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UDPS : Beltchika répond à Tshisekedi-Point de vue d’un observateur.

Par Gontcho

UDPS-LOGO1J’ai eu l’occasion de suivre ce matin la rediffusion d’un point de presse tenu par Beltchika, le leader de fait d’une aile de l’UDPS à Kinshasa, sur la récente décision d’Etienne Tshisekedi de désigner Remy Massamba pour étudier l’organisation d’un congrès du parti.
La désignation de Massamba pour étudier l’organisation d’un congrès alors que Beltchika et ses supporters en ont organisé un est perçu comme un désaveu dont il est permis de se demander dès aujourd’hui les conséquences sur l’UDPS en tant que parti, et sur l’UDPS en tant que partie prenante aux élections de 2011.
Belthika a déclaré : Les décisions du congrès sont exécutoires et opposables à tous, y compris au Président national (Tshisekedi) , car il est démocrate. Autrement dit, Tshisekedi ne peut pas contredire les décisions du congrès sans renier le combat de toute sa vie pour la liberté, la démocratie.
Il a accusé l’entourage de Tshisekedi (en Europe) de l’avoir isolé, de lui refuser le contact avec les cadres du parti restés au pays (notamment lui, et Me Mukendi) et de le livrer pieds et poings liés au camp de Mutanda et Mubake, achetés par le pouvoir, qui sont les mêmes à l’avoir amené à s’abstenir en 2006 contre la volonté des militants.
Dans notre lecture, deux choses sont claires :
1° Impossible de réconcilier les camps Mutanda et Belthicka, sauf à vouloir jouer à l’hypocrisie, le temps d’une photo pour tromper les naïfs
2° Tshisekedi est en opposition frontale avec Beltchika et Me Mukendi. En sortira-t-il vainqueur ?
Ceci nous ramène aux fameuses larmes du leader de l’UDPS à la messe de Bruxelles, autour desquelles on a fait les commentaires les plus divers.
Pour nous qui observons les choses depuis Kinshasa, il est clair que Beltchika n’est pas un poids mouche dans la machine de l’UDPS et son éventuelle mise à l’écart ne sera pas sans conséquence pour Tshisekedi à la santé vacillante, malgré les affirmations de foi de certains. Peut-il entamer une campagne présidentielle à la dimension de celle qui nous attend sans y laisser la vie, lui à qui les médecins ne cessent de recommander le plus grand repos ? Et Tshisekedi absent, qui prendra les commandes des frères ennemis de l’UDPS ? Il s’agit, à notre avis, d’une mission impossible. L’issue est la dissidence, ou demain une guerre en justice entre les clans rivaux, à la plus grande joie du PPRD.
Pourquoi ne pas demander aux militants de se prononcer ? Après tout, on est dans une démocratie et les militants ont leur mot à dire. Si l’on continue à s’en remettre à la seule volonté du Président national, qui manifestement, ne veut plus parler en français facile et audible pour tout le monde, et bien, il est temps d’entonner le requiem pour l’UDPS.
Si je me soucie de ce parti, dont je ne suis pas membre, c’est parce qu’au-delà des insuffisances humaines, il est la fille aînée de la prise de conscience des Congolais en ce qui concerne la démocratie, après plusieurs décennies de dictature mobutienne. Finalement, face à l’impossibilité de résoudre cette rivalité fratricide, je proposerais de liquider l’UDPS actuelle et demander aux uns et aux autres d’en former autant qu’ils voudront, avec des textes modernisés. Parricide ? Nenni. Tshisekedi doit aller au panthéon de la démocratie congolaise, mais comment aller au ciel si on ne veut pas mourir, ne fut-ce que symboliquement ?