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  • RDC: une nouvelle compagnie aérienne

    RDC: une nouvelle compagnie aérienne

    alitalia_2-La République démocratique du Congo a acquis deux Airbus A320 d’occasion auprès d’Alitalia, pour sa future compagnie aérienne nationale.

    Le coût d’achat total des deux avions s’élève à 50 millions de dollars, environ 25 milliards de francs CFA, selon une source gouvernementale congolaise. Ces deux avions s’ajoutent à la flotte aérienne de la future compagnie Congo Airways.

    Leur acquisition avait été annoncée par le Premier ministre Matata Ponyo dans un entretien avec l’Agence France-Presse, en avril dernier.

    Les deux appareils moyen-courrier A320 acquis par crédit-bail sont “un gage de crédibilité” donné par l’État et Congo Airways, a encore dit à l’AFP cette source proche du projet.

    La direction de Congo Airways, à laquelle Air France est liée par un contrat d’assistance technique, a été formellement installée au premier trimestre de cette année.

    La nouvelle compagnie aérienne devrait commencer par desservir huit villes en RDC et passerait à 14 destinations intérieures au bout de trois ans.

    BBC

  • RDC : des ONG s’interrogent après la plainte déposée par Joseph Kabila

    RDC : des ONG s’interrogent après la plainte déposée par Joseph Kabila

    Marteau-de-Justice-En République démocratique du Congo, des organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme s’interrogent après la plainte deposée par le président. Joseph Kabila a remis un document, cette semaine, au procureur de la République. Il demande une enquête sur des faits de fraude, corruption et blanchiment d’argent. Plusieurs hauts fonctionnaires seraient concernés ainsi que des gouverneurs de province dont celui du Katanga, Moise Katumbi. A l’approche de l’élection présidentielle, ces ONG craignent que cette action en justice ait un objectif politique.

    Une quinzaine d’associations semblent ne pas avoir compris le réveil tardif des autorités pour lancer, aujourd’hui, la lutte contre la corruption, la fraude et le blanchiment des capitaux.

    Le moment choisi, à dix mois de l’élection présidentielle, rend cette action « suspecte », selon ces mêmes associations qui affirment que le parquet général de la République s’était montré « inerte » dans plusieurs dossiers de corruption, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux qui lui avaient été soumis les années précédentes.

    On risque d’assister à des procès spectaculaires qui, en réalité, viseraient des opposants, des concurrents ou autres adversaires politiques, parmi lesquels le gouverneur du Katanga,Moïse Katumbi Chapwe. Resté opposé à un éventuel troisième mandat du président Kabila, il figure, en effet, sur la liste des accusés.

    Pour plus d’équité, Oscar Rachidi, de la Ligue contre la corruption et la fraude, demande au procureur général de la République de s’intéresser également au cas de détournement des fonds de la Société nationale d’électricité qui avait impliqué, il y a quelques années, un ancien membre du cabinet du président de la République. Il se réfère également à la fraude douanière au Katanga, au Bas Congo et au Nord-Kivu, sans oublier de mentionner les secteurs minier, pétrolier et forestier.

    RFI

  • RDC: les évêques pour une modification du calendrier électoral

    RDC: les évêques pour une modification du calendrier électoral

    Evequescardinal-DIAS1-En République démocratique du Congo, les évêques catholiques demandent une modification du calendrier électoral. Pour l’instant, le calendrier fixé par la Céni prévoit une série de scrutins, dont des élections locales, cette année, au mois d’octobre et une dernière échéance, la présidentielle, au mois de novembre 2016. Un calendrier chargé et trop compliqué à tenir pour l’opposition. Les évêques ont demandé que la présidentielle se tienne avant les élections locales et provinciales.

    Selon le calendrier rendu public par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en février, les élections locales et provinciales sont prévues en octobre 2015, les législatives de la présidentielle le 27 novembre 2016. Des voix s’étaient déjà élevées pour décrier la programmation de la Céni.

    Aujourd’hui, les évêques se joignent à ceux qui estiment que pour faire des élections apaisées, il faut commencer par la présidentielle et les législatives, des élections qualifiées de très importantes et qui doivent être tenues en premier. Des élections qui doivent être organisées dans les délais constitutionnels. L’autre scrutin viendrait en second lieu, soit en 2017, ce qui selon les évêques, donnerait au pays le temps et les moyens de les préparer.

