Tag: rdc

  • Joseph Mukungubila: Adeptes d’une secte condamnés

    Joseph Mukungubila: Adeptes d’une secte condamnés

    mukungubila-Les adeptes du groupe religieux ont été jugés et condamnés pour des attaques lancées le 30 décembre 2013 simultanément à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, deux villes de l’Est du pays.

    Ces 17 personnes ont été reconnues coupables de « détention illégale d’armes de guerre, rébellion et meurtre ».

    Leur avocat a déclaré que ses clients allaient interjeter appel.

    Par ailleurs, 15 autres accusés ont été acquittés par le tribunal militaire de Lubumbashi.

    Les prévenus avaient été arrêtés à Lubumbashi. C’était à la suite d’affrontements, le 30 décembre 2013, qui avaient opposé des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila aux forces de l’ordre.

    Ce jour-là, des assaillants se réclamant de ce leader d’une secte évangélique, avaient attaqué plusieurs lieux stratégiques de Kinshasa.

    Presque simultanément, un petit groupe d’hommes armés tentait de s’emparer de l’aéroport de Kindu, dans l’Est du pays.

    Peu après les attaques de la capitale, des affrontements éclataient autour du domicile du pasteur à Lubumbashi, où étaient rassemblés nombre de ses adeptes ainsi que leurs enfants.

    Selon les autorités, 95 assaillants qualifiés de terroristes et “8 éléments des forces armées” avaient été tués lors de ces évènements.

    Des ONG de défense des droits de l’homme avaient avancé un bilan plus lourd : plus de 300 morts.

    Le pasteur , lui, vit en exil en Afrique du Sud.

    Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2006 a été jugé et condamné par contumace.

    Il a toujours clamé son innocence, niant toute implication dans ces attaques qu’il qualifie de « coup monté ».

    BBC

  • RDC: toujours pas de dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    RDC: toujours pas de dialogue entre le pouvoir et l’opposition

    OPPOSITION-Après avoir chargé les gouverneurs des provinces de poursuivre les consultations à leur niveau, le président de la République a reçu ce mardi 16 juin les députés. Mais les élus de l’opposition pour la plupart ont décliné l’invitation. Au sortir de la rencontre, le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a annoncé la tenue d’une session extraordinaire du Parlement destinée à l’examen de la loi sur la répartition des sièges. Selon Aubin Minaku, toutes les élections auront bien lieu.

    A l’issue de la rencontre des parlementaires avec le chef de l’Etat, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, a déclaré que le calendrier électoral global sera respecté. Toutes les élections, y compris les provinciales et locales, devraient donc avoir lieu suivant l’ordre chronologique.

    Selon Aubin Minaku, après la session de mars qui a clôturé ces travaux lundi, une session extraordinaire du Parlement sera convoquée pour traiter essentiellement de la loi sur la répartition des sièges. Et bien qu’ayant été rejeté par l’Assemblée nationale, ce texte est donc désormais destiné à être adopté coûte que coûte par cette même chambre. Les députés en parlent.

    Reste que toute la classe politique ne participe pas à la démarche du président Joseph Kabila. Certains ont carrément décidé de boycotter les consultations initiées par lui, l’opposition ayant boudé l’invitation à ces rencontres. La suite du processus ne s’annonce pas du tout aisée.

    RFI

  • Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    Le traité de libre-échange Tripartite vu de RDC

    EGYPT-WORLDBANK-Après cinq ans de négociations, 26 pays d’Afrique ont signé mercredi 10 juin un traité de libre-échange. Ce texte dont l’objectif est de renforcer les échanges commerciaux très marginaux entre ces pays d’Afrique de l’Est, du centre et du Sud est une nouvelle étape sur le long chemin vers l’intégration économique entre des pays au développement très divers. Exemple avec la RDC, pays très peu industrialisé et qui est l’un des rares pays francophones à faire partie de cet ensemble régional.

    Pour Kinshasa, dont l’économie est en pleine reconstruction, signer cet accord tripartite est une façon de prendre le train en marche, suivre les locomotives du continent comme l’Afrique du Sud et l’Egypte afin d’accélérer l’industrialisation balbutiante de ce pays, et se tenir prêt à entrer sur ce marché commun à l’horizon des 5-10 prochaines années.

    Gerome Kamwanga est l’un des conseillers en charge de la coopération au cabinet du Premier ministre. « En RDC, on a connu quand même beaucoup de problèmes. D’abord les pillages, puis la guerre, etc. Le tissu économique a été détruit, mais nous sommes en train de le reconstruire. Nous avons un programme moissonnant, qui est le programme de parc agro-industriel. Et là, il nous reste encore 21 parcs agro-industriels à développer. Donc, nous disons : nous sommes d’accord avec ce principe. Nous ne sommes pas encore prêts, on est en train de nous préparer, ça peut nous prendre 5-6 ans. Et puis au moment opportun, on va entrer. »

    Dans la même veine, une loi pour que la RDC adhère au protocole des investissements de la SADC est sur le point d’être adoptée. Une façon de s’aligner sur leurs procédures pour attirer les investisseurs.

