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  • Rwanda : Seuls 13 Ă  16 % de la population ont accĂšs Ă  l’électricitĂ©

    Rwanda : Seuls 13 Ă  16 % de la population ont accĂšs Ă  l’électricitĂ©

    poteau electrique-Actuellement 360 000 mĂ©nages, ont accĂšs Ă  l’électricitĂ©, ce qui Ă©quivaut selon le gouvernement Ă  16% de la population rwandaise[1]. Cependant selon la Banque mondiale il s’agirait plutĂŽt de 13 %  de la population[2]. Afin d’y remĂ©dier, le Premier ministre rwandais, Dr. Pierre Damien Habumuremyi a annoncĂ© le 15 novembre 2013, au parlement, que le pays allait  doubler sa production Ă©lectrique pendant l’annĂ©e fiscale de 2013/2014.

    L’objectif est d’augmenter la production actuelle de 110.8 MĂ©gawatts Ă  210.8 MĂ©gawatts pendant l’annĂ©e fiscale de 2013/2014, ce qui signifierait que 450 000 mĂ©nages seraient connectĂ©s au rĂ©seau Ă©lectrique.

    D’aprĂšs le Premier ministre, plusieurs enquĂȘtes sur la production Ă©lectrique au Rwanda ont Ă©tĂ© menĂ©es afin d’aboutir Ă  la crĂ©ation de plans pour augmenter le volume d’électricitĂ© produit dans les usines les plus importantes. Au Rwanda, le courant est aujourd’hui  produit, en grande partie, par des installations hydro-Ă©lectriques et l’eau est une source d’énergie bon marchĂ©. NĂ©anmoins des problĂšmes techniques ont derniĂšrement causĂ© des coupures d’électricitĂ© assez frĂ©quentes. Ceci a forcĂ© les mĂ©nages et les entreprises Ă  recourir au courant fourni par la combustion de biomasse ou de diesel, une source d’énergie coĂ»teuse et nuisible pour l’environnement.

    Le but est donc d’amĂ©liorer et d’augmenter l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ©, donc de rallier plus de mĂ©nages Ă  un rĂ©seau Ă©lectrique plus performant et de diversifier les sources d’énergie. D’une part, cela demandera une amĂ©lioration de la technologie utilisĂ©e et la rĂ©alisation de projets pour gagner de l’énergie fournie par des sources alternatives comme la combustion de la tourbe ou le gaz mĂ©thane qui se trouve dans le lac Kivu. D’autre part le Rwanda pourrait profiter de ses terres volcaniques pour produire de l’électricitĂ© par le moyen de l’énergie gĂ©othermique[3].

    Ainsi, le gouvernement cherche Ă©galement Ă  amĂ©liorer l’infrastructure du pays afin d’attirer les investisseurs Ă©trangers et augmenter le chiffre d’affaires des entreprises nationales. En effet il a Ă©tĂ© constatĂ© que le secteur agricole produisait moins de biens exportables parce que les machines nĂ©cessaires pour travailler les produits de base, cultivĂ©s sur le sol rwandais comme par exemple le thĂ© ou le cafĂ©, ne recevaient pas d’électricitĂ© ou encore que le chiffre d’affaires des entreprises privĂ©es diminuait considĂ©rablement Ă  cause de l’électricitĂ© chĂšre importĂ©e des pays voisins ou gĂ©nĂ©rĂ©e par des mĂ©thodes de production couteuses.

    Afin de rĂ©alisĂ© ce projet d’électricitĂ© du programme EDPRS le Rwanda recevra plus de 100 Millions de dollars de la Banque Mondiale pour atteindre et quelques 200 Millions de dollars seront aussi investi par des pays comme le Japon, l’Arabie Saoudite et autres organisations de dĂ©veloppement.

    Cependant, beaucoup de problĂšmes doivent ĂȘtre rĂ©solu Ă  l’instar de l’actualisation de la technologie pour amĂ©liorer la productivitĂ© des usines dĂ©jĂ  existantes et pour pouvoir amĂ©liorer le rĂ©seau de distribution. En effet, selon l’opinion de certains experts, mĂȘme avec tous ces projets envisagĂ©s par l’État,  seulement 40% de la population aura du courant d’ici jusqu’en 2020, Ă  cause des problĂšmes de rĂ©seau et de distribution. Il est difficile et surtout cher de fournir de l’électricitĂ© Ă  chaque mĂ©nage à n’importe quel endroit. Certaines estimations disent que les coĂ»ts pour rallier un seul mĂ©nage au rĂ©seau Ă©lectrique pourront s’élever jusqu’à 1200 dollars. Un prix trĂšs haut pour l’État et Ă©norme pour les mĂ©nages.

     

    Blaise Linaniye

    Jambonews.net

  • Gbagbo: EnquĂȘte exclusive -Jeune afrique fait de graves rĂ©vĂ©lations sur l’audience de Gbagbo !

    Gbagbo: EnquĂȘte exclusive -Jeune afrique fait de graves rĂ©vĂ©lations sur l’audience de Gbagbo !

    laurent-gbagbo7-Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux Ă  espĂ©rer que l’ancien prĂ©sident sera bientĂŽt autorisĂ© Ă  quitter La Haye. FĂ»t-ce provisoirement…Mais, ses partisans ne sont pas les seuls Ă  l’attendre. A Abidjan, l’image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le prĂ©sident du Front populaire ivoirien (Fpi), relĂąchĂ© en aoĂ»t aprĂšs plus de deux annĂ©es en prison, imagine dĂ©jĂ  les scĂšnes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libĂ©ration de Laurent Gbagbo. Lui-mĂȘme n’a-t-il pas Ă©tĂ© accueilli dans l’allĂ©gresse dans son village de Bongouanou, dĂ©but aoĂ»t ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour cĂ©lĂ©brer son retour ?

