Author: Don Kayembe

  • Mali : les dessous de l’opération ayant éliminé le chef jihadiste Amadou Koufa

    Mali : les dessous de l’opération ayant éliminé le chef jihadiste Amadou Koufa

    La mort du chef jihadiste Amadou Koufa, annoncée samedi 24 novembre par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe, constitue un succès significatif de la lutte contre les groupes armés dans le centre du Mali où se concentre l’essentiel des violences qui déchirent le pays.

    Amadou Koufa, prédicateur radical malien, est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali où lui sont attribuées plusieurs des violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plusieurs centaines de morts depuis le début de l’année.


    >>> À LIRE – Mali : Amadou Koufa, le visage peul d’Al-Qaïda


    « Par ce message, en tant que sous-chef d’État-major (des) opérations à l’EMGA (état-major général des armées maliennes), vous confirme la mort du +jihadiste+ Amadou Koufa dans la forêt de Wagadou », dans le centre du Mali, a indiqué samedi à l’AFP le général Abdoulaye Cissé, précisant qu’il avait succombé à ses blessures.

    Une opération coordonnée

    « Après l’opération militaire (des armées malienne et française), le terroriste Koufa était gravement blessé. Il a été transporté par ses proches, avant de décéder après », a confirmé à l’AFP une autre source militaire. La mort du chef jihadiste malien a également été annoncée sur la page Facebook des forces armées du Mali.

    L’armée malienne avait auparavant indiqué avoir mené avec les soldats français de la force Barkhane « une opération coordonnée, dans le centre du Mali le 23 novembre 2018, sur une base abritant le commandement de la Katiba d’Ansar Dine du Macina » dirigée par Amadou Koufa.

    « Cette opération coordonnée a permis de neutraliser une trentaine de terroristes dont Djourétou, le chef de base; Bobala, le chef des opérations et probablement Amadou Koufa », ajoutait-elle dans un communiqué publié vendredi soir, une information également donnée par la France.

    « Mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes »

    Dans son propre communiqué, l’armée française avait annoncé au même moment avoir mené dans la nuit de jeudi à vendredi une opération dans le centre du Mali qui avait permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes ». La ministre française des Armées Florence Parly a salué « une action d’ampleur, complexe et audacieuse qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Amadou Koufa, chef de la katiba Macina ».

    Détaillant la préparation de l’opération, le général Cissé a indiqué à l’AFP que « depuis des mois, les services de renseignements militaires du Mali ont collecté une masse d’informations précises qu’ils ont partagées avec les partenaires, dont la France ». Cette opération représente un coup dur pour les jihadistes, estiment des analystes.

    « La mort de Koufa, si elle est avérée, est assez significative. Koufa est en quelque sorte le porte-parole du GSIM dans le centre du Mali », a commenté à l’AFP Aurelien Tobie, chercheur à l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Il faisait référence à la principale alliance jihadiste au Sahel, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

    500 civils tués depuis le débuts de l’année

    « Il n’est pas un important chef militaire mais le GSIM a un message global et un message pour le Mali. S’il s’adresse au Mali, Koufa, originaire du centre du pays, pouvait avoir cette légitimité. C’était l’ancrage du GSIM dans la région », a ajouté le chercheur. Depuis l’apparition du groupe de Koufa, les violences intercommunautaires se sont multipliées dans le centre du pays, opposant notamment les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Ces violences ont fait plus de 500 morts civils depuis le début de l’année, selon l’ONU.

    Amadou Koufa aux côtés de Iyad Ag Ghaly

    Amadou Koufa était apparu aux côtés de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et l’Algérien Djamel Okacha dit Yahia Aboul  Hammam, dirigeant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une vidéo diffusée le 8 novembre. Amadou Koufa y invitait les musulmans en général à « faire le jihad », avant de s’adresser en particulier aux membres de l’ethnie peule. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

    Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

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  • RDC : une campagne électorale très pieuse

    RDC : une campagne électorale très pieuse

    Omniprésence de l’Eglise catholique et références régulières à Dieu: la religion joue un rôle-clé dans la campagne et les rapports de force politiques pour les élections cruciales prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo.

