclusivement un compte privé pour communiquer, au lieu d’un compte gouvernemental sécurisé, mais le FBI avait initialement estimé que des poursuites n’étaient pas justifiées

    “C’est un choc et ce n’est pas ce à quoi le marché s’attendait une heure plus tôt”, a reconnu Chris Low, de FTN Financial.

    Depuis plusieurs semaines, les analystes jugent largement favorite Mme Clinton face au candidat républicain Donald Trump, une hypothèse qui a la faveur de beaucoup d’observateurs dans l’optique de la stabilité des marchés.

    A ce titre, “la réaction des marchés reflète l’éventualité d’une victoire de Trump”, a jugé M. Low. “C’est ce qui pousse les investisseurs à passer à la vente car cela provoque beaucoup d’incertitudes.”

    Le marché obligataire avançait, le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculant à 1,838%, contre 1,849% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,608%, contre 2,611% précédemment.

    Lalibre

  • Trump en très mauvaise posture avant le deuxième débat avec Clinton

    Trump en très mauvaise posture avant le deuxième débat avec Clinton

    Hillary-Trump-Le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, aborde dimanche en très mauvaise posture un débat télévisé pourtant crucial contre sa rivale démocrate Hillary Clinton, au terme d’un week-end catastrophique pour lui.

    A 20H00 (01H00 GMT lundi) à l’université Washington de St. Louis (Missouri), le milliardaire et l’ancienne secrétaire d’Etat se retrouveront face à deux modérateurs et un panel d’électeurs indécis, en direct sur les grandes chaînes des Etats-Unis.

    Mais là où Mme Clinton tentera de convaincre davantage de sa stature présidentielle, M. Trump pourrait en être réduit à faire de la gestion de crise.

    La faute à la révélation vendredi de propos que le magnat de l’immobilier a tenus en 2005, tellement machistes et vulgaires qu’ils ont déclenché une tempête.

    Résultat, le candidat a vu fondre ses soutiens ces dernières 48 heures, y compris parmi les ténors républicains.

    – “Tu peux tout faire” –

    Dans cette vidéo filmée par NBC il y a 11 ans, Donald Trump se vante de sa façon de conquérir les femmes qui l’attirent, avec des techniques proches du harcèlement sexuel.

    “Quand t’es une star, elles te laissent faire. Tu peux tout faire”, affirme-t-il, en utilisant un mot très cru pour le sexe féminin.

    Les médias ont aussi ressorti une interview de 2002 où il affirme quitter les femmes quand elles ne sont plus de la première jeunesse. “Que faut-il faire quand elles ont 35 ans? Il est temps de prendre la porte!” plaisante le milliardaire.

    Des déclarations embarrassantes au moment même où le trublion républicain, familier des outrances, a un besoin criant de rallier une partie de l’électorat féminin et modéré.

    Il risque désormais au contraire de s’aliéner ces voix cruciales, à moins d’un mois du scrutin du 8 novembre.

    Le débat s’annonce donc houleux, d’autant que le milliardaire avait été donné perdant après sa première confrontation avec la candidate démocrate.

    Quelle stratégie adoptera donc le magnat républicain sur la défensive, pour remonter une pente d’autant plus raide qu’il se retrouve isolé et critiqué jusque dans son cercle rapproché?

    Ses déclarations vendredi soir et samedi permettent d’avoir une idée sur la question: Donald Trump devrait doser humilité –en répétant ses excuses et affirmant avoir changé– et attaques contre Hillary Clinton, en ciblant son mari Bill, coupable d’aventures extraconjugales.

    Samedi, M. Trump a retweeté un message d’une femme qui avait soutenu en 1999 avoir été violée en 1978 par le président Clinton.

    Il devrait également répéter sa volonté inflexible de mener sa campagne jusqu’au bout, au nom de la fidélité à ses partisans et en dépit des appels d’élus républicains qui lui demandent de jeter l’éponge.

    – Les élus quittent le navire Trump –

    Donald Trump devra expliquer aussi comment il entend rassembler largement les Américains, alors que jusque dans son propre parti des grands noms ont annoncé samedi qu’ils ne voteraient plus pour lui.

    Parmi eux figurent John McCain et Mitt Romney, deux anciens candidats à la Maison Blanche, Arnold Schwarzenegger, ancien acteur et ex-gouverneur de Californie, ou encore l’ancienne secrétaire d’Etat Condoleezza Rice.

    Le président républicain de la Chambre des représentants Paul Ryan s’est, lui, dit “écoeuré” par les propos de M. Trump.

    Même son colistier, Mike Pence, a pris ses distances.

    “Je ne peux pas défendre” les déclarations du candidat investi par le parti, a affirmé M. Pence, en saluant toutefois le fait que M. Trump ait présenté des excuses.

    Melania Trump, l’épouse du milliardaire, a elle demandé aux Américains d’excuser son mari pour ses propos qui, selon elle, ne représentent pas qui est réellement Donald Trump.

    La vidéo de 2005 “est un couteau planté dans le coeur de Trump, au débat il est certain qu’on va lui poser la question”, prédit Larry Sabato, politologue de l’Université de Virginie.

    “Trump ne perdra aucune voix au sein de sa base électorale, ils s’en fichent”, dit cet expert. “Mais Trump ne parviendra pas à élargir sa base de soutien”.

    TV5 Monde

  • Une explosion “intentionnelle” secoue New York: 29 blessés dont un grave

    Une explosion “intentionnelle” secoue New York: 29 blessés dont un grave

    new-york-L’explosion est survenue presqu’une semaine jour pour jour après les commémorations du 15e anniversaire des attentats du 11-Septembre et le même jour qu’une autre explosion dans le New Jersey voisin. La déflagration a retenti vers 20h30 locales (2h30 heure belge), sur la 23e rue entre les 6e et 7e Avenues, dans le quartier de Chelsea, à une heure où ses nombreux bars et restaurants sont très fréquentés.

    “Pas de lien avec le  terrorisme à ce stade”

    Bill de Blasio, maire de New York

    Il n’y a aucune preuve à ce stade de lien terroriste pour cet incident“, a souligné le maire de New York, Bill de Blasio, lors d’un point presse sur les lieux, tout en soulignant que l’information restait “préliminaire“. Il a également indiqué que, “sur la base des informations disponibles à ce stade“, il n’y avait “pas de lien avec l’incident dans le New Jersey“.

    La police a par ailleurs évoqué la possibilité d’un second engin explosif qui aurait été retrouvé quatre blocs d’immeubles plus loin, sans donner de détails, soulignant que l’enquête se poursuivait.

    Un deuxième engin explosif?

    L’enquête pourrait encore révéler d’autres ramifications: la police a évoqué “un second engin explosif possible” retrouvé quatre pâtés de maisons plus loin, sur la 27e rue, sans donner de détails, soulignant que l’enquête se poursuivait.

