Tag: Société

  • LUTTE CONTRE LA PROSTITUTION :  LES KINOISES DE MOINS DE 40 ANS INTERDITES DE SÉJOUR À BRAZZAVILLE.

    LUTTE CONTRE LA PROSTITUTION : LES KINOISES DE MOINS DE 40 ANS INTERDITES DE SÉJOUR À BRAZZAVILLE.


      filleLes femmes de moins de 40 ans n’ont plus droit à se rendre à Brazzaville, capitale de la République du Congo à leur gré. C’est-ce qu’on peut dire de la situation qui prévaut depuis plus d’une semaine au beach Ngobila. Source : « Direct.cd ».

      
    Sans donner plus des précisions sur cette décisions, quelques agents de sécurité commis à cette de la RDC et la République du Congo ne laissent passer que celles qui sont munies d’une autorisation parentale ou maritale. Surprises par cette interdiction, plusieurs femmes parmi lesquelles plusieurs kinoises ne savent pas à quel saint se vouer.
    Peu importe le motif qu’elles peuvent avancer : Visite familiale, activité commerciale ou plusieurs autres raisons de leur déplacement elles sont obligées de plier bagage jusqu’à nouvel ordre. Impuissantes face à cette décision, les victimes de cette nouvelle mesure sont contraintes de plier bagages avec leurs billets, laissez-passers … Entre temps, le business s’arrête pour les commerçante et les contacts familiaux aussi pour certaines.

    L’ORIGINE DES MAUX
    Sur place à Ngobila, on apprend que cette décision serait prise pour lutter contre les actes immoraux commis par des Kinoises à Brazzaville. Cherchant à gagner la vie vers l’autre rive, beaucoup d’entre elles se lanceraient au Congo dans le plus beau vieux métier du monde en échange des billets de banque. Allant plus loin, elles ont transformé certains quartiers de Brazzaville en cité de tournage des filmes pornographiques. Informée par cette pratique, la police locale a procédé à l’arrestation de plus d’une vingtaine d’entre elles à Kintélé, un coin périphérique de la capitale congolaise.
    Malgré cette décision, bon nombre d’entre elles finissent par traverser le fleuve après avoir négocié avec quelques agents de migration. Une réalité qui met en péril la mesure.

    UNE INTERDICTION POLÉMIQUE À KINSHASA
    Applaudie par quelques kinois, cette nouvelle fait l’objet d’indignation chez d’autres. Pour eux, cette mesure est une forme de priver les droits de circulation à cette catégorie de personnes. « Ce n’est pas parce qu’il y a un groupe de Kinoises impliqué dans des pratiques indignes qu’on doit punir toutes les femmes », a indiqué un activiste de droits de l’homme à Gombe.
     
    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».
     
  • Pasteur, un job en or

    Pasteur, un job en or

    Eglise-Il n’y a pas de business plus lucratif, à Kinshasa, que les “Églises de réveil”. Leurs guides vendent au prix fort leur bénédiction aux fidèles congolais… et leur influence aux hommes politiques.

    “Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à… prêcher.” Entendu au dernier festival d’humour Toseka, en juin 2013 à Kinshasa, ce détournement du célèbre dicton de Confucius résume bien la situation des “Églises de réveil” en RDC. “Aujourd’hui, une Église rapporte plus qu’une boîte de nuit, assure Mwinyi Hamza Badjoko, anthropologue et opposant politique. Les fidèles sont prêts à se priver pour donner de l’argent à leur “berger”. Ils considèrent ce sacrifice comme un acte de foi et espèrent en retour contracter un mariage, trouver un emploi, voire obtenir un visa pour l’Europe.”

    Dans les faits, ce sont bien sûr les pasteurs qui s’enrichissent, au point de s’acheter villas et belles voitures. Un exemple ? Pascal Mukuna, très populaire à Kinshasa, ne roule qu’en Lincoln Navigator, tantôt en version blanche, tantôt en version noire… Le prix d’un tel véhicule : pas moins de 55 000 euros. Une telle “vitrine” explique pourquoi les Églises de réveil poussent comme des champignons dans la capitale congolaise – on en compte jusqu’à deux ou trois par rue. “Impossible de connaître leur nombre exact : certaines sont enregistrées auprès de l’hôtel de ville en tant qu’association à but non lucratif, comme l’impose la loi, mais d’autres restent dans l’informel”, admet un fonctionnaire municipal à Kinshasa.

    Créer une Église est devenu une sorte de “débouché sur le marché du travail”

    “Le phénomène s’est développé au début des années 1970 avec le mouvement du Renouveau charismatique apparu au sein des Églises traditionnelles, décrypte l’abbé Gilbert Shimba, docteur en théologie et professeur de sociologie des religions. Les adeptes de ce courant, gagnés par les enseignements pentecôtistes, se sont détachés du catholicisme pour lancer des Églises dites de réveil. Le pasteur y occupe une place prépondérante dans la vie du fidèle : c’est lui qui sauve, et non plus les sacrements.” Cette tendance a pris de l’ampleur autour des années 1990, après l’échec des politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions de Bretton Woods. La grogne sociale est à son comble, le peuple a perdu toute confiance en l’État et se tourne vers la religion. De nouvelles Églises se développent, issues à la fois de mouvements évangéliques, pentecôtistes, charismatiques et prophétiques.

    Dans un pays à fort taux de chômage, créer une Église est vite devenu une sorte de “débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés en quête d’emploi”, observe Mélanie Soiron-Fallut, anthropologue spécialiste des mouvements religieux en Afrique centrale : “Le statut de pasteur confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale de beaucoup d’adeptes tourne autour de l’église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n’y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et, surtout, les structures étatiques défaillantes.”

    Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives : campagnes d’évangélisation, journées de guérison, veillées de prière… La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n’hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour se faire connaître et grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les “bénédictions”, qui s’achètent à prix d’or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, seront rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite… Ces prédicateurs promettent tout et n’importe quoi pourvu qu’ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets.

