Author: Don Kayembe

  • Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord

    Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 04:44

    Après des débuts laborieux, l’opération Désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) prend peu à peu forme dans le nord du Mali. Environ 1 500 combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés proches de Bamako ont déposé les armes, dans trois localités du nord du Mali. Le processus se poursuit.

    Les premiers à déposer les armes sont les combattants d’une unité mixte, notamment composée de combattants de l’ex-rébellion (la CMA) et ceux des groupes armés proches de Bamako.

    A ceux-là, il faut ajouter les combattants de groupes armés dissidents, mais qui ont accepté d’intégrer le processus de paix. L’opération DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) a plutôt avancé. A Tombouctou, Gao et Kidal, trois localités du Nord, un peu plus de 400 combats ont en moins de deux semaines déposé les armes.

    A en croire les acteurs, l’ambiance est plutôt conviviale sur le terrain. Mohamed El Maouloud Ramadane, l’un des porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), confie par exemple que si le cap est maintenu, le processus devrait même s’accélérer.

    Des problèmes qui ralentissaient le déroulement de l’opération ont trouvé solution. Par exemple, des combattants qui se sont bombardé « général », tenaient à être intégrés dans l’armée malienne avec ce grade. Cela a été refusé. A terme, plus de 30 000 combattants sont ciblés pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion.

    Un couac quand même à Kidal : des éléments de groupes dissidents n’ont pas été autorisés par la CMA (ex-rébellion) à rentrer dans la ville pour le désarmement.

    Les deux poumons de l’organisation de l’opération sont la Commission nationale du DDR (qui a reçu de l’Etat malien pour le démarrage de l’opération environ 300 millions de FCFA) et la mission de l’ONU au Mali, qui outre des primes à chaque combattant qui désarme a déjà mobilisé 114 millions de FCFA.

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  • John Antwi, l’étoile ghanéenne du football égyptien

    John Antwi, l’étoile ghanéenne du football égyptien

    Copyright de l’image Getty Images

    Le Ghanéen John Antwi est devenu le meilleur buteur étranger du football égyptien, avec 63 buts.

    Antwi, 26 ans, a inscrit un triplé pour son équipe, Misr Lel-Makkasa, contre Enppi (4-3), en première ligue égyptienne.

    Il bat le record de son compatriote Ernest Papa Arko, auteur de 61 buts inscrits en Egypte. Arko a joué pour cinq clubs égyptiens dont le Zamalek.

    John Antwi a débuté sa carrière avec Al Ismaily en 2013, où il a marqué 28 buts avant de rejoindre Al Ahly deux ans plus tard.

    Il est ensuite allé à Misr Lel-Makassa, un club avec lequel il a marqué 32 buts en trois saisons.

    Sa bonne forme lui a valu d’être convoqué en sélection nationale, mais il n’a pas encore joué une rencontre internationale avec les Black Stars.

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  • Algérie : trois proches présumés du journaliste Adlène Mellah libérés dans l’attente de leur procès

    Algérie : trois proches présumés du journaliste Adlène Mellah libérés dans l’attente de leur procès

    Trois personnes présumées proches d’un célèbre cyberactiviste algérien ont été libérées en attente de leur procès, a indiqué dimanche l’un de leurs avocats.

    Le comédien Kamel Bouakaz, l’ancien footballeur Fodhil Dob et Houari Boukhors –frère du blogueur Amir.dz, qui dénonce sur sa page Facebook les supposées turpitudes de certains dirigeants algériens– avaient été arrêtés le 22 octobre.


    >>> À LIRE – Algérie : ce qu’il faut savoir sur l’affaire des quatre journalistes emprisonnés pour diffamation


    Kamel Bouakaz, Kamel Bouakaz et Houari Boukhors ont été inculpés notamment de « chantage » par la « menace de divulgation d’informations attentatoires pour l’obtention de fonds » et d’atteinte à la vie privée », a affirmé à l’AFP un de leurs avocats, Me Nourredine Benisssad.

    Ils sont visés par des plaintes déposées par le wali (préfet) d’Alger, Abdelkader Zoukh, et le maire d’Alger, Abdelhakim Bettache, selon Me Benissad.

    Les trois co-accusés avaient été remis en liberté en attente de leur procès prévu le 24 février, a-t-il précisé. Ils avaient été arrêtés le même jour qu’Adlène Mellah, directeur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse.


