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  • RDC : l’envoyé de l’ONU appelle les autorités à rétablir la coopération avec l’Organisation

    RDC : l’envoyé de l’ONU appelle les autorités à rétablir la coopération avec l’Organisation

    Kobler-19 mars 2015 – A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Martin Kobler, a regretté la suspension de la participation des Casques bleus aux opérations conjointes avec l’armée congolaise contre les rebelles des FDLR et appelé les autorités congolaises à rétablir la coopération avec l’ONU.

    « Nous avons travaillé pendant des mois avec des généraux dans un esprit excellent et constructif de partenariat. Toutefois, ils ont été remplacés par des officiers qui ont commandé par le passé des unités ayant un passé crédible de violations des droits de l’homme », a déclaré M. Kobler devant les membres du Conseil de sécurité.

    « Nous avons donc été obligés de suspendre notre participation et notre soutien aux opérations sous leur commandement » contre les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, a-t-il ajouté.

    Le Représentant spécial s’est dit persuadé que « le gouvernement prendra la mesure appropriée pour remédier à cette situation malencontreuse ». « Notre soutien reprendra alors rapidement », a-t-il ajouté.

    « Pour mieux coopérer, il faut créer une atmosphère de confiance », a-t-il encore dit. « Je propose donc au gouvernement de réenclencher la coopération sur la base d’une confiance mutuelle ».

    Le Représentant spécial a noté que la présence des groupes armés était limitée aux provinces de l’est du pays. Toutefois, « la situation sécuritaire en général n’est pas encore stable, encore moins irréversible », a-t-il ajouté. « Beaucoup de gens vivent encore dans la peur d’être violés, la peur d’être attaqués, la peur d’être dépouillés de leurs maigres biens ».

    Selon lui, il faut faire plus pour réduire la menace des groupes armés et la violence contre les civils « à un niveau qui puisse être géré de manière efficace par les institutions congolaises ». Aussi, même si la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) ne va pas rester éternellement en RDC, son retrait « devra être graduel et progressif et lié à des objectifs établis conjointement par le gouvernement et la MONUSCO », a-t-il ajouté.

    Selon lui, « le départ de la MONUSCO doit être lié aux résultats obtenus et à l’amélioration concrète de la situation sur le terrain ».

    S’agissant des élections à venir, M. Kobler a salué la publication d’un calendrier électoral le 12 février 2015 prévoyant des élections législatives et présidentielle en novembre 2016.

    « La MONUSCO est prête à apporter son aide pour ses élections, si celle-ci est requise, une aide logistique, technique et ses bons offices », a-t-il déclaré. Il s’est toutefois déclaré préoccupé par l’arrestation de plus de 40 acteurs de la société civile il y a quelques jours. « L’espace politique pour la société civile est un prérequis à des élections crédibles », a-t-il estimé.

    (ONU)

  • Syrie : Washington devra parler à Assad pour mettre fin au conflit, dit Kerry

    Syrie : Washington devra parler à Assad pour mettre fin au conflit, dit Kerry

    U.S. Secretary of State John Kerry speaks during news conference in Kinshasa-Le secrétaire d’État américain John Kerry a admis que Washington devra négocier avec le président syrien Bachar al-Assad pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 215.000 morts et entre dimanche dans sa cinquième année.

    “Au final, il faudra négocier. Nous avons toujours été pour les négociations dans le cadre du processus (de paix) de Genève I”, a déclaré M. Kerry dans une interview diffusée sur la chaîne CBS dimanche. Washington travaille à “relancer” les efforts visant à trouver une solution politique au conflit, a dit le chef de la diplomatie américaine.

    Mais Marie Harf, une porte-parole du département d’État, s’est empressée de préciser sur Twitter que John Kerry avait “réitéré la ligne que nous suivons depuis longtemps. Nous avons besoin d’un processus de négociations avec la participation du régime. Il n’a pas parlé de négociations directes avec Assad”.

    Lors de l’interview sur CBS, M. Kerry a d’ailleurs reconnu qu’il n’entendait pas relâcher la pression sur le président syrien “pour bien lui faire comprendre que tout le monde est déterminé à trouver une issue politique”.