    Ce dimanche, les yeux sont tournés vers une messe en plein air dans un stade à Kinshasa pour célébrer «l’ inauguration du ministère » du nouvel archevêque catholique de la capitale.

    Monseigneur Fridolin Ambongo prend la succession du cardinal Laurent Monsengwo, 79 ans, une figure de l’Eglise et de l’histoire mouvementée de la RDC.

    « Que les médiocres dégagent », avait lancé en janvier ce proche du pape François en visant le régime du président Joseph Kabila. Les catholiques ont été en première ligne pour demander au président Kabila de quitter le pouvoir, ce qu’il s’apprête à faire, officiellement. Une quinzaine de personnes ont été tuées en début d’année lors de trois marches de catholiques appelées sous ce mot d’ordre.

    Après deux reports des scrutins, les 40 millions d’inscrits ont le choix entre 21 candidats, qui ne manquent jamais d’afficher leur foi. Le « dauphin » du président Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, est « catholique pratiquant », avait prévenu la coalition de la majorité présidentielle, le Front commun pour le Congo (FCC) en annonçant sa candidature le 8 août.

    Samedi, il a assisté à une messe en la cathédrale de Kinshasa pour marquer le lancement de sa campagne, avant même d’aller au-devant des électeurs, normalement à partir de cette semaine à Lubumbashi. « Le camarade Ramazani Shadary est d’abord un fervent chrétien. Il vient de remettre sa campagne entre les mains de Dieu », a déclaré à la presse Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre de la coalition du FCC.

    Une opposition unie « devant Dieu »

    Parmi les pères fondateurs du Congo, la majorité présidentielle cite « Simon Kimbangu », fondateur du culte kimbanguiste, une Eglise congolaise. « Devant Dieu et le peuple congolais j’ai décidé d’apporter mon soutien à Félix Tshisekedi », a proclamé l’ex-président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe en annonçant son désistement et un « ticket » avec Tshisekedi.

    Au plus fort de leur différend, Tshisekedi a interpellé sur Twitter l’autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu, « au nom du Dieu que nous prions, toi et moi, au Centre missionnaire Philadelphie », un Eglise protestante. A l’orée d’une campagne de tous les dangers, les évêques congolais ont repris leur bâton de pêlerin et demandé vendredi « des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique ».

    « La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ne soutient aucun candidat », ont-ils précisé, non sans esquisser le portrait-robot du président idéal. « Il nous faut des dirigeants qui respectent la loi fondamentale et la parole donnée ; des personnes honnêtes et de bonne moralité qui ne s’approprient pas les ressources du pays. Attention aux corrompus et aux corrupteurs », ont détaillé les évêques. « Un groupe de compatriotes, abusant manifestement de leur pouvoir, s’octroie des avantages faramineux au détriment du bien-être collectif », accusent-ils en visant des dirigeants actuels.

    Un président discret sur sa foi

    La RDC est un État laïc, mais la religion est omniprésente dans le quotidien des 80 millions de Congolais: cultes catholiques, protestants et kimbanguistes, Eglises du réveil, radios chrétiennes, louanges à Dieu ou au Christ jusque sur les profil de nombreux jeunes Congolais et Congolaises sur les réseaux sociaux… La RDC compte environ 40% de catholiques, 40% de protestants ou affiliés aux Eglises du réveil, et 10% de musulmans, sans oublier les « Kimbanguistes » qui célèbrent en mai leur prophète dans leur ville sainte de Nkamba (sud-ouest).

    Fin 2016, c’est la conférence épiscopale qui avait parrainé l’accord de la Saint-Sylvestre pour éviter une effusion de sang en raison du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de son dernier mandat.

