Tag: Sport

  • Australie. Une caricature de Serena Williams fait scandale

    Australie. Une caricature de Serena Williams fait scandale

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    La caricature de Serena Williams par un dessinateur australien a provoqué un tollé général sur les réseaux sociaux. Sous le feu des critiques, Mark Knight a affirmé que son dessin n’avait rien de raciste.  

    C’est un dessin qui n’est pas passé inaperçu. Depuis sa publication dans le journal australien Herald Sun, la caricature de Serena Williams a fait le tour du monde. La représentation de la joueuse américaine, cassant sa raquette lors de la finale de l’US Open, a provoqué une vague d’indignation. Le dessinateur Mark Knight a représenté la championne de tennis avec des grosses lèvres, les cheveux hirsutes et le visage déformé par la colère. 

    Une iconographie considérée comme raciste

    Le quotidien américain The New York Times rapporte les propos de Noah Berlatsky, auteur du livre Wonder Woman : Esclavage et

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  • Tennis. La presse japonaise exulte après la victoire de Naomi Osaka

    Tennis. La presse japonaise exulte après la victoire de Naomi Osaka

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    Ce week-end, la Japonaise Naomi Osaka, dont le père est d’origine haïtienne, a remporté le tournoi de l’US Open. Au Japon comme à Haïti, on célèbre cette victoire historique.

    À 20 ans seulement, Naomi Osaka a remporté, ce samedi 8 septembre, la victoire de la finale dames de l’US Open à New York. Elle a ainsi battu l’une des meilleures joueuses du monde, Serena Williams. Bien que ce dernier match ait laissé un arrière-goût désagréable à cause de la polémique sur l’arbitrage soulevée par Williams, Osaka l’a remporté en deux sets (6-2, 6-4).

    La presse japonaise ne manque pas de saluer cette victoire historique : hommes et femmes confondus, Naomi Osaka est devenue la première Japonaise à remporter un titre du Grand Chelem. “Pour le Japon, le meilleur résultat avait été la deuxième place de Kei Nishikori à l’US Open en 2014”, précise le Mainichi Shimbun. Et pourtant, “cent deux ans se sont écoulés depuis la première participation des Japonais à ces quatre tournois majeurs”, ajoute Sports Hochi, quotidien d’actualités sportives.

    Des réjouissances en Haïti aussi

    Née au Japon en 1997 de mère japonaise et de père américain d’origine haïtienne, Naomi Osaka a émigré aux États-Unis quand elle avait 3 ans. Au tennis, elle est devenue professionnelle en 2013, à l’âge de 15 ans.

    Bien qu’elle conserve la double nationalité – ce qui est possible jusqu’à l’âge de 22 ans seulement selon la loi –, elle joue au tennis en tant que Japonaise. Mais “les journaux haïtiens saluent également ce grand exploit d’Osaka à l’US Open”, affirme le quotidien tokyoïte Asahi Shimbun.

    Le prochain tournoi disputé par Osaka aura lieu à Tokyo du 17 au 23 septembre.

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  • Tennis. Serena Williams dénonce le “sexisme” de l’arbitre en finale de l’US Open

    Tennis. Serena Williams dénonce le “sexisme” de l’arbitre en finale de l’US Open

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    La déclaration de la championne américaine suite à sa défaite lors de la finale dames de l’US Open a déclenché une polémique. Dans la presse, le problème de l’inégalité des sexes dans le tennis n’est pas remis en cause, mais l’attitude de Serena Williams fait débat.

    C’est une finale qui restera dans les mémoires, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. Lors de la finale de l’US Open, samedi 8 septembre, Serena Williams s’est emportée face à l’arbitre Carlos Ramos. Tout a commencé par un premier avertissement pour “coaching” : l’entraîneur de la joueuse de tennis lui aurait prodigué des conseils depuis les gradins, ce qui est interdit au tennis. Une décision que la championne n’a pas acceptée. “Je ne triche pas pour gagner, a-t-elle lancé. Je préfère encore perdre.”