    Les médias américains ont évoqué la présence d’une cocotte minute, mais l’information n’a pas été officiellement confirmée. L’engin a été “retiré sans problème par la police new-yorkaise pour de plus amples analyses“, a détaillé le chef de la police new-yorkaise, James O’Neill. Il a précisé que ces informations étaient “préliminaires” et que l’unité anti-terroriste du FBI était mobilisée.

    Explosion sur le parcours d’une course à pied dans le New Jersey

    Plus tôt dans la journée de samedi, une bombe artisanale placée dans une poubelle à Seaside Park, dans l’Etat voisin du New Jersey, avait explosé sans faire de blessé près du parcours d’une course à pied organisée par les US Marines.

    L’engin était programmé pour exploser au moment où des centaines de coureurs de cette course de 5 kilomètres devaient passer près de la poubelle. Mais le départ de l’épreuve ayant été retardé, l’explosion n’a fait aucun blessé, avait précisé Al Della Fave, porte-parole du procureur local.

    Les habitants de New York inquiets

    De nombreux habitants du quartier de Chelsea, cités par les télés locales, témoignaient avoir entendu une déflagration très violente. Du verre brisé était visible devant certaines portes et devantures de magasins, dont beaucoup ont très vite fermé.

    Les deux incidents ont réveillé les craintes d’attentats, alors que le souvenir du 11 septembre 2001 reste profondément ancré dans la mémoire des New Yorkais. Les mesures de sécurité sont omniprésentes à New York, avec des contrôles d’identité à l’entrée de nombreux bâtiments et une forte présence policière dans de nombreux sites publics. Les alertes aux attentats sont fréquentes et la vigilance a été renforcée après la vague d’attentats islamistes enregistrés en Europe.

    Les sirènes ont résonné toute la soirée dans le quartier, survolé par des hélicoptères. La police a bouclé la zone, sans pour autant l’évacuer, selon un journaliste de l’AFP sur place.

    New York est la ville la plus peuplée des Etats-Unis, avec près de 8,5 millions d’habitants.

    Le pays a connu récemment plusieurs attaques perpétrées par des musulmans radicalisés, avec l’attaque contre une discothèque à Orlando en juin et celle de décembre 2015 à San Bernardino (Californie, ouest).

    RTL

  • Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Hillary-Trump-Hillary Diane Rodham Clinton et Donald John Trump Sr dans les Starting-blocks

    Qui sera le ‘‘vainqueur’’ de la présidentielle américaine de 2016 ?

    Radioscopie de l’ultime bataille électorale

    ‘‘L’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et d’un pays, d’un homme et d’un peuple’’ François Bayrou, Meeting de Caen, 1er mars 2007

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Tout est fin prêt en vue de l’ultime ‘‘bataille électorale de la démocratie américaine’’. En effet, les conventions républicaine et démocrate ont, bel et bien, désigné, et ce à une semaine d’intervalle, le candidat présidentiel qui défendra, certes, avec passion et conviction les couleurs de leurs camps respectifs le mardi 8 novembre 2016. En fait, il s’agit, pour le parti de l’âne, de l’ex-première dame et secrétaire d’État Hillary Diane Rodham Clinton. Pour le parti de l’éléphant, autrement désigné ‘‘Grand Old Party (GOP)’’, l’honneur revient assurément au magnat de l’immobilier new-yorkais et adepte de la ‘‘téléréalité’’ Donald John Trump Sr.

    À vrai dire, cette confrontation électorale s’annonce, déjà, à l’image d’une guerre de tranchées. Ce qui est clair, ce combat sans merci prendra la forme impitoyable d’une lutte aux couteaux, et non aux poings, sur le terrain de la publicité négative. Comme quoi les deux prétendants à la Maison Blanche ne se feront point de cadeaux !

    Une grande première

    Cette joute électorale a la particularité de mettre en relief, pour la première fois, une femme, et ce au plus haut niveau de cette compétition. Elle présente, surtout, cette particularité et cette singularité de la placer en position non pas d’outsider mais de ‘‘grande favorite’’. Donc, susceptible de remporter une compétition trop longtemps réservée aux ‘‘seuls’’ hommes.

    Comme en 2012, cette lutte électorale atypique propulse à l’avant-scène un richard. Il s’agit, en vérité, de nul autre que Donald John Trump Sr. Ce magnat a ramassé une fortune colossale dans l’immobilier. Ce qui contrarie très profondément la tradition américaine de Success-Stories. En effet, celle-ci a, vraiment, coutume de placer sous les projecteurs des Self-made-men dans le dessein de mieux promouvoir leur image de réussite au sein d’une société de classes essentiellement – plutôt théoriquement – fondée sur les notions d’opportunité et d’ascension, d’ouverture et de perméabilité.

    Toutefois, contrairement aux milliardaires ‘‘républicains’’ Henry Ross Perot en 1992 et Willard Mitt Romney en 2012, lesquels n’ont pu être élus au poste de président des USA, la confrontation électorale de 2016 présente, en réalité, cette particularité et cette singularité de voir triompher un ‘‘Crésus’’. Elle peut porter triomphalement à la Maison Blanche le très coloré et très impétueux Donald John Trump Sr. En effet, dans cette lutte acharnée, ce milliardaire dispose, assurément, de très fortes chances de battre à plat de couture sa rivale démocrate Hillary Diane Rodham Clinton.

    Cela est d’autant plus vrai que les différents États de la fameuse ‘‘ceinture Rust Belt[i]’’ ont pratiquement tous élu – ces dernières années – des gouverneurs républicains en raison de la migration forcée des emplois. Cette politique de délocalisation d’ailleurs soutenue par la Concurrente démocrate a affecté, sur le plan socioéconomique, cette région du Nord-Est des États-Unis dans le cadre de la Mondialisation néolibérale et marchande. Cette portion du pays est devenue, pour la circonstance, fort sinistrée.

    Dans ces conditions, il ne serait, par conséquent, pas étonnant de voir l’électorat de ces Collectivités fédérées tourner, sans autre forme de procès, le dos à l’ex-première dame et secrétaire d’État. Comme le pense, d’ailleurs, fortement le Cinéaste engagé Michael Moore. Il importe de souligner qu’en raison du mode de scrutin au suffrage universel indirect et, surtout, de leur poids démographique, celles-ci bénéficient, en fait, d’un nombre significatif de grands électeurs qui désignent le président des USA.

    Il est un fait que cette confrontation électorale présente, réellement, cette possibilité de faire élire, pour la première fois, une femme à la tête des États-Unis d’Amérique. Ceci est, éminemment, vrai dans le camp démocrate. Aussi risque-t-elle de porter à la Maison Blanche un personnage qui a toujours évolué en dehors du cercle partisan. En l’occurrence : ‘‘Donald John Trump Sr’’. Ce qui est plausible du côté républicain.

