Author: Don Kayembe

  • Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait prévenu. « Cette visite n’est pas le signe d’une normalisation [de nos relations]. Nous en sommes encore très loin. Mais elle peut marquer un début… », avait-il déclaré avant l’arrivée de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi 27 septembre, à Berlin.

    Le climat dans lequel s’est déroulée cette visite d’Etat – la première d’un président turc en Allemagne depuis celle d’Abdullah Gül, en 2011 – a donné raison à M. Steinmeier. Certes, M. Erdogan a eu droit aux honneurs militaires. Mais, plus que le tapis rouge qui avait été déroulé sous ses pieds, vendredi matin, les observateurs ont surtout été frappés par la mine renfrognée qu’arborait le président allemand à ses côtés. Même chose en fin de journée. Au dîner d’Etat offert à M. Erdogan par M. Steinmeier, ce sont surtout les absents qui ont été remarqués : plusieurs dizaines de personnalités, au total, allant des principaux responsables de l’opposition à Angela Merkel elle-même.

    Même si la présidence de la République a opportunément rappelé que la chancelière n’assiste pas à tous les dîners d’Etat offerts aux hôtes étrangers, comme ce fut le cas lors de la venue du président chinois, Xi Jinping, à Berlin, en juillet 2017, l’absence de Mme Merkel en dit long sur l’état des relations entre l’Allemagne et la Turquie. Celles-ci se sont fortement dégradées ces dernières années, le président turc reprochant à l’Allemagne son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, Berlin critiquant de plus en plus la dérive autoritaire de M. Erdogan, ainsi que les opérations menées par les services secrets turcs contre les opposants au régime présents outre-Rhin.

    S’il n’a pas dîné avec Mme Merkel, M. Erdogan aura toutefois eu l’occasion de la rencontrer deux fois, vendredi, pour le déjeuner, et samedi, pour le petit déjeuner, avant son départ pour Cologne où il doit inaugurer une mosquée. Ces deux rendez-vous n’auront pas été de trop pour aborder la longue liste des contentieux entre les deux pays, ce dont la chancelière n’a d’ailleurs pas fait mystère. « Ce n’est un secret pour personne qu’il y a eu de profondes divergences [entre nous] au cours des dernières années, et que celles-ci demeurent », a-t-elle reconnu, vendredi midi, lors de leur conférence de presse conjointe, tandis que se préparait, à quelques centaines de mètres de là, une manifestation d’opposants au président turc à laquelle ont participé environ 4 000 personnes.

    Une image et une absence

    Là encore, le climat dans lequel s’est déroulée cette rencontre avec les journalistes a montré à quel point les relations entre les deux pays sont loin d’être normalisées. Certes, Mme Merkel a rappelé combien l’Allemagne avait besoin d’une « économie turque stable », des paroles attendues par M. Erdogan au moment où son pays est promis à la récession, la devise ayant perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro depuis le début de l’année. Certes, la chancelière a évoqué l’éventuelle organisation, en octobre, d’un sommet sur la Syrie consacré notamment au sort du bastion rebelle d’Idlib, auquel participeraient la France, l’Allemagne, la Russie et la Turquie. Certes, M. Erdogan s’est réjoui, de son côté, d’un « consensus » trouvé avec Mme Merkel pour « relancer des mécanismes de coopération ».

    Il n’empêche. De cette conférence de presse, il restera surtout une image et une absence. L’image, ce fut celle de ce journaliste turc éconduit sans ménagement par la sécurité après avoir revêtu un tee-shirt réclamant « la liberté pour les journalistes en Turquie ». L’absence, ce fut celle d’un autre journaliste turc, Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet, condamné en 2016 à cinq ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat » et aujourd’hui exilé en Allemagne.

    Accrédité, M. Dündar a finalement décidé de ne pas assister à la conférence de presse après avoir appris que M. Erdogan envisageait de la boycotter s’il était présent. Face aux journalistes, le président turc a confirmé qu’il souhaitait l’extradition de ce journaliste célèbre, de même qu’il a rappelé son souhait que l’Allemagne classe comme « terroristes » les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, qu’il considère comme étant l’instigateur du coup d’Etat manqué de 2016.

