Author: Don Kayembe

  • « L’Assemblée générale permet de rappeler, symboliquement, que l’ONU existe »

    « L’Assemblée générale permet de rappeler, symboliquement, que l’ONU existe »

    La 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit avec les discours des chefs d’Etat et de gouvernement, à New York. Face à Donald Trump, qui a dénoncé le « globalisme », Emmanuel Macron a mis en garde contre la « loi du plus fort ». Le président américain fait face à un front uni entre l’Europe, la Russie et la Chine, prêtes à défendre l’accord sur le nucléaire iranien de 2015

    Marc Semo, journaliste au Monde chargé de la diplomatie, a répondu à vos questions et a analysé ce qu’il s’est passé depuis une semaine.

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    Baptiste : Comment les médias étrangers ont-ils interprété le discours d’Emmanuel Macron ?

    Marc Semo : Cela a été apprécié, et en premier lieu dans les pays du Sud ou les pays tels le Canada, l’Australie, l’Inde ou encore les Scandinaves, tous ces piliers de l’action onusienne, car sur le fond, le discours d’Emmanuel Macron, comme le soulignait ironiquement un diplomate, était le discours d’un secrétaire général de l’ONU. Et en ouvrant les travaux de la 73e Assemblée générale, Antonio Guterres avait peu ou prou évoqué les mêmes thèmes, sans y mettre néanmoins autant de passion.

    Lecteur : Quelle a été la tonalité du discours du représentant iranien à l’ONU ? Téhéran peut-il encore compter sur des alliés prêts à se « mouiller » pour lui ?

    Rohani est dans une situation difficile, car il est aussi sous la pression des plus « durs » de la République islamique, comme les gardiens de la révolution. Quitter à son tour l’accord de juillet 2015 et reprendre l’enrichissement serait suicidaire pour Téhéran, car automatiquement se remettrait en place tout le système de sanctions — et pas seulement celles des Etats-Unis —, car nul ne veut d’un Iran nucléaire. Mais rester dans l’accord est aussi difficile, car au-delà des bonnes intentions, on voit mal comment les Européens, même avec l’aide des Russes et des Chinois, peuvent suppléer aux pressions maximales américaines. D’où le pari de Washington, qui n’est peut-être pas faux, qu’à un moment ou à un autre, l’Iran sera prêt à négocier à nouveau, et c’est d’ailleurs le pari de Macron, qui veut compléter l’accord de 2015 avec trois piliers encadrant l’activité balistique, de nouvelles mesures pour après 2025 sur le nucléaire, quand l’accord de Vienne arrivera à expiration, et bloquer l’expansionnisme régional iranien.

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    PhilippeS : Est-ce que Macron est considéré comme un « type sans importance » dans la cour des grands ?

    En France, sa popularité plonge ; à l’extérieur, il garde une bonne partie de son image, au moins pour le moment. Ses discours sont incontestablement très forts, comme l’étaient d’ailleurs ceux d’Obama, mais le risque est le même : que cela reste des mots. Et l’on voit par exemple toutes les difficultés aujourd’hui pour la France de lancer des vraies initiatives à l’ONU. Sans les Américains « trumpisés » et sans les Britanniques en plein Brexit, Paris ne pas faire grand-chose, car c’est bien ce « P3 » (Etats-Unis, France et Royaume-Uni), comme on l’appelle dans le jargon diplomatique, qui depuis 1945 a fait tourner le système international créé après 1945.

    Tom : Y a-t-il encore des blocs à l’ONU ?

    Oui, bien sûr, même si ces alliances sont beaucoup plus mouvantes qu’avant. Chacun des « grands » a ses alliés et ses clients, à commencer par la Russie et la Chine, piliers par ailleurs d’un groupe de Shanghai, qui se veut un rival asiatique de l’Union européenne. Il y a les pays musulmans qui, sur certaines questions, font toujours bloc. Il y a malgré tout un ensemble européen qui parle peu ou prou d’une même voix et coordonne ses actions.