    « Nulle part, dans la Bible, Jésus-Christ n’a jamais présidé une commission électorale. Rendons à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César », avait ironisé début janvier le président Kabila sur le rôle des catholiques dans la vie politique. Discret sur sa foi, Joseph Kabila est marié à une catholique, Olive. Leur mariage en 2006 a été célébré sous le double culte catholique et protestant.

     

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  • City et Liverpool intraitables pour la 13e journée

    City et Liverpool intraitables pour la 13e journée

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    Les deux leaders du championnat anglais, Manchester City et Liverpool, ont démontré leur efficacité samedi en l’emportant sur West Ham et Watford, battus 4-0 et 3-0.

    Après les matchs de cette 13e journée de la Premier League, ils joueront leurs rencontres respectives mardi et mercredi, en Ligue des champions.

    A trois jours de son déplacement à Lyon, pour la Ligue des champions, Manchester City confirme avoir retrouvé sa flamboyance de la saison passée en remportant une victoire facile à West Ham.

    La formation de Pep Guardiola reste en tête du championnat.

    Elle s’est rapidement mise à l’abri grâce à trois buts de David Silva (11e minute), Raheem Sterling (19e) et Leroy Sané (34e). Leroy Sané a corsé l’addition en toute fin de match (90+3).

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    Les Citizens se déplaceront en pleine confiance à Lyon, pour prendre leur revanche sur la seule équipe qui a réussi à les battre cette saison (1-2), le 19 septembre.

    Ils vont tenter de décrocher l’unique point qu’il leur manque pour se qualifier aux huitièmes de finale de la Ligue des champions.

    Avec deux points de retard, Liverpool confirme son statut de challenger crédible pour le titre, grâce à une victoire obtenue à Watford.

    Les Reds ont toutefois mis du temps à entrer dans le match. Il a fallu attendre le milieu de la seconde période pour voir Salah faire la différence, sur une passe de Mané (67e).

    Alexander-Arnold (76e), puis Firmino (89e) ont ensuite mis leur équipe en sécurité (0-3).

    Les Reds sont invaincus en championnat depuis le mois de mai, de quoi leur donner confiance avant leur rencontre décisive mercredi face au Paris Saint-Germain en Ligue des champions.

    Résultats et buteurs de la 13e journée :

    Samedi

    Brighton – Leicester 1 – 1

    Manchester United – Crystal Palace 0 – West Ham – Manchester City 0 – 4

    Fulham – Southampton 3 – 2

    Everton – Cardiff City 1 – 0

    Watford – Liverpool 0 – 3

    Tottenham – Chelsea 3 – 1

    Dimanche

    13h30 GMT Bournemouth – Arsenal

    16h00 GMT Wolverhampton – Huddersfield

    Lundi

    20h00 GMT Burnley – Newcastle.

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  • Afrique du Sud : des étudiantes expulsées de l’université à cause de leur grossesse

    Afrique du Sud : des étudiantes expulsées de l’université à cause de leur grossesse

    Le gouvernement sud-africain a dénoncé l’expulsion d’étudiantes enceintes de l’université de Zululand (nord-est), estimant qu’une telle mesure « perpétuait les inégalités entre les sexes ».

    Au moins une jeune femme enceinte a été expulsée d’une résidence universitaire de l’université de Zululand à l’approche de son troisième semestre de grossesse, a précisé samedi 24 novembre à l’AFP Javu Baloyi, porte-parole de la commission pour l’égalité entre les sexes, dont les membres sont nommés par le gouvernement sud-africain.

    Expulser des femmes et laisser leurs partenaires ne fait que perpétuer les inégalités entre les sexes

    D’autres cas de grossesses possibles

    « Mais on nous a dit qu’il y avait d’autres cas », a-t-il ajouté sans pouvoir préciser de chiffres. « Il s’agit de violences graves basées sur le sexe », a réagi la ministre sud-africaine des Femmes, Bathabile Dlamini, dans un communiqué envoyé dans la nuit de vendredi à samedi 24 novembre.