    >>> À LIRE – Algérie : Adlène Mellah, trois questions sur le dossier d’un journaliste emprisonné


    Adlène Mellah, sorti de prison jeudi, est poursuivi pour « chantage et atteinte à la vie privée », ainsi que de « diffamation ». Son procès aura lieu le 7 février. Le cas Mellah est « distinct » de celui des trois hommes, a affirmé Me Benissad. M. Mellah avait été incarcéré lors d’une vague d’arrestations de journalistes en Algérie: cinq journalistes ont été détenus au cours de ces dernières semaines. Quatre d’entre eux, en comptant M. Mellah, ont été remis en liberté.

    Seul reste détenu Abdelkrim Zeghilèche, directeur de la webradio Sarbacane, incarcéré depuis le 31 octobre pour des chefs d’accusation qui n’ont pas été révélés. Début novembre, une vingtaine de sites d’informations algériens ont dénoncé une « campagne de criminalisation » de la presse électronique algérienne et des tentatives visant à la « discréditer ».

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  • Aubameyang redonne le goût de la victoire à Arsenal

    Aubameyang redonne le goût de la victoire à Arsenal

    Copyright de l’image Reuters

    Le Gabonais a été décisif dans la victoire des Gunners sur Bournemouth, 2-1, pour la 13e journée de la Premier League.

    Grâce à lui, Arsenal retrouve le goût de la victoire en Premier League, après trois matchs nuls, en battant Bournemouth, 2-1.

    Il a fallu un but contre son camp de Jefferson Lerma pour que la victoire des Gunners soit scellée.

    Le but de Pierre-Emerick Aubameyang (67e minute) est son huitième de la saison.

    Cette réalisation décisive du Gabonais offre le succès à son équipe jusque-là tenue en échec après l’égalisation de Joshua King (45e+1).

    Les Gunners doivent montrer un meilleur visage à domicile contre Tottenham dans une semaine, un match déjà crucial pour les places en Ligue des champions, l’année prochaine, puisque les Spurs prendraient six points d’avance en cas de victoire.

    Ce succès permet à Arsenal de ne pas se retrouver distancés pour le podium.

    Avec 27 points, les hommes d’Unai Emery restent à la cinquième place, à trois points de la troisième marche et à une seule longueur de Chelsea, le quatrième battu samedi à Tottenham, 3-1.

    Les résultats de la 13e journée de Premier League

    Samedi

    Brighton – Leicester 1 – 1

    Manchester United – Crystal Palace 0 – 0

    West Ham – Manchester City 0 – 4

    Fulham – Southampton 3 – 2

    Everton – Cardiff City 1 – 0

    Watford – Liverpool 0 – 3

    Tottenham – Chelsea 3 – 1

    Dimanche

    Bournemouth – Arsenal 1 – 2

    16h00 GMT : Wolverhampton – Huddersfield

    Lundi

    20h00 GMT : Burnley – Newcastle.

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  • [Tribune] Kiswahili, anglais, français, lingala… Do you speak rwandais ?

    [Tribune] Kiswahili, anglais, français, lingala… Do you speak rwandais ?

    Alors que l’une de ses éminentes ressortissantes vient de prendre la tête de la Francophonie, la question lui est posée sans relâche : le Rwanda est-il anglophone ou francophone ? Et s’il n’était ni l’un ni l’autre, et bien plus à la fois ?

    À l’occasion de la campagne menée par Louise Mushikiwabo, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, pour conquérir avec succès le secrétariat général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), que n’a-t-on lu, chez ses détracteurs, sur le rapport aux langues qu’entretiendraient les Rwandais !

    Au hit-parade des principaux lieux communs, l’idée que notre pays, jadis « francophone », aurait basculé vers la langue de Shakespeare. La réalité est bien plus complexe et nécessite de revenir sur la relation peu commune que les Rwandais, marqués par une longue histoire d’exil, entretiennent avec les langues étrangères.