    Au pays de l’Ordre et de la Loi

    Les États-Unis d’Amérique constituent un pays bâti par des ‘‘Puritains protestants’’ mus par les idéaux de liberté, de justice et de responsabilité, animés par l’édification d’une société policée dont les deux piliers sont manifestement l’Ordre et la Loi. Dans cet environnement où les écarts de conduite ne sont aucunement tolérés au même titre que la notion religieuse de péché, l’Ordre est représenté par la figure paternelle de l’Homme tandis que la Loi est représentée par la figure paternelle de Dieu.

    Dans la société américaine, l’homme incarne ‘‘la puissance’’. En plus de représenter la justice, il symbolise la force physique. L’image symbolique de cette force physique qui rend la justice et en même temps fait observer la loi à tous ses concitoyens, c’est bel et bien le ‘‘Sheriff’’. Celui-ci est à la fois juge (Justice & Droiture) et chef de police (Ordre & Loi). Il sied de noter que cette image de Sheriff justicier a été projetée sur le président des États-Unis que tout le monde désigne par le terme très évocateur de ‘‘Commander in Chief’’. En d’autres termes, le pouvoir politique et administratif aux États-Unis d’Amérique ne peut pas se concevoir sans une bonne dose de puissance physique, donc de masculinité au sens psychologique et sociologique.

    Par conséquent, il sera très difficile pour Hillary Diane Rodham Clinton de s’imposer avec panache à l’élection présidentielle du 8 novembre 2016. En effet, cette double image du ‘‘Sheriff’’ et du ‘‘Commander in Chief’’ est incarnée, sociologiquement, par un homme à poigne. Elle n’est pas, littéralement, calquée sur une femme. D’ailleurs, il n’a vraiment jamais existé de Sheriff dont l’incarnation est, à vrai dire, la ‘‘femme’’ dans l’histoire des États-Unis d’Amérique. Bien entendu, les films hollywoodiens des Cow Boys sont là pour en témoigner.

    Déjà, les Américains ont expérimenté de 2008 à 2016 un Sheriff noir. En la personne du président démocrate Barack Hussein Obama. Ce qui a, naturellement, provoqué un traumatisme psychologique, sans précédent, auprès des sujets caucasiens. Rien qu’à voir la manière dont les Noirs se font massacrer par les policiers blancs ! Alors, pour cette élection présidentielle 2016, les Blancs accepteront-ils facilement de se laisser gouverner par une ‘‘femme’’ ? Celle-ci est, par définition, considérée comme une minorité à part entière, au double sens sociologique et psychologique, et ce au même titre que le Noir. Pour Michael Moore, la réponse est non…

    Une élection aux paris très ouverts

    Les machines partisanes sont déjà en marche. L’issue de l’élection présidentielle du mardi 8 novembre 2016 repose, par conséquent, sur leur efficacité sur le terrain. Elle repose, en réalité, sur leur capacité de mobilisation des électeurs.

    Du côté républicain, le candidat par défaut, Donald John Trump Sr, ne bénéficie pas de l’engouement de l’establishment. Ce qui constitue, dès le départ, un handicap fort sérieux. Le comblera-t-il ? De quelle manière ? Il convient de relever, à cet effet, que les bonzes du parti l’accusent nommément de tordre le ‘‘discours idéologique’’ du parti de l’éléphant. Ces pontifes du Grand Old Party (GOP) l’accusent, d’ailleurs sans retenue, de fouler aux pieds les valeurs politiques du parti cher à Abraham Lincoln, le père de l’abolition de l’esclavage.

    Il y a lieu d’admettre que la stratégie de campagne électorale de Donald John Trump Sr est fondamentalement calquée sur le discours fumeux de ‘‘Richard Nixon’’. En vue d’appâter l’électorat, celui-ci avait exploité à fond la peur et l’insécurité consécutives à une hausse imaginaire de la criminalité. Rien que pour se faire passer aux yeux de l’opinion nationale pour le meilleur garant de la Loi et de l’Ordre public.

    Cette stratégie de campagne électorale de Donald John Trump Sr est, aussi, calquée sur les diatribes de Ronald Wilson Reagan. En effet, ce personnage avait, certes, fait de la classe politique établie à Washington son véritable ‘‘fonds de commerce’’. Il la dépeignait, d’ailleurs gratuitement, de force antipatriotique, de malheur des États-Unis.

    Du côté démocrate, Hillary Diane Rodham Clinton n’est pas entièrement au bout de ses peines. En effet, l’ex-première dame et secrétaire d’État se doit impérativement d’enrôler les 14 millions d’électeurs qui ont naturellement porté, lors de primaires, leur dévolu à Bernie Sanders. Malgré le ralliement de dernière minute du Sénateur de Vermont, ceux-ci ne renâclent toujours à endosser la candidate du parti de l’âne. De ce fait, celle-ci dispose, encore, pratiquement de trois mois pour les convaincre à sa cause. Sinon les perspectives de la Maison Blanche s’éloigneront à grands pas.

    Les chances de victoire de chaque candidat

    Il est un fait que la présidentielle du mardi 8 novembre 2016 aura une résonance à caractère racial, ethnique et communautaire. Par conséquent, en vue de succéder à Barack Hussein Obama, Donald John Trump Sr doit, normalement, creuser dans les sondages un écart de 10 à 20 points au sein de la communauté blanche caucasienne. S’il est réduit à moins de 5 points sur le plan national, il devra alors mettre fin à son rêve présidentiel. Bien entendu, si jamais le camp démocrate fait le plein de voix des minorités ethniques et raciales, en l’occurrence – africaines-américaines et latino-américaines –, partout où elles sont concentrées[ii].

    Conformément au mode de scrutin qui sollicite un suffrage universel indirect par la votation de grands électeurs, tout se jouera, effectivement, au niveau de chaque État dépendamment de son poids démographique. Force est de constater que les États-Unis sont, pratiquement, constitués d’une cinquantaine d’États. La grande majorité de ces Collectivités fédérées sont, en vérité, administrées par des élus républicains. Toutefois, ceux-ci règnent sur des États démographiquement faibles.

    Par conséquent, pour espérer remporter haut la main la bataille de la présidentielle de novembre 2016, Hillary Diane Rodham Clinton se doit de conserver à tout prix de grands États traditionnellement démocrates tels New York, l’Illinois ou la Californie. En outre, elle se doit de rafler impérativement le Michigan, l’Ohio, le Wisconsin et la Pennsylvanie. Ceci est, par essence, un impératif de campagne. Il s’avère, donc, une tâche extrêmement dure dans la mesure où le ‘‘colistier[iii]’’ de Donald John Trump Sr est originaire de cette sous-région du Nord-Est du pays – Rust Belt – défigurée par la politique de délocalisation industrielle[iv].

    Pour faire évaporer les espoirs d’Hillary Diane Rodham Clinton, Donald John Trump Sr doit impérativement conserver le Texas, le Colorado et la Floride dans l’escarcelle républicaine. Par contre, il se doit symboliquement de rafler la Californie, l’Oregon et l’État de Washington. Et, en plus de balayer électoralement toute la ‘‘Rust Belt’’.