    Les politiques courtisent les leaders religieux

    Leur influence sans cesse grandissante dans la société n’échappe pas au radar des politiques. “Les pasteurs sont écoutés par leurs ouailles, drainent des foules, remplissent des stades : mieux vaut les avoir avec vous plutôt que contre vous”, reconnaît un élu de Kinshasa. Ainsi, en fonction de leur ascendant, les leaders religieux sont plus ou moins courtisés par la classe politique. Il existe désormais les pasteurs proches du pouvoir et ceux de l’opposition.

    Pour peser davantage, ils se regroupent dans des plateformes : la structure la plus ancienne, Églises de réveil du Congo, se dit “le partenaire social incontournable du gouvernement” ; l’Alliance mondiale des Églises chrétiennes est présidée par Pascal Mukuna, réputé proche de Marie-Olive Lembe di Sita, l’épouse du chef de l’État ; et le Haut Conseil des Églises de réveil charismatiques et autres compte parmi ses anciens responsables Jean-Marie Runiga, président du Mouvement du 23-Mars en avril 2012. “Pendant les campagnes électorales, ces pasteurs drainent les foules pour les candidats moyennant quelques billets de banque”, lâche Freddy Kita, secrétaire général du parti Démocratie chrétienne… et responsable à Kinshasa de la Mission évangélique pour le salut du monde, une Église qui refuse jusqu’ici de rejoindre l’une ou l’autre association.

    Une jeep de 25 000 euros contre la promesse de figurer dans le gouvernement

    Car le mélange des genres comporte des risques. Depuis avril 2013, le “prophète des nations” Denis Lessie est ainsi poursuivi pour “rançonnement de hautes autorités”. Leader de l’Église Arche de Noé, il aurait arnaqué Jean-Baptiste Ntahwa, ancien ministre du Budget. Se faisant passer pour le conseiller spirituel de Joseph Kabila, d’abord accompagné d’un lieutenant de l’armée présenté comme le chauffeur personnel du chef de l’État puis d’un étudiant campant le rôle du petit frère du président, il aurait obtenu de sa victime une Jeep d’une valeur de 25 000 euros en échange de la promesse de figurer dans le prochain gouvernement. Pour sa défense, le pasteur soutient qu’il s’agissait d’une donation. Il a même produit l’acte de cession devant les juges. La voiture lui a effectivement été cédée, mais, selon la partie adverse, elle devait être mise en vente par la suite pour en acheter une neuve au chef de l’État.

    Si l’affaire éclabousse les Églises de réveil, elle ne suffit pas à estomper l’influence des pasteurs sur les Kinois. Les “hommes de Dieu” peuvent dormir sur leurs deux oreilles, car “les Églises servent aujourd’hui à absorber les frustrations d’une population qui a besoin de trouver la solution à ses problèmes”, soutient l’anthropologue Mwinyi Hamza Badjoko. L’espoir placé en leur mentor, c’est tout ce qui leur reste.

    Jeune Afrique

  • Un ex-garde du corps de Mobutu condamné à 20 ans pour avoir tué ses 4 enfants

    Un ex-garde du corps de Mobutu condamné à 20 ans pour avoir tué ses 4 enfants

    COURS D'ASSISE– Un ancien garde du corps de Mobutu a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion pour avoir tué quatre de ses enfants dans un incendie volontaire en 2009, à l’issue de son procès devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle.

    En entendant le verdict, certains de ses grands enfants, nés d’une précédente union et qui soutenaient leur père, ont fondu en larmes ou éclaté de colère. Ils ont été évacués de la salle d’audience, sans heurts.

    L’avocat général avait requis 25 ans de réclusion criminelle.

    “Lui, l’ancien garde du corps de Mobutu (ex-président du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo, ndlr), lui le soldat super-entraîné, lui qui, du temps de sa splendeur, se serait jeté sur les balles pour protéger son président… Et bien là, il n’a rien fait pour sauver ses enfants, il les a même exécutés froidement. Le feu n’est pas accidentel”, avait déclaré l’avocat général lors de son réquisitoire.

    Lombo Mundeke, 57 ans, s’en était sorti indemne, secouru à temps par les pompiers. Mais ses quatre enfants, âgés de 2 à 7 ans, sont morts intoxiqués par l’épaisse fumée du sinistre.

    Pour la mère des victimes, “c’est un soulagement qu’il soit reconnu coupable”, même si elle “regrette” que le procès n’a pas permis d’obtenir davantage d’explications de la part de M. Mundeke, a confié à l’AFP l’avocate des parties civiles, Me Virginie Barbosa.

    La mère des victimes est persuadée que M. Mundeke a volontairement mis le feu à l’appartement familial à Nancy pour se “venger” d’elle parce qu’elle comptait se séparer de lui.

    Leur couple était en crise depuis des mois. M. Mundeke était arrivé en France en 2000, après avoir fui son pays natal à la chute de Mobutu en 1997. En 2008, un accident vasculaire cérébral l’invalide à 80% et ses quatre autres enfants, nés d’une première union en Afrique, le rejoignent au domicile familial à Nancy, ce qui provoque des tensions avec la belle-mère.

    Un homme à deux visages

    Au procès, deux camps se sont opposés, des témoins favorables à M. Mundeke et d’autres à la mère des victimes.

    Décrit par certains comme un “père attentionné”, un “bon époux” et un “bon chrétien”, M. Mundeke, en fauteuil roulant, a affirmé qu’il n’était pas l’assassin de ses enfants. Selon lui, ce sont eux qui ont probablement joué avec des allumettes pendant qu’il dormait. Il était le seul adulte à veiller sur eux au moment du drame, et la porte d’entrée était fermée à clé.

    Mais dans l’ensemble, sa version des faits est très confuse, et plusieurs détails la rendent difficilement crédible. La seule boîte d’allumettes du domicile était par exemple posée au-dessus d’un meuble de la cuisine, à une hauteur difficilement accessible pour de jeunes enfants. Et elle a été retrouvée quasiment au même endroit.