    >>> À LIRE – Francophonie : au Rwanda, le français marginalisé mais toujours là


    Ne pas être pris pour un « muzungu »

    Chacun le sait à Kigali : si votre voiture montre des signes de fatigue, mieux vaut parler couramment le luganda, un idiome ougandais. Mécaniciens et bricoleurs, vendeurs de marques d’origine ou factices, tous sévissent à Nyabugogo, dans la banlieue de la capitale, et parlent le luganda. Les prix variant selon qu’on est initié ou pas, s’exprimer dans cette langue est un atout, au risque d’être pris pour un « muzungu » : touriste, pigeon, bon pour l’arnaque…

    Par contre, Chez Zozo, le soir, à Gisimenti, il est préférable de s’exprimer en lingala pour déguster du foufou au makayabu (poisson salé, 100 % congolais), qu’on mange en regardant un orchestre – congolais également – se produire sur une petite scène improvisée, égrenant les tubes les plus populaires du moment à Kinshasa. Idem à « Nganda na biso » (« Notre bistro », en lingala), alias Chez Mère Josée.

    « Nyamijos », comme on le surnomme, évolue à son propre rythme, et la politique, ici, n’intéresse pas plus que ça

    À Nyamirambo, ce quartier musulman un peu en marge du développement fulgurant du reste de la capitale, on parle le kiswahili. « Nyamijos », comme on le surnomme, évolue à son propre rythme et la politique, ici, n’intéresse pas plus que ça. On y porte généralement la djellaba, on y parle business et football – aussi bien des performances des clubs européens en Champions League que du match qui s’est déroulé au vieux stade, qui porte le même nom que la commune, entre Rayon Sport et APR, les deux clubs rivaux de la capitale.

    On y fait du petit commerce, on y prie cinq fois par jour et on y boit du thé agrémenté de beignets sucrés.

    Les Kigalois optent pour le « kinyafranglais »

    C’est quand on veut manger européen que les choses se compliquent. Poivre Noir, un petit restaurant familial, propose des menus en français. Le couple qui tient l’établissement va, certes, vous répondre en anglais mais avec un accent à vous couper l’appétit. Quant à Republika, un restaurant afro-jazz, les propriétaires y parlent l’anglais et le kiswahili mais sont prêts à faire un petit effort en français pour les clients fidèles. Inutile de chercher à comprendre, surtout après quelques verres…

    Le « kinyafranglais » est un ragoût maison mêlant les trois langues principales du pays, assaisonné d’une pincée de kiswahili

    Si les Rwandais francophones ont appris l’anglais avec facilité, leurs compatriotes anglophones, eux, ont éprouvé plus de mal à faire l’inverse – sauf quand leurs parents avaient les moyens d’envoyer leur progéniture dans des écoles privées qui font cours à parité dans les deux langues.


    >>> À LIRE – Francophonie : où parle-t-on le plus français en Afrique ?


    Assommés par tant de variantes linguistiques, les Kigalois, quand ils veulent décompresser, le soir, autour d’une bière, optent pour le « kinyafranglais » : un ragoût maison mêlant les trois langues principales du pays, assaisonné d’une pincée de kiswahili. S’il fut un temps où le luganda passait pour une langue prisée au sommet du pouvoir – puisque la plupart des généraux ayant libéré le pays en 1994 avaient évolué auparavant en Ouganda – et le lingala pour la langue des ambianceurs – pour des raisons connues de toute l’Afrique -, ces deux idiomes ont fini par être vus comme plutôt ringards, à mesure que le kinyarwanda prenait son essor.

    Par ailleurs, la seule retombée positive que nous ayons reçue de notre voisin burundais depuis le début de la crise politique, en 2015, consiste en un afflux de jeunes gens éduqués dans un bien meilleur français que celui que nous pratiquons nous-mêmes. Musiciens, artistes ou activistes, ils ont, pour ainsi dire, décoincé Kigali, à l’instar de Davy-Carmel Ingabire et Novella Nikwigize, deux animateurs burundais devenus des stars à la télévision rwandaise. Sans parler du journaliste Innocent Muhozi et de son équipe de Radio-Télé Renaissance, qui émet, en exil, depuis Kigali…

    Face à ce buffet « all inclusive », les jeunes Rwandais passent donc leur adolescence à emprunter de multiples accents

    Pas d’accent dans les hautes sphères

    Face à ce buffet « all inclusive », les jeunes Rwandais passent donc leur adolescence à emprunter de multiples accents, avant d’en adopter un – au choix : ghetto-rap ou celui des Community Colleges américains, où la plupart d’entre eux étudient. Des accents qu’ils perdront aussitôt lorsqu’ils seront appelés à assumer des fonctions publiques.

