Author: Don Kayembe

  • Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Un tsunami a frappé l’île de Célèbes, au centre de l’Indonésie, après un fort séisme de magnitude 7,5, vendredi 28 septembre. Rahmat Triyono, responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l’agence indonésienne de géophysique, a confirmé à la télévision locale qu’un « véritable tsunami a[vait] frappé Palu », capitale de la province, à près de 80 km de l’épicentre du séisme.

    « Le tsunami s’est produit à 18 h 22 locale (…) avec une hauteur maximale de 1,5 m sur la côte proche de Palu », a précisé Dwikorita Karnawati, présidente de l’agence de géophysique.

    De « nombreux » bâtiments ont été détruits par le séisme et les vagues, selon les autorités indonésiennes, qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat. Plusieurs familles ont été signalées disparues et les communications vers la zone, notamment les villes de Palu Donggala, sont coupées. Ces deux agglomérations abritent près de 600 000 personnes.

    LE MONDE

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  • 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

    60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

    La plupart des anciennes cités mayas sont aujourd’hui englouties sous un épais couvert forestier. Mais grâce à une technologie laser, la jungle ne serait plus l’insondable barrière qui se dresse sur notre chemin de la connaissance de ces civilisations. Le lidar – pour « laser detection and ranging », en français « détection et estimation de la distance par la lumière » – sorte de radar que l’on peut embarquer sur un avion, est capable de détecter les détails topographiques, mêmes s’ils sont ensevelis.

    Grâce à cette technologie, une équipe internationale d’archéologues a découvert plus de 60 000 structures humaines anciennes dans la jungle nord du Guatemala.

    LE MONDE

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  • Neuf ans après le massacre du 28 septembre à Conakry, « il faut mettre fin à l’impunité totale »

    Neuf ans après le massacre du 28 septembre à Conakry, « il faut mettre fin à l’impunité totale »

    Des organisations guinéennes et internationales de défense des droits humains appellent à l’organisation du procès sans délai.

    Tribune. Personne n’a encore été jugé en Guinée pour le massacre du Stade du 28-Septembre à Conakry, où au moins 156 opposants furent tués et plus d’une centaine de femmes violées le 28 septembre 2009. Si l’instruction est clôturée depuis fin 2017, il est impératif que les juges soient nommés et qu’un calendrier soit établi. Ce sont les conditions pour que ce procès emblématique puisse s’ouvrir en 2019, et que ses treize inculpés – dont trois incarcérés en dehors des délais légaux – soient enfin jugés.

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    Le 9 avril 2018, le ministre de la justice Cheick Sako a mis en place un comité de pilotage du procès chargé de son organisation pratique. Ce comité doit se doter au plus vite d’une feuille de route claire, afin d’avancer efficacement vers le procès. S’il devait se réunir toutes les semaines, il ne s’est réuni que deux fois en six mois, faisant planer des doutes sur la tenue rapide d’un procès. Pourtant, le procès est à portée de main et plusieurs bailleurs internationaux se disent toujours prêts à le soutenir.

    « Des personnes ont été abattues, des femmes ont été violées et, pour la première fois dans l’histoire de la Guinée, des hommes en uniforme ont été inculpés, a déclaré Asmaou Diallo, présidente de l’Association des victimes, parents et ami.e.s du 28 septembre 2009 (Avipa). Il n’y a désormais plus aucune raison de pas avancer rapidement vers la tenue du procès. Mais sans appui politique au travail réalisé par le ministère de la justice, l’affaire risque de s’enliser, alors qu’elle est attendue depuis près de dix ans par les victimes, leur famille et tout le peuple guinéen. »

    « Crimes infamants »

    Les organisations exhortent le comité de pilotage à se réunir hebdomadairement tel que prévu par le décret portant sa création, et à déterminer rapidement le lieu du procès, son budget et ses besoins en support, et établir ses modalités logistiques et sécuritaires. En particulier, le comité devra prendre des dispositions pour la participation de l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, inculpé dans cette affaire et qui a toujours annoncé qu’il participerait au procès malgré son exil au Burkina Faso. Dans le même temps, des juges expérimentés doivent être nommés sans délai afin de commencer leur travail sur ce dossier d’envergure.

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    Si ces étapes opérationnelles sont rapidement surmontables, le procès nécessite un soutien politique au plus haut niveau pour garantir la mise en place d’une justice forte et impartiale, compte tenu des risques d’influence perçus ou réels par certains inculpés qui occupent toujours des postes au sein de l’administration.