    Jusqu’ici pourtant, l’administration Obama se montrait plus préoccupée par la lutte contre le groupe État islamique, qui contrôle des régions entières d’Irak et de Syrie. Elle appelait aussi de façon constante au départ de M. Assad. Reste à s’entendre sur les modalités de négociations avec Damas.

    Les États-Unis ont participé à l’organisation de pourparlers entre l’opposition syrienne et des émissaires de Damas à Genève au début de l’année dernière. Mais les deux cycles de négociations n’avaient produit aucun résultat. “Assad ne voulait pas négocier”, a asséné John Kerry. “S’il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d’appliquer Genève I, bien sûr”, a répondu M. Kerry lorsque la journaliste de CBS lui a demandé s’il était disposé à parler au président syrien. “Nous l’encourageons à le faire”.

    Diplomatie au point mort 

    En Syrie la catastrophe humanitaire se poursuit. Des ONG ont condamné cette semaine l’”échec” des gouvernements du monde à trouver une issue à la guerre qui a coûté la vie à plus de 215.000 personnes et poussé la moitié des habitants à fuir leur domicile.

    La diplomatie est au point mort, après deux séries de négociations entre régime et opposition qui se sont soldées par un fiasco. Deux émissaires spéciaux ont jeté l’éponge et un troisième tente en vain de faire appliquer un gel des combats à Alep (nord). L’incapacité de la communauté internationale à mettre fin au bain de sang alimente le sentiment d’amertume et d’abandon des Syriens, qui traversent selon l’ONU “la plus importante situation d’urgence humanitaire de notre ère”.

    Des ONG de défense de droits de l’homme ont enquêté sur les terribles exactions du régime: près de 13.000 Syriens sont morts sous la torture dans ses geôles depuis le début du soulèvement.

    Bachar al-Assad reste accroché au pouvoir et ses forces consolident leur contrôle sur la périphérie de Damas et d’Alep, où s’effrite la présence de la rébellion. Celle-ci, plus éclatée que jamais dans le nord, le centre et le sud du pays est affaiblie par la supériorité militaire de l’armée qui la bombarde de barils d’explosifs et s’appuie sur des alliés étrangers comme le Hezbollah libanais.

    Dimanche, au moins 18 civils ont été tués et 100 blessés, dont des femmes et des enfants, dans des raids aériens du régime sur une ville rebelle près de Damas.

    Peu d’espoir de paix 

    Depuis mi-2014, les États-Unis dirigent une coalition internationale pour combattre l’EI en Irak et en Syrie, où les jihadistes ont proclamé un “califat” islamique sur les territoires qu’ils contrôlent. Mais l’EI reste puissant. Le groupe attire des milliers de combattants étrangers, dont de nombreux Occidentaux, laissant craindre que des jihadistes ne cherchent à mener des attaques une fois de retour chez eux.

    L’espoir de paix en Syrie reste maigre. De nouveaux pourparlers sont prévus en avril à Moscou, allié indéfectible de M. Assad, mais la participation de l’opposition est à ce stade incertaine.

    “Il y a plus de 215.000 morts alors que la communauté internationale est silencieuse et qu’aucun crime n’est puni par des tribunaux internationaux”, affirme à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, qui comptabilise les morts depuis le début de la guerre.

     (Jeune Afrique)

  • Vidéo : le chant raciste d’une confraternité étudiante dans l’Oklahoma scandalise les États-Unis

    Vidéo : le chant raciste d’une confraternité étudiante dans l’Oklahoma scandalise les États-Unis

    OU-logo-red-with-L’Université de l’Oklahoma aux États-Unis a expulsé lundi l’une des plus importantes fraternités étudiantes de son campus, nommée Sigma Alpha Epsilon (SAE), après la diffusion d’une vidéo qui montre certains de ses membres entonner une chanson violemment raciste.

    Les États-Unis se délivreront-ils jamais de leur passé raciste et ségrégationiste ? Après lesmeurtres de personnes noires non armées pas des policiers blancs qui secouent régulièrement le pays, des étudiants blancs de l’université d’Oklahoma appartenant à la fraternité “Sigma Alpha Epsilon” se sont filmés entonnant un chant violemment raciste dans un bus. La vidéo a été publiée dimanche 8 mars sur internet, provoquant un énième malaise sur la question raciale aux États-Unis.

