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  • Le 11e Sacre du Real Madrid

    Le 11e Sacre du Real Madrid

    joel-‘‘Zizou’’, l’enfant chéri des Français, met l’Europe à ses pieds footballistiques

    Par Joël Asher Lévy-Cohen

    La finale tant attendue de la prestigieuse Ligue des champions, mettant aux prises deux grandes équipes de football espagnoles, qui plus est madrilènes, Real Madrid et Atletico de Madrid, au stade mythique Giuseppe Meazza (San Siro), à Milan, en Italie, a été, à tous points de vue, un véritable régal. Un vrai récital, toutefois, entrecoupé visiblement de son lot de drames et mélodrames.

    Du côté du Real Madrid : Il y a, d’abord, eu un but sans doute discutable accordé à la quinzième minute de jeu au capitaine, Sergio Ramos Garcia, à vrai dire, légèrement hors-jeu. Ensuite, le Brésilien Carlos Henrique José Francisco Venancio Casimiro, alias ‘‘Casemiro’’, le Gallois Gareth Bale ainsi que le Français Karim Benzema se sont butés contre un gardien slovène de l’Atletico Madrid, Jan Oblak, de grand jour.

    Du côté de l’Atletico Madrid, le Français Antoine Griezman a été vraiment incapable de concrétiser à la quarante-huitième minute un pénalty normalement égalisateur. Incapable, à ce moment crucial, de marquer, – par conséquent –, un but libérateur et salvateur susceptible de relancer son équipe. Une équipe, pourtant, menée à la mi-temps par un but à zéro. S’il avait marqué, ce goal aurait même pu assurer au finish et au final une victoire tant espérée par son club.

    Le percutant latéral droit espagnol Juan Francisco Torres Belén, dit Juanfran, auteur pourtant d’un match parfait, exceptionnel, a été incapable de concrétiser un pénalty à ne pas rater lors de la séance des tirs au but. Ce qui a, définitivement, annihilé tous les espoirs de son équipe battante de monter sur les plus hautes marches du podium et, par voie de conséquence, d’inscrire son nom dans le palmarès d’or européen.

    Comme lors de la mémorable finale de la Ligue des Champions de 2014 arbitrée par l’officiel néerlandais Björn Kuipers à Lisbonne (Estadio da Luz), Portugal, les deux prestigieux clubs de la capitale ibérique, Madrid, ont maintenu en suspens et tenu en haleine les spectateurs aussi bien que les téléspectateurs. Bis repetita, ceux-ci ont effectivement eu droit, comme il y a de cela deux ans, à une prolongation tout autant méritée.

    Autant le match vaillamment disputé en 2014 s’est soldé par une victoire sans appel du fameux Real Madrid sur son rival légendaire : 4 buts à 1. Autant celui du samedi 28 mai 2016 dirigé par le britannique Mark Clattenburg s’est soldé par un match nul : un but partout au marquoir. Ce qui a, certes, eu pour conséquence irréversible de soumettre les deux équipes talentueuses aux cruelles épreuves de pénalty afin de les départager.

    Dans cet exercice sportif au cours duquel l’émotion et la tension sont manifestement au paroxysme, c’est le Real Madrid qui est sorti victorieux. Inscrivant, ainsi, pour la 11e fois son nom dans le prestigieux palmarès du football européen. Ce qui est, en réalité, un record jamais battu ni égalé par aucune autre équipe du Continent.

    Il n’en reste pas moins vrai que cette finale archi-disputée a concrètement démontré sur le terrain la meilleure santé du football espagnol à l’échelle européenne. En effet, le championnat espagnol de football est, à n’en pas douter, au top. Celui-ci ne cesse depuis le début du troisième millénaire de récolter nombre de trophées méritoires sur le plan continental aussi bien qu’au niveau mondial. Cette finale de la Ligue des Champions tombe, d’ailleurs, à pic car elle fait ipso facto du ‘‘pays de Don Quichotte de la Mancha’’, la sélection archi-favorite de l’Euro 2016 (championnat des Nations européennes de football). Ceci à deux semaines du début de cette compétition en France.

    Sur le plan purement sportif, footballistique, cette finale a opposé deux styles de jeu totalement aux antipodes. D’un côté, le prestigieux Real Madrid, d’ailleurs, coaché par le Français Zinedine Zidane, a pratiqué un jeu aéré et généreux s’appuyant sur la maîtrise du ballon rond, alternant très souvent passes longues et courtes, d’ailleurs ventilées par le milieu de terrain brésilien Casemiro. Tandis que l’Atletico de Madrid encadré techniquement par le fougueux Argentin Diego Simeone a joué de manière plus compacte, plus resserrée. Cette équipe a, par voie de conséquence, fourni très peu d’espaces à exploiter à son prestigieux adversaire du jour. Ce club volontariste des ‘‘Colchoneros’’ a, néanmoins, utilisé à fond les flancs droit (l’Espagnol Juanfran) et gauche (le très besogneux Brésilien Filipe Luis Kasmirski), tout en procédant par des contre-attaques ultrarapides.

    Chose certaine, cette finale de la Ligue des Champions a laissé nombre d’amoureux du football sur leur faim. En effet, la pépite d’or portugaise ‘‘Cristiano Ronaldo’’ qui tutoie, indéniablement, le sommet du football mondial depuis plusieurs années et qui, circonstance oblige, devrait normalement être la plus grande attraction de cette compétition sportive, a été, somme toute, transparent sur toute la ligne. Sa soirée a été, heureusement, sauvée par le tout dernier pénalty de la série des tirs au but, qu’il s’est adjugé. ‘‘Opportuniste’’ ou ‘‘Héros’’ ? Ce qui est résolument clair, celui-ci a offert à son équipe, sur un plateau d’or, la onzième couronne européenne.

    N’eût été, absolument, ce but vainqueur, il y a lieu de reconnaître que cette mégastar du ballon rond a été complètement inexistante. Celle-ci n’a pas littéralement brillé à l’image d’une étoile céleste qui explose ‘‘lourdement’’ en plusieurs éclats et dont les débris épars traversent majestueusement toute la galaxie. Ce qui, à vrai dire, n’est forcément pas de bonne augure pour un joueur de son calibre, un professionnel de son talent, d’ailleurs très attendu à l’imminent championnat européen des Nations à Paris. Ce qui constitue, à n’en point douter, une nouvelle inquiétante pour son pays, le Portugal, qualifié à l’Euro 2016.

