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  • Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    poteau electrique-Actuellement 360 000 ménages, ont accès à l’électricité, ce qui équivaut selon le gouvernement à 16% de la population rwandaise[1]. Cependant selon la Banque mondiale il s’agirait plutôt de 13 %  de la population[2]. Afin d’y remédier, le Premier ministre rwandais, Dr. Pierre Damien Habumuremyi a annoncé le 15 novembre 2013, au parlement, que le pays allait  doubler sa production électrique pendant l’année fiscale de 2013/2014.

    L’objectif est d’augmenter la production actuelle de 110.8 Mégawatts à 210.8 Mégawatts pendant l’année fiscale de 2013/2014, ce qui signifierait que 450 000 ménages seraient connectés au réseau électrique.

    D’après le Premier ministre, plusieurs enquêtes sur la production électrique au Rwanda ont été menées afin d’aboutir à la création de plans pour augmenter le volume d’électricité produit dans les usines les plus importantes. Au Rwanda, le courant est aujourd’hui  produit, en grande partie, par des installations hydro-électriques et l’eau est une source d’énergie bon marché. Néanmoins des problèmes techniques ont dernièrement causé des coupures d’électricité assez fréquentes. Ceci a forcé les ménages et les entreprises à recourir au courant fourni par la combustion de biomasse ou de diesel, une source d’énergie coûteuse et nuisible pour l’environnement.

    Le but est donc d’améliorer et d’augmenter l’approvisionnement en électricité, donc de rallier plus de ménages à un réseau électrique plus performant et de diversifier les sources d’énergie. D’une part, cela demandera une amélioration de la technologie utilisée et la réalisation de projets pour gagner de l’énergie fournie par des sources alternatives comme la combustion de la tourbe ou le gaz méthane qui se trouve dans le lac Kivu. D’autre part le Rwanda pourrait profiter de ses terres volcaniques pour produire de l’électricité par le moyen de l’énergie géothermique[3].

    Ainsi, le gouvernement cherche également à améliorer l’infrastructure du pays afin d’attirer les investisseurs étrangers et augmenter le chiffre d’affaires des entreprises nationales. En effet il a été constaté que le secteur agricole produisait moins de biens exportables parce que les machines nécessaires pour travailler les produits de base, cultivés sur le sol rwandais comme par exemple le thé ou le café, ne recevaient pas d’électricité ou encore que le chiffre d’affaires des entreprises privées diminuait considérablement à cause de l’électricité chère importée des pays voisins ou générée par des méthodes de production couteuses.

    Afin de réalisé ce projet d’électricité du programme EDPRS le Rwanda recevra plus de 100 Millions de dollars de la Banque Mondiale pour atteindre et quelques 200 Millions de dollars seront aussi investi par des pays comme le Japon, l’Arabie Saoudite et autres organisations de développement.

    Cependant, beaucoup de problèmes doivent être résolu à l’instar de l’actualisation de la technologie pour améliorer la productivité des usines déjà existantes et pour pouvoir améliorer le réseau de distribution. En effet, selon l’opinion de certains experts, même avec tous ces projets envisagés par l’État,  seulement 40% de la population aura du courant d’ici jusqu’en 2020, à cause des problèmes de réseau et de distribution. Il est difficile et surtout cher de fournir de l’électricité à chaque ménage à n’importe quel endroit. Certaines estimations disent que les coûts pour rallier un seul ménage au réseau électrique pourront s’élever jusqu’à 1200 dollars. Un prix très haut pour l’État et énorme pour les ménages.

     

    Blaise Linaniye

    Jambonews.net

  • Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    laurent-gbagbo7-Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l’ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement…Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l’attendre. A Abidjan, l’image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n’a-t-il pas été accueilli dans l’allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ?

    A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou­vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d’Ivoire ». Depuis Accra, où il s’est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l’ancien président, assure que, si son men­tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu’ils n’auraient plus de raison d’être en exil ». Gbagbo lui-même s’y verrait déjà, si l’on en croit l’un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ».

    Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n’ignore pas que la partie s’annonce serrée. Qu’espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale.

    Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d’un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d’espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l’un des défenseurs de l’ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s’enferme dans une position politique. » Même s’il sous-estime l’opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d’ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo.