    Dans cette séquence, qui dure neuf secondes, on voit de jeunes hommes et une jeune femme blonde chanter : “On n’admettra jamais de nègre dans notre fraternité. Vous pouvez le pendre à un arbre, mais jamais son nom sera collé au mien”.

    Mise en ligne sur YouTube dimanche par l’Unheard Movement, une association africaine-américaine de l’université fondée suite à la mort de Michael Brown à Ferguson, la vidéo s’est répandue comme une trainée de poudre. L’université de l’Oklahoma n’a d’ailleurs pas tardé à réagir et a décidé lundi 9 mars d’expulser la confrérie, qui est l’une des plus importantes de son campus.

    Le président de l’université de l’Oklahoma, David Boren, a assuré que “si d’aventure des étudiants de l’université étaient impliqués (dans la vidéo), ce comportement ne serait pas toléré”. “Ce type de comportement est contraire à toutes nos valeurs”, a-t-il ajouté.

    50 ans après la marche de Selma

    Des dizaines d’étudiants de l’université se sont rassemblés lundi matin devant l’établissement pour dénoncer l’attitude raciste des étudiants de la vidéo, dans un contexte racial très tendu. La polémique intervient par ailleurs 48 heures après les célébrations du 50e anniversaire de la marche de Selma, dans l’Alabama, une date cruciale dans l’histoire de la lutte pour les droits civiques.

    De son côté, la direction du réseau Sigma Alpha Epsilon, présent sur plusieurs dizaines de campus et qui compte 15 000 membres à travers les États-Unis, a présenté ses excuses à travers un communiqué qualifiant le chant “d’inacceptable” et de “raciste”. Selon la chaîne locale KOCO, les membres de la fraternité devaient avoir quitté le bâtiment qu’ils occupaient sur le campus avant lundi soir minuit.

    (Avec AFP)

  • Obama à Selma : la longue marche contre la discrimination raciale continue

    Obama à Selma : la longue marche contre la discrimination raciale continue

    COUPLE OBAMA-“Notre marche n’est pas encore terminée”: cinquante ans après la répression sanglante à Selma (sud) d’une marche pour les droits civiques entrée dans l’histoire, Barack Obama a appelé à poursuivre la lutte contre la discrimination raciale aux États-Unis.

    Dans un discours prononcé sous un soleil éclatant devant le pont Edmund Pettus sur lequel, il y a un demi-siècle, quelque centaines de manifestants pacifiques furent violemment pris d’assaut par la police, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis a appelé à la lucidité et la vigilance, évoquant en particulier des reculs sur le droit de vote.

    S’il a souligné les progrès accomplis – “Si vous pensez que rien n’a changé, demandez à quelqu’un qui a vécu à Selma, Chicago ou Los Angeles dans les années 50 !” – M. Obama a aussi appelé à refuser le raisonnement consistant à suggérer que le racisme a disparu.

    “Nous n’avons pas besoin du rapport de Ferguson pour savoir que cela n’est pas vrai”, a-t-il ajouté, en allusion au document accablant du gouvernement publié cette semaine qui pointe les comportements discriminatoires de la police dans cette petite ville du Missouri (centre), théâtre de violentes émeutes après la mort d’un jeune Noir abattu par un policier blanc.

    “Nous savons que cette marche n’est pas encore terminée”

    “Il nous suffit d’ouvrir nos yeux, nos oreilles et nos coeurs pour savoir que l’ombre de l’histoire raciale de ce pays plane toujours sur nous”, a-t-il poursuivi dans cette petite ville de l’Alabama où s’étaient rassemblées plusieurs dizaines de milliers de personnes, 50 ans après un “Bloody Sunday” qui traumatisa l’Amérique. “Nous savons que cette marche n’est pas encore terminée”, a lancé M. Obama, qui a ensuite mené, son prédécesseur George W. Bush à ses côtés, un cortège à pied sur le pont Edmund Pettus, au-dessus du fleuve Alabama.