    « Les étudiantes ne sont pas tombées enceintes seules. Expulser des femmes et laisser leurs partenaires ne fait que perpétuer les inégalités entre les sexes, parce que de fait vous privez les jeunes femmes de leur droit à l’éducation », a-t-elle ajouté.

    « Vous menacez de défaire des décennies de combat des femmes contre les barrières sociales, politiques et économiques qui nous ont laissées aux portes de l’éducation supérieure », a encore estimé la chef de la Ligue des femmes du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

    Un taux de fertilité de 47% chez les adolescentes sud-africaines

    En 2016, l’attribution, toujours dans la province du KwaZulu-Natal (nord-est), de bourses scolaires à des jeunes filles à condition qu’elles soient vierges avait aussi provoqué l’indignation des autorités sud-africaines.

    La municipalité d’Uthukela, à l’origine de ce programme, avait expliqué que la mesure était destinée à lutter contre le sida et les grossesses précoces chez les adolescentes. La commission pour l’égalité entre les sexes avait jugé cette disposition anticonstitutionnelle.

    Le taux de fertilité chez les adolescentes sud-africaines (nombre de naissances par 1 000 jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans) est de 47%, selon des chiffres officiels datant de 2014.

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  • RDC : Ramazani Shadary lance sa campagne avec une messe à Kinshasa

    RDC : Ramazani Shadary lance sa campagne avec une messe à Kinshasa

    L’héritier désigné du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a lancé sa campagne en assistant à une messe dans la cathédrale de Kinshasa, samedi, à quatre semaines de l’élection présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo.

    « Le camarade Ramazani Shadary est d’abord un fervent chrétien. Il vient de remettre sa campagne entre les mains de Dieu », a déclaré à la presse Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre de la coalition présidentielle du Front commun pour le Congo (FCC) qui soutient Ramazani Shadary.


    >>> À LIRE – RDC : Emmanuel Ramazani Shadary cherche des alliés en Namibie


    Au premier rang à la cathédrale Notre-Dame

    Pour sa première apparition en public depuis l’ouverture officielle de la campagne jeudi, Ramazani Shadary s’est assis au premier rang de la cathédrale catholique Notre-Dame, sans dire un mot. Le curé, Espérant Boindombe, a lancé plusieurs appels à « l’humilité, la douceur, la patience, l’amour » au seuil de cette campagne qui s’annonce tendue.

    « J’aime cet exemple d’un couple où l’époux et l’épouse n’ont pas les mêmes convictions politiques. Mais ils habitent ensemble. Pourquoi ne pas faire un effort pour que nos différences, nos divisions, nos idéologies ne puissent pas nous séparer? », a-t-il lancé dans son sermon.

    Environ 40% de Catholiques en RDC

    La RDC est un Etat laïc, mais la religion est omniprésente au quotidien dans ce pays de 80 millions d’habitants majoritairement chrétien. L’Eglise catholique (environ 40% des Congolais) est présente dans le débat électoral. Vendredi, la Conférence des évêques avait demandé « des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique ».

    « Nous allons battre campagne dans l’humilité, dans l’amour tout en préservant l’unité de notre pays », a promis M. Kazembe Musonda, le cadre du FCC pro-Ramazani Shadary. Ramazani Shadary et Kazembe Musonda font partie des 15 personnalités congolaises sous sanctions de l’Union européenne qui leur reproche de « graves violations des droits de l’homme » en RDC.

    Ramazani Shadary devrait aller pour la première fois à la rencontre des électeurs lundi à Lubumbashi, la deuxième ville du pays et sa capitale minière. La capitale du Katanga est aussi un enjeu stratégique de l’élection entre les partisans du président Kabila et de son candidat, et l’opposition.

    Fayulu et Tshisekedi chez les Pentecôtistes

    L’opposition est divisée entre deux principaux candidats: le député Martin Fayulu, soutenu par Moïse Katumbi, ex-gouverneur du Katanga, et Félix Tshisekedi, soutenu par Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale. Sur le plan religieux, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi prient dans la même église pentecôtiste à Kinshasa.