    A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le mĂȘme enthousiasme, des mou­vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d’Ivoire ». Depuis Accra, oĂč il s’est installĂ©, Justin KonĂ© Katinan, le porte-parole de l’ancien prĂ©sident, assure que, si son men­tor Ă©tait libĂ©rĂ©, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu’ils n’auraient plus de raison d’ĂȘtre en exil ». Gbagbo lui-mĂȘme s’y verrait dĂ©jĂ , si l’on en croit l’un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ».

    Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hĂŽte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n’ignore pas que la partie s’annonce serrĂ©e. Qu’espĂšrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pĂ©nale internationale (Cpi) trĂ©buche, que les juges dĂ©savouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnĂ©es faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucĂ© ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusĂ© de crimes contre l’humanitĂ© lors des violences postĂ©lectorales commises entre dĂ©cembre 2010 et avril 2011 et confiĂ© aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse Ă©chapper aux rigueurs de la justice internationale.

    Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir lĂ  que la preuve d’un optimisme dĂ©lirant. En juin dernier, les juges ont sommĂ© Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les Ă©lĂ©ments apportĂ©s lors de la premiĂšre audience de confirmation des charges, en fĂ©vrier 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d’espĂ©rer. « Nous avons gagnĂ© la bataille de la crĂ©dibilitĂ©, se rĂ©jouit l’un des dĂ©fenseurs de l’ancien prĂ©sident. Ça a Ă©tĂ© un long travail, mais mĂȘme les juges trouvent que Fatou Bensouda s’enferme dans une position politique. » MĂȘme s’il sous-estime l’opiniĂątretĂ© des Ă©quipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine dĂ©cision de la Cour qui, d’ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en dĂ©tention de Laurent Gbagbo.

    Habiba TourĂ©, l’un des avocats de la famille Gbagbo, prĂ©cise que, si l’ancien prĂ©sident devait ĂȘtre libĂ©rĂ© en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d’une libertĂ© provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prĂ©vue en janvier ou en fĂ©vrier 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l’intervalle, se rendre dans un pays signataire du traitĂ© de Rome, fondateur de la Cpi – et de prĂ©fĂ©rence sur le continent, ajoute Me TourĂ©. Une liste des pays susceptibles d’accueillir l’encombrant suspect a Ă©tĂ© Ă©tablie par les avocats de Gbagbo – au premier rang desquels Me Altit – et soumise Ă  la Cour. Mais elle est confi­dentielle, et c’est aux juges qu’il appartiendra de prendre une dĂ©cision.

    A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La CĂŽte d’Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autoritĂ©s ivoiriennes. L’Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis Ă  Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n’a jamais fait mystĂšre de son aversion pour la Cpi (mĂȘme si l’Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d’accueil s’engagent Ă  transfĂ©rer leur hĂŽte Ă  La Haye chaque fois que celui-ci sera convoquĂ© pour une audience. Pas sĂ»r que Kampala lui inspire cette confiance. L’Afrique du Sud est une autre possibilitĂ©- sans doute la plus sĂ©rieuse Ă  l’heure actuelle. Selon 1’ancien conseiller de Gbagbo, citĂ© plus haut, des contacts ont Ă©tĂ© pris avec Pretoria, qui est signataire du traitĂ© de Rome. « De nombreux chefs d’Etat africains sont d’accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l’ex-prĂ©sident, mais ils ne tiennent pas forcĂ©ment Ă  ce que cela se sache dĂšs maintenant. » Peut-ĂȘtre … Mais, on imagine mal un pays gĂ©ographiquement proche de la CĂŽte d’Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’hĂ©berger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

    Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempĂšre l’optimisme des plus fervents adeptes de 1’ancien prĂ©sident, dont le nom est invoquĂ© jusque dans ces Ă©glises oĂč le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a Ă©tĂ© victime d’une machination. Nous sommes sĂ»rs qu’il sera bientĂŽt parmi nous comme le Christ », prĂ©dit, exaltĂ©, un cadre du parti.

    En CĂŽte d’Ivoire, certains se prennent mĂȘme Ă  rĂȘver d’une libĂ©ration rapide et dĂ©finitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyĂ©e Ă  sa copie, doit prĂ©senter de nouveaux Ă©lĂ©ments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s’est rendue en CĂŽte d’Ivoire pour Ă©toffer son dossier. Mais rien ne dit qu’elle sera cette fois plus convaincante et, Ă  l’issue de la seconde audience de confirmation des charges, en dĂ©but d’annĂ©e prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procĂ©dure.

    A moins qu’un procĂšs, s’il devait finalement avoir lieu, n’aboutisse Ă  un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d’aller oĂč il veut. Enfin presque… Pascal N’guessan a beau affirmer qu’« un Ivoirien ne peut pas ĂȘtre contraint Ă  l’exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d’Ivoire », il n’ y a pas, Ă  Abidjan, que ses partisans qui 1’attendent. « C’est vrai que ce qui se passe Ă  La Haye prĂ©occupe beaucoup, concĂšde un conseiller du prĂ©sident Ouattara. C’est vrai aussi que, si Gbagbo devait ĂȘtre libĂ©rĂ©, nous prĂ©fĂ©rerions qu’il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procĂ©dure pendante devant la justice. » La menace est claire … et ne tombera certainement pas dans l’oreille d’un sourd. Car l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagĂ©es en CĂŽte d’Ivoire ; elle ne les a pas annulĂ©es. En aoĂ»t 2011, alors qu’il Ă©tait en rĂ©sidence surveillĂ©e Ă  Korhogo, Gbagbo avait Ă©tĂ© inculpĂ© pour crimes Ă©conomiques aprĂšs avoir Ă©tĂ© entendu par Simplice Koffi, Ă  l’Ă©poque procureur de la RĂ©publique- et la justice ivoirienne est bien dĂ©cidĂ©e Ă  le lui rappeler si l’envie lui prenait de revenir au pays. Il n’empĂȘche.

    Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministĂšres, on redoute une Ă©ventuelle libĂ©ration de celui qui prĂ©sida aux destinĂ©es de la CĂŽte d’lvoire pendant dix ans, de 2000 Ă  2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiĂ©tude, voire de son agacement face Ă  la lenteur de la procĂ©dure. La libĂ©ration de son prĂ©dĂ©cesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est Ă  quatre de ses fidĂšles qu’il a d’ailleurs confiĂ© le suivi du dossier. II y a lĂ  Amadou Gon Coulibaly, ministre d’Etat et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la PrĂ©sidence ; Mamadou DianĂ©, conseiller spĂ©cial chargĂ© des affaires juridiques; GnĂ©nema Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidĂ©e Ă  collecter de nouvelles preuves Ă  charge), et Hamed Bakayoko, son collĂšgue de l’IntĂ©rieur. Ensemble, ils informent rĂ©guliĂšrement le chef de l’Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean- Paul BenoĂźt et Jean-Pierre Mignard suivent Ă©galement le dossier et s’entretiennent rĂ©guliĂšrement avec Abidjan sur la stratĂ©gie Ă  adopter.

    Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilitĂ© d’une libĂ©ration rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif appropriĂ©. Toutefois, un systĂšme d’alerte existe dĂ©jĂ , qui s’appuie Ă  la fois sur la gendarmerie, la police et l’armĂ©e, et qui pourrait ĂȘtre activĂ© trĂšs rapidement s’il s’avĂ©rait nĂ©cessaire de contenir des dĂ©bordements de joie (Ă  Yopougon par exemple) ou des manifestations de mĂ©contentement Ă  Abobo, AdjamĂ© ou AttĂ©coubĂ©, des quartiers rĂ©putĂ©s acquis Ă  la cause du Rassemblement des rĂ©publicains (Rdr, au pouvoir).

    Reclus. Conscients de l’enjeu, les proches de l’ancien chef de l’Etat savent qu’ils n’ont pas intĂ©rĂȘt Ă  jeter de l’huile sur le feu et jouent la carte de l’’apaisement. « Laurent Gbagbo a dĂ©jĂ  relevĂ© deux grands dĂ©fis dans sa vie : il a apportĂ© le multipartisme et s’est battu pour la souverainetĂ© de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier dĂ©fi, c’est la rĂ©conciliation nationale. S’il rĂ©ussit, il n’aura plus rien Ă  prouver. »

    En attendant, Gbagbo sĂ©journe toujours dans le quartier VIP du centre pĂ©nitentiaire de la Cpi. « Quoi qu’on en dise, les circonstances n’ont pas changĂ©, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n’avons pas plus de raisons de le remettre en libertĂ© aujourd’hui qu’hier! » Dans l’entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, mĂȘme si l’on reconnaĂźt qu’il est difficile (mais pas impossible) de prouver l’implication directe et personnelle de l’accusĂ©. « Certes, renchĂ©rit un membre d’une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des tĂ©moins Ă  l’intĂ©rieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il ĂȘtre sĂ»r qu’ils viendront tĂ©moigner. » Et que ferait Gbagbo s’il Ă©tait libĂ©rĂ© ? « C’est un homme qui aime la foule, rĂ©pond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’ñme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s’ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l’imaginent dĂ©jĂ  rejoignant Nady Bamba, sa seconde Ă©pouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux cĂŽtĂ©s de l’ancienne PremiĂšre dame, Simone Gbagbo, toujours dĂ©tenue Ă  OdiennĂ©, dans le nord de la CĂŽte d’Ivoire.

    Le gouvemement a renoncĂ© Ă  la transfĂ©rer Ă  La Haye, pas Ă  la faire juger pour crimes Ă©conomiques. Et si Gbagbo recouvrait la libertĂ©, serait-il le mĂȘme qu’en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcĂ©ment en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dĂ©passer certaines rancƓurs et d’aller Ă  l’essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n’est pas dans cette logique-lĂ . Il ne veut pas rĂ©gler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s’installer Ă  Abidjan pour agir en faveur de la rĂ©conciliation ou se retirer dans son village de Mama pour Ă©crire ses MĂ©moires. » Selon Justin KonĂ© Katinan, « qu’il soit candidat ou qu’il aille au village, II dira: « Moi, j’ai pardonnĂ©, et je vous demande aussi de pardonner » .

    Politesses. Pourrait-il Ă  nouveau ĂȘtre candidat ? C’est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est Ă  Gbagbo lui-mĂȘme qu’il conviendrait de poser la question. MĂȘme rĂ©ponse de la part de KonĂ© Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c’est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la prĂ©sidentielle. Il fait l’unanimitĂ© dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, « la politique, il y pense du soir au matin ».

    A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de dĂ©tention n’ont plus rien Ă  voir avec celles qu’il a connues Ă  Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien Ă©quipĂ©e (un bureau, une tĂ©lĂ©vision et un accĂšs Ă  internet, mais sans possibilitĂ© d’envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d’arthrose, de rhumatismes et de tension artĂ©rielle s’est refait une santĂ©, qu’il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apportĂ© un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d’arrache-pied Ă  sa vie d’aprĂšs. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l’apaisement. Sous le couvert de l’anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu’il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les rĂ©gions frontaliĂšres avec le Liberia (attaques attribuĂ©es aux pro-Gbagbo).

    Charles Taylor, qui occupait jusqu’Ă  rĂ©cemment la cellule voisine de l’ancien prĂ©sident ivoirien, n’est plus lĂ  pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaĂŻsme, et le second, Ă©vangĂ©lique fervent, ont eu soin d’Ă©changer quelques politesses – souvent brĂšves, Gbagbo n’ayant, au dire de ses proches, qu’une maĂźtrise relative de l’anglais… Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l’ancien prĂ©sident libĂ©rien, condamnĂ© en appel pour crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ©, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© vers la Grande­ Bretagne, oĂč iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sĂ»r que Laurent Gbagbo y voie une raison d’espĂ©rer.