    « Juger les violences politiques n’est plus tabou en Guinée, insiste Abdoul Gadiry Diallo, président de l’Organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH). L’ouverture sur le passé douloureux montre que la société guinéenne attend le jugement des auteurs des crimes politiques les plus récents et infamants, et souhaite mettre fin à l’impunité totale dont bénéficièrent les auteurs de graves violations des droits humains pendant des décennies. Il est maintenant temps qu’un nouveau chapitre commence et que les victimes comme les accusés des crimes commis au stade le 28 septembre 2009 puissent être entendus devant la justice. »

    Mariama Thiouto Bah, au stade national où elle a été attaquée par les forces de sécurité, le 28 septembre 2009. « Deux policiers m’ont frappée avec une barre en fer et m’ont blessée à la main. Après cela, j’ai été voir un docteur pour être soignée. Quand mon mari a su que j’avais été au stade, il m’a abandonnée. Ce jour-là, ma vie a été détruite. »

    Tommy Trenchard/Panos

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    Signataires L’Association des victimes, parents et ami.e.s du 28 septembre 2009 (Avipa) ; l’Organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH) ; la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Amnesty International ; Human Rights Watch.

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  • Sélection albums : Macy Gray, Jeanne Added, Gene Clark…

    Sélection albums : Macy Gray, Jeanne Added, Gene Clark…

    • Fazil Say
      Préludes (Book I), de Claude Debussy – Gnossiennes et Gymnopédies, d’Erik Satie

      Fazil Say (piano)

    Après une première incursion debussyste dans un album de mélodies françaises en compagnie de la mezzo-soprano Marianne Crebassa (Erato, 2017), le pianiste turc Fazil Say s’aventure dans l’œuvre pour piano seul du compositeur avec le Premier Livre des Préludes, qu’il associe aux Gnossiennes et Gymnopédies de son contemporain, Erik Satie. Le piano contrasté de Say, aux longues résonances et dissonances exacerbées, met en avant dans les Préludes l’inspiration orientale de Debussy, une musique faite de sons plus que de notes, dont se dégage une épaisseur peu commune, la chair l’emportant sur la transparence. La sensualité gagne ensuite les Six Gnossiennes de Satie, aux mélodies ondulantes, accompagnées par la caresse du souffle de Say, souffle plus perceptible encore dans les Trois Gymnopédies, dont les notes coulent comme des larmes sans sanglots. Anna Sigalevitch

    1 CD Warner Classics.

    • Henri Dutilleux
      Symphonie n°1 – Métaboles – Les Citations

      Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus (direction)

    Le début au compte-gouttes (motif de contrebasses) de la 1ère Symphonie d’Henri Dutilleux (1916-2013) donne ici l’impression que le musicien sort prudemment de l’ombre, en 1951, pour un premier essai orchestral d’envergure. Une demi-heure plus tard, à l’issue d’un final éblouissant, plus de doute : le compositeur de 35 ans a bien sa place dans la cour des grands. Excessivement méticuleuse, l’interprétation de Jean-Claude Casadesus flatte la plasticité de la partition au détriment de ses zones de mystère (Passacaille) ou de lyrisme (Intermezzo). Quarante ans après avoir obtenu le prix de l’Académie Charles Cros pour son enregistrement (publié par Calliope) de la même œuvre avec le même orchestre (alors « philharmonique » de Lille et non « national »), cet ardent défenseur de l’œuvre de Dutilleux mérite bien des éloges pour sa magnifique restitution des Métaboles (1964), où le panache n’exclut pas la finesse et la sensualité. A noter, en complément, la présence des Citations dans la version définitive de 2010. Pierre Gervasoni

    1 CD Naxos/Outhere Music.

    • Macy Gray
      Ruby

    Son précédent album Stripped, en 2016, témoignait, dans une ambiance jazz, en accompagnement acoustique avec des musiciens de premier ordre dont le trompettiste Wallace Roney, du talent d’interprète de la chanteuse Macy Gray. Pour Ruby, les orchestrations sont plus fournies, avec cordes, vents, dans le rappel de la soul music des grandes années 1960 et 1970 à peine teintés de quelques modernismes sonores (ici et là des programmations rythmiques plutôt qu’un son authentique de batterie) et un ancrage gospel et jazz. Vocalement toujours d’une grande exactitude, expressive, Macy Gray se distingue depuis vingt ans par sa capacité à émouvoir, faire frémir avec sa voix éraillée. Qui emporte l’auditeur, en particulier avec les chansons Cold World, Tell Me, blues au parfum new Orleans, When It Ends ou la superbe But He Loves Me. Sylvain Siclier