    Au total 21 candidats ont été retenus pour l’élection présidentielle (sans compter le désistement de M. Kamerhe pour M. Tshisekedi). La campagne doit prendre fin le 21 décembre. Il s’agit de désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait plus se représenter après 18 ans au pouvoir.

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  • Présidentielle en RDC : Martin Fayulu ne lâche rien

    Présidentielle en RDC : Martin Fayulu ne lâche rien

    Martin Fayulu a réuni plusieurs milliers de partisans lors de son retour à Kinshasa, le 21 novembre. Et celui que ses amis qualifient de « gardien du temple » revendique haut et fort sa constance comme premier argument électoral.

    « Ils ont écarté Bemba, mais ils ont oublié qu’il y a d’autres Bemba, et Fayulu est un autre Bemba », a lancé en lingala Eve Bazaiba, la pasionaria du Mouvement de libération du Congo (MLC), le jour du retour à Kinshasa du candidat commun de la coalition Lamuka (« réveille-toi », en lingala).

    Démonstration réussie, ce 21 novembre, pour Martin Fayulu, ancien directeur pays d’Exxon Mobil, qui préside aujourd’hui le parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé).


    >>> À LIRE – RDC : comment l’opposition a sabordé l’accord de Genève pour un candidat commun


    Fort de sa réputation de « soldat du peuple », qui a le courage de braver les forces de l’ordre aux côtés des manifestants, Fayulu a rassemblé plusieurs milliers de partisans entre l’aéroport de Kinshasa et le boulevard Triomphal, tout près du stade des Martyrs. Le candidat de Lamuka peut s’appuyer aussi sur sa région d’origine du Bandundu.

    Soutiens de Bemba et Katumbi

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  • Présidentielle en RDC : les coulisses des tractations entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe

    Présidentielle en RDC : les coulisses des tractations entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe

    Tournant le dos aux autres leaders de l’opposition, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont décidé d’unir leurs forces en vue de la présidentielle du 23 décembre. Enquête sur les coulisses d’une alliance.

    Cet après-midi-là, à Paris, les températures sont légèrement au-dessus des normales de saison. Par intermittence, les nuages laissent même passer quelques rayons de soleil. Il n’en faut pas plus à Vital Kamerhe. Sans manteau, mais en jean, chemise à carreaux et veste de costume, une casquette de velours rouge vissée sur la tête, l’ancien président de l’Assemblée nationale congolaise se fraie un chemin jusqu’à nos bureaux, rue d’Auteuil. À bientôt 60 ans, il paraît revigoré, confiant. Il sourit beaucoup, lâche quelques plaisanteries au téléphone. La tempête qui a secoué l’opposition congolaise, en Suisse, semble loin.

    Dix jours plus tôt, le 11 novembre, à Genève, Vital Kamerhe et six autres leaders de l’opposition – Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi – avaient conclu un « accord de coalition ». Mais ce deal, qui faisait de Fayulu le candidat commun de l’opposition, a coulé dès le lendemain. Brandissant le désaccord de leurs bases respectives, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi ont quitté le navire.

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  • Togo: la Céni ira jusqu’au bout avec ou sans l’opposition

    Togo: la Céni ira jusqu’au bout avec ou sans l’opposition


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:28

    Au Togo, la contestation se fait entendre avant les élections législatives prévues le 20 décembre. L’opposition dénonce des irrégularités dans la préparation et boycotte les travaux de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). De son côté, la Céni assure, lors d’une conférence de presse, vendredi 23 novembre, qu’elle ira jusqu’au bout avec ou sans les membres de l’opposition. Elle continue ainsi sa préparation des scrutins, notamment le recensement des électeurs.

    Il n’y a pas eu de commentaires sur les huit membres de l’opposition qui boycottent toujours les travaux de la Céni et pas de commentaires non plus sur le message de la conférence des évêques du Togo qui estime que l’organisation unilatérale des élections législatives du 20 décembre risque de conduire, de nouveau, le pays vers le chaos. « Ce débat est utile dans une autre arène. Pas à la Céni », répond le professeur Kodjona Kadanga, président de la Céni.