    Deux semaines après la marche du 7 mars 1965, plusieurs milliers de personnes emmenées par le pasteur Martin Luther King quittaient de nouveau Selma pour rejoindre la capitale de l’Alabama, Montgomery, à près de 90 km de là, où elles arrivèrent en un large cortège après plusieurs journées d’une marche entrée dans l’histoire.

    Le 6 août 1965, le président démocrate Lyndon Johnson signait le Voting Rights Act, garantissant à tous le droit de vote en supprimant un nombre incalculable d’obstacles qui se dressaient sur la route des Afro-américains désireux de s’inscrire sur les listes électorales. “Vous pouviez aller demander votre inscription mais il fallait passer un test sur la Constitution de l’Alabama !”, a raconté à l’AFP Louretta Wimberly, qui participa activement à l’organisation de ces marches.

    “D’autres combats à mener”

    Si la loi de 1965 a changé la donne, le débat n’est cependant pas clos. Les démocrates accusent régulièrement les républicains de brandir la menace de la fraude électorale pour introduire dans certains Etats des contraintes supplémentaires sur l’identification des électeurs dans le but de dissuader les minorités de se rendre aux urnes.

    “Aujourd’hui même, en 2015, 50 ans après Selma, il y a des lois à travers ce pays conçues pour rendre le vote plus difficile”, a lancé M. Obama. “Au moment où nous parlons, d’autres lois de ce type sont proposées”, a-t-il ajouté. “Comment cela est-il possible ?”, s’est-il interrogé avec véhémence.

    Quelques minutes plus tôt, le pasteur Al Sharpton, militant des droits civiques, avait lancé une mise en garde similaire: “Ne pas protéger avec force ce qui a été acquis (sur le droit de vote), c’est manquer de respect envers ceux qui ont fait ces sacrifices”. “Nous avons beaucoup progressé (…) mais l’heure est plutôt à la protestation qu’à la seule célébration”, a de son côté souligné le pasteur Jesse Jackson, appelant aussi à s’attaquer “à la question de la pauvreté, qui est une arme de destruction massive”.

    Selma, source d’inspiration

    Selma, ville de 20.000 habitants (dont 80% de Noirs), connaît un taux de chômage supérieur à 10%, soit le double de la moyenne nationale. Près de 40% des foyers y vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

    Pour Letasha Irby, 36 ans, qui travaille dans une usine de pièces détachées pour l’automobile, “il y a d’autres combats à mener aujourd’hui” en Alabama. “S’ils se sont unis et ont fait front ensemble (il y a 50 ans), cela peut être fait aujourd’hui”, ajoute la jeune femme, qui gagne 12 dollars de l’heure et cite, comme priorité, la lutte pour des “salaires décents”.

    Soulignant l’impact décisif de la marche non-violente de Selma sur le “destin” des Etats-Unis, M. Obama a aussi jugé qu’elle restait une source d’inspiration pour des “millions de personnes” à travers le monde. “Des rues de Tunis à la place Maïdan en Ukraine, une génération de jeunes gens peuvent tirer leur force de ce lieu”, a-t-il lancé, évoquant le mouvement lancé à Selma qui a fait tomber “des barrières politiques, économiques et sociales”.

    (AFP)

  • États-Unis : un rapport accuse la police de Ferguson de discrimination contre les Noirs

    États-Unis : un rapport accuse la police de Ferguson de discrimination contre les Noirs

    police-La police de Ferguson, dans l’État du Missouri aux États-Unis, est accusée d’avoir violé systématiquement les droits des Noirs, selon le rapport de l’enquête du département américain de la Justice. Les conclusions mettent en lumière le racisme ordinaire des policiers, 6 mois après la mort du jeune Africain-Américain Michael Brown.

    La police de la ville de Ferguson est coupable d’avoir violé les droits constitutionnels des citoyens noirs sur une base régulière. C’est la conclusion du rapport du département de la Justice, à la suite d’une enquête lancée après la mort de Michael Brown, qui a causé de nombreuses manifestations et émeutes en 2014.

    Officiellement, le rapport devait être dévoilé publiquement ce mercredi 4 mars mais plusieurs informations ont fuité dans la presse américaine dès mardi.