    Par ailleurs, cette finale de la Ligue des Champions jouée de manière stratégique et tactique au Stade mythique Giuseppe Meazza, plus connu sous le nom de San Siro (Milan, Italie), n’a pas du tout manqué de couronner un autre grand du football. Il s’agit, bien entendu, du Français Zinedine Zidane, dit ”Zizou”. Elle a, réellement, fait de cet ancien champion du monde 1998 et champion européen 2000, la septième personne de l’histoire à l’avoir effectivement remportée en tant qu’entraîneur aussi bien qu’en qualité de joueur. Ce qui renforce, par voie de conséquence, son mythe footballistique de joueur et sa renommée d’entraîneur.

    Cela dit, au-delà de la victoire réelle remportée brillamment par Zinedine Zidane, il y a, sans aucun doute, une victoire symbolique qui colle, dorénavant, à la peau de cet ‘‘Algérien’’ d’origine. En effet, ”Zizou” devient, assurément, le symbole attitré d’une ‘‘intégration’’ réussie en France et en Europe. Il importe de souligner que ces deux espaces occidentaux sont, d’ailleurs, confrontés de nos jours à la rébellion farouche de la jeunesse musulmane désarticulée, désunie et désorientée, prêtant aisément le flanc aux sirènes islamistes et terroristes. Donc, ”Zizou”, éminemment connu pour son humilité et sa retenue, devient ipso facto une source d’inspiration ‘‘patentée’’. Il devient, certes, une étoile brillante au firmament, laquelle est susceptible d’éclairer les nuits sombres et agitées de cette jouvence totalement en jachères, en complète déshérence.

    Par son parcours étincelant et son couronnement oh ! Combien mérité, la présence de cette grande personnalité sportive et footballistique est bien là pour rappeler aux jeunes désœuvrés et déshérités que ‘‘tout est possible’’. Elle est là pour rappeler qu’il n’y a forcément pas lieu de céder facilement aux tentations du radicalisme suicidaire et au discours du fatalisme et de la sinistrose.

    En effet, cette posture ne rime vraiment à rien. Elle relève purement et simplement de la mythomanie évidemment véhiculée par des barbus intégristes, ‘‘légionnaires de la foi aveugle’’, ‘‘pourfendeurs de l’Occident judéo-gréco-chrétien’’ et ‘‘pyromanes des conflits interconfessionnels et intercommunautaires’’. Leur obsession victimaire est, en fait, l’expansion de la ‘‘Mort’’. Elle s’avère, en principe, la négation pure et simple de la ‘‘Vie’’.

    Pourtant, tout ce que vient de prouver, évidemment, Zinedine Zidane, est bel et bien l’accomplissement des Miracles de la vie. En effet, celui-ci est, pratiquement, parti de rien, de nulle part, pour atteindre le sommet de la montagne. Tout le monde peut y arriver en travaillant dur son talent, en s’appliquant, en peaufinant son art, donc en se disciplinant. Certes, à condition de croire en son étoile et en sa force intérieure !

    Bravo et Félicitations Zizou…

    Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

  • Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    Sport:Mbokani ne jouera plus pour la sélection nationale de la RDC

    mbokani-L’international congolais a annoncé mardi sa décision de ne plus jouer pour les Léopards, la sélection nationale de la RDC.

    “J’ai pris la décision d’arrêter avec la sélection nationale. Je ne veux plus jouer pour le Congo. Je trouve injuste le traitement qui m’est réservé. C’est pourquoi, après avoir discuté avec ma famille, mes proches, je décide d’arrêter”, a déclaré Dieumerci Mbokani dans une interview avec Top Congo FM, une radio partenaire de VOA Afrique à Kinshasa.

    L’attaquant congolais de Norwich a pris la décision alors qu’il était sous la menace des sanctions de la part de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) pour ne pas s’être présenté aux deux dernières rencontres de l’équipe nationale de la RDC contre les Palancas Negras de l’Angola.

    Dieumerci Mbokani affirme plutôt qu’il avait besoin de temps pour se remettre après l’attentat à l’aéroport de Bruxelles dont il a gardé un traumatisme pour avoir été sur place au moment des faits.

    Il se plaint que les autorités de la fédération congolaise qui l’ont appelé le même jour n’aient pas fait de suivi plus tard. Il attendait pourtant l’avion qui devait l’emmener à Kinshasa pour le match contre l’Angola quand l’explosion a eu lieu à l’aéroport.

    La décision de l’international congolais semble être dictée par une accumulation de frustrations.

    “J’ai tout le temps des problèmes avec la fédération. Il y avait déjà ce prétendu conflit avec Robert Nouzaret (ancien sélectionneur des Léopards), aujourd’hui un autre problème se crée “, déclare-t-il.

    VOA

  • Sport:Week-end laborieux des clubs congolais en coupes africaines

    Sport:Week-end laborieux des clubs congolais en coupes africaines

    CAF_logo_fd_noir-Les dauphins noirs se sont difficilement imposés sur leur terrain par un petit but marqué, en fin de match, sur un penalty transformé par Christian Ngudikama (83ème).

    Après un début de match difficile, avec son 4-3-3 habituel, mais avec un choix plutôt défensif (deux milieux récupérateurs, Munganga et Machapa), Florent Ibenge n’a pas voulu prendre de risques face à un adversaire dont il ne possédait que très peu d’informations.

    Durant toute la première mi-temps, les verts et noirs ont péché par un manque de mouvement autour du porteur du ballon.

    En 2ème période, Florent Ibenge a opéré m un changement offensif au milieu du terrain avec la montée de Chicco Ikanga à la place d’Oscar Machapa qui a permis à son équipe de mieux respirer mais n’a rien changé au niveau du score.

    Les attaquants, confondant très souvent vitesse et précipitation, n’ont pu obtenir l’unique réelle occasion de trouver la faille, que par Serbie Alongo, rentré quelques minutes plus tôt, taclé irrégulièrement dans la surface de réparation.

    Ce n’est donc que par une faible avance, que l’AS VClub abordera le match retour dans une semaine à Maputo.