    Le président de la commission électorale nationale indépendante a par ailleurs fait d’autres annonces. « A ce stade, nous pouvons dire qu’à l’issue de ces opérations de fin de traitement de données, en guise de tendance et sous réserve, après la compilation des données des données des 38 Céli [Commissions électorales locales indépendantes], à ce jour, les résultats sont les suivants : total des enrôlés : 3 millions 48 599 pour les deux zones », a déclaré Kodjona Kadanga, président de la Céni.

    Ces données, issues du recensement, sont en cours de traitement, selon le président de la Céni, dont l’objectif est d’enlever les doublons et d’apurer la liste pour obtenir un fichier électoral fiable et définitif. La coalition des quatorze partis de l’opposition, en dialogue avec le pouvoir, refuse de prendre part à ce processus électoral. Pourtant, 816 candidats issus de douze partis politiques et plus d’une quinzaine de listes d’indépendants convoitent les 91 sièges en jeu à l’Assemblée nationale.

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  • RDC : obsèques des deux étudiants tués lors d’une manifestation

    RDC : obsèques des deux étudiants tués lors d’une manifestation


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:24

    En République démocratique du Congo (RDC), la levée des corps des deux étudiants tués la semaine dernière, a eu lieu vendredi 23 novembre, à Kinshasa. Les étudiants de l’université de la capitale, l’Unikin, ont été abattus par les balles de la police alors qu’ils manifestaient pour réclamer la reprise des cours après deux mois de grève des leurs professeurs. Partagés entre tristesse et colère, leurs camarades leur ont rendu hommage.

    Dès 9h00 du matin, plusieurs centaines d’étudiants se sont réunis devant la morgue des cliniques universitaires. Ils ont chanté contre la police et le pouvoir en place. Les deux corps ont été sortis du bâtiment deux heures plus tard. La tension était vive. Les deux familles se sont mises à l’écart. Les étudiants ont récupéré les cercueils de leurs amis, les ont posés sur leurs épaules et ont fait le tour du campus au pas de course. La première destination fut le home 10 où logeaient les deux étudiants. Une estrade funéraire y a même été même installée.

    Après ces hommages à l’université, les étudiants, par centaines, ont quitté le campus et sont allés déposer les cercueils dans deux funérariums, dans les communes de Lemba et de Limete où attendaient les familles.

    Le procès de deux policiers, présumés auteurs de ces deux tirs, a également débuté. Pendant ce temps, les professeurs n’ont toujours pas repris les cours.

    Nous sommes tellement en colère. On vient de tuer nos deux camarades inopinément. Les étudiants sont fâchés.

    Reportage à l’université de Kinshasa

    24-11-2018
    – Par
    Patient Ligodi

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  • Guinée: nouveau dispositif sécuritaire à Conakry

    Guinée: nouveau dispositif sécuritaire à Conakry


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:18

    Après des semaines de violences en marge de manifestations, les autorités ont annoncé la création de patrouilles mixtes composées de policiers, de gendarmes et de militaires. Les premières ont commencé à circuler, mais elles sont critiquées par la société civile. Deux semaines après la mort de deux jeunes manifestants et celle d’un policier, battu à mort par des habitants le lendemain, plusieurs organisations considèrent que ce dispositif risque d’aggraver encore les tensions sociales dans la capitale guinéenne.

    Des policiers, des gendarmes et des militaires patrouillant ensemble sur les grands axes de Conakry, l’image inquiète de nombreux habitants des quartiers réputés favorables à l’opposition. De nombreuses organisations de la société civile s’inquiètent également, notamment le Balai citoyen qui voit dans ce dispositif une violation flagrante de la Constitution selon laquelle l’armée ne participe pas aux opérations de maintien de l’ordre.