    Selon le New York Times, les policiers auraient pris l’habitude de contrôler de façon systématique les conducteurs afro-américains, “ce qui aurait causé des années d’animosité raciale menant à la mort d’un adolescent noir l’été dernier” dans une ville devenue un symbole des brutalités policières à l’endroit des Africains-Américains.

    La discrimination raciale en chiffres

    Entre 2012 et 2014, les Noirs ont été incriminés de façon disproportionnée alors qu’ils représentent 67 % de la population de la ville de Ferguson.

    La police de Ferguson risque d’être poursuivie pour violations des droits civiques si elle n’obtempère pas à la demande du département américain de la Justice de changer ses pratiques.

    Dans le cadre de l’enquête, des centaines de personnes ont été interrogées et plus de 35 000 pages de rapports policiers ont été consultées.

    La mort de Michael Brown

    Le 9 août dernier, le policier Darren Wilson a abattu Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans non-armé. Trois mois plus tard, en novembre, un jury a choisi de ne pas inculper le policier au terme de son procès. Ces deux évènements avaient provoqué des émeutres dans cette banlieue de Saint-Louis au Missouri, où la majorité des policiers est blanche et la majorité de la population noire.

    Les résulats de cette enquête démontrent la profonde discrimination à l’endroit des Noirs, plus de 50 ans après l’adoption du Civil Rights Act en 1964, déclarant illégale la discrimination reposant sur la race, la religion, la couleur, le sexe ou l’origine nationale.

    (Avec AFP)

  • Video-États-Unis : un homme noir sans-abri, surnommé “Africa”, abattu par la police de Los Angeles- racisme

    Video-États-Unis : un homme noir sans-abri, surnommé “Africa”, abattu par la police de Los Angeles- racisme

    Une vidéo montrant un groupe de policiers abattre un SDF noir dans un quartier de Los Angeles en Californiea été publié ce samedi sur les réseaux sociaux. Une énième bavure qui vient raviver les plais ségrégationnistes qui tourmentent les États-Unis.

    La question raciale n’en finit plus de refaire surface aux États-Unis. Une vidéo qui montre un groupe de policiers abattre un Sans domicile fixe noir dans le quartier de Skid Rew à Los Angeles (Californie) a été publiée vendredi sur Facebook suscitant un vif émoi dans le pays.

    Un assaillant récalcitrant mais désarmé

    L’enregistrement montre la victime se débattre violemment alors que les policiers tentent de l’appréhender. Mis à terre, le SDF tenter a priori de prendre l’arme d’un des policiers qui lui demande de la « lâcher», peut-on entendre. Puis, un coup de feu jaillit : la victime est sans vie et git dans une mare de sang. Transporté à l’hôpital, le SDF est déclaré mort peu après sa prise en charge.

     

     

    Selon, le Los Angeles Time, les policiers étaient sur les lieux pour une affaire de cambriolage et ont surpris deux SDF en pleine bagarre. Tentant de mettre fin à la rixe, les forces de l’ordre se sont confrontés à la résistance de l’assaillant qui était certes récalcitrant, mais désarmé selon les images en possession.

    La bavure de trop ?

    Plusieurs sans-abris investissement les rues du quartier de Skid Rew car ils bénéficient  de la prise en charge de nombreux services spécialisés.
    Même si la police de Los Angeles n’a toujours pas réagi à l’affaire, les médias locaux assurent qu’un des policiers a bel et bien ouvert le feu.

    Une bavure qui survient après une série d’assassinat d’Africains-américains par des policiers blancs qui ont ravivé la fracture raciale aux États-Unis.

    L’évènement le plus marquant s’est déroulé le 26 février 2012. Travon martin, un jeune noir de 17 ans non-armé, est abattu en rentrant chez lui. Georges Zimerman, l’agent de sécurité incriminé sera acquitté ce qui soulèvera le courroux de la communauté afro-américaine. Plusieurs manifestations en hommage  la victime se sont par la suite déroulées dénonçant le racisme structurel de la police américaine ainsi que l’iniquité supposée du système judiciaire vis-à-vis des noirs.