    Les trois autres représentants de la RDC

    En champions League, le TP Mazembe a obtenu le nul en déplacement, 2-2, face à St George d’Ethiopie.

    En coupe de la confédération, Lupopo s’est difficilement imposé, 2-1, devant Al Ahly Shandy ce dimanche à Lubumbashi.
    Samedi, Don Bosco est tombé face à Misr El Maqasa 3-1.

    Les matchs retour sont prévus dans une semaine.

    Sylvie Meya
  • CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    CAF : TP Mazembe remporte la supercoupe d’Afrique

    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.
    Le Tout Puissant Mazembe a remporté dimanche 8 novembre 2015 la Ligue des champions de la CAf, son cinquième trophée continental.

    -Le TP Mazembe a remporté la supercoupe d’Afrique samedi 20 février, après sa victoire (2-1) contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Le match s’est joué au stade TP Mazembe samedi 20 février.

    Les protégés du président Moise Katumbi ont ouvert le score à la 20’ par Daniel Adjei d’une tête imparable.

    Très remuant, le milieu de terrain ghanéen va même signer son doublé peu avant la pause d’une volée acrobatique qui laisse sans réaction, le portier tunisien. Nous jouons la 44e minute.

    Mais ce but ne va pas assommer pour autant les joueurs de Faounzi Benzarti. Msakni va remettre son club dans le sens de la marche avec la réduction du score dans le temps additionnel de la première période (45e+2).

    En seconde période, Joel Kimwaki et ses coéquipiers vont conserver leur avance malgré les tentatives de l’ESS d’égaliser.

    C’est le troisième trophée dans l’épreuve remporté par Mazembe après 2010 et 2011.

    La supercoupe d’Afrique se joue entre le champion de la Ligue des champions (TP Mazembe) et le vainqueur de la coupe de la confédération (Etoile du Sahel).

    « Un point de départ »

    Le coach du TP Mazembe, Hubert Velud, se dit heureux de ce trophée continental qu’il a remporté.

    « Je suis très heureux de gagner un titre continental. C’est une grande chose. Tout titre est difficile à gagner. L’Etoile du Sahel a un très bon niveau », a reconnu Hubert Velud.

    Il estime que son équipe a eu peu de temps pour se préparer mais promet un bon départ avec ce titre.

    « On a eu peu de temps de préparation et je crois que c’est un bon point de départ. Ce titre est un pied d’appui excellent pour commencer une nouvelle aventure », a ajouté le coach du TP Mazembe.

    Radio Okapi

  • “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    “Les léopards ont reçu des primes au-delà de ce qu’ils attendaient” (FECOFA).

    leopards-Dans une interview à TOP CONGO FM, Roger Bondembe Bokanyanga, vice-président de la Fecofa en charge des finances, affirme “aucune prime des Léopards n’a été détournée. Les joueurs ont reçu au-delà de ce qu’ils espéraient”.

    Les primes reçues par les vainqueurs du CHAN Rwanda 2016, étape par étape. 

    Prime de qualification : 5.000$

    Premier tour : 9.000$ (3.000$ par match)

    Qualification pour les quarts : 5.000$

    Qualification demi-finale : 10.000$

    Victoire : une Jeep Prado +5.000$

    Total : 34.000$ + Jeep Prado

    L’interview du vice-président de la FECOFA est à suivre toute la journée de jeudi sur TOP CONGO FM).

    Sylvie Meya, envoyé spécial de TOP CONGO FM au CHAN.

  • Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    Supercoupe d’Afrique 2016: Mazembe débute un nouveau cycle

    TP Mazembe-Le Tout Puissant Mazembe (RDC) affronte l’Etoile du Sahel (Tunisie) en Supercoupe de la CAF, ce 20 février 2016 à Lubumbashi. Le champion d’Afrique entame un nouveau cycle avec le Français Hubert Velud à sa tête et un effectif remanié, notamment en attaque.

    Le Championnat de République démocratique du Congo (RDC), la Linafoot, a repris en août 2015. Et c’est donc bien un deuxième début de saison que le Tout Puissant Mazembe (TPM), club phare de la RDC et champion d’Afrique 2015, s’apprête à vivre.

    Le TPM va affronter l’Etoile du Sahel, ce 20 février 2016 à Lubumbashi, en Supercoupe d’Afrique. Ce match annuel oppose les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, les deux compétitions interclubs du continent.

    Hubert Velud, le nouvel entraîneur des Corbeaux – le surnom des joueurs de Mazembe –, s’attend à un bon test face aux Tunisiens. « On sait que l’Etoile du Sahel est une très grande équipe, souligne le Français. Ce sera peut-être un match entre les deux meilleures équipes africaines. On aura peut-être besoin du petit plus que peut nous apporter le public de Lubumbashi, par son soutien ».

    Un test pour un TPM new look

    L’équipe lushoise ne pourra pas s’appuyer sur une grosse préparation pour cette rencontre. Hubert Velud a pris la place laissée vacante par son compatriote Patrice Carteron, il y a un mois seulement. De plus, l’ex-sélectionneur du Togo a dû composer avec l’absence de quatre joueurs qui ont disputé le Championnat d’Afrique des nations (Chan 2016) remporté par la RDC ainsi qu’avec plusieurs changements dans l’effectif du Tout Puissant Mazembe.

     Au poste de gardien de but tout d’abord, où l’emblématique Robert Kidiaba, 40 ans, cède sa place de titulaire à l’Ivoirien Sylvain Gbohouo. « Il (Kidiaba) fait aussi partie du staff technique, chargé de la préparation des gardiens de but, explique Hubert Velud. Robert accepte et adhère à cette situation. Il prépare ainsi sa reconversion ».

    Du changement en attaque

    En attaque l’ancien titulaire du poste, le Tanzanien Aly Samatta, désigné meilleur joueur évoluant en Afrique, est parti en Belgique. Une grosse perte que Jonathan Bolingi, auteur de 3 buts durant le Chan 2016, devra compenser. « Dans un premier temps, une grande confiance va être placée en lui, souligne Hubert Velud. Il doit être le successeur de Samatta ».

