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  • France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    France: les «héros du Thalys» faits chevaliers de la Légion d’honneur

    FRANCE-TRAIN-SHOTS-U-S_0-Quatre Légions d’honneur ont été décernées ce lundi matin à l’Elysée. François Hollande a décoré les trois Américains et le citoyen britannique qui ont maîtrisé Ayoub el-Khazzani dans le train transfrontalier Thalys la semaine dernière. Le chef de l’Etat a pris la parole en préambule de la cérémonie, pour souligner qu’un carnage avait été évité de justesse grâce à la bravoure des passagers.

    « Au nom de la France, je tiens à vous remercier pour ce que vous avez fait. » Propos signés François Hollande, lundi 24 août 2015 à l’Elysée, et adressés aux quatre « stars » du jour, tous faits chevaliers de la Légion d’honneur. « Depuis vendredi, a dit le président français, le monde entier admire votre courage, votre sang-froid, votre esprit de responsabilité. Cette solidarité vous a permis à mains nues, je dis bien à mains nues, de maitriser un individu sur-armé et prêt à tout. Votre héroïsme doit être un exemple pour beaucoup, et une source d’inspiration. Face au mal qui est là, qui s’appelle le terrorisme, il y a un bien : celui de l’humanité. C’est celui que vous incarnez. »

    « Face au terrorisme, nos sociétés ne sont pas faibles, considère M. Hollande. Et elles ne seront jamais faibles tant qu’elles reteront unies. Elles ne seront jamais faibles tant qu’il y aura des femmes et des hommes courageux prêts à risquer leur vie. Vendredi dansd le Thalys, ces hommes étaient de toute nationalité. Un Anglais, des Américains, des Français ; tous ont formé une communauté humaine, celle du meilleur pour éviter le pire. »

    Allocution à la réception des sauveteurs du Thalys by Devenus des héros planétaires, les soldats américains Spencer Stone, 23 ans, et Alek Skarlatos, 22 ans, ainsi que leur ami Anthony Sadler, 23 ans, et le Britannique Chris Norman, 62 ans, ne sont pas les seules personnes à être décorées. Le Franco-Américain Mark Moogalian, 51 ans, blessé par balle pendant l’attaque et toujours hospitalisé, ainsi qu’un passager français de 28 ans ayant tenté d’arrêter le tireur, recevront également la plus haute distinction française ultérieurement. Les autorités françaises ont par ailleurs salué le rôle joué par un agent de la compagnie ferroviaire SNCF, en congés au moment des faits, mais dont Spencer Stone a relaté dimanche qu’il avait aidés à maîtriser le tireur.

    La cérémonie du jour à Paris ne fait pas dans la demi-mesure. Pour l’arrivée des quatre décorés, la garde républicaine française s’est mise au garde à vous dans la cour d’honneur de l’Elysée. Sont présents au palais présidentiel : le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de l’Ecologie et des Transports Ségolène Royal, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies. Il y a aussi quelques personnalités étrangères, comme le chef du gouvernement belge Charles Michel et l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

    Les trois Américains n’ont pas fait de discours. Le Britannique Chris Norman, qui vit en France, s’est en revanche exprimé à la sortie. Il refuse d’être qualifié de héros, considérant simplement avoir fait ce qu’il fallait. « Je ne suis pas sûr que ça soit de l’héroïsme, a-t-il dit. Je crois que c’était ce qu’il fallait faire dans une situation de survie. J’espère que cela ne vous arrivera pas, mais je vous invite à vraiment y penser : “ Qu’est-ce que je vais faire si cela m’arrive ? Est-ce que je vais tout simplement rester figé, ou est-ce que je vais essayer d’être actif si l’occasion se présente ?  »

    rfi

  • Washington : un membre du Ku Klux Klan voulait attaquer la Maison Blanche aux rayons X

    Washington : un membre du Ku Klux Klan voulait attaquer la Maison Blanche aux rayons X

