Tag: Monde

  • Poutine déploie l’armée russe en Ukraine

    Poutine déploie l’armée russe en Ukraine

    Armee Russe-Le président russe Vladimir Poutine a demandé samedi au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) d’approuver “le recours à l’armée russe en Ukraine” jusqu’à la normalisation de la situation. “En raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes seront déployées en Ukraine“, a-t-il communiqué.

     

    Restaurer “paix et calme”

    Plus tôt dans la journée, le nouveau Premier ministre de Crimée, Sergiï Axionov, que Kiev considère comme illégitime, avait sollicité l’aide de Vladimir Poutine pour restaurer “la paix et le calme” dans la péninsule ukrainienne.

    La Russie dispose d’une force armée non négligeable en Crimée, dans le sud de l’Ukraine: la flotte russe de la mer Noire, qui compte quelque 20.000 hommes, est basée à Sébastopol, aux termes d’un accord entre Moscou et Kiev.

     

    Donetsk, Kharkiv, Simféropol, Sébastopol et d’autres villes encore…

    Pendant ce temps, les points chauds se multipliaient dans l’est et le sud russophones de l’Ukraine, selon des correspondants de l’AFP, qui ont observé des irruptions d’hommes armés dans plusieurs sites stratégiques ou d’importantes manifestations pro-russes. La capitale, Kiev, semblait en revanche tranquille samedi en début d’après-midi.

    Des dizaines de personnes ont été blessées à Kharkiv (est de l’Ukraine) en marge d’une manifestation pro-russe qui a conduit à la prise d’assaut du siège de l’administration régionale par quelque 300 manifestants. Des partisans des nouvelles autorités pro-occidentales de Kiev s’y seraient barricadés.

    Plus de 10.000 personnes ont manifesté samedi matin à Donetsk, fief du président déchu Viktor Ianoukovitch dans l’est de l’Ukraine, contre les nouvelles autorités de Kiev en brandissant des drapeaux russes. Sur un podium improvisé, des intervenants déclaraient soutenir “l”aspiration de la Crimée à rejoindre la Russie“.

     

    “Violation grossière” des accords

    En Crimée, épicentre jusqu’ici de la crise, Kiev a accusé la Russie de déployer des milliers d’hommes supplémentaires. “La Russie a accru (le nombre de) ses troupes de 6.000 hommes” en Crimée, a affirmé le ministre de la Défense Igor Tenioukh. Près de 30 blindés ont aussi été déployés, a-t-il dit, dénonçant une “violation grossière” des accords régulant la présence de la flotte russe de la mer Noire en Crimée. “La présence inadéquate des militaires russes en Crimée est une provocation“, mais “les tentatives de faire réagir l’Ukraine par la force ont échoué“, a averti le Premier ministre Arseni Iatseniouk.

    Selon lui, la Russie tente actuellement de répéter le scénario mis en oeuvre en 2008 dans la région géorgienne séparatiste d’Ossétie du Sud, où elle avait lancé une opération militaire éclair contre les autorités de Tbilissi, et dont elle a fini par reconnaître l’indépendance.

     

    Des drapeaux russes hissés sur des bâtiments officiels

    Au titre de la présence de sa flotte de la mer Noire, la Russie a le droit de déplacer des troupes dans la péninsule, mais elle doit en informer les autorités ukrainiennes 72 heures à l’avance, ce qui n’a pas été fait, selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Dechtchitsa.

    Plusieurs sites stratégiques de la péninsule sont désormais sous le contrôle d’hommes armés et en uniformes, mais sans signe permettant de les identifier. Ils contrôlent les aéroports de Simféropol, capitale de la Crimée, de Sébastopol, de Kirovske, ainsi que le centre de Simféropol, et ont hissé le drapeau russe sur plusieurs bâtiments officiels.

    A Sébastopol, où mouille la flotte russe, un commando d’environ 300 hommes se disant mandatés par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a assiégé dans la  matinée le QG des gardes-côtes ukrainiens. Les assaillants ont déclaré avoir reçu du ministre “l’ordre d’occuper cette unité“, ajoute-t-il.