    Deux requêtes auxquelles Mme Merkel a opposé, sans surprise, une fin de non-recevoir, se contentant d’indiquer, au sujet des accusations contre les gulénistes : « Nous prenons les informations de la Turquie au sérieux, mais cela ne suffit pas. »

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  • Un apéro avec Finnegan Oldfield : « J’ai toujours été une teigne »

    Un apéro avec Finnegan Oldfield : « J’ai toujours été une teigne »

    « Habituellement, j’aurais pris une Chouffe. La bière belge. Enfin, faut être précautionneux avec la Chouffe, hein… On peut se retrouver avec une gueule de bois immédiate. Mais là, avant 18 heures, je me discipline… Un Perrier ! » Il sort de la piscine municipale, serviette mouillée dans un sac en plastique. L’été tire à sa fin, et ça lézarde sérieux sur la petite terrasse indolente de La Pétanque, un café de la rue Etienne-Dolet, à Paris (20e), où Finnegan Oldfied nous a filé rencard.

    Vingt-sept ans, 1,83 m, une gueule d’ange, une gouaille de lascar et un nom de milord. Et puis une vingtaine de films à la clé. Des séries (Engrenages…), des apparitions, des petits rôles et, depuis 2015, les premières places : dans Les Cowboys, de ­Thomas Bidegain, Nocturama, de Bertrand Bonello, Marvin ou la Belle Education, d’Anne Fontaine, et, aujourd’hui, Le Poulain, de Mathieu Sapin, où il incarne un de ces jeunes bac + 5 qui se font enrôler dans ce jeu d’imposture, de vitesse et de réactivité opportuniste qu’est la politique. Exactement ce qu’il n’est pas.

    Premiers kifs

    Les jambes étendues sous la table du bistrot dont il est un habitué, l’échalas en veste de sport Lacoste, maillot de foot de l’équipe d’Angleterre, a abandonné ses études en 4e et parle anglais avec un accent de Ménilmontant à couper à la serpe, malgré son prénom qui évoque le roman de James Joyce, Finnegans Wake (1939). Il s’en amuse : « Euh non, en fait je crois que c’était plutôt en référence à Huckleberry Finn… »

    « Ado, j’ai toujours aimé les lieux désaffectés, tout y casser, les vieilles bagnoles abandonnées, tout défoncer. J’aime ces endroits de liberté, zones de non-droit où tu peux faire ce que tu veux. Et puis sur la table de régie, j’avais ma dose de sucre »

    Au départ, il y a Oldfield père, Ben de son prénom, un môme de Brighton, Angleterre, affamé de musique jamaïcaine, qui débarque…

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  • Emouvant, absurde, pharaonique : des replays pour le week-end

    Emouvant, absurde, pharaonique : des replays pour le week-end

    LES CHOIX DE LA MATINALE

    Septembre s’achève et vous n’avez eu le temps de rien ? Pas de panique, « La Matinale » sélectionne pour vous les meilleurs replays. Ce week-end, ne manquez pas de (re)voir l’émouvant documentaire Histoires d’une nation, narré par Roschdy Zem. Vive la politique ! Le grand déménagement nous raconte comment, chaque mois, les parlementaires européens font la « transhumance » entre Bruxelles et Strasbourg, malles de documents comprises. Quant au documentaire Egypte. Les temples sauvés du Nil, il nous rappelle le déplacement « pharaonique » du temple d’Abou Simbel pour échapper à la construction du barrage d’Assouan.