    Bolingi sera régulièrement suppléé par une recrue brésilienne, Marco Antonio Silva Cortez, et Christian Luyindama, défenseur de formation mais qui a récemment brillé en tant qu’avant-centre. Les deux hommes pourront compter sur le soutien de l’ailier Elia Meschak, meilleur buteur et meilleur joueur du Chan 2016, recruté en janvier.

    Enfin, au cœur du jeu, le milieu de terrain du club congolais devra faire sans Boubacar Diarra. Le Malien a pris la direction de la Tunisie et du Club Africain. « J’espère vous revoir tous très vite, inchallah pour la finale de la Champions League 2016 », a-t-il lancé en guise d’au revoir aux supporters du tenant du titre.

    Propos recueillis par François Kabulo- RFI

  • Sport:Emmanuel Mudiay, de la guerre civile en RDC au All Star Game NBA

    Sport:Emmanuel Mudiay, de la guerre civile en RDC au All Star Game NBA

    Emmanuel-mudiay--A seulement 19 ans, Emmanuel Mudiay s’est imposé comme l’un des plus prometteurs meneurs de jeu de la NBA. Excellent ce 12 février 2016 lors du Rising Stars Challenge, l’épreuve opposant les meilleurs jeunes de la ligue nord-américaine de basket, le natif de Kinshasa a pourtant traversé un long périple, marqué par la guerre civile et un exil vers les Etats-Unis durant son enfance, avant de briller sur les parquets.

    Par notre correspondant au Canada, Romain Schué

    Avec un large sourire, Emmanuel Mudiay, légèrement gêné, s’excuse. A quelques heures du début du All Star Game NBA, installé au bord du terrain du Ricoh Coliseum de Toronto, lieu d’entraînement des jeunes pousses de la ligue nord-américaine de basket (NBA) sélectionnés pour le Rising Stars Challenge, le joueur de Denver se voit contraint de repousser un journaliste africain. Ce dernier souhaite en effet lui parler en français, une langue que ne maîtrise plus le natif de Kinshasa, arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 5 ans. Le début d’une nouvelle vie.

    Installé dans la capitale de l’ex-Zaïre puis orphelin d’un père décédé peu de temps après sa naissance, le futur meneur de jeu a rapidement dû faire face à une nouvelle épreuve difficile : la guerre civile qui l’a contraint, avec ses deux grands frères et sa mère, à fuir la RDC pour le Texas.

    « Parfois, j’y repense, révèle le benjamin de la fratrie. Je sais ce qu’il s’est passé, mes frères, ma mère, ma famille m’en reparlent de temps en temps. Ce n’était pas de bons moments mais de mauvais souvenirs même pour nous tous. Mais aujourd’hui, heureusement, tout se passe bien. Mais je n’oublie rien ».

    La Chine avant la NBA

    Aux Etats-Unis, Emmanuel Mudiay n’a pas tardé à attirer l’œil des recruteurs. Dans la lignée de ses aînés, qui ont fréquenté différentes équipes de haut-niveau durant leurs études, le Congolais impressionne. Au point d’être rapidement sélectionné pour différents camps de détection réunissant les meilleurs athlètes au monde et de séduire les entraîneurs de la prestigieuse NBA.

    « Il a toujours été dans les cinq meilleurs joueurs du pays (chez les jeunes) », raconte Clint Capela, 21 ans. Le pivot suisse de Houston, d’origine congo-angolaise, a eu l’occasion de participer à deux camps, en 2011 et 2012, avec Mudiay avant de le retrouver en NBA et de partager le maillot de la sélection internationale lors de cette épreuve du Rising Stars Challenge. « A l’époque, il avait déjà une très bonne vision de jeu, un très bon tempo, ajoute Capela. C’est un meneur qui va vite et qui a déjà bien progressé, notamment au tir ».

    Mais alors que plusieurs universités prestigieuses lui font les yeux doux, Emmanuel Mudiay va faire un choix surprenant. Pour des « raisons personnelles » qu’il ne souhaite pas évoquer, le Congolais signe en 2014 son premier contrat professionnel en Chine, avec les Guangdong Southern Tigers. Douze matches et 18 points de moyenne plus tard, il prend pourtant la direction de la draft NBA, la session annuelle de recrutement des meilleurs jeunes joueurs.

    Plus fort que Jason Kidd ?

    Sélectionné au 7e rang par Denver en juin 2015 et titulaire depuis ses débuts en NBA  à l’automne dernier, Emmanuel Mudiay ne cesse d’étonner. Polyvalent et très complet (avec des moyennes de 11,4 points, 3,2 rebonds et 5,9 passes en 30 minutes), le leader des Nuggets dégage une maturité et une confiance rares, qu’il puise dans son passé.

    « J’ai seulement 19 ans, mais j’ai grandi sans mon père et j’ai vu ma mère tout donner pour nous élever, raconte-t-il. J’ai grandi plus rapidement. J’ai dû me prendre en mains. C’est pour ça que je me sens confiant. Aller en Chine m’a aidé. Ce fut une bonne décision et cela m’a rendu meilleur. Je travaille sans arrêt, je répète chaque jour les efforts pour progresser. Je fais tout pour être meilleur, c’est ce que l’on m’a enseigné ».

    « Il pourrait porter très haut le basket africain »

    Auteur de 17 points et 9 passes dès son premier match en novembre dernier, Mudiay n’a pas tardé à combler les observateurs. « Il sera meilleur que moi, prédisait fin 2015 dans le Denver Post Jason Kidd, l’ex-grand meneur de jeu de Dallas, de Phoenix et de New Jersey. Il est extrêmement doué et n’a pas peur de prendre des tirs importants. Le voir en action, c’est excitant. Peu de joueurs peuvent être le patron de leur équipe aussi jeunes ».

    « Il a une vraie intelligence de jeu, confirme l’ex-international français et ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Jacques Monclar. Son physique lui permet de s’opposer à des avions de chasse (sic) comme Russel Westbrook, John Wall ou Derrick Rose. Ils ont beaucoup de points communs. Il a le sens du jeu, le sens de la passe et il pourrait porter très haut le basket africain ».

    Il rêve de plusieurs titres NBA

    Evasif sur son intention de porter, un jour, le maillot de la RDC pour former un redoutable duo avec Bismack Biyombo, le massif pivot des Raptors de Toronto – « On verra, on va en discuter, mais je n’oublie pas mes origines. J’en suis fier », affirme-t-il – Emmanuel Mudiay se montre bien plus loquace pour évoquer son avenir en NBA.