     

    Obama “inquiet”

    Les Occidentaux n’avaient pas fait mystère ces dernières heures de leur vive inquiétude quant aux derniers développements en Crimée. “Ce que nous vivons actuellement en Crimée nous inquiète“, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel lors d’un discours à Berlin. “Naturellement, ces jours-ci, tout doit être fait pour préserver l’intégrité territoriale” de l’Ukraine, a-t-elle dit, ajoutant qu’elle “et beaucoup d’autres s’y efforcent lors de nombreux d’entretiens téléphoniques avec le président russe et les responsables ukrainiens“.

    Le président américain Barack Obama s’est déclaré vendredi “profondément inquiet” devant les informations sur des mouvements de troupes russes en Ukraine et avait mis Moscou en garde contre toute “intervention militaire“. “Les Etats-Unis seront solidaires de la communauté internationale pour souligner qu’il y aura un coût à toute intervention militaire en Ukraine“, a-t-il confié.

    M. Obama a fait savoir qu’il pourrait renoncer à participer au sommet du G8 prévu en juin à Sotchi (Russie) en raison de la gravité de la situation, a affirmé sous couvert d’anonymat un haut responsable américain.

    RTL.BE

  • Les Partis Politiques Americains reconnus officiellement

    Les Partis Politiques Americains reconnus officiellement

    usa flagGrands partis politiques

    Political Party

     

    Annee de creation

       
    1.Democratic Party   1828    
    2.Republican Party   1854    
    3.Libertarian Party   1971    
    4.Green Party   1991    
    5.Constitution Party   1992    

    Petits partis politiques

    Parti Politique

    Annee de creation

       
    6. America First Party* 2002    
    7. American Conservative Party 2008    
     8American Freedom Party 2010    
    9. American Populist Party 2009    
    10. Americans Elect 2011    
    11. America’s Party 2008    
    12. Christian Liberty Party* 1996    
    13. Citizens Party of the United States 2004    
    14. Communist Party USA 1919    
    15. Freedom Socialist Party 1966    
    16. Independent American Party 1998    
    17. Justice Party 2011    
    18. Modern Whig Party 2008    
    19. National Socialist Movement 1974    
    20. Objectivist Party 2008    
    21. Party for Socialism and Liberation 2004    
    22. Peace and Freedom Party 1967    
    23. Personal Freedom Party 2010    
    24. Pirate Party 2006    
    25. Prohibition Party 1869    
    26. Reform Party of the United States of America 1995    
    27. Socialist Action 1983    
    28. Socialist Alternative 1986    
    29. Socialist Equality Party 1966    
    30. Socialist Party USA 1973    
    31. Socialist Workers Party 1938    
    32. United States Marijuana Party 2002    
    33. United States Pacifist Party 1983    
    34. Unity Party of America 2004    
    35. Workers World Party 1959    
  • Belgique:L’enfant doit-il porter le nom du père, de la mère ou des deux? Le projet de loi a été modifié

    Belgique:L’enfant doit-il porter le nom du père, de la mère ou des deux? Le projet de loi a été modifié

    Femme-enceinte-La majorité a amendé mardi le projet de loi relatif au nom de l’enfant. Le texte instaure la liberté de choix des parents de donner le nom du père, de la mère ou des deux parents, dans l’ordre qu’ils déterminent. En cas de désaccord, il était prévu que le nom du père serait donné. L’amendement modifie la règle: en cas de désaccord ou en absence de choix, l’enfant portera le double nom, composé du nom de la père, suivi de celui de la mère.

     

    Les chrétiens-démocrates flamands soufflent le chaud et le froid

    Les chrétiens-démocrates flamands ont soufflé le chaud et le froid sur la séance de la commission de la Justice de la Chambre. Ils ont d’abord exprimé leurs objections au projet de loi, mettant en doute la “nécessité sociale” qu’il y avait à prendre à la hâte une telle mesure, face à une pratique bien ancrée de transmission du nom du père, et mis en avant les risques de sécurité juridique et de confusion que portait un tel projet.