    France, terre d’immigration

    Après le double traumatisme de la défaite face à l’Allemagne et de la Commune de Paris en 1871, les républicains forgent l’idée de la nation française : dans chaque village, dans chaque quartier, à l’école comme sous le drapeau, tout le monde doit se sentir français, y compris les enfants d’immigrés. En effet, en 1889, les républicains instituent le droit du sol : les enfants nés en France de parents étrangers ont le droit de réclamer la nationalité française à leur majorité. C’est parce que 1889 résume si bien le projet républicain, à la fois positiviste et productiviste, que Françoise Davisse et Carl Aderhold ont choisi cette année comme point de départ de leur Histoire d’une nation. Cette série documentaire raconte comment, au cours des cent cinquante dernières années, la République française a accueilli les étrangers à certains moments, leur a refusé l’entrée à d’autres, quand elle ne les a pas internés ou expulsés.

    Au centre de ce récit chronologique narré par Roschdy Zem : l’expérience de l’assimilation, puis de l’intégration, par l’école et le travail, mais aussi la lutte pour l’égalité et les révoltes contre les discriminations. Ce documentaire se compose également de petits morceaux de mémoire familiale. La parole est donnée aux enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants d’immigrés, dont Michel Drucker, Jean et Youri Djorkaeff, José Garcia et Amel Bent. Photos de famille en main, ils racontent la misère et la gloire de ces pères venus d’Italie, de Pologne, de Russie, d’Arménie, du Maroc ou du Cambodge, pour épauler la France en guerre, mais aussi pour la reconstruire, en se chargeant des travaux pénibles et sales que les Français ne voulaient pas faire.  Antoine Flandrin

    Histoires d’une nation, de Françoise Davisse et Carl Aderhold, réalisé par Yann Coquart (France, 2018, 4 × 55 min). Disponible sur france.tv jusqu’au 25 octobre.

    Transhumance européenne

    Chaque mois, entre Bruxelles et Strasbourg, c’est le même «  cirque itinérant [qui] exaspère nos concitoyens  », comme le dit ironiquement une députée européenne. Les 751 parlementaires quittent la Belgique pour s’installer quatre jours dans l’est de la France, afin de participer aux séances plénières. Cette session mensuelle entraîne un immense barnum entre les deux villes, au grand dam de certains élus. Alors, chaque mois, c’est la même routine : des employés acheminent par poids lourds des centaines de malles volumineuses contenant les documents des députés jusqu’en France. Et des dizaines de chauffeurs – au volant des voitures de fonction – sont aussi du voyage.

    Cette transhumance administrative gêne certains parlementaires, qui dénoncent son coût exorbitant, estimé à 114 millions d’euros par an. Alors, dans l’hémicycle, une bataille fait rage entre les élus exigeant un seul siège basé à Bruxelles et ceux attachés à la ville alsacienne, qui incarne le rapprochement entre la France et l’Allemagne. Tourné sans commentaire, comme l’étaient jadis les films du magazine Strip-tease, Vive la politique ! Le grand déménagement montre, côté coulisse, ce grand va-et-vient entre les deux sièges européens. Frustré par sa durée (25 minutes), on aurait aimé être davantage immergé dans ce «  grand déménagement ». Mustapha Kessous

    Vive la politique ! Le grand déménagement, d’Olivier Lamour (France 3, 2017, 25 min). Disponible sur france.tv jusqu’au 4 octobre.

    Sauvetage pharaonique

    Depuis plus de trois mille ans, le grand temple d’Abou Simbel fait fièrement face aux eaux du Nil. Situé non loin de la frontière soudanaise, ce sanctuaire consacré à Ramsès II a bien failli disparaître à jamais. En effet, en 1954, le président Nasser avait décidé de lancer la construction d’un immense barrage près d’Assouan, afin de maîtriser les caprices du fleuve comme ses multiples crues. Ainsi, cet ouvrage vital pour le développement du pays devait permettre une parfaite irrigation des terres et une meilleure production électrique. Mais il nécessitait de sacrifier des vestiges antiques. Toute une partie d’une région d’Egypte, la Nubie, allait être inondée, et d’inestimables trésors datant de l’époque des pharaons se retrouveraient engloutis.