    PULASKI, TN - JULY 11: A member of the Fraternal White Knights of the Ku Klux Clan participates in the 11th Annual Nathan Bedford Forrest Birthday march July 11, 2009 in Pulaski, Tennessee. With a poor economy and the first African-American president in office, there has been a rise in extremist activity in many parts of America. According to the Southern Poverty Law Center in 2008 the number of hate groups rose to 926, up 4 percent from 2007, and 54 percent since 2000. Nathan Bedford Forrest was a lieutenant general in the Confederate Army during the American Civil War and played a role in the postwar establishment of the first Ku Klux Klan organization opposing the reconstruction era in the South.   Spencer Platt/Getty Images/AFP
    PULASKI, TN – JULY 11: A member of the Fraternal White Knights of the Ku Klux Clan participates in the 11th Annual Nathan Bedford Forrest Birthday march July 11, 2009 in Pulaski, Tennessee. With a poor economy and the first African-American president in office, there has been a rise in extremist activity in many parts of America. According to the Southern Poverty Law Center in 2008 the number of hate groups rose to 926, up 4 percent from 2007, and 54 percent since 2000. Nathan Bedford Forrest was a lieutenant general in the Confederate Army during the American Civil War and played a role in the postwar establishment of the first Ku Klux Klan organization opposing the reconstruction era in the South. Spencer Platt/Getty Images/AFP

    -Un Américain de 51 ans, membre du Ku Klux Klan, est jugé depuis lundi 17 août pour avoir voulu utiliser une arme expérimentale à rayons X afin de tuer des musulmans et d’attaquer la Maison Blanche.

    « Hiroshima au bout des doigts ». Voilà le surnom donné par Glendon Scott Crawford, un Américain de 51 ans, membre du Ku Klux Klan, à l’arme à rayon X qu’il a fabriqué lui-même. Originaire de Providence, sur la côte est des Etats-Unis, cet ancien employé de General Electric a élaboré de ses mains le dispositif expérimental avec lequel il projetait de tuer des Musulmans et d’attaquer le Maison Blanche. Il est jugé depuis lundi 17 août par un tribunal près de New York et risque jusqu’à 15 ans de prison.

     Eliminer les ennemis d’Israël. »

    A la mi-avril, l’homme avait contacté des associations juives pour leur exposer son objectif, pensant obtenir leur collaboration. Kathryn Laws, membre d’une des associations, se souvient, dans les colonnes de l’Albany Times Union, d’une « personne très instable » qui lui a proposé de se servir de son « Hiroshima au bout des doigts » pour « éliminer les ennemis d’Israël. » Ce sont les membres de la Fédération juive du nord-est de New-York, également « démarchés » par Glendon, qui alertent le FBI. Après plusieurs mois d’enquête, il est arrêté en juin 2013.

    Le canon n’a jamais fonctionné

    Dans des enregistrements, le quinquagénaire évoque l’organisation suprématiste blanche Ku Klux Klan à plusieurs reprises et déclare que l’islam est « une maladie de l’ADN humain ». Glendon pensait se servir de son arme comme moyen de défense contre le terrorisme. Les agents du FBI précisent que l’arme n’a jamais été en état de fonctionner. Même si la réalisation de ce canon n’a jamais été possible, et qu’aucune vie n’a jamais été en danger, Crawford, poursuivi pour trois chefs d’accusation, risque jusqu’à 15 ans de prison.

    M6info/AFP

  • USA : Hillary Clinton répond à Jeb Bush

    USA : Hillary Clinton répond à Jeb Bush

    Hillary Clinton-Jeb Bush avait affirmé que Barack Obama et Hillary Clinton – qui était secrétaire d’Etat à l’époque – avaient raté une chance de laisser une force d’intervention d’environ 10.000 hommes lorsque les forces américaines ont quitté l’Irak en 2011.

    Parlant dans l’Iowa, Hillary Clinton a rappelé à Jeb Bush que son frère, George W. Bush, avait négocié le retrait total des troupes américaines avec le Premier ministre irakien d’alors, Nouri al-Maliki qui ne voulait pas d’une présence américaine sur le sol irakien.

    “Je trouve un peu curieux que Jeb Bush se soit doublement rabaissé sur la défense des actions de son frère en Irak. Mais s’il va le faire, il doit présenter la totalité de l’image. Et l’image entière, comme vous le savez, comprend l’accord que George W. Bush avait signé avec le gouvernement Maliki en Irak fixant la fin de 2011 comme date butoir pour le retrait des troupes américaines’’, a réagi Hillary Clinton.

    Mme Clinton décrit comme significatives les mesures prises par le président Barack Obama pour soutenir l’armée irakienne et pour essayer d’engager les sunnites dans la lutte contre l’Etat islamique.