     

    “Nous avons une majorité pour mettre fin à un archaïsme”

    Le droit de veto octroyé de facto au père paraissait également leur poser des problèmes. A leurs yeux, en cas de désaccord, il fallait accorder le double nom composé dans l’ordre du père et de la mère.      Les autres partis ont pris le CD&V au mot. Dans la majorité, socialistes et libéraux avaient exprimé leur soutien au projet du gouvernement, qui refermait une discussion vieille de 15 ans, même s’ils auraient préféré franchir un pas de plus en prévoyant la transmission automatique du double nom. “On souhaitait aller plus loin mais ici, nous avons une majorité pour mettre fin à un archaïsme”, avait expliqué Karine Lalieux (PS).

     

    “La plupart des enfants qui naîtront porteront un double nom”

    Une proposition d’amendement a donc circulé, qui a recueilli l’accord des six partis de la majorité et l’assentiment de la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld). Le changement apporté est de taille. “Nous oeuvrons aujourd’hui à un moment historique dans notre société dans la voie de l’égalité entre homme et femme“, a lancé la ministre. “La plupart des enfants qui naîtront porteront un double nom. Si l’on n’avait pas amendé aujourd’hui, cela n’aurait concerné que quelques enfants”, a fait remarquer Christian Brotcorne (cdH).

    RTL.BE

  • États-Unis : la ville de New-York veut délivrer des cartes d’identité municipales aux sans-papiers

    États-Unis : la ville de New-York veut délivrer des cartes d’identité municipales aux sans-papiers

    Bill-de-BlasioLe maire de New-York, Bill de Blasio, espère fournir des cartes d’identité municipales aux sans-papiers de sa ville. L’objectif : protéger ce demi-million de New-Yorkais qui “ne se font pas assez entendre”.

    “New-York est notre foyer à tous. Nous ne saurions tolérer que certains de ses habitants y vivent dans l’ombre”. Bill de Blasio, maire démocrate qui a succédé à Michael Bloomberg à la tête de la métropole, a annoncé lundi 10 février que New-York allait délivrer des papiers d’identité municipaux aux sans-papiers qui y résident.

    “Nous protégerons le demi-million de New-Yorkais sans papiers dont les voix ne se font pas assez entendre. Nous nous tournerons vers tous les New-Yorkais, peu importe leur statut aux yeux des services de l’immigration, et leur délivrerons des cartes d’identité municipales”, a ajouté Bill de Blasio, lors du discours au cours duquel il a révélé ses orientations pour 2014.

    11 millions de sans-papiers

    L’initiative vise à permettre aux sans-papiers d’avoir accès à un compte bancaire, un contrat de location de logement ou tout simplement aux bibliothèques municipales, autant de services inaccessibles sans document d’identification.

    Cette annonce intervient alors que les tentatives pour régulariser les quelque 11 millions de sans-papiers qui vivent aux États-Unis sont pour le moment bloquées. En effet, les élus conservateurs à la Chambre des représentants s’y opposent encore, en grande majorité.

    Une idée à exporter ?

    L’initiative du maire de New-York a cependant déjà provoqué des réactions en France. Danielle Simonnet, candidate du Front de gauche pour les municipales de mars 2014 à Paris, a ainsi proposé mardi de reprendre l’idée dans la capitale française. Les autres candidats à l’Hôtel de ville ne se sont pour le moment pas exprimés sur le sujet. Le nombre de sans-papiers présents en France est estimé à 350 000 environ.

  • Papes Benoît XVI et François : la guerre des deux papes n’aura pas lieu

    Papes Benoît XVI et François : la guerre des deux papes n’aura pas lieu

     Benoit-xvi-Francois-vatican-pape-Un an a passé depuis le 11 février 2013 où, à 11 h 41, Benoît XVI avait prononcé devant un parterre de cardinaux stupéfaits : “Declaro me ministerio Episcopi Romae (…) renuntiare.” Un peu plus de deux semaines plus tard, il quittait le Vatican dans un hélicoptère blanc pour Castel Gandolfo. À 20 heures, avec la fermeture des portes du palais, le pontificat de Benoît XVI prenait fin. Depuis ce jour, à l’exception de rares photos publiées par L’Osservatore Romano, le pape émérite a disparu de tous les écrans radars.

    Joseph Ratzinger réside pourtant au Vatican, à quelques centaines de mètres du palais où il fut, pendant sept ans, le chef spirituel de plus d’un milliard de croyants. Dans l’ancien monastère Mater Ecclesiae rénové pour accueillir le premier pape émérite depuis Grégoire XII en 1415, il habite en compagnie des soeurs Memores Domini, qui s’occupent de sa vie domestique, et de son secrétaire Georg Gänswein. Seul hôte de la “famille pontificale” : Georg Ratzinger, le frère de l’ancien pape, qui multiplie les séjours à Rome.