    Dans les hautes sphères, il est en effet mal vu de prendre plaisir à pratiquer une langue étrangère, n’en déplaise aux règles de l’hospitalité. C’est pourquoi nous avons tous gardé au frais une barquette de kinyarwanda, au cas où notre nom viendrait à être publié, un mercredi, dans le communiqué du Conseil des ministres.

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  • Mali : le message du fils de l’otage Sophie Pétronin à Emmanuel Macron

    Mali : le message du fils de l’otage Sophie Pétronin à Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron « doit clarifier sa position » sur l’éventuelle rançon pour libérer Sophie Pétronin, otage française détenue au Mali depuis près de deux ans, a réclamé samedi soir son fils Sébastien Chadaud-Pétronin dans un entretien à Nouakchott avec l’AFP, RFI et Radio France.

    Sébastien Chadaud-Pétronin a entamé il y a une semaine un voyage au Sahel pour tenter d’intercéder en faveur de la libération de sa mère, après un récent message vidéo très alarmant des ravisseurs. « L’urgence, c’est trouver un accord. C’est la raison pour laquelle je me suis rendu en Afrique », a-t-il expliqué, de retour à Nouakchott après un passage à Bamako.


    >>> À LIRE – Mali : ce que l’on sait de l’enlèvement de Sophie Pétronin à Gao


    La question des rançons des otages

    Concernant la question des rançons, « je demande à M. Macron de clarifier sa position », a-t-il dit. « M. Macron a le droit de sacrifier l’otage, en sa qualité de chef des armées, mais le sacrifice est la résultante d’un refus de négociation. Donc il a aussi un devoir de transparence, et je crois que dans la situation d’urgence, où on a tous peur qu’elle soit en train de mourir, s’il y a refus de négociation, je pense qu’il est temps maintenant de l’acter », a-t-il affirmé.

    Je demande à M. Macron de clarifier sa position

    Le message d’un fils à sa mère

    « Un canal s’est brusquement bloqué » à Bamako mais « j’attends beaucoup d’un rendez-vous prochain. Bien sûr que je vais rester là (…) Si je rentre maintenant, j’en suis au même point que quand je suis arrivé », a-t-il souligné, même si « le Quai d’Orsay me met en garde sur les déplacements, les rendez-vous ».

    « Maintenant ça suffit, ma mère est en train de mourir, et nous l’abandonnons », a-t-il déploré.

    « Si tu entends ça, ma petite maman, garde de l’espoir, et accroche-toi parce que je continue, je ne lâcherai rien, je suis là, j’irai là où tu seras. Tant que tu vivras, je ferai tout pour te rejoindre », a-t-il lancé à l’adresse de Sophie Pétronin, 73 ans.

    Maintenant ça suffit, ma mère est en train de mourir, et nous l’abandonnons

    Enlevée le 24 décembre 2016

    Dans une vidéo reçue le 11 novembre, l’otage française n’apparaît pas. « C’est uniquement un message des gens qui la détiennent, on la voit en photo, elle est sur fond d’écran, et elle est alitée », avait alors décrit son fils, en qualifiant d’ »extrêmement préoccupant » le contenu de ce message.

    La dernière vidéo où apparaissait l’otage de 73 ans, longue de 7 minutes, a été reçue mi-juin. Elle y apparaissait très fatiguée et le visage émacié, et en appelait au chef de l’État. La septuagénaire qui, au moment de son enlèvement à Gao (nord Mali), le 24 décembre 2016, dirigeait une association d’aide aux orphelins, affirmait dans sa dernière vidéo redouter de devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée.

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  • Ouganda : 30 morts dans un naufrage sur le lac Victoria

    Ouganda : 30 morts dans un naufrage sur le lac Victoria

    Une trentaine de personnes sont mortes et plus de 60 autres se sont sans doute noyées en Ouganda dans le naufrage d’un bateau où était organisée une fête sur le lac Victoria, a annoncé dimanche 25 novembre la police.

    Le navire à bord duquel se trouvaient près d’une centaine de personnes qui buvaient, dansaient et écoutaient de la musique, a coulé samedi par mauvais temps lors du dernier naufrage en date sur le plus grand lac d’Afrique.


    >>> À LIRE – Lac Victoria : « Le cauchemar de Darwin » et ses avatars


    « Trente corps ont été retrouvés et 27 personnes secourues », a déclaré une porte-parole de la police, Zura Ganyana, précisant que le drame s’était produit à 150 m seulement du rivage. « Selon l’un des survivants, il y avait plus de 90 personnes à bord », a ajouté Asuman Mugenyi, directeur des opérations de la police ougandaise.