    Comme quoi rien n’est acquis à trois mois de la date fatidique du 8 novembre 2016. Étant donné que la politique est certes dynamique et que l’arithmétique ne rime pas toujours avec la politique, tout peut évoluer très rapidement en trois mois. C’est la seule certitude qui prévaut, d’ailleurs, à l’heure actuelle, à cette étape cruciale de la bataille électorale…

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

    [i] C’est la région de la ‘‘Ceinture de la rouille’’ dont l’économie est essentiellement basée sur des industries lourdes. Elle comprend, généralement, des États de la région des Grands Lacs américains et du Midwest, tels l’Illinois, l’Indiana, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Wisconsin, etc.

    [ii] Les États industriels et populeux du Nord et du Sud, de l’Ouest et de l’Est.

    [iii] Le gouverneur conservateur de l’Indiana Mike Pence.

    [iv] Les origines ou la provenance de Michael Richard Pence, dit Mike Pence, ne constituent, par définition, une police d’assurance de la victoire électorale à la présidentielle américaine de 2016, quoi qu’elles puissent y contribuer.

  • How a Secretive Branch of ISIS Built a Global Network of Killers

    How a Secretive Branch of ISIS Built a Global Network of Killers

    Believing he was answering a holy call, Harry Sarfo left his home in the working-class city of Bremen last year and drove for four straight days to reach the territory controlled by the Islamic State in Syria.

    He barely had time to settle in before members of the Islamic State’s secret service, wearing masks over their faces, came to inform him and his German friend that they no longer wanted Europeans to come to Syria. Where they were really needed was back home, to help carry out the group’s plan of waging terrorism across the globe.

    “He was speaking openly about the situation, saying that they have loads of people living in European countries and waiting for commands to attack the European people,” Mr. Sarfo recounted on Monday, in an interview with The New York Times conducted in English inside the maximum-security prison near Bremen. “And that was before the Brussels attacks, before the Paris attacks.”

     The masked man explained that, although the group was well set up in some European countries, it needed more attackers in Germany and Britain, in particular. “They said, ‘Would you mind to go back to Germany, because that’s what we need at the moment,’” Mr. Sarfo recalled. “And they always said they wanted to have something that is occurring in the same time: They want to have loads of attacks at the same time in England and Germany and France.”

    The operatives belonged to an intelligence unit of the Islamic State known in Arabic as the Emni, which has become a combination of an internal police force and an external operations branch, dedicated to exporting terror abroad, according to thousands of pages of French, Belgian, German and Austrian intelligence and interrogation documents obtained by The Times.

    The Islamic State’s attacks in Paris on Nov. 13 brought global attention to the group’s external terrorism network, which began sending fighters abroad two years ago. Now, Mr. Sarfo’s account, along with those of other captured recruits, has further pulled back the curtain on the group’s machinery for projecting violence beyond its borders.

     What they describe is a multilevel secret service under the overall command of the Islamic State’s most senior Syrian operative, spokesman and propaganda chief, Abu Muhammad al-Adnani. Below him is a tier of lieutenants empowered to plan attacks in different regions of the world, including a “secret service for European affairs,” a “secret service for Asian affairs” and a “secret service for Arab affairs,” according to Mr. Sarfo.

    Reinforcing the idea that the Emni is a core part of the Islamic State’s operations, the interviews and documents indicate that the unit has carte blanche to recruit and reroute operatives from all parts of the organization — from new arrivals to seasoned battlefield fighters, and from the group’s special forces and its elite commando units. Taken together, the interrogation records show that operatives are selected by nationality and grouped by language into small, discrete units whose members sometimes only meet one another on the eve of their departure abroad.

     And through the coordinating role played by Mr. Adnani, terror planning has gone hand-in-hand with the group’s extensive propaganda operations — including, Mr. Sarfo claimed, monthly meetings in which Mr. Adnani chose which grisly videos to promote based on battlefield events.

    Vetting Recruits

    The first port of call for new arrivals to the Islamic State is a network of dormitories in Syria, just across the border from Turkey. There, recruits are interviewed and inventoried.

    Mr. Sarfo was fingerprinted, and a doctor came to draw a blood sample and perform a physical examination. A man with a laptop conducted an intake interview. “He was asking normal questions like: ‘What’s your name? What’s your second name? Who’s your mom? Where’s your mom originally from? What did you study? What degree do you have? What’s your ambition? What do you want to become?’” Mr. Sarfo said.

     His background was also of interest. He was a regular at a radical mosque in Bremen that had already sent about 20 members to Syria, at least four of whom were killed in battle, according to Daniel Heinke, the German Interior Ministry’s counterterrorism coordinator for the area. And he had served a one-year prison sentence for breaking into a supermarket safe and stealing 23,000 euros. Even though the punishment for theft in areas under Islamic State control is amputation, a criminal past can be a valued asset, Mr. Sarfo said, “especially if they know you have ties to organized crime and they know you can get fake IDs, or they know you have contact men in Europe who can smuggle you into the European Union.”
     The bureaucratic nature of the intake procedure was recently confirmed by American officials after USB drives were recovered in the recently liberated Syrian city of Manbij, one of the hubs for processing foreign fighters.
     Mr. Sarfo checked all the necessary boxes, and on the third day after his arrival, the members of the Emni came to ask for him. He wanted to fight in Syria and Iraq, but the masked operatives explained that they had a vexing problem.

    Continue reading the main story

      “They told me that there aren’t many people in Germany who are willing to do the job,” Mr. Sarfo said soon after his arrest last year, according to the transcript of his interrogation by German officials, which runs more than 500 pages. “They said they had some in the beginning. But one after another, you could say, they chickened out, because they got scared — cold feet. Same in England.”
     By contrast, the group had more than enough volunteers for France. “My friend asked them about France,” Mr. Sarfo said. “And they started laughing. But really serious laughing, with tears in their eyes. They said, ‘Don’t worry about France.’ ‘Mafi mushkilah’ — in Arabic, it means ‘no problem.’” That conversation took place in April 2015, seven months before the coordinated killings in Paris in November, the worst terrorist attack in Europe in over a decade.
     While some details of Mr. Sarfo’s account cannot be verified, his statements track with what other recruits related in their interrogations. And both prison officials and the German intelligence agents who debriefed Mr. Sarfo after his arrest said they found him credible.

    Since the rise of the Islamic State over two years ago, intelligence agencies have been collecting nuggets on the Emni. Originally, the unit was tasked with policing the Islamic State’s members, including conducting interrogations and ferreting out spies, according to interrogation records and analysts. But French members arrested in 2014 and 2015 explained that the Emni had taken on a new portfolio: projecting terror abroad.