    Joseph Ratzinger vit une vie régulière et retirée. Levé à 5 h 30, il célèbre la messe à 6 heures en compagnie des soeurs Domini et de son secrétaire. Après un petit déjeuner frugal – biscottes et confiture d’oranges amères -, il gagne à 8 heures son bureau pour y lire la presse allemande et italienne, répondre à son courrier, consulter des documents. À 11 heures, il médite et prie. C’est à cette heure que, le dimanche, il célèbre la messe, au cours de laquelle il prononce une homélie devant un auditoire toujours aussi restreint. Il déjeune à 12 heures, le plus souvent seul. Il n’a ainsi déjeuné que trois ou quatre fois avec le pape François depuis sa renonciation. Après une courte sieste, vêtu de sa soutane blanche et parfois coiffé d’un béret basque, il se promène dans les jardins du Vatican avec Georg Gänswein.

    “Je vis cloîtré !”

    À 16 heures, retour dans son bureau où il prend connaissance de la dernière édition de L’Osservatore Romano avant de se remettre au travail. Vers 17 heures, Joseph Ratzinger s’offre une heure de piano avant de se consacrer de nouveau à la prière. Le pape émérite dîne à 19 heures précises et regarde le journal télévisé de la première chaîne de la Rai. S’il regarde parfois un film ou une émission enregistrés pour lui, il ne se retire jamais dans sa chambre après 22 heures.

    La cohabitation d’un pape émérite et d’un souverain pontife en exercice avait soulevé bien des inquiétudes. Joseph Ratzinger a donc choisi de se faire très discret pour ne pas faire d’ombre à son successeur. Trop discret, peut-être. Selon le quotidien La Repubblica, l’ancien pape se serait plaint de cette solitude : “Je vis cloîtré !” “Mais c’est vous qui vous êtes cloîtré tout seul, vous pouvez sortir quand vous voulez. Quel dommage que personne ne puisse entendre vos homélies”, lui a répondu son secrétaire. En effet, depuis son renoncement, Joseph Ratzinger n’a quitté le Vatican que deux fois : pour assister à un concert de musique classique à Castel Gandolfo et pour rendre visite à son frère hospitalisé.

    Reste que le pape émérite écrit à de nombreux cardinaux dans le monde et fait passer des messages à la curie par l’intermédiaire de Georg Gänswein qui est également préfet de la maison pontificale du pape François. Mais toujours dans le respect de son successeur. Sur son papier à en-tête “Pontifex emeritus Benedictus XVI”, il a écrit au trublion de son pontificat, le théologien Hans Küng : “Je suis lié par une grande convergence de vues et une amitié de coeur au pape François. Mon unique et dernier rôle consiste à soutenir son pontificat dans la prière.” La guerre des deux papes n’aura pas lieu.

    Le point.fr

  • “Il n’y a plus de démocratie aux États-Unis”

    “Il n’y a plus de démocratie aux États-Unis”

    Capitol_Hill-Lawrence Lessig combat activement la corruption gangrenant le Congrès.

    Professeur de droit à l’université de Harvard, Lawrence Lessig est spécialisé dans la propriété intellectuelle. Il vient de recevoir le titre de docteur honoris causa de l’UCL. Grand défenseur de la liberté sur Internet, il s’est lancé dans un combat contre la corruption de la politique américaine. Pour se faire entendre, le professeur a organisé une marche traversant le New Hampshire, un Etat très attaché aux principes démocratiques. Son but, réformer le système de financement des campagnes électorales pour diminuer l’emprise des lobbies sur le Congrès. Si rien ne change d’ici aux prochaines élections, en 2016, il estime que la démocratie américaine sera perdue pour les trente prochaines années.

    En quoi la démocratie est-elle menacée aux Etats-Unis ?