    Pour les évêques, ni dans son déroulement ni dans ses conclusions, encore moins dans ses recommandations, le dialogue envisagé ne peut aller à l’encontre de la Constitution. Il ne peut non plus ignorer les autres institutions prévues par cette Constitution.

    RFI

  • RD Congo : incompréhension autour d’une concession acquise par une filiale de Glencore

    RD Congo : incompréhension autour d’une concession acquise par une filiale de Glencore

    mine_or2-Mutanda Mining, filiale du géant suisse Glencore, a acquis les droits sur un permis minier détenu par la Société d’exploitation minière de Chabara. Les détails de cette opération n’ont pas été rendus publics, provoquant une dénonciation du Centre Carter, une ONG dédiée aux questions de transparence, fondée par l’ancien président américain Jimmy Carter et très active au Katanga où elle a réalisé une cartographie des concessions minières.
    Le Centre Carter, fondation de l’ancien président américain Jimmy Carter, a appelé ce vendredi 26 juin les autorités de Kinshasa à dévoiler les conditions dans lesquelles s’est faite la cession d’un permis minier à une filiale du groupe suisse Glencore.

    La transaction à laquelle fait référence le Centre Carter a été révélée mercredi par l’agence de presse Bloomberg. Elle concerne l’acquisition par Mutanda Mining de la concession de Kawama enclavée dans celle de cette entreprise minière au Katanga, dans le sud-est de la RD Congo. Ce permis appartenait, selon l’agence, à la Société d’exploitation minière de Chabara, détenue par l’entreprise publique Gécamines et Dino Steel International. Cette société est une filiale de Groupe Bazano, un holding actif en RD Congo – mais dont les propriétaires restent mystérieux.

    Mutanda Mining appartient à 69 % au géant suisse du négoce Glencore, les 31 % revenant à Fleurette Group, propriété de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, dont les activités en RD Congo ont suscité plusieurs controverses.

    Informations

    Dans son communiqué, le Centre Carter « presse le gouvernement de la République démocratique du Congo de révéler les termes de l’accord par lequel la compagnie publique minière Gécamines a perdu sa participation dans Kawama ». La législation congolaise impose, en effet, que toute cession des ressources naturelles de l’État soit publiée sous deux mois par le gouvernement. De plus, les transferts de titres sont soumis à une taxation.

    Or la vente de la concession Kawama a été réalisée en février, selon les révélations de Bloomberg. Le ministère congolais des Mines, contacté par Reuters, a indiqué n’avoir été tenu informé de l’opération que la semaine dernière et que des détails avaient été demandés à la Gécamines, qui ne s’est pas encore exprimée sur le sujet.

    Transparence

    En juin 2011, une situation similaire s’était produite. Le pays avait, en effet, omis de publier un accord similaire concernant la cession de 25% de parts de la Gécamines dans La Congolaise de Mines et de Développement (Comide), ce qui avait conduit à l’annulation par le Fonds monétaire international (FMI) d’un programme de prêt d’environ 500 millions de dollars. Plus récemment, en octobre 2013, le projet de cession par la Gécamines de ses parts dans Kamoto Copper Mining à un groupe d’acheteurs parmi lesquels figurait le holding de Dan Gertler avait provoqué les foudres et le veto du Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo.

    Au plus, la RDC a été admise depuis juillet 2014 comme membre à part entière de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), qui développe « une norme mondiale visant à promouvoir une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles ». Aussi, Phyllis Cox, responsable du bureau local du Centre Carter, a appelé le gouvernement de la RD Congo, « en tant qu’actionnaire unique de la Gécamines », à divulguer les détails du transfert des droits sur la concession de Kawama, afin « d’assurer au public que cette cession et des opérations similaires sont effectuées d’une manière transparente qui protège l’intérêt public ».

    La RD Congo possède la moitié des réserves mondiales de cobalt. La mine de Mutanda a produit 197 129 tonnes de cuivre et 14 409 tonnes de cobalt en 2014.

    (Avec agences)

  • Découpage en RDC : ce qui va changer la vie des Congolais

    Découpage en RDC : ce qui va changer la vie des Congolais

    Nouvelle carte RDC-Le 30 juin, la RDC devrait passer de 11 à 26 provinces. Une « réorganisation territoriale » qui apportera de nombreux changements dans l’environnement social et politique des Congolais. Illustrations.