    Curieux : Nétanyahou met au défi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de contrôler des structures iraniennes liées à un programme nucléaire. Mais ces contrôles ne sont-ils pas un des termes de l’accord de 2015 ? Et si oui, Israël peut-il demander l’application des termes restrictifs d’un accord qu’il dénonce ?

    De fait, c’est cela que veut montrer Nétanyahou : les limites des contrôles de l’AIEA. Mais nombre d’experts semblent un peu sceptiques sur la réalité des accusations israéliennes, qui en revanche sont prises très au sérieux sur la fabrication par le Hezbollah libanais, avec l’aide de Téhéran, de missiles sophistiqués.

    ? : Quelle importance (en proportion par rapport aux autres sujets) ont eue les discussions environnementales et climatiques durant cette session ?

    A l’Assemblée générale elle-même, c’était un thème évoqué dans la plupart des interventions, mais sans plus. En revanche, il y a nombre d’événements annexes sur le sujet, dont par exemple le « One Planet Summit ». Et ils ont d’autant mieux marché qu’ils n’engagent à rien.

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    Florent : Depuis la France, on a le sentiment que Macron est « le représentant du monde libre », tel que les Etats-Unis l’incarnaient auparavant. Est-ce réellement le cas ?

    En partie, oui, même si dans la pensée macronienne, c’est l’Europe, une Europe qui doit prendre conscience de sa puissance, qui serait à même de jouer pleinement ce rôle à un moment de grand repli américain.

    paul : La solution proposée concernant les marchés avec l’Iran pour les investisseurs étrangers, en mettant en place une plate-forme, est-elle viable, avec l’attitude des Etats-Unis et leur politique qui prône son exclusion ? Y a-t-il une vraie garantie que ces sociétés ne soient pas pénalisées et « blacklistées » par les Etats-Unis ?

    Aucune, et c’est bien ça le problème. Car même si un mécanisme permettait aux sociétés européennes de commercer avec l’Iran sans tomber sous les foudres de la justice américaine, Washington peut très bien, de fait, établir des « listes noires », et d’ailleurs Trump a clairement dit au Conseil de sécurité que les pays ou les sociétés qui continueraient les affaires avec Téhéran malgré les sanctions américaines « subiraient de très lourdes conséquences ». Aucune grande société, si elle a à choisir entre le marché américain et le marché iranien, n’hésitera une seconde.

    goun : Je suis élève en 1re ES et j’aimerais savoir quel est le but de cette Assemblée générale…

    Bonne question. Rappeler que l’ONU existe. C’est surtout symbolique, mais en diplomatie, comme d’ailleurs en politique, le symbole et le magistère de la parole sont importants.

    Lectrice : On a beaucoup parlé Iran, Corée du Nord et prolifération. Mais les vrais sujets n’étaient-ils pas la Syrie, le Yémen, la Birmanie ? Quid de ces sujets dans le discours d’Emmanuel Macron ? N’est-ce pas la preuve criante d’une diplomatie en panne ?

    Ce sont de vrais sujets, effectivement, mais pas plus que l’Iran ou la Corée du Nord. La Syrie a été beaucoup évoquée, aussi bien à la tribune que lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la non-prolifération, dont celle des armes chimiques. Il y a eu des réunions sur la Birmanie. Le grand absent, qui n’a été évoqué qu’en creux, est effectivement le Yémen, parce que ni les Américains ni les Britanniques, qui sont à la manœuvre, ni l’Arabie saoudite, maître d’œuvre de la guerre contre les houthistes soutenus par Téhéran, ne souhaitent que l’on mette trop les projecteurs sur ce qui aujourd’hui — avec la Syrie — la pire tragédie humanitaire.

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  • Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »

    Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »

    Le président de la Confédération africaine de football revient sur les nombreux défis de l’organisation, dont l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019.