    Lui-même a déclaré à la barre qu’il ne savait “rien” des circonstances exactes car “tout était noir” au moment de l’incendie. Il a été secouru par les pompiers, gisant dans la cuisine, un endroit relativement épargné par la fumée. Les enfants ont eux été retrouvés morts dans une chambre située près du foyer du feu, allongés sur un matelas et recouverts d’une couette.

    Pour d’autres membres de l’entourage de la famille, comme pour l’avocate des parties civiles, Me Virginie Barbosa, M. Mundeke était au contraire un homme “autoritaire” et “manipulateur”, qui n’a pas supporté que sa femme, longtemps soumise et contrainte à des relations sexuelles forcées, décide de le quitter.

    Me Barbosa s’était demandée s’il ne faisait “pas semblant de ne pas pouvoir répondre ou de ne pas comprendre les questions” de la cour.

    “Il n’y a pas d’éléments objectifs prouvant sa culpabilité, il n’y a que des hypothèses, des analyses a posteriori”, avait au contraire dénoncé l’avocate de la défense, Me Annie Levi-Cyferman.

    AFP

  • Kinshasa: d’étonnants “robots routiers” régulent la circulation de la capitale congolaise

    Kinshasa: d’étonnants “robots routiers” régulent la circulation de la capitale congolaise

    robot routier - kin-Un robot est en charge de la sécurité routière et de la régulation routière de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. “Conducteurs, vous pouvez laisser le passage aux piétons”. La consigne n’émane pas d’un policier mais bien de la voix électrique d’un des deux robots routiers de Kinshasa, que le promoteur, une femme d’affaires ingénieur, rêve d’exporter à l’étranger.

    Le “robot roulage intelligent“, une machine haute de 2,50 m vient de replier un bras et de lever l’autre dans un jeu de lumières vertes et rouges. Son manège fait désormais partie du quotidien à Limete, quartier populaire de la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, où le robot arrête le flux des voitures sur le boulevard Lumumba, large artère chargée de la capitale congolaise. “Ça c’est notre première génération de robot, on a commencé avec ça”, explique Thérèse Inza, présidente de Women Technology, l’association qui construit ces machines, “le robot est juste là pour sécuriser” le passage des piétons afin d’éviter les accidents, fréquents dans une ville connue pour sa circulation frénétique.

     

    Les feux tricolores sont encore rares

    Le robot de Limete a été mis en service en juin 2013. Son frère plus évolué est en place depuis le mois d’octobre à un carrefour devant le Parlement, où il assure la tâche du “roulage”: les policiers chargés d’assurer la circulation dans la mégalopole kinoise, où les feux tricolores sont encore rares.

     

    Le panneau solaire lui donne son autonomie

    Placé au milieu du croisement sous le panneau solaire qui lui donne son autonomie, il pivote son buste dont le plastron passe du vert au rouge et lève ses bras comme le ferait un agent pour bloquer une voie et laisser passer les voitures sur l’autre.

     

    “Made in Congo”

    Un robot qui est en train de faire la sécurité routière et la régulation routière c’est vraiment Made in Congo“, assure Mme Inza. “Nous devons vendre notre intelligence dans d’autres pays, de l’Afrique centrale comme d’ailleurs, pourquoi pas, aux États-Unis, en Europe ou en Asie ?

     

    Dans des foires internationales

    Au départ, Woman Technology a été fondée pour offrir des débouchés aux femmes congolaises titulaires d’un diplôme d’ingénieur, mais avec ses robots, Mme Inza rêve de créer des emplois dans tous le pays, avec le soutien de partenaires financiers. Les créatures de sa petite équipe (sept personnes, quatre hommes et trois femmes) doivent être exposées en avril dans des foires internationales au Canada et en Suisse.

     

    Un robot à 15.000 dollars

    Le coût de fabrication d’un exemplaire avoisine les 15.000 dollars, explique-t-elle en faisant visiter le petit atelier aux murs défraîchis et à l’équipement sommaire où sont fabriqués les machines. Pour l’instant, c’est sa société de restauration et de loisirs, Planète J, qui assure le financement des robots, mais à terme, elle escompte que l’activité sera rentable.

     

    Il y a “un retour positif”

    Rien qu’à Kinshasa, “nous avons identifié 600 carrefours dangereux ou endroits compliqués” où les robots, pourraient être installés, indique Mme Inza, ajoutant qu’il y a “un retour positif” des autorités de la capitale. L’autonomie dont jouissent les robots grâce aux panneaux solaires est un avantage réel dans une agglomération dont des zones entières ne sont pas reliées au réseau électrique.

     

    “C’est un plus en matière de sécurité routière”

    Val Manga, président de la Commission nationale de prévention routière congolaise, est déjà conquis. “C’est un plus en matière de sécurité routière“, dit-il. “Il faut multiplier ces robots roulage intelligents pour qu’on puisse les installer dans les différentes intersections des villes et des agglomérations urbaines de notre pays“.

     

    Les “robots roulage intelligents”

    En aluminium et conçus pour résister aux rigueurs du climat équatorial (fortes chaleurs, humidité élevée et grosses pluies), les “robots roulage intelligents“, avec leur allure anthropoïde embarquent toute une électronique poussée.

     

    “Le robot capte les images”

    Un système de détection indique au robot des piétons qui veulent traverser, et des caméras fichées dans ses yeux et ses épaulettes permettent de filmer en permanence la circulation. “Quand le robot capte les images”, il les transmet à l’aide de l’antenne dressée sur sa tête à un centre où “l’on stocke toutes les données“, explique Claude Diasuka, ingénieur en vidéosurveillance qui participe au projet.

     

    Pour poursuivre les gens

    Pour l’instant, les robots sont toujours la propriété de l’association et ces données ne sont pas utilisées. A terme, lorsque les robots seront remis à la police, ces informations “permettront de poursuivre les gens qui ont commis des infractions“, ajoute-t-il.