    En 1960, la jeune Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) lança un appel à la communauté internationale pour sauver les temples de Nubie. Il fallait faire vite : les travaux du barrage avaient débuté et il ne restait que quelques années pour mettre en œuvre un plan de sauvegarde des temples. C’est ainsi que celui d’Abou Simbel a été démonté pierre par pierre puis remonté à l’identique plus en hauteur, à l’abri de la future montée des eaux. Ce documentaire explique, à travers des images d’archives, comment les plus beaux vestiges de la Nubie ont pu être préservés. M. Ks.

    Egypte. Les temples sauvés du Nil, d’Olivier Lemaître (France, 2018, 90 min). Disponible sur mycanal.fr.

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  • La cote des tableaux de Basquiat s’affole

    La cote des tableaux de Basquiat s’affole

    Marché de l’art

    La Fondation Louis Vuitton expose du 3 octobre au 14 janvier l’Américain Jean-Michel Basquiat (1960-1988). L’un des artistes les plus chers du monde, dont un tableau a décroché le prix record de 110,5 millions de dollars ( 93,8 millions d’euros) en 2017 chez Sotheby’s. Une œuvre qui, il y a trente-cinq ans s’était vendue pour 19 000 dollars…

    Mort d’une overdose à l’âge de 27 ans, le peintre, qui a commencé à s’exprimer dans la rue, aurait pu n’être qu’une comète de l’histoire de l’art. Il est devenu une icône planétaire. Le prodige coche toutes les cases : une carrière en météorite de 1980 à 1988 ; une œuvre néanmoins prolixe et énergique ; l’onction du pape du pop art, Andy Warhol lui-même. « C’est le romantisme d’une vie brûlée, un expressionnisme qui sort des tripes », résume Edmond Francey, spécialiste chez Christie’s. Basquiat colle à une époque, la sienne, l’ère pré-Reagan, mais aussi la nôtre.

    « Il a ouvert un nouvel espace d’action, dont les effets résonnent encore aujourd’hui trente ans après sa mort, ajoute Stefano Moreni, spécialiste chez Sotheby’s. Il entre parfaitement dans la volonté actuelle de repenser l’art occidental face à une culture autre, par un artiste qui est lui-même expression de cette diversité culturelle. »

    Basquiat est devenu un tel modèle que le rapper Jay Z a clamé « Je suis le nouveau Jean-Michel » dans son single Picasso Baby.

    Le jeune homme rageur, qui commença sa carrière comme artiste graffiti sous le pseudo de SAMO (« same old shit »), se distingue de ses pairs des années 1980 par une énergie électrique, un faux désordre maîtrisé, un sens de l’improvisation digne de Picasso. Le marché s’empare vite du phénomène. Repéré en 1982 par la galeriste new-yorkaise Annina Nosei, il est représenté rapidement par le puissant marchand suisse Bruno Bischofberger. Les collectionneurs américains Eli Broad, Lenore et Herbert…

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  • Marty Balin, cofondateur du groupe Jefferson Airplane, est mort

    Marty Balin, cofondateur du groupe Jefferson Airplane, est mort

    Le guitariste Marty Balin, cofondateur du groupe de rock psychédélique californien Jefferson Airplane dans les années 1960, est mort à l’âge de 76 ans, ont annoncé vendredi 28 septembre des médias spécialisés américains, citant ses proches.

    Né Martyn Jerel Buchwald, Balin était un guitariste folk à la recherche d’un public à San Francisco lorsqu’il a fondé Jefferson Airplane avec Paul Kantner, un autre guitariste, mort en 2016.

    Lire aussi :   Paul Kantner, cofondateur de Jefferson Airplane, est mort

    Le groupe fut précurseur du mouvement rock psychédélique, né sous l’influence de drogues comme le LSD. De 1969 à 1972, Jefferson Airplane fut emmené par la chanteuse Grace Slick. Parmi les titres phares de l’album Surrealistic Pillow, grand succès du groupe, figurent « White Rabbit » et « Somebody to Love », écrits notamment par Marty Balin.