    Par J.A

  • LibĂ©ration de Simone Gbagbo/ Les choses s’accĂ©lĂšrent depuis quelques jours

    LibĂ©ration de Simone Gbagbo/ Les choses s’accĂ©lĂšrent depuis quelques jours

    Simone-Alassane Ouattara aurait enfin consenti Ă  libĂ©rer l’épouse de Laurent Gbagbo. Selon des sources gĂ©nĂ©rale – ment bien informĂ©es, la vice-prĂ©sidente du FPI devrait ĂȘtre transfĂ©rĂ©e Ă  la Maca dans les prochains jours voire dans les prochaines semaines, avant de bĂ©nĂ©ficier d’une mesure de libertĂ© conditionnelle.

    La libĂ©ration de Simone Gbagbo n’est plus qu’une question de jour voire de semaines pour qui connait Alassane Ouattara, ses reculades, ses peurs aussi. Selon plusieurs sources, l’épouse de Laurent Gbagbo va bĂ©nĂ©ficier d’une libertĂ© provisoire comme la plupart de ses camarades de parti. Ce sont les propres amis de Ouattara qui l’y contraignent, n’y voyant que la seule façon de donner un coup de fouet Ă  la rĂ©conciliation nationale bloquĂ©e depuis de nombreuses annĂ©es. Et comme le chef de l’Etat tirait jusque-lĂ  prĂ©texte de la menace de la cour pĂ©nale internationale qui ne verrait pas d’un bon Ɠil que Simone Gbagbo soit libĂ©rĂ©e, le week-end dernier, celle-ci a finalement produit un communiquĂ© pour indiquer qu’elle surseyait Ă  sa demande d’extradition. C’est le premier signe le plus Ă©vident. Pour le reste, on peut aussi observer que la CPI n’est plus contre des arrangements locaux dans la mesure oĂč elle peut servir la cause de la rĂ©conciliation en CĂŽte d’Ivoire. Simone Gbagbo devrait donc quitter le goulag d’OdiennĂ© oĂč elle est emprisonnĂ©e depuis plus de deux ans pour venir Ă  Abidjan oĂč elle rejoindra tous les prisonniers politiques lors d’un court sĂ©jour qui devrait aboutir Ă  son Ă©largissement. Certains de ses camarades de parti sont Ă©galement passĂ©s par lĂ , en particulier le premier vice-prĂ©sident du FPI SangarĂ© Aboudramane. TransfĂ©rĂ© du goulag de Bouna, il avait fait quelques semaines Ă  la Maca avant de bĂ©nĂ©ficier de la mesure d’élargissement comme la plupart de ses camarades. Comme eux, Simone Gbagbo serait mĂȘme dĂ©jĂ  en libertĂ© depuis trois mois si Ouattara n’avait pas fait de sa situation un cas personnel en raison de la peur que l’épouse de Laurent Gbagbo lui inspire. Pour contourner les pressions qui s’accumulaient visant toutes sa libĂ©ration, Ouattara avait mĂȘme tentĂ© de prendre les devants en proposant de libĂ©rer Mme Gbagbo contre la promesse de faire une dĂ©claration dans laquelle celle-ci affirmerait que Laurent Gbagbo son Ă©poux n’avait pas gagnĂ© les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2011 dont l’issue continue d’ĂȘtre un boulet pour le chef de l’Etat. D’ailleurs tous ceux qu’on torture Ă  la DST sont sommĂ©s de reconnaĂźtre Alassane Ouattara comme celui qui a gagnĂ© ces Ă©lections. La suite, on la connait. « Je ne suis pas le conseil constitutionnel », avait rĂ©pondu l’épouse du prĂ©sident Gbagbo ramenĂ©e alors sans mĂ©nagement Ă  son goulag. Finalement, tout porte Ă  croire qu’elle va ĂȘtre libĂ©rĂ©e sans s’ĂȘtre prĂ©alablement reniĂ©e. La pression internationale devient de plus en plus forte en effet , quelques semaines aprĂšs les dĂ©clarations de l’expert de l’ONU qui a ouvertement appelĂ© Ă  sa libĂ©ration provisoire. Cette sortie de Doudou DiĂšne Ă  elle seule montre Ă  quel point Ouattara fait rarement ce qu’il promet. En effet la libĂ©ration de Simone Gbagbo devait intervenir dans la foulĂ©e de la dĂ©claration d’intention du gouvernement dans laquelle celui-ci refusait d’extrader la dirigeante du FPI Ă  la cour pĂ©nale internationale. Mais le chef de l’Etat a freinĂ© des quatre fers par peur. De sorte que personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude quand ce processus de libĂ©ration commence et quand elle prend fin. En la matiĂšre, Ouattara pourrait encore fignoler comme il l’a fait avec la grĂące prĂ©sidentielle qu’il a choisie pour profiter de sa propre cohue. Les choses paraissaient pourtant claires dĂšs le dĂ©part. Ouattara devait libĂ©rer les prisonniers politiques restant pour que le dialogue politique soit amorcĂ©. Il n’y Ă©tait d’ailleurs pas opposĂ©, du moins en apparence. Mais dans les faits, il a dĂ©cidĂ© d’une mesure fourre-tout destinĂ©e Ă  faire libĂ©rer trois mille dĂ©tenus de droit commun mais dont l’application sur le terrain reste problĂ©matique. Avec lui, subsiste donc toujours le risque que les choses ne progressent pas. Mais ce serait se pousser dans des situations encore plus inextricables que celles dans lesquelles il Ă©vite de s’engager. Dans quelques semaines en effet, la CĂŽte d’Ivoire sera Ă  un an de l’élection prĂ©sidentielle. Or aucune rĂ©forme n’a encore Ă©tĂ© faite. Ni pour changer l’ossature de la commission Ă©lectorale indĂ©pendante tout acquise Ă  ses partisans ni pour toiletter la liste Ă©lectorale. Quant au dialogue politique avec l’opposition sensĂ© garantir la participation de celle-ci au prochain scrutin, il n’a toujours pas dĂ©marrĂ©. Dans ces conditions, continuer Ă  traĂźner le boulet d’une justice sĂ©lective ne ferait que noircir un peu plus le sombre tableau de la ouattarandie. D’ores et dĂ©jĂ , un site amĂ©ricain qui a classĂ© les dictateurs dans le monde met  le chef de l’Etat ivoirien Ă  la 15Ăš place sur les 16, devant MugabĂ© que son rĂ©gime comparait Ă  Gbagbo. Ne pas libĂ©rer madame Gbagbo, y compris tous les prisonniers poli – tiques qui croupissent par centaines dans toutes les prisons du pays ne ferait
    qu’alourdir son cas.▄