    Beaucoup de gens ne savaient pas nager et avaient trop bu

    Surcharge et mauvais temps

    Le bateau décoré de dents de requin peintes sur la proue a coulé au large de Mutima, dans le district de Mukono, près de la capitale Kampala. Selon différents responsables et témoignages, la surcharge et le mauvais temps sont probablement à l’origine de l’accident. Facteurs aggravants, les secours auraient tardé à intervenir, beaucoup de gens ne savaient pas nager et avaient trop bu.

    « Nous nous attendons à ce que (le nombre de passagers) dépasse la capacité du bateau. Il était surchargé et, malheureusement, les gens étaient ivres », a dit le policier, M. Muyengi. « Nous soupçonnons que l’état mécanique du bateau et les conditions météorologiques ont contribué au naufrage ».

    « Une grosse tempête a frappé », a renchéri Richard Kikongo, un responsable local. « Il faisait froid et il y avait beaucoup de vent », a confirmé James Matovo, un jeune homme de 26 ans témoin du drame. D’autres ont aussi affirmé que le bateau avait pu être remis rapidement en service après une remise en état afin de profiter des fêtes de fin d’année. « C’était une grande fête », a raconté Washington Serunjogi, dont la soeur Justine Namayanja est portée disparue.

    Des secours lents à réagir

    « Justine avait participé à trois croisières avant et je savais que quelque chose n’allait pas hier parce qu’elle postait toujours des selfies sur WhatsApp et Facebook mais la nuit dernière elle ne l’a pas fait », a-t-il dit. Comme beaucoup d’Ougandais, a-t-il ajouté, sa soeur ne savait pas nager. Les secours ont été lents à réagir, a-t-il ajouté, estimant que « si des gens étaient arrivés plus vite, le nombre de survivants serait supérieur ».

    Des pêcheurs ont essayé de secourir les naufragés mais figurent parmi les victimes. « Les pêcheurs de deux petites embarcations pouvaient voir que le bateau coulait et ils se sont portés à leur secours. Les gens ont essayé de sauter sur les bateaux, mais ils étaient trop nombreux et ont coulé. Les sauveteurs sont morts aussi », a dit Richard Kikongo.

    « Des gens continuaient d’arriver sur les bateaux de pêche et un homme a été submergé. Il a été tiré vers le bas et s’est noyé », a ajouté M. Matovo. « J’ai vu beaucoup d’accidents mais rien d’aussi terrible », a-t-il encore dit.

    Le propriétaire et sa femme ont péri dans l’accident

    Selon des riverains, le bateau, dont le propriétaire et sa femme ont péri dans l’accident, était loué pour des fêtes tous les week-ends, et souvent surchargé. Dimanche matin, le centre de loisir de Mutima Country Haven avait été transformé en morgue où la police rassemblait les corps des victimes. Le porte-parole de la police, Emilian Kayima, a déclaré que les recherches de survivants se poursuivaient.

    D’une superficie de 70.000 km2, le lac Victoria a à peu près la taille de l’Irlande et se partage entre la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Il n’est pas rare que des ferries y chavirent et le nombre de décès est souvent élevé en raison d’une pénurie de gilets de sauvetage et du fait que de nombreuses passagers ne savent pas nager. En septembre, plus de 200 personnes sont mortes dans le naufrage d’un ferry, le Nyerere, qui a coulé au large de la rive tanzanienne. En 1966, plus de 800 personnes avaient perdu la vie lorsqu’un bateau, le MV Bukoba, a coulé au large de la ville de Mwanza.

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  • L’ambassade américaine à Kinshasa fermée lundi à cause d’une ” possible menace terroriste “

    L’ambassade américaine à Kinshasa fermée lundi à cause d’une ” possible menace terroriste “

    L’ambassade américaine à Kinshasa a déclaré dans un communiqué avoir reçu des informations sur une « possible menace terroriste » contre ses installations en République démocratique du Congo, à quatre semaines de la présidentielle.

    « L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a reçu des informations crédibles et précises sur une possible menace terroriste contre les installations du Gouvernement américain à Kinshasa », selon un communiqué, en anglais.