    Même si Denver, une jeune équipe en pleine reconstruction, peine dans la Conférence Ouest pour accrocher une place en phase finale (playoffs), ce fan de Magic Johnson, le légendaire meneur des Lakers, rêve haut. Très haut : « L’équipe est dans un processus d’apprentissage, mais on progresse et tout se passe bien. Mon objectif, c’est de participer au grand All Star Game, d’être parmi les meilleurs. Quand tu arrives en NBA, c’est ton but. Mais mon rêve, ce n’est pas de gagner un titre NBA. C’est d’en gagner plusieurs ! »

  • Chan 2016: à Kinshasa, le retour gâché des héros congolais

    Chan 2016: à Kinshasa, le retour gâché des héros congolais

    leopard retour-Auréolés de leur sacre lors du Championnat d’Afrique des nations 2016 (Chan), les Congolais sont rentrés lundi 8 février au pays en héros. Un accueil officiel a été organisé à l’aéroport avec le président de l’Assemblée nationale et le ministre des Sports de RDC. Même si l’information était restée confidentielle, aucune annonce ou message à la radio, ils étaient des dizaines de milliers sur la route de l’aéroport à attendre leur équipe. Mais malheureusement, très peu ont pu voir les joueurs ou même la coupe.

    L’avion vient tout juste d’atterrir, et le premier des héros acclamé par la foule, c’est l’entraîneur des Léopards, Florent Ibenge. « Ibenge ! Ibenge ! Ibenge ! », scande l’assemblée à la vue du sélectionneur. « C’est une journée merveilleuse pour nous ! C’est vraiment une expression de joie », s’enthousiasme un supporter.

    Cohue et bousculade à l’aéroport. Le personnel, les forces de sécurité, tout le monde veut prendre en photo les joueurs qui ont du mal à se frayer un passage. Ils finissent par embarquer dans un camion ouvert sur les côtés. C’est le moment tant attendu. Ils prennent la pose, enchaînent les photos et serrent des mains. Mais le bain de foule n’ira pas au-delà du périmètre de l’aéroport.

    On ne comprend pas, la police prive la population de la joie de vivre et de voir la coupe…
    Les Kinois ne cachent pas leur déception

    Sur ordre de la police, le convoi part en trombe. Presque immédiatement, les supporters frustrés et issus des quartiers populaires entonnent des chants hostiles au chef de l’Etat ainsi qu’au commissaire provincial de la police, le général Kanyama.

    Sur la route qui mène au centre-ville, une véritable marée humaine se forme et tente un temps de rattraper le convoi. En vain. « Policiers, Kabila avait dit que si on gagne, vous ne ferez de mal à personne, vous ne dérangerez personne », interpellent des jeunes s’adressant aux forces de l’ordre sur leur passage.


    ■ Goma attend toujours ses héros

    Ils y sont peut-être pour quelque chose dans la victoire de la République démocratique du Congo face au Mali (3-0) en finale du Chan 2016. Les habitants de l’est de la RDC se sont mobilisés. Ils sont nombreux à avoir fait le voyage jusqu’à Kigali en bus pour soutenir leur équipe. Comme les résidents de Goma. La ville a en effet vécu 24 heures de fièvre et de liesse. Malheureusement, les Léopards ne se sont pas rendus à Goma pour faire la fête.

    RFI

  • Les Léopards de la RDC victorieux des Aigles du Mali – La résurrection du Colosse aux pieds d’argile

    Les Léopards de la RDC victorieux des Aigles du Mali – La résurrection du Colosse aux pieds d’argile

    rdc 1-Les Léopards de la RDC victorieux des Aigles du Mali

    La résurrection du Colosse aux pieds d’argile

    ‘‘Interprétations’’ et ‘‘Leçons spirituelles’’ de la finale du CHAN 2016

    ‘‘La plus grande victoire, c’est la victoire sur soi’’ Platon

     

    Il existe, en réalité, deux types de rêves qu’un être humain peut normalement vivre. Ceux-ci sont d’essence tout à fait particulière. Il y a, d’une part, le rêve onirique. C’est le plus connu de tous car il est, en fait, le plus souvent expérimenté. Ce type de rêve se déroule, le plus naturellement, lors du sommeil.

    Et, d’autre part, l’être humain est très souvent confronté au rêve éveillé. Il se déroule généralement pendant que le commun des mortels est physiquement en état d’éveil. En réalité, il se déroule pendant que ce dernier est pleinement conscient de ce qu’il entoure, des éléments de son environnement immédiat. Ce type de rêve est, souvent, négligé voire même méconnu. L’humain n’en a pas toujours conscience. Pourtant, il recèle une importance capitale autant que le rêve onirique (songe).

    Derrière chaque événement vécu pendant que l’on dort ou se déroulant pendant que l’on est conscient, il y a toujours un message important à retenir. Il y a, en effet, une leçon propre sans doute destinée à l’être humain. Par conséquent, quelle que soit sa nature ou sa qualité, un rêve – qu’il soit d’essence évidemment onirique ou éveillée – mérite toujours d’être interprété. Il doit toujours être décrypté dans l’intention de mieux comprendre le message qu’il recèle et véhicule au principal intéressé.

    Cet exercice d’interprétation du rêve s’applique naturellement à la consécration des Braves Léopards de la République démocratique du Congo lors de la finale du CHAN 2016. Dans l’état physique, les amateurs du ballon rond, d’ailleurs scotchés à leurs téléviseurs, ont vécu tout à fait en direct la brillante prestation livrée par la sélection congolaise de football pour se hisser à la plus haute marche du podium aux dépens des Aigles du Mali. Cet événement footballistique continental qui réunit les équipes africaines qualifiées, s’est tenu au Rwanda, pays limitrophe de la RDC. Se déroulant à Kigali, le ‘‘siège’’ du pouvoir politique et administratif, devant les officiels rwandais, cette finale qui a vu couronner les Léopards de la RDC, recèle à vrai dire un message fort dont l’importance ne saurait être saisie qu’à l’aune des symboles manifestement mis en relief.

    Dans ce couronnement magique des ‘‘Léopards’’ de la République démocratique du Congo, y a-t-il réellement l’intervention ou la main du hasard ?