     

    Une garantie de rentabilité

    Faisant valoir les recettes que rapportent à l’État les contraventions dans les pays occidentaux, Mme Inza vante cette possibilité comme une garantie de rentabilité pour les collectivités qui voudraient investir dans les robots de Woman Technology.

     

    La discipline est de rigueur

    Kinshasa, mégalopole de plus de 10 millions d’habitants, est connue pour ses embouteillages géants et sa circulation anarchique. On y voit circuler pléthore de voitures hors d’âge et d’état, et les consignes élémentaires du Code de la route y sont allègrement bafouées, tandis que les policiers du roulage, mal payés, sont souvent accusés de rançonner les automobilistes. Mais avec les robots, tout change et la discipline est de rigueur.

     

    “Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé”

    Le robot est bon. Lorsqu’il ferme la circulation, vous remarquez que tout le monde s’arrête et que les piétons traversent sans problème“, se réjouit Franck Mavuzi, chauffeur de taxi-bus, “Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé. Les policiers du roulage nous tracassent trop, qu’on laisse seulement les robots travailler“, conclut-il.

  • Mbuji-Mayi:Plus de 20 morts dans l’explosion d’un dépôt de munitions

    Mbuji-Mayi:Plus de 20 morts dans l’explosion d’un dépôt de munitions

    destruction-L’explosion d’un dépôt de munitions vendredi à Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo, a fait plus de vingt morts et une cinquantaine de blessés, a indiqué samedi la Mission des Nations unies dans le pays (Monusco).

    “Plus d’une vingtaine de morts, une cinquantaine de blessés et de nombreuses maisons détruites ont provoqué la désolation dans la ville”, écrit la Monusco dans un communiqué.

    Les autorités congolaises avaient fait état vendredi d’un bilan “partiel” de cinq morts. Joints par l’AFP samedi, plusieurs responsables congolais n’avaient pas pu ou pas voulu communiquer de nouveaux chiffres sur les pertes en vies humaines provoquées par la catastrophe.

    Selon l’ONU, le chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé au bureau de la Mission à Mbuji-Mayi “d’aider et de soutenir les autorités locales pour faire face à cette situation”.
    Mbuji-Mayi est la capitale de la province du Kasaï-Oriental. L’explosion s’était produite vendredi en début d’après-midi dans un dépôt situé dans le camp militaire Brigade, près du grand marché de la ville.

    Selon les autorités congolaises, la foudre serait la cause de cette catastrophe : elle aurait provoqué un incendie ayant entraîné des explosions en chaîne. Vendredi soir, le présentateur de la télévision publique avait parlé d’un “désastre” ayant provoqué “la mort et la désolation”.

    Un photographe travaillant pour l’AFP a indiqué que l’explosion avait provoqué des dégâts dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Certaines maisons en brique ont été soufflées, l’explosion ne laissant que quelques pans de murs debout, d’autres incendiées.

    Les munitions étaient entassées sous des abris en tôle sur une surface d’environ 30 mètres sur 50; toutes n’ont pas explosé. Un cratère d’environ un mètre cinquante de profondeur était visible à l’endroit où étaient semble-t-il stockés des obus.

    Vendredi, un témoin avait indiqué avoir vu deux personnes mortes – une femme et son enfant – à l’hôpital Bonzola, proche du lieu du drame, et plusieurs autres amputées.

    A la télévision publique, le gouverneur de la province, Alphonse Ngoy Kasanji, avait affirmé de son côté que la vie avait repris à Mbuji-Mayi quelques heures après le drame, mais plusieurs sources indiquaient que la ville était encore perturbée samedi.

    Jeune Afrique

  • Interdiction de fonctionnement  sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives

    Interdiction de fonctionnement sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives

     EgliseLe Conseil supérieur de la défense de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mardi 31 décembre 2013 à Kinshasa « une interdiction de fonctionnement sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives ».

    Réuni en séance extraordinaire sous la direction du président Joseph Kabila, commandant suprême des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARC) et de la Police nationale congolaise (PNC), il a également promis « des sanctions sévères à l’endroit des auteurs des actes terroristes » commis lundi 30 décembre 2013 à Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi (Katanga) ainsi qu’à Kindu (Maniema). 

    « Le Conseil supérieur de la défense a pris un train de mesures pour renforcer la sécurité dans le pays en vue d’éviter que ce genre de surprises se reproduisent», a précisé le communiqué officiel signé par le vice-Premier ministre André Luba Ntambo, ministre de la défense et des Anciens combattants.

    En fait, la réunion a porté essentiellement sur la situation sécuritaire en RDC en rapport avec les attaques perpétrées lundi par des assaillants contre des sites stratégiques à Kinshasa (RTNC, Etat-major général des FARDC, aéroport international de N’Djili), au Katanga (Lubumbashi et Kolwezi) et à l’aéroport de Kindu (Maniema) par quelques assaillants identifiés comme des terroristes.

    Bon comportement des forces de sécurité

    Après analyse de la situation générale de la RDC au lendemain des ces «  attaques terroristes  », le Conseil supérieur de la défense a « jugé la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national globalement calme ».

    Il a aussi « constaté, avec satisfaction, le bon comportement des forces de sécurité, notamment l’armée et la police nationale ainsi que les services de sécurité qui ont rapidement neutralisé tous les assaillants ».

    En sa qualité de président du Conseil supérieur de la défense, le président Joseph Kabila a « adressé ses félicitations, d’une part, aux forces de sécurité pour leur courage et efficacité, et, d’autre part, à la population qu’il a encouragée dans son attitude citoyenne en dénonçant les comportements inciviques des assaillants ».

    Dans la foulée, il a « présenté ses condoléances aux familles éprouvées des militaires, policiers et autres agents tombés sous des balles ».