    Sévérine Blé

    Source: Aujourd’hui

  • LibĂ©ration de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    laurent-gbagbo7-Selon les informations en notre possession, des tractations secrÚtes ont actuellement cours à La Haye entre des émissaires des grandes puissances et Laurent Gbagbo, pour préparer sa libération. Car le cas Gbagbo est devenu une affaire planétaire. Sa libération, si elle intervient, doit se faire en douceur et sans faire de vagues. A la Mandela.

    Information confirmĂ©e par notre confrĂšre « Aujourd’hui » dans sa parution du 07 novembre 2013.

    Et Ă  l’approche du 11 novembre 2013, date butoir de la Chambre prĂ©liminaire I de la Cour pĂ©nale internationale (CPI) pour rendre son verdict, aprĂšs l’audience du verdict du 09 octobre dernier, les tractations vont bon train.

    Selon nos informations, la France et les Etats Unis auraient demandé des garanties à Laurent Gbagbo, pour sa libération.

    Ils veulent en effet ĂȘtre sĂ»rs que le PrĂ©sident Laurent Gbagbo ne soit pas tentĂ© de se venger et se livrer au grand dĂ©ballage.

    Sur cette question, un accord aurait Ă©tĂ© trouvĂ© car le prĂ©sident Gbagbo n’a pas du tout l’intention de se venger contre quiconque, encore moins contre son rival Alassane Dramane Ouattara, qu’il serait mĂȘme prĂȘt Ă  rencontrer une fois libĂ©rĂ©, afin d’accĂ©lĂ©rer la paix et la rĂ©conciliation nationale en CĂŽte d’Ivoire.

    Mais lĂ  oĂč aucun accord n’aurait semble-t-il pas encore Ă©tĂ© trouvĂ©, c’est au niveau du contentieux Ă©lectoral nĂ© de la prĂ©sidentielle de 2010. Pour Laurent Gbagbo, ce n’est pas nĂ©gociable. Il faut qu’on sache qui a gagnĂ© les Ă©lections prĂ©sidentielle de 2010, afin de solder une fois pour toute le contentieux Ă©lectoral en CĂŽte d’Ivoire.

    Et s’il est avĂ©rĂ© que c’est lui qui a remportĂ© la prĂ©sidentielle de 2010 face Ă  Ouattara, que son retour aux affaires ne soit pas tabou.

    Ou tout au moins, droit devra lui ĂȘtre fait de participer Ă  une nouvelle Ă©lection prĂ©sidentielle, sous observation de l’Union africaine.

    A ce niveau des discutions, un blocage important serait survenu, selon nos sources. En effet, les Ă©missaires de la France et des USA lui auraient demandĂ© des garanties de remboursement de leur engagement militaire en CĂŽte d’Ivoire, engagement qui se chiffrerait en plusieurs milliards de Fcfa. Et lequel engagement a conduit comme on le sait, Ă  sa chute le 11 avril 2011. A ce niveau, nos sources ne savent pas quelle rĂ©ponse le prĂ©sident Gbagbo aurait donnĂ©e Ă  ses visiteurs.

    D’autres questions secrĂštes portant sur les intĂ©rĂȘts des grandes puissances en CĂŽte d’Ivoire auraient Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©es entre ces Ă©missaires et Laurent Gbagbo.

    Nous y reviendrons.

    MichĂšle Laffont

    Correspondante permanente aux Pays Bas

    Source : ivoirebusiness.net

  • CĂŽte d’Ivoire : la CPI refuse de libĂ©rer Laurent Gbagbo

    CĂŽte d’Ivoire : la CPI refuse de libĂ©rer Laurent Gbagbo

    gbagbo-Dans un communiquĂ© publiĂ© mardi, la CPI indique qu’elle confirme le maintien en dĂ©tention de l’ancien prĂ©sident ivoirien Laurent Gbagbo, avant son Ă©ventuel procĂšs pour les crimes commis pendant la crise postĂ©lectorale de 2010-2011.

    La Cour pĂ©nale internationale (CPI) ne varie pas. “La chambre d’appel a dĂ©cidĂ©, Ă  la majoritĂ©, de confirmer la dĂ©cision de la chambre prĂ©liminaire”, en date du 11 juillet et ordonnant le maintien en dĂ©tention de l’ancien prĂ©sident ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-elle indiquĂ© dans un communiquĂ©.

    >> Voir le portfolio interactif : La CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire

    La dĂ©fense avait fait appel de la dĂ©cision, qui ne prĂ©sage pas de la tenue d’un procĂšs car, dĂ©but juin, les juges avaient signifiĂ© au procureur qu’ils ne pouvaient pas, en l’Ă©tat des preuves rĂ©unies, confirmer les charges pesant sur Gbagbo concernant son rĂŽle prĂ©sumĂ© dans les violences postĂ©lectorales qui avaient fait environ 2000 morts en CĂŽte d’Ivoire, de dĂ©cembre 2010 Ă  avril 2011.

