Author: Don Kayembe

  • Christian Yoka – AFD

    Christian Yoka – AFD

    Juriste de formation, diplômé de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et de l’école de droit de l’université de Boston, ce Français d’origine congolaise a effectué la totalité de sa carrière au sein de l’Agence française de développement. Il vient d’être nommé directeur de l’institution, chargé de l’Afrique de l’Est.

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  • Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme

    Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 13:36

    En Mauritanie, le défilé du 28 novembre, fête de l’Indépendance, aura lieu dans la ville de Néma en présence du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans la même région, vient de se terminer le Festival des villes anciennes, qui s’est tenu cette année dans la petite localité historique de Oualata. Si aucun acte de terrorisme n’a été perpétré dans cette région proche du Mali depuis une dizaine d’années, les touristes occidentaux sont rares à s’aventurer jusque-là. Les autorités mauritaniennes, elles, assurent que tout a été mis en œuvre pour sécuriser les frontières du pays, mais la situation reste fragile.

    Reportage à Oualata

    26-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Oualata, on la surnomme « la petite sœur de Tombouctou ». D’ordinaire si calme, elle a vécu cette semaine au rythme du festival. Les ornements des portes de l’ancienne cité caravanière viennent d’être repeints, figures géométriques blanches sur ses murs bruns, Oualata s’est faite plus belle pour accueillir ses invités de marque.

    Mohamed Adnan Beyrouk est le président de ce festival : « Les villes anciennes pour nous, c’est toute notre histoire, c’est notre patrimoine, c’est notre identité commune. Chaque année, le festival reçoit plusieurs milliers de visiteurs ».

    Un appel aux touristes

    Pas de touristes occidentaux dans les ruelles ensablées de Oualata, mais si certains voyagistes ont de nouveau inscrit la visite à leur catalogue. Les Mauritaniens, eux, se sentent en sécurité. Ils sont venus de toute la région. Oualata est en zone dite « à régime spécial », sous surveillance étroite des militaires mauritaniens.

    « Effectivement, nous sommes dans l’extrême sud-est. Il y a dix ans, c’était une ville quasiment abandonnée parce qu’il a eu en fait ce développement un peu catastrophique du terrorisme dans la sous-région. La Mauritanie il y a dix ans était un pays aux frontières extrêmement poreuses, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Je crois que ce festival a été une aubaine pour ces vieilles citées. Notre pays est sécure et nous en sommes fiers », explique Mohamed Mahmoud Ne, le directeur de l’Office national du tourisme.

    Vers deux heures du matin, la musique s’arrête. Mais les hommes de la garde nationale, stationnés dans le fort colonial qui surplombe la ville, gardent un œil sur la cité endormie.

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  • Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion

    Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 07:50

    Le PDCI a lancé samedi 24 novembre une grande campagne d’adhésion de ses militants. Cette opération d’identification des supporters du parti historique va s’étaler jusqu’à la présidentielle de 2020. Ambitieuse, la formation politique d’Henri Konan Bédié vise à recruter un million de nouveaux militants. Ainsi, le PDCI veut mesurer son poids réel avant de partir à la conquête du pouvoir.

    Les applaudissements retentissent dans la salle de conférence de la maison du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) lorsque l’orateur annonce que plus de 5 300 nouveaux adhérents ont retiré leur carte de membre pour cette seule journée de lancement d’identification des militants.

    Les principaux cadres du parti sont présents, et, tour à tour, prennent la parole et détaillent la marche à suivre pour rejoindre le groupe politique.

    A l’extérieur, des dizaines de personnes attendent patiemment leur tour pour récupérer leur carte. Déçus par la politique du président Alassane Ouattara, ces sympathisants veulent désormais passer au statut de véritable militant. « Nous sommes dans un temps de paix de notre pays, explique l’un d’entre eux. J’ai décidé de venir adhérer à mon parti et participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de mon parti. La gouvernance actuelle ne nous convient pas parce que c’est un club d’amis qui s’est accaparé le pays, donc le PDCI veut mettre de l’ordre ».

    La reconquête du pouvoir

    Depuis sa rupture avec l’alliance présidentielle en août dernier et la défaite aux élections locales du 13 octobre, le parti historique ivoirien n’a plus qu’une idée en tête : la reconquête du pouvoir, perdu en 1999 suite à un coup d’État militaire.