    Mais elle a dit que les voisins de l’Irak ont un rôle plus important à jouer.

    «Je suis très engagée à soutenir les efforts de la région pour essayer de prendre au sérieux les menaces que l’Etat islamique représente pour tout le monde, mais en particulier pour les femmes et certains milieux religieux’’, a averti Hillary Clinton.

    Ces ‘’attaques’’ entre les deux candidats démocrate et républicain, retentissent comme le ton d’une campagne présidentielle de 2016 déjà bien engagée.

    bbc

  • John Kerry attendu à Cuba, Fidel Castro s’en prend à Washington

    John Kerry attendu à Cuba, Fidel Castro s’en prend à Washington

    fidel castro-Alors que le chef de la diplomatie américaine est attendu ce vendredi à La Havane pour sceller la réconciliation avec Cuba, Fidel Castro est sorti de l’ombre pour s’en prendre aux États-Unis.

    Alors que le chef de la diplomatie américaine John Kerry est attendu ce vendredi 14 août à La Havane pour sceller le rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba, Fidel Castro, est sorti de l’ombre la veille pour se rappeler au bon souvenir de Washington.

    Dans un texte publié par la presse locale jeudi, jour de son 89e anniversaire, le “Lider maximo” a rappelé les “nombreux millions de dollars” que les États-Unis doivent, selon lui, à  Cuba en compensation de l’embargo imposé à l’île communiste depuis 1962.

    Retiré du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé, et remplacé depuis par son frère Raul, Fidel Castro a précisé qu’”une dette s’élevant à de nombreux millions de dollars était due envers Cuba (…)”. Et d’ajouter : “Nous ne cesserons jamais de lutter pour la paix et le bien-être de tous les êtres humains (…), les mêmes droits que nous avons proclamés en démarrant notre lutte, ainsi que ceux émanant de nos rêves”. Malgré leur réconciliation, La Havane et Washington se réclament mutuellement des compensations, d’un côté pour l’ensemble des préjudices liés à l’embargo économique, de l’autre pour l’expropriation de biens américains lors de la révolution cubaine de 1959.

    Ces déclarations n’ont rien d’anodin. Elles ont été publiées la veille de l’arrivée du chef de la diplomatie américaine à Cuba, la première sur l’île communiste depuis 1945. À son programme : la réouverture officielle de l’ambassade américaine. Mais cette visite de quelques heures, aussi historique que symbolique, doit aussi permettre d’aborder les sujets qui fâchent entre deux voisins  : protection des droits de l’homme et des dissidents politiques, levée de l’embargo économique que Washington impose à La Havane et restitution de la base navale américaine de Guantanamo.

    Kerry va rencontrer des dissidents

    John Kerry a en outre annoncé qu’il prévoyait lors de sa visite de rencontrer des opposants politiques. “Je vais rencontrer des dissidents (…). J’aurai la chance de m’asseoir avec eux [au cours d’une réception, privée, à la résidence de l’ambassadeur américain à La Havane]”, a-t-il assuré dans un entretien à la télévision américaine en espagnol, Telemundo News, dont des extraits ont été diffusés mercredi. De fait, ces entrevues devraient se dérouler, à l’abri de la presse, à la résidence, et non à la chancellerie, lieu de la grande cérémonie publique.

    Washington et La Havane ont rétabli leurs relations diplomatiques et rouvert leurs ambassades le 20 juillet, après cinquante-quatre ans d’interruption, selon les termes d’un rapprochement historique annoncé le 17 décembre par les présidents Barack Obama et Raul Castro.

    Une fois le dégel amorcé il y a six mois, les présidents Obama et Castro s’étaient rencontrés en avril lors du Sommet des Amériques au Panama, et le chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez était à Washington le 20 juillet pour rouvrir sa chancellerie. Cuba a aussi été retiré d’une liste noire américaine d’”État soutenant le terrorisme”.

    Les deux gouvernements, adversaires de la Guerre froide, avaient rompu les liens en 1961, dans la foulée de la révolution castriste, mais ils entretenaient depuis 1977 des bureaux d’intérêts [ou section d’intérêt] qui faisaient office d’ambassades.