  • Benoît Chatel condamné à 20 ans de prison pour le meurtre d’opposants à Kabila père

    Benoît Chatel condamné à 20 ans de prison pour le meurtre d’opposants à Kabila père

    LD Kabila-Principal accusé meurtre, il y a 14 ans en France, de deux supposés opposants à Laurent-Désiré Kabila, l’homme d’affaires belge Benoît Chatel a été condamné à 20 ans de réclusion.

    Mis à jour à 19h55.

    Benoît Chatel, qui serait mort ou en fuite, était jugé par défaut. Il “est entièrement responsable, totalement coupable de ce double assassinat commis dans des conditions atroces”, avait estimé dans ses réquisitions l’avocat général de la cour d’assises de l’Isère (sud-est de la France) vendredi 27 février.

    L’homme d’affaires belge était poursuivi, avec Alain Deverini, décorateur monégasque, et Domenico Cocco, un Italien soupçconné d’être leur homme de main, pour complicité d’assassinat.

    Le deuxième accusé acquité

    Seul présent à l’audience, Alain Deverini a été acquité. Domenico Cocco doit être jugé ultérieurement.

    Les trois hommes étaientaccusés d’avoir organisé l’assassinat de Philémon Mwami Naluhwindja, fils d’un chef Maï Maï du Sud-Kivu et d’Aimé-Noël Atembina, ancien conseiller militaire de Mobutu.

    Leurs corps avaient été retrouvés dans une voiture incendiée le 29 décembre 2000, dans un village situé à une trentaine de kilomètres de Lyon.

    Mobile toujours flou à l’issue du procès

    Les trois hommes auraient organisé l’élimination des deux opposants congolais, supposés avoir voulu intenter un putsch contre Laurent-Désiré Kabila, pour protéger leurs affaires en RDC, selon la thèse retenue par l’accusation, qui ne fait pas l’unanimité.

    La défense a mis en avant les autres pistes possibles de l’assassinat, comme le trafic d’uranium auquel se livrait Philémon Mwami ou le rôle trouble des services secrets dont Benoît Chatel était un informateur. Une semaine de procès, n’a pas permis d’établir le mobile des assassinats. Ce qui avait conduit l’avocat de Deverini à dénoncer avant le prononcé du verdict “un Titanic judiciaire”.

    Au cours de l’audience, il a en outre été démontré que Philémon Mwami a vraisemblablement été tué par erreur.

    Il aurait remplacé in extremis par un général mobutiste, Kpama Baramoto Kata, au rendez-vous que leur avait donné Benoît Chatel, en leur promettant une importante somme d’argent pour financer leur coup d’État. Rendez-vous où Domenico Coco et deux tueurs – qui n’ont jamais été retrouvés – se sont en fait rendus pour les abattre, selon le scénario retenu par l’accusation. 

    Benoît Chatel caché en RDC ?

    Conformément à ce qu’avait indiqué le représentant du ministère public dans ses réquisitions, un mandat d’arrêt international va donc être lancé contre Benoît Chatel, que certains disent caché en RDC.

    Il serait aujourd’hui à Lubumbashi (sud-est), selon Philippe Chansay-Wilmotte un avocat belge d’une partie civile cité par l’AFP et qui conseille par ailleurs Joseph Kabila.

    La dernière trace de lui est une photo d’avril 2012 qui le montre en RDC aux côtés d’hommes d’affaires et d’un ancien ministre.

    (Avec AFP)

  • Où est donc passée la robe de Lupita Nyong’o ?

    Où est donc passée la robe de Lupita Nyong’o ?

    Llupita_nyongo_-Dimanche, lors de la cérémonie des Oscars, l’actrice avait fait sensation sur le tapis rouge avec sa robe sur mesure de 6 000 perles.

    D’une valeur de 150 000 dollars, la toilette crée par Francisco Costa pour Calvin Klein a été volée à l’hôtel London West Hollywood, aux États-Unis.

    Quelque 25 personnes et 6 semaines de travail ont été nécessaires pour réaliser ce fourreau blanc immaculé.

    La robe, parsemée de 6 000 perles blanches naturelles, a été dérobée dans la chambre de l’actrice alors qu’elle était absente.