    Ce qui est sûr et certain, il y a, dans cette consécration continentale des footballeurs congolais, beaucoup de symboles. Ce qui est clair, il existe beaucoup de clins d’yeux. Il y a, en effet, beaucoup de messages subliminaux à décrypter.

    Pour ce faire, il y a lieu de relever, d’abord, le parcours insolite des Braves Léopards. En effet, au cours de ce CHAN 2016, la sélection congolaise de football a directement eu à se mesurer avec quelques Nations qui sont de loin ou de près liées à la situation dramatique de la République démocratique du Congo depuis le déclenchement de la guerre dite ‘‘d’agression’’ et ‘‘de partition’’ en 1996. Les footballeurs congolais qui n’ont point démérité, ont eu à affronter successivement et, surtout, à vaincre dans leur cheminement jusqu’en finale les Walya d’Éthiopie (les Bouquetins d’Abyssinie), les Palancas Negras (les Antilopes ou les Gazelles noires) de l’Angola et les Amavuli (Abeilles) du Rwanda. Dans cette compétition relevée, les Congolais ont, également, croisé le fer avec les fameux Lions indomptables du Cameroun et les durs Éléphants (Syli) de la Guinée-Conakry.

    Chose certaine, le CHAN 2016 peut être résumé à un conte africain mettant en relief les animaux et dont la puissance morale cache assurément un message symbolique ou subliminal. Cette compétition représente, allégoriquement parlant, un fruit dont l’intérieur est souvent garni d’une coque. Celle-ci présente cette particularité et cette singularité de cacher la graine ou de protéger le noyau symbolisant la ‘‘renaissance’’ ou la ‘‘vérité existentielle’’ à découvrir et à s’en servir pour son épanouissement.

    Chose certaine, eu égard au parcours de la sélection nationale congolaise, la victoire des Léopards sur les Bouquetins d’Éthiopie ainsi que les Abeilles du Rwanda signifie spirituellement la fin de l’agression ‘‘physique’’ rwandaise sur la RDC[i]. Le fait que le chef de l’État rwandais Paul Kagamé ait, en personne, remis à la sélection congolaise une médaille de mérite, d’ailleurs délivrée par la Confédération africaine de football (CAF), pour sa participation à la finale de Kigali, est un geste qui augure un nouveau chapitre dans la région des Grands Lacs. Cette nouvelle ère, que d’aucuns espèrent, est placée autant sous le signe de la paix et de l’harmonie que sous le sceau de la fraternité et de la solidarité. Ce qui implique logiquement une véritable coopération entre partenaires de la même sous-région, et ce à tous les niveaux.

    Par conséquent, dans un avenir plus ou moins proche, il n’est pas exclu que l’Afrique et le Monde assistent au retour de meilleurs sentiments entre ces deux États voisins. Il n’est pas exclu que la Planète Terre assiste à des rapprochements spectaculaires entre ces deux Nations africaines dont l’inimitié profonde n’est pas, à vrai dire, une vue de l’esprit. Si jamais elle se produisait, une telle dynamique serait, bien entendu, une bonne nouvelle pour la paix et la sécurité en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs devenue malheureusement le ventre mou du Continent en dépit de ses immenses richesses. Cela est d’autant plus vrai qu’un ‘‘tel événement dépend de la stricte volonté des acteurs en conflit’’.

    Toutefois, dans la victoire des Léopards sur les Antilopes angolaises, il faut surtout voir la chute prévisible et même programmée du régime de Joseph Kabila Kabange. Force est, d’ailleurs, de souligner que le coup d’État du 16 janvier 2001 réalisé par ce mercenaire à la solde exclusive des intérêts anticongolais et ayant emporté sous d’autres cieux Mzee Laurent-Désiré Kabila, a été favorisé par la double intervention militaire angolaise et zimbabwéenne. Donc, dans cette victoire des Léopards, il faut [entre]voir le retour tant attendu du ‘‘Géant endormi’’, donc en état d’hibernation[ii].

    Par ailleurs, ce CHAN 2016 a permis à la sélection nationale congolaise de se frotter aux équipes nationales du Cameroun et de la Guinée-Conakry. Ce qui n’est pas sans rappeler les classiques footballistiques des années soixante et soixante-dix ayant fait vibrer des générations entières. Il y a, certes, là une bonne prédiction pour l’avenir. Cela revient à dire que les Congolais connaîtraient bientôt des périodes mémorables de fastes. Comparativement aux années soixante et soixante-dix au cours desquelles le pays excellait, ceux-ci connaîtraient des moments de prospérité et de grandeur. Ils disposeraient, en fait, d’un revenu décent et d’un travail fort rémunérateur.

    Ensuite, il convient de s’attarder, quelque peu, sur la symbolique de l’Aigle, d’ailleurs présente dans cette compétition sportive africaine. L’Aigle représente la majesté, le pouvoir de domination par sa capacité à surplomber les airs et surtout à contempler le soleil sans se brûler les yeux. De ce fait, cet animal mythique  symbolise la force ou l’empire hégémonique.

    Dans un rêve, le léopard signifie la colère qui bouillonne à l’intérieur. Il est ce feu qui ne cesse point de consumer. Il est la soif inextinguible d’en découdre violemment. Cette bête féroce incarne la volonté d’en finir coûte que coûte avec un adversaire, a fortiori un gibier ou une proie totalement à sa merci. Cet animal mythique symbolise par voie de conséquence la crainte, la trouille qu’il inspire aux autres animaux de la jungle.

    Contrairement au roi lion, par nature plus pausé et plus calme, majestueux dans sa posture, qui ne tue pas par simple plaisir, qui n’attaque pas pour attaquer, le léopard suscite indéfiniment la peur dans la forêt. En effet, ce fauve opportuniste et solitaire est réputé toujours attaquer sa proie, et ce dans n’importe quelle circonstance. Qu’il ait par conséquent faim ou pas, qu’il ait vraiment mangé ou pas, il fonce directement et toujours sur la proie qui constitue son régal.