     Katanga : redécoupage au pas de charge
    Longtemps préconisé jamais réalisé. Vingt-sept ans après sa dernière expérimentation dans le Kivu, qui fut scindé en 1988 en trois ensembles, le découpage territorial est enfin effectif en RDC. À partir du 30 juin, jour commémoratif de son indépendance, le pays fait en principe – quelques jours de retard ne sont pas exclus – ses adieux à un système basé sur 11 provinces. Il en comptera désormais 25, plus la ville-province de Kinshasa, la capitale.

    Seules 6 des 11 provinces actuelles sont concernées
    Dès l’entrée en vigueur du découpage, seules six provinces – Bandundu et Équateur dans l’ouest du pays, Kasaï oriental et Kasaï occidental dans le centre, Province orientale dans le Nord-Est et Katanga dans le Sud – cesseront d’exister dans leur configuration actuelle pour laisser la place à vingt-une nouvelles entités (voir la carte ci-dessous).

    carte_decoupage rdc

    Le Grand Kivu, déjà scindé en 1988 à titre expérimental en trois ensembles (province du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de Maniema), ainsi que le Bas-Kongo, rebaptisé Kongo central, et la ville-province de Kinshasa, capitale du pays, ne sont pas directement concernés par l’actuelle « réorganisation territoriale et administrative ».

    Une administration beaucoup plus proche des administrés
    Sur le papier, le découpage de la RDC en 26 provinces n’a jamais constitué un sujet de discorde dans la classe politique congolaise. Au contraire. Depuis bien des années, les Congolais sont quasiment unanimes sur la nécessité de rapprocher davantage l’administration des administrés dans un État quatre-vingt fois plus grand que la Belgique, son ancien métropole. Une réforme qui devait passer notamment par celle des territoires.

    En 1988, il était question de tenter l’expérience du découpage de manière progressive.
    Dans l’histoire récente du pays, une première tentative a eu lieu à l’époque de Mobutu à la fin des années 80. Kasongo Mukeya, coordonnateur du bureau d’études de l’Assemblée provinciale du Katanga, s’en rappelle : « C’était pendant le règne du Mouvement populaire de la révolution (MPR), parti-État. Il était question de tenter l’expérience du découpage de manière progressive, en commençant par une province où l’on pouvait avoir à la fois des entités qui se développent et celles qui ne parviennent pas à décoller ».

    Le choix fut alors portée sur le Kivu. Non seulement parce que cette province située dans l’est du pays remplissait les critères retenus mais aussi parce que c’était la province d’origine de Kithima bin Ramazani, alors secrétaire général du MPR. Mais le processus n’ira pas plus loin. Aucune autre province ne sera découpée. Même si les recommandations de la Conférence nationale souveraine (CNS), au début des années 90, et les résolutions du dialogue intercongolais de 2003 avaient vivement souhaité la poursuite de la mise en oeuvre du découpage du territoire national.

    « La RDC est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. »
    L’idée est même reprise dans la Constitution de 2006 adoptée par référendum. Dans les dispositions constitutionnelles en vigueur en RDC en effet, il est disposé clairement que « la RDC est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. » Il aurait fallu donc attendre près de 10 ans… À qui la faute ? « Au gouvernement central qui n’a pas donné les moyens aux anciennes provinces de préparer l’installation des nouvelles », accuse Ngandu Diemo, élu provincial de Bukama, dans le Haut-Lomami, l’une des futures provinces qui seront issues du Katanga.

    Plus de dirigeants locaux
    Un autre grief : la multiplication du nombre des dirigeants en province. « De 11 gouverneurs et quelque 110 ministres provinciaux, le pays s’apprête à avoir 26 gouverneurs et plus de 260 ministres provinciaux », s’alarme Bob Kabamba, professeur à l’Université de Liège et coordonnateur de la cellule d’appui politologique en Afrique centrale. « Un processus budgétivore », selon le chercheur qui se dit « sceptique sur la prétention selon laquelle le découpage fera gagner le pays en termes de gouvernance ».