    Habiba Touré, l’un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l’ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d’une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l’intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi – et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d’accueillir l’encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo – au premier rang desquels Me Altit – et soumise à la Cour. Mais elle est confi­dentielle, et c’est aux juges qu’il appartiendra de prendre une décision.

    A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d’Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L’Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n’a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l’Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d’accueil s’engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L’Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l’heure actuelle. Selon 1’ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d’Etat africains sont d’accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l’ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être … Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d’Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

    Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l’optimisme des plus fervents adeptes de 1’ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d’une machination. Nous sommes sûrs qu’il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti.

    En Côte d’Ivoire, certains se prennent même à rêver d’une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s’est rendue en Côte d’Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu’elle sera cette fois plus convaincante et, à l’issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d’année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure.

    A moins qu’un procès, s’il devait finalement avoir lieu, n’aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d’aller où il veut. Enfin presque… Pascal N’guessan a beau affirmer qu’« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l’exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d’Ivoire », il n’ y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui 1’attendent. « C’est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C’est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu’il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire … et ne tombera certainement pas dans l’oreille d’un sourd. Car l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu’il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l’époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l’envie lui prenait de revenir au pays. Il n’empêche.

    Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d’lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

    Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir).

    Reclus. Conscients de l’enjeu, les proches de l’ancien chef de l’Etat savent qu’ils n’ont pas intérêt à jeter de l’huile sur le feu et jouent la carte de l’’apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s’est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier défi, c’est la réconciliation nationale. S’il réussit, il n’aura plus rien à prouver. »

    En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu’on en dise, les circonstances n’ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n’avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd’hui qu’hier! » Dans l’entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l’on reconnaît qu’il est difficile (mais pas impossible) de prouver l’implication directe et personnelle de l’accusé. « Certes, renchérit un membre d’une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l’intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu’ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s’il était libéré ? « C’est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s’ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l’imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

    Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu’en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d’aller à l’essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n’est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s’installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu’il soit candidat ou qu’il aille au village, II dira: « Moi, j’ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » .

    Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C’est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Gbagbo lui-même qu’il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c’est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la présidentielle. Il fait l’unanimité dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, « la politique, il y pense du soir au matin ».

    A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n’ont plus rien à voir avec celles qu’il a connues à Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d’envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d’arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s’est refait une santé, qu’il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d’arrache-pied à sa vie d’après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l’apaisement. Sous le couvert de l’anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu’il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo).

    Charles Taylor, qui occupait jusqu’à récemment la cellule voisine de l’ancien président ivoirien, n’est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d’échanger quelques politesses – souvent brèves, Gbagbo n’ayant, au dire de ses proches, qu’une maîtrise relative de l’anglais… Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l’ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été transféré vers la Grande­ Bretagne, où iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d’espérer.

    Par J.A

  • Libération de Simone Gbagbo/ Les choses s’accélèrent depuis quelques jours

    Libération de Simone Gbagbo/ Les choses s’accélèrent depuis quelques jours

    Simone-Alassane Ouattara aurait enfin consenti à libérer l’épouse de Laurent Gbagbo. Selon des sources générale – ment bien informées, la vice-présidente du FPI devrait être transférée à la Maca dans les prochains jours voire dans les prochaines semaines, avant de bénéficier d’une mesure de liberté conditionnelle.