    Face aux critiques, le directeur de l’information du ministère de la Défense a pris soin de préciser que cette opération de sécurité avait pour unique but de lutter contre la criminalité. D’ailleurs, explique une source sécuritaire, aucune patrouille ne sera placée sous le commandement d’un militaire, mais sous le commandement du plus haut gradé de police ou de gendarmerie.

    Mais cette même source précise cependant que si les jours de manifestations, seuls les policiers et les gendarmes seront mobilisés, des militaires pourraient quand même participer à des opérations nocturnes.

    Inquiétude de la société civile

    Le Balai citoyen exige l’immatriculation de tous les véhicules des patrouilles mixtes, dans le but d’éviter d’éventuelles « bavures et dérives », explique l’organisation.

    Ce nouveau dispositif sécuritaire inquiète également l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH). D’autant plus que pour l’instant, les patrouilles mixtes sont déployées uniquement sur l’axe qui traverse les quartiers réputés favorables à l’opposition. « On ne les voit pas sur les autres grandes routes de Conakry », explique Alseny Sall, chargé de programme à l’OGDH.

    « J’ai trouvé cette mesure d’abord illégale et inopportune. Si nous prenons la loi sur le maintien d’ordre public, notamment dans l’article 3, cette loi est claire et dit : le maintien d’ordre public en temps normal, c’est la police qui est chargée de maintenir l’ordre public. Et en fonction des intensités des violences, la gendarmerie peut intervenir subsidiairement. En aucun cas, en temps normal, les forces armées ne peuvent intervenir directement dans le cadre du maintien de l’ordre public. C’est inquiétant parce que, si vous constatez dans les faits, c’est un seul axe qui est occupé, notamment l’axe Hamdalaye-Bambeto-Cosa. C’est là que ces patrouilles sont déployées en grande force. Dans les autres axes de la capitale, vous ne les trouverez pas. Pour moi, c’est une sorte de stigmatisation de cet axe. Et je pense que le fait de déployer aujourd’hui l’armée le long de cet axe ne va pas apaiser davantage. »

    Dispositif justifié, selon les autorités

    Les autorités guinéennes assurent de leur côté que ce nouveau dispositif est tout à fait légal et justifié, compte tenu du contexte sécuritaire.

    « Quand il y a des situations exceptionnelles, la loi est claire : sur réquisitions, on peut bien faire appel à l’armée pour appuyer les forces de sécurité et de gendarmerie, explique Elhadj Cellou Camara, le directeur de l’Information et des relations publiques des armées. La loi est très claire là-dessus. Donc il est totalement faux de dire qu’il n’est pas écrit que l’armée peut participer à des patrouilles mixtes pour sécuriser une zone où il y a l’insécurité galopante. »

    Le directeur de l’Information et des relations publiques des armées estime que « lorsque la sécurité d’un territoire est menacée, lorsqu’une partie d’un pays est menacé, lorsque les forces de défense et de sécurité constatent qu’il y a menace sur la vie des personnes, sur leurs biens, ce rôle de sécuriser le pays revient à l’Etat. Et l’Etat a pris des dispositions dans ce sens. »

    Elhadj Cellou Camara ajoute que les patrouilles mixtes ne sont pas uniquement déployées dans les quartiers réputés favorables à l’opposition. « Ces patrouilles concerneront toute la ville de Conakry », assure-t-il. Cette présence militaire inquiète au sein de la population et de la société civile. Les autorités se veulent rassurantes. Ecoutez Rachid Ndiaye, ministre d’Etat, conseiller spécial du président Alpha Condé :

    Il n’y a aucune volonté d’utiliser les forces de l’ordre contre une zone parce qu’elle appartient à l’opposition.

    Rachid Ndiaye, conseiller spécial du président guinéen

    24-11-2018
    – Par
    Clémentine Pawlotsky

    Rachid Ndiaye, le conseiller spécial du président guinéen, précise que si l’armée est statique la journée, elle est néanmoins habilitée depuis plusieurs années à circuler la nuit. Un dispositif destiné à lutter contre le banditisme et la criminalité.

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