    Un peu plus tard dans le match, l’Américaine a reçu un deuxième avertissement pour avoir volontairement brisé sa raquette par terre, lui valant cette fois un point de pénalité. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. “De plus en plus frustrée, Serena Williams s’est mise en colère”, rapporte le quotidien The New York Times. La joueuse américaine a accusé Carlos Ramos : “Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point.” C’est après cette phrase que l’arbitre lui a donné un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité. Deux jeux plus tard, Serena Williams s’est inclinée face à Naomi Osaka.

    Décision sexiste…

    En conférence de presse, la star américaine a jugé “sexiste” la décision de l’arbitre. Une déclaration qui a déclenché une véritable polémique. Plusieurs joueuses ont apporté leur soutien à la championne. Dans le quotidien américain The Washington Post, l’ancienne numéro 1 mondiale Billie Jean King signe un édito cinglant, dénonçant “un abus de pouvoir” de l’arbitre. “Ramos a dépassé les bornes… Le rôle d’un arbitre est de contrôler le match, et il a laissé ce match devenir incontrôlable”, affirme-t-elle. Elle ajoute :

    Les femmes sont traitées différemment dans beaucoup de domaines. C’est plus particulièrement vrai pour les femmes de couleur. Ce qui s’est passé hier sur le court de tennis arrive bien trop souvent dans le sport, mais aussi au bureau ou dans le service public. En fin de compte, une femme a été pénalisée pour s’être défendue. Une femme a affronté du sexisme et le match a continué.”

    L’association des joueuses professionnelles de tennis (WTA) est allée dans le même sens que Billie Jean King. Le quotidien britannique The Guardian rapporte les propos de son directeur, Steve Simon : “La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage pour que tous les joueurs soient traités de la même façon.”

    …ou perte de contrôle ?

    Pour la journaliste du New York Times Juliet Macur, le monde du tennis a certes un réel problème avec l’égalité des sexes, mais la joueuse américaine n’a pas su se contrôler : “Serena Williams a fait parler de ces problèmes. Mais il faut dire que le match a été gâché et que le moment de Naomi Osaka a été éclipsé parce que Serena Williams s’est laissée emporter.” Dans un autre édito du Guardian, Kevin Mitchell considère, quant à lui, que “l’arbitre n’a rien fait d’autre que son job”. Le journaliste dénonce le comportement de la joueuse pendant le match :

    Elle a eu raison d’affirmer que les hommes insultent tout le temps les arbitres et ne sont jamais sanctionnés… Rien de cela n’excuse son attitude pendant le match. Elle s’est montrée manipulatrice, sans tenir compte des conséquences que cela aurait pour son adversaire, totalement innocente… Osaka adore Williams et l’Américaine a abusé de cet amour.”

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  • Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ?

    Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ?

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    Dans un article, le quotidien britannique The Guardian explique pourquoi ce chiffre pourrait bien être une idée reçue.

    Faire 10 000 pas tous les jours serait la clé pour rester en forme et en bonne santé. Cette recommandation journalière, formulée par l’Organisation mondiale de la santé, est entrée dans la culture populaire jusqu’à devenir une véritable obsession. “Vous ne pouvez presque plus marcher dans la rue sans que quelqu’un portant un FitBit ne vous double. Quand Jeremy Hunt était ministre de la Santé, il était souvent pris en photo avec le sien qui dépassait de ses manches”, ironise The Guardian.

    Mais d’où vient ce fameux chiffre ? Tout droit du Japon ! “Il est apparu dans les années 1960, à l’occasion d’une campagne publicitaire japonaise. Pour capitaliser sur l’immense popularité des jeux olympiques de Tokyo en 1964, l’entreprise Yamasa a élaboré le tout premier podomètre portable, appelé manpo-kei, soit ‘compteur des 10 000 pas’”, explique le quotidien britannique.

    Après la sortie du podomètre, une équipe de l’université de santé et de bien-être de Kyushu a étudié la question. “Les chercheurs ont conclu que puisque les Japonais faisaient en moyenne 3 500 à 5 000 pas par jour, 10 000 pas leur permettraient de diminuer le risque de maladie de l’artère coronaire”, rapporte The Guardian.