    Une erreur médicale après une opération

    Déjà célèbre aux Etats-Unis, le groupe californien acquit une réputation mondiale en se produisant en 1969 au mythique festival de Woodstock, puis à celui d’Altamont, organisé par les Rolling Stones.

    La formation se sépara au début des années 1970, mais certains membres, dont Balin, Slick et Kantner, se retrouvèrent à bord du Jefferson Starship, nouvelle évolution du groupe, quelques années plus tard.

    Sa famille n’a pas précisé les causes de la mort de Marty Balin, qui avait subi une opération à cœur ouvert en 2016. Disant avoir subi des séquelles multiples de cette intervention, le musicien avait poursuivi en justice l’hôpital new-yorkais pour erreur médicale.

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  • Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Le consulat américain à Bassora va fermer ses portes. « Compte tenu de menaces de plus en plus nombreuses et précises et d’incitations à attaquer notre personnel et nos installations en Irak, j’ai ordonné un déplacement temporaire de notre personnel diplomatique en Irak », a fait savoir le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué, vendredi 28 septembre.

    Ces menaces émanent « du gouvernement iranien, de la force Al-Qods des gardiens de la révolution et de milices aidées, contrôlées et dirigées par le chef de la force Al-Qods, Ghassem Soleimani », ajoute M. Pompeo dans ce document, diffusé alors que le secrétaire d’Etat participait à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

    Lire aussi :   En Irak, les manifestations anticorruption à Bassora réprimées à balles réelles

    « Il y a eu des incidents répétés de tirs indirects de ces milices vers notre consulat général à Bassora, notamment au cours des dernières vingt-quatre heures », dit le chef de la diplomatie américaine. « J’ai clairement fait savoir à l’Iran que les Etats-Unis réagiront rapidement et de manière appropriée à de telles attaques» de bâtiments états-uniens, « qu’elles soient dues à l’Iran directement ou à des intermédiaires ».

    M. Pompeo a ordonné le « départ » du personnel américain du consulat général de Bassora, selon la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, qui ajoute que les services consulaires seront assurés par l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Le département d’Etat a publié un nouvel avis aux ressortissants américains voyageant en Irak les prévenant que la capacité des autorités américaines à les secourir en cas d’urgence était « extrêmement limitée ».

    Des tensions depuis l’élection de Donald Trump

    La Maison Blanche avait déjà prévenu à la mi-septembre qu’elle tiendrait l’Iran pour responsable de toute action violente en Irak perpétrée par des milices qu’elle soutient et qui porterait atteinte à des individus ou des intérêts américains.

    Depuis l’arrivé de Donald Trump au pouvoir, au début de 2017, Téhéran est dans le collimateur de Washington, qui l’accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient. Le président républicain a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

    Lire aussi :   En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines

    Or le Parlement irakien a élu récemment à sa direction des candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par d’anciens combattants antidjihadistes proches de Téhéran et du populiste chiite Moqtada Sadr.

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  • Ligue 1 : A Nantes, Waldemar Kita a déjà préparé les valises de Miguel Cardoso

    Ligue 1 : A Nantes, Waldemar Kita a déjà préparé les valises de Miguel Cardoso

    Avant de la prendre, Miguel Cardoso a ouvert la porte, celle de la salle de presse du Football club de Nantes (FCN), à la Jonelière. Comme un besoin urgent d’air frais. Si l’été indien s’étire le long des bords de l’Erdre, ce qui rend l’atmosphère suffocante tient surtout à sa situation professionnelle. En poste depuis le 26 juin, le Portugais de 46 ans — à l’allure, avec son crâne lisse, du prof de sport qu’il a été dans une première vie — est un entraîneur condamné.

    « Comment allez-vous ? », s’enquiert-il ce vendredi 28 septembre, le visage fermé, devant la quinzaine de journalistes au moment de prendre place. Lui a sans doute connu mieux. Avant-dernier de Ligue 1 après sept journées, torpillé depuis des semaines par voie de presse par son président, Waldemar Kita, qui l’accuse de « jouer à la baballe » ou de laisser « des millions [des joueurs achetés cet été] sur le banc », Cardoso vit depuis des semaines un très long entretien préalable à un licenciement.