    Il n’y a pas de véritable démocratie aux Etats-Unis. Bien sûr, chaque voix a la même valeur lors des élections, mais une infime partie de la population participe au financement des campagnes électorales. Une étude a démontré que les membres du Congrès passent 30 à 70 % de leur temps à lever des fonds auprès des cent cinquante grandes entreprises ou institutions donatrices. Une fois élus, députés et sénateurs sont particulièrement attentifs à ce que désire cette minorité. Ils ont beaucoup d’influence, c’est une violation du principe de démocratie. Ils ne représentent même pas la frange riche de la population américaine.

    Avez-vous des exemples de lois adoptées sous la contrainte de ces donateurs intéressés ?

    Le meilleur moyen de tirer avantage du Congrès est de bloquer les changements législatifs. Un très bon exemple est la réforme de la législation sur les armes. Malgré tous les massacres perpétrés dans les écoles, Barack Obama a présenté une loi très timide. Pourtant, 90 % de la population et 70 % des membres de la NRA étaient favorables à un encadrement plus sévère. Mais la direction de la NRA a convaincu les membres du Congrès qu’ils perdraient leur siège s’ils adoptaient une réforme trop agressive.

    C’est donc les lobbies qui mènent la danse au Congrès ?

    Un autre exemple est très parlant. En 2011, entre la crise économique, le problème du plafond de la dette, le climat et le chômage, les sujets de discussion ne manquaient pas. Pourtant, la préoccupation numéro 1 du Congrès était toute autre. Les élus ont principalement débattu des commissions prélevées lors des paiements par carte de crédit. Faut-il augmenter ou baisser cette commission, telle était la grande question. Les membres du Congrès savaient que des millions de dollars de donations dépendaient de leur choix. Pourtant, ce sujet était très éloigné des préoccupations des Américains.

    En 2002, une réforme a supprimé le financement direct des partis. L’argent va aux comités d’action politique qui sont chargés d’aider les candidats à se faire élire. Mais cela ne change rien au problème car on sait très bien qui financent ces comités et quels candidats ils supportent.

    C’est à cause de ces lobbies que les allocations de chômage à long terme ont été supprimées ?

    Je ne pense pas qu’un lobby ait fait campagne pour supprimer les allocations de chômage. Simplement, le Congrès doit épargner de l’argent pour diminuer le déficit. Les chômeurs et les étudiants sont une cible facile car il n’y a personne pour les défendre. C’est la même chose pour les petits éleveurs de bétail. Le système actuel favorise les grandes exploitations qui produisent des céréales subsidiées pour nourrir leur bétail. Les producteurs qui nourrissent leur bétail avec de l’herbe sont hors-jeu car ils ne sont pas subsidiés. Comme ils ne financent pas les campagnes électorales, il n’y a personne pour les défendre.

    Cette marche organisée dans le New Hampshire, c’est pour dénoncer ce système ?

    C’est la troisième fois que nous organisons cette marche qui a un impact médiatique considérable dans le New Hampshire. Nous organiserons une marche plus importante l’année prochaine pour soulever cette problématique à l’échelon national. Nous aimerions que le sujet soit au cœur de la campagne pour l’élection présidentielle de 2016. Car si aucune réforme n’est adoptée d’ici là, la démocratie sera perdue pour les trente prochaines années aux Etats-Unis.

    Vous préconisez que les gens financent les campagnes, mais est-il réaliste de faire payer la population ?

    Les Américains paient déjà d’une façon ou d’une autre. L’Etat dépense chaque année 90 milliards de dollars en subsides pour les entreprises. Les compagnies pétrolières reçoivent 5 milliards de dollars, l’industrie du sucre 10 milliards de dollars. Tout cela sans aucun bénéfice pour l’intérêt général. Un financement public des partis coûterait seulement 3 milliards de dollars par an. Et cela rendrait le Congrès plus libre pour supprimer les subsides aux entreprises.

    La corruption est-elle si importante au Congrès ?

    Je pense que c’est avant tout le système qui est corrompu. Les membres du Congrès ne reçoivent pas directement des pots de vin de la part des entreprises. La majorité des élus font leur travail honnêtement. Le seul problème, c’est qu’ils sont dépendants des dons pour mener campagne. Ils favorisent donc les donateurs qui ont permis leur élection.