    1 CD Mack Avenue Records/PIAS.

    • Gene Clark
      Sings for You

    Force motrice des Byrds à leurs débuts (il compose notamment Eight Miles High en 1966), le chanteur et guitariste américain Gene Clark, mort en 1991, ne connaîtra pas de son vivant le même succès que ses illustres pairs Roger McGuinn et David Crosby. Sa carrière en solo a beau être une succession d’échecs commerciaux, elle n’en demeure pas moins influente, encore aujourd’hui (Band of Horses, My Morning Jacket, Fleet Foxes…). En 1966, Gene Clark quitte une première fois les Byrds pour voler de ses propres ailes. Les huit compositions enregistrées en avril 1967 mais refusées par sa maison de disques et exhumées ici par le label Omnivore, se révèlent d’une splendeur rare, pionnières dans leur approche de croiser pop, folk. Ces chansons d’amour désabusées parfois serties de violons, tutoient l’excellence d’un Love, Bob Dylan ou George Harrison. Elles sont complétées de démos de titres inédits qui rendent compte de l’inspiration exceptionnelle de son auteur à cette époque. Franck Colombani

    1 CD Omnivore Recordings.

    • Jeanne Added
      Radiate

    Sous la raideur de l’armure synthétique, le premier album de Jeanne Added, Be Sensational (2015), laissait apparaître quelques failles de douceur d’où filtraient ses chansons les plus émouvantes. Délaissant l’intensité martiale, la Rémoise magnifie l’apaisement tout au long de Radiate, son second opus. Moins percussive, sa musique s’éloigne de la rage post-punk pour flirter avec des machines dont les références à la synth-pop des années 1980 (Depeche Mode, OMD…) évoquent plus les battements de cœur et les danses mélancoliques que la noirceur industrielle. En phase avec des textes qui décrivent souvent comment colère, peurs et frustrations peuvent muer en force rayonnante (Radiate, Mutate), le chant anglophone de cette Française formée au classique et au jazz va puiser dans les vibrations de la soul et du gospel, des mélodies et un intimisme lumineux. Stéphane Davet

    1 CD Naïve/Believe.

    • Lionel Loueke
      The Journey

    Une infinie douceur nimbe les mélodies rythmant le voyage (Journey) couleurs pastel proposé par ce fin guitariste et chanteur, installé au Luxembourg. A la fois solaire et lunaire, cette échappée belle passe par le Brésil (le son du berimbau sur Molika), l’Afrique (la flûte peule sur Mandé, le fon et le yoruba, les langues de son Bénin natal), distille un jazz feutré et intimiste ou subtilement funky. Lionel Loueke a joué avec tous les mondes, ceux du jazz (Herbie Hancock, Wayne Shorter, Omar Sosa, Chick Corea, Michel Portal…), de la salsa (Yuri Buenaventura), de Sting, Santana et Angélique Kidjo. Enregistré à Paris, sous les conseils de l’éclectique producteur et arrangeur américain Robert Sadin, outre la présence de Ferenc Nemeth (percussions) et Massimo Biolcati (basse), qui jouent avec lui depuis quinze ans, The Journey bénéficie de la présence d’invités (Vincent Segal – violoncelle, Patrick Messina, première clarinette solo de l’Orchestre national de France, le bassiste Pino Palladino et le violoniste Mark Feldman…) qui ont en commun avec Loueke un sens indéniable de l’élégance musicale. Patrick Labesse

    1 CD Aparte/PIAS.

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  • Ronaldo accusé de viol par une jeune Américaine

    Ronaldo accusé de viol par une jeune Américaine

    Copyright de l’image FIFA

    Ronaldo se serait engagé à payer 375.000 dollars pour obtenir le silence de son accusatrice et la destruction de tous les documents liés à cette affaire.

    La révélation est faite par Der Spiegel, qui publie dans son édition de la semaine une interview à visage découvert de la victime : Kathryn Mayorga, une Américaine de 34 ans.

    Selon l’hebdomadaire allemand, l’avocat de cette femme a lancé une procédure pour contester la validité de l’accord conclu hors des procédures judiciaires.

    Dans son témoignage, Kathryn Mayorga donne sa version de la nuit du 12 juin 2009, passée dans la suite d’un hôtel à Las Vegas, en décrivant un viol anal.

    Selon elle, le footballeur s’est ensuite agenouillé et aurait déclaré : “A 99%, je suis un mec bien. Je ne sais pas pour le 1% restant.»

    Cristiano Ronaldo a nié ces accusations, selon Der Spiegel.