    Dans cette fable africaine du CHAN 2016, il est un fait indéniable que les Léopards de la RDC ont, très brillamment, vaincu en finale les Aigles du Mali. Cependant, dans le processus de rêve éveillé manifestement vécu par les Congolais, l’Aigle dépecé par le Léopard n’est pas, à vrai dire, le Mali. En effet, cet État africain n’a visiblement pas de contentieux avec la République démocratique du Congo. Par conséquent, l’Aigle vaincu par ce félin impitoyable est, symboliquement, la Superpuissance américaine dont l’emblème est, à vrai dire, ‘‘l’Aigle royal’’.

    En effet, depuis septembre 1996, la République démocratique du Congo est l’objet d’une agression physique de son territoire. Cette attaque est fomentée par les États-Unis d’Amérique dans l’intention malveillante de réduire en charpie sa souveraineté internationale et son indépendance nationale. Aussi est-elle manigancée, orchestrée, dans le dessein de piller toutes ses richesses, de détruire sa population autochtone et de démembrer son territoire physique au profit exclusif des forces d’agression, à titre de butin de guerre.

    Donc, cette victoire symbolique du Léopard sur l’Aigle impérial, dominateur, signifie spirituellement la fin réelle de l’agression physique de la République démocratique du Congo parrainée par les États-Unis et sous-traitée par le Rwanda. Aussi signifie-t-elle le revers cuisant de la Superpuissance américaine dans sa tentative d’assujettir à son hégémonie malveillante la volonté farouche des Congolaises et des Congolais. Le fait même que cette victoire brillante et convaincante du Léopard impitoyable sur l’Aigle impérial soit acquise à Kigali est, en soi, déjà une prémonition.

    Enfin, la brillante victoire des Léopards de la RDC sur les Aigles du Mali repose, en réalité, sur quatre dimensions qu’il sied de ne pas négliger. Ces quatre paramètres sont totalement mis en lumière par le rêve éveillé certainement vécu par l’ensemble des Congolais. Donc, c’est sur ces quatre facteurs importants que repose dorénavant la force incommensurable de la RDC.

    Il s’agit, primo, de la jeunesse. C’est un paramètre dont le dynamisme doit être pris sérieusement en compte dans la construction de la Nation et de l’État. D’aucuns ne peuvent ignorer que la jeunesse congolaise est vraiment pleine d’idées et de vitalité. Il suffit simplement de lui faire confiance et de lui donner des moyens adéquats pour faire éclore tout son potentiel, toute son intelligence. Jean-Florent Ibenge Ikwange, à titre d’entraîneur, l’a très bien compris. Il a fait confiance à Elia Meschak, âgé de 18 ans. Celui-ci a su saisir la perche et, par conséquent, fait ses preuves. Ce jeune joueur est pratiquement devenu la figure de proue, l’incarnation évidente de cette jeunesse dynamique et entreprenante.

    Secundo, la République démocratique du Congo ne peut aucunement se relever sans sa diaspora. Celle-ci est une composante extérieure de la Nation sur laquelle le pays tout entier doit résolument compter. Le parfait symbole de cette vérité est, certes, l’entraîneur Jean-Florent Ibenge Ikwange qui a réellement vécu toute sa jeunesse en France, toute son adolescence et, surtout, une très bonne partie de son âge adulte à Lille (Département du Nord).

    En d’autres termes, il s’agit d’une diaspora entreprenante et responsable. Il n’est pas du tout question d’aventuriers et d’opportunistes qui viennent plutôt sucer le pays, spolier la Nation à l’image des cadres manducratiques de l’AFDL historique indexés, d’ailleurs, par Mzee Laurent-Désiré Kabila. Il est, en réalité, question d’individus qui disposent pratiquement d’une vision à long terme, laquelle permet de faire rayonner sous d’autres cieux le pays. En fait, il est question d’individus indubitablement dotés d’une démarche permettant littéralement d’inscrire le pays sur la voie du progrès et du développement, de la prospérité et de la sécurité.

    Tertio, sans ‘‘l’harmonie et la concorde’’, ‘‘la solidarité et la fraternité’’, la République démocratique du Congo demeure à tout point de vue un pays vulnérable, totalement faible. Cette vérité limpide est personnifiée par l’avant-centre des Léopards nommé Bolingi. Force est de constater que ce joueur exceptionnel a pesé de tout son poids dans les matchs décisifs. Entre autres en demi-finale contre les Éléphants (Syli) de la Guinée-Conakry et en finale contre les Aigles du Mali. Ce nom est une déclinaison de Bolingo qui signifie en lingala ‘‘Amour’’. En d’autres termes, il appartient, certes, aux Congolais de s’ouvrir franchement le cœur, de se parler sans arrière-pensée afin de ‘‘bâtir un pays plus beau qu’avant’’ comme, d’ailleurs, le recommande voire l’oblige l’hymne national qu’est le ‘‘Debout Congolais’’. Dans le cas contraire, il ne reste plus qu’à mettre la clef sous le paillasson.

    Quarto, le résultat du match obtenu par les Congolais aux dépens des Maliens est de trois buts à zéro. Spirituellement, le chiffre trois renvoie à la trinité ou à la stabilité dont le symbole ésotérique est le triangle, généralement associé à un œil représenté au milieu. Par cette forme géométrique, ce chiffre très spirituel représente la totalité (l’espace) et la permanence (le temps). Ce qui revient très naturellement à dire que le score brillamment réussi par les onze Congolais préfigure l’ordre démocratique et la stabilité politique que les Congolais appellent de tous leurs vœux.

    Par ailleurs, il importe de mentionner que cette finale de football s’est déroulée sans la présence effective du chef de l’État Joseph Kabila Kabange, d’ailleurs en porte-à-faux avec la jeunesse. Donc, cette absence consacre réellement la consommation du divorce entre un président de la République qui, chose ahurissante, menace toute la population de ne point célébrer la victoire de sa sélection et la jeunesse. Donc, en boycottant cette finale du CHAN 2016, acte s’apparentant à une réelle démission, l’imposteur Joseph Kabila Kabange qui n’a jamais, véritablement, incarné la Nation congolaise, ne s’est pas tiré une balle dans le pied. Ce plus haut dirigeant politique et gouvernemental à la tête de la République démocratique du Congo s’est, plutôt, tiré une balle en pleine tête. Il s’agit, certes, là d’un cas de suicide éminemment politique. Du jamais vu !