    La Libre. be

  • Hollande/Trierweiler: « Il n’y a plus de statut de Première dame »

    Hollande/Trierweiler: « Il n’y a plus de statut de Première dame »

    Hollande-Trierweiler-Le ministre du Travail, Michel Sapin, proche de François Hollande, a estimé dimanche que l’annonce de la rupture entre François Hollande et Valérie Trierweiler relevait d’«une décision nécessaire» pour des raisons de «clarté», ajoutant qu’«aujourd’hui il n’y a plus de statut de première dame».

     

    «C’est une décision de l’ordre de l’intime, du privé, même si lorsqu’on est président de la République par ailleurs, il y a une part de public dans toute part de sa vie privée, c’est une décision de l’ordre de l’intime d’un couple qui doit être respecté en tant que tel», a commenté Michel Sapin invité du Grand Rendez-vous Europe1/i Télé/Le Monde.

    M. Sapin a ajouté que cette décision «annoncée par le président de la République» était «attendue (…) avec compréhension, attendue avec curiosité par certains, attendue avec voyeurisme par trop de monde».

    Selon le ministre, cette «décision était nécessaire», au nom de «la clarté». «C’est fait».

    Interrogé sur l’avenir du rôle du conjoint d’un président de la République, Michel Sapin a affirmé que «dans le monde d’aujourd’hui, dans la France d’aujourd’hui, il n’y a plus de statut de la première dame».

    SudInfo.be

  • Droit de libre circulation et de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille

    Droit de libre circulation et de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille

    Drapeau-union-Europeenne-L’Union adopte une directive sur le droit des citoyens européens de circuler et de séjourner librement dans toute l’Union, en rassemblant les mesures éparpillées dans le complexe corpus législatif qui a géré jusqu’à maintenant la matière. Entre autres, les nouvelles mesures visent à: favoriser l’exercice du droit de libre circulation et de séjour des citoyens de l’Union; réduire au strict nécessaire les formalités administratives; mieux définir le statut des membres de la famille; circonscrire la possibilité de refuser ou mettre fin au séjour; introduire un nouveau droit de séjour permanent.

    ACTE

    Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CE, 90/364/CE, 90/365/CEE et 93/96/CE.

    SYNTHÈSE

    La directive rassemble dans un seul texte le corpus législatif complexe existant dans le domaine du droit d’entrée et de séjour des citoyens de l’Union, qui était régi par deux règlements et neuf directives. Cette simplification vise à aider non seulement les citoyens mais aussi les administrations nationales dans l’application de ces droits. En outre, la directive simplifie au maximum les formalités pour l’exercice du droit de séjour des citoyens de l’UE et de leur famille.

    Dispositions générales

    La présente directive vise à réguler:

    • les conditions d’exercice du droit à la libre circulation et au séjour des citoyens de l’UE * et des membres de leur famille *;
    • le droit de séjour permanent;
    • les limitations aux droits susmentionnés pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique.

    Droit de circulation et séjour jusqu’à trois mois

    Tout citoyen de l’Union européenne a le droit de se rendre dans un autre État membre en disposant d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité. En tout état de cause, aucun visa de sortie ou d’entrée ne pourra être imposé. Si le citoyen en question ne dispose pas de documents de voyage, l’État membre d’accueil fournit à la personne concernée tous les moyens raisonnables afin d’obtenir ou de se faire parvenir les documents requis.

    Les membres de la famille qui n’ont pas la nationalité d’un État membre bénéficient du même droit que celui du citoyen qu’ils accompagnent. Ils pourront être soumis à l’obligation de visa de court séjour conformément au règlement (CE) n° 539/2001. La carte de séjour sera considérée comme équivalente au visa de court séjour.

    Pour des séjours inférieurs à trois mois, la seule formalité imposée au citoyen de l’Union est la possession d’un document d’identité ou d’un passeport en cours de validité. L’État membre d’accueil pourra demander à l’intéressé de signaler sa présence sur son territoire dans un délai raisonnable et non discriminatoire.

    Droit de séjour d’une durée supérieure à trois mois

    Le droit de séjour pour une période supérieure à trois mois reste soumis à certaines conditions:

    • soit exercer une activité économique en qualité de travailleur salarié ou non salarié;
    • soit disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant son séjour. À ce propos, les États membres ne pourront pas fixer le montant des ressources qu’ils considèrent comme suffisantes, mais ils doivent tenir compte de la situation personnelle de la personne concernée;
    • soit suivre une formation en tant qu’étudiant et disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant son séjour;
    • soit être membre de la famille d’un citoyen de l’Union qui entre dans une des catégories susdites.