    Et il aurait assuré que la relation sexuelle était consentie.

    Pour soutenir son argumentaire, l’avocat de Kathryn Mayorga s’appuie sur un document où le footballeur aurait expliqué : “Elle a dit non et stop à plusieurs reprises. ”

    L’accusation de viol contre Cristiano Ronaldo, révélée l’an dernier par l’affaire des Football Leaks, est ravivée par le témoignage de la victime.

    Le footballeur portugais et son entourage ont rejeté l’accusation, en parlant d’une “fiction journalistique”.

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  • Dans l’Ardèche, des œuvres à voir, pour mieux lire le paysage

    Dans l’Ardèche, des œuvres à voir, pour mieux lire le paysage

    En 2017, des artistes et des plasticiens ont répondu à l’appel du Parc naturel régional des monts d’Ardèche afin de mettre en valeur un patrimoine à la richesse méconnue – à l’exception, bien sûr, de la grotte Chauvet. Le fil conducteur du parcours retenu – une centaine de kilomètres, qui peut s’effectuer en voiture, mais aussi à pied, le long du GR 7 – est la ligne de partage des eaux, entre Atlantique et Méditerranée. Une thématique que le directeur artistique du projet, David Moinard, a enrichie en 2018 avec une œuvre de l’artiste japonais Kôichi Kurita, déjà présent à l’exposition « Jardins » au Grand Palais, en 2017. L’installation, belle et émouvante, constituée de centaines de coupelles d’échantillons de terre prélevés le long de la Loire et de ses affluents, est présentée dans une abbaye où l’on produisait naguère encore… du vin.

    Ceux (et celles aussi) qui ont suivi en classe de géographie se souviennent du mont Gerbier-de-Jonc : la Loire y prend sa source au pied de ce « suc », un ancien volcan. Ses sources, devrait-on dire, puisque, sur le site, on en dénombre au moins trois : l’« authentique », la « géographique » et la « véritable »… Une quatrième, due à l’imagination du paysagiste et « jardinier » Gilles Clément, est venue apporter sa part de poésie : et si la Loire s’écoulait de part et d’autre de la ligne de partage des eaux, pour rejoindre également la Méditerranée ?

    La « Tour à eau » conçue par l’auteur du Jardin en mouvement évoque les bories en pierres sèches du Lubéron ou les cairns d’Andy Goldsworthy. Elle capte le regard du promeneur, en s’inscrivant, avec l’apparence de l’immémorialité, dans le grand paysage des monts d’Ardèche. Son principe ? Elle permet de recueillir l’eau de condensation dans une cuve de phonolite, une pierre volcanique. Le trop-plein s’écoule, lui, vers les versants atlantique et méditerranéen…

    Autre intervention, mais sur un lieu marqué par l’Histoire : les vestiges…

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  • « L’Assemblée générale permet de rappeler, symboliquement, que l’ONU existe »

    « L’Assemblée générale permet de rappeler, symboliquement, que l’ONU existe »

    La 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit avec les discours des chefs d’Etat et de gouvernement, à New York. Face à Donald Trump, qui a dénoncé le « globalisme », Emmanuel Macron a mis en garde contre la « loi du plus fort ». Le président américain fait face à un front uni entre l’Europe, la Russie et la Chine, prêtes à défendre l’accord sur le nucléaire iranien de 2015

    Marc Semo, journaliste au Monde chargé de la diplomatie, a répondu à vos questions et a analysé ce qu’il s’est passé depuis une semaine.

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    Baptiste : Comment les médias étrangers ont-ils interprété le discours d’Emmanuel Macron ?

    Marc Semo : Cela a été apprécié, et en premier lieu dans les pays du Sud ou les pays tels le Canada, l’Australie, l’Inde ou encore les Scandinaves, tous ces piliers de l’action onusienne, car sur le fond, le discours d’Emmanuel Macron, comme le soulignait ironiquement un diplomate, était le discours d’un secrétaire général de l’ONU. Et en ouvrant les travaux de la 73e Assemblée générale, Antonio Guterres avait peu ou prou évoqué les mêmes thèmes, sans y mettre néanmoins autant de passion.

    Lecteur : Quelle a été la tonalité du discours du représentant iranien à l’ONU ? Téhéran peut-il encore compter sur des alliés prêts à se « mouiller » pour lui ?