    « L’objectif aujourd’hui : fixer le cap du PDCI, explique Anaman Yabo Narcisse, le premier vice-président du bureau exécutif de la Jeunesse urbaine du PDCI (JPDCI). Toutes les actions qui sont posées vont dans ce sens. Donc tout ce qui se fait actuellement qui aide de nouvelles adhésions, doit concourir également à ce que le PDCI revienne au pouvoir en 2020 ».

    Le parti vise 500 000 adhésions dans les trois prochains mois, le double d’ici la présidentielle de 2020.

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  • Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

    Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

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  • Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord

    Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 04:44

    Après des débuts laborieux, l’opération Désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) prend peu à peu forme dans le nord du Mali. Environ 1 500 combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés proches de Bamako ont déposé les armes, dans trois localités du nord du Mali. Le processus se poursuit.

    Les premiers à déposer les armes sont les combattants d’une unité mixte, notamment composée de combattants de l’ex-rébellion (la CMA) et ceux des groupes armés proches de Bamako.

    A ceux-là, il faut ajouter les combattants de groupes armés dissidents, mais qui ont accepté d’intégrer le processus de paix. L’opération DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) a plutôt avancé. A Tombouctou, Gao et Kidal, trois localités du Nord, un peu plus de 400 combats ont en moins de deux semaines déposé les armes.

    A en croire les acteurs, l’ambiance est plutôt conviviale sur le terrain. Mohamed El Maouloud Ramadane, l’un des porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), confie par exemple que si le cap est maintenu, le processus devrait même s’accélérer.

    Des problèmes qui ralentissaient le déroulement de l’opération ont trouvé solution. Par exemple, des combattants qui se sont bombardé « général », tenaient à être intégrés dans l’armée malienne avec ce grade. Cela a été refusé. A terme, plus de 30 000 combattants sont ciblés pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion.

    Un couac quand même à Kidal : des éléments de groupes dissidents n’ont pas été autorisés par la CMA (ex-rébellion) à rentrer dans la ville pour le désarmement.

    Les deux poumons de l’organisation de l’opération sont la Commission nationale du DDR (qui a reçu de l’Etat malien pour le démarrage de l’opération environ 300 millions de FCFA) et la mission de l’ONU au Mali, qui outre des primes à chaque combattant qui désarme a déjà mobilisé 114 millions de FCFA.

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  • John Antwi, l’étoile ghanéenne du football égyptien

    John Antwi, l’étoile ghanéenne du football égyptien

    Copyright de l’image Getty Images

    Le Ghanéen John Antwi est devenu le meilleur buteur étranger du football égyptien, avec 63 buts.

    Antwi, 26 ans, a inscrit un triplé pour son équipe, Misr Lel-Makkasa, contre Enppi (4-3), en première ligue égyptienne.

    Il bat le record de son compatriote Ernest Papa Arko, auteur de 61 buts inscrits en Egypte. Arko a joué pour cinq clubs égyptiens dont le Zamalek.

    John Antwi a débuté sa carrière avec Al Ismaily en 2013, où il a marqué 28 buts avant de rejoindre Al Ahly deux ans plus tard.

    Il est ensuite allé à Misr Lel-Makassa, un club avec lequel il a marqué 32 buts en trois saisons.

    Sa bonne forme lui a valu d’être convoqué en sélection nationale, mais il n’a pas encore joué une rencontre internationale avec les Black Stars.

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  • Algérie : trois proches présumés du journaliste Adlène Mellah libérés dans l’attente de leur procès

    Algérie : trois proches présumés du journaliste Adlène Mellah libérés dans l’attente de leur procès

    Trois personnes présumées proches d’un célèbre cyberactiviste algérien ont été libérées en attente de leur procès, a indiqué dimanche l’un de leurs avocats.

    Le comédien Kamel Bouakaz, l’ancien footballeur Fodhil Dob et Houari Boukhors –frère du blogueur Amir.dz, qui dénonce sur sa page Facebook les supposées turpitudes de certains dirigeants algériens– avaient été arrêtés le 22 octobre.