    Le shérif de Los Angeles, William Nash a déclaré que la robe aurait disparue mercredi soir. Ses agents étudient actuellement les images des caméras de surveillance.

    L’année dernière, la Kenyane avait remporté l’Oscar du Meilleur second rôle pour le film “Twelve Years a Slave”.

    L’actrice a été élue plus belle femme du monde pour l’année 2014 par le magazine américain People.

    Calvin Klein n’a pas commenté l’incident.

    BBC

  • La justice française se penche sur les mystères du meurtre d’opposants de Kabila en 2000

    La justice française se penche sur les mystères du meurtre d’opposants de Kabila en 2000

    laurent-désiré-kabila-Le procès de trois hommes accusés de complicité dans l’assassinat, il y a 14 ans en France, de deux opposants congolais suspectés d’avoir voulu intenter un putsch contre Laurent-Désiré Kabila s’est ouvert lundi après-midi près de Lyon.

    Trafic d’uranium, putsch contre Kabila ou barbouzerie… voire les trois en même temps ? La cour d’assises de l’Isère va examiner cette semaine la sordide affaire du meurtre de Philémon Naluhwindja, fils d’un chef Maï Maï, et d’Aimé-Noël Atembina, capitaine de la garde présidentielle de Mobutu. Tués de deux balles dans la tête et le cou, ils avaient été découverts à l’intérieur d’une voiture incendiée dans un village situé à une trentaine de kilomètres de Lyon, le 29 décembre 2000. Leurs corps étaient carbonisés, comme si l’on avait voulu effacer tous les indices laissés par les assassins.

    Selon l’instruction, les deux opposants cherchaient des financements pour monter un coup d’État contre Laurent-Désiré Kabila, président de la RDC, qui sera finalement assassiné 18 jours plus tard. Philémon Naluhwindja, qui dirigeait la société minière du Congo, aurait aussi cherché à vendre des barres d’uranium pour financer l’achat de munitions.

    Le mystère Benoît Chatel

    Un des avocats de la défense, actuellement hospitalisé, avait demandait le renvoi du procès mais celui-ci a bien été maintenu. La cour a décidé de disjoindre le cas de son client et de juger les deux autres accusés. Dont un par défaut puisqu’il est porté disparu. Un mystère de plus dans un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre. À l’ouverture du procès, lundi, le président de la cour d’assises a ainsi indiqué n’avoir “aucun renseignement” sur ce que devenait Benoît Chatel, âgé de 51 ans aujourd’hui.

    Benoît Chatel a passé une grande partie de sa jeunesse dans l’ancien Zaïre, où il a établi plusieurs sociétés dans l’extraction des diamants, les télécommunications ou le PMU.

    “Le dernier renseignement utile sur Benoît Chatel date d’avril 2012 en République démocratique du Congo”, a t-il ajouté en diffusant à l’audience une photo de l’intéressé prise à cette date en RDC avec des hommes d’affaires et un ancien ministre congolais. Né en Belgique, Benoît Chatel a passé une grande partie de sa jeunesse dans l’ancien Zaïre, où il a établi plusieurs sociétés dans l’extraction des diamants, les télécommunications ou le PMU.

    Familier des principaux dirigeants de la nouvelle RDC, Benoît Chatel a revendiqué par le passé devant les enquêteurs aussi un statut d’informateur auprès des services secrets congolais et français. Déjà condamné à de nombreuses reprises pour des faits d’escroquerie et d’abus de confiance par les justices française et belge, Benoît Chatel ne sera cette fois pas là pour répondre aux accusations dont il fait l’objet, car “il est sans doute mort”, selon son avocat, qui dit être sans nouvelle de lui depuis trois ans.

    Une affirmation catégoriquement rejetée par la défense du second accusé, l’architecte d’intérieur monégasque Alain Deverini, avec qui Benoît Chatel aurait selon l’accusation fomenté l’assassinat des deux opposants à Kabila, afin de protéger leurs intérêts en RDC. Pour l’avocat de Deverini, Benoît Chatel “a manifestement bénéficié d’un certain nombre de concours en tant qu’honorable correspondant de la DGSE” (direction générale de la sécurité extérieure).