    Rohani est dans une situation difficile, car il est aussi sous la pression des plus « durs » de la République islamique, comme les gardiens de la révolution. Quitter à son tour l’accord de juillet 2015 et reprendre l’enrichissement serait suicidaire pour Téhéran, car automatiquement se remettrait en place tout le système de sanctions — et pas seulement celles des Etats-Unis —, car nul ne veut d’un Iran nucléaire. Mais rester dans l’accord est aussi difficile, car au-delà des bonnes intentions, on voit mal comment les Européens, même avec l’aide des Russes et des Chinois, peuvent suppléer aux pressions maximales américaines. D’où le pari de Washington, qui n’est peut-être pas faux, qu’à un moment ou à un autre, l’Iran sera prêt à négocier à nouveau, et c’est d’ailleurs le pari de Macron, qui veut compléter l’accord de 2015 avec trois piliers encadrant l’activité balistique, de nouvelles mesures pour après 2025 sur le nucléaire, quand l’accord de Vienne arrivera à expiration, et bloquer l’expansionnisme régional iranien.

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    PhilippeS : Est-ce que Macron est considéré comme un « type sans importance » dans la cour des grands ?

    En France, sa popularité plonge ; à l’extérieur, il garde une bonne partie de son image, au moins pour le moment. Ses discours sont incontestablement très forts, comme l’étaient d’ailleurs ceux d’Obama, mais le risque est le même : que cela reste des mots. Et l’on voit par exemple toutes les difficultés aujourd’hui pour la France de lancer des vraies initiatives à l’ONU. Sans les Américains « trumpisés » et sans les Britanniques en plein Brexit, Paris ne pas faire grand-chose, car c’est bien ce « P3 » (Etats-Unis, France et Royaume-Uni), comme on l’appelle dans le jargon diplomatique, qui depuis 1945 a fait tourner le système international créé après 1945.

    Tom : Y a-t-il encore des blocs à l’ONU ?

    Oui, bien sûr, même si ces alliances sont beaucoup plus mouvantes qu’avant. Chacun des « grands » a ses alliés et ses clients, à commencer par la Russie et la Chine, piliers par ailleurs d’un groupe de Shanghai, qui se veut un rival asiatique de l’Union européenne. Il y a les pays musulmans qui, sur certaines questions, font toujours bloc. Il y a malgré tout un ensemble européen qui parle peu ou prou d’une même voix et coordonne ses actions.

    Curieux : Nétanyahou met au défi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de contrôler des structures iraniennes liées à un programme nucléaire. Mais ces contrôles ne sont-ils pas un des termes de l’accord de 2015 ? Et si oui, Israël peut-il demander l’application des termes restrictifs d’un accord qu’il dénonce ?

    De fait, c’est cela que veut montrer Nétanyahou : les limites des contrôles de l’AIEA. Mais nombre d’experts semblent un peu sceptiques sur la réalité des accusations israéliennes, qui en revanche sont prises très au sérieux sur la fabrication par le Hezbollah libanais, avec l’aide de Téhéran, de missiles sophistiqués.

    ? : Quelle importance (en proportion par rapport aux autres sujets) ont eue les discussions environnementales et climatiques durant cette session ?

    A l’Assemblée générale elle-même, c’était un thème évoqué dans la plupart des interventions, mais sans plus. En revanche, il y a nombre d’événements annexes sur le sujet, dont par exemple le « One Planet Summit ». Et ils ont d’autant mieux marché qu’ils n’engagent à rien.

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    Florent : Depuis la France, on a le sentiment que Macron est « le représentant du monde libre », tel que les Etats-Unis l’incarnaient auparavant. Est-ce réellement le cas ?

    En partie, oui, même si dans la pensée macronienne, c’est l’Europe, une Europe qui doit prendre conscience de sa puissance, qui serait à même de jouer pleinement ce rôle à un moment de grand repli américain.

    paul : La solution proposée concernant les marchés avec l’Iran pour les investisseurs étrangers, en mettant en place une plate-forme, est-elle viable, avec l’attitude des Etats-Unis et leur politique qui prône son exclusion ? Y a-t-il une vraie garantie que ces sociétés ne soient pas pénalisées et « blacklistées » par les Etats-Unis ?

    Aucune, et c’est bien ça le problème. Car même si un mécanisme permettait aux sociétés européennes de commercer avec l’Iran sans tomber sous les foudres de la justice américaine, Washington peut très bien, de fait, établir des « listes noires », et d’ailleurs Trump a clairement dit au Conseil de sécurité que les pays ou les sociétés qui continueraient les affaires avec Téhéran malgré les sanctions américaines « subiraient de très lourdes conséquences ». Aucune grande société, si elle a à choisir entre le marché américain et le marché iranien, n’hésitera une seconde.

    goun : Je suis élève en 1re ES et j’aimerais savoir quel est le but de cette Assemblée générale…

    Bonne question. Rappeler que l’ONU existe. C’est surtout symbolique, mais en diplomatie, comme d’ailleurs en politique, le symbole et le magistère de la parole sont importants.