    Force est de constater que cette partie ultime du CHAN 2016 qui voit la consécration des Léopards de la RDC, s’est déroulée en ‘‘présence’’ du Katangais Moïse Katumbi Chapwe. Dans son déplacement à Kigali, celui-ci était accompagné de Vital Kamerhe de l’UNC. S’agit-il vraiment d’une prémonition ? En effet, le gouverneur honoraire du Katanga, dont les plus hautes ambitions à la magistrature suprême du pays sont un secret de polichinelle, a, tout à fait, redoré le blason national avec les performances sportives inégalées de la prestigieuse équipe du Tout-Puissant Englebert Mazembe sur les plans africain et mondial.

    À bon entendeur salut !

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

    [i] Il est à noter que l’Éthiopie a, naguère, fait partie intégrante de la fameuse coalition de conscience africaine qui a brutalement démantelé la régime de la Conférence nationale souveraine (CNS) et par conséquent fait tomber le pouvoir monarchique du Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre. Celle-ci était composée, outre les trois États limitrophes de la RDC (le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi), de l’Angola, de la Zambie, du Zimbabwe, de l’Érythrée, de l’Éthiopie, des forces armées rebelles du SPLA (Sud-Soudan) de John Garang et des mercenaires somaliens et sud-africains.

    [ii] Commentaires de Rigobert Narcisse Kilu sur la toile Internet.

  • Football : la RDC en liesse après avoir battu le Mali à Kigali

    Football : la RDC en liesse après avoir battu le Mali à Kigali

    rdc victoire-Les Léopards congolais n’ont fait qu’une bouchée des Aigles maliens. Ils les ont battus par trois buts à zéro lors de la finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan) qui s’est déroulée dimanche à Kigali, au Rwanda.

    « En tout cas, je sais que nous avons une grande équipe ! Moi, je savais qu’on devait gagner, mais pas au score de 3 ! Je croyais que ça pouvait être un ou deux… », lance Ignace-Marien, tout sourire à la fin du match.

    Kinshasa félicite l’équipe nationale, qui avait remporté la première édition de la Chan en 2009, avec son entraîneur, Florent Ibenge, et l’encadrement. Elle salue aussi Kigali pour la « bonne qualité de l’organisation » de la compétition et constate avec plaisir que « le stade dans son ensemble a vibré pour les Léopards », commente Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. « Cela rapproche vraiment les peuples » de la région, instable depuis plusieurs décennies.

     

    Dans le stade de Kigali où s'est déroulé la finale du Chan, dimanche 7 février.

    En phase de poules, l’ancienne colonie belge a perdu face au Cameroun (1-3) avant de vaincre l’Angola (4-2) et l’Ethiopie (3-0). En quarts de finale, elle a battu le Rwanda (2-1). Symbolique pour plus d’un : ce pays a été impliqué dans les deux guerres du Congo, entre 1998 et 2003, et est accusé d’avoir appuyé deux rébellions aujourd’hui défaites : le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et le Mouvement du 23 mars (M23).

    Lors de la finale, dans un petit bar populaire, l’hostilité se faisait sentir dès que le président rwandais Paul Kagamé apparaissait à l’écran. « La coupe a été remise par Kagamé lui-même, quelle bonne gifle ! », se réjouit dans un autre quartier Nina, mordue de football. « RDC championne. Le quatrième but sera la remise du prix par le président Paul Kagamé en personne du trophée aux Léopards », ironise pour sa part un internaute sur Twitter.

    La RDC a gagné son ticket pour la finale battant la Guinée aux tirs aux buts (5-4). D’une victoire d’étape à l’autre, les Congolais des grandesvilles – dont Goma (Est), frontalière du Rwanda – étaient de plus en plus nombreux à coloniser les rues pour crier leur fierté. Les voitures et motos-taxis faisaient des appels de phares en signe de joie, tandis que des cris déchiraient l’air, accompagnés de pas de danse, de concerts de klaxons et de casseroles.

    Une finale devenue affaire d’Etat

    Dimanche soir, la ferveur était décuplée. Les cris frôlaient l’hystérie. Des groupes d’hommes, de femmes et d’enfants trottinaient dans les rues en chantant. Certains couraient même avec en main une fausse coupe dorée. « On a gagné la coupe avec 3-0… On a remporté la coupe, il n’y a plus rien à dire ! », lance Thessy, un tee-shirt de la RDC sur le dos, et les joues ornées, comme beaucoup, des couleurs bleu, rouge et jaune de son pays.

    La finale était devenue une affaire d’Etat. Un avion de la compagnie nationale Congo Airways a été affrété pour emmener des supporters au pays des Milles Collines. En outre, alors que les coupures de courant font rage dans des quartiers, Kinshasa a déployé une vingtaine d’écrans géants dans la ville. Plus généralement, l’engouement était fort dans le pays, comme en témoignent ces milliers d’habitants de Goma qui se sont rués au Rwanda.

     

    Un supporter congolais dans le stade de Kigali où s'est déroulé la finale du Chan, dimanche 7 février.

    Représenté au Rwanda par le ministre des sports, Denis Kambayi, le président Joseph Kabila, au pouvoir en 2001, doit recevoir le onze national à son retour, dans un climat qui risque d’être à la fois euphorique et tendu : selon la Constitution, il ne peut pas briguer un troisième quinquennat lors de la présidentielle prévue en novembre 2016, mais l’opposition l’accuse de vouloir s’accrocher à son poste.

    Juste avant la finale, sur la chaîne publique, le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, mis en garde contre tout désordre. Dans la soirée, « il y a eu quelques tentatives de pillage vers [l’avenue] 24 Novembre et [la commune de] Bandal », dans le nord de la capitale, et la police a fait « usage de gaz lacrymogène », commente le chef de la police du pays, le général Charles Bisengimana, actuellement en Egypte.

    Certaines sources indiquent que ce sont des chants anti-Kabila qui ont provoqué la riposte. Le général Bisengimana affirme ne pas être au courant. Lambert Mende, lui, dément : « Tout le monde est content dans le pays ! (…) Tout le monde est content du président qui a donné tout de qu’il fallait : envoyer un avion, la prime aux Léopards (…) Je ne vois pas qui pourrait envoyer des slogans contre le président. Ça n’a aucun sens ! »