    Prendre en compte l’intensité de l’exercice

    Selon le journal, ces études scientifiques sont “arbitraires”, car elles se contentent de comparer le nombre de calories perdues et la pression sanguine de personnes marchant 10 000 pas et de celles qui ont beaucoup moins marché.

    Être à bout de souffle et augmenter son rythme cardiaque pourrait être bien plus important que le nombre de pas effectués quotidiennement.”

    De nouvelles études tentent ainsi de se détacher de ce chiffre afin de prendre en compte l’intensité de l’activité physique. “Les scientifiques ont commencé à jeter un œil à la cadence […]. Quand l’intensité est plus importante, le cœur bat un peu plus vite, plus de sang circule à travers le corps”, explique Catrine Tudor-Locke, professeur au Centre du suivi de santé personnalisé de l’université de Massachusetts, citée par The Guardian.

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  • Football américain : le joueur controversé Colin Kaepernick devient la nouvelle égérie de Nike

    Football américain : le joueur controversé Colin Kaepernick devient la nouvelle égérie de Nike

    Colin Kaepernick est à l’affiche de la nouvelle campagne publicitaire de l’équipementier américain dévoilée le 3 septembre. Ce joueur de football américain a été le premier à s’agenouiller lors de l’hymne national en signe de protestation contre les violences policières faites aux Noirs.

    Colin Kaepernick revient sur le devant de la scène. Le joueur de football américain fait partie des grandes figures de la nouvelle campagne de publicité de Nike. Photo en noir et blanc, le visage impassible, le regard sûr. Le cliché, partagé sur le compte Instagram de l’ancien quarterback des 49ers de San Francisco, est couronné de la légende : “Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier”.

    Colin Kaepernick est célèbre pour avoir posé le genou à terre, en 2016, lors de l’hymne national entonné avant chaque match. Son message : protester contre les violences policières à l’égard des Africains-Américains. Sans club depuis la fin de son engagement avec la franchise californienne, il a signé un “nouveau contrat de plusieurs années avec Nike, qui fait de lui une figure du 30e anniversaire de la campagne ‘Just Do It’ de la marque sportive”, explique le New York Times, lundi 3 septembre.

    Le journal rappelle que la marque à la virgule est un des principaux équipementiers de la NFL (la Ligue nationale de football américain), avec qui le joueur est en conflit depuis 2017. Colin Kaepernick avait alors attaqué en justice l’institution américaine, qu’il accuse toujours de vouloir entraver sa carrière.

    Le quotidien croit savoir de sources anonymes que “des marchandises, comme des chaussures ou un t-shirt à son effigie, seront produites”. Ces mêmes sources assurent que les ventes liées à Kaepernick pourraient rivaliser avec celles des joueurs stars de la Ligue. Cette campagne intervient six mois après la prolongation de contrat entre Nike et la NFL, qui les lie désormais jusqu’en 2028.

    Un geste politique et commercial

    La campagne de publicité n’a pas encore été officialisée par la marque, mais les réactions sont déjà nombreuses. “Dans plusieurs décennies, quand les Américains se pencheront sur les protestations des joueurs de la NFL et se demanderont pourquoi elles n’ont pas été perçues par tous comme un plaidoyer en faveur de l’égalité, la campagne de Nike sur Colin Kaepernick restera une image marquante”, écrit USA Today. Pour le quotidien national, il ne s’agit pas seulement d’une opération commerciale : “Les plus cyniques pointeront du doigt un coup marketing de Nike, une façon de capitaliser sur un problème connu de tous. Peut-être. Mais cela n’allège pas le fardeau de la NFL.”