    « L’ambassade des États-Unis à Kinshasa sera fermée au public le lundi 26 novembre », précise le texte. L’ambassade encourage les citoyens américains à Kinshasa et dans l’ensemble de la RDC  » à maintenir un niveau de vigilance accru et à exercer une bonne connaissance de la situation », « surveiller les médias locaux pour les actualisations ».


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : Martin Fayulu ne lâche rien


    Les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo et permettront de désigner le successeur du président Joseph Kabila, qui ne pouvait plus se représenter après 18 ans au pouvoir. La campagne électorale a démarré jeudi et prendra fin le 21 décembre. Ancienne colonie belge, la RDC n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance en 1960.

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  • Mali : les dessous de l’opération ayant éliminé le chef jihadiste Amadou Koufa

    Mali : les dessous de l’opération ayant éliminé le chef jihadiste Amadou Koufa

    La mort du chef jihadiste Amadou Koufa, annoncée samedi 24 novembre par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe, constitue un succès significatif de la lutte contre les groupes armés dans le centre du Mali où se concentre l’essentiel des violences qui déchirent le pays.

    Amadou Koufa, prédicateur radical malien, est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali où lui sont attribuées plusieurs des violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plusieurs centaines de morts depuis le début de l’année.


    >>> À LIRE – Mali : Amadou Koufa, le visage peul d’Al-Qaïda


    « Par ce message, en tant que sous-chef d’État-major (des) opérations à l’EMGA (état-major général des armées maliennes), vous confirme la mort du +jihadiste+ Amadou Koufa dans la forêt de Wagadou », dans le centre du Mali, a indiqué samedi à l’AFP le général Abdoulaye Cissé, précisant qu’il avait succombé à ses blessures.

    Une opération coordonnée

    « Après l’opération militaire (des armées malienne et française), le terroriste Koufa était gravement blessé. Il a été transporté par ses proches, avant de décéder après », a confirmé à l’AFP une autre source militaire. La mort du chef jihadiste malien a également été annoncée sur la page Facebook des forces armées du Mali.

    L’armée malienne avait auparavant indiqué avoir mené avec les soldats français de la force Barkhane « une opération coordonnée, dans le centre du Mali le 23 novembre 2018, sur une base abritant le commandement de la Katiba d’Ansar Dine du Macina » dirigée par Amadou Koufa.

    « Cette opération coordonnée a permis de neutraliser une trentaine de terroristes dont Djourétou, le chef de base; Bobala, le chef des opérations et probablement Amadou Koufa », ajoutait-elle dans un communiqué publié vendredi soir, une information également donnée par la France.

    « Mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes »

    Dans son propre communiqué, l’armée française avait annoncé au même moment avoir mené dans la nuit de jeudi à vendredi une opération dans le centre du Mali qui avait permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes ». La ministre française des Armées Florence Parly a salué « une action d’ampleur, complexe et audacieuse qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Amadou Koufa, chef de la katiba Macina ».

    Détaillant la préparation de l’opération, le général Cissé a indiqué à l’AFP que « depuis des mois, les services de renseignements militaires du Mali ont collecté une masse d’informations précises qu’ils ont partagées avec les partenaires, dont la France ». Cette opération représente un coup dur pour les jihadistes, estiment des analystes.

    « La mort de Koufa, si elle est avérée, est assez significative. Koufa est en quelque sorte le porte-parole du GSIM dans le centre du Mali », a commenté à l’AFP Aurelien Tobie, chercheur à l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Il faisait référence à la principale alliance jihadiste au Sahel, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

    500 civils tués depuis le débuts de l’année

    « Il n’est pas un important chef militaire mais le GSIM a un message global et un message pour le Mali. S’il s’adresse au Mali, Koufa, originaire du centre du pays, pouvait avoir cette légitimité. C’était l’ancrage du GSIM dans la région », a ajouté le chercheur. Depuis l’apparition du groupe de Koufa, les violences intercommunautaires se sont multipliées dans le centre du pays, opposant notamment les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Ces violences ont fait plus de 500 morts civils depuis le début de l’année, selon l’ONU.