    Avec AFP

  • Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    Visite d’Obama au Kenya : l’homosexualité, un « non-sujet », dit le président Kenyatta

    kenyata-Le président kényan, Uhuru Kenyatta, n’a pas l’intention de discuter des droits des homosexuels avec son homologue américain Barack Obama, attendu le 24 juillet au Kenya.

    À quelques jours de l’arrivée de Barack Obama, le président kényan a été clair : « C’est un non-sujet pour les habitants de ce pays et ce n’est très clairement pas au programme » de nos discussions, a-t-il déclaré mardi 21 juillet devant la presse.

    « En tant que pays, en tant que continent, nous sommes confrontés à des problèmes bien plus sérieux que nous voulons aborder avec les États-Unis et plus généralement avec l’ensemble de nos partenaires », a poursuivi Uhuru Kenyatta.

    « La lutte contre le terrorisme sera centrale, nous avons travaillé en étroite coopération avec les agences américaines », a-t-il soutenu en faisant référence à la lutte contre les Shebab, un groupe islamiste radical somalien.

    Obama rencontrera William Ruto

    Par ailleurs, le président kényan a aussi assuré que William Ruto, son vice-président toujours en procès devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour crimes contre l’humanité, rencontrera lui aussi le président américain.

    « Sans aucun doute, il vient pour rencontrer le gouvernement en place, et ça inclut chacun d’entre nous », a déclaré le président Kenyatta, en présence de William Ruto. « Nous le rencontrerons tous », a-t-il insisté.

    La visite de Barack Obama sur la terre de ses ancêtres a longtemps été empêchée par l’inculpation du président Kenyatta par la CPI, pour son rôle présumé dans les violences post-électorales en 2007 et 2008. Ces poursuites ont été abandonnées en décembre ouvrant la voie à une visite officielle du président américain.

    (Jeune Afrique)

  • Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama plaide pour « une nouvelle dimension » des relations entre les États-Unis et l’Afrique

    Obama-afrique-À la veille de son arrivée sur le sol kényan, le président américain, Barack Obama, a fait savoir qu’il souhaitait que les relations entre les États-Unis et le continent africain atteignent « une nouvelle dimension ».

    « L’Afrique est un lieu de dynamisme incroyable, où se trouvent certains des marchés les plus en croissance au monde, des gens extraordinaires, d’une résilience extraordinaire », a déclaré Barack Obama, le jeudi 23 juillet lors d’un discours livré devant des diplomates, responsables politiques et économiques, et des ONG africaines à la Maison Blanche.

    « C’est pourquoi, en tant que président, je travaille si durement pour que nos relations avec l’Afrique atteignent une nouvelle dimension », a-t-il ajouté en citant comme exemple la hausse des exportations américaines vers le continent, le lancement d’initiatives pour développer notamment le commerce, la santé, ou encore la sécurité alimentaire.

    Des liens avec l’Afrique « profonds, anciens et compliqués »

    Il a souligné que « les liens avec l’Afrique sont aux États-Unis évidemment profonds, anciens, et compliqués ». « Il y a eu parfois des incompréhensions, et parfois de la méfiance. Mais quand vous regardez toutes les études […] le peuple africain aime les États-Unis et ce qu’ils représentent. Peut-être de manière sans égal sur d’autres continents. »

    Et « ce qui est incroyable, quand vous regardez quel peuple est le plus heureux et le plus optimiste, les Africains sont toujours très bien placés malgré la pauvreté, malgré les conflits », a-t-il souligné.

    Ces déclarations surviennent alors que Barack Obama se trouve à moins de deux ans de la fin de son mandat. Le premier président noir des États-Unis a souvent été sous le feu des critiques pour ne pas avoir tissé des liens solides avec le continent.

    Obama s’envole jeudi pour Nairobi

    Obama s’envolera ce jeudi 23 juillet pour Nairobi, au Kenya, la terre de ses ancêtres, où il effectuera sa première visite en tant que président. Il se rendra ensuite en Éthiopie, où il sera le premier président américain de l’histoire à s’y déplacer.

    Le président américain ne changera pas le programme de son déplacement malgré la publication par l’autorité kényane de l’aviation civile de certains détails de sa visite au Kenya, comme son heure d’arrivée dans le pays, a précisé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche mercredi 22 juillet. « Les détails du programme du président qui sont essentiels pour la sécurité sont des détails qui n’ont pas été rendus publics pour le moment », a déclaré Josh Earnest.