    Les Gbagbo séparés

    Laurent Gbagbo, 68 ans, est soupçonnĂ© de crimes contre l’humanitĂ©. Il avait Ă©tĂ© interpellĂ© en avril 2011 par les forces pro-Ouattara, appuyĂ©es par l’armĂ©e française et l’ONU. Il avait ensuite Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© fin 2011 Ă  La Haye, oĂč il est Ă©crouĂ© depuis. L’ex-chef de l’État nie les accusations portĂ©es Ă  son encontre.

    >> Voir la vidéo : La vie de Laurent Gbagbo en prison

    Quant Ă  son Ă©pouse, Simone, fait elle aussi l’objet d’un mandat d’arrĂȘt de la CPI. Mais Abidjan refuse de la remettre Ă  la Cour, au motif que la justice ivoirienne est dĂ©sormais en capacitĂ© d’assurer Ă©quitablement son procĂšs. L’ex-ministre Charles BlĂ© GoudĂ© fait lui aussi l’objet d’un mandat d’arrĂȘt. Il est actuellement dĂ©tenu en CĂŽte d’Ivoire mais son sort reste incertain.

    (Avec AFP)

  • 11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    L. Gbagbo-Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les juges de la Cour PĂ©nale ImpĂ©rialiste (CPI) veulent se cacher pour libĂ©rer Laurent Gbagbo en catimini afin dÂŽĂ©viter de montrer leurs faciĂšs dĂ©confits par la honte sous la huĂ©es des africains dignes prĂȘts pour sÂŽamasser le jour J devant le bĂągne des nĂ©o-colonisateurs Ă  la Haye.
    La CPI a peur de la mobilisation des ivoiriens et des africains dignes pour le 11 novembre 2013 à la Haye. Elle veut pour cela libérer le président Laurent Gbagbo pris en otage pour sa popularité déroutante en toute discrétion sans tambours des patriotes et sans applaudissements des pro-gbagbo.
    La Cour PĂ©nale ImpĂ©rialiste (CPI) fait donc croire quÂŽ il n’y aura pas d’audience publique concernant l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo » Ă  la date du 11 novembre 2013.  Pour dĂ©courager ceux qui veulent assister Ă  la libĂ©ration de Laurent Gbagbo en direct Ă  la Haye, cette information  est mentionnĂ©e dans le calendrier provisoire des audiences pour 2013. Or il ne faut pas perdre de vue quÂŽun calendrier provisoire peut ĂȘtre modifiĂ© Ă  tout moment car il nÂŽest pas dĂ©finitif.
    En outre, le porte parole de la CPI Fadi El Abdallah insiste pour marteler quÂŽil n’est pas nĂ©cessaire de tenir une audience pour rendre un verdict de la Chambre prĂ©liminaire ou la Chambre d’appel. Les juges peuvent dĂ©cider de le faire par Ă©crit. Il ajoute que la  dĂ©cision en appel concernant la libĂ©ration provisoire de M. Gbagbo formulĂ©e par la DĂ©fense suite Ă  l’audience du 11 juillet peut intervenir Ă  tout moment, avant comme aprĂšs le 11 novembre 2013, date du nouvel examen du dossier de M. Gbagbo.
    CŽest une manoeuvre de diversion pour éviter que lŽon fasse une fixation sur la date du 11 novembre. Toutefois, toutes ces informations montrent que des tractations se font en coulisse pour libérer le présumé innocent sans que la CPI ne perde définitivement sa crédibilité. Cette cour aux ordres des occidentaux tente en dernier ressort dŽimposer des restrictions à un otage contre lequel elle nŽa aucune preuve à charge pour lequel elle devrait prononcer simplement un non-lieu.
    CÂŽest ainsi quÂŽon Ă©voque des conditions de libĂ©ration provisoire oĂč il est question de « droit de voyager ou de voir des proches »: « Pour ce qui concerne les conditions de la libĂ©ration provisoire de M. Gbagbo, il appartient aux juges d’en dĂ©cider les conditions. Qui peuvent dĂ©couler de son Ă©tat de santĂ© au pays d’accueil. Aussi, les juges dĂ©cideront si M. Gbagbo a le droit de voyager ou de voir des proches lors de cette pĂ©riode de libertĂ© provisoire ». Cette dĂ©cision reviendrait à la Chambre prĂ©liminaire I.
    CÂŽest Ă  croire quÂŽĂ  la CPI, la popularitĂ© du PrĂ©sident Gbagbo est considĂ©rĂ©e comme un dĂ©lit et quÂŽelle considĂšre quÂŽil faille lui nier sa libertĂ© de rencontrer ses proche et sa libertĂ© de mouvement (le droit d’aller et venir Ă€ l’intĂ©rieur de son pays, d’y avoir sa rĂ©sidence ; le droit de quitter son pays et d’y revenir
)
    VoilĂ  une flagrante violation de lÂŽarticle 13 de la DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa rĂ©sidence Ă€ l’intĂ©rieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Pourquoi la CPI veut-elle nier ce droit Ă  un prĂ©sumĂ© innocent auquel elle nÂŽa plus dÂŽarguments juridiques Ă  imposer?
    On va aller jusquÂŽau bout (OVAJAB) de nos interrogations pour trouver oĂč le bĂąt blesse. De mĂȘme Laurent Gbagbo a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et dĂ©portĂ© sous les feux des projecteurs, de mĂȘme il sera libĂ©rĂ© sous un tonnerre dÂŽapPlaudissements. À quoi bon jouer Ă  cache cache Fatou?
    Apollinaire SÉRY-(Ivoirois)
  • Rebondissement -L’Union Africaine estime “inacceptable” la façon dont la CPI traite l’Afrique

    Rebondissement -L’Union Africaine estime “inacceptable” la façon dont la CPI traite l’Afrique

    ua cpi_0-L’Union africaine (UA) a de nouveau critiquĂ© la Cour pĂ©nale internationale (CPI) vendredi, jugeant “totalement inacceptable” la façon “injuste” dont elle traite l’Afrique.