     “It’s the Emni that ensures the internal security inside Dawla” — the Arabic word for state — “and oversees external security by sending abroad people they recruited, or else sending individuals to carry out violent acts, like what happened in Tunisia inside the museum in Tunis, or else the aborted plot in Belgium,” said Nicolas Moreau, 32, a French citizen who was arrested last year after leaving the Islamic State in Syria, according to his statement to France’s domestic intelligence agency.

    Mr. Moreau explained that he had run a restaurant in Raqqa, Syria, the de facto capital of the group’s territory, where he had served meals to key members of the Emni — including Abdelhamid Abaaoud, the on-the-ground commander of the Paris attacks, who was killed in a standoff with the police days later.

     Other interrogations, as well as Mr. Sarfo’s account, have led investigators to conclude that the Emni also trained and dispatched the gunman who opened fire on a beach in Sousse, Tunisia, in June, and the man who prepared the Brussels airport bombs.

    Records from French, Austrian and Belgian intelligence agencies show that at least 28 operatives recruited by the Emni succeeded in deploying to countries outside of the Islamic State’s core territory, mounting both successful attacks and plots that were foiled. Officials say that dozens of other operatives have slipped through and formed sleeper cells.

    In his own interactions with the Emni, Mr. Sarfo realized that they were preparing a global portfolio of terrorists and looking to fill holes in their international network, he said.

    He described what he had been told about the group’s work to build an infrastructure in Bangladesh. There, a siege by a team of Islamic State gunmen left at least 20 hostages dead at a cafe last month, almost all of them foreigners.

    Mr. Sarfo said that for Asian recruits, the group was looking specifically for militants who had emerged from Al Qaeda’s network in the region. “People especially from Bangladesh, Malaysia and Indonesia — they have people who used to work for Al Qaeda, and once they joined the Islamic State, they are asking them questions about their experiences and if they have contacts,” he said.

    In his briefings with the German authorities, and again in the interview this week, Mr. Sarfo raised the possibility that some of the recent attackers in Europe who pledged allegiance to the Islamic State’s leader during their assaults might have a more direct link to the group than officials believe.

    Mr. Sarfo explained that the Emni keeps many of its operatives underground in Europe. They act as nodes that can remotely activate potential suicide attackers who have been drawn in by propaganda. Linking them are what Mr. Sarfo called “clean men,” new converts to Islam with no established ties to radical groups.

    “These people are not in direct contact with these guys who are doing the attacks, because they know if these people start talking, they will get caught,” he said of the underground operatives.

    “They mostly use people who are new Muslims, who are converts,” he said. Those “clean” converts “get in contact with the people, and they give them the message.” And in the case of some videotaped pledges of allegiance, the go-between can then send the video on to the handler in Europe, who uploads it for use by the Islamic State’s propaganda channels.

    The intelligence documents and Mr. Sarfo agree that the Islamic State has made the most of its recruits’ nationalities by sending them back to plot attacks at home. Yet one important region where the Emni is not thought to have succeeded in sending trained attackers is North America, Mr. Sarfo said, recalling what the members of the branch told him.

    Though dozens of Americans have become members of the Islamic State, and some have been recruited into the external operations wing, “they know it’s hard for them to get Americans into America” once they have traveled to Syria, he said.

    “For America and Canada, it’s much easier for them to get them over the social network, because they say the Americans are dumb — they have open gun policies,” he said. “They say we can radicalize them easily, and if they have no prior record, they can buy guns, so we don’t need to have no contact man who has to provide guns for them.”

    Based on the accounts of operatives arrested so far, the Emni has become the crucial cog in the group’s terrorism machinery, and its trainees led the Paris attacks and built the suitcase bombs used in a Brussels airport terminal and subway station. Investigation records show that its foot soldiers have also been sent to Austria, Germany, Spain, Lebanon, Tunisia, Bangladesh, Indonesia and Malaysia.

    With European officials stretched by a string of assaults by seemingly unconnected attackers who pledged allegiance to the Islamic State, also known as ISIS or ISIL, Mr. Sarfo suggested that there may be more of a link than the authorities yet know. He said he was told that undercover operatives in Europe used new converts as go-betweens, or “clean men,” who help link up people interested in carrying out attacks with operatives who can pass on instructions on everything from how to make a suicide vest to how to credit their violence to the Islamic State.

    The group has sent “hundreds of operatives” back to the European Union, with “hundreds more in Turkey alone,” according to a senior United States intelligence official and a senior American defense official, both of whom spoke on the condition of anonymity to discuss intelligence.

    Mr. Sarfo, who was recently moved out of solitary confinement at his German prison because he is no longer considered violent, agrees with that assessment. “Many of them have returned,” he said. “Hundreds, definitely.”

    Training Days

    Since late 2014, the Islamic State has instructed foreigners joining the group to make their trip look like a holiday in southern Turkey, including booking a return flight and paying for an all-inclusive vacation at a beach resort, from which smugglers arrange their transport into Syria, according to intelligence documents and Mr. Sarfo’s account.

    That cover story creates pressure to keep things moving quickly during the recruits’ training in Syria, and most get a bare minimum — just a few days of basic weapons practice, in some instances.

    “When they go back to France or in Germany, they can say, ‘I was only on holidays in Turkey,’” Mr. Sarfo said. “The longer they stay in the Islamic State, the more suspicious the secret service in the West gets, and that’s why they try to do the training as quickly as possible.”

    Mr. Sarfo’s facility in both German and English — he studied construction at Newham College in East London — made him attractive as a potential attacker. Though the Emni approached him several times to ask him to return to Germany, he demurred, he said.

    Eventually, Mr. Sarfo, perhaps because of his burly build — 6-foot-1 and around 286 pounds when he arrived in Syria, though he has lost weight since then — was drafted into the Islamic State’s quwat qhas, Arabic for special forces.

    The unit only admitted single men who agreed not to marry during the duration of their training. In addition to providing the offensive force to infiltrate cities during battles, it was one of several elite units that became recruiting pools for the external operations branch, Mr. Sarfo said.

    Along with his German friend, he was driven to the desert outside Raqqa.

    “They dropped us off in the middle of nowhere and told us, ‘We are here,’” he said, according to the transcript of one of his interrogation sessions. “So we’re standing in the desert and thought to ourselves, ‘What’s going on?’” When the two Germans looked more closely, they realized there were cavelike dwellings around them. Everything above ground was painted with mud so as to be invisible to drones.

    “Showering was prohibited. Eating was prohibited, too, unless they gave it to you,” Mr. Sarfo said, adding that he had shared a cave with five or six others. Even drinking water was harshly rationed. “Each dwelling received two cups of water a day, put on the doorstep,” he said. “And the purpose of this was to test us, see who really wants it, who’s firm.”

    The grueling training began: hours of running, jumping, push-ups, parallel bars, crawling. The recruits began fainting.

    By the second week, they were each given a Kalashnikov assault rifle and told to sleep with it between their legs until it became “like a third arm,” he said, according to his interrogation transcript.