    >>> À LIRE – Algérie : ce qu’il faut savoir sur l’affaire des quatre journalistes emprisonnés pour diffamation


    Kamel Bouakaz, Kamel Bouakaz et Houari Boukhors ont été inculpés notamment de « chantage » par la « menace de divulgation d’informations attentatoires pour l’obtention de fonds » et d’atteinte à la vie privée », a affirmé à l’AFP un de leurs avocats, Me Nourredine Benisssad.

    Ils sont visés par des plaintes déposées par le wali (préfet) d’Alger, Abdelkader Zoukh, et le maire d’Alger, Abdelhakim Bettache, selon Me Benissad.

    Les trois co-accusés avaient été remis en liberté en attente de leur procès prévu le 24 février, a-t-il précisé. Ils avaient été arrêtés le même jour qu’Adlène Mellah, directeur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse.


    >>> À LIRE – Algérie : Adlène Mellah, trois questions sur le dossier d’un journaliste emprisonné


    Adlène Mellah, sorti de prison jeudi, est poursuivi pour « chantage et atteinte à la vie privée », ainsi que de « diffamation ». Son procès aura lieu le 7 février. Le cas Mellah est « distinct » de celui des trois hommes, a affirmé Me Benissad. M. Mellah avait été incarcéré lors d’une vague d’arrestations de journalistes en Algérie: cinq journalistes ont été détenus au cours de ces dernières semaines. Quatre d’entre eux, en comptant M. Mellah, ont été remis en liberté.

    Seul reste détenu Abdelkrim Zeghilèche, directeur de la webradio Sarbacane, incarcéré depuis le 31 octobre pour des chefs d’accusation qui n’ont pas été révélés. Début novembre, une vingtaine de sites d’informations algériens ont dénoncé une « campagne de criminalisation » de la presse électronique algérienne et des tentatives visant à la « discréditer ».

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  • Aubameyang redonne le goût de la victoire à Arsenal

    Aubameyang redonne le goût de la victoire à Arsenal

    Copyright de l’image Reuters

    Le Gabonais a été décisif dans la victoire des Gunners sur Bournemouth, 2-1, pour la 13e journée de la Premier League.

    Grâce à lui, Arsenal retrouve le goût de la victoire en Premier League, après trois matchs nuls, en battant Bournemouth, 2-1.

    Il a fallu un but contre son camp de Jefferson Lerma pour que la victoire des Gunners soit scellée.

    Le but de Pierre-Emerick Aubameyang (67e minute) est son huitième de la saison.

    Cette réalisation décisive du Gabonais offre le succès à son équipe jusque-là tenue en échec après l’égalisation de Joshua King (45e+1).

    Les Gunners doivent montrer un meilleur visage à domicile contre Tottenham dans une semaine, un match déjà crucial pour les places en Ligue des champions, l’année prochaine, puisque les Spurs prendraient six points d’avance en cas de victoire.

    Ce succès permet à Arsenal de ne pas se retrouver distancés pour le podium.

    Avec 27 points, les hommes d’Unai Emery restent à la cinquième place, à trois points de la troisième marche et à une seule longueur de Chelsea, le quatrième battu samedi à Tottenham, 3-1.

    Les résultats de la 13e journée de Premier League

    Samedi

    Brighton – Leicester 1 – 1

    Manchester United – Crystal Palace 0 – 0

    West Ham – Manchester City 0 – 4

    Fulham – Southampton 3 – 2

    Everton – Cardiff City 1 – 0

    Watford – Liverpool 0 – 3

    Tottenham – Chelsea 3 – 1

    Dimanche

    Bournemouth – Arsenal 1 – 2

    16h00 GMT : Wolverhampton – Huddersfield

    Lundi

    20h00 GMT : Burnley – Newcastle.

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  • [Tribune] Kiswahili, anglais, français, lingala… Do you speak rwandais ?

    [Tribune] Kiswahili, anglais, français, lingala… Do you speak rwandais ?

    Alors que l’une de ses éminentes ressortissantes vient de prendre la tête de la Francophonie, la question lui est posée sans relâche : le Rwanda est-il anglophone ou francophone ? Et s’il n’était ni l’un ni l’autre, et bien plus à la fois ?

    À l’occasion de la campagne menée par Louise Mushikiwabo, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, pour conquérir avec succès le secrétariat général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), que n’a-t-on lu, chez ses détracteurs, sur le rapport aux langues qu’entretiendraient les Rwandais !