    L’ancien numéro deux de la DGSE entendu mercredi

    Gérard Martinez, ancien numéro deux de la DGSE, doit d’ailleurs être entendu à la barre mercredi. Selon les avocats de la défense, l’enquête n’a pas suffisamment creusé les autres pistes envisagées un temps, comme une implication des services secrets, les conséquences d’un trafic d’uranium, voire même un très hypothétioque rôle d’Al-Qaïda…

    Un “manipulateur” et un “joueur” à la “pensée égocentrique”

    Lundi, l’audience s’est concentrée sur les personnalités des principaux accusés. Benoît Chatel a été décrit par un expert comme un homme “manipulateur” au “fonctionnement de type pervers” qui suscite la “fascination”.

    Alain Deverini a lui été qualifié de “joueur” à la “pensée égocentrique”. “Je suis non coupable”, a lancé ce dernier à l’audience.

    L’homme de main sera jugé plus tard

    Le troisième accusé, Domenico Cocco, 62 ans, un Italien impliqué dans des affaires de proxénétisme, était lui aussi présent à l’ouverture du procès, mais sans son avocat qui est hospitalisé pour une durée indéterminée.

    Homme de main du duo Chatel-Deverini, c’est lui qui se serait chargé de recruter deux tueurs lyonnais pour effectuer la basse besogne, moyennant la somme de 200 000 francs (30.500 euros).

    D’après le scénario retenu par l’instruction, Chatel aurait donné rendez-vous aux deux victimes à la gare de Lyon en leur promettant une importante somme d’argent pour financer leur coup d’État. Mais c’est Domenico Cocco et deux “maghrébins” qui se seraient rendus sur place pour les abattre. Les deux tueurs n’ont jamais été retrouvés.

    Le cas de Domenico Coco sera examiné “au cours d’une autre session”, a décidé le président de la cour d’assises.

    Pour Benoît Chatel et Alain Deverini, le verdict est attendu vendredi.

    (Jeune Afrique)

  • Etats-Unis: le projet de régularisation des sans-papiers bloqué

    Etats-Unis: le projet de régularisation des sans-papiers bloqué

    obama-Si le blocage n’est pour l’instant que temporaire, il n’en constitue pas moins un désaveu pour Barack Obama. Un juge du Texas a suspendu l’application du projet de réforme voulu par le président américain. Le décret vise à régulariser plusieurs millions de sans-papiers aux Etats-Unis. Les 26 Etats républicains à l’origine de la plainte, estiment que le chef de l’Etat a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels.

    Ce nouveau blocage temporaire s’appuie non pas sur la légalité du décret mais sur un problème « rhétorique », affirme le juge Andrew Hanen. Les 26 Etats auteurs de la demande de suspension, conduits par le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, n’ont toujours pas digéré que le président fasse usage de son pouvoir réglementaire, sans prendre l’avis des parlementaires.

    La réforme vise à régulariser la situation de près de 5 millions d’étrangers sans papiers aux Etats-Unis, en leur accordant des permis de travail de trois ans. Son coût est jugé exorbitant pour les Etats fédéraux ce qui la rendrait inapplicable selon ses opposants. Le pouvoir exécutif serait passé en force sans respecter « les procédures administratives », dit le tribunal texan. Barack Obama aurait ainsi outrepassé ses pouvoirs constitutionnels. Voilà pour les arguments républicains.

    Côté démocrate, on rappelle qu’Andrew Haden n’est pas n’importe quel juge. Nommé par Georges Bush en 2002, M. Haden n’en est pas à sa première estocade contre la Maison Blanche et un projet de loi qu’il accuse de « mettre en danger l’Amérique » et d’être « une invitation lancée au plus dangereux criminels », selon des propos rapportés par le New York Times.

    Washington, 11 autres Etats et 33 grandes villes américaines soutiennent au contraire le projet de réforme, espérant bénéficier des taxes payées par les étrangers régularisés. Les républicains, qui ont promis d’utiliser tous les recours contre cette réforme phare de l’administration Obama, entendent à nouveau jouer la montre en attendant la campagne présidentielle de 2016 où la question de l’immigration devrait occuper une place centrale. La Maison Blanche devrait faire appel de cette décision.

    RFI