    La semaine dernière, l’ambassadeur des États-Unis à Nairobi a annoncé queBarack Obama ne visiterait pas le village de Kogelo où est enterré son père. Le président américain est attendu le vendredi 24 juillet dans la capitale kényane pour participer à un Sommet mondial de l’entrepreneuriat.

    (Jeune Afrique)

  • Accord HISTORIQUE sur le nucléaire iranien: “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”

    Accord HISTORIQUE sur le nucléaire iranien: “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”


    Accord historique sur le nucléaire iranien !

     

    Arracher un accord sur le nucléaire iranien fut un exercice périlleux. Le faire approuver, appliquer et respecter dans la durée risque d’être tout aussi ardu, prédisent les experts.

    L’Iran et les grandes puissances, réunies dans le groupe dit des 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Chine, Royaume-Uni et Allemagne), sont parvenus à finaliser mardi à Vienne un accord historique sur le nucléaire iranien, un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans, a annoncé une source diplomatique proche des négociations.
    Un accord au bout de 21 mois de négociations

    “L’accord est conclu”, a indiqué cette source, alors qu’une réunion plénière “finale” suivie d’une conférence de presse a été annoncée pour 10h30 par l’Union européenne. Cette annonce intervient au terme de 21 mois de négociations et d’un round final de plus de 17 jours de négociations acharnées pour solder le dossier. Cet accord devrait rapidement permettre une levée des sanctions économiques que subit l’Iran depuis de nombreuses années. Selon un diplomate français cité par l’AFP, celle-ci pourrait survenir au début de l’année 2016.

    Les trois piliers de l’accord

    L’accord conclu repose sur trois piliers:

    Une limitation du programme nucléaire de l’Iran durant au moins dix ans
    La fin des sanctions internationales contre l’Iran
    Un renforcement des contrôles
    L’objectif est de garantir que le programme nucléaire iranien ne peut avoir de débouchés militaires, en échange d’une levée des sanctions internationales qui étouffent l’économie du pays. Le texte, qui autorise l’Iran à poursuivre son programme nucléaire civil, ouvre la voie à une normalisation des relations économiques et diplomatiques de l’Iran avec la communauté internationale, une perspective qui hérisse Israël et les puissances régionales sunnites au Moyen-Orient. Depuis le week-end, tous les acteurs assuraient que l’accord était quasi bouclé mais que des “décisions politiques” restaient nécessaires.
    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: “Erreur historique”

    “D’après les premiers éléments qui nous parviennent, il est déjà possible de dire que cet accord est une erreur historique pour le monde”, a déclaré M. Netanyahu, depuis Jérusalem. Grâce à cet accord qui vise à empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire en échange d’une levée des sanctions qui étranglent son économie, “l’Iran va recevoir des centaines de milliards de dollars qui vont lui permettre de faire fonctionner sa machine de terreur, son agression et son expansion au Moyen-Orient et dans le monde entier”, a accusé M. Netanyahu.
    Le président iranien Hassan Rohani: “L’accord ouvre de nouveaux horizons”

    L’accord nucléaire auquel sont parvenus mardi l’Iran et les grandes puissances ouvre “de nouveaux horizons”, a affirmé le président iranien Hassan Rohani sur son compte Twitter. Maintenant que “cette crise qui n’était pas nécessaire” a été résolue, l’Iran et les grandes puissances peuvent “se concentrer sur les défis communs”, a-t-il écrit, allusion à la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique.
    Le Congrès américain devra approuver à une majorité des 2/3

    Arracher un accord sur le nucléaire iranien fut un exercice périlleux. Le faire approuver, appliquer et respecter dans la durée risque d’être tout aussi ardu, prédisent les experts.

    “Cet accord est aussi fragile que les forces contre lui sont puissantes”, souligne l’analyste Ali Vaez de l’institut International Crisis Group. “Il a des détracteurs de poids en Iran, aux Etats-Unis et dans la région.”

    L’accord entre Téhéran et les puissances occidentales, conclu mardi à Vienne, prévoit que Téhéran limite ses ambitions nucléaires pendant plusieurs années, en échange d’une levée progressive et réversible des sanctions internationales.

    Il a fallu quasiment deux ans de négociations acharnées pour en fixer les détails. Et maintenant, il doit être approuvé à Washington, Téhéran et au Conseil de sécurité de l’ONU.