    La carte de séjour pour les citoyens de l’Union est supprimée. Toutefois, les États membres pourront demander au citoyen de se faire enregistrer auprès des autorités compétentes dans un délai qui ne sera pas inférieur à trois mois à compter de son arrivée. L’attestation d’enregistrement sera immédiatement délivrée sur présentation:

    • d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité ;
    • d’une preuve que les conditions ci-dessus sont remplies (voir à l’article 8 de la directive les preuves exigibles pour chaque catégorie de citoyen). Les citoyens de l’Union qui suivent une formation doivent montrer, dans une déclaration ou tout autre moyen de leur choix, qu’ils disposent de ressources suffisantes pour eux-mêmes et pour les membres de leurs familles afin d’éviter de devenir une charge pour le système d’assistance sociale de l’Etat membre d’accueil. Cela suffira à prouver qu’ils répondent à la condition de ressources.

    Les membres de la famille d’un citoyen de l’Union qui n’ont pas la nationalité d’un État membre doivent demander une “carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union”, ayant une validité de cinq ans, à dater de sa délivrance.

    Sous certaines conditions le décès, le départ du territoire de l’État membre d’accueil du citoyen de l’Union ainsi que le divorce, l’annulation du mariage ou la cessation de partenariat n’affectent pas le droit de séjour des membres de la famille n’ayant pas la nationalité d’un État membre.

    Droit de séjour permanent

    Tout citoyen de l’Union acquiert le droit de séjour permanent dans l’État membre d’accueil après y avoir légalement résidé durant une période ininterrompue de cinq ans, pour autant qu’il n’ait pas fait l’objet d’une mesure d’éloignement.
    Le droit de séjour permanent n’est plus soumis à aucune condition. La même règle sera applicable aux membres de la famille qui n’ont pas la nationalité d’un État membre et qui ont résidé cinq ans avec un citoyen de l’Union. Une fois acquis, le droit de séjour permanent uniquement ne se perd qu’en cas d’absence d’une durée supérieure à deux ans consécutifs de l’État membre d’accueil.

    Les citoyens de l’Union qui en font la demande se voient délivrer un document certifiant le droit de séjour permanent. Les États membres délivrent aux membres de la famille ressortissants de pays tiers une carte de séjour permanent d’une durée illimitée et renouvelable de plein droit tous les dix ans. Elle sera délivrée dans les six mois à partir du dépôt de la demande. La continuité de sa résidence peut être prouvée par tout moyen de preuve en usage dans l’État membre d’accueil.

    Dispositions communes au droit de séjour et au droit de séjour permanent

    Tout citoyen de l’Union bénéficiaire du droit de séjour ou du droit de séjour permanent, ainsi que les membres de sa famille, bénéficie de l’égalité de traitement par rapport aux citoyens nationaux dans les domaines d’application du traité. Toutefois, l’État membre d’accueil n’est pas obligé d’accorder le droit à une prestation d’assistance sociale pendant les trois premiers mois de séjour aux personnes autres que les travailleurs salariés ou non salariés et les membres de leur famille. Les États membres ne sont pas obligés non plus d’accorder avant l’acquisition du droit de séjour permanent des aides d’entretien aux études y compris pour la formation professionnelle sous la forme de bourses ou de prêts à ces mêmes personnes. Les membres de la famille, quelle que soit leur nationalité, auront le droit d’exercer une activité économique salariée ou non salariée.

    Limitation du droit d’entrée et de séjour pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique

    Le citoyen de l’Union ou un membre de sa famille pourra être éloigné du territoire pour des raisons d’ordre public, de sécurité ou de santé publique. En aucun cas, la décision ne pourra se fonder sur des raisons économiques. Toute mesure concernant la liberté de circulation et de séjour devra respecter le principe de proportionnalité et être fondée exclusivement sur le comportement personnel du sujet. Le comportement devra représenter une menace suffisamment grave et actuelle touchant un intérêt fondamental de l’État.