    Lire aussi :   Football : les débuts laborieux du futur stade de Nantes

    Celui-ci devrait être acté après le déplacement à Lyon (samedi à 20 heures), avancent L’Equipe et 20 Minutes, se basant sur des sources internes au club. Une vieille connaissance de la maison, Vahid Halilhodzic (attaquant du FCN entre 1981 et 1986) attendrait stylo à la main que la place se libère pour parapher son contrat.

    Mais Miguel Cardoso entraîne encore jusqu’à preuve du contraire les « Canaris ». Pourtant, quand on l’a vu déplier une feuille A4 et lire quelques mots rédigés par ses soins dans un excellent français, l’idée d’une démission fracassante a flotté dans la salle. « Un mot seulement, a-t-il attaqué devançant la première question, un mot qui manque beaucoup en ce moment : “respect”. Je parle de respect pour mes joueurs, pour moi-même et pour un grand club qui s’appelle le FC Nantes, qui a une grande histoire, une identité, des valeurs. »

    La suite de son préambule décevra ceux l’imaginant régler ses comptes avec Waldemar Kita avant de ranger ses cartons. « Je ne crache pas dans les plats dans lesquels je mange, on a bien parlé du match de samedi avec le président, de celui contre Bordeaux [le 6 octobre]. On a fait une très bonne préparation. » Il ajoute plus loin, après une nouvelle question sur son cas personnel : « Mon ami, interpelle-t-il, j’ai un contrat de deux ans avec le FC Nantes. Posez des questions sur le match de Lyon s’il vous plaît. »

    Cardoso refuse l’évidence

    Deux options s’offrent face à son attitude. Cardoso sait son sort scellé, n’ignore pas que Kita (président et propriétaire du Football club de Nantes depuis 2007) a usé, consommé, remercié douze autres entraîneurs en onze ans avant lui et souhaite soigner sa sortie afin de ménager sa réputation de technicien pour la suite. Il a échoué certes, mais sans renier sa philosophie de jeu et respectant jusqu’au bout « l’institution » du club.

    Ou alors le Portugais est ce genre d’éternel optimiste à croire qu’il reste une barque cachée sur le Titanic quand le personnel de bord assure pourtant qu’elles ont été toutes jetées à l’eau. L’ancien technicien de Rio Ave cite alors plusieurs cas de collègues « dans la merde [sic] » et qui ont fini par redresser la barre. Les exemples sont souvent ceux de compatriotes : des débuts de Leonardo Jardim à Monaco à ceux de Paulo Fonseca (dont il était l’adjoint) au Chakhtar Donestk, en Ukraine.

    « On va le faire ensemble », promet-il avant de brutalement prendre congé des journalistes. La faute à une nouvelle question — posée avec une infinie précaution pourtant — sur son cas personnel. « OK, merci beaucoup », coupe-t-il après onze minutes d’un drôle d’exercice.

    Avec Miguel Cardoso, le FCN devait renouer avec une certaine idée du football. Sans oser parler du « jeu à la nantaise » que les moins de 20 ans considèrent comme une légende urbaine, le technicien arrivé de Rio Ave promettait un jeu de possession, tourné vers l’attaque, loin du froid réalisme de son prédécesseur l’Italien Claudio Ranieri, champion de la victoire 1-0 lors des six premiers mois la saison dernière. Mais ses belles intentions se sont fracassées sur la dure réalité de la Ligue 1, du manque de talent de ses joueurs offensifs et de l’impatience chronique de son président.

    Kita pensait déjà à Halilhodzic cet été

    Le ver était peut-être dans le fruit dès le départ. L’entrepreneur franco-polonais se serait laissé imposer le choix de Cardoso par les responsables de la formation et par son fils, Franck, directeur général du club. Ce dernier aurait d’ailleurs assez vite changé d’avis sur un technicien très (trop ?) analytique, passé par l’université portugaise comme José Mourinho, Carlos Queiroz ou Leonardo Jardim, et adepte de très longues séances vidéo peu au goût des joueurs nantais.