    Président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis mars 2017, le Malgache Ahmad Ahmad est un homme qui gère des dossiers brûlants : la future Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue au Cameroun, l’indispensable professionnalisation du football africain, la réforme de l’instance qu’il dirige, l’échec des sélections du continent à la Coupe du monde en Russie. Il revient sur tous ces points pour Le Monde Afrique alors qu’un comité exécutif de la CAF est en train, vendredi 28 septembre, d’éplucher au Caire le rapport d’audit sur l’avancement des travaux au Cameroun en vue de la Coupe d’Afrique des nations en 2019.

    Que va-t-il sortir du comité exécutif de la CAF ? Il ne se passe pas une semaine sans que l’organisation de la CAN au Cameroun ne soit remise en cause…

    Ahmad Ahmad En août, une commission technique de la CAF et une société d’audit ont passé plusieurs jours au Cameroun pour une visite d’inspection. La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Nous ne voulons pas perturber la campagne. En 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations [CHAN]. Ce n’est pas moi qui vais décider seul si le Cameroun peut organiser ou non la compétition. Nous ne sommes plus dans un système de gouvernance dictatorial, où toutes les décisions étaient prises par une personne. A la CAF, il y a des compétences, des experts. Les décisions sont prises de façon collégiale.

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    Oui, mais pourquoi ne parle-t-on pas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte ? Ces pays disposent de toutes les infrastructures nécessaires.

    La CAN à vingt-quatre équipes ne risque-t-elle pas de limiter le nombre de pays capables de l’organiser ?

    Il ne faut pas voir les choses ainsi. Beaucoup de pays veulent accueillir la CAN. L’organisation de cet événement peut permettre à des Etats de moderniser ses infrastructures sportives bien sûr, mais pas seulement : ses transports, hôpitaux, communications. Une CAN à vingt-quatre, c’était une volonté des acteurs du football africain. Il y a un cahier des charges précis. Les pays candidats sont au courant des exigences. Quand il y a une volonté, on peut faire de grandes choses.

    Récemment, des incidents, parfois mortels, ont été recensés dans des stades en Gambie, à Madagascar et en Angola. Comment mieux lutter contre ces problèmes de sécurité ?

    La CAF est là pour aider les fédérations qui organisent des matchs. On peut envoyer des experts, des bénévoles, mais elle ne peut pas tout faire. J’ai été choqué par les événements que vous avez cités. L’organisation des matchs demande beaucoup de rigueur et certains Etats doivent moderniser leurs stades. Sinon, il y aura un football africain à deux vitesses alors que c’est une véritable passion en Afrique. Le sport, et le foot en particulier, est un levier important pour l’éducation, pour la jeunesse, pour l’économie. J’ai été sensible à l’idée d’Emmanuel Macron, qui souhaite financer des projets sportifs en Afrique via une plate-forme. Nous avons des contacts avec la Banque mondiale, l’Agence française de développement [AFD] notamment.

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    Qu’en est-il de votre souhait de professionnaliser le football africain ?

    Ce n’est pas un souhait, c’est une obligation ! Un passage nécessaire pour le rendre plus compétitif. Il faut que les championnats professionnels se mettent en place dans le plus grand nombre de pays. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, les pays d’Afrique du Nord, l’île Maurice, l’Afrique du Sud l’ont fait. Globalement, cela fonctionne bien. Il faut que les championnats se déroulent de manière régulière. Mais dans certains pays, les championnats n’ont pas de statut professionnel, alors que les joueurs vivent à 100 % du football. Et certains peuvent en profiter pour quitter un pays sans en avertir les dirigeants. Il faut donc que les choses soient plus structurées : des championnats plus forts, des joueurs avec un vrai statut, de meilleures infrastructures, des dirigeants et des entraîneurs mieux formés. Dans ces conditions, les footballeurs seront moins tentés par l’exil et le niveau sera plus relevé.

    Comment expliquez-vous l’échec des sélections africaines lors de la Coupe du monde ?