    Ngandu Diemo abonde dans le même sens lorsqu’il dénonce « la précipitation dans la mise en oeuvre du découpage, sans penser à rendre disponibles les ressources financières nécessaires ». « À défaut d’avoir créé des infrastructures dans les nouvelles provinces, nous allons déloger les autorités locales actuelles : le gouverneur va prendre la résidence du commissaire de district, les ministres celle des administrateurs du territoire… », détaille-t-il.
    En revanche, aucun changement du côté des sénateurs qui représentent chacun leur province. L’élection de ces derniers en 2007 s’était en effet déroulée suivant la configuration de 26 provinces à venir. Idem pour les députés provinciaux.

    « Un nouveau niveau de taxation » sur la population
    Comme le processus du découpage n’a été prévu ni dans le budget annuel de l’État ni dans celui des provinces, beaucoup craignent que les nouvelles entités, en quête de ressources financières pour fonctionner, se payent sur la bête. « Il y aura sûrement un nouveau niveau de taxation sur les citoyens », craint le professeur Bob Kabamba.

    « Les nouvelles provinces ont été créées mais le budget de l’État est resté le même et ne pourra pas subvenir aux besoins de ces entités qui vont être mises en place », explique le chercheur. Conséquence : des populations devront mettre (encore) la main à la poche. D’autant qu’il y aura d’un côté des provinces très riches (Ituri dans le Nord et Lualaba dans le Sud par exemple) et de l’autre, des provinces très pauvres (Haut-Lomami dans le Sud, Bas-Uele, Haut-Uele, Équateur, Tshuapa, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi dans le Nord).

    « Une caisse de solidarité nationale est prévue », assure-t-on dans l’entourage de Salomon Banahumere, ministre congolais en charge de la Décentralisation. Problème : elle était déjà prévue avec les 11 provinces mais elle n’a jamais été inaugurée…

    JA

  • Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi et trois autres gouverneurs provinciaux de la RDC, ainsi qu’un ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, sont soupçonnés de fraude et de corruption. C’est ce qui ressort de la plainte déposée mardi par un conseiller spécial du chef de l’État congolais, que l’AFP dit avoir pu consulter le lendemain.

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    On le savait déjà. Dans le bras de fer qui oppose depuis quelques mois Joseph Kabila et Moïse Katumbi, tous les coups sont permis. Dernière illustration en date : la plainte pour corruption, fraudes et détournements déposée au nom du chef de l’État, le 23 juin, devant le parquet général de la République, par Luzolo Bambi, son conseiller spécial en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

    Une procédure qui viserait plusieurs personnalités dont le gouverneur du Katanga accusé de « fraude douanière », selon l’AFP qui a pu consulter mercredi le « document d’une vingtaine de pages ».

    Parmi les suspects, on retrouve également de très proches collaborateurs du chef de l’État, sur qui reposent des soupçons de corruption : Marcellin Cishambo, gouverneur du Sud-Kivu et ancien conseiller du président de la République, Gustave Beya Siku, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila récemment éjecté de son poste. Mais aussi Alex Kande, gouverneur du Kasaï occidental, dans le centre du pays.

    La « contre-offensive » du président

    « Joseph Kabila a bien choisi le moment pour passer à l’attaque, sachant que les trois gouverneurs visés quitteront leur fonction d’ici le 30 juin avec l’installation des nouvelles provinces », estime une source diplomatique à Kinshasa. D’autant que depuis début janvier, on s’attendait à une « contre-offensive » du chef de l’État, après les propos de Katumbi sur le ‘troisième faux penalty ‘[entendez l’opposition de ce dernier à un troisième mandat du président sortant, NDRL]. « Il avait même annoncé la couleur lorsqu’il s’était rendu à Lubumbashi, dénonçant la pauvreté des populations qui vivent dans une province minière et la plus riche du pays », ajoute notre source.

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    À ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une stratégie politicienne pour barrer la route du palais de la Nation à Moïse Katumbi, à qui l’on prête des ambitions présidentielles en 2016, un proche du chef de l’État, comme souvent en RDC, répond par une question : « Que dira-t-on du cas de l’ancien directeur de cabinet du président [Beya] ou de celui de son ancien conseiller [Cishambo] qui sont également visés par la plainte présidentielle ? ». Et d’ajouter : « Il serait aujourd’hui malvenu de tenter de remettre en cause la justesse de l’action du président qui veut établir la lumière sur les malveillances financières dans le pays. »

    Katumbi « prêt à prendre ses responsabilités »

    Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi.
    Dans l’entourage du gouverneur sortant du Katanga, on ne se dit « pas surpris » par cette plainte. « Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi, rappelle l’un de ses conseillers. Déjà en 2010, une plainte avait été déposée à Bruxelles et à Londres par l’État congolais contre Katumbi pour blanchissement d’argent et achat d’armes. La procédure s’était soldée par un non-lieu ».