    Mais beaucoup reste à faire. L’agriculture industrielle est inexistante, l’exploitation forestière est à terre. Seul le secteur minier porte l’économie, mais aucune transformation n’a encore lieu en RDC. Le chantier avant que le Congo puisse commencer à profiter de cemarché continental intégré est donc immense.

    ■ Pas de traité à l’Ouest

    Ce traité de libre-échange et la création d’une zone comprenant la moitié orientale de l’Afrique est aussi l’occasion de se demander ce qu’il en est à l’ouest du continent. Alors qu’en principe, beaucoup de facteurs vont dans le sens de l’intégration: monnaie et langue commune, droit du commerce commun, l’intégration économique régionale peine à y voir le jour.

    RFI

  • RDC: les chefs religieux exigent un consensus sur le calendrier électoral

    RDC: les chefs religieux exigent un consensus sur le calendrier électoral

    Mgr NicolasDjomo-Le président Joseph Kabila les a reçus lundi à Kinshasa dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue national.

    Le représentant de la Conférence épiscopale nationale du Congo  (Catholique), l’abbé Léonard Santedi a indiqué, après la rencontre avec le président Joseph Kabila, que les évêques étaient unanimes à réclamer un consensus sur le calendrier électoral.

    L’opposition dont une partie refuse de prendre part au dialogue initié par Joseph Kabila, avait, dans son ensemble, rejeté le calendrier électoral de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) et en avait proposé un autre.

    “Tout dialogue doit se faire dans le respect (…) de la Constitution et surtout des délais constitutionnels en ce qui concerne l’organisation des scrutins”, et il faut créer un “climat de confiance” nécessaire pour “réussir le processus électoral”, a insisté l’abbé Santedi.

    L’opposition accuse le président Kabila de manœuvrer en vue de se maintenir au pouvoir ou d’imposer un troisième mandat alors qu’il en a déjà accompli deux à la tête du pays et que la Constitution en fixe justement la limite à deux.

    Le chef de l’Eglise protestante, Mgr Marini Bodo, a, lui aussi, confirmé que le dialogue tournait  autour du calendrier des élections.

    La Céni vient de prolonger l’enregistrement des candidatures pour les élections locales que l’opposition boycotte dans sa grande majorité.

    Le président Kabila prévoit de recevoir mardi l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo dont les prises de position pèsent dans l’opinion nationale congolaise.

    (VOA)

  • RDC: départ timoré pour les consultations du président Kabila

    RDC: départ timoré pour les consultations du président Kabila

    DRC government_torture Kabila-En République démocratique du Congo, les consultations initiées par le président Joseph Kabila ont du mal à démarrer. La forme de ce qui est voulu comme un dialogue national semble poser problème. Les invités du chef de l’Etat hésitent à se présenter à la présidence de la République. Rendez-vous est maintenant pris pour lundi 1er juin.

    La presse était présente au palais de la Nation, vendredi et samedi, mais aucune trace visible des principaux intéressés. Les confessions religieuses étaient pourtant attendues par le président Joseph Kabila pour le début des consultations prévues dans le cadre dudialogueannoncé depuis quelques jours.

    Après les représentants des religions étaient annoncés les acteurs politiques mais les principaux partis d’opposition ont décliné l’invitation. Les diplomates, eux, sont annoncés pour le début de la semaine prochaine. Pourtant, quelques ambassadeurs ont déjà été reçus samedi 30 mai à leur demande.

    Mais pour certains observateurs, c’est la forme même de ces rencontres qui semble poser problème : dialogue ou consultations ? Certains invités aimeraient avoir des précisions avant de s’engager. Ils sont en effet nombreux à soupçonner quelques pièges qui seraient tendus par le pouvoir au travers de cet exercice.

    (RFI)

  • La CPI annule la mise en liberte provisoire de Fidele Babala

    La CPI annule la mise en liberte provisoire de Fidele Babala

    fidele babala-La chambre d’appel de la CPI vient d’annuler la liberté provisoire octroyée a Jean-Pierre Bemba, Fidele Babala (photo) et consorts, dans le dossier de subornation de témoins.