    Kita père penchait déjà cet été pour Vahid Halilhodzic. Le Bosnien de 66 ans, passé sur les bancs de Lille, du PSG, de Rennes ou de l’Algérie, entretient cette image ce capitaine de caserne capable de renvoyer chez eux deux joueurs (les Rennais Diatta et Réveillère en 2003) pris en pleine partie de Playstation nocturne la vieille d’un match.

    Kita/Halilhozdic, sur le papier cela ressemble à l’union du feu avec le feu. Le propriétaire du FCN (et ancien attaquant… de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne, dans les années 1970-1980) n’aime rien de plus que se mêler de recrutement, de tactique et suggérer quelques ajustements à ses nombreux entraîneurs. L’homme serait du genre à dîner chez un étoilé et à passer en cuisine en fin de repas pour expliquer au chef la cuisson de la poularde.

    Elie Baup (en poste entre 2008 et 2009) donnait le mode d’emploi de son ancien employeur pour 20 Minutes. « Il [Kita] aime qu’on l’écoute, qu’on partage avec lui nos idées. Il ne faut pas être fermé avec lui. Si tu lui dis qu’il est bidon et qu’il ne connaît rien au foot, ça se passe mal… » Waldemar Kita, lancé depuis 2016 dans une technologie qu’il prédit comme révolutionnaire, la pénoplastie (un traitement pour augmenter la taille du pénis), a déjà trouvé le secret pour raccourcir la durée de vie des entraîneurs au FC Nantes. Pour Miguel Cardoso, cela ne devrait plus être qu’une question d’heures.

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  • A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius »

    Un blog de la rédaction – Le Monde

    Reportage

    LE MONDE |

    « Certains dorment depuis neuf jours sur le pont, allongés sur des palettes en plastique ou du carton, raconte Edouard Courcelle, de MSF. Hier, j’ai distribué des sacs de survie parce qu’avec la pluie et le froid, ils passent la nuit à essayer de s’endormir ».

    Des douches sont organisées un jour sur deux et les repas sont composés de rations de survie. « Ce qui est absurde, c’est qu’on voit Malte au loin. C’est le supplice de Tantale ».

    Jeudi, une femme a fait une crise de panique. « Ils voient bien qu’on fait des allers-retours depuis plusieurs jours, analyse Carlos Jaramillo, médecin pour MSF. Ils savent que leur futur est incertain. Une partie d’entre eux se demande même si on va les renvoyer en Libye ».

    Chargement en cours…

    Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le 21 septembre.


    SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE

    A propos de ce blog

    Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre.
    En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour raconter une campagne de sauvetage.
    En septembre 2018, nous remontons à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière.

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  • Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Première étape franchie pour Brett Kavanaugh. Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême a reçu l’aval d’un premier vote, vendredi 28 septembre ; celui de la commission judiciaire du Sénat. Le vote a été serré : les onze membres républicains de la commission ont voté pour recommander sa confirmation tandis que les dix démocrates se sont opposés. Mais le vote final du Sénat sur sa nomination à la Cour suprême va être reporté d’une semaine au maximum afin qu’une enquête du FBI sur les accusations d’agression sexuelle à son encontre puisse être achevée.

    La commission judiciaire du Sénat a annoncé dans un communiqué qu’elle allait demander « une enquête supplémentaire » sur le juge Brett Kavanaugh « limitée aux accusations crédibles » portées contre lui et « ne devant pas durer plus d’une semaine », ce qui de fait retarde d’autant le vote final sur sa confirmation.

    Jeff Flake, le sénateur républicain qui a fait pencher la balance en sa faveur lors du vote de la commission judiciaire, avait lui-même demandé cette enquête :

    « Le pays est en train de se déchirer et nous devons nous assurer d’une procédure en bonne et due forme ».