    La libération de Simone Gbagbo n’est plus qu’une question de jour voire de semaines pour qui connait Alassane Ouattara, ses reculades, ses peurs aussi. Selon plusieurs sources, l’épouse de Laurent Gbagbo va bénéficier d’une liberté provisoire comme la plupart de ses camarades de parti. Ce sont les propres amis de Ouattara qui l’y contraignent, n’y voyant que la seule façon de donner un coup de fouet à la réconciliation nationale bloquée depuis de nombreuses années. Et comme le chef de l’Etat tirait jusque-là prétexte de la menace de la cour pénale internationale qui ne verrait pas d’un bon œil que Simone Gbagbo soit libérée, le week-end dernier, celle-ci a finalement produit un communiqué pour indiquer qu’elle surseyait à sa demande d’extradition. C’est le premier signe le plus évident. Pour le reste, on peut aussi observer que la CPI n’est plus contre des arrangements locaux dans la mesure où elle peut servir la cause de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Simone Gbagbo devrait donc quitter le goulag d’Odienné où elle est emprisonnée depuis plus de deux ans pour venir à Abidjan où elle rejoindra tous les prisonniers politiques lors d’un court séjour qui devrait aboutir à son élargissement. Certains de ses camarades de parti sont également passés par là, en particulier le premier vice-président du FPI Sangaré Aboudramane. Transféré du goulag de Bouna, il avait fait quelques semaines à la Maca avant de bénéficier de la mesure d’élargissement comme la plupart de ses camarades. Comme eux, Simone Gbagbo serait même déjà en liberté depuis trois mois si Ouattara n’avait pas fait de sa situation un cas personnel en raison de la peur que l’épouse de Laurent Gbagbo lui inspire. Pour contourner les pressions qui s’accumulaient visant toutes sa libération, Ouattara avait même tenté de prendre les devants en proposant de libérer Mme Gbagbo contre la promesse de faire une déclaration dans laquelle celle-ci affirmerait que Laurent Gbagbo son époux n’avait pas gagné les élections présidentielles de 2011 dont l’issue continue d’être un boulet pour le chef de l’Etat. D’ailleurs tous ceux qu’on torture à la DST sont sommés de reconnaître Alassane Ouattara comme celui qui a gagné ces élections. La suite, on la connait. « Je ne suis pas le conseil constitutionnel », avait répondu l’épouse du président Gbagbo ramenée alors sans ménagement à son goulag. Finalement, tout porte à croire qu’elle va être libérée sans s’être préalablement reniée. La pression internationale devient de plus en plus forte en effet , quelques semaines après les déclarations de l’expert de l’ONU qui a ouvertement appelé à sa libération provisoire. Cette sortie de Doudou Diène à elle seule montre à quel point Ouattara fait rarement ce qu’il promet. En effet la libération de Simone Gbagbo devait intervenir dans la foulée de la déclaration d’intention du gouvernement dans laquelle celui-ci refusait d’extrader la dirigeante du FPI à la cour pénale internationale. Mais le chef de l’Etat a freiné des quatre fers par peur. De sorte que personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude quand ce processus de libération commence et quand elle prend fin. En la matière, Ouattara pourrait encore fignoler comme il l’a fait avec la grâce présidentielle qu’il a choisie pour profiter de sa propre cohue. Les choses paraissaient pourtant claires dès le départ. Ouattara devait libérer les prisonniers politiques restant pour que le dialogue politique soit amorcé. Il n’y était d’ailleurs pas opposé, du moins en apparence. Mais dans les faits, il a décidé d’une mesure fourre-tout destinée à faire libérer trois mille détenus de droit commun mais dont l’application sur le terrain reste problématique. Avec lui, subsiste donc toujours le risque que les choses ne progressent pas. Mais ce serait se pousser dans des situations encore plus inextricables que celles dans lesquelles il évite de s’engager. Dans quelques semaines en effet, la Côte d’Ivoire sera à un an de l’élection présidentielle. Or aucune réforme n’a encore été faite. Ni pour changer l’ossature de la commission électorale indépendante tout acquise à ses partisans ni pour toiletter la liste électorale. Quant au dialogue politique avec l’opposition sensé garantir la participation de celle-ci au prochain scrutin, il n’a toujours pas démarré. Dans ces conditions, continuer à traîner le boulet d’une justice sélective ne ferait que noircir un peu plus le sombre tableau de la ouattarandie. D’ores et déjà, un site américain qui a classé les dictateurs dans le monde met  le chef de l’Etat ivoirien à la 15è place sur les 16, devant Mugabé que son régime comparait à Gbagbo. Ne pas libérer madame Gbagbo, y compris tous les prisonniers poli – tiques qui croupissent par centaines dans toutes les prisons du pays ne ferait
    qu’alourdir son cas.▄

    Sévérine Blé

    Source: Aujourd’hui

  • Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    laurent-gbagbo7-Selon les informations en notre possession, des tractations secrètes ont actuellement cours à La Haye entre des émissaires des grandes puissances et Laurent Gbagbo, pour préparer sa libération. Car le cas Gbagbo est devenu une affaire planétaire. Sa libération, si elle intervient, doit se faire en douceur et sans faire de vagues. A la Mandela.