    Ont pris part à la réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la défense, le  Premier ministre ad intérim et vice-Premier ministre Alexandre Luba Ntambo, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants; le ministre Richard Muyej Mangez en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires coutumières; le chef d’Etat-major de la Force terrestre, le général d’Armée Olenga François ; le Commissaire divisionnaire Bisengimana Charles ; le chef d’Etat-major de la Force navale, le vice-amiral Kyabu Kaniki Emmanuel ; le chef d’Etat-major particulier du président de la République, le général-major Mbala Célestin.

    Y ont été invités, le conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, Pierre Lumbi et l’Administrateur général de l’Agence nationale du renseignement (ANR), Kalev Mutombo.

    De Congosynthese

  • L’homosexualité pourrait bientôt être pénalisée en RDC.

    L’homosexualité pourrait bientôt être pénalisée en RDC.

    Drapeau homosexuel-La RDC n’a pas de disposition législative particulière concernant l’homosexualité et la transsexualité. Une sorte d’exception, sur le continent africain, qui pourrait bientôt prendre fin. Soucieux de protéger son pays des prétendues “antivaleurs” venues de l’étranger, le député du Parti travailliste, Steve Mbikayi, a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à jeter en prison les homosexuels.

    La RDC va-t-elle finalement criminaliser l’homosexualité et la transsexualité ? C’est l’objectif de Steve Mbikayi, député du Parti travailliste et porte-parole de la Coalition pour le vrai dialogue de Vital Kamerhe. En réponse à l’absence de législation sur le sujet, celui-ci a déposé, le 13 décembre 2013, une proposition de loi comprenant 38 articles, sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

    Un ensemble de mesures pour le moins radicales. En effet, si la proposition de loi était adoptée, les homosexuels et transgenres congolais risqueraient tout simplement la prison ferme. “J’ai voulu prévenir l’avancée de l’homosexualité”, explique à Jeune Afrique Steve Mbikayi. “Je crois qu’il y a un danger réel pour la RDC et j’ai le soutien de la grande majorité de la population”, assure le député natif du Kasaï, qui rappelle que cette “initiative personnelle est une promesse de campagne faite à sa base, de lutter contre les antivaleurs venues de l’extérieur”.

    Amalgame

    Des arguments qui sont loin d’être originaux et qui font de l’homosexualité une “valeur” occidentale, que le député propose de soigner. “Lorsque les penchants homosexuels sont consécutifs à un trouble hormonal inné ou acquis, l’État se doit de couvrir à concurrence des trois quarts le montant des soins médicaux”, explique-t-il, dans une curieuse analyse scientifique. Si ces arguments étaient entendus, ils pourraient surtout coûter cher aux homosexuels, transsexuels ou simples adeptes du déguisement féminin plutôt populaires dans certaines émissions de télévision congolaises, comme le comédien Mike La Duchesse, révélé par la troupe de théâtre Cinarc. De fait, la proposition prévoit de punir aussi “la promotion (…) de l’homosexualité”, en l’occurrence : “les manifestations publiques homosexuelles (gay pride, marches, affichages…), les réunions homosexuelles, la publicité à caractère ou à tendance homosexuelle, l’adoption des enfants par des homosexuels”.

    “L’apologie de l’homosexualité, par tous les moyens, est interdite”, résume l’auteur du texte, qui détaille ensuite pour Jeune Afrique les peines prévues dans sa proposition de loi. Et celles-ci sont loin d’être symboliques :

    –    “Commettre un acte homosexuel : 3 à 5 ans de prison + une amende de un million de francs congolais” (environ mille euros).

    –    “Choisir un sexe autre que celui dont la nature vous a doté : 3 à 12 ans de prison + une amende”.

    –    Mariage homosexuel contracté par tromperie : 5 à 15 ans de prison + une amende.

    –    Tout parent qui cède son enfant à un homosexuel ou un couple d’homosexuels : 5 a 10 ans de prison.

    –    Tout parent qui soumet son enfant ou l’enfant sous sa garde à des pratiques homosexuelles : 5 à 10 ans de prison + une amende.

    –    Toute personne qui exerce une quelconque autorité sur un mineur et qui l’aura donné en mariage avec une personne du même sexe que lui : 10 à 15 ans de prison + une amende.

    Un recul

    Le projet se fonde donc sur le rejet d’un curieux mélange d’homosexualité, de transsexualité mais également de pédophilie ou de mariage forcé, deux crimes qui tombent pourtant déjà sous le coup de la loi congolaise. Si la proposition était adoptée (elle pourrait être examinée dès le premier trimestre 2014), elle renverrait ainsi la RDC dans le groupe des 38 pays pénalisant l’homosexualité en Afrique. Au même niveau, en ce qui concerne la peine de prison encourue, que des pays comme le Cameroun ou le Sénégal.

    Cela fait pourtant plus d’une décennie que Mike La Duchesse joue sur scène, avec succès, un personnage homosexuel, rôle dont il est le précurseur dans l’histoire du théâtre populaire congolais. “Il va y avoir une pression internationale, plusieurs ambassades m’ont déjà appelé”, ajoute Steve Mbikayi. Qui conclut, prenant à témoin environ 70 millions de Congolais : “Ce sera un combat que l’opinion congolaise remportera”. Pour les homosexuels et transsexuels de RDC, l’avenir pourrait être bien sombre.

    _________________

    Par Mathieu OLIVIER

  • Quand la Police dérape à Kinshasa

    Quand la Police dérape à Kinshasa

    KULUNA-L’opération de « nettoyage » de la délinquance de rue lancée par le Joseph Kabila aurait déjà fait une vingtaine de morts. La Monusco, l’Unicef et des ONG congolaises dénoncent des « exécutions extrajudiciaires« .

    L’opération « coup de poing » de la police congolaise tourne mal dans la capitale. Depuis le lancement  le 15 novembre dernier de Likofi, un programme sécuritaire censé faire reculer la délinquance urbaine à Kinshasa, plusieurs jeunes des rues, ou « Kuluna« , sont portés disparus. Selon l’Unicef et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), une vingtaine de délinquants, dont 12 mineurs, auraient été tués dans les premiers jours de l’opération Likofi. L’ONU dénonce des « exécutions sommaires extrajudiciaires » et demande aux autorités congolaises de « diligenter des enquêtes » et de « mettre fin à ces pratiques« . L’Unicef rappelle que la République démocratique du Congo « a ratifié des traités et des conventions internationales pour le respect des droits humains et la protection des enfants« .