    Lectrice : On a beaucoup parlé Iran, Corée du Nord et prolifération. Mais les vrais sujets n’étaient-ils pas la Syrie, le Yémen, la Birmanie ? Quid de ces sujets dans le discours d’Emmanuel Macron ? N’est-ce pas la preuve criante d’une diplomatie en panne ?

    Ce sont de vrais sujets, effectivement, mais pas plus que l’Iran ou la Corée du Nord. La Syrie a été beaucoup évoquée, aussi bien à la tribune que lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la non-prolifération, dont celle des armes chimiques. Il y a eu des réunions sur la Birmanie. Le grand absent, qui n’a été évoqué qu’en creux, est effectivement le Yémen, parce que ni les Américains ni les Britanniques, qui sont à la manœuvre, ni l’Arabie saoudite, maître d’œuvre de la guerre contre les houthistes soutenus par Téhéran, ne souhaitent que l’on mette trop les projecteurs sur ce qui aujourd’hui — avec la Syrie — la pire tragédie humanitaire.

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  • Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »

    Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »

    Le président de la Confédération africaine de football revient sur les nombreux défis de l’organisation, dont l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019.

    Président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis mars 2017, le Malgache Ahmad Ahmad est un homme qui gère des dossiers brûlants : la future Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue au Cameroun, l’indispensable professionnalisation du football africain, la réforme de l’instance qu’il dirige, l’échec des sélections du continent à la Coupe du monde en Russie. Il revient sur tous ces points pour Le Monde Afrique alors qu’un comité exécutif de la CAF est en train, vendredi 28 septembre, d’éplucher au Caire le rapport d’audit sur l’avancement des travaux au Cameroun en vue de la Coupe d’Afrique des nations en 2019.

    Que va-t-il sortir du comité exécutif de la CAF ? Il ne se passe pas une semaine sans que l’organisation de la CAN au Cameroun ne soit remise en cause…

    Ahmad Ahmad En août, une commission technique de la CAF et une société d’audit ont passé plusieurs jours au Cameroun pour une visite d’inspection. La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Nous ne voulons pas perturber la campagne. En 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations [CHAN]. Ce n’est pas moi qui vais décider seul si le Cameroun peut organiser ou non la compétition. Nous ne sommes plus dans un système de gouvernance dictatorial, où toutes les décisions étaient prises par une personne. A la CAF, il y a des compétences, des experts. Les décisions sont prises de façon collégiale.

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    Le Cameroun dans une course contre la montre pour l’organisation de la CAN 2019

    Le Maroc est souvent présenté comme l’unique recours en cas de défaillance du Cameroun…

    Oui, mais pourquoi ne parle-t-on pas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte ? Ces pays disposent de toutes les infrastructures nécessaires.

    La CAN à vingt-quatre équipes ne risque-t-elle pas de limiter le nombre de pays capables de l’organiser ?

    Il ne faut pas voir les choses ainsi. Beaucoup de pays veulent accueillir la CAN. L’organisation de cet événement peut permettre à des Etats de moderniser ses infrastructures sportives bien sûr, mais pas seulement : ses transports, hôpitaux, communications. Une CAN à vingt-quatre, c’était une volonté des acteurs du football africain. Il y a un cahier des charges précis. Les pays candidats sont au courant des exigences. Quand il y a une volonté, on peut faire de grandes choses.

    Récemment, des incidents, parfois mortels, ont été recensés dans des stades en Gambie, à Madagascar et en Angola. Comment mieux lutter contre ces problèmes de sécurité ?

    La CAF est là pour aider les fédérations qui organisent des matchs. On peut envoyer des experts, des bénévoles, mais elle ne peut pas tout faire. J’ai été choqué par les événements que vous avez cités. L’organisation des matchs demande beaucoup de rigueur et certains Etats doivent moderniser leurs stades. Sinon, il y aura un football africain à deux vitesses alors que c’est une véritable passion en Afrique. Le sport, et le foot en particulier, est un levier important pour l’éducation, pour la jeunesse, pour l’économie. J’ai été sensible à l’idée d’Emmanuel Macron, qui souhaite financer des projets sportifs en Afrique via une plate-forme. Nous avons des contacts avec la Banque mondiale, l’Agence française de développement [AFD] notamment.