    Le Congrès américain, contrôlé par des Républicains très méfiants envers l’Iran, a 60 jours pour l’examiner.

    Les parlementaires ne pourront bloquer l’application du texte qu’à une majorité des deux tiers. Les chances sont donc faibles qu’ils “mettent à terre un accord multilatéral”, estime Suzanne Maloney du think tank américain Brookings institution.

    Elle prévoit toutefois beaucoup de “postures” avant l’élection présidentielle de 2016.

    L’accord “sera très dur à vendre pour l’administration”, a déjà mis en garde le chef du groupe républicain au Sénat Mitch McConnell, prêt à en découdre avec le président démocrate Barack Obama.
    Le diable est dans les détails

    Si l’étape du Congrès est surmontée, la course d’obstacles se poursuivra lors de l’application sur le terrain de l’accord, qui s’étale sur une centaine de pages et fourmille de détails techniques.

    Téhéran s’est engagé à réduire de manière drastique ses capacités nucléaires (nombre de centrifugeuses, stock d’uranium enrichi…), de manière à rendre quasiment impossible la confection d’une bombe atomique.

    Or, le diable est dans les détails. “L’application d’un accord d’une telle complexité sur une période aussi longue ne peut être qu’imparfaite”, estime Ali Vaez. Pour lui, il faudra que les deux camps fassent preuve de “bonne volonté et communiquent bien” pour éviter les frictions.

    La vérification des engagements iraniens reviendra à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), un organe de l’ONU aux moyens limités, dont le rôle sera déterminant.

    “C’est essentiel de faire en sorte que l’AIEA ait les ressources suffisantes pour suivre et vérifier l’accord”, souligne Kelsey Davenport, de l’institut Arms control.

    Pour elle, il faut aussi que la levée des sanctions internationales, contrepartie des efforts de Téhéran, aient des conséquences concrètes dans le pays.

    “Il faudra encourager les entreprises et les banques à reprendre les affaires en Iran, certains pourraient encore être hésitants”, conseille l’experte. “Des progrès économiques tangibles seront importants pour encourager Téhéran à respecter ses engagements”.
    Beaucoup de choses à vérifier, “ce sera un processus très compliqué”

    Siavush Randjbar-Daemi de l’Université de Manchester juge aussi que “les choses pourraient aller de travers” au stade des vérifications.

    “L’AIEA, en tant qu’arbitre, aura beaucoup de choses à vérifier (…) ce sera un processus très compliqué”, dit-il, tout en s’inquiétant pour le respects des engagements une fois que les acteurs du dossier auront changé.

    En 2013, l’arrivée du président Hassan Rohani, élu sur la promesse d’une levée des sanctions, avait permis de relancer pour de bon les négociations avec les puissances occidentales.

    La relation construite au fil du temps entre les chefs de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et américaine John Kerry a aussi joué dans le dénouement.

    “Qu’est-ce qui va se passer quand Kerry quittera le département d’Etat et que Zarif sera remplacé?” s’interroge l’universitaire. “On n’en sait rien.”

    “Nous ne savons pas si il y a un changement de fond ou si c’est le face-à-face entre ces deux personnes qui ont permis cet accord”, remarque-t-il. “C’est le vrai défi.”

    RTL

  • Coupe du Monde: Les Américaines championnes du monde de football en balayant le Japon

    Coupe du Monde: Les Américaines championnes du monde de football en balayant le Japon

    coupe du monde USA-Les Etats-Unis ont remporté dimanche à Vancouver leur troisième Coupe du Monde féminine après celles de 1991 et 1999 en écrasant le Japon 5-2, grâce notamment à un match exceptionnel de Carli Lloyd, auteure d’un triplé.

    Montées en puissance tout au long du tournoi, les Américaines sont désormais championnes du monde et championnes olympiques. Elles ont aussi pris leur revanche sur les Japonaises, qui les avaient privées du titre en 2011 en Allemagne en les battant aux tirs au but en finale.

    Dimanche à Vancouver, il y a eu du spectacle tout du long mais la finale n’a en fait duré qu’un quart d’heure. Le temps pour des Américaines déchaînées, emmenées par leur capitaine Carli Lloyd qui a joué le match d’une vie, de tout emporter sur leur passage.