    Mais la décision de l’équipementier d’attirer Colin Kaepernick pour sa nouvelle campagne ressemble à une stratégie bien étudiée, selon Forbes : “Nike a dû remarquer que, lorsque Kaepernick a commencé à s’agenouiller avant les matchs, son maillot est devenu le plus vendu de la NFL.” Toujours d’après le magazine économique, le quarterback garde une aura auprès des plus jeunes : “Ses convictions sont toujours une source d’inspiration et sont imitées chez les jeunes sportifs, où, à l’époque de Trump, des équipes de couleur sont fréquemment victimes de chants racistes.”

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  • Gagner un match pour éviter le service militaire : le défi de la star du football sud-coréen

    Gagner un match pour éviter le service militaire : le défi de la star du football sud-coréen

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    À moins d’une performance exceptionnelle, les sportifs professionnels ne sont pas exemptés de service militaire en Corée du Sud. L’équipe nationale doit absolument remporter la finale des Jeux asiatiques face au Japon, samedi 1er septembre, pour préserver la carrière de Son Heung-min, le grand nom du football sud-coréen.

    Si aucun événement exceptionnel ne survient pour Son Heung-min dans les deux années qui viennent, il devra faire “ce que tout jeune Sud-Coréen apte doit faire : rentrer à la maison et accomplir son service”, rapportait The Guardian durant la Coupe du monde, en juin dernier. Le service militaire, d’une durée de vingt et un mois, est toujours obligatoire en Corée du Sud.

    Son Heung-min n’est toutefois pas n’importe qui, relate la publication britannique :

    Après avoir quitté sa terre natale pour le championnat de football allemand quand il était adolescent, il est devenu une grande star et sans doute le Sud-Coréen le plus connu au monde.”

    Il joue aujourd’hui pour Tottenham, un des meilleurs clubs anglais. Ce qui ne veut pas dire grand-chose pour les autorités sud-coréennes, qui lui imposeront de faire son service militaire, à moins d’un exploit sportif avec l’équipe nationale.

    Dernière chance aux Jeux d’Asie

    Malgré une victoire de prestige face à l’Allemagne, la Corée du Sud a été éliminée dès le premier tour, lors de la dernière coupe du monde en Russie. Son Heung-min risque donc toujours d’être appelé par l’armée à ses 28 ans. Heureusement pour l’ailier virevoltant, ce mois d’août voit se dérouler les Jeux Asiatiques 2018, compétition multisportive entre pays d’Asie. Une dernière chance pour lui d’éviter la conscription.

    “Rarement un joueur aura été à ce point le sujet central d’un tournoi de football”, constate The Guardian avant la finale de la compétition, qui verra s’affronter, samedi 1er septembre, le Japon et la Corée du Sud de Son Heung-min. Le capitaine sud-coréen a été autorisé par son club de Tottenham à rater le début du championnat britannique pour disputer ce tournoi mineur et ainsi éviter le service militaire en cas de victoire.

    “Seule la médaille d’or permettrait aux vingt membres de la sélection coréenne d’être exemptés de conscription”, raconte la publication britannique. Le sélectionneur Kim Hak-beom a donc composé son équipe avec cette donnée en tête, l’exemption de service militaire étant centrale dans la carrière internationale des joueurs de football sud-coréens.

    Face au Japon, “l’échec n’est pas une option pour la Corée du Sud”, tranche The Guardian. Au contraire, les joueurs japonais arrivent avec nettement moins de pression, le pays ayant fait appel uniquement à des joueurs de moins de 21 ans, histoire de préparer cette génération aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. “La pression repose sur les seules épaules sud-coréennes, et le match se jouera là-dessus, prédit le journal britannique. L’expérience de Son en Premier League et en Ligue des Champions pourrait être décisive. Mais même lui n’a sans doute jamais connu une telle pression auparavant.”

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  • La Liga s’exporte aux États-Unis : la bronca des supporters espagnols

    La Liga s’exporte aux États-Unis : la bronca des supporters espagnols

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    La Ligue de football professionnel espagnole a passé un accord avec une entreprise américaine pour qu’au moins un match de la première division se joue chaque saison en Amérique du Nord. Une décision qui a provoqué les protestations des joueurs et des supporters.