    Le talent n’est pas toujours suffisant. Aucune équipe n’a passé le premier tour, mais il y a eu de bonnes choses malgré tout. Ce n’est pas un échec total. Mais il est vrai que les sélections africaines ont encaissé trop de buts en fin de match. Un match, c’est quatre-vingt-dix minutes, plus le temps additionnel. Je pense qu’il faut améliorer les préparations mentale et physique. Il faut aussi davantage de stabilité. Changer trop souvent de sélectionneur n’est pas une bonne solution.

    Lors la Coupe du monde, la France a été présentée par certains comme la sixième équipe africaine de la compétition. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    J’ai été étonné. Il y a des joueurs français d’origine africaine, c’est vrai, mais ils sont nés en France, qui est une ancienne puissance coloniale. Cela fait longtemps qu’il y a des joueurs d’origine africaine chez les Bleus. Pourquoi toujours chercher des polémiques ? Et souvent, ceux qui tiennent de tels propos sont persuadés de connaître l’Afrique, alors qu’ils n’y vont qu’une fois par an en vacances. Moi qui suis africain et vis sur le continent, je n’ai pas la prétention de le connaître parfaitement. Il est tellement vaste, il y a tellement de cultures, de diversité. C’est un continent complexe.

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    Quel mode de gouvernance voulez-vous incarner ? Avez-vous des contacts avec votre prédécesseur, Issa Hayatou ?

    J’ai voulu faire de la CAF une institution démocratique, où tout ne dépend plus d’un seul homme. Il existe en interne différentes commissions et toutes sont très actives. Le partage des responsabilités, y compris les miennes, est une évidence. Il faut échanger, écouter. J’ai remarqué, après avoir pris mes fonctions, que des dirigeants du football africain attendaient les instructions d’en haut. Je veux au contraire qu’ils anticipent, proposent, émettent des avis. Sinon, je n’ai eu aucun contact depuis mon élection avec mon prédécesseur alors qu’il avait déclaré être prêt à m’aider. Je ne le regrette pas. Chacun a son mode de fonctionnement. La seule fois où il a parlé de moi, c’était après que j’ai regretté, en août 2017, l’inertie du Cameroun à propos des travaux en vue de la CAN 2019.

    Vous avez été sénateur et ministre à Madagascar. Envisagez-vous de refaire de la politique quand vous ne serez plus président de la CAF ?

    Je me concentre sur mon mandat actuel. Ce dont j’ai envie, pour l’avenir, c’est de rentrer chez moi, à Mahajanga, et d’être utile pour ma ville. C’est un projet que j’avais déjà bien avant mon élection à la CAF. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais j’aimerais jouer un rôle actif à Mahajanga. Il y a beaucoup à faire.

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  • Golf. “La Ryder Cup est en France mais où sont les Français ?”

    Golf. “La Ryder Cup est en France mais où sont les Français ?”

    La Ryder Cup, prestigieuse compétition de golf par équipes internationales, débute ce vendredi 28 septembre en région parisienne. L’absence de participants français et le manque d’engouement du public dans l’Hexagone ont interloqué le New York Times.

    “Depuis le début de la compétition en 1927, c’est la première fois, en 42 éditions, que le pays hôte ne présente pas un de ses golfeurs. Aucun d’entre eux ne s’est qualifié”, s’étonnait le New York Times, mercredi 26 septembre, deux jours avant le début de la Ryder Cup. La prestigieuse compétition de golf se déroule cette année en France, au Golf National. Chaque jour, l’événement est suivi par près de 4 millions de téléspectateurs dans le monde.

    Dans l’équipe européenne, qui doit affronter douze joueurs américains, cinq nationalités sont représentées, mais aucun Français. “C’est un échec, il n’y a pas de doute là-dessus”, explique Pascal Grizot, président du comité organisationnel. Pour le quotidien américain, l’absence de golfeurs français s’explique par une crise et un manque d’engouement pour ce sport dans l’Hexagone.