    Impunité de la Police

    Tout commence le 26 octobre 2013 à Kinshasa lors d’un Conseil de défense présidé par Joseph Kabila. Le président congolais demande alors aux forces de sécurité de mettre fin au phénomène des « Kuluna« , ces bandes de jeunes délinquants des rues qui détroussent régulièrement les Kinois. Le « banditisme urbain » s’est en effet fortement développé dans la capitale congolaise, dont la population vit pour la majorité avec moins de 2 $ par jour. En cause, la pauvreté généralisée qui règne en RDC, mais surtout la corruption des forces de Police, qui vivent en rackettant les Kinois, dans une totale impunité.

    « Banditisme urbain«

    Le 15 novembre, la Police nationale congolaise (PNC) lance l’opération « anti-Kuluna » Likofi, « coup de poing » en Lingala. Le général Oleko donne 10 jours aux parents pour « dissuader leurs enfants » impliqués dans le banditisme urbain« . Mais l’opération Likofi démarre avant l’ultimatum de la Police et l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) dénonce rapidement plusieurs dérapages. Le 18 novembre, l’ONG affirme que le jeune Okito est abattu par la Police dans la Commune de Kimbanseke, à Kinshasa. Le même jour, deux autres jeunes, Sinatra et Oasis, sont abattus « en plein air au marché de la Liberté dans la Commune de Masina« . Le 20 novembre, c’est Junior qui est tué « au quartier 3 dans la Commune de Ndjili, vers 10heures du matin, par les éléments de la Police Nationale« .

    « Les corps emportés«

    Une autre ONG, le Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo(RENADHOC), dénonce elle aussi « plusieurs cas d’exécutions sommaires« . Selon cette ONG, « les corps auraient été emportés pour des destinations inconnues, au mépris des lois du pays« . Pour l’instant, une vingtaine de cas d’exécutions extrajudiciaires ont été portés à la connaissance des Nations unies. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l’opération, a formellement démenti le 26 novembre à l’AFP ces allégations, et a souligné que « s’il y a eu dérapage, il y aura des sanctions« . Mais au delà de l’opération « coup de poing » très musclée de la Police congolaise, c’est bien la méthode employée qui fait polémique… une méthode qui démontre encore le long chemin à parcourir pour aboutir à un Etat de droit digne de ce nom en RDC. L’opération Likofi doit officiellement durer 3 mois et se terminer fin février.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Vatican : le prélat congolais Laurent Monsengwo à la droite du Saint-Père

    Vatican : le prélat congolais Laurent Monsengwo à la droite du Saint-Père

    Mosengwo-À 74 ans, Laurent Monsengwo jouit d’une grande expérience pastorale et politique. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

    L’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, fait partie du groupe des huit cardinaux chargés par le pape François de réformer le gouvernement de l’Église. Une mission de confiance pour le prélat congolais, qui représente l’Afrique dans cet aréopage.

    À Kinshasa comme au Vatican, Laurent Monsengwo n’a pas sa langue dans sa poche. « Il s’est fait remarquer ces dernières années par ses prises de position fortes et courageuses », souligne Antoine-Marie Izoard, un spécialiste des affaires vaticanes.

    Fin 2012, le prélat congolais a coprésidé, avec Benoît XVI, le dernier synode des évêques sur la nouvelle évangélisation. Il a ensuite été choisi par l’ancien pontife pour prêcher la retraite pascale devant les membres des dicastères et autres structures du Saint-Siège. Son potentiel n’a pas échappé au nouveau pape. François a ainsi décidé de faire entrer l’archevêque de Kinshasa dans le cercle restreint de ses conseillers. Monsengwo fait partie des huit prélats appelés à siéger au Conseil des cardinaux. Leur mission – qui a commencé début octobre – consistera à « aider le pape dans le gouvernement de l’Église et à étudier un projet de révision » de la curie, dont le fonctionnement est très critiqué. Parmi les dossiers qu’ils auront à traiter figurent l’ouverture du Vatican aux laïques et le rôle des femmes.

    >> Lire aussi : Portrait interactif de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya.

    Doctorant en sciences bibliques

    Dans ce « G8 » où les conseillers viennent de tous les continents, Monsengwo représente l’Afrique. « Il aura un rôle important à jouer, compte tenu du poids de la chrétienté sur le continent, en cette période de “décatholisation” accélérée dans l’hémisphère nord », estime l’essayiste catholique Patrice de Plunkett.

    À 74 ans, Monsengwo franchit là une nouvelle étape de sa riche carrière épiscopale. Une quasi-consécration pour ce papabile qui jouit d’une expérience pastorale et politique inégalée. Après un brillant cursus théologique (il est le premier Africain à obtenir un doctorat en sciences bibliques dès 1970), il est ordonné évêque auxiliaire d’Inongo en 1980, dans l’ouest de la RD Congo. Quatre ans plus tard, il prend les rênes de la Conférence épiscopale du Zaïre (aujourd’hui Cenco). Son aura ne s’arrête pas aux frontières nationales, puisqu’il dirigera pendant plus de cinq ans le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar.