    Au bout de cinq minutes, les Japonaises étaient menées 2-0 alors qu’elles n’avaient pas encore mis un pied dans la surface de réparation de Hope Solo.

    Les deux buts étaient signés Lloyd, à chaque fois sur des coups de pied arrêtés (3e et 5e). A la 14e minute, Holiday marquait le troisième but d’une belle volée sur une nouvelle errance de la défense japonaise.

    Et le chef d’oeuvre venait à la 16e minute quand Lloyd, encore, trompait Kaihori d’un lob de 50 mètres ! Le fameux but que Pelé n’a pas marqué en 1970 contre la Tchécoslovaquie.

    A la 18e minute, Lloyd a mis une tête à côté et il y a eu comme un instant de stupeur dans les tribunes du BC Stadium de Vancouver tant la N.10 américaine semblait absolument marcher sur l’eau.

    4-0 après moins de 20 minutes, que pouvaient bien faire les Japonaises ? Se réunir en cercle après chaque but encaissé, réorganiser une défense naufragée avec la sortie de la malheureuse Iwashimizu, prise sur les trois premiers buts, et surtout marquer.

    Le but inscrit par Ogimi à la 27e, le premier encaissé par les Américaines depuis le premier match du tournoi, a ainsi redonné un souffle de vie aux Nadeshiko et à cette finale, disputée devant plus de 53.000 spectateurs.

    Et celui de la 52e minute, marqué par Johnston contre-son-camp a pu laisser penser que les Américaines étaient en danger. Mais cela n’a pas duré plus de deux minutes, Heath redonnant immédiatement trois buts d’avance aux joueuses de Jill Ellis (5-2, 54e).

    La suite a été équilibrée et a montré que le Japon valait beaucoup mieux que son cataclysmique premier quart d’heure.

    Le scenario du match et les faiblesses japonaises ne doivent pas non plus faire oublier la qualité du parcours des Américaines, sorties de la poule la plus relevée puis tombeuses de l’Allemagne championne d’Europe en demi-finale et du Japon, tenant du titre mondial en finale.

    Quant à Abby Wambach, légende de la discipline, elle est entrée en jeu à un quart de la fin et a enfin réalisé son rêve: elle est championne du monde.

     

    Mondial-2015: L’Américaine Carli Lloyd désignée meilleure joueuse du tournoi

     

    L’Américaine Carli Lloyd, qui a inscrit un triplé lors de la finale remportée par son équipe face au Japon (5-2), a été désignée dimanche meilleure joueuse du Mondial-2015 (Ballon d’Or) par le groupe d’étude technique de la Fifa.

    Lloyd, qui a livré dimanche à Vancouver un match exceptionnel, a marqué six buts au total lors du tournoi.

    La Française Amandine Henry a été désignée deuxième meilleure joueuse du tournoi (ballon d’argent), devant la Japonaise Aya Miyama (ballon de bronze).

    L’Américaine Hope Solo a reçu le prix de la meilleure gardienne et la Canadienne Kadeisha Buchanan celui de la meilleure jeune joueuse.

    Avec AFP

  • Les États-Unis ont 239 ans: parades et feux d’artifices lors de la Fête Nationale (vidéo)

    Les États-Unis ont 239 ans: parades et feux d’artifices lors de la Fête Nationale (vidéo)

    4th-july-independence-day-usa-Les États-Unis ont célébré hier leur Fête Nationale, commémorant la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776.

    Les Etats-Unis ont célébré hier leur Fête Nationale. Une date qui commémore la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776. Fêtes et cérémonies étaient organisées à travers tout le pays.

    Dans la capitale, Washington, de nombreux américains ont assisté à la parade honorant le 239ème anniversaire des Etats-Unis. Avant de laisser place, le soir, aux traditionnels feux d’artifice.

     

    RTL
    Fête Nationale aux USA: parades et feux d’artifice pour célébrer le 239ème anniversaire du pays

  • Le nègre de la Maison Blanche

    Le nègre de la Maison Blanche

    obama dubbing-C ‘est un mot de six lettres, symboliquement l’un des plus violents, des plus chargés, des plus haïssables et sans doute le plus raciste de la langue anglaise.