    Information confirmée par notre confrère « Aujourd’hui » dans sa parution du 07 novembre 2013.

    Et à l’approche du 11 novembre 2013, date butoir de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) pour rendre son verdict, après l’audience du verdict du 09 octobre dernier, les tractations vont bon train.

    Selon nos informations, la France et les Etats Unis auraient demandé des garanties à Laurent Gbagbo, pour sa libération.

    Ils veulent en effet être sûrs que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas tenté de se venger et se livrer au grand déballage.

    Sur cette question, un accord aurait été trouvé car le président Gbagbo n’a pas du tout l’intention de se venger contre quiconque, encore moins contre son rival Alassane Dramane Ouattara, qu’il serait même prêt à rencontrer une fois libéré, afin d’accélérer la paix et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

    Mais là où aucun accord n’aurait semble-t-il pas encore été trouvé, c’est au niveau du contentieux électoral né de la présidentielle de 2010. Pour Laurent Gbagbo, ce n’est pas négociable. Il faut qu’on sache qui a gagné les élections présidentielle de 2010, afin de solder une fois pour toute le contentieux électoral en Côte d’Ivoire.

    Et s’il est avéré que c’est lui qui a remporté la présidentielle de 2010 face à Ouattara, que son retour aux affaires ne soit pas tabou.

    Ou tout au moins, droit devra lui être fait de participer à une nouvelle élection présidentielle, sous observation de l’Union africaine.

    A ce niveau des discutions, un blocage important serait survenu, selon nos sources. En effet, les émissaires de la France et des USA lui auraient demandé des garanties de remboursement de leur engagement militaire en Côte d’Ivoire, engagement qui se chiffrerait en plusieurs milliards de Fcfa. Et lequel engagement a conduit comme on le sait, à sa chute le 11 avril 2011. A ce niveau, nos sources ne savent pas quelle réponse le président Gbagbo aurait donnée à ses visiteurs.

    D’autres questions secrètes portant sur les intérêts des grandes puissances en Côte d’Ivoire auraient également été abordées entre ces émissaires et Laurent Gbagbo.

    Nous y reviendrons.

    Michèle Laffont

    Correspondante permanente aux Pays Bas

    Source : ivoirebusiness.net

  • Côte d’Ivoire : la CPI refuse de libérer Laurent Gbagbo

    Côte d’Ivoire : la CPI refuse de libérer Laurent Gbagbo

    gbagbo-Dans un communiqué publié mardi, la CPI indique qu’elle confirme le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, avant son éventuel procès pour les crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011.

    La Cour pénale internationale (CPI) ne varie pas. “La chambre d’appel a décidé, à la majorité, de confirmer la décision de la chambre préliminaire”, en date du 11 juillet et ordonnant le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    >> Voir le portfolio interactif : La CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire

    La défense avait fait appel de la décision, qui ne présage pas de la tenue d’un procès car, début juin, les juges avaient signifié au procureur qu’ils ne pouvaient pas, en l’état des preuves réunies, confirmer les charges pesant sur Gbagbo concernant son rôle présumé dans les violences postélectorales qui avaient fait environ 2000 morts en Côte d’Ivoire, de décembre 2010 à avril 2011.

    Les Gbagbo séparés

    Laurent Gbagbo, 68 ans, est soupçonné de crimes contre l’humanité. Il avait été interpellé en avril 2011 par les forces pro-Ouattara, appuyées par l’armée française et l’ONU. Il avait ensuite été transféré fin 2011 à La Haye, où il est écroué depuis. L’ex-chef de l’État nie les accusations portées à son encontre.

    >> Voir la vidéo : La vie de Laurent Gbagbo en prison

    Quant à son épouse, Simone, fait elle aussi l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI. Mais Abidjan refuse de la remettre à la Cour, au motif que la justice ivoirienne est désormais en capacité d’assurer équitablement son procès. L’ex-ministre Charles Blé Goudé fait lui aussi l’objet d’un mandat d’arrêt. Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire mais son sort reste incertain.