    Des équipes espagnoles s’affronteront lors de matchs officiels aux États-Unis. Dès cette saison 2018-2019, une rencontre devrait se dérouler outre-Atlantique, selon l’accord passé, pour quinze ans, entre La Liga et l’entreprise américaine Relevent – une multinationale d’événements sportifs, de médias et de divertissement. Ce premier match se disputerait “probablement avec le Barça ou le Real Madrid comme une des deux équipes concurrentes”, écrit le quotidien El País, qui ajoute que “ce sera la première fois qu’une ligue européenne joue des matchs hors du continent”.

    La Ligue espagnole et Relevent vont former une filiale commune, nommée

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  • États-Unis. Surf ou skate, quel devrait être le sport officiel de la Californie ?

    États-Unis. Surf ou skate, quel devrait être le sport officiel de la Californie ?

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    Des parlementaires californiens veulent ériger le surf au rang de sport officiel. Les partisans du skateboard, né dans le Golden State, ne l’entendent pas de cette oreille.
     

    Un débat houleux s’est ouvert le mois dernier lorsqu’un groupe de parlementaires amoureux du shore break a proposé à l’Assemblée de l’État de faire du surf le sport officiel de la Californie. Al Muratsuchi, élu démocrate du comté de Los Angeles et “fier adhérent du comité électoral de l’assemblée des surfeurs”, s’est dit “ravi” d’avoir déposé cette proposition de loi. “Il n’y a pas mieux que le surf pour illustrer le rêve californien : surfer sur la vague des circonstances, en harmonie avec l’environnement”, résume Muratsuchi, paré de sa chemise hawaïenne.

    D’autres pourtant militent pour faire d’un autre sport l’emblème de la Californie : le skateboard. “Je pense que le skateboard est le sport de la Californie, affirme Cindy Whitehead, ancienne skateboardeuse professionnelle et championne de rampe dans les années 1970, qui a rejoint le Skateboarding Hall of Fame de Simi Valley en 2016. On le pratique dans tout l’État, pas seulement sur la côte.”

    En optant pour l’un ou pour l’autre

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    Alejandro Lazo et Matthew Gutierrez

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  • Dix jours après, le journal “Tuttosport” titre toujours sur le transfert de Ronaldo

    Dix jours après, le journal “Tuttosport” titre toujours sur le transfert de Ronaldo

    Cristiano Ronaldo rejoint la Juventus Turin. Depuis cette annonce, le 10 juillet, le quotidien sportif de Turin ne touche plus terre et affiche l’attaquant portugais à sa une, jour après jour, quoi qu’il arrive.

    Le 11 juillet, Tuttosport, tout comme les autres journaux sportifs italiens, n’en revient pas. La nouvelle vient de tomber : Andrea Agnelli, président de la Juventus Turin a signé “le coup du siècle”. “Ronaldo est bianconero”, s’écrie Tuttosport. Pour 100 millions d’euros, le club de Turin a scellé le rachat de Cristiano Ronaldo, attaquant vedette du Real Madrid, qui touchera 31 millions d’euros net par saison.

    Le journal titre : “Le voilà !” sur une photo de Cristiano Ronaldo dans une posture guerrière. Dans son éditorial, il salue le joueur dans sa langue maternelle : “Bem-vindo, Ronaldo. Tu ne peux pas savoir à quel point, et depuis combien de temps, notre football t’attendait.”

    Le 12 juillet, le quotidien sportif se penche sur les réactions des “supporters en délire”, qui s’écrient : CR7, offre-nous la [victoire en] Ligue des champions.” “Explosion de Ronaldomania”, écrit le journal : “Les magasins de la Juve pris d’assaut pour acheter le maillot numéro 7”.

    Le 13 juillet, Tuttosport annonce “l’effet aimant de Ronaldo”, assurant que l’arrivée du champion pourrait attirer d’autres talents à la Juve, tels que Diego Godin, Aleksander Golovin et Paul Pogba.