    Et à chaque fois, « c’est toujours Luzolo Bambi, à l’époque ministre de la Justice et aujourd’hui conseiller spécial du chef de l’État, qui est à la manœuvre. Et comme en 2010, le pays se trouve à la veille d’une présidentielle et on soupçonne Katumbi d’avoir des ambitions pour le scrutin », rappelle-t-il. Avant de lâcher : « On dirait qu’ils ont peur que Katumbi brigue la magistrature suprême. »

    À en croire ce conseiller du gouverneur, Katumbi est « serein » et attend que soient officiellement signifiées les accusations portées contre lui. « Il sait que c’est lui qui est visé : c’est lui le plat principal et les autres personnes citées ne sont que la garniture », explique-t-il, soulignant toutefois que le gouverneur du Katanga se dit « prêt à prendre ses responsabilités. » Sans donner plus de détails.

    JA

  • Elections en RDC: les divergences perdurent

    Elections en RDC: les divergences perdurent

    kabila_leon_et_aubin_minku-En RDC, voilà quinze jours que le président congolais a initié des consultations avec tous les acteurs de la société civile. Cette semaine, il a reçu les députés, les sénateurs, les patrons de presse et les étudiants. A chaque fois, le message est le même : il faut aller aux élections dans un climat apaisé et soutenir le processus de paix initié par le parti au pouvoir. Reste que les différentes personnalités que Joseph Kabila a rencontrées ont exprimé des points de vue divergents. Les plus flagrantes étant celles entre la chambre basse et la chambre haute.

    Pour le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, plus question de toucher au calendrier électoral. Toutes les élections sont importantes et il faut toutes les organiser.

    Mais cette exigence ne dit rien sur la façon de procéder pour respecter ce calendrier. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quelle somme sera débloquée pour financer les sept scrutins. Aucun matériel électoral n’a été commandé. Enfin, la loi sur la répartition des sièges, préalable à l’organisation des locales a été rejetée par les députés. Une session extraordinaire devrait être convoquée sous peu pour permettre l’adoption de cette fameuse loi.

    De son côté, le Sénat a eu des propos beaucoup plus critiques sur le processus en cours. Son président, Léon Kengo Wa Dondo, a proposé de revoir le calendrier pour le rendre plus réalisable, quitte à regrouper un certain nombre de scrutins. Il a aussi appelé à ce que l’enveloppe de plus d’un milliard de dollars pour financer les élections soit réduite.

    Enfin, selon lui, il faut absolument intégrer les nouveaux majeurs. Ces cinq ou dix millions de jeunes — personne ne sait exactement — devenus majeurs après 2011, pour qu’ils puissent voter à chacune des élections. Ces positions plutôt éloignées de celles de la majorité rappellent l’appartenance du président du Sénat à l’opposition.

    Face à ces divergences, Joseph Kabila a prévu d’organiser une réunion entre les deux chambres. L’objectif est d’harmoniser leurs positions, car ces divisions risquent de ne pas être tenables très longtemps. Cette réunion inter-institutionnelle devrait être organisée en début de semaine prochaine.

    rfi

  • RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    RDC : l’industrie du bois accuse Greenpeace de vouloir mettre la forêt “sous cloche”

    bois1-La Fédération des industriels du bois (FIB) congolaise a accusé mardi des ONG internationales comme Greenpeace de vouloir mettre la forêt de la République démocratique du Congo “sous cloche” et de dénier à ce pays le droit d’exploiter cette ressource pour son développement.

    Greenpeace et l’ONG Global Witness veulent “mettre fin à l’exploitation forestière industrielle en République démocratique du Congo, mettre sous cloche les forêts congolaises”, a déclaré le président de la FIB, Gabriel Mola lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa.