    The punishment for failing to keep up was harsh. “There was one boy who refused to get up, because he was just too exhausted,” Mr. Sarfo told the authorities. “So they tied him to a pole with his legs and his arms and left him there.”

    He learned that the special forces program involved 10 levels of training. After he graduated to Level 2, he was moved to an island on a river in Tabqa, Syria. The recruits’ sleeping spots now consisted of holes in the ground, covered by sticks and twigs. They practiced swimming, scuba diving and navigating by the stars.

    Throughout his training, Mr. Sarfo rubbed shoulders with an international cadre of recruits. When he first arrived at the desert campus, he ran laps alongside Moroccans, Egyptians, at least one Indonesian, a Canadian and a Belgian. And out on the island, he learned of similar special units, including one called Jaysh al-Khalifa, or the Army of the Caliphate.

    A 12-page criminal complaint indicates that the Islamic State tried to recruit at least one American into that unit, but he declined to enroll.

    The man, Mohamad Jamal Khweis, a 26-year-old from Alexandria, Va., traveled to Syria in December, only to be captured by Kurdish troops in Iraq in March. In his debriefing with the F.B.I., he explained that early on, he was approached by members of the unit. “During his stay at this safe house, representatives from Jaysh Khalifa, a group described by the defendant as an ‘offensive group,’ visited the new ISIL recruits,” the complaint says. “The representatives explained that their group was responsible for accepting volunteers from foreign countries who would be trained and sent back to their countries to conduct operations and execute attacks on behalf of ISIL. The group’s requirements, among other things, were that recruits had to be single, would train in remote locations, must be free of any injuries and had to stay reclusive when returning to their home countries.”

    The Big Man

    As he progressed through the special forces training, Mr. Sarfo became closer with the emir of the camp, a Moroccan, who began to divulge details about how the Islamic State’s external operations effort was structured, he said. Mr. Sarfo learned that there was one outsize figure behind the group’s strategies and ambitions. “The big man behind everything is Abu Muhammad al-Adnani,” he said.

    “He is the head of the Emni, and he is the head of the special forces as well,” Mr. Sarfo added. “Everything goes back to him.”

    Born in the town of Binnish in northern Syria, Mr. Adnani is said to be 39, and is the subject of a $5 million bounty from the State Department’s Rewards for Justice program. But details about his life remain a mystery. Only one known photograph of him exists, and it was taken years ago.

    Mr. Sarfo explained that when recruits to the special forces finished all 10 levels of training, they were blindfolded and driven to meet Mr. Adnani, where they pledged allegiance to him directly. Mr. Sarfo was told that the blindfolds stayed on the whole time, so that even Mr. Adnani’s best-trained fighters never know what he looks like.

    To the world, Mr. Adnani is better known as the official spokesman of the Islamic State, and the man who put out a global call this year for Muslims to attack unbelievers wherever they were, however they could.

    “Adnani is much more than just the mouthpiece of this group,” said Thomas Joscelyn, a senior fellow at the Foundation for Defense of Democracies in Washington who tracks the group’s leadership. “He is heavily involved in external operations. He is sort of the administrative ‘yea’ or ‘nay’ at the top of the pyramid,” who signs off on attack plans, the details of which are handled by his subordinates.

    During his time in Syria, Mr. Sarfo was contacted by other German fighters who wanted him to be an actor in a propaganda film aimed at German speakers. They drove to Palmyra, and Mr. Sarfo was told to hold the group’s black flag and to walk again and again in front of the camera as they filmed repeated takes. Syrian captives were forced to kneel, and the other German fighters shot them, showing an interest only in the cinematic effect.

    One turned to Mr. Sarfo immediately after killing a victim and asked: “How did I look like? Did I look good, the way I executed?”

    Mr. Sarfo said he had learned that videos like the one he acted in were vetted by Mr. Adnani himself in a monthly meeting of senior operatives.

    “There’s a vetting procedure,” he said. “Once a month they have a shura — which is a sitting, a meeting — where all the videos and everything that is important, they start speaking about it. And Abu Muhammad al-Adnani is the head of the shura.”

    Mr. Sarfo said he had started doubting his allegiance to ISIS during his training, after seeing how cruelly they treated those who could not keep up. Making the propaganda video provided his final disillusionment when he saw how many times they recorded each scene in the five-minute film. Back in Germany, when he had been inspired by similar videos, he had always assumed they were real, not staged.

    He began plotting his escape, which took weeks and involved sprinting and crawling in a field of mud before crossing into Turkey. He was arrested at Bremen Airport, where he landed on July 20, 2015, and he voluntarily confessed. He is now serving a three-year term on terrorism charges.

    The Lieutenants

    Among the Islamic State’s innovations is the role of foreigners, especially Europeans, in the planning of attacks.

    Mr. Sarfo’s account agrees with investigation documents and the assessments of terrorism experts, who say that French and Belgian citizens like Mr. Abaaoud are more than just operatives and have been given managing roles.

    “It’s a creative and interesting operational road map, to be able to lean on someone like Abaaoud, who has his own network abroad,” said Jean-Charles Brisard, chairman of the Center for the Analysis of Terrorism in Paris. “They gave him the autonomy regarding tactics and strategy, even if the operation as a whole still needs a green light from the Islamic State’s leadership.”

    Looking at the current leaders of the Emni, investigators have homed in on two in particular. They go by the aliases Abu Souleymane, a French citizen, and Abu Ahmad, described as Syrian. Both are considered top lieutenants of Mr. Adnani, according to the senior American defense official and senior intelligence official.

    The two men play a direct role in identifying fighters to be sent overseas, in choosing targets and in organizing logistics for operatives, including paying for smugglers to get them to Europe and, in at least one case, sending Western Union transfers, according to European intelligence documents.

    A glimpse into the possible role of Abu Souleymane came from one of the hostages held by suicide bombers inside the Bataclan concert hall in Paris in November.

    After gunning down dozens of concertgoers, two of the suicide bombers retreated into a hallway with a group of hostages, forcing them to sit against the windows as human shields, said the hostage, David Fritz-Goeppinger, 24. In the two-and-a-half-hour standoff that ensued, Mr. Fritz heard one of the bombers ask the other, “Should we call Souleymane?”

    The second operative appeared annoyed that the first had asked the question in French, and ordered him to switch to Arabic.

    “I immediately understood that, yes, this was the individual, maybe not the individual who had organized the attack, but who held a place in the hierarchy above them,” Mr. Fritz said in a telephone interview. His testimony is also included in a detailed, 51-page report by France’s antiterrorism police. “They were absolutely, like soldiers,” awaiting orders, he said.

    Souleymane, whose full nom de guerre is Abu Souleymane al-Faransi, or Abu Souleymane the Frenchman, is believed to be a French national in his 30s who is of either Moroccan or Tunisian ancestry, according to Ludovico Carlino, a senior analyst with IHS Conflict Monitor in London. Mr. Carlino says he believes that Souleymane was promoted to be the top terrorism planner for Europe after Mr. Abaaoud’s death.