    Le “plafond de verre” du golf en France

    “Les gens n’en ont rien à faire de la Ryder Cup. Honnêtement, personne ne sait qu’il va y avoir une Ryder Cup en France. Seuls les golfeurs le savent. C’est tout”, se désolait, en juin dernier, le professionnel français Michael Lorenzo-Vera dans les colonnes du New York Times. Pourtant, la compétition aura lieu à guichets fermés. Plus de 50 000 fans sont attendus chaque jour autour des 18 trous, et 44 % des tickets ont été vendus à des spectateurs français.

    Si ce chiffre semble raisonnable pour Pascal Grizot, le quotidien note un plafond de verre que le golf ne semble pas pouvoir dépasser en France : “Il y a des limites évidentes à l’ascension de ce sport dans la hiérarchie française. Il a connu une croissance rapide dans les années 1990 et au début des années 2000 mais a eu du mal, à l’image de nombreuses fédérations de golf dans le monde, à maintenir cet élan.”

    En France, le football est roi

    La disproportion de l’engouement autour du golf entre les États-Unis et la France est considérable, selon le New York Times : “La fédération française de golf compte environ 410 000 licenciés […]. Par comparaison, un consortium d’organismes et de partenaires de l’industrie du golf américain a récemment estimé à 23,8 millions le nombre de golfeurs aux États-Unis.”

    La différence est encore accentuée depuis l’été et la victoire de l’équipe de France de football : “L’ombre du ‘soccer’ est encore plus grande aujourd’hui en France, où l’équipe nationale a remporté la Coupe du monde en Russie”, rappelle le journal américain, qui cite Jean van de Velde, premier Français à prendre part à la Ryder Cup en 1999 :

    Le football est roi en France, et le restera encore pour les quatre prochaines années.”

    L’attraction Tiger Woods

    L’organisation de la Ryder Cup en région parisienne doit servir de vitrine : “L’objectif est de placer la France sur la carte des destinations pour les golfeurs étrangers.” Ainsi, de nombreux événements en lien avec la compétition ont été organisés. Mais le résultat pourrait s’avérer décevant, prédit le New York Times : “Un grand coup de pouce de la Ryder Cup reste loin d’être certain”. Même avec la perspective des Jeux Olympiques 2024 en France.

    Pour attirer des spectateurs sur ces trois jours de compétition, les organisateurs comptent bien sur la présence de la star de la discipline, Tiger Woods, dans l’équipe américaine : “Les Français ne pourront pas encourager un compatriote mais ils pourront observer quelqu’un qui leur est familier”, explique le quotidien. “S’il y avait un joueur français, nous aurions été très heureux, bien sûr. Mais en France, Tiger Woods est, pour beaucoup de gens, le seul golfeur connu”, déclare Pierre Lasfargue, membre du comité exécutif de la fédération française de golf.

    Source

    Avec 1 300 journalistes, 13 bureaux à l’étranger et 125 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être

    […]

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  • L’arbitre sierra-léonais Victor Marah décède en plein match

    L’arbitre sierra-léonais Victor Marah décède en plein match

    Les tentatives de ranimer le jeune homme de 27 ans lorsqu’il s’est évanoui n’ont pas été fructueuses, malgré son évacuation à l’hôpital où il a rendu l’âme.

    La cause exacte du décès n’est pas encore connue.

    Victor Marah a récemment participé à un cours d’arbitrage à la Confédération africaine de football (CAF), au Caire.

    Ce cours était la dernière étape d’une formation qui devait l’habiliter à diriger des matchs internationaux.

    “J’ai du mal à croire à la nouvelle. C’est une grande perte pour le football sierra-léonais”, a dit à la BBC l’arbitre sierra-léonais et instructeur à la CAF, Sanusi Rachid.

    “Il était prometteur. C’est un arbitre dont la Sierra Leone devrait être fière à l’avenir. C’est pourquoi nous l’avions choisi pour représenter la Sierra Leone à un stage au Caire, le mois dernier. Il y a participé d’une excellente manière”, a témoigné Rachid.

    Selon sa famille, Victor Marah sera enterré vendredi.