    (Avec AFP)

  • 11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    L. Gbagbo-Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les juges de la Cour Pénale Impérialiste (CPI) veulent se cacher pour libérer Laurent Gbagbo en catimini afin d´éviter de montrer leurs faciès déconfits par la honte sous la huées des africains dignes prêts pour s´amasser le jour J devant le bâgne des néo-colonisateurs à la Haye.
    La CPI a peur de la mobilisation des ivoiriens et des africains dignes pour le 11 novembre 2013 à la Haye. Elle veut pour cela libérer le président Laurent Gbagbo pris en otage pour sa popularité déroutante en toute discrétion sans tambours des patriotes et sans applaudissements des pro-gbagbo.
    La Cour Pénale Impérialiste (CPI) fait donc croire qu´ il n’y aura pas d’audience publique concernant l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo » à la date du 11 novembre 2013.  Pour décourager ceux qui veulent assister à la libération de Laurent Gbagbo en direct à la Haye, cette information  est mentionnée dans le calendrier provisoire des audiences pour 2013. Or il ne faut pas perdre de vue qu´un calendrier provisoire peut être modifié à tout moment car il n´est pas définitif.
    En outre, le porte parole de la CPI Fadi El Abdallah insiste pour marteler qu´il n’est pas nécessaire de tenir une audience pour rendre un verdict de la Chambre préliminaire ou la Chambre d’appel. Les juges peuvent décider de le faire par écrit. Il ajoute que la  décision en appel concernant la libération provisoire de M. Gbagbo formulée par la Défense suite à l’audience du 11 juillet peut intervenir à tout moment, avant comme après le 11 novembre 2013, date du nouvel examen du dossier de M. Gbagbo.
    C´est une manoeuvre de diversion pour éviter que l´on fasse une fixation sur la date du 11 novembre. Toutefois, toutes ces informations montrent que des tractations se font en coulisse pour libérer le présumé innocent sans que la CPI ne perde définitivement sa crédibilité. Cette cour aux ordres des occidentaux tente en dernier ressort d´imposer des restrictions à un otage contre lequel elle n´a aucune preuve à charge pour lequel elle devrait prononcer simplement un non-lieu.
    C´est ainsi qu´on évoque des conditions de libération provisoire où il est question de « droit de voyager ou de voir des proches »: « Pour ce qui concerne les conditions de la libération provisoire de M. Gbagbo, il appartient aux juges d’en décider les conditions. Qui peuvent découler de son état de santé au pays d’accueil. Aussi, les juges décideront si M. Gbagbo a le droit de voyager ou de voir des proches lors de cette période de liberté provisoire ». Cette décision reviendrait à la Chambre préliminaire I.
    C´est à croire qu´à la CPI, la popularité du Président Gbagbo est considérée comme un délit et qu´elle considère qu´il faille lui nier sa liberté de rencontrer ses proche et sa liberté de mouvement (le droit d’aller et venir ä l’intérieur de son pays, d’y avoir sa résidence ; le droit de quitter son pays et d’y revenir…)
    Voilà une flagrante violation de l´article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence ä l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Pourquoi la CPI veut-elle nier ce droit à un présumé innocent auquel elle n´a plus d´arguments juridiques à imposer?
    On va aller jusqu´au bout (OVAJAB) de nos interrogations pour trouver où le bât blesse. De même Laurent Gbagbo a été arrêté et déporté sous les feux des projecteurs, de même il sera libéré sous un tonnerre d´apPlaudissements. À quoi bon jouer à cache cache Fatou?
    Apollinaire SÉRY-(Ivoirois)
  • Rebondissement -L’Union Africaine estime “inacceptable” la façon dont la CPI traite l’Afrique

    Rebondissement -L’Union Africaine estime “inacceptable” la façon dont la CPI traite l’Afrique

    ua cpi_0-L’Union africaine (UA) a de nouveau critiqué la Cour pénale internationale (CPI) vendredi, jugeant “totalement inacceptable” la façon “injuste” dont elle traite l’Afrique.

    “La façon dont la Cour fonctionne, particulièrement son traitement inique de l’Afrique et des Africains, laisse à désirer”, a estimé le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont le pays assure la présidence en exercice de l’UA, en ouverture d’une réunion ministérielle de l’organisation panafricaine à Addis Abeba.

    M. Tedros faisait référence au fait que la CPI n’a inculpé ou jugé que des Africains depuis le début de ses travaux en 2002.