    A snapshot of the other senior leader, Abu Ahmad, appears in the account of a man who investigators have concluded was supposed to be part of the team of Paris attackers: an Algerian named Adel Haddadi. Mr. Haddadi said he and another member of the team, a former Lashkar-e-Taiba member from Pakistan named Muhammad Usman, were separated from two other attackers after they reached Greece by boat.

    Mr. Haddadi, 28, and Mr. Usman, 22, were eventually arrested in a migrant camp in Salzburg, Austria. The two men sent alongside them became the first suicide bombers to detonate their vests outside the Stade de France during the November attacks.

    After arriving in Syria and being routed to the international dormitory there in February 2015, Mr. Haddadi worked as a cook in Raqqa for months before a member of the Emni came to see him, according to French and Austrian investigation documents.

    “One day, a Syrian came into the kitchen to see me and said that someone called Abu Ahmad wanted to see me,” Mr. Haddadi was quoted as saying in the Austrian record of his interrogation. He was driven to a five-story building, where another Syrian holding a walkie talkie radioed Abu Ahmad. They waited for hours before the Syrian got orders to drive the recruit to the next location. In the street, a Saudi man wearing all white was waiting, and asked Mr. Haddadi to go on a walk.

    After 300 yards, they reached an empty apartment building and sat down. “I was scared, I wanted to leave, but he talked the whole time,” Mr. Haddadi told the authorities.

    “He said only positive things about me, that Daesh trusted me and that I now needed to prove myself worthy of that trust. He said that Daesh was going to send me to France,” Mr. Haddadi added, using the Arabic acronym for the Islamic State. “The details, he said, I would get them once I arrived in France.”

    Sometime after that, Abu Ahmad arrived. Mr. Haddadi described him as a Syrian man between 38 and 42 years old, slim with a long, black beard, and dressed all in black. He was, Mr. Haddadi said, “the giver of orders.”

    Abu Ahmad brought Mr. Haddadi together with three other potential attackers, with the last man, Mr. Usman, being introduced just a day before they all set out for Europe. Mr. Haddadi and two of the other men were native Arabic speakers, and Mr. Usman spoke enough Arabic to communicate with them, the interrogation documents said.

    The day of their departure, Abu Ahmad came and gave them his Turkish cellphone number, instructing them to store it in their phone as “FF,” to avoid registering a name. He gave Mr. Haddadi $2,000 in $100 bills, and they were driven to the Turkish border. A man met them in Turkey to take their photographs, and returned with Syrian passports. Another smuggler arranged their Oct. 3 boat trip to Leros, Greece.

    All of these logistical steps, as well as Western Union money transfers, were organized by Abu Ahmad, one of the senior lieutenants running the Islamic State’s efforts to export terror. Until his arrest in December, Mr. Haddadi remained in touch with Abu Ahmad through messages on Telegram and via text messages to his Turkish number, according to the investigation record.

    Abu Ahmad’s Turkish number was found somewhere else, too: written on a slip of paper in the pants pocket of the severed leg of one of the suicide bombers at the Stade de France.

  • France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    France: au moins 84 morts à Nice, le chauffeur du camion identifié

    -Un camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice pendant le feu d’artifice de la Fête nationale, faisant au moins 84 morts, des dizaines de blessés, et laissant 18 personnes dans un état d’« urgence absolue », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Le président Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Les antennes de RFI sont en édition spéciale de 13 h à 15 h, et de 19 h à 21 h (heure française).

    Cet article est régulièrement mis à jour, cliquer pour rafraîchir

    Que s’est-il passé ?

    Vers 23heures, la foule est massée sur la très touristique promenade des Anglais pour les traditionnelles festivités du 14-Juillet. Le feu d’artifice vient de s’achever quand un camion blanc fonce dans la foule. Il écrase sur une distance de deux kilomètres les personnes se trouvant sur son chemin.

    Le chauffeur du camion de 19 tonnes a été abattu par la police. « Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois », a souligné vendredi le premier adjoint Les Républicains de la ville de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi.

     Vers 23h20, un important périmètre de sécurité a immédiatement été mis en place à proximité de la promenade des Anglais totalement bouclée. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l’ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna.

    Le dernier bilan fourni par le gouvernement fait état de 84 morts et 19 blessés en « urgence absolue ». Une cinquantaine d’enfants ont été hospitalisés à la fondation Lanval, l’hôpital pédiatrique de Nice.

    L’attaque a suscité un mouvement de panique. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l’incident, quand un journaliste de l’AFP parle d’un « chaos absolu ». « Des gens hurlaient. […] Nous avons vu des gens touchés et des débris voler partout », a-t-il encore raconté, ajoutant qu’il avait très vite compris, « qu’un camion de cette taille avec une trajectoire en ligne droite » ne pouvait être qu’un « acte totalement délibéré ».

    TEMOIGNAGE
    Le mouvement de foule était tellement immense qu’il y a eu un mouvement de panique. Donc toutes les personnes sont rentrées dans le restaurant.
    Yoana, serveuse dans un restaurant près du lieu du drame 15/07/2016 – par RFI Écouter

    ■ Quel sont les premiers élements de l’enquête ?

    La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. « La piste terroriste est privilégiée », a déclaré une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Le sous-préfet évoque une « attaque criminelle de grande ampleur ».

    « La détermination du tueur ne fait pas de doute mais il est encore trop tôt pour savoir si c’est un terroriste ou non », a expliqué une source policière.

    Une « grenade inopérante » a été retrouvée dans le camion ainsi que « des armes longues factices », selon une source policière. Avant de trouver la mort, le forcené a tiré à l’aide d’un pistolet.

    Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du chauffeur du camion, en présence de membres du Raid lourdement armés, a précisé une voisine du chauffeur. Vers 11h00, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l’appartement du jeune homme de 31 ans, situé dans un petit immeuble d’un quartier populaire de l’est de la ville. La police veut en savoir plus sur la dernière heure qui a précédé l’attaque et des complices ont aidé l’assaillant.

    Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse au palais de justice de Nice à 17h00.

                                                                                                      Les enquêteurs analysent le camion de 19 tonnes qui a foncée sur la foule présente sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016. REUTERS/Eric Gaillard

    Qui est le chauffeur ?

    Le chauffeur du camion a été « formellement identifié », a-t-on appris vendredi de sources policières. Cet homme est bien le propriétaire des papiers d’identité au nom de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le véhicule par les enquêteurs.

    Ce dernier était-il seul ? « Des investigations sont menées pour savoir si l’individu a agi seul ou s’il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite », a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

    ■ Deuil national, conseil restreint et état d’urgence… Quelles mesures ont pris les autorités ?

    François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont à Nice. Le chef de l’Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, installé à la préfecture des Alpes-Maritimes, avant de se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur puis de faire une halte dans des locaux préfectoraux pour rencontrer les services de sécurité et de secours intervenus lors de l’attentat.