    Amadou Koufa aux côtés de Iyad Ag Ghaly

    Amadou Koufa était apparu aux côtés de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et l’Algérien Djamel Okacha dit Yahia Aboul  Hammam, dirigeant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une vidéo diffusée le 8 novembre. Amadou Koufa y invitait les musulmans en général à « faire le jihad », avant de s’adresser en particulier aux membres de l’ethnie peule. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

    Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

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  • RDC : une campagne électorale très pieuse

    RDC : une campagne électorale très pieuse

    Omniprésence de l’Eglise catholique et références régulières à Dieu: la religion joue un rôle-clé dans la campagne et les rapports de force politiques pour les élections cruciales prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo.

    Ce dimanche, les yeux sont tournés vers une messe en plein air dans un stade à Kinshasa pour célébrer «l’ inauguration du ministère » du nouvel archevêque catholique de la capitale.

    Monseigneur Fridolin Ambongo prend la succession du cardinal Laurent Monsengwo, 79 ans, une figure de l’Eglise et de l’histoire mouvementée de la RDC.

    « Que les médiocres dégagent », avait lancé en janvier ce proche du pape François en visant le régime du président Joseph Kabila. Les catholiques ont été en première ligne pour demander au président Kabila de quitter le pouvoir, ce qu’il s’apprête à faire, officiellement. Une quinzaine de personnes ont été tuées en début d’année lors de trois marches de catholiques appelées sous ce mot d’ordre.

    Après deux reports des scrutins, les 40 millions d’inscrits ont le choix entre 21 candidats, qui ne manquent jamais d’afficher leur foi. Le « dauphin » du président Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, est « catholique pratiquant », avait prévenu la coalition de la majorité présidentielle, le Front commun pour le Congo (FCC) en annonçant sa candidature le 8 août.

    Samedi, il a assisté à une messe en la cathédrale de Kinshasa pour marquer le lancement de sa campagne, avant même d’aller au-devant des électeurs, normalement à partir de cette semaine à Lubumbashi. « Le camarade Ramazani Shadary est d’abord un fervent chrétien. Il vient de remettre sa campagne entre les mains de Dieu », a déclaré à la presse Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre de la coalition du FCC.

    Une opposition unie « devant Dieu »

    Parmi les pères fondateurs du Congo, la majorité présidentielle cite « Simon Kimbangu », fondateur du culte kimbanguiste, une Eglise congolaise. « Devant Dieu et le peuple congolais j’ai décidé d’apporter mon soutien à Félix Tshisekedi », a proclamé l’ex-président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe en annonçant son désistement et un « ticket » avec Tshisekedi.

    Au plus fort de leur différend, Tshisekedi a interpellé sur Twitter l’autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu, « au nom du Dieu que nous prions, toi et moi, au Centre missionnaire Philadelphie », un Eglise protestante. A l’orée d’une campagne de tous les dangers, les évêques congolais ont repris leur bâton de pêlerin et demandé vendredi « des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique ».

    « La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ne soutient aucun candidat », ont-ils précisé, non sans esquisser le portrait-robot du président idéal. « Il nous faut des dirigeants qui respectent la loi fondamentale et la parole donnée ; des personnes honnêtes et de bonne moralité qui ne s’approprient pas les ressources du pays. Attention aux corrompus et aux corrupteurs », ont détaillé les évêques. « Un groupe de compatriotes, abusant manifestement de leur pouvoir, s’octroie des avantages faramineux au détriment du bien-être collectif », accusent-ils en visant des dirigeants actuels.

    Un président discret sur sa foi

    La RDC est un État laïc, mais la religion est omniprésente dans le quotidien des 80 millions de Congolais: cultes catholiques, protestants et kimbanguistes, Eglises du réveil, radios chrétiennes, louanges à Dieu ou au Christ jusque sur les profil de nombreux jeunes Congolais et Congolaises sur les réseaux sociaux… La RDC compte environ 40% de catholiques, 40% de protestants ou affiliés aux Eglises du réveil, et 10% de musulmans, sans oublier les « Kimbanguistes » qui célèbrent en mai leur prophète dans leur ville sainte de Nkamba (sud-ouest).

    Fin 2016, c’est la conférence épiscopale qui avait parrainé l’accord de la Saint-Sylvestre pour éviter une effusion de sang en raison du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de son dernier mandat.

    « Nulle part, dans la Bible, Jésus-Christ n’a jamais présidé une commission électorale. Rendons à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César », avait ironisé début janvier le président Kabila sur le rôle des catholiques dans la vie politique. Discret sur sa foi, Joseph Kabila est marié à une catholique, Olive. Leur mariage en 2006 a été célébré sous le double culte catholique et protestant.

     

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