    Le président américain Donald Trump a également ordonné vendredi au FBI de mener une enquête supplémentaire sur son candidat. « Comme l’a demandé le Sénat, cette mise à jour doit être limitée dans son périmètre et menée à bien en moins d’une semaine », a-t-il stipulé dans un communiqué.

    Au Sénat, les républicains disposent d’une courte majorité de 51 sièges, dont celui de M. Flake, contre 49 pour les démocrates, et ne peuvent se permettre qu’un désistement.

    M. Flake a expliqué vendredi matin pourquoi il voterait pour M. Kavanaugh lors du vote de la commission. Le juge conservateur de 53 ans a rejeté en bloc les accusations d’agressions sexuelles le visant après le témoignage poignant d’une de ses victimes présumées.

    « J’ai quitté l’audition hier [jeudi], avec autant de doutes que de certitudes. Ce dont je suis certain, c’est que notre système judiciaire offre une présomption d’innocence aux personnes accusées, en l’absence de preuves vérifiées ».

    Auditions pour la Cour suprême :   comment les Américains ont suivi les témoignages de Ford et de Kavanaugh

    Journée chargée en émotions

    Dès jeudi soir, Donald Trump avait réaffirmé son soutien à son candidat. Et le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, se disait « fier de voter pour confirmer le juge Kavanaugh quand le Sénat votera en séance plénière dans les prochains jours ».

    La journée avait été chargée en émotion, avec le témoignage de Christine Blasey Ford, qui accuse le candidat d’agression sexuelle en 1982, quand elle avait 15 ans et lui 17. En larmes, elle avait détaillé les faits et s’était déclarée sûre « à 100 % » de l’identité de son agresseur.

    Une heure après, Brett Kavanaugh avait à son tour été auditionné, clamant son innocence et dénonçant « un coup monté ». En plus de Christine Blasey Ford, ce juge est accusé par deux autres femmes, qui n’ont pas témoigné devant la commission judiciaire, d’agressions sexuelles au début des années 1980.

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  • “Pas de décision sur la CAN au Cameroun avant la présidentielle “, dit Ahmad

    “Pas de décision sur la CAN au Cameroun avant la présidentielle “, dit Ahmad

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    La Confédération africaine de football (CAF) va attendre que s’achève l’élection présidentielle camerounaise pour rendre publics les résultats de sa visite d’inspection sur l’avancement des travaux en cours pour la CAN 2019.

    Avec cette déclaration, le président de la CAF suspend, d’ici au 7 octobre, date du scrutin, les spéculations sur une éventuelle délocalisation de la CAN 2019 prévue au Cameroun.

    “En août, une commission technique de la CAF et une société d’audit ont passé plusieurs jours au Cameroun pour une visite d’inspection. La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre”, a déclaré Ahmad dans une interview publiée par le journal français Le Monde.

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    De nombreux observateurs doutent de la possibilité de ce pays à terminer à temps la construction des stades et des autres infrastructures prévus pour la compétition continentale.

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    Les autorités camerounaises ont, pour leur part, assuré que ces travaux seront bouclés dans les délais indiqués.

    “Nous ne voulons pas perturber la campagne”, a fait valoir le président de la CAF, rappelant qu’ “en 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations”.

    Il assure que la décision attendue des résultats de la visite d’inspection menée en août sera prise “de façon collégiale” avec ses collaborateurs.

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    “Oui, mais pourquoi ne parle-t-on pas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte ? Ces pays disposent de toutes les infrastructures nécessaires”, a dit Ahmad au journal Le Monde, qui lui a demandé s’il était envisageable de tenir la CAN 2019 au Maroc en cas de défaillance du Cameroun.

    “Il ne faut pas voir les choses ainsi. Beaucoup de pays veulent accueillir la CAN. L’organisation de cet événement peut permettre à des Etats de moderniser leurs infrastructures sportives bien sûr, mais pas seulement : les transports, les hôpitaux, les communications”, a-t-il ajouté.

    La CAN 2019, prévue en juin prochain au Cameroun, sera disputée par 24 équipes, contre 16 pour les précédentes éditions du tournoi africain.

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