    “Loin de promouvoir la justice et la réconciliation (…) la CPI s’est transformée en instrument politique visant l’Afrique et les Africains”, a-t-il accusé: “ce traitement inique et injuste est totalement inacceptable”.

    Les ministres des Affaires étrangères de l’UA préparaient vendredi un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement samedi consacré aux relations entre la CPI et l’Afrique. Selon le ministre éthiopien, la réunion a été convoquée à la demande du Kenya, dont le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto sont poursuivis à La Haye.

    Des ministres ont cependant écarté le risque d’une décision radicale, telle qu’un retrait collectif de l’UA ce week-end.

    Selon le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, le sommet pourrait plutôt dire à la CPI: “Si vous n’opérez pas un certain nombre de changements, il va devenir extrêmement difficile de coopérer avec vous”.

    En mai, dans la foulée de la victoire à la présidentielle de M. Kenyatta et de son colistier William Ruto, poursuivis depuis 2011 pour crimes contre l’humanité, les 54 membres de l’UA avaient quasi unanimement fait bloc derrière Nairobi pour dénoncer un acharnement du tribunal de La Haye contre le Kenya et l’Afrique en général.

    L’UA avait demandé sans succès le renvoi au Kenya des poursuites contre les deux dirigeants kényans, le président en exercice de l’UA, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, accusant même la CPI de “chasse raciale”.

    Le procès de M. Ruto – et de son co-accusé, l’ex-animateur de radio Joshua arap Sang – s’est ouvert le 10 septembre à La Haye et celui de M. Kenyatta doit débuter le 12 novembre.

    Les deux têtes de l’exécutif sont jugées, séparément, pour leurs responsabilités respectives dans les terribles violences politico-ethniques sur lesquelles avait débouché la précédente présidentielle de fin 2007.

    Immunité

    La Cour a également refusé à MM. Kenyatta et Ruto la possibilité de ne pas assister à toutes les audiences à La Haye, en dépit des obligations liées à leurs fonctions.

    Il est “regrettable que nos appels répétés soient tombés dans l’oreille d’un sourd et que nos inquiétudes aient été complètement ignorées”, a estimé vendredi M. Tedros.

    “La récente attaque terroriste de Nairobi a (…) souligné le besoin pour les dirigeants kényans d’être au premier plan dans le combat contre le terrorisme et de ne pas être distraits de quelque façon que ce soit par la Cour”, a-t-il avancé, en référence à l’attaque meurtrière par un commando islamiste d’un centre commercial de Nairobi fin septembre.

    MM. Kenyatta et Ruto sont les premiers dirigeants en exercice jugés par la CPI. Or, a souligné M. Tedros, “l’immunité des chefs d’Etat ne peut pas être prise à la légère et notre réunion devra se prononcer très clairement sur la question”.

    A l’approche du sommet de l’UA, plusieurs voix s’étaient élevées pour dénoncer ces attaques de la CPI par les pays africains. Jeudi, l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a estimé que le débat à l’UA visait davantage à protéger les “dirigeants” que les “victimes”.

    “Le message aux victimes, investisseurs et au monde est que les dirigeants du continent sont allergiques aux institutions veillant à ce que chacun rende des comptes”, a renchéri l’Institut des Etudes stratégiques (ISS), centre de réflexion spécialisé sur l’Afrique.

    Des critiques balayées par le ministre soudanais des Affaires étrangères Ali Karti.

    Selon lui, une déclaration claire de l’UA contre la CPI n’encouragera pas l’impunité car “les pays africains ont leurs propres mécanismes judiciaires, qui s’avèrent être bons, meilleurs que les européens”. Le président soudanais, Omar el-Béchir est visé par des mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans le conflit du Darfour, une vaste région de l’ouest du Soudan.

    Au coeur de la polémique, Nairobi a de son côté tempéré.

    “Nous sommes préoccupés par un certain nombre de choses qui se passent à la Cour, oui. Mais nous n’avons jamais dit que nous allions nous retirer”, a assuré la chef de la diplomatie kényane, Amina Mohamed, affirmant que son pays entendait “rester” un Etat membre.