    Au hit-parade des principaux lieux communs, l’idée que notre pays, jadis « francophone », aurait basculé vers la langue de Shakespeare. La réalité est bien plus complexe et nécessite de revenir sur la relation peu commune que les Rwandais, marqués par une longue histoire d’exil, entretiennent avec les langues étrangères.


    >>> À LIRE – Francophonie : au Rwanda, le français marginalisé mais toujours là


    Ne pas être pris pour un « muzungu »

    Chacun le sait à Kigali : si votre voiture montre des signes de fatigue, mieux vaut parler couramment le luganda, un idiome ougandais. Mécaniciens et bricoleurs, vendeurs de marques d’origine ou factices, tous sévissent à Nyabugogo, dans la banlieue de la capitale, et parlent le luganda. Les prix variant selon qu’on est initié ou pas, s’exprimer dans cette langue est un atout, au risque d’être pris pour un « muzungu » : touriste, pigeon, bon pour l’arnaque…

    Par contre, Chez Zozo, le soir, à Gisimenti, il est préférable de s’exprimer en lingala pour déguster du foufou au makayabu (poisson salé, 100 % congolais), qu’on mange en regardant un orchestre – congolais également – se produire sur une petite scène improvisée, égrenant les tubes les plus populaires du moment à Kinshasa. Idem à « Nganda na biso » (« Notre bistro », en lingala), alias Chez Mère Josée.

    « Nyamijos », comme on le surnomme, évolue à son propre rythme, et la politique, ici, n’intéresse pas plus que ça

    À Nyamirambo, ce quartier musulman un peu en marge du développement fulgurant du reste de la capitale, on parle le kiswahili. « Nyamijos », comme on le surnomme, évolue à son propre rythme et la politique, ici, n’intéresse pas plus que ça. On y porte généralement la djellaba, on y parle business et football – aussi bien des performances des clubs européens en Champions League que du match qui s’est déroulé au vieux stade, qui porte le même nom que la commune, entre Rayon Sport et APR, les deux clubs rivaux de la capitale.

    On y fait du petit commerce, on y prie cinq fois par jour et on y boit du thé agrémenté de beignets sucrés.

    Les Kigalois optent pour le « kinyafranglais »

    C’est quand on veut manger européen que les choses se compliquent. Poivre Noir, un petit restaurant familial, propose des menus en français. Le couple qui tient l’établissement va, certes, vous répondre en anglais mais avec un accent à vous couper l’appétit. Quant à Republika, un restaurant afro-jazz, les propriétaires y parlent l’anglais et le kiswahili mais sont prêts à faire un petit effort en français pour les clients fidèles. Inutile de chercher à comprendre, surtout après quelques verres…

    Le « kinyafranglais » est un ragoût maison mêlant les trois langues principales du pays, assaisonné d’une pincée de kiswahili

    Si les Rwandais francophones ont appris l’anglais avec facilité, leurs compatriotes anglophones, eux, ont éprouvé plus de mal à faire l’inverse – sauf quand leurs parents avaient les moyens d’envoyer leur progéniture dans des écoles privées qui font cours à parité dans les deux langues.


    >>> À LIRE – Francophonie : où parle-t-on le plus français en Afrique ?


    Assommés par tant de variantes linguistiques, les Kigalois, quand ils veulent décompresser, le soir, autour d’une bière, optent pour le « kinyafranglais » : un ragoût maison mêlant les trois langues principales du pays, assaisonné d’une pincée de kiswahili. S’il fut un temps où le luganda passait pour une langue prisée au sommet du pouvoir – puisque la plupart des généraux ayant libéré le pays en 1994 avaient évolué auparavant en Ouganda – et le lingala pour la langue des ambianceurs – pour des raisons connues de toute l’Afrique -, ces deux idiomes ont fini par être vus comme plutôt ringards, à mesure que le kinyarwanda prenait son essor.