    En mai, Greenpeace a appelé au boycottage du bois produit en RDC par l’entreprise à capitaux libanais Cotrefor, l’un des principaux groupes forestiers présents dans le pays, accusant celle-ci de maltraiter des employés, de ne pas payer tous ses impôts ou encore de dépasser ses quotas de coupe pour certaines espèces menacées.

    Global Witness a publié le 6 juin un rapport dénonçant “des illégalités généralisées en matière de gestion et d’opérations” dans le secteur industriels forestier congolais (bois destiné à l’exportation outre-mer).

    Pour M. Mola, les derniers rapports des deux ONG ne font que reprendre “de vieilles accusations et dénonciations n’ayant aucun lien avec la réalité” et cherchent “à ternir l’image de tout un secteur et d’un gouvernement qui s’emploient à mettre en place et à assurer une gestion durable du patrimoine forestier national”.

    M. Mola reproche par ailleurs à Greenpeace et à Global Witness de ne pas enquêter sur les ravages du secteur dit “artisanal”.

    En 2014, un rapport du cercle de réflexion britannique Chatham House estimait que près de 90% de l’exploitation forestière de RDC était illégale, tout en notant que la majorité de la production du pays était “artisanale”.

    Grande comme cinq fois la France, la RDC est l’un des pays les moins développés au monde et abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après celui de l’Amazonie.

    Selon M. Mola, la superficie forestière concédée à l’exploitation industrielle représente moins de 10% de la surface forestière du pays (environ 160 millions d’hectares selon la Banque mondiale) et les entreprises de la FIB produisent quelque 300.000 mètres cubes de bois par an pour un chiffre d’affaires annuel global de 259 millions de dollars.

    Avec une surface forestière dix fois plus petite que celle de la RDC, la France a produit officiellement en 2013 près de 36 millions de mètres cubes de bois.

    AFP

  • Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    kabila 1-La plainte a été déposée par le conseiller spécial du président en matière de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

    Le conseiller spécial du président Joseph Kabila, Luzolo Bambi avait prévenu lors de sa nomination à ce poste en mars qu’il fallait arrêter la corruption qui devenait endémique.

    M. Luzolo n’a pas indiqué qui est visé par la plainte. Mais il a affirmé que le président venait d’accomplir sa part de responsabilité et que la justice devait faire la sienne.

    La plainte a été motivée par de nombreuses dénonciations de détournements de deniers publics et de corruption dans presque dans tous les secteurs. La République démocratique du Congo (RDC) occupe la 154e place sur 174 pays dans l’indice annuel de perception de la corruption publié par l’ONG de lutte en faveur de la bonne gouvernance, Transparency International. Cet indice est publié en décembre de chaque année.

    VOA

  • RDC : une coalition de l’opposition exige une transition politique

    RDC : une coalition de l’opposition exige une transition politique

    Kinshasa-La Coalition des Congolais pour la transition (CCT) est le nom d’une plate-forme qui réclame une transition sur le modèle centrafricain au moment où des élections sont attendues en 2015 et 2016 dans le pays et un dialogue politique est en préparation.

    Emery Damien Kalwira, le leader de la coalition pour la transition, remonte à l’ancien président Mobutu Sese Seko, en passant par Laurent-Désiré Kabila et le fils celui-ci actuellement au pouvoir, le président Joseph Kabila, pour démontrer que toutes les tentatives de démocratiser le pays ont échoué.

    Il estime qu’une transition dont le président et le Premier ministre ne devraient pas se présenter aux prochaines élections, doit être mise en place au terme des Etats généraux de la République qu’il suggère. Ces Etats-généraux devront, selon lui, être suivis d’une conférence constitutionnelle et d’un référendum.

    M. Kalwira proposece schéma à la centrafricaine au moment où le président Joseph Kabila tient des consultations en vue d’une dialogue national avant les élections dont les locales sont attendues l’année en cours et la présidentielle ainsi que les législatives, en 2016.

    Une partie de l’opposition boycotte ce dialogue et accuse Joseph Kabila de manigancer de nouvelles manœuvres pour rester au pouvoir au-delà de la date constitutionnelle des élections.

    La Constitution interdit à Kabila de briguer un troisième mandat.

    Le pays vit sous une tension depuis les tentatives d’une modification de la loi électorale en janvier 2015 qui a causé des manifestions violentes au cours desquelles 42 ont été tuées, a admis le gouvernement.

    VOA