    Très influent

    Et lorsque le vent de la démocratie ébranle la dictature de Mobutu, dans les années 1990, les politiques se tournent vers lui pour lui confier la présidence de la Conférence nationale souveraine. Il joue alors les médiateurs entre une opposition radicale et un pouvoir autocratique. « Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Monsengwo nous a épargné une guerre civile, se souvient le député Christophe Lutundula, qui a côtoyé le prélat lorsque ce dernier dirigeait le Haut Conseil de la République-Parlement de transition. Il aimait dire qu’il avait plus d’un tour dans son sac, trouvant toujours une porte de sortie pour régler les différends. »

    Celui qui a été archevêque de Kisangani puis de Kinshasa reste très influent dans la sphère politique congolaise et même au-delà, dans la sous-région (il est, notamment, proche du président Sassou Nguesso). Au grand dam de ses détracteurs, qui estiment qu’un prêtre n’a pas à s’immiscer dans les affaires de l’État. Monsengwo ne l’entend pas de cette oreille. À ses yeux, face à l’échec de la classe politique, l’Église se doit d’être « la garante de la vie et de la survie du peuple ». C’est dans cet esprit qu’il a dénoncé les résultats de la dernière présidentielle, qui ne reflétaient pas, selon lui, la « vérité des urnes ». Il y a gagné quelques ennemis, mais rien ne l’arrête.

    Jeune Afrique

  • Les 10 meilleures universités d’Afrique

    Les 10 meilleures universités d’Afrique

    Universite-Elles sont 10 universités à offrir le meilleur de la formation universitaire sur le continent. Comme toujours, l’Afrique du Sud en a les meilleures. La nation arc-en-ciel a encore raflé la mise dans le classement des universités africaines. Un classement réalisé par  l’International colleges and universities, site spécialisé dans le classement web des collèges et universités du monde. Un résultat qui place les universités francophones largement derrière les établissements anglophones qui confirment encore plus leurs hégémonies.

    Les raisons

    Entre autres raisons qui pourraient expliciter cet état de fait, nous citerons la mauvaise gestion des universités, la dégradation des infrastructures, le manque d’investissement pour le financement des programmes de recherche d’où le déclin de la recherche scientifique, l’amplification des conflits entre étudiants, les nombreuses grèves, la forte immiscion du politique dans l’espace universitaire.

    En effet, la recherche demeure le parent pauvre des universités des pays d’Afrique au Sud du Sahara particulièrement pour celles qui sont situées dans la partie Ouest et Centrale du continent. Le forum de Dakar tenu les 02 au 04 juillet avec pour thème : « Stratégie pour un financement durable de la recherche en Afrique de l’Ouest et du Centre », relèvera que, les pays de ces deux régions d’Afrique n’accordent qu’une infime part, 0,3%, de leur budget à la recherche. Un taux fort en deçà du minimum exigé qui est de 1,5% du budget de l’Etat.

    Grèves et Mauvaise Gestion

    Aussi les grèves intempestives des enseignants qui réclament régulièrement de meilleurs traitements plombent l’envol de ces universités. L’année universitaire 2012-2013 a vue les étudiants gabonais passés 80 jours à la maison pour une grève des enseignants qui réclamaient la concrétisation d’une promesse d’augmentation de salaire du chef de l’Etat gabonais. La même situation se présentait au Mali il y a de cela trois mois. Lorsque ce ne sont pas les enseignants qui sont en grève, ceux sont les étudiants. En Côte d’Ivoire, le syndicat-mafia FESCI (Fédération des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire) n’eut-été la réaction musclée des nouvelles autorités aurait continué de faire main basse sur les universités ivoiriennes. Ce syndicat aura contribué gravement à la déchéance de l’Ecole ivoirienne.  Mieux, en termes de mauvaise gestion, le Burkina Faso s’est illustré de la mauvaise manière le mois d’aout dernier. Sa décision impopulaire de fermeture des résidences et restaurants universitaires avait provoqué des incidents à Ouagadougou. Des étudiants seront emprisonnés puis relâchés par les autorités judiciaires. Autant de faits qui contribuent à ternir d’avantage l’image des universités francophones.

    Les universités anglophones au Top

    A contrario, les universités des pays anglophones s’astreignent à se conformer aux standards internationaux. On y trouve La qualité de l’enseignement, l’éthique, la probité morale et intellectuelle, la documentation disponible (bibliothèques), la capacité d’accueil des étudiants (auditoires, dortoirs), les centres de recherches et les services techniques, la facilité d’insertion des étudiants dans la vie professionnelle. Les ressources humaines sont pourvues en professeurs titulaires de Chaires, les budgets alloués à la recherche et aux inventions sont importants et disponibles. Enfin, les chercheurs détiennent de brevets d’invention. Les performances des pays comme l’Egypte et l’Afrique du Sud s’expliquent par l’attention très particulière accordée à la recherche dans leurs efforts d’investissement. Par ces efforts, ces deux pays ont réussi à attirer les bailleurs de fonds et les donateurs intéressés par le financement de la recherche universitaire. Ce classement qui respecte un ordre logique bien défini, commence par le numéro un de la formation d’élite en Afrique :

    1-    Université de Cape Town d’Afrique du Sud
    UCT, université publique, régulièrement classée meilleur établissement d’enseignement supérieur d’Afrique du Sud et du continent africain, entend se positionner sur une niche « afropolitaine » en développant dans de nombreuses disciplines une expertise « Afrique » et « marchés émergents ». Citée parmi les fabriques de l’excellence, la meilleure université du continent africain veut conforter sa position de leader dans l’expertise et les marchés à forte croissance. Au pied des colonnes du Jameson Memorial Hall, le bâtiment symbole de l’université utilisé pour les remises de diplômes, les enfants bigarrés de la nation arc-en-ciel savent qu’ils sont des privilégiés, membres d’une élite recomposée pour refléter la réalité démographique du pays. Un rapport qualité-Prix, les étudiants sud-africains paient 140 000 rands (14 000 €) contre 300 000 rands (30 000 €) pour leurs camarades étrangers.