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    Qu’en est-il de votre souhait de professionnaliser le football africain ?

    Ce n’est pas un souhait, c’est une obligation ! Un passage nécessaire pour le rendre plus compétitif. Il faut que les championnats professionnels se mettent en place dans le plus grand nombre de pays. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, les pays d’Afrique du Nord, l’île Maurice, l’Afrique du Sud l’ont fait. Globalement, cela fonctionne bien. Il faut que les championnats se déroulent de manière régulière. Mais dans certains pays, les championnats n’ont pas de statut professionnel, alors que les joueurs vivent à 100 % du football. Et certains peuvent en profiter pour quitter un pays sans en avertir les dirigeants. Il faut donc que les choses soient plus structurées : des championnats plus forts, des joueurs avec un vrai statut, de meilleures infrastructures, des dirigeants et des entraîneurs mieux formés. Dans ces conditions, les footballeurs seront moins tentés par l’exil et le niveau sera plus relevé.

    Comment expliquez-vous l’échec des sélections africaines lors de la Coupe du monde ?

    Le talent n’est pas toujours suffisant. Aucune équipe n’a passé le premier tour, mais il y a eu de bonnes choses malgré tout. Ce n’est pas un échec total. Mais il est vrai que les sélections africaines ont encaissé trop de buts en fin de match. Un match, c’est quatre-vingt-dix minutes, plus le temps additionnel. Je pense qu’il faut améliorer les préparations mentale et physique. Il faut aussi davantage de stabilité. Changer trop souvent de sélectionneur n’est pas une bonne solution.

    Lors la Coupe du monde, la France a été présentée par certains comme la sixième équipe africaine de la compétition. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    J’ai été étonné. Il y a des joueurs français d’origine africaine, c’est vrai, mais ils sont nés en France, qui est une ancienne puissance coloniale. Cela fait longtemps qu’il y a des joueurs d’origine africaine chez les Bleus. Pourquoi toujours chercher des polémiques ? Et souvent, ceux qui tiennent de tels propos sont persuadés de connaître l’Afrique, alors qu’ils n’y vont qu’une fois par an en vacances. Moi qui suis africain et vis sur le continent, je n’ai pas la prétention de le connaître parfaitement. Il est tellement vaste, il y a tellement de cultures, de diversité. C’est un continent complexe.

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    Quel mode de gouvernance voulez-vous incarner ? Avez-vous des contacts avec votre prédécesseur, Issa Hayatou ?

    J’ai voulu faire de la CAF une institution démocratique, où tout ne dépend plus d’un seul homme. Il existe en interne différentes commissions et toutes sont très actives. Le partage des responsabilités, y compris les miennes, est une évidence. Il faut échanger, écouter. J’ai remarqué, après avoir pris mes fonctions, que des dirigeants du football africain attendaient les instructions d’en haut. Je veux au contraire qu’ils anticipent, proposent, émettent des avis. Sinon, je n’ai eu aucun contact depuis mon élection avec mon prédécesseur alors qu’il avait déclaré être prêt à m’aider. Je ne le regrette pas. Chacun a son mode de fonctionnement. La seule fois où il a parlé de moi, c’était après que j’ai regretté, en août 2017, l’inertie du Cameroun à propos des travaux en vue de la CAN 2019.

    Vous avez été sénateur et ministre à Madagascar. Envisagez-vous de refaire de la politique quand vous ne serez plus président de la CAF ?

    Je me concentre sur mon mandat actuel. Ce dont j’ai envie, pour l’avenir, c’est de rentrer chez moi, à Mahajanga, et d’être utile pour ma ville. C’est un projet que j’avais déjà bien avant mon élection à la CAF. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais j’aimerais jouer un rôle actif à Mahajanga. Il y a beaucoup à faire.

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  • Golf. “La Ryder Cup est en France mais où sont les Français ?”

    Golf. “La Ryder Cup est en France mais où sont les Français ?”

    La Ryder Cup, prestigieuse compétition de golf par équipes internationales, débute ce vendredi 28 septembre en région parisienne. L’absence de participants français et le manque d’engouement du public dans l’Hexagone ont interloqué le New York Times.

    “Depuis le début de la compétition en 1927, c’est la première fois, en 42 éditions, que le pays hôte ne présente pas un de ses golfeurs. Aucun d’entre eux ne s’est qualifié”, s’étonnait le New York Times, mercredi 26 septembre, deux jours avant le début de la Ryder Cup. La prestigieuse compétition de golf se déroule cette année en France, au Golf National. Chaque jour, l’événement est suivi par près de 4 millions de téléspectateurs dans le monde.