    Il aurait pu en choisir un autre, « negro », par exemple, aussi ambigu, connoté et méprisant que l’adjectif « nègre » en français, mais à qui Marcus Garvey et Martin Luther King donnèrent aussi un sens identitaire, comme le firent Senghor et Césaire pour son équivalent francophone. Parce qu’il estimait que lui, le premier président noir de l’histoire des États-Unis, pouvait se le permettre, Barack Obama a donc prononcé l’impensable lors d’une interview sur une radio de Los Angeles, le 22 juin : « nigger ». Phrase exacte : « Nous ne sommes pas guéris du racisme. Il ne s’agit pas seulement de ne plus dire « nigger » en public parce que c’est impoli ; ce n’est pas à celà que l’on mesure si le racisme existe toujours ou pas. »

    Buzz garanti : au pays du politiquement correct, tous les médias ont repris le mot tabou sans toutefois oser le dire. CNN l’a remplacé sur ses écrans par son initiale, le « N-word » (« le mot N »), Fox News l’a carrément bipé. Même si Obama, au cours du même entretien, est allé encore plus loin en affirmant que le racisme « fait toujours parti de notre ADN », les Américains n’ont retenu que ce mot-là, les plus outrés étant les conservateurs – ceux-là mêmes qui, en privé, ne se gênent pas pour user de cette insulte – comme si le déni valait tous les exorcismes.

    « Nigger ». Un mot qui renvoie directement à l’esclavage, au fouet des plantations, au Ku Klux Klan et aux lois Jim Crow sur la ségrégation raciale. L’équivalent du « kaffir » des maîtres blancs de l’apartheid. Un mot que les militants des Black Panthers et quelques rappeurs du ghetto comme Tupac Shakur se sont approprié pour prôner la violence révolutionnaire. Un mot qu’aucun président des États-Unis n’avait jamais osé prononcer en public depuis Abraham Lincoln, même si l’on sait qu’un Nixon ou un Johnson l’éructaient parfois dans l’intimité du Bureau ovale. Pire qu’un mot interdit : le cauchemar de l’Amérique.

    Si l’on en croit Valérie Jarrett, l’intime du couple, sa plus proche conseillère, la « sœur » de Michelle, avec qui elle partage une conscience aiguë des inégalités raciales aux États-Unis, cette provocation de Barack Obama a été parfaitement calculée et réfléchie. Cinq jours après le massacre de Charleston et dans un contexte national marqué par la multiplication des bavures policières contre des jeunes de la communauté noire, le président a voulu faire comprendre, quitte à choquer, qu’un Dylann Roof n’est pas seulement un être malade mais le produit de toute une mouvance suprémaciste aussi habile que les jihadistes de Daesh à infecter l’internet.

    Au-delà, le mot « nigger » correspond exactement aux clichés qui hantent l’esprit de millions d’Américains blancs tout droit sortis des romans de William Faulkner, ceux pour qui l’arrivée, en 2008, d’une famille noire à la Maison Blanche fut un traumatisme majeur et le révélateur d’un sentiment d’impuissance et de victimisation dont ils ne se sont toujours pas remis. C’est à eux qu’Obama s’adressait dans son interview et, quatre jours plus tard, lors de l’éloge funèbre qu’il a prononcé aux funérailles du pasteur Pinckney, l’une des neuf victimes de ce petit Blanc chômeur, déscolarisé et introverti, qui arborait sur son blouson les écussons de l’Afrique du Sud de Johannes Vorster et de la Rhodésie de Ian Smith.

    À moins d’une année et demie de la fin de son dernier mandat, il a fallu le drame de Charleston pour que Barack Obama, d’ordinaire si prudent sur le sujet, retrouve les accents de son formidable discours de Philadelphie, en 2008 (édité en français sous le titre De la race en Amérique) et l’inspiration des Rêves de mon père, ces Mémoires dans lesquelles, pour retracer l’ambiance de sa jeunesse, il cite à dix-neuf reprises le mot « nigger ». Pendant près de sept ans, le fait d’être à la fois le porteur de tant d’espoirs et le réceptacle de tant de haines avait paralysé le fils du Kényan Barack Hussein Obama Sr et de l’Américaine Ann Dunham. En osant enfin violer le tabou sémantique pour expliquer à ses compatriotes le chemin qu’il leur reste à parcourir avant de prétendre donner au monde des leçons d’égalité et de fraternité, c’est un peu de lui-même qu’il a aussi libéré.

    François Soudan

    par François Soudan

    François Soudan est directeur de la rédaction de Jeune Afrique.