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  • Accusé d’excès de vitesse, David Beckham relaxé

    Accusé d’excès de vitesse, David Beckham relaxé

    Copyright de l’image Reuters

    Au volant d’une luxueuse voiture Bentley qui lui avait été prêtée, l’ancien footballeur âgé de 43 ans avait été flashé à une vitesse de 95 km par heure dans une zone limitée à 64 km par heure.

    C’était le 23 janvier à Paddington, dans l’ouest de Londres. David Beckham avait plaidé non coupable.

    Lors d’une audience début septembre, son avocat Nick Freeman avait souligné devant le tribunal de Wimbledon que l’avis de poursuite avait été notifié un jour après le délai légal de 14 jours.

    “Je ne conteste pas le fait qu’il ait été notifié. Je dis qu’il l’a été hors délai”, avait argué Me Freeman.

    Un argument retenu jeudi par la juge Barbara Barnes lors du procès de l’ancien milieu de terrain de Manchester United, du Real Madrid et du PSG, absent lors du jugement.

    “L’accusé ne peut être reconnu coupable”, a déclaré la juge, acceptant l’argumentaire de l’avocat du prévenu.

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  • L’Allemagne va organiser l’Euro 2024

    L’Allemagne va organiser l’Euro 2024

    Copyright de l’image AFP

    L’Allemagne l’a emporté largement, 12 membres du comité exécutif de l’UEFA ayant voté pour elle, contre quatre en faveur du dossier présenté par la Turquie.

    Un des 17 votants s’est abstenu.

    Deux autres membres du comité exécutif de l’UEFA n’ont pas pu prendre part au scrutin.

    Il s’agit Reinhard Grindel, le président de la Fédération allemande de football, et du vice-président de la fédération turque, Servet Yardimci.

    “Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier”, a réagi Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande, désigné pour diriger le comité d’organisation de l’Euro 2024.

    “Je voudrais remercier le comité exécutif de l’UEFA pour sa confiance incroyable et j’en mesure la responsabilité”, a réagi Reinhard Grindel.

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    L’Euro 2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans 10 stades déjà construits, dont l’Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin.

    La dernière grande compétition organisée par l’Allemagne était le Mondial 2006.

    L’Allemagne de l’Ouest avait déjà organisé l’Euro en 1988, mais c’était avant la réunification avec l’Est.

    Il s’agit de la 4ème candidature infructueuse de la Turquie, battue d’une seule voix en 2010 par la France pour l’organisation de l’Euro 2016.

    Avant l’édition 2024, le prochain Euro sera organisé en 2020 dans 12 pays.

    Le précédent, en 2016, qui s’est tenu en France, a été remporté par le Portugal.

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  • Gilles Sunu autorisé à jouer pour le Togo

    Gilles Sunu autorisé à jouer pour le Togo

    Copyright de l’image Getty Images

    L’attaquant du BB Erzurumspor (Turquie) a été sélectionné 51 fois dans les petites catégories françaises, mais il n’avait jamais joué avec les seniors.

    Avec sa sélection par l’équipe nationale togolaise, il va suivre, à 27 ans, les traces de son père, Manu, qui a joué avec les Eperviers du Togo dans les années 1990.

    “Gilles Sunu peut maintenant jouer pour le Togo. C’est une bonne nouvelle”, a déclaré Claude LeRoy, le sélectionneur du Togo.

    “C’est un joueur de qualité que j’essayais d’avoir depuis très longtemps. Nous l’avons inclus dans l’équipe pour les matchs contre la Gambie, le mois prochain”, explique LeRoy.

    L’ancien ailier d’Arsenal va donc participer aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, avec deux matchs à jouer contre l’équipe gambienne, le mois prochain.

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    Gilles Sunu est né à Châteauroux, en France, où il a commencé sa carrière de footballeur au sein de l’équipe locale, avant d’intégrer la jeune équipe fondée par Arsenal en juillet 2007.

    Il a remporté deux coupes, dans les petites catégories anglaises, avec Arsenal en 2009, ce qui lui avait ouvert les portes de l’équipe senior du club.