    “La façon dont la Cour fonctionne, particuliĂšrement son traitement inique de l’Afrique et des Africains, laisse Ă  dĂ©sirer”, a estimĂ© le ministre Ă©thiopien des Affaires Ă©trangĂšres Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont le pays assure la prĂ©sidence en exercice de l’UA, en ouverture d’une rĂ©union ministĂ©rielle de l’organisation panafricaine Ă  Addis Abeba.

    M. Tedros faisait rĂ©fĂ©rence au fait que la CPI n’a inculpĂ© ou jugĂ© que des Africains depuis le dĂ©but de ses travaux en 2002.

    “Loin de promouvoir la justice et la rĂ©conciliation (…) la CPI s’est transformĂ©e en instrument politique visant l’Afrique et les Africains”, a-t-il accusĂ©: “ce traitement inique et injuste est totalement inacceptable”.

    Les ministres des Affaires Ă©trangĂšres de l’UA prĂ©paraient vendredi un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement samedi consacrĂ© aux relations entre la CPI et l’Afrique. Selon le ministre Ă©thiopien, la rĂ©union a Ă©tĂ© convoquĂ©e Ă  la demande du Kenya, dont le prĂ©sident Uhuru Kenyatta et le vice-prĂ©sident William Ruto sont poursuivis Ă  La Haye.

    Des ministres ont cependant Ă©cartĂ© le risque d’une dĂ©cision radicale, telle qu’un retrait collectif de l’UA ce week-end.

    Selon le chef de la diplomatie algĂ©rienne, Ramtane Lamamra, le sommet pourrait plutĂŽt dire Ă  la CPI: “Si vous n’opĂ©rez pas un certain nombre de changements, il va devenir extrĂȘmement difficile de coopĂ©rer avec vous”.

    En mai, dans la foulĂ©e de la victoire Ă  la prĂ©sidentielle de M. Kenyatta et de son colistier William Ruto, poursuivis depuis 2011 pour crimes contre l’humanitĂ©, les 54 membres de l’UA avaient quasi unanimement fait bloc derriĂšre Nairobi pour dĂ©noncer un acharnement du tribunal de La Haye contre le Kenya et l’Afrique en gĂ©nĂ©ral.

    L’UA avait demandĂ© sans succĂšs le renvoi au Kenya des poursuites contre les deux dirigeants kĂ©nyans, le prĂ©sident en exercice de l’UA, le Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, accusant mĂȘme la CPI de “chasse raciale”.

    Le procĂšs de M. Ruto – et de son co-accusĂ©, l’ex-animateur de radio Joshua arap Sang – s’est ouvert le 10 septembre Ă  La Haye et celui de M. Kenyatta doit dĂ©buter le 12 novembre.

    Les deux tĂȘtes de l’exĂ©cutif sont jugĂ©es, sĂ©parĂ©ment, pour leurs responsabilitĂ©s respectives dans les terribles violences politico-ethniques sur lesquelles avait dĂ©bouchĂ© la prĂ©cĂ©dente prĂ©sidentielle de fin 2007.

    Immunité

    La Cour a également refusé à MM. Kenyatta et Ruto la possibilité de ne pas assister à toutes les audiences à La Haye, en dépit des obligations liées à leurs fonctions.

    Il est “regrettable que nos appels rĂ©pĂ©tĂ©s soient tombĂ©s dans l’oreille d’un sourd et que nos inquiĂ©tudes aient Ă©tĂ© complĂštement ignorĂ©es”, a estimĂ© vendredi M. Tedros.

    “La rĂ©cente attaque terroriste de Nairobi a (…) soulignĂ© le besoin pour les dirigeants kĂ©nyans d’ĂȘtre au premier plan dans le combat contre le terrorisme et de ne pas ĂȘtre distraits de quelque façon que ce soit par la Cour”, a-t-il avancĂ©, en rĂ©fĂ©rence Ă  l’attaque meurtriĂšre par un commando islamiste d’un centre commercial de Nairobi fin septembre.

    MM. Kenyatta et Ruto sont les premiers dirigeants en exercice jugĂ©s par la CPI. Or, a soulignĂ© M. Tedros, “l’immunitĂ© des chefs d’Etat ne peut pas ĂȘtre prise Ă  la lĂ©gĂšre et notre rĂ©union devra se prononcer trĂšs clairement sur la question”.

    A l’approche du sommet de l’UA, plusieurs voix s’Ă©taient Ă©levĂ©es pour dĂ©noncer ces attaques de la CPI par les pays africains. Jeudi, l’ex-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU Kofi Annan a estimĂ© que le dĂ©bat Ă  l’UA visait davantage Ă  protĂ©ger les “dirigeants” que les “victimes”.

    “Le message aux victimes, investisseurs et au monde est que les dirigeants du continent sont allergiques aux institutions veillant Ă  ce que chacun rende des comptes”, a renchĂ©ri l’Institut des Etudes stratĂ©giques (ISS), centre de rĂ©flexion spĂ©cialisĂ© sur l’Afrique.

    Des critiques balayées par le ministre soudanais des Affaires étrangÚres Ali Karti.

    Selon lui, une dĂ©claration claire de l’UA contre la CPI n’encouragera pas l’impunitĂ© car “les pays africains ont leurs propres mĂ©canismes judiciaires, qui s’avĂšrent ĂȘtre bons, meilleurs que les europĂ©ens”. Le prĂ©sident soudanais, Omar el-BĂ©chir est visĂ© par des mandats d’arrĂȘt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanitĂ© et gĂ©nocide dans le conflit du Darfour, une vaste rĂ©gion de l’ouest du Soudan.

    Au coeur de la polémique, Nairobi a de son cÎté tempéré.