    Dans la nuit, François Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé le président de la République lors d’une allocution télévisée prononcée en pleine nuit depuis le palais de l’Elysée. L’attentat n’a pas encore été revendiqué.

    Au cours de cette intervention, le président de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, qui devait s’achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu’il ferait « appel à la réserve opérationnelle », c’est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

    Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l’attaque pour se rendre sur les lieux du drame. « Nous rehaussons le plan Vigipirate à ” alerte attentat ” dans le département » des Alpes-Maritimes, a déclaré le ministre.

    Le président français réunit ce vendredi un conseil restreint de sécurité et de défense au Palais présidentiel. Autour du président François Hollande, y participent le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, devait assister à ces débats par visio-conférence depuis Nice.

    « Un projet de loi sur l’état d’urgence sera présenté en conseil des ministres mardi prochain pour que le Parlement puisse examiner ce texte », s’est exprimé Manuel Valls devant le palais de l’Elysée, à la sortie du conseil restreint de sécurité et de défense. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un deuil national le 16, 17 et 18 juillet, affirmant que « nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

    Une mobilsation sur les réseaux sociaux

    La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de trouver un endroit où se réfugier.

    Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

  • Mariage financier au coeur du Brexit

    Mariage financier au coeur du Brexit

    Copyright de l’image Getty

    Les actionnaires du London Stock Exchange Group (LSE) ont voté lundi à l’unanimité en faveur du mariage avec son concurrent allemand, Deutsche Börse.

    Les deux sociétés ont décidé de convoler en juste noces malgré les craintes liées au Brexit.

    Le gestionnaire de la Bourse de Londres a indiqué que ” la transaction comprend tous les mécanismes nécessaires afin de répondre au résultat du référendum”.

    La fusion sur laquelle s’exprimeront la semaine prochaine les actionnaires de Deutsche Börse va créer l’un des plus grands groupes compétitifs à l’échelle mondiale.

    Le groupe va gérer la Bourse de Francfort, de Milan et de Londres.

    L’origine de l’article >>

  • La sonde Juno en orbite

    La sonde Juno en orbite

    Mission Juno: la sonde Juno de la NASA devrait se mettre en orbite autour de Jupiter, cinq ans après son lancement.

    Selon l’agence spatiale américaine, la NASA, “Juno” aura pour mission d’étudier et percer les mystères de la plus grande planète du système solaire.

    En cas de succès, Juno passera la plus grande partie des dix-huit prochains mois à détecter ce qui se trouve en dessous des nuages épais de la planète.

    Elle permettra aux scientifiques de mieux comprendre la formation de notre système solaire.

    Le 5 juillet, Juno freinera sa course en allumant son moteur pendant 35 minutes, afin d’être capturée par la gravité de Jupiter et s’insérer dans son orbite polaire.

    Vu la distance de Jupiter à la Terre, les signaux radio confirmant l’allumage du moteur ne parviendront aux contrôleurs de vol que 48 minutes après.

    Copyright de l’image nasa

    La planète des extrêmes

    Les instruments de la sonde pénétreront l’épaisse couverture de nuages pour étudier son atmosphère et ses gigantesques aurores boréales.

    “Juno s’approchera de Jupiter à une distance sans précédent pour percer ses mystères”, a souligné Diane Brown, responsable du programme à la NASA.

    L’un des objectifs principaux de la mission sera de mieux comprendre de quoi se compose l’intérieur, jusqu’ici inobservable, de la planète géante.

    De nouvelles connaissances pourraient également être acquises à propos de la célèbre “Grande Tache Rouge”, la tempête colossale qui fait rage sur Jupiter depuis des centaines d’années.

    Scott Bolton, chercheur au Southwest Research Institute du Texas, se déclare impatient et inquiet de ce vol si proche de la plus grande planète du système solaire.

    “Tout à propos de Jupiter est extrême, a t-il déclaré à la BBC, le rayonnement le plus intense de l’ensemble du système solaire, le champ magnétique le plus fort, la vitesse de rotation incroyablement rapide.”

    “Nous devons faire face à cet environnement, et notre vaisseau spatial est littéralement un tank blindé.”

    L’origine de l’article >>

  • Prison pour un ex-dirigeant chinois

    Prison pour un ex-dirigeant chinois

    Ling Jihua, un ancien collaborateur de l’ex-président chinois Hu Jintao, a été condamné à la prison à vie pour corruption.

    Copyright de l’image

    Il a également été reconnu coupable d’obtention illégale de secrets d’Etat et abus de pouvoir.

    Il y a quelques années, il était chef de cabinet du président retraité Hu et l’un des hommes les plus puissants de Chine.

    Il avait été démis de ses fonctions ministérielles en septembre 2012, quelques mois après que son fils ait été tué dans un accident au volant d’une voiture de sport de luxe en compagnie de deux jeunes femmes.

    M. Ling avait été soupçonné de vouloir dissimuler l’accident.

    Le Parti communiste l’avair exclu et avait ouvert une enquête à son endroit en décembre 2014 pour avoir porté gravement atteinte à l’image du parti.

    Le tribunal de la ville de Tianjin, près de Pékin, a examiné le cas à huis clos le 7 juin, selon l’agence de presse officielle Xinhua.

    “Ling Jihua a reçu une très grande quantité de pots de vin. Il a obtenu un grand nombre de secrets d’État, et ses crimes étaient très sérieux. Il a abusé de son pouvoir, et a causé un impact terrible sur la société “, rapporte Xinhua.

    Ling a reconnu les faits et n’a pas fait appel de la sentence.

    Son cas avait présenté un dilemme pour le gouvernement, en raison de son lien étroit avec l’ancien président Hu Jintao.

    Un porte-parole du gouvernement a nié l’année dernière que Hu était impliqué dans l’enquête.

    Xi Jinping, l’actuel président chinois, mène depuis son entrée en fonctions une féroce campagne anticorruption à la faveur de laquelle, selon les analystes, il élimine aussi ses adversaires politiques.

    L’origine de l’article >>

  • Nigel Farage démissionne

    Nigel Farage démissionne

    Copyright de l’image Getty

    Nigel Farage affirme avoir “fait ce qu’il fallait faire”, une allusion faite à la sortie du Royaume-Uni de l’ Union européenne, pour laquelle il avait battu campagne, lors du référendum du 23 juin.

    “Mon objectif de sortir de l’UE est atteint (…) J’ai accompli ma mission”, a-t-il déclaré.

    Nigel Farage ajoute que le Royaume-Uni a besoin d’un leader qui ne recule pas sur les questions comme la libre circulation des personnes en Europe.

    Avant lui, le Premier ministre David Cameron a annoncé qu’il démissionnerait de son poste de chef du gouvernement d’ici à octobre prochain.

    M. Cameron avait fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

    L’origine de l’article >>