    Dans l’équipe européenne, qui doit affronter douze joueurs américains, cinq nationalités sont représentées, mais aucun Français. “C’est un échec, il n’y a pas de doute là-dessus”, explique Pascal Grizot, président du comité organisationnel. Pour le quotidien américain, l’absence de golfeurs français s’explique par une crise et un manque d’engouement pour ce sport dans l’Hexagone.

    Le “plafond de verre” du golf en France

    “Les gens n’en ont rien à faire de la Ryder Cup. Honnêtement, personne ne sait qu’il va y avoir une Ryder Cup en France. Seuls les golfeurs le savent. C’est tout”, se désolait, en juin dernier, le professionnel français Michael Lorenzo-Vera dans les colonnes du New York Times. Pourtant, la compétition aura lieu à guichets fermés. Plus de 50 000 fans sont attendus chaque jour autour des 18 trous, et 44 % des tickets ont été vendus à des spectateurs français.

    Si ce chiffre semble raisonnable pour Pascal Grizot, le quotidien note un plafond de verre que le golf ne semble pas pouvoir dépasser en France : “Il y a des limites évidentes à l’ascension de ce sport dans la hiérarchie française. Il a connu une croissance rapide dans les années 1990 et au début des années 2000 mais a eu du mal, à l’image de nombreuses fédérations de golf dans le monde, à maintenir cet élan.”

    En France, le football est roi

    La disproportion de l’engouement autour du golf entre les États-Unis et la France est considérable, selon le New York Times : “La fédération française de golf compte environ 410 000 licenciés […]. Par comparaison, un consortium d’organismes et de partenaires de l’industrie du golf américain a récemment estimé à 23,8 millions le nombre de golfeurs aux États-Unis.”

    La différence est encore accentuée depuis l’été et la victoire de l’équipe de France de football : “L’ombre du ‘soccer’ est encore plus grande aujourd’hui en France, où l’équipe nationale a remporté la Coupe du monde en Russie”, rappelle le journal américain, qui cite Jean van de Velde, premier Français à prendre part à la Ryder Cup en 1999 :

    Le football est roi en France, et le restera encore pour les quatre prochaines années.”

    L’attraction Tiger Woods

    L’organisation de la Ryder Cup en région parisienne doit servir de vitrine : “L’objectif est de placer la France sur la carte des destinations pour les golfeurs étrangers.” Ainsi, de nombreux événements en lien avec la compétition ont été organisés. Mais le résultat pourrait s’avérer décevant, prédit le New York Times : “Un grand coup de pouce de la Ryder Cup reste loin d’être certain”. Même avec la perspective des Jeux Olympiques 2024 en France.

    Pour attirer des spectateurs sur ces trois jours de compétition, les organisateurs comptent bien sur la présence de la star de la discipline, Tiger Woods, dans l’équipe américaine : “Les Français ne pourront pas encourager un compatriote mais ils pourront observer quelqu’un qui leur est familier”, explique le quotidien. “S’il y avait un joueur français, nous aurions été très heureux, bien sûr. Mais en France, Tiger Woods est, pour beaucoup de gens, le seul golfeur connu”, déclare Pierre Lasfargue, membre du comité exécutif de la fédération française de golf.

    Source

    Avec 1 300 journalistes, 13 bureaux à l’étranger et 125 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être

    […]

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  • L’arbitre sierra-léonais Victor Marah décède en plein match

    L’arbitre sierra-léonais Victor Marah décède en plein match

    Les tentatives de ranimer le jeune homme de 27 ans lorsqu’il s’est évanoui n’ont pas été fructueuses, malgré son évacuation à l’hôpital où il a rendu l’âme.

    La cause exacte du décès n’est pas encore connue.

    Victor Marah a récemment participé à un cours d’arbitrage à la Confédération africaine de football (CAF), au Caire.

    Ce cours était la dernière étape d’une formation qui devait l’habiliter à diriger des matchs internationaux.

    “J’ai du mal à croire à la nouvelle. C’est une grande perte pour le football sierra-léonais”, a dit à la BBC l’arbitre sierra-léonais et instructeur à la CAF, Sanusi Rachid.

    “Il était prometteur. C’est un arbitre dont la Sierra Leone devrait être fière à l’avenir. C’est pourquoi nous l’avions choisi pour représenter la Sierra Leone à un stage au Caire, le mois dernier. Il y a participé d’une excellente manière”, a témoigné Rachid.

    Selon sa famille, Victor Marah sera enterré vendredi.

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