    “Nous sommes prĂ©occupĂ©s par un certain nombre de choses qui se passent Ă  la Cour, oui. Mais nous n’avons jamais dit que nous allions nous retirer”, a assurĂ© la chef de la diplomatie kĂ©nyane, Amina Mohamed, affirmant que son pays entendait “rester” un Etat membre.

    Source: AFP

  • Jets de pierres et d’Ɠufs sur le cortĂšge de Kagame

    Jets de pierres et d’Ɠufs sur le cortùge de Kagame

    Canada contre kagame-Le samedi 28 septembre 2013, le PrĂ©sident rwandais Paul Kagame, Ă©tait Ă  Toronto au Canada dans le cadre du « Rwanda Day ». Cet Ă©vĂ©nement qui a dĂ©jĂ  eu lieu Ă  Londres, Chicago, Paris et Boston a officiellement pour but de motiver les Rwandais vivant Ă  l’extĂ©rieur du pays Ă  investir et Ă  s’engager dans le changement socio-Ă©conomique du Rwanda.
    Dans son discours lors du « Rwanda Day », Paul Kagame s’est principalement adressĂ© aux Rwandais vivant au Canada. Ainsi, il a soulignĂ© que le Rwanda a au cours des derniĂšres annĂ©es connu un dĂ©veloppement important et ce, en partie grĂące Ă  l’aide fournie par le Canada. Il a ajoutĂ© qu’afin d’atteindre un dĂ©veloppement continu, les Rwandais vivant hors du pays devaient retourner au Rwanda pour qu’ils puissent, avec leur expĂ©rience et leur Ă©nergie, contribuer au progrĂšs du pays. Le PrĂ©sident a prĂ©cisĂ© que son but n’était pas seulement le progrĂšs Ă©conomique, mais que le pays nĂ©cessite Ă©galement l’échange entre Rwandais.  D’aprĂšs lui les autres pays d’Afrique pourraient Ă©galement profiter  du dĂ©veloppement du Rwanda.
     
    Bien que ce discours donne l’illusion d’un PrĂ©sident ouvert au dialogue, la rĂ©alitĂ© est tout autre chose. En effet, le gouvernement de Paul Kagame surveille, intimide et/ou rĂ©prime toute voix critique. C’est ainsi, que des journalistes sont assassinĂ©s, Ă  l’instar de Jean-LĂ©onard Rugambage et des opposants politiques sont emprisonnĂ©s, Ă  l’instar de Bernard Ntaganda, DĂ©ogratias Mushayidi et Victoire Ingabire Umuhoza.

    L’hîtel Sheraton cùde à la pression des manifestants
    Suite Ă  cette visite du PrĂ©sident, une manifestation a Ă©tĂ© organisĂ©e par un collectif d’associations originaires de la rĂ©gion des Grands Lacs, dont entre autres, le RiFD(RĂ©seau international des femmes pour la dĂ©mocratie et la paix), le CongrĂšs rwandais du Canada, des associations congolaisais ainsi que les partis politiques Amahoro Congress et RNC(Rwanda National Congress) . Les organisateurs de la manifestation avaient fait une campagne contre la visite du PrĂ©sident rwandais en adressant des lettres au gouvernement canadien ainsi qu’aux hĂŽtels de Toronto afin que Kagame soit dĂ©claré persona non grata.
    L’évĂšnement qui initialement devait se dĂ©rouler dans le prestigieux hĂŽtel Sheraton a finalement eu lieu dans un hangar situĂ© dans une banlieue de Toronto, en raison de l’annulation de la rĂ©servation par l’hĂŽtel Sheraton. Le prestigieux hĂŽtel ainsi que d’autres hĂŽtels de Toronto auraient cĂ©dĂ© Ă  la pression des manifestants, selon plusieurs sources concordantes.

    Des militantes du FEMEN ont également protesté contre Kagame

    Des militants du groupe fĂ©ministe FEMEN connu mondialement pour ses protestations contre des faits prĂ©occupants, ont Ă©galement rĂ©pondus prĂ©sents. Deux militantes et un militant ont protestĂ© respectivement sein nus et torse nu en scandant avec les autres manifestants : « ArrĂȘtez les viols au Congo ».
    Jets de pierres et d’Ɠufs
    La colĂšre et l’exaspĂ©ration des manifestants se sont exprimĂ©es non seulement par des pancartes avec des messages accusant Kagame de menteur, d’assassin ou encore de violeur, mais Ă©galement par des jets de pierres et d’Ɠufs. Une pierre a mĂȘme brisĂ© la vitre arriĂšre d’une voiture du cortĂšge prĂ©sidentiel dĂšs son entrĂ©e ; ce vĂ©hicule serait selon des tĂ©moins prĂ©sents sur place la voiture de Paul Kagame. Comme lors du « Rwanda Day » Ă  Londres du 18 mai dernier, Kagame a dĂ» entrer par la porte arriĂšre du hangar escortĂ© par un grand contingent de policiers.
    Lors de la sortie du PrĂ©sident Ă  la fin de l’évĂšnement, des jets de pierres ont de nouveau fusĂ© de toutes parts, fracassant, selon PerpĂ©tue Muramutse du RiFDP, « encore quelques vitres du cortĂšge de Paul Kagame ».
    AccusĂ© de crimes de guerres et de crimes contre l’humanitĂ©
    Les visites de Kagame Ă  l’étranger provoquent de plus en plus d’animositĂ© au sein des communautĂ©s issues de la rĂ©gion des Grands Lacs. Plusieurs rapports dont ceux  de l’ONU ainsi que d’organisations des droits humains comme Human Rights Watch(HRW) et Amnesty International l’accusent, entre autres, de crimes de guerres, crimes contre l’humanitĂ© et de soutien Ă  la rĂ©bellion M23 qui sĂšme la terreur Ă  l’Est de la RDC depuis avril 2012.

    Blaise Linaniye
    Jambonews