    2-   Université d’Afrique du Sud
    L’université d’Afrique du Sud (UNISA, Pretoria) fondée en 1873. L’université du Cap de Bonne Espérance s’est ensuite transportée, en 1918, à Pretoria sous le nom d’université d’Afrique du Sud (UNISA). UNISA est l’une des plus anciennes universités d’Afrique du Sud. Elle est aussi la première institution africaine de formation à distance. Elle a ouvert plusieurs centres régionaux en Afrique. Trois départements ou centres de recherche travaillent directement sur les questions de gouvernance : le Département de droit constitutionnel, international et indigène ; le Centre d’études du développement ; et le Centre pour l’étude de la renaissance africaine. La fonction première du Centre d’études du développement est de promouvoir un processus de développement durable et centré sur les populations à travers la sensibilisation des communautés et de fournir de l’information, de l’expertise et des services de conseil en matière de développement. Le Centre pour l’étude de la renaissance africaine, centre interdisciplinaire, a été créé en juin 2003 pour donner une légitimité académique au discours de la renaissance africaine.

    3-   Université de Pretoria d’Afrique du Sud
    L’université de Pretoria (en afrikaans : Universiteit van Pretoria) est une des plus importantes universités d’Afrique du Sud, située dans la province du Gauteng. Elle accueille environ 38 500 étudiants. Université exclusivement de langue afrikaans, elle s’est ouverte depuis 1994 aux autres langues.

    4-   Université Stellenbosch d’Afrique du Sud
    L’université de Stellenbosch est reconnue comme l’une des quatre premières universités de recherche sud-africaines. Elle est fière d’avoir l’une des plus grandes proportions d’étudiants post gradués du pays, dont presque 10% sont des étudiants internationaux. L’Université de Stellenbosch se situe dans la pittoresque vallée du Jonkershoek, au cœur des vignobles de la province du Cap Occidental. L’Université, au cours des ans, est devenue un établissement tertiaire reconnu internationalement pour son excellence et accueillant plus de 23 000 étudiants, employant 800 enseignants et regroupant dans ses murs quelques 500 unités de service et de recherche.

    5-    Université Witwatersrand d’Afrique du Sud
    L’université du Witwatersrand, elle est la plus importante et prestigieuse université d’Afrique du Sud. Université de langue anglaise, elle avait la particularité durant la période d’apartheid d’accueillir également des étudiants noirs en nombre limité. L’université comprend 27 934 étudiants répartis en 5 facultés : Commerce, droit et management, Ingénierie et architecture, Médecine, Arts, éducation, sciences sociales, littérature et langues, Sciences. Une référence de calibre mondial universitaire en Afrique, est reconnue pour son engagement à l’excellence académique et la recherche. Elle contribue à l’économie mondiale de la connaissance et de la transformation locale à travers la génération de haut niveau, des compétences rares et la recherche innovante. À l’avant-garde d’une société en mutation, Wits est une institution engagée, dévouée à l’avancement du bien public. Il favorise les communautés intellectuelles et attire des étudiants talentueux, d’éminents universitaires et penseurs du monde entier.

    6-    Université de Dar es Salaam de Tanzanie
    L’université de Dar es Salaam est un regroupement de trois campus universitaires : Mlimani (la colline), DUCE et MUCE. C’est la plus grande et plus ancienne de Tanzanie. L’Université Dar es Salam définit ses objectifs en tenant compte des besoins nationaux, régionaux et du développement global. Ses champs d’action concernent principalement : la mise en œuvre d’une recherche savante et stratégique, l’éducation, la formation, une offre de service public ciblée pour un développement socio-économique équitable et durable de la Tanzanie et du reste de l’Afrique. Le premier chancelier de cette université était le premier président tanzanien, Julius Kambarage Nyerere.

    7-    Université du Caire d’Égypte
    L’université du Caire (anciennement Université Fouad 1er puis Université égyptienne), est une institution d’études supérieures située à Gizeh en Égypte. De la nécessité de rechercher l’excellence dans la prestation de services d’enseignement supérieur pour répondre aux besoins des communautés nationales, régionales et internationales, ainsi que la contribution effective et continue dans le développement social et économique de l’Égypte. La mission de l’Université du Caire est d’accomplir par un attachement aux normes internationales d’excellence dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de service communautaire.

    8-     Université du KwaZulu-Natal d’Afrique du Sud 
    L’université de KwaZulu-Natal ou UKZN est une université de cinq campus, toutes situées dans la province de KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Il a été crée le 1er Janvier 2004, après la fusion entre l’Université de Natal et l’Université de Durban-Westville. Elle se compose de cinq collèges : Collège de l’Agriculture, de l’ingénierie et de la science, Collège des sciences de la santé, Collège des Humanités, Faculté de droit et de la gestion des études.

    9-    Université américaine du Caire 
    L’université américaine du Caire ou American University in Cairo (AUC) est une université située au Caire, en Égypte. Fondée par des missionnaires des États-Unis en 1919, elle dispense un enseignement uniquement en anglais. Elle propose une éducation libérale dans les principales disciplines. L’inscription dans cette université pour un étudiant de première année est de 13 000 USD. 90% des étudiants sont de nationalité égyptienne. Les bureaux administratifs de l’Université ainsi que son conseil d’administration sont situés à New York. Fait notable, c’est dans cette université que Condoleezza Rice, ancienne secrétaire d’Etat des Etats Unis, a tenu le 21 juin 2005, un discours concernant les liens entre la démocratie et la paix au Moyen-Orient.

    10-  Université Makerere d’Ouganda 
    Fondée en 1922, l’Université de Makerere est l’une des universités les plus anciennes et les plus prestigieuses en Afrique. Elle est devenue au fil des ans, une référence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Est. Au mois de novembre 2012, et pour une première période de cinq ans, l’emblématique Université de Makerere et le prestigieux Institut d’Études Politiques de Paris, a signé une convention qui permettra aux étudiants ougandais et français d’effectuer une année d’études dans l’institution partenaire. En 2010 pour la première fois en Ouganda, les femmes qui ont obtenu un diplôme de la principale université du pays, celle de Makerere, était plus nombreuse que les garçons. Une révolution dans ce pays où les femmes n’avaient, il n’y a pas si longtemps, aucun accès aux études supérieures.

     

    Jonas Saraka
    Abidjan-Oeildafrique.com