    Le 14 juillet, le journal anticipe la saison à venir et estime qu’avec l’arrivée de CR7, “un duel historique renaît”, celui qui oppose la Juve à l’Inter de Milan. Tuttosport cite Luciano Spalletti, entraîneur du club milanais, selon lequel “Cristiano est un très grand joueur, mais personne ne peut nous donner la sensation d’être inférieurs”.

    Le 15 juillet, pourtant jour de la finale de la Coupe du monde, le quotidien garde malgré tout son cap et adopte un angle économique. Vente de produits dérivés, sponsors, publicité et visibilité : pour la Juve, affirme Tuttosport, CR7 représente une source de profits “sans précédent”. Ronaldo, c’est “une Mole d’or”, titre le journal, jouant avec le nom de ce monument turinois (la Mole Antonelliana) dont le nom signifie “masse”.

    Le 16 juillet, la victoire des Bleus en Coupe du monde n’occupe qu’une modeste place au regard – toujours – de l’arrivée de Ronaldo, qui vient de poser le pied à Turin. Si, dans les faits, le joueur a fait le déplacement en avion privé, à la une du journal il débarque d’une soucoupe volante. Sous un titre synthétique, mais en gros caractères :CR7”.

    Le 17 juillet, Ronaldo est toujours à l’honneur. Le journal relate sa première journée sur le sol turinois, ses premières déclarations et sa rencontre avec les “supporters en délire”. Cette journée, surnommée “CR7-day”, Tuttosport l’a suivie en direct, minute par minute, sur son site.

    Le 18 juillet, Tuttosport reprend l’angle de “l’effet Ronaldo sur le Mercato”, rapportant que “Pogba appelle la Juve” : CR7 est là, le champion du monde veut revenir à Turin”.

    Le 19 juillet, le quotidien salue l’“Incroyable CR7 !” Et pour cause : la première photo Instagram sur laquelle le joueur arbore le maillot bianconero est le post sportif qui a attiré le plus de likes au cours de l’histoire, assure Tuttosport. Ce 20 juillet, le compteur avait dépassé les 11 500 000. Mais ce n’est pas tout, ajoute le journal en une : “Même en vacances, [Ronaldo] s’entraîne deux heures par jour pour se présenter en pleine forme le 30 juillet”, date à laquelle il commencera à s’entraîner avec la Juventus.

    Le 20 juillet, le quotidien sportif a recours à l’éclairage de “Trap”, alias

    Giovanni Trapattoni, 79 ans, sélectionneur historique de la Juventus, qu’il a accompagnée pendant 13 saisons. “Ronaldo est comme mon Platini”, déclare l’entraîneur, cité en titre.

    Et la série n’est probablement pas terminée, puisque Tuttosport annonce d’ores et déjà à ses lecteurs que, le 21 juillet, ils recevront un poster de CR7 avec leur gazette.

    Carole Lyon

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  • Vu du Royaume-Uni. La Coupe du monde, victoire de la jeunesse de France

    Vu du Royaume-Uni. La Coupe du monde, victoire de la jeunesse de France

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    Oublié France 98 : les premiers Français à fêter le triomphe des Bleus en cet été 2018 sont les plus jeunes, avides de se forger leurs propres souvenirs, observe ce quotidien britannique. Les problèmes de cette jeunesse n’ont pas disparu pour autant.

    C’est en France que j’ai suivi la Coupe du monde, surtout dans les cafés et les bars situés dans le sud du 14e arrondissement de Paris. Un quartier métissé, en partie embourgeoisé, où se trouvent aussi des HLM qui abritent une importante population immigrée, et où règnent les inévitables tensions sociales sous-jacentes : la drogue, les bandes, les échauffourées avec la police. Chaque étape de la marche à la victoire des Bleus y a donné lieu à un délire bon enfant — tirs de feu d’artifice, les gamins qui grimpent sur les toits des voitures, dans un concert de klaxons et une averse de bière.

    Quand on regarde tout ça aux informations, ce qu’il y a de plus frappant, chez les fans, ce n’est pas leur mixité

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    Andrew Hussey

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