    Source: AFP

  • Jets de pierres et d’œufs sur le cortège de Kagame

    Jets de pierres et d’œufs sur le cortège de Kagame

    Canada contre kagame-Le samedi 28 septembre 2013, le Président rwandais Paul Kagame, était à Toronto au Canada dans le cadre du « Rwanda Day ». Cet événement qui a déjà eu lieu à Londres, Chicago, Paris et Boston a officiellement pour but de motiver les Rwandais vivant à l’extérieur du pays à investir et à s’engager dans le changement socio-économique du Rwanda.
    Dans son discours lors du « Rwanda Day », Paul Kagame s’est principalement adressé aux Rwandais vivant au Canada. Ainsi, il a souligné que le Rwanda a au cours des dernières années connu un développement important et ce, en partie grâce à l’aide fournie par le Canada. Il a ajouté qu’afin d’atteindre un développement continu, les Rwandais vivant hors du pays devaient retourner au Rwanda pour qu’ils puissent, avec leur expérience et leur énergie, contribuer au progrès du pays. Le Président a précisé que son but n’était pas seulement le progrès économique, mais que le pays nécessite également l’échange entre Rwandais.  D’après lui les autres pays d’Afrique pourraient également profiter  du développement du Rwanda.
     
    Bien que ce discours donne l’illusion d’un Président ouvert au dialogue, la réalité est tout autre chose. En effet, le gouvernement de Paul Kagame surveille, intimide et/ou réprime toute voix critique. C’est ainsi, que des journalistes sont assassinés, à l’instar de Jean-Léonard Rugambage et des opposants politiques sont emprisonnés, à l’instar de Bernard Ntaganda, Déogratias Mushayidi et Victoire Ingabire Umuhoza.

    L’hôtel Sheraton cède à la pression des manifestants
    Suite à cette visite du Président, une manifestation a été organisée par un collectif d’associations originaires de la région des Grands Lacs, dont entre autres, le RiFD(Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix), le Congrès rwandais du Canada, des associations congolaisais ainsi que les partis politiques Amahoro Congress et RNC(Rwanda National Congress) . Les organisateurs de la manifestation avaient fait une campagne contre la visite du Président rwandais en adressant des lettres au gouvernement canadien ainsi qu’aux hôtels de Toronto afin que Kagame soit déclaré persona non grata.
    L’évènement qui initialement devait se dérouler dans le prestigieux hôtel Sheraton a finalement eu lieu dans un hangar situé dans une banlieue de Toronto, en raison de l’annulation de la réservation par l’hôtel Sheraton. Le prestigieux hôtel ainsi que d’autres hôtels de Toronto auraient cédé à la pression des manifestants, selon plusieurs sources concordantes.

    Des militantes du FEMEN ont également protesté contre Kagame

    Des militants du groupe féministe FEMEN connu mondialement pour ses protestations contre des faits préoccupants, ont également répondus présents. Deux militantes et un militant ont protesté respectivement sein nus et torse nu en scandant avec les autres manifestants : « Arrêtez les viols au Congo ».
    Jets de pierres et d’œufs
    La colère et l’exaspération des manifestants se sont exprimées non seulement par des pancartes avec des messages accusant Kagame de menteur, d’assassin ou encore de violeur, mais également par des jets de pierres et d’œufs. Une pierre a même brisé la vitre arrière d’une voiture du cortège présidentiel dès son entrée ; ce véhicule serait selon des témoins présents sur place la voiture de Paul Kagame. Comme lors du « Rwanda Day » à Londres du 18 mai dernier, Kagame a dû entrer par la porte arrière du hangar escorté par un grand contingent de policiers.
    Lors de la sortie du Président à la fin de l’évènement, des jets de pierres ont de nouveau fusé de toutes parts, fracassant, selon Perpétue Muramutse du RiFDP, « encore quelques vitres du cortège de Paul Kagame ».
    Accusé de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité
    Les visites de Kagame à l’étranger provoquent de plus en plus d’animosité au sein des communautés issues de la région des Grands Lacs. Plusieurs rapports dont ceux  de l’ONU ainsi que d’organisations des droits humains comme Human Rights Watch(HRW) et Amnesty International l’accusent, entre autres, de crimes de guerres, crimes contre l’humanité et de soutien à la rébellion M23 qui sème la terreur à l’Est de la RDC depuis avril 2012.

    Blaise Linaniye
    Jambonews