    Avec Arsenal, il n’a joué que deux matchs, en 2010.

    Sunu a été ensuite prêté à Lorient en 2011, avant de rejoindre deux autres clubs français, Evian et Angers.

    Il a marqué lors de la finale du Championnat d’Europe des moins de 19 ans, avec une victoire de la France sur l’Espagne (2-1) en 2010.

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  • L’Euro 2024 de football aura lieu en Allemagne

    L’Euro 2024 de football aura lieu en Allemagne

    Sans surprise, l’Allemagne, qui était en concurrence avec la Turquie, a été désignée jeudi 27 septembre par l’UEFA pour organiser l’Euro 2024 de football, a annoncé le président de l’instance Aleksander Ceferin. L’Euro 2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans dix stades, dont l’Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin.

    La dernière grande compétition organisée par l’Allemagne était le Mondial 2006. L’Allemagne de l’Ouest avait déjà organisé l’Euro en 1988, mais c’était avant la réunification avec l’Est. Il s’agit de la quatrième candidature infructueuse de la Turquie, battue d’une seule voix en 2010 par la France pour l’organisation de l’Euro 2016.

    L’Euro 2020 organisé dans douze pays

    L’Allemagne a été désignée à l’issue d’un vote à bulletins secrets du Comité exécutif de l’UEFA qui compte 19 membres. Deux membres n’avaient pas le droit de vote, Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande de football, et le vice-président de la Fédération turque, Servet Yardimci. Le détail du vote n’a pas été communiqué par l’UEFA.

    « Je voudrais remercier le comité exécutif de l’UEFA pour sa confiance incroyable et j’en mesure la responsabilité », a réagi M. Grindel, juste après la désignation de son pays. « Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier », a ajouté Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande qui va prendre la tête du comité d’organisation.

    Le prochain Euro en 2020 sera organisé dans douze pays. Le précédent en 2016, qui s’est tenu en France, a été remporté par le Portugal.

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  • « FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

    « FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

    Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.

    Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.

    « FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football

    Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.

    Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

    FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.

    Après l’hyperréalisme, la centralité

    D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.

    Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

    Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.

    L’Eurovision du jeu de football

    A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

    A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.

    Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.

    La guerre du milieu de terrain

    Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

    C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.

    FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.

    En bref

    On a aimé :

    • le football professionnel sous tous les angles ;
    • les matchs amicaux en aller-retour ;
    • les menus beaucoup mieux pensés ;
    • la bataille pour la balle au milieu de terrain ;
    • la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;
    • le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.

    On n’a pas aimé :

    • dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;
    • on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.

    C’est plutôt pour vous si…

    • vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…
    • ou un compte sur MonPetitGazon ;
    • ou un abonnement à L’Equipe ;
    • ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.

    Ce n’est pas pour vous si…

    • vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;
    • ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;
    • ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.

    La note de Pixels

    FIFA 19/20

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  • La VAR sera utilisée pour l’Euro 2020 et la Ligue des champions

    La VAR sera utilisée pour l’Euro 2020 et la Ligue des champions

    L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro-2020, la prochaine édition de la Ligue des champions (2019/20) et lors de l’édition 2020/21 de la Ligue Europa, a annoncé l’UEFA jeudi, en marge d’une réunion de son comité exécutif.

    Lire aussi :   Ligue 1 : les arbitres vidéo entrent en scène

    Alors que la FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial-2018 en Russie, l’instance européenne avait temporisé pour les prestigieuses compétitions de clubs et de sélections qu’elle organise et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.

    A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifiait cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance ne s’estimait ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine.

    « Nous sommes confiants que l’introduction de la VAR en août 2019 va nous donner assez de temps pour mettre en place un système solide », explique désormais le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, dans un communiqué de l’instance.

    La FIFA à la pointe

    L’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015).

    Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.

    Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes-phares de son règne.

    Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.

    Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire.

    Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’avait toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeurait plus souple sur ce sujet que son prédécesseur, Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », avait déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.

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