    Elle estime même qu’ils n’auraient pas dû être libérés.
    Quand la décision de mise en liberté provisoire avait été prise, le procureur avait estimé que la chambre préliminaire n’avait pas bien fait l’évaluation de la détention des suspects. Et avait fait appel de cette décision.
    Aujourd’hui c’est sur cet appel que la chambre vient de rendre sa décision.
    En épousant le point de vue du procureur, la chambre d’appel annule donc la liberté provisoire de Fidele Babala, Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda…
    Tout cela ne signifie cependant pas qu’ils seront de nouveau immédiatement incarcérés, la chambre appel renvoie cette décision à la chambre de première instance qui est chargée de s’occuper du procès qui commence le 29 septembre.
    (Top Congo)
  • RDC: ouverture du dialogue de Kabila avec la nation sans l’opposition

    RDC: ouverture du dialogue de Kabila avec la nation sans l’opposition

    KABILA-En République démocratique du Congo devrait s’ouvrir ce samedi 30 juin un dialogue entre le président Joseph Kabila et les forces vives de la nation. Le chef de l’Etat va consulter toutes les composantes de la société congolaise, des chefs de confessions religieuses aux représentants des partis politiques, tout au moins ceux qui se disent prêts à répondre à l’invitation, car les principaux partis de l’opposition ont décidé de boycotter ces consultations.

    Pour le parti de Joseph Kabila, le PPRD, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, ce dialogue pourrait être l’occasion de faire un grand pas en avant. « Ce dialogue nous amène de la cohésion nationale et je crois que c’est extrêmement important : nous avons besoin d’un processus électoral apaisé et d’élections plus libres qu’avant, et nous voulons savoir si ce dialogue peut permettre d’identifier les causes directes ou indirectes de tout ce qui se passe à Béni, au Nord-Kivu », explique à RFI Emmanuel Ramazani Shadari, le président du groupe PPRD à l’Assemblée. « Si ce dialogue peut nous amener à stabiliser définitivement la région pour une paix tout court ou la paix sociale durable, nous pensons que ce sera déjà un pas en avant », conclut Emmanuel Ramazani Shadari.

    L’opposition boycotte

    Les partis d’opposition, eux, bouderont pour la plupart ces consultations. C’est le cas de la plateforme de l’opposition, qui regroupe des partis comme l’UNC et le MLC. Le député Delly Sesanga, président du parti Envol, est le modérateur de la plateforme. Il explique à RFI que, selon lui, un dialogue a déjà eu lieu, lors des dernières consultations nationales. Et des recommandations ont déjà été formulées. Il n’y a donc rien à dire de plus. « Nous pensons que ce qui est important aujourd’hui, c’est de centrer l’intérêt du pays et de la population sur le cycle électoral, qu’il faut tenir de manière apaisée et qu’il faut pouvoir aérer dans son calendrier, plutôt que réunir un second forum, explique à RFI Delly Sesanga. Il faut rappeler qu’il y a eu les concertations nationales qui ont donné lieu à une série de recommandations et on ne voit pas ce qui va être renouvelé aujourd’hui et qui n’est pas été dit. »

    Pour l’UDPS, Kabila ne peut être « juge et partie »

    Le parti UDPS refuse lui aussi de prendre part à ce dialogue. Le parti d’opposition s’était déclaré en faveur de discussions, mais précise que celles-ci devraient avoir lieu sous l’égide de la communauté internationale et ne pas être initiées par le président lui-même. « Le dialogue, tel que nous l’entendons à UDPS, c’est une initiative dès le départ de la communauté internationale. C’est dans ce cadre-là que nous nous sommes inscrits pour participer, explique à RFI Félix Tshisekedi, secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures, et non pas un dialogue initié par Joseph Kabila qui lui-même fait partie du problème. Parce qu’il ne faut pas oublier que, selon la feuille de route que nous proposons, il y a le problème du contentieux électoral de 2011 dont il faut discuter. Et là, nous avons reçu un écho favorable de l’émissaire de monsieur Kabila, qui se disait prêt à discuter de tous les sujets sans tabou. Ensuite, il faut valider la voie pour que l’on ait un processus électoral crédible et apaisé, et enfin discuter du sort de monsieur Kabila. » L’UPDS refuse donc de participer à un dialogue initié par le président Kabila, qui« est très mal placé pour être à la fois juge et partie. Voilà pourquoi nous avons demandé et attendu la médiation ou facilitation internationale pour arriver à ce dialogue. »
    RFI
  • Une dizaine de soldats de la RDC tués dans le Nord-Kivu

    Une dizaine de soldats de la RDC tués dans le Nord-Kivu

    Soldats-Ils sont tombés dans une embuscade tendue dans l’est du pays par des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), selon des sources militaires.

    Une dizaines de soldats de la République démocratique du Congo (RDC) ont été tués lundi dans une embuscade tendue dans l’est du pays par des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a-t-on appris mercredi de source militaire.

    L’attaque s’est produite dans le secteur de Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Deux colonels figurent au nombre des victimes, a précisé cette source, un membre des forces armées congolaises s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

    Le bilan est le plus lourd depuis le déclenchement, en février, d’une offensive armée contre les rebelles. Formées pour l’essentiel d’anciens soldats et miliciens hutus rwandais impliqués dans le génocide du printemps 1994 au Rwanda, les FDLR comprendraient quelque 1.400 combattants.

    Le groupe rebelle est considéré comme l’un des principaux facteurs de violences dans l’Est congolais.

    (Reuters)