    Par ailleurs, la seule retombée positive que nous ayons reçue de notre voisin burundais depuis le début de la crise politique, en 2015, consiste en un afflux de jeunes gens éduqués dans un bien meilleur français que celui que nous pratiquons nous-mêmes. Musiciens, artistes ou activistes, ils ont, pour ainsi dire, décoincé Kigali, à l’instar de Davy-Carmel Ingabire et Novella Nikwigize, deux animateurs burundais devenus des stars à la télévision rwandaise. Sans parler du journaliste Innocent Muhozi et de son équipe de Radio-Télé Renaissance, qui émet, en exil, depuis Kigali…

    Face à ce buffet « all inclusive », les jeunes Rwandais passent donc leur adolescence à emprunter de multiples accents

    Pas d’accent dans les hautes sphères

    Face à ce buffet « all inclusive », les jeunes Rwandais passent donc leur adolescence à emprunter de multiples accents, avant d’en adopter un – au choix : ghetto-rap ou celui des Community Colleges américains, où la plupart d’entre eux étudient. Des accents qu’ils perdront aussitôt lorsqu’ils seront appelés à assumer des fonctions publiques.

    Dans les hautes sphères, il est en effet mal vu de prendre plaisir à pratiquer une langue étrangère, n’en déplaise aux règles de l’hospitalité. C’est pourquoi nous avons tous gardé au frais une barquette de kinyarwanda, au cas où notre nom viendrait à être publié, un mercredi, dans le communiqué du Conseil des ministres.

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  • Mali : le message du fils de l’otage Sophie Pétronin à Emmanuel Macron

    Mali : le message du fils de l’otage Sophie Pétronin à Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron « doit clarifier sa position » sur l’éventuelle rançon pour libérer Sophie Pétronin, otage française détenue au Mali depuis près de deux ans, a réclamé samedi soir son fils Sébastien Chadaud-Pétronin dans un entretien à Nouakchott avec l’AFP, RFI et Radio France.

    Sébastien Chadaud-Pétronin a entamé il y a une semaine un voyage au Sahel pour tenter d’intercéder en faveur de la libération de sa mère, après un récent message vidéo très alarmant des ravisseurs. « L’urgence, c’est trouver un accord. C’est la raison pour laquelle je me suis rendu en Afrique », a-t-il expliqué, de retour à Nouakchott après un passage à Bamako.


    >>> À LIRE – Mali : ce que l’on sait de l’enlèvement de Sophie Pétronin à Gao


    La question des rançons des otages

    Concernant la question des rançons, « je demande à M. Macron de clarifier sa position », a-t-il dit. « M. Macron a le droit de sacrifier l’otage, en sa qualité de chef des armées, mais le sacrifice est la résultante d’un refus de négociation. Donc il a aussi un devoir de transparence, et je crois que dans la situation d’urgence, où on a tous peur qu’elle soit en train de mourir, s’il y a refus de négociation, je pense qu’il est temps maintenant de l’acter », a-t-il affirmé.

    Je demande à M. Macron de clarifier sa position

    Le message d’un fils à sa mère

    « Un canal s’est brusquement bloqué » à Bamako mais « j’attends beaucoup d’un rendez-vous prochain. Bien sûr que je vais rester là (…) Si je rentre maintenant, j’en suis au même point que quand je suis arrivé », a-t-il souligné, même si « le Quai d’Orsay me met en garde sur les déplacements, les rendez-vous ».

    « Maintenant ça suffit, ma mère est en train de mourir, et nous l’abandonnons », a-t-il déploré.

    « Si tu entends ça, ma petite maman, garde de l’espoir, et accroche-toi parce que je continue, je ne lâcherai rien, je suis là, j’irai là où tu seras. Tant que tu vivras, je ferai tout pour te rejoindre », a-t-il lancé à l’adresse de Sophie Pétronin, 73 ans.

    Maintenant ça suffit, ma mère est en train de mourir, et nous l’abandonnons

    Enlevée le 24 décembre 2016

    Dans une vidéo reçue le 11 novembre, l’otage française n’apparaît pas. « C’est uniquement un message des gens qui la détiennent, on la voit en photo, elle est sur fond d’écran, et elle est alitée », avait alors décrit son fils, en qualifiant d’ »extrêmement préoccupant » le contenu de ce message.

    La dernière vidéo où apparaissait l’otage de 73 ans, longue de 7 minutes, a été reçue mi-juin. Elle y apparaissait très fatiguée et le visage émacié, et en appelait au chef de l’État. La septuagénaire qui, au moment de son enlèvement à Gao (nord Mali), le 24 décembre 2016, dirigeait une association d’aide aux orphelins, affirmait dans sa dernière vidéo redouter de devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée.

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