    L’existence de condamnations pénales ne pourra pas automatiquement justifier l’éloignement. La péremption du document ayant permis l’entrée du sujet intéressé n’est pas une raison qui justifie une telle mesure.

    En tout état de cause, avant de prendre une décision d’éloignement, l’État membre d’accueil devra évaluer certains éléments tels que la durée de la résidence de l’intéressé, son âge, sa santé, son intégration sociale, sa situation familiale dans le pays d’accueil ainsi que les liens avec le pays d’origine. C’est seulement dans des circonstances exceptionnelles, pour des motifs impérieux de sécurité publique, qu’une mesure d’éloignement pourra être prise contre un citoyen de l’Union s’il a séjourné dans l’État d’accueil pendant les dix années précédentes ou s’il est mineur.

    La décision de refus d’entrée ou d’éloignement devra être notifiée à l’intéressé dans des conditions lui permettant d’en saisir le contenu et les effets. Elle devra être motivée, et les moyens de recours et les délais à respecter devront y être indiqués. Sauf en cas d’urgence, le délai pour quitter le territoire ne pourra pas être inférieur à un mois à compter de la date de notification.

    En aucun cas la mesure d’interdiction du territoire ne sera prise à vie. L’intéressé pourra introduire une demande de réexamen de sa situation après trois ans. De plus, la présente directive prévoit toute une série de garanties procédurales. En particulier les personnes concernées ont accès aux voies de recours juridictionnelles et le cas échéant administratives dans l’Etat membre d’accueil.

    Dispositions finales

    Les États membres peuvent adopter les mesures nécessaires pour refuser, annuler ou retirer tout droit conféré par la présente directive en cas d’abus de droit ou de fraude, tels que les mariages de complaisance.

    La directive est applicable sans porter préjudice aux dispositions nationales législatives, administratives ou réglementaires plus favorables.

    À partir du 30 avril 2006, sont supprimés les articles 10 et 11 du règlement (CEE) n°1612/68, la directive 64/221/CE, la directive 68/360/CE, la directive 72/194/CEE, la directive 73/148/CEE, la directive 75/34/CEE, la directive 75/35/CEE, la directive 90/364/CEE, la directive 90/365/CEE, la directive 93/96/CEE. Le règlement n° 635/2006 de la Commission du 25 avril 2006 abroge également le règlement n°1251/70 en vertu du remplacement du contenu de celui-ci par les nouvelles dispositions de la présente directive.

    Le règlement de la Commission 1251/70 a été abrogé par la Commission et remplacé également par cette directive.

    Le 10 décembre 2008 la Commission a présenté au Conseil et au Parlement européen un Rapport sur la mise en œuvre de la Directive.

    Termes-clés de l’acte
    • Citoyen de l’Union : toute personne ayant la nationalité d’un État membre.
    • Membre de la famille : le conjoint; le partenaire enregistré, si la législation de l’État membre d’accueil considère le partenariat enregistré comme équivalent au mariage; les descendants directs âgés de moins de vingt-et-un ans ou à charge et les descendants du conjoint ou du partenaire comme définis en haut; les ascendants directs à charge et ceux du conjoint ou du partenaire.

    RÉFÉRENCES

    Acte Entrée en vigueur Transposition dans les États membres Journal Officiel
    Directive 2004/38/CE

    30.4.2004

    29.4.2006

    JO L 158 du 30.4.2004

    ACTES LIÉS

    Communication de la Commission au Parlement européen et au Conseil du 2 juillet 2009 concernant les lignes directrices destinées à améliorer la transposition et l’application de la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres [COM(2009) 313 final – Non publié au Journal officiel].
    La présente communication fournit aux États membres des orientations en vue d’une meilleure application de la directive 2004/38/CE.

    Ces lignes directrices clarifient les droits des citoyens et des membres de leur famille et éclairent les États membres sur les mesures qu’ils peuvent prendre, notamment pour lutter contre les abus de droit et les mariages de complaisance.

    Afin de garantir une application correcte de la directive 2004/38/CE, la Commission s’engage à mettre en oeuvre les initiatives suivantes:

    • la mise à jour d’un guide à destination des citoyens afin qu’ils aient une meilleure connaissance de leurs droits;
    • l’organisation de